Plan Epargne Retraite, les Français sont attirés par le PER

Plan Epargne Retraite, les épargnants montrent de l’intérêt pour le PER. Néanmoins, ils sont très peu à avoir souscrit et à en connaître précisément les contours. L’actualité de l’épargne est suivie par seulement un quart de la population L’actualité de l’épargne est suivie à peine par plus d’un quart de nos concitoyens. Près de la …

Cette nouvelle règle de l’IFI que vous devez connaître absolument

La loi de finances 2024 a introduit une nouvelle mesure pour l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) afin d’éviter les abus de certains contribuables et d’harmoniser la législation.

La loi de finances 2024 a introduit une nouvelle mesure pour l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) afin d’éviter les abus de certains contribuables et d’harmoniser la législation.

 

Cette mesure, proposée par la députée du Puy-de-Dôme Christine Pirès Beaune, vise à encadrer les déductions de dettes pour les contribuables assujettis à l’IFI et ayant constitué une société.
 

Auparavant, les ménages soumis à l’IFI et détenant des biens immobiliers par l’intermédiaire d’une société pouvaient déduire la quasi-totalité des dettes de cette dernière. Désormais, depuis le 1er janvier 2024, seules les dettes afférentes aux actifs immobiliers soumis à l’IFI peuvent être déduites.
 

Cette évolution de l’IFI concerne environ 90 000 ménages, soit près d’un foyer sur deux soumis à cet impôt (175 980). Lors de leur déclaration d’IFI, ces derniers devront donc revoir leur méthode de calcul et pourront potentiellement être soumis à un impôt plus élevé, certaines dettes ne pouvant plus être déduites.
 

Les dettes liées aux biens immobiliers détenus pourront toujours être déduites, ainsi que les charges afférentes telles que les travaux de rénovation, le paiement de la taxe foncière et les mensualités de crédits immobiliers. En revanche, les dettes sans lien avec les biens soumis à l’IFI ne pourront plus être déduites à partir de la déclaration effectuée en 2024.
 

Cette mesure permettra également d’uniformiser le régime des déductions de dettes, puisque les propriétaires particuliers assujettis à l’IFI ne pouvaient déjà pas déduire de dettes non-afférentes à leur patrimoine immobilier. Enfin, elle devrait contribuer à augmenter le montant des recettes fiscales générées par l’IFI, qui s’élevait à 1,9 milliard d’euros en 2023, soit une hausse depuis sa création en 2018 mais un montant inférieur à celui de l’ISF en 2017 (environ 4 milliards d’euros).

 

Ce qui vous risquez en cas d’absence de déclaration de revenus

Chaque année, il est impératif pour l’ensemble des contribuables de déclarer leurs revenus, sous peine de sanctions, quel que soit leur statut fiscal (imposable ou non).

Chaque année, il est impératif pour l’ensemble des contribuables de déclarer leurs revenus, sous peine de sanctions, quel que soit leur statut fiscal (imposable ou non).
 

Cependant, les contribuables éligibles à la déclaration automatique ont la possibilité de simplement vérifier leur formulaire prérempli, à condition qu’aucune modification ne soit nécessaire. Pour les autres, la déclaration des revenus doit être effectuée dans les délais prévus.
 

Les dates limites pour la déclaration varient en fonction du département de résidence du contribuable :
 

• Pour les départements allant de 01 (Ain) à 19 (Corrèze) et les non-résidents ayant perçu des revenus de source française imposables en France, la date limite est fixée au jeudi 23 mai 2024 à minuit.
 

• Pour les départements allant de 20 (Corse-du-Sud) à 54 (Meurthe-et-Moselle), la date limite est le jeudi 30 mai 2024 avant minuit.
 

• Pour les départements allant du 55 (Meuse) au 976 (Mayotte), la date limite est le jeudi 6 juin 2024.
 

Ce calendrier est également applicable pour l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI).
 

En cas de retard dans la déclaration, l’impôt des ménages concernés peut être majoré de 10 % s’ils déclarent avant de recevoir la mise en demeure du fisc. Cette majoration passe à 20% si la déclaration est effectuée dans les 30 jours suivant la mise en demeure, et à 40% si ce délai est dépassé. La sanction financière peut même atteindre 80% si l’administration découvre que le retardataire exerce une activité occulte. Des intérêts de retard, s’élevant à 0,20% de l’impôt dû par mois de retard (soit 2,4 % par an), sont également appliqués.
 

Seuls les contribuables imposables sont soumis à des pénalités financières. Pour les ménages non imposables, d’autres sanctions sont prévues.
 

Il est possible de demander une remise gracieuse au centre des impôts, en se rendant dans un guichet ou via la messagerie sécurisée de votre espace personnel sur le site des impôts, pour éviter ces sanctions.
 

En l’absence de déclaration, l’allocataire n’aura pas d’avis d’impôt, ni d’Asdir (Avis de situation déclarative à l’impôt sur le revenu), des documents indispensables pour demander des prestations comme le RSA, les allocations familiales ou l’APL (aide au logement).
 

Tous les foyers, même non imposables, peuvent bénéficier de crédits d’impôt (pour cotisation syndicale, frais de garde d’enfant…). Cependant, en l’absence de déclaration de revenus, l’administration fiscale ne les remboursera pas.
 

Depuis 2020, il n’est plus nécessaire de fournir son avis d’imposition pour l’ouverture d’un Livret d’épargne populaire (LEP) : la banque peut vérifier le plafond de revenus directement auprès de l’administration fiscale. Si celle-ci n’est pas en mesure de fournir l’information demandée, la présentation de l’avis d’imposition reste alors nécessaire. En l’absence de ce document, le demandeur peut perdre son LEP.
 

Les bonnes pratiques pour réduire ses charges de copropriété

Le chauffage, l’eau chaude et le gaz représentent environ un tiers des charges de copropriété. Pour réduire ces coûts, il existe des astuces simples et des bonnes pratiques. Revue de détails.

Le chauffage, l’eau chaude et le gaz représentent environ un tiers des charges de copropriété. Pour réduire ces coûts, il exsite des astuces simples et des bonnes pratiques. Revue de détails.

 

il est recommandé de baisser la température de chauffage d’un degré, ce qui permet d’économiser environ 7 % sur la facture. 

 

L’entretien régulier de la chaudière est également important, car il peut réduire la consommation jusqu’à 12 %.  L’installation de robinets thermostatiques et l’équilibrage des réseaux de chauffage peuvent également contribuer à une meilleure distribution de la chaleur.
 

Si la copropriété dispose d’une chaudière collective, le fioul est actuellement moins cher que le gaz. Pour une chaudière au gaz, le remplacement du brûleur peut suffire à réduire les coûts. L’achat groupé de gaz peut également permettre de réaliser des économies, grâce à la plateforme de l’Association des responsables de copropriété qui négocie des tarifs avantageux auprès des fournisseurs.
 

Une bonne isolation des bâtiments peut également contribuer à réduire les coûts de chauffage. Des dispositifs tels que l’éco-PTZ copropriétés proposent des soutiens financiers pour réaliser des travaux de rénovation énergétique.
 

L’eau est un autre poste de dépense important, d’autant plus que son coût augmente régulièrement. L’individualisation de la consommation d’eau froide peut responsabiliser chaque occupant et permettre de réaliser des économies, évaluées à environ 30 % la première année et 20 % les suivantes. Il est recommandé d’installer des compteurs individuels de classe C ou D, qui évaluent les micro-fuites individuelles.
 

Le contrat d’assurance de la copropriété peut également représenter un coût important. Il est recommandé de vérifier le contenu du contrat, en particulier la superficie, et de faire jouer la concurrence en sollicitant des devis auprès de plusieurs compagnies.
 

Les contrats de maintenance et d’entretien (bâtiment, extérieurs, escaliers, ascenseurs, alarmes, digicodes, etc.) peuvent également contenir des prestations inutiles qui augmentent la facture. Il est recommandé de comparer les offres auprès de différents prestataires pour éviter les contrats surévalués.
 

D’autres petits moyens peuvent également contribuer à réduire les charges de copropriété, tels que la participation des copropriétaires bricoleurs ou jardiniers, l’installation de systèmes de détection de présence pour l’éclairage collectif, la définition d’un contrat de syndic court et la surveillance de la tarification des assemblées générales.
 

Déclarations de revenus : Ce piège qui guette les retraités

Lorsque vous êtes retraité et que vous devez effectuer votre déclaration de revenus, il est important de ne pas confondre le montant « net imposable » et « net à payer » de votre pension de retraite.

Lorsque vous êtes retraité et que vous devez effectuer votre déclaration de revenus, il est important de ne pas confondre le montant « net imposable » et « net à payer » de votre pension de retraite.
 

Le montant « net à payer » correspond à la pension effectivement versée sur votre compte bancaire, avant le prélèvement à la source. Cependant, ce n’est pas ce montant qui doit figurer dans les cases 1AS et suivantes de votre déclaration de revenus.
Le montant « net imposable » est celui qui sert de référence à l’administration fiscale pour calculer le montant de l’impôt sur le revenu de votre foyer. Ce chiffre réintègre la CSG « non déductible », ce qui le rend généralement plus élevé que le montant « net à payer ». Il est quasi-impossible de réaliser ce calcul soi-même, c’est pourquoi il est effectué directement par les caisses de retraite.
 

Pour connaître le montant net imposable de votre pension de retraite, vous devez vous fier aux calculs effectués par les caisses de retraite. Vous pouvez trouver ce montant sur vos bulletins de pension, qui sont généralement disponibles dans votre espace personnel sur le site de votre caisse de retraite. Si vous avez perdu votre code secret pour accéder à cet espace, vous devrez contacter directement la caisse en question.
 

Dans de nombreux cas, les pensions de retraite sont pré-remplies sur les déclarations de revenus. Les erreurs sont rares, et vous pouvez donc faire confiance aux informations indiquées. Cependant, en cas de doute, vous devez comparer les montants indiqués avec ceux figurant sur vos bulletins de pension dans la catégorie « net imposable ».
 

Il est important de ne pas modifier la somme indiquée par les montants reçus sur votre compte courant, car cela entraînera nécessairement une erreur. Les sommes perçues correspondent au montant « net à payer », et non au montant « net imposable ».
 

Pour effectuer correctement votre déclaration de revenus en tant que retraité, vous devez utiliser le montant « net imposable » de votre pension de retraite, que vous pouvez trouver sur vos bulletins de pension ou dans votre espace personnel sur le site de votre caisse de retraite.
 

Délcarations de revenus : Ce piège qui guette les retraités

Lorsque vous êtes retraité et que vous devez effectuer votre déclaration de revenus, il est important de ne pas confondre le montant « net imposable » et « net à payer » de votre pension de retraite.

Lorsque vous êtes retraité et que vous devez effectuer votre déclaration de revenus, il est important de ne pas confondre le montant « net imposable » et « net à payer » de votre pension de retraite.
 

Le montant « net à payer » correspond à la pension effectivement versée sur votre compte bancaire, avant le prélèvement à la source. Cependant, ce n’est pas ce montant qui doit figurer dans les cases 1AS et suivantes de votre déclaration de revenus.
Le montant « net imposable » est celui qui sert de référence à l’administration fiscale pour calculer le montant de l’impôt sur le revenu de votre foyer. Ce chiffre réintègre la CSG « non déductible », ce qui le rend généralement plus élevé que le montant « net à payer ». Il est quasi-impossible de réaliser ce calcul soi-même, c’est pourquoi il est effectué directement par les caisses de retraite.
 

Pour connaître le montant net imposable de votre pension de retraite, vous devez vous fier aux calculs effectués par les caisses de retraite. Vous pouvez trouver ce montant sur vos bulletins de pension, qui sont généralement disponibles dans votre espace personnel sur le site de votre caisse de retraite. Si vous avez perdu votre code secret pour accéder à cet espace, vous devrez contacter directement la caisse en question.
 

Dans de nombreux cas, les pensions de retraite sont pré-remplies sur les déclarations de revenus. Les erreurs sont rares, et vous pouvez donc faire confiance aux informations indiquées. Cependant, en cas de doute, vous devez comparer les montants indiqués avec ceux figurant sur vos bulletins de pension dans la catégorie « net imposable ».
 

Il est important de ne pas modifier la somme indiquée par les montants reçus sur votre compte courant, car cela entraînera nécessairement une erreur. Les sommes perçues correspondent au montant « net à payer », et non au montant « net imposable ».
 

Pour effectuer correctement votre déclaration de revenus en tant que retraité, vous devez utiliser le montant « net imposable » de votre pension de retraite, que vous pouvez trouver sur vos bulletins de pension ou dans votre espace personnel sur le site de votre caisse de retraite.
 

Retour sur terre pour les loueurs de meublés pour les JO 2024

Les propriétaires de logements à Paris qui souhaitaient profiter des Jeux olympiques pour louer leur bien à des prix élevés ont dû revoir leurs attentes en raison de la multiplication des annonces.

Les propriétaires de logements à Paris qui souhaitaient profiter des Jeux olympiques pour louer leur bien à des prix élevés ont dû revoir leurs attentes en raison de la multiplication des annonces. Bien que les prix restent plus élevés qu’en temps normal, de nombreux propriétaires n’ont pas encore trouvé preneur.
 

Ainsi des propriétaires d’un appartement de 40 m2 à la Goutte d’Or, espéraient louer leur bien à 280 euros la nuit et voyager en Asie pendant un mois. Cependant, ils n’ont pas encore trouvé de locataire et envisagent de réduire leur prix au niveau du marché, voire en dessous.
 

Quentin Brackers de Hugo, cofondateur de la conciergerie HostnFly, confirme que le nombre de logements en location a été quasiment multiplié par deux, ce qui dilue la demande additionnelle. Le prix moyen des logements réservés sur sa plateforme est d’environ 360 euros la nuit, soit 20% de moins qu’il y a un mois. Il espère des réservations de dernière minute et vise un taux d’occupation autour de 60/70% contre 30% aujourd’hui.
 

Chez Airbnb, les nuitées réservées au premier trimestre pour des séjours pendant la période des Jeux ont été plus de cinq fois supérieures à ce qu’elles étaient en région parisienne à la même période l’année précédente. La plateforme souligne que c’est l’augmentation de l’offre qui régule les prix.
 

Selon le site d’analyse de données AirDNA, le prix des annonces encore disponibles pour les Jeux baisse graduellement mais reste élevé : 508 euros la nuit en moyenne à Paris, 297 en banlieue. Cependant, les logements déjà réservés sont moins chers : 333 euros à Paris et 188 en banlieue.
En somme, les propriétaires de logements à Paris doivent s’adapter à la concurrence accrue et à la baisse des prix pour espérer louer leur bien pendant les Jeux olympiques.
 

5 conseils avant de rédiger un contrat de mariage

Pour éviter les mauvaises surprises dans votre contrat de mariage, voici quelques conseils à suivre.

Pour éviter les mauvaises surprises dans votre contrat de mariage, voici quelques conseils a suivre.

 

Le mariage signifie s’engager l’un envers l’autre. Si à la mairie, les époux déclarent se devoir mutuellement respect, fidélité, secours et assistance, c’est le régime matrimonial qui fixe les règles applicables aux rapports patrimoniaux entre les époux.

Le contrat de mariage signé des futurs époux avant la célébration de l’union leur permet de définir de manière précise quelles vont être les relations patrimoniales des époux pendant le mariage, le sort des biens, les avantages conférés aux époux, leurs contraintes professionnelles.

Des clauses personnalisées peuvent être insérées dans le contrat de mariage, par exemple, pour autoriser le survivant en cas de décès de son conjoint, à choisir un bien par préférence aux autres héritiers. Si, dans l’avenir, les époux souhaitent le modifier, la loi en a prévu la possibilité.

1. Comprenez le régime primaire impératif : Il s’agit des règles de base applicables à tous les couples mariés. Elles couvrent des domaines tels que la gestion des biens, les droits et devoirs des époux. Assurez-vous de bien comprendre ces règles avant de vous engager dans un contrat de mariage.
 

2. Choisissez le bon régime matrimonial : Si vous vous mariez sans contrat de mariage, vous serez soumis au régime de la communauté légale. Cependant, avec un contrat de mariage, vous pouvez choisir entre plusieurs régimes tels que la communauté universelle, la séparation des biens, ou la participation aux acquêts. Choisissez celui qui convient le mieux à votre situation et à vos attentes.
 

3. Faites attention aux clauses spécifiques : Les clauses dans un contrat de mariage peuvent être utilisées pour protéger votre conjoint survivant, mais elles peuvent aussi aller à l’encontre des intérêts des enfants. Par exemple, la clause de préciput et la communauté universelle avec clause d’attribution intégrale peuvent être contestées par les enfants issus d’une précédente union.
 

4. Prévoyez le coût d’un contrat de mariage : Le coût moyen d’un contrat de mariage varie entre 230 et 500 euros, incluant la rémunération du notaire et les frais administratifs. Bien que cela puisse sembler élevé, c’est un investissement qui peut vous faire économiser de l’argent à long terme, surtout en cas de divorce.
 

5. Consultez un professionnel : Il est toujours recommandé de consulter un notaire ou un avocat spécialisé dans le droit de la famille avant de signer un contrat de mariage. Ils peuvent vous aider à comprendre les termes du contrat et à éviter les pièges potentiels.
 

Que faire de ses primes d’intéressement et de participation ?

Dans la plupart des sociétés, les échéances pour le versement des primes d’intéressement et de participation sont fixées au 31 mai 2024. Mais quel usage faire de cette somme d’argent ?

Dans la plupart des sociétés, les échéances pour le versement des primes d’intéressement et de participation sont fixées au 31 mai 2024. Mais quel usage faire de cette somme d’argent ?
 

Selon les données de 2021 fournies par la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le montant moyen des primes d’intéressement s’élevait à 2 000 euros, bénéficiant à plus de 5 millions de personnes. En outre, la participation moyenne atteignait 1 700 euros, profitant également à un peu plus de 5 millions de salariés. Toutefois, les bénéficiaires de ces primes se posent une question cruciale : est-il plus avantageux de percevoir immédiatement cet argent ou de le placer sur un contrat d’épargne salariale ?
 

La réception immédiate de ses primes : une décision à réfléchir
 

Votre employeur vous a communiqué le montant de vos primes d’intéressement et/ou de participation ? Il peut être séduisant de demander à les percevoir dans les plus brefs délais. Cependant, cette décision n’est pas anodine. Effectivement, les primes d’épargne salariale reçues sans avoir été préalablement placées sont assujetties à l’impôt sur le revenu. Selon la situation fiscale du foyer, le fait de choisir de percevoir le montant en espèces plutôt que de le placer peut entraîner une imposition supplémentaire.
 

Prenons l’illustration d’une prime d’épargne salariale d’un montant brut de 1 500 euros. Après déduction de la CSG-CRDS, inévitable, son montant net s’élève à 1 355 euros. Un foyer dont le Taux marginal d’imposition (TMI) est de 11 % devra donc s’acquitter de 134 euros d’impôt en 2025, au titre des revenus perçus en 2024, s’il opte pour la réception immédiate de sa prime d’intéressement ou de participation. Seuls les foyers non-imposables peuvent donc percevoir les 1 355 euros de prime, après déduction de la CSG-CRDS.

 

Quels impôts pour vos primes primes d’intéressement et de participation ?
 

Si vous êtes imposable, en choisissant de percevoir directement vos primes d’épargne salariale, vous devrez vous acquitter de l’impôt sur le revenu. Et plus votre TMI est élevé, plus le montant à régler à l’administration fiscale est important. Il existe cependant une solution pour pallier ce problème : placer ses primes sur un plan d’épargne salariale. En effet, après une période de blocage des sommes investies plus ou moins longue, il est possible de récupérer son argent sans que celui-ci ne soit soumis à l’impôt sur le revenu.
 

Il est notamment envisageable de placer son intéressement et sa participation sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) ou inter-entreprises (PEI). Dans ce cas, l’argent est bloqué pendant une durée de 5 ans. De nombreux cas de déblocage anticipé permettent néanmoins de récupérer son investissement avant l’échéance prévue, par exemple en cas de mariage, de Pacs, de divorce ou encore de fin du contrat de travail.
 

Autre alternative ? Déposer tout ou partie de la somme en question sur un Plan d’épargne retraite (PER) ou sur un Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco). Toutefois, attention : l’argent est alors bloqué jusqu’à la retraite, et les cas de déblocage anticipé sont moins nombreux que pour un PEE. Les PER et Perco doivent donc être considérés comme une solution de placement à très long terme. Une décision à exprimer explicitement auprès de son employeur
 

Afin de permettre à leurs salariés de faire leur choix, les employeurs doivent leur transmettre un formulaire papier ou en ligne au moins 15 jours avant la date de versement de l’épargne salariale, soit au plus tard mi-mai dans la majorité des entreprises. Ce bulletin d’option est d’une grande importance car, en l’absence de choix de la part du salarié concerné, une décision est prise par défaut pour l’affectation de l’intéressement et de la participation.
 

Ainsi, les primes d’épargne salariale peuvent se retrouver en partie affectées à un PER entreprise ou à un Perco, dont l’horizon de déblocage est celui du départ à la retraite. Par défaut, les primes de participation sont ainsi versées à hauteur de 50 % sur cette catégorie de contrat. De plus, les fonds d’investissement sélectionnés en cas d’absence de réponse du salarié sont généralement les fonds monétaires ou « prudents », dont la rémunération est souvent très faible.
 

Les Français veulent consommer, dépenser mais aussi épargner

La hausse des intentions d’achat et des dépenses en mai ne s’accompagne pas d’une baisse significative des intentions d’épargne.

Après les périodes de confinement, les habitudes de consommation devraient évoluer vers une maîtrise accrue et un recentrage sur l’univers familial, le logement et les circuits locaux ou nationaux. Les données de l’Insee révèlent que la hausse des intentions d’achat et des dépenses en mai ne s’accompagne pas d’une baisse significative des intentions d’épargne.

 

Cette apparente contradiction est confirmée par le baromètre BPCE L’Observatoire – Audirep. La diminution des inquiétudes financières personnelles et des incertitudes économiques à court terme n’entraîne pas un relâchement des comportements d’épargne : 89 % des Français déclarent mettre de l’argent de côté ou tenter de le faire et 43 % estiment ne pas disposer d’une épargne de précaution suffisante. En effet, au-delà de la légère baisse des craintes à court terme, les préoccupations patrimoniales, de solidarité familiale ou liées au cycle de vie demeurent élevées (achat immobilier, aide aux enfants ou petits-enfants, retraite, transmission). Face à la montée des peurs de déclassement social et à la dégradation des anticipations de revenus futurs pour eux-mêmes ou leurs enfants, les Français restent vigilants en matière d’épargne et rien ne laisse présager que la reprise de l’activité sera alimentée par une consommation de l’épargne accumulée. La baisse du taux d’épargne devrait être progressive et limitée malgré l’amélioration du contexte économique.

 

Un taux d’épargne élevé pour les ménages

 

Les prévisions révisées sont désormais plus optimistes, bien qu’elles dépendent de la date d’atteinte de l’immunité collective. La croissance française pourrait dépasser 5,1 % en 2021 et 3,9 % en 2022, grâce à une combinaison de politiques monétaires accommodantes de part et d’autre de l’Atlantique, de plans de relance budgétaire exceptionnels et à la préservation du tissu productif et des revenus des particuliers. Ce rattrapage ne compenserait pas la perte de richesse antérieure avant le premier semestre 2022 et n’empêcherait pas le chômage d’augmenter pendant la période de transition progressive de fin du « quoi qu’il en coûte ». Même en cas de normalisation sanitaire, il est peu probable que le taux d’épargne retrouve rapidement sa tendance antérieure à 14,5 %, car sa hausse récente est principalement due à des ménages aisés dont la propension à consommer est inférieure à la moyenne. De plus, l’effet déstabilisant de taux d’intérêt nominaux et réels toujours extrêmement bas, qui ne reflètent plus une préférence légitime pour le présent, pourrait inciter les ménages à maintenir une épargne abondante, notamment pour des préoccupations liées à la retraite, afin de compenser l’insuffisance des rendements, surtout en cas d’anticipation d’une inflation plus forte. Le taux d’épargne devrait donc rester élevé et s’établir à 19,8 % en 2021 et 16,8 % en 2022.

 

Des placements financiers records en 2020 en baisse progressive d’ici à 2022

 

Mesurés en termes d’effort net de placement par l’excédent des versements sur les remboursements opérés sur les différents actifs financiers (flux hors intérêts et capitalisation des intérêts), les placements financiers, qui ont atteint un record absolu de 133,3 milliards d’euros en 2020, devraient diminuer progressivement pour atteindre 113,6 milliards d’euros en 2021, puis 77 milliards d’euros en 2022.

 

Ces niveaux toujours très élevés reflètent l’accumulation des craintes économiques persistantes pour soi-même (montée du chômage et des impôts, baisse de la protection collective, notamment des retraites…) et pour l’économie nationale en général. Cette baisse progressive, conséquence du passage d’une épargne forcée à une épargne renforcée de précaution, entraînerait des arbitrages toujours guidés par l’attentisme, la recherche de sécurité et de disponibilité au détriment du risque, en raison de taux d’intérêt considérés comme anormalement bas. Les flux sur dépôts à vue (DAV) resteraient très positifs (36,1 milliards d’euros en 2022), la perspective de dépenser le surplus antérieur étant marginale, mais de plus en plus envisagée pour les affecter ultérieurement à un support de placement.

 

 En 2022, on observerait ainsi la poursuite du transfert des dépôts à vue vers les livrets (34,5 milliards d’euros) et l’assurance-vie (19,5 milliards d’euros), phénomène déjà notable au premier trimestre 2021. L’assurance-vie poursuivrait son redressement amorcé dès 2021, en raison de la moindre décollecte sur les produits euros (-7,6 milliards d’euros) et surtout de la dynamique des UC (27,1 milliards d’euros), ces derniers bénéficiant également du développement des nouveaux PER dont la quotité d’UC est supérieure à la moyenne des contrats.

 

De manière générale, la montée de la préoccupation pour la retraite et le succès des nouveaux PER, que ce soit au titre de 2020 ou au regard des intentions exprimées pour 2021-2022, aussi bien sur les supports individuels que collectifs, devraient soutenir la collecte globale en assurance-vie. Les titres, globalement négatifs en 2022 (-5,5 milliards d’euros), retrouveraient une forme d’aversion aux placements risqués en 2022 avec la hausse des cours et des marges de manœuvre plus étroites pour les stratégies opportunistes, mais les flux resteraient positifs sur les seules actions avec un élargissement sensible de la population des actionnaires actifs.

Quelle fiscalité pour les SCPI ?

Retrouvez toutes les informations sur la fiscalité des revenus issus des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

La société d’études Rock-n-Data a publié une note sur la fiscalité des revenus issus des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI).

 

Cette initiative est particulièrement utile pour les SCPI de rendement, qui dominent largement le marché des SCPI et dont la fiscalité peut être complexe.
Si vous avez souscrit des parts dans une SCPI de rendement, vous êtes imposé à deux niveaux. Tout d’abord, les revenus générés par le fonds immobilier correspondant aux loyers reversés au prorata de vos parts et réduits des frais de gestion sont considérés comme des revenus fonciers. Ils s’ajoutent ainsi aux loyers que vous percevez si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier mis en location. Ces revenus fonciers sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), en fonction de votre tranche marginale d’imposition (TMI). Cependant, si vos revenus fonciers (dont ceux issus de vos parts de SCPI) sont inférieurs à 15 000 euros par an, ils bénéficient du régime micro-foncier, avec un abattement de 30 % automatiquement appliqué par le fisc.
 

Les SCPI produisent également des revenus financiers, dont vous recevez une quotepart. Ce type de revenus étant considéré comme des placements, ils sont soumis à la même fiscalité : les gains sont assujettis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) à 30 % ou, si vous préférez, au barème progressif à l’IR. Si vous choisissez cette dernière option, elle s’appliquera alors à l’ensemble de vos placements.
 

L’autre niveau d’imposition des SCPI porte sur la plus-value de cession

 

Si vous vendez vos parts plus cher que vous ne les avez achetées, le gain tiré de la vente est taxé à 19 %. Cette taxation des plus-values varie selon la durée de détention. Si vous avez acquis les parts de SCPI il y a au moins six ans, un abattement de 6 % s’applique par année de détention. De cette façon, vous n’aurez plus de taxe à payer sur la plus-value après 22 ans de détention. Par ailleurs, si votre plus-value excède 50 000 euros après application de l’abattement pour durée de détention, la fraction du gain sera assujettie à la taxe sur les plus-values immobilières élevées. Le taux de cette dernière augmente par tranche de 10 000 à 40 000 euros. Ainsi, la taxe s’élève à 2 % pour la tranche de 50 001 à 60 000 euros, pour atteindre 6 % pour la tranche de 260 000 euros et plus.
 

Enfin, il est important de ne pas oublier l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). Les SCPI entrent dans les biens taxables à l’IFI. Cet impôt, qui a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en 2018, porte sur les patrimoines immobiliers dont la valeur estimée est supérieure à 1,3 million d’euros. Son taux varie, selon un barème par tranches, de 0,5 % à 1,5 %. La valeur par part de la SCPI à déclarer pour l’IFI est fournie chaque année par la société de gestion dans le récapitulatif des revenus fonciers et mobiliers. Il suffit ensuite de multiplier cette valeur par le nombre de parts détenues pour obtenir la valeur à déclarer au titre de l’impôt sur la fortune immobilière.