Pourquoi les CGP s’imposent face à la crise

1 Français sur 2 persuadé qu’une nouvelle crise économique et financière est inévitable. 47% comptent faire appel à un spécialiste pour les aider à protéger leur patrimoine

1 Français sur 2 persuadé qu’une nouvelle crise économique et financière est inévitable. 47% comptent faire appel à un spécialiste pour les aider à protéger leur patrimoine.
 

En cette période d’incertitude conjuguant inflation, recul des marchés financiers et guerre en Europe, Patrimonia, la convention phare des métiers du patrimoine, a interrogé les Français pour savoir comment ils vivent cette situation et en quelle mesure elle bouscule la gestion de leur patrimoine. Ont-ils peur d’une nouvelle crise économique et financière ? Comment appréhendent-ils l’inflation ? Cela impacte-t-il leur gestion ? Cherchent-ils de l’aide pour mieux sécuriser leur patrimoine ? 

« Les résultats de cette première étude réalisée par Patrimonia montrent que les Français sont inquiets pour leur patrimoine. 13% ont d’ailleurs investi ou placé leurs économies dans des valeurs plus sûres afin d’éviter de les voir disparaître en cas de crise économique et 6% ont déjà pris rendez-vous avec un spécialiste pour sécuriser leur patrimoine. A noter, seulement 3% des sondés sont plus audacieux et tentent des placements plus risqués dans l’espoir de plus de bénéfices. 
 

Mais bien qu’inquiets, les Français sont nombreux à ne pas encore faire appel aux services d’un conseiller en gestion de patrimoine car ils ne se sentent pas concernés ou manquent de confiance et préfèrent gérer leurs biens eux-mêmes. Un travail de pédagogie reste donc à mener par les professionnels pour toucher plus largement les Français et les rassurer. Patrimonia, en tant qu’éclaireur des métiers du patrimoine, a à cœur de mettre en lumière les challenges à relever pour les acteurs de la profession » déclare Annelies Helmer, commissaire générale de la convention Patrimonia.

 

86% des Français ont peur de l’inflation
 

Alors que la question de l’inflation est sur toutes les lèvres et que celle-ci vient de passer la barre des 5% pour la première fois depuis 1985*, de nombreux Français déclarent avoir peur de la situation. Si 46% appréhendent surtout la hausse du prix de l’énergie et l’impact que cela aura sur leur budget, ils sont aussi 40% à déclarer avoir déjà commencé à puiser dans leurs économies.
 

Dans ce contexte anxiogène, 51% des Français sont persuadés qu’une nouvelle crise économique et financière est inévitable. Une certitude particulièrement marquée en Nouvelle Aquitaine (67%) alors que les Bretons et les Franciliens ne sont que 42% à partager cet avis. En termes de tranche d’âge, ce sont les 25-34 ans qui se montrent les plus effrayés par cette perspective de crise économique (92% versus 82% chez les 35-49 ans et 89% chez les 50-60 ans). Une actualité qui n’est pas sans rappeler les krachs de 2000 (éclatement de la bulle internet) et 2008 (crise des subprimes) pour 38% des sondés, qui craignent de revivre une crise similaire. A noter, pour 12% des Français la situation reste gérable, mais les empêche désormais d’épargner et de se constituer un patrimoine.

 

Les Français cherchent à protéger leur patrimoine mais ne savent pas tous comment s’y prendre
 

Malgré ce contexte anxiogène, pour le moment les Français sont plutôt attentistes. Si pour l’instant 65% d’entre eux ne changent rien à leurs habitudes de gestion, ils sont aussi 47% à déclarer compter faire prochainement appel à un conseiller en gestion de patrimoine ou à un banquier afin de se faire aider. Parmi eux, 25% n’avaient pas songé à cette possibilité mais l’envisagent sérieusement à cause de l’inflation actuelle et 22% sont convaincus que ce serait une aide précieuse pour protéger leurs biens.
 

Cependant, les sondés sont aussi 52% à déclarer ne pas compter faire appel à un spécialiste !
 

Pourquoi ?
• 42% n’ont pas confiance et préfèrent gérer eux-mêmes. Un frein qui est particulièrement marqué en Occitanie (61%) et en PACA (51%)
• 34% ont l’impression que ce type de service est réservé aux grandes fortunes et n’est pas adapté à leur situation. Un sentiment plus fort dans le Grand Est (49%)
• 18% considèrent ce type de service comme trop cher
• 15% n’y ont jamais pensé, notamment en Nouvelle Aquitaine (27%) et en Centre Val de Loire (26%)
 

Patrimonia, en tant que plus grand rassemblement français des professionnels de l’univers du conseil patrimonial : CGP, CGPi, Family Office, Gérants Privés, Experts Comptables, Notaires, Courtiers, Avocats… met en lumière, grâce à ce sondage, les défis qui attendent les professionnels du secteur et donc les chantiers auxquels ils vont devoir plus ou moins rapidement s’atteler selon les régions françaises où ils se trouvent.
 

Plus de pédagogie pour expliquer leurs offres, plus de transparence pour que chacun puisse se sentir concerné… de nombreuses clés sont à découvrir sur la convention les 29 et 30 septembre 2022 et des experts seront à votre disposition pour répondre à toutes les questions que vous pourriez vous poser.
 

Le rapport qui dit tout sur les riches en France

Selon l’Insee, la France compte 4,5 millions de riches, soit 7,1 % de la population si l’on fixe le seuil de richesse au double du niveau de vie médian, soit 3 673 euros par mois pour une personne seule, après impôts.

Selon le Rapport sur les riches en France publié mercredi 1er juin par l’Observatoire des inégalités, la France compte 4,5 millions de riches, soit 7,1 % de la population si l’on fixe le seuil de richesse au double du niveau de vie médian, soit 3 673 euros par mois pour une personne seule, après impôts.

 

4,5 millions de personnes gagnent plus du double du niveau de vie médian, soit 3 673 euros pour une personne seule. 4,5 millions de ménages possèdent plus du triple du patrimoine médian, soit une fortune d’au moins 490 000 euros. 

 

Pour un couple, le seuil est fixé à 5 511 euros, pour une famille avec deux enfants à 7 700 euros. L’Observatoire des inégalités publie un nouveau Rapport sur les riches en France : en voici les éléments principaux.
 

On peut aussi être riche en patrimoine : 4,5 millions de ménages possèdent plus du triple du patrimoine médian, notre seuil de richesse en termes de patrimoine, c’est-à-dire plus de 490 000 euros. 16 % des ménages français dépassent ce seuil de fortune et 4 % des ménages sont millionnaires.
 

Par rapport à 2010, le nombre et la part de personnes riches ont baissé en 2019 : 745 000 personnes de moins se situent au-dessus de notre seuil de richesse. Le niveau de vie des 10 % les plus riches a suivi une évolution plus mouvementée : après avoir baissé entre 2011 et 2013, il marque un nouveau pic en 2018 sous l’effet de mesures fiscales favorables aux détenteurs d’un haut patrimoine financier.
 

Cette décennie succède à une période faste pour les plus aisés. Entre 1999 et 2019, le niveau de vie annuel moyen des 10 % les plus riches a progressé de 9 100 euros une fois l’inflation déduite, contre 3 300 euros pour les classes moyennes.

 

Davantage de ménages fortunés
 

En l’absence d’un seuil de fortune admis par l’Insee, nous ne connaissons pas l’évolution du nombre de ménages fortunés, c’est-à-dire riches en patrimoine. Seul indice, le nombre de ménages imposés pour leur grande fortune immobilière (au moins 1,3 million d’euros de biens immobiliers après abattements) progresse à nouveau de 8 % entre 2018 et 2020, après une hausse de 23 % du nombre de ménages redevables de l’ancien impôt sur la fortune, entre 2011 et 2017.
Entre les deux dernières enquêtes de l’Insee, datées de 2010 et 2018, les patrimoines des 10 % des ménages les plus fortunés ont plus ou moins suivi le rythme de l’inflation. Mais, tout comme les revenus, la stabilité récente ne doit pas faire oublier la période antérieure. Les patrimoines des riches s’étaient envolés durant les vingt années précédentes. Entre 1998 et 2010, le patrimoine moyen des 10 % les plus fortunés était passé de 552 700 euros en 1998 à 1 243 000 euros en 2010 : il avait plus que doublé, même après déduction de l’inflation.
 

Pour les hyper-riches, tout va bien
 

Pour dégager les tendances qui se dessinent, il faut aller plus loin. En zoomant sur l’ultime sommet de l’échelle des revenus et des patrimoines. Les hyper-riches poursuivent leur enrichissement. Le 1 % des salaires les plus élevés du privé continue sa progression. Quant aux 500 plus grandes fortunes professionnelles, elles ont vu leur valeur multipliée par quatre en dix ans.
 

Si les données manquent encore pour tirer le bilan des années de pandémie, on sait déjà que les plus favorisés ont beaucoup épargné pendant le confinement. Ils ont aussi bénéficié à plein des baisses d’impôts décidées les années précédentes, auxquelles s’ajoute l’extension de la suppression de la taxe d’habitation aux ménages les plus aisés. Dans l’ensemble, les actionnaires des grandes entreprises ne connaissent pas la crise. Cours de la Bourse et dividendes sont repartis à la hausse. Nous estimons que Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, avec ses 158 milliards d’euros de patrimoine professionnel en 2021, possède autant que la valeur de tous les logements de Marseille.
 

À condition d’exclure les 500 plus grandes fortunes professionnelles, la France est un pays où les riches s’enrichissent de manière régulière sur le long terme. Ni les crises, ni le niveau des impôts sur le patrimoine n’y font obstacle. La fraction plus large de la population que nous désignons comme riche par notre seuil de richesse (au-delà de 3 673 euros par mois) mène une vie confortable. Deux ans après le début d’une crise économique majeure, elle s’avère protégée des chocs. Elle épargne et protège ses enfants en cas de besoin.
 

Le portrait social des riches

Le Rapport sur les riches en France, édition 2022, dresse aussi un portrait sociodémographique des riches. En moyenne, ils sont un peu plus âgés que l’ensemble de la population. Ce sont le plus souvent des cadres supérieurs du privé ou du public. Les travailleurs indépendants (chefs d’entreprise, médecins, juristes, etc.) ne sont pas en reste et sont surreprésentés dans le 1 % ou le millième le plus riche. Les plus aisés sont aussi souvent en couple et sans enfant à charge.
 

La France des riches, c’est d’abord une France qui vit dans des logements spacieux et confortables. Elle maîtrise sa vie, dans le temps et dans l’espace. Elle part en vacances et se déplace par choix, où elle veut. Elle paie pour que d’autres soient à son service et notamment exécutent les tâches quotidiennes dont elle veut se débarrasser. Elle entretient un large réseau de connaissances et d’amitiés qui lui sont utiles.
 

 

Le LEP sur le devant de la scène

Alors que le livret A est bien connu des Français, le Livret d’Epargne Populaire (LEP) est ignoré par un bon nombre d’entre eux, selon la CLCV.

Alors que le livret A est bien connu des Français, le Livret d’Epargne Populaire (LEP) est ignoré par un bon nombre d’entre eux. 

 

Pourtant, il est actuellement le livret réglementé sans risque le plus intéressant, avec un taux de rendement de 2.2%. Permettant aux personnes qui disposent de revenus modestes d’épargner jusqu’à 7700 euros, ce livret défiscalisé n’est pas suffisamment utilisé.
 

Un taux de détention insuffisant

 

D’après le rapport annuel de l’épargne réglementée de la Banque de France , au 31 décembre 2020, le LEP n’était détenu que par 13.3% des personnes majeures, un taux bien loin de la proportion des personnes éligibles, du fait des conditions de ressources, estimée à 50%. Ainsi, alors que près de 15 millions de Français pourraient en bénéficier, le nombre de LEP s’élève à 7 millions.  A titre principal, ce sont les personnes de plus de 65 ans qui possèdent ce livret. Représentant 21% de la population, ils détiennent 53% des encours et 45% des livrets. Des données qui interrogent sur la promotion qui en est faite, notamment par les établissements bancaires.
 

Un produit à valoriser

 

Mieux rémunéré que le livret A, le LEP devrait séduire plus d’épargnants. Les jeunes notamment semblent le méconnaître. Du fait de son rendement et des contrôles à effectuer pour vérifier l’éligibilité, il est peu mis en avant par les banques.

Depuis mars 2021, la procédure a été facilitée. Les banques peuvent désormais interroger directement l’administration fiscale afin de savoir si les conditions d’éligibilité sont respectées. Si cette dernière est en mesure de répondre, le souscripteur puis titulaire n’aura pas à fournir son avis d’imposition.

 

Les mesures de simplification, la hausse du taux de rendement et la communication effectuée par la Direction générale des Finances publiques auprès des personnes éligibles via l’envoi d’un email « Avez-vous pensé au Livret d’Epargne Populaire (LEP) ? » devraient contribuer à l’augmentation des ouvertures. Le rapport de l’épargne réglementée 2021 sera, à ce sujet, révélateur.

 

(source CLCV)

A quand le Livret A à 1,90 % ?

Déjà augmenté le 1er février 2022, le taux du livret A pourrait être de nouveau revalorisé le 1er août prochain. Si l’inflation reste inchangée, ce taux pourrait passer de 1 % à 1,90 %.

Déjà augmenté le 1er février 2022, le taux du livret A pourrait être de nouveau revalorisé le 1er août prochain. Si l’inflation reste inchangée, ce taux pourrait passer de 1 % à 1,90 %. 
 

 

Le taux du livret A est généralement calculé en fonction de l’inflation annuelle observée sur les six derniers mois, à laquelle est soustraite la moyenne des taux interbancaires. Dès lors, le taux du livret A révisé le 1er février dernier pourrait de nouveau être revalorisé voire doublé au 1er août prochain, a calculé le journal Capital . 
 

En effet, si l’inflation observée en avril se maintient en mai et en juin, la moyenne des hausses de prix annuelles sur les six derniers mois serait de 4,27%. De même, si la moyenne des taux interbancaires reste stable à – 0,57 %, le nouveau du livret A devrait passer de 1 % à 1,90 %. 

Si l’on prend la moyenne des fonds présents par livret A en France, soit 5 500 euros, ce nouveau taux adopté au 1er août 2022 entraînerait une augmentation des intérêts de 4,125 euros mensuels, soit 49,50 euros par an, d’après nos confrères. 
Cette revalorisation du taux de livret A est laissée à l’appréciation discrétionnaire du gouverneur de la Banque de France. S’il décide d’une telle augmentation, ce dernier devra la soumettre au gouvernement. Il reviendra alors au ministre de l’Économie de la valider. 
 

La prestation compensatoire du handicap évolue

Un décret est venu élargir les conditions d’accès à la PCH afin de mieux prendre en compte les difficultés spécifiques rencontrées par les personnes atteintes de troubles qui ne sont pas physiques.

Un décret est venu élargir les conditions d’accès à la PCH (Prestation compensatoire du handicap) afin de mieux prendre en compte les difficultés spécifiques rencontrées par les personnes atteintes de troubles qui ne sont pas physiques.

Cette aide financière personnalisée et adaptée aux besoins du bénéficiaire est versée par les services du département. Un décret est venu élargir les conditions d’accès à la PCH afin de mieux prendre en compte les difficultés spécifiques rencontrées par les personnes atteintes de troubles qui ne sont pas physiques. Du coup, les handicaps psychiques, mentaux, cognitifs, les troubles du neuro-développement et la surdicécité sont maintenant pris en compte pour l’octroi de la PCH. 

La liste des actes essentiels pris en compte pour l’éligibilité à l’aide humaine a également été complétée. Le soutien à l’autonomie comme une modalité nouvelle d’aide humaine a été intégré afin de répondre aux besoins d’assistance spécifiques des personnes en situation de handicap cognitif, mental ou psychique.

La PCH permet de recourir à une auxiliaire de vie pour la toilette et les repas, l’aménagement du logement ou du véhicule, l’achat d’un fauteuil roulant et les frais de transport. Jusqu’à présent, elle n’était versée que si la personne handicapée ne pouvait pas effectuer seule une activité quotidienne essentielle. Les personnes atteintes d’un handicap mental en étaient exclues, de facto, puisqu’elles sont en mesure d’effectuer les gestes quotidiens. Aujourd’hui, les difficultés qu’elles rencontrent face aux démarches administratives, aux transports, aux rendez-vous médicaux ou aux courses sont prises en compte, de façon à améliorer leur quotidien.
 

40 000 défaillances d’entreprises en 2022 ?

AU Group et EY projettent dans leur étude sur la santé des entreprises, près de 40 000 défaillances sur l’ensemble de l’année 2022.

AU Group et EY projettent dans leur étude sur la santé des entreprises, près de 40 000 défaillances sur l’ensemble de l’année 2022. 

Avec déjà près de 10 000 défaillances recensées sur le 1er trimestre 2022, AU Group, courtier-conseil en garantie et financement du poste client et EY, leader mondial de l’audit, du conseil, de la fiscalité, du droit et des transactions, projettent dans leur étude publiée récemment sur les défaillances d’entreprises, près de 40 000 défaillances sur l’ensemble de l’année 2022. 

« En 2021, nous avons constaté une baisse continue du nombre de défaillances en France avec seulement 28 000 procédures collectives enclenchées. Un chiffre en baisse de 45% par rapport à l’année 2019. Les aides fournies par l’Etat pendant la crise du Covid ont notamment permis de maintenir à flot les entreprises durant cette période. Toutefois, le remboursement des PGE arrive à échéance et le contexte géopolitique instable vient tout bouleverser ! La pénurie de matières premières et l’augmentation de leurs coûts vont entraîner un effet domino qui va inévitablement entraîner une hausse forte de ces défaillances en 2022 » explique Baudouin de Thoré, Directeur Général AU Group. 

« Si le « quoi qu’il en coûte » a été salvateur pour bon nombre d’entreprises françaises, le conflit ukrainien va considérablement fragiliser les entreprises qui se sont maintenues jusque-là grâce aux aides fournies par l’Etat. Ces dernières risquent de difficilement faire face au remboursement de leur PGE, tout en devant absorber les effets pervers que ce conflit va imposer. Pour les secteurs de l’automobile, du BTP, de l’agro-alimentaire et de l’aéronautique notamment, cela représente beaucoup d’incertitudes ! » poursuit Guillaume Cornu, Responsable de l’activité Restructuring chez EY.

A peine remise de la pandémie de Covid 19, l’économie française va être pénalisée par la guerre en Ukraine qui devrait ralentir la croissance tout en accélérant la hausse des prix. La croissance française serait amputée en 2022 de 0,5 à 1,1 point de pourcentage par rapport à ce qui se serait produit sans le conflit, a estimé la Banque de France. Le produit intérieur brut (PIB) français progressera de 3,4 % si le prix du pétrole s’établit en moyenne sur l’année à 93 dollars, mais de seulement 2,8 % si ce prix atteint 119 dollars. Sans la guerre, la croissance aurait été de 3,9 %, estiment les économistes de la banque centrale.

Pendant la crise Covid, ce sont les services qui avaient été les plus touchés. Cette fois-ci, ce sera l’industrie qui se trouvera la plus impactée. Avant la guerre, elle avait déjà des difficultés d’approvisionnement liés à la circulation des matières premières qui devaient se dissiper en 2022. On estime que les PME/PMI seront les plus touchées malgré les premiers gestes du plan de résilience annoncé par le Premier ministre le 16 mars 2022 pour soutenir les entreprises.

Ce plan de résilience comprend des mesures qui doivent – à court terme – limiter les impacts sur les entreprises dans les secteurs de l’agriculture, du transport, de la pêche, du BTP…. À long terme, l’État français souhaite renforcer sa souveraineté énergétique, industrielle et alimentaire avec son plan de résilience, un plan européen et évolutif.
 

Epargne salariale : Comment les grands groupes soignent leurs salariés

Plus de la moitié des entreprises cotées interrogées ont lancé une opération d’actionnariat salarié entre 2020 et 2021.

Plus de la moitié des entreprises cotées interrogées ont lancé une opération d’actionnariat salarié entre 2020 et 2021. 

D’après une enquête publiée par la Fédération française des associations d’actionnaires salariés et anciens salariés (FAS), les grandes entreprises cotées ont davantage associé leurs salariés à leur capital ces deux dernières années. Plus de la moitié des entreprises interrogées ont lancé une opération d’actionnariat salarié entre 2020 et 2021. Au total, l’actionnariat salarié représentait un encours de 61,3 milliards d’euros à fin décembre dernier. Une grande entreprise sur deux a désormais franchi le seuil de 3% d’actionnaires salariés.

Pour mémoire, elles étaient 46% en 2018 et moins de 43% auparavant. Parmi les grands groupes déjà adeptes de l’actionnariat salarié, Axa, Veolia, Thalès, Orange ou encore Spie ont à nouveau proposé à leurs salariés d’acquérir des actions à tarif préférentiel en offrant une décote pour l’achat d’actions. Cette dernière peut atteindre jusqu’à 40% en cas de détention d’au moins 10 ans. 

Certaines entreprises mettent aussi en place un effet de levier ou un capital garanti. Les salariés ont en moyenne apporté entre 1 000 et 5 000 euros. De l’argent qui est généralement issu des versements au titre de la participation et de l’intéressement. Les salariés ont également bénéficié d’un abondement allant jusqu’à 2000 euros.

 

Quels plafonds pour la complémentaire santé solidaire ?

Pour l’attribution d’une complémentaire santé solidaire, les plafonds de ressources ont été actualisés au 1er avril 2022.

Pour l’attribution d’une complémentaire santé solidaire, les plafonds de ressources ont été actualisés au 1er avril 2022.

Sauf dispositions particulières tenant à certains revenus, les ressources prises en compte pour l’attribution de la protection complémentaire en matière de santé  sont celles perçues au cours des douze mois précédant la demande.

Le plafond de ressources pris en compte pour l’attribution de la protection complémentaire en matière de santé est relevé de 1,8 % à compter du 1er avril 2022, ce qui le porte à 9 203 € pour une personne seule. 

Les plafonds fixés en fonction de la composition du foyer et ceux conditionnant le versement d’une participation sont modifiés en conséquence (avec contribution financière : 12 424 € pour une personne). 
 

Epargne salariale : le bilan 2021 et perspectives 2022

Quelles performances pour les supports de placement en épargne salariale et épargne retraite en 2021 ? Quelles opportunités et perspectives pour 2022 ?

L’année dernière a progressivement vu revenir au bureau les salariés et les différentes fonctions RH, éprouvés par plusieurs trimestres d’une crise difficile à appréhender.

La fin de cette période où l’incertitude n’avait pas empêché les entreprises d’avancer dans leurs réflexions autour de l’évolution de leurs régimes d’épargne – mais qui en avait généralement bloqué la mise en œuvre – a entraîné un fort regain d’activité en 2021.

Par ailleurs, la nécessité de faire évoluer les packages de rémunération en dépit des contraintes budgétaires imposées par la crise a eu un effet bénéfique sur l’intérêt porté aux dispositifs d’épargne salariale et d’épargne retraite, moins coûteux que des augmentations générales.
 

« Cette année a été la véritable année du lancement de la loi Pacte. Celle où les entreprises ont mis en œuvre le fruit d’un ou deux ans de réflexion autour de l’évolution potentielle de leurs régimes d’épargne entreprise. Augmentation du nombre de mises en place, augmentation du nombre de plans transformés en leurs « versions Pacte », ou encore augmentation de la collecte sur les différents plans, tout indique que le changement est enfin amorcé », commente Benjamin Sanson, Responsable Conseil Épargne Retraite et Épargne Salariale chez Mercer France.

La gestion financière de ces régimes est toutefois un sujet complexe et encore peu suivi par les entreprises dans le temps. Les solutions d’investissement proposées sont rarement innovantes et de nombreux régimes sont encore majoritairement investis dans des supports aux performances décevantes du fait d’une absence de communication et de revue.

Mercer France a donc fait le choix de lancer ce baromètre annuel pour donner aux entreprises la possibilité de comparer et d’analyser leurs supports de placement chaque année. Nouveauté de cette seconde édition : un focus sur les performances des gestions pilotées, nouvelles gestions financières par défaut des PER Pacte.
 

Principaux enseignements 2021 et perspectives 2022

– Les supports à faible risque (monétaire et obligataire) enregistrent des performances décevantes contrairement aux fonds diversifiés et actions qui surperforment en 2021.

– En moyenne, les résultats en gestion pilotée sont très satisfaisants et confirment le regain de performance lié à l’utilisation de ce type de gestion. La vigilance reste tout de même de mise
compte tenu des forts écarts enregistrés entre gestionnaires.

– En 2021, les profils de gestion pilotée élaborés dans le cadre de plans assurantiels semblent afficher de meilleurs résultats que ceux de leurs homologues bancaires.

– 2022 devrait être le témoin d’une transition écologique et climatique dans les approches d’investissement mais aussi d’une transition des portefeuilles de diversification pour aller
chercher davantage de performance.

 

Emmanuel Macron favorable à une retraite à 65 ans

Emmanuel Macron est revenu ce lundi soir sur sa proposition concernant le passage de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Emmanuel Macron a confirmé sa proposition concernant le passage de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Le locataire de l’Élysée a regretté ne pas avoir pu faire sa réforme des retraites pendant son mandat, expliquant qu’elle avait été interrompue par la crise du Covid-19. Il compte donc mettre en place un système qu’il juge plus « universel » et « juste ». Emmanuel Macron a ensuite confirmé qu’il comptait passer l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans, « compte-tenu du fait qu’on vit de plus en plus longtemps, et c’est bien, il faut décaler l’âge légal et le passer 65 ans », a-t-il expliqué.

Emmanuel Macron a ajouté qu’il fallait « repenser les fins de carrière » au-delà des 55 ans, de manière à limiter le chômage, très élevé, des seniors. Une mesure qui pourrait devenir de plus en plus urgente si l’âge de départ à la retraite était effectivement repoussé.

Une retraite à 1100 euros minimum

Emmanuel Macron a aussi assuré vouloir prendre en compte les « différences » pendant les carrières, notamment en ce qui concerne la pénibilité, sans pour autant développer sur la méthode. Enfin, il a déclaré vouloir « mettre fin aux régimes spéciaux » et instaurer une indemnité de retraite à 1100 euros minimum. « En-dessous, on a du mal à finir le mois pour parler pudiquement », déclare le président-candidat.