Droits de succession : hausse des intérêts en 2023

Dans les six mois suivant le décès d’une personne, ses héritiers doivent s’acquitter des éventuels droits de succession. L’administration fiscale peut accepter de fractionner leur dette.

Dans les six mois suivant le décès d’une personne, ses héritiers doivent s’acquitter des éventuels droits de succession. S’ils n’ont pas les fonds nécessaires pour régler le montant dû, l’administration fiscale peut accepter de fractionner leur dette.

 

Les héritiers qui ne disposent pas immédiatement de l’argent nécessaire pour payer les droits de succession peuvent, selon les cas, demander à différer et/ou fractionner leur paiement avec des intérêts. Les bénéficiaires de ce « crédit » accordé par le fisc sont redevables d’intérêts, dont le taux vient d’être défini pour 2023.  Le taux d’intérêt applicable pour les demandes de règlement fractionné ou différé de droits de succession formulées en 2023 s’élève à 1,7% (contre 1,2% en 2022).

 

Les héritiers peuvent demander un fractionnement des droits sur une période maximale d’un an et demi (3 versements espacés de 6 mois) ou de 3 ans (7 versements espacés de 6 mois) pour les successions comprenant au moins 50% d’actifs non liquides. Il est également possible de demander un paiement différé pour les biens reçus en nue-propriété.
 

Baisse d’impôts pour les séniors

Les seniors pourront bénéficier d’une réduction d’impôts en 2023 grâce à un abattement fiscal supplémentaire.

 

Les seniors pourront bénéficier d’une réduction d’impôts en 2023 grâce à un abattement fiscal supplémentaire.

 

Selon l’article 157 du Code général des impôts, les contribuables de plus de 65 ans au 31 décembre de l’année d’imposition peuvent déduire une certaine somme de leur revenu global net.

 

Le montant de l’avantage et le plafond de ressources ont été révisés en fonction de l’inflation, augmentant de 5,4 %, à l’image du barème de l’impôt sur le revenu. Ainsi, une personne qui a eu 65 ans avant le 1er janvier 2023 pourra bénéficier d’un abattement de 2.620 euros (au lieu de 2.484 euros) si son revenu global net n’excède pas 16.410 euros (contre 15.560 euros en 2022). Au-delà de ce seuil et jusqu’à un revenu global de 26.400 euros (au lieu de 25.040 euros), l’abattement sera de 1.310 euros contre 1.242 euros en 2022. Il est supprimé pour les contribuables ayant des ressources supérieures.

 

Les couples mariés soumis à une imposition commune pourraient retirer jusqu’à 5 240 euros de leurs revenus imposables. Les personnes remplissant certaines conditions d’invalidité (pension militaire d’invalidité pour une incapacité d’au moins 40 %, pension d’invalidité pour un accident du travail d’au moins 40 % ou les titulaires d’une carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » pour une incapacité d’au moins 80 %) peuvent également bénéficier de cet abattement.
 

Banque : les comptes pour mineurs dans l’œil du régulateur

L’ACPR a réalisé une enquête sur les offres bancaires destinées aux mineurs âgés de 12 à 17 ans.

L’ACPR a réalisé en 2022 une enquête par questionnaire auprès de 12 prestataires de services de paiements (PSP) sur les offres bancaires destinées aux mineurs âgés de 12 à 17 ans.

Il ressort de ces travaux que les professionnels doivent mieux contribuer à la préservation du patrimoine du mineur en révisant leur politique de distribution de moyens de paiement et en renforçant leurs dispositifs de contrôle vis-à-vis de cette clientèle. L’ensemble des acteurs du marché est incité à mettre en œuvre les points d’amélioration identifiés.

Face à l’essor des offres bancaires à destination des mineurs, l’ACPR appelle les PSP à s’assurer que les moyens de paiement mis à leur disposition sont bien adaptés. À fin 2021, sur le panel interrogé, plus de 1,1 million de comptes bancaires sont détenus par des mineurs (+ 15 % entre 2020 et 2021), et parmi eux, près de la moitié sont équipés d’une carte bancaire, ce qui représente une augmentation de 58 % des cartes en circulation au sein de cette clientèle depuis 2020. Dans 9 cas sur 10, il s’agit de cartes à contrôle systématique de solde qui constituent le moyen de paiement à privilégier. Les autres cartes, notamment à débit différé, et chéquiers ne devraient pas être délivrés à cette clientèle, car ces moyens de paiement sont susceptibles de générer un découvert non autorisé sur le compte du mineur. De tels découverts ont été déclarés par certains établissements interrogés, cette situation pouvant concerner jusqu’à 2,5% des comptes détenus par des mineurs dans l’un de ces établissements.
 

Parfois le mineur peut faire seul certains actes, tels que l’ajout d’un bénéficiaire pour effectuer un virement, l’augmentation des plafonds de retrait et de paiement d’une carte ou la remise à l’encaissement d’un chèque. Ces actes peuvent paraître anodins mais présentent des risques pour le mineur, comme celui d’être victime d’une « fraude à la mule » qui consiste à encaisser un chèque pour quelqu’un avant de lui reverser les fonds. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un chèque volé, falsifié ou sans provision qui fera l’objet d’un rejet, conduisant la victime à se retrouver à découvert, voire en situation d’« interdit bancaire ». Dans toutes ces situations, l’accord d’au moins un représentant légal semblerait donc opportun.
 

Les professionnels sont incités à mettre en place des dispositifs internes de détection des opérations anormales et des situations nécessitant une surveillance renforcée sur le compte du mineur. Par exemple, si la séparation des parents est portée à la connaissance de l’établissement, il convient de recueillir l’autorisation conjointe des parents pour toute opération débitrice à l’initiative d’un seul représentant légal.
 

« Réforme du courtage : L’Orias alerte les intermédiaires sur leurs obligations en 2023 ! »

Tout intermédiaire distribuant des produits d’assurance, bancaires ou financiers doit être immatriculé sur le Registre officiel de l’Orias (www.orias.fr) afin que les clients puissent vérifier qu’il est autorisé à exercer.

Tout intermédiaire distribuant des produits d’assurance, bancaires ou financiers doit être immatriculé sur le Registre officiel de l’Orias (www.orias.fr) afin que les clients puissent vérifier qu’il est autorisé à exercer. 

Pour les courtiers et leurs mandataires – en assurance et en opérations de banque et services de paiement -, lors du renouvellement de leur inscription en 2023 à l’Orias, la loi sur la
« Réforme du courtage » (Loi n° 2021-402 du 8 avril 2021) prévoit désormais qu’ils ont l’obligation d’adhérer à une association professionnelle agréée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sauf exceptions prévues par la loi.

 

A ce jour, l’ACPR a agréée sept associations pour l’intermédiation en assurance et six pour l’intermédiation en opérations de banque et services de paiement (liste officielle : 20220325_tableaux_agrements.pdf (banque-france.fr).
 

Cette condition légale d’adhésion à une association agréée est vérifiée par l’Orias lors de la procédure de renouvellement de l’immatriculation.
 

Tout intermédiaire assujetti à cette nouvelle obligation qui ne s’y soumettrait pas sera radié de l’Orias, lors de la clôture du renouvellement au 28 février 2023. En conséquence, il ne pourra plus distribuer les produits pour lesquels il était immatriculé, ni percevoir de commissions ou d’honoraires pour sa rémunération.
 

Au regard de cette nouvelle obligation légale, l’Orias constate déjà un retard pour le renouvellement 2023. En cause, un retard dans les demandes de renouvellement et une gestion plus lente des dossiers dans le cas où les gestionnaires de l’Orias doivent demander la production de l’attestation par l’intermédiaire.
 

Conscient des enjeux pour la protection des consommateurs, la distribution des produits et les professionnels de l’intermédiation eux-mêmes, l’Orias alerte formellement sur le risque de voir trop de professionnels ne pas être renouvelés à fin février 2023. 
 

Le Président de l’Orias, Richard Restuccia explique : « Les professionnels concernés par la Réforme du courtage ne doivent plus attendre pour faire leur dossier d’adhésion à l’association agréée de leur choix, s’ils veulent continuer à exercer après la date légale de la fin du renouvellement. Il y a un temps d’instruction à la fois des dossiers auprès des associations, mais aussi pour le renouvellement à l’Orias. Aujourd’hui, chaque jour compte ! »
 

Cryptomonnaies : est-ce vraiment la fin de l’hiver ?

Le cours des cryptomonnaies a connu une année difficile en 2022, à l’image de la plupart des marchés financiers mondiaux. Analyse de Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

Le cours des cryptomonnaies a connu une année difficile en 2022, à l’image de la plupart des marchés financiers mondiaux. Analyse de Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

Cette année morose est due au resserrement des politiques monétaires, du fait de l’inflation galopante, mais le marché des cryptomonnaies et le Bitcoin ont également subit de nombreuses mauvaises nouvelles liées directement au secteur et à de nombreux risques de liquidités liés à l’effondrement de certains acteurs.
 

L’année 2023 pourrait être à nouveau difficile pour l’économie et les marchés financiers. Ainsi, les cryptomonnaies pourraient encore subir de fortes chutes et le secteur devrait rester encore difficile un moment, pour autant, l’écosystème continue de se développer, l’économie réelle poursuit l’intégration de cette technologie et les investisseurs voient ce marché, comme de plus en plus pérenne.
 

L’hiver crypto n’est probablement pas terminé, mais le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies comme l’Ether pourraient en revanche profiter par la suite d’un retour sur les actifs risqués de la part des investisseurs.
L’Ethereum qui poursuit son évolution suite à la réussite de la première phase, The Merge, pourrait connaître une certaine volatilité, liée à la mise à jour Shanghai et au déblocage de quelque 16 millions d’Ether, prévue en mars. En revanche, une fois les doutes passés, les investisseurs devraient profiter du staking et notamment grâce à l’utilisation du Wrap, rendant l’activité moins risquée, ce qui pourrait conduire à une surperformance de l’Ether par rapport au Bitcoin. 
 

Cette dernière reste la cryptomonnaie la plus suivie au monde et celle qui se différencie en de nombreux points du marché et elle pourrait continuer de profiter de l’engouement des investisseurs.
 

Au-delà de l’évolution des cours et de la psychologie, les risques concernant les acteurs du marché sont encore bien présents. En effet, les conséquences liées à Luna, puis FTX, ne sont probablement pas finies et les investisseurs surveillent notamment la situation entre Gemini et Genesis et par répercussion, celle de DCG.
Par ailleurs, bien que Binance se montre confiant et semble avoir rassuré les marchés pour l’instant, certains doutent de la réalité concernant le bilan du géant des cryptos et notamment la pertinence de la preuve de réserves fournie par ce dernier.
 

Coté marché, enfin, alors que le prix du Bitcoin et des cryptomonnaies progresse fortement depuis le début d’année, de nombreux investisseurs reprennent espoir concernant le retour de la tendance haussière. 
Bien que cela soit réellement engageant, l’optimisme est trop rapide et l’euphorie encore trop importante dans le marché pour signifier la fin du marché baissier selon nous. En effet, une réelle capitulation est pour nous indispensable avant une reprise, en douceur, mais solide, de la hausse des prix. Cela avait été d’ailleurs observé à la fin du précédent bear market en 2018/2019.
 

On observe par ailleurs, une augmentation du nombre d’adresses possédant au moins 1 Bitcoin et une baisse du nombre d’adresses possédant au moins 1000 Bitcoins. Cela signifie que les « Whales » continuent de vendre leurs Bitcoins aux « retails » et n’ont donc pas commencé à accumuler. En d’autres termes, ils anticipent probablement une nouvelle baisse, voire une capitulation du marché, avant un réel retour haussier des cours.

 

Quel sera l’impact de la réforme du taux d’usure pour les investisseurs immobiliers ?

Les experts de la fiscalité immobilière font le lien entre la mensualisation du taux d’usure et l’augmentation à venir des taux d’intérêts.

Les analystes de Qlower, spécialiste de la fiscalité des investisseurs immobiliers, font le lien entre la mensualisation du taux d’usure et l’augmentation à venir des taux d’intérêts.

 

L’impact après impôts reste mineur pour les investisseurs immobiliers qui bénéficient d’un contexte unique de taux fixes, tout en restant renégociables à la baisse. 

Le taux d’usure, une protection qui a finalement bloqué l’accès au crédit

 

L’accès au crédit s’est fortement resserré en 2022, allant jusqu’à la quasi-impossibilité d’emprunter pour une large partie de la population. La conséquence a été immédiate: la demande en immobilier s’est réduite, entraînant une amorce de baisse des prix des biens à vendre. La cause de ce resserrement : l’effet ciseau observé entre l’augmentation rapide des taux d’intérêts et le plafond imposé par le taux d’usure. 

Le taux d’usure est le taux maximum auquel les banques peuvent prêter, tous frais inclus. Il est dicté par la Banque de France chaque trimestre, dans l’optique de maîtriser la hausse des taux d’intérêts bancaires. Mais le récent contexte d’inflation a fait rapidement grimper les taux qui ont atteint le taux d’usure, bloquant ainsi tout octroi de crédit à une large population d’investisseurs. La Banque de France a réagi en janvier 2023 en annonçant la mensualisation du taux d’usure, pour quelques mois seulement. 

Un taux d’usure réévalué mensuellement, est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

 

Le taux d’usure sert à protéger les emprunteurs d’une hausse trop rapide des taux d’intérêts. Il a en réalité bloqué l’octroi de crédit à une large population d’emprunteurs. Dans le contexte actuel d’inflation proche de 6%, emprunter même à 4% reste une bonne nouvelle dès lors qu’on peut emprunter.  
 

En mensualisant le taux d’usure, la Banque de France permet aux banques de continuer à prêter, dans des conditions de marché qui évoluent rapidement. L’objectif recherché est d’éviter le blocage observé en 2022 et de fluidifier le marché. 

Emprunter à 3 ou 4% reste une bonne nouvelle pour les investisseurs immobiliers. Le spectre du blocage de l’accès au crédit, donc du marché immobilier, s’éloigne.  
 

Les projets nécessitant un financement bancaire peuvent à nouveau prendre corps même si le crédit est plus cher. Les investisseurs immobiliers peuvent poursuivre la constitution de leur portefeuille immobilier et être rassurés quant à la liquidité de leurs biens à de potentiels acquéreurs. 

Un financement plus cher doit-il freiner un projet d’investissement locatif ? 

Emprunter à 3 ou 4% est évidemment moins intéressant qu’emprunter à 1%. Mais cette période d’accès au crédit immédiat et gratuit est sans doute écartée pour longtemps. En janvier 2023, la France reste le pays où le coût du crédit est le moins cher au monde. Si ça n’était pas suffisant, la France est un des rares pays européens où on emprunte à taux fixe, renégociable uniquement à la baisse. Ainsi, si les taux descendent à 2%, l’investisseur aura tout loisir de renégocier son taux comme il l’a déjà fait depuis 10 ans environ. Mais investir à un taux élevé pour un investissement locatif est moins problématique que pour une résidence principale. Depuis 2011, les intérêts d’emprunt ne donnent plus droit à un avantage fiscal, alors qu’au réel, le coût du crédit est déductible des revenus fonciers (location vide) et des revenus BIC (location meublée), en détention directe comme en SCI. 

L’augmentation du taux d’intérêt se traduit pour l’investisseur par un effort de trésorerie plus important  
L’augmentation de 1 point du taux d’intérêt coûte 50€ par mois par tranche de 100 000€ emprunté. En clair, emprunter 100 000€ à 3% au lieu de 1% ajoute 100€ à la mensualité qu’il faut débourser chaque mois. En location vide comme en location meublée. Après impôt, les choses changent selon le mode de location et la fiscalité qui en découle. 
• En location nue (régime Foncier réel), les intérêts sont déductibles. Cet effort de 100€ par mois est donc entièrement déduit des revenus taxables et réduit l’impôt. 
• En location meublée (régime BIC réel), les intérêts sont aussi déductibles mais les amortissements génèrent le plus souvent du déficit.  
On accentue donc le déficit sans réellement « profiter » de ces charges les premières années suivant l’investissement.

A termes, 20 ans après l’acquisition, dans des conditions d’inflation et d’IRL actuels, hors vacance locative, l’effort d’épargne permettant de rembourser un crédit immobilier de 100 000€ à 3% d’intérêt est de : 
–         56 700€ en location nue 
–         18 000€ en location meublée 

La mensualisation du taux d’usure participe à l’accélération de l’augmentation des taux d’intérêts. Sa vertu est de réduire le risque de blocage du crédit bancaire, carburant nécessaire à tout achat immobilier.  
 

Contrairement aux acquéreurs de résidences principales, les investisseurs immobiliers ne subiront qu’un impact en trésorerie puisque les coûts liés au crédit sont déductibles des revenus locatifs. Le coût du crédit, même à 3 ou 4%, reste inférieur à l’inflation mesurée ces derniers trimestres et doit être vu comme une opportunité, surtout en comparaison des pays voisins qui empruntent à taux variable et avec plus de difficultés de renégociation de taux en cas de baisse.  
 

Le paiement sans contact est utilisé par (seulement) 7 Français sur 10

Si la crise sanitaire a installé durablement le paiement sans contact dans les habitudes des consommateurs, son usage progresse moins vite en France que chez nos voisins européens.

Si la crise sanitaire a installé durablement le paiement sans contact dans les habitudes des consommateurs, son usage progresse moins vite en France que chez la plupart de nos voisins européens, selon une étude de SumUp.

Le paiement sans contact s’inscrit dans les habitudes d’une large majorité de Français, qui tendent à retirer moins d’espèces et à privilégier les paiements digitaux, notamment pour des questions de facilité et d’hygiène. Chiffres à l’appui, 68% des Français utilisent désormais ce moyen de paiement, en croissance de 4% en 2022 dans l’hexagone par rapport à 2021. Une percée plus lente que dans le reste de l’Europe où le paiement sans contact s’est davantage imposé : 9 Britanniques sur 10 (90%, +3% vs 2021), plus de 8 Suisses sur 10 (85%, +5%), et presque 8 Italiens sur 10 (78%, +9%). Les Allemands ont rattrapé leur retard grâce à une progression impressionnante de 35% en 2022, jusqu’à presque égaler les Français avec 67% de paiements sans contact.

 

Selon une analyse régionale plus poussée, il est particulièrement plébiscité dans les régions Hauts-de-France (71,5%), Pays de la Loire (70,9%), Bretagne (70,8%), Grand Est (70,7%) et en Bourgogne et Franche-Comté (69,5%) ainsi qu’en Auvergne et Rhône-Alpes (68,8%; +4,2%). Quoiqu’en plus forte croissance en Ile-de-France (+5,2%), en Corse (+5,3%), et dans les départements et régions d’outre-mer (+5,1%), c’est aussi paradoxalement dans ces régions que le taux de pénétration du paiement sans contact compte parmi les plus faibles.

 

“Ces chiffres corroborent le fait que la crise sanitaire a fait considérablement évoluer les comportements des usagers et que les avantages (rapidité, praticité, sécurité) du paiement sans contact font de plus en plus l’unanimité auprès des Français ; même si son usage reste à la traîne dans l’hexagone par rapport au reste de l’Europe. En outre, le passage du plafond de 30 à 50 Euros par la Fédération Bancaire Française en mai 2020, bientôt rehaussé à 80 Euros, a contribué à renforcer l’attractivité et l’adoption de ce mode de paiement par les consommateurs », explique SumUp.

On observe parallèlement que le nombre moyen de paiements hors cash des restaurateurs interrogés a augmenté de 16,3% en 2022 par rapport à l’année précédente, avec une dynamique particulièrement positive dans certaines régions. Cet engouement pour les solutions de paiement digitales, dont le paiement hors cash est une composante clé, valide que nous sommes entrés dans une phase de croissance stratégique sur ce segment. C’est le cas de l’Île-de-France (+23,1%), de la région Provence-Alpes Côte-d’Azur (+19,8%), suivies de près par le Centre-Val de Loire (+18,8%), la zone Auvergne et Rhône-Alpes (+17,2%) et enfin la Corse (+17,1%). A l’inverse, la Bretagne (7,6%) et les départements et régions d’outre-mer (12%) affichent une dynamique plus timide.

 

Autre enseignement de l’étude : le panier moyen 2022 est globalement en baisse de 3,8% par rapport à 2021 au niveau national, avec des nuances selon les régions. En l’occurrence, les Pays de la Loire (-9,3%) suivies par les Hauts-de-France (-5,9%) affichent une décroissance plus marquée. Seules les départements et régions d’outre-mer (-2%) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’en sortent mieux. A ce titre, l’évolution du panier moyen des restaurants confirme cette tendance à la baisse. En dessous de la moyenne nationale (-2,6%), il passe de 29,1 € en 2021 à 28,3 € en 2022. Sous le prisme régional, des écarts importants se dessinent : la Corse caracole en tête (52,7€) suivie par les départements et régions d’outre-mer (39,5€), alors que la Bretagne avec un panier moyen de 20,1€ est en bas de l’échelle. Sans surprise et dans la continuité de ces analyses, la Bretagne (-22,7%; 20,1€), suivie par la Normandie (-12,3%; 26,3€) et les Pays de la Loire (-9,2%; 21,5€) sont celles qui présentent la plus forte décroissance.
 

Retraite : 3 Français sur 4 ne pourront pas partir quand ils le souhaitent

Selon une étude, près des trois quarts des Français interrogés (70 %) pensent que leur situation financière les empêche de prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient.

Selon la 20ème édition de l’étude Workmonitor menée par Randstad auprès de 35 000 travailleurs sur 34 marchés dans le monde entier, près des trois quarts des Français interrogés (70 %) pensent que leur situation financière les empêche de prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient.

S’ils ne sont pas prêts à renoncer à la flexibilité, la conjoncture économique difficile, associée à la hausse du coût de la vie et à une inflation galopante à travers le monde, poussent les travailleurs à chercher de nouvelles sources de revenus.
 

En France 15% des répondants (25 % au niveau mondial) ont décidé de prendre ou de rechercher un deuxième emploi pour mieux faire face à l’augmentation du coût de la vie, ce chiffre passant à 27 % pour la génération Z (30 % au niveau mondial), contre seulement 8 % pour les baby-boomers (17 % au niveau mondial).
 

Un peu moins d’un quart (22 %) des répondants prévoient de travailler plus à leur poste actuel. Cette proportion est plus élevée au sein de la génération Z (37 % en France, 32 % au niveau mondial) et ne concerne que 11 % des baby-boomers (13 % au niveau mondial).
 

Un répondant sur cinq (18 % en France, 21 % au niveau mondial) pourrait démissionner pour trouver un emploi mieux rémunéré. Plus d’un quart (29 %) des jeunes issus de la génération Z envisagent cette solution, contre moins de 10 % des baby-boomers en France.
 

La crise du coût de la vie a également un impact sur les attentes des travailleurs en matière de retraite. Près d’un tiers (30 %) des baby-boomers en France retardent leur départ à la retraite en raison de leur situation financière (26 % au niveau mondial) et 70 % des travailleurs interrogés affirment ne pas pouvoir prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient en raison de problèmes d’argent.
 

Dans le même temps, l’âge envisagé de départ à la retraite a également augmenté : l’année dernière, 72 % des répondants français pensaient prendre leur retraite avant 65 ans, ils ne sont plus que 67 % aujourd’hui (contre respectivement 61 % et 51 % au niveau mondial).
 

Bourse : Quelles perspectives pour les marchés actions en 2023 ?

Après une année 2022 difficile, quels facteurs sont susceptibles d’induire un retournement sur les différents marchés ? Réponses de Johan Van Geeteruyen, CIO Fundamental Equity de Degroof Petercam asset management (DPAM).

 

Après une année 2022 difficile pour bon nombre d’investisseurs, il semble pertinent de s’interroger sur les facteurs susceptibles d’induire un retournement sur les différents marchés. Analyse de Johan Van Geeteruyen, CIO Fundamental Equity de Degroof Petercam asset management (DPAM).

 

Le premier facteur à prendre en compte est évidemment l’inflation. Bien qu’elle paraisse avoir touché son pic, la vitesse de sa décélération ainsi que son écart par rapport à la cible de 2% seront des éléments déterminants. En effet, une inflation structurellement élevée aurait des incidences sur le remboursement des emprunts, le coût du capital et la propension à investir dans certains marchés.
 

L’un des facteurs déterminants des décisions d’investissement est le prix des actifs. Du fait du retournement des politiques des banques centrales ainsi que de l’augmentation des risques géopolitiques, les actions ont, dans l’ensemble, fortement baissé en 2022. Cependant, à la suite du récent rallye, leurs valorisations ont retrouvé des niveaux d’avant la crise, notamment aux Etats-Unis. En Europe, les actions restent par contre encore très bon marché, une faiblesse qui résulte de la poursuite de la guerre en Ukraine ainsi que de la crise énergétique. Cette situation a incité les investisseurs étrangers à se tourner vers des marchés plus sûrs tels que 

les Etats-Unis. Faut-il y voir une fenêtre d’achat ? Cela est probable, mais pas certain.
 

La liquidité est un autre facteur à prendre en compte. Après une décennie d’abondance et de marchés relativement calmes, l’attitude résolument ferme des banques centrales dans leur lutte contre l’inflation s’est traduite par une hausse de la volatilité. Or, cette dernière s’accompagne en général d’une réduction de la liquidité. L’examen des carnets d’ordres montre d’ailleurs que pratiquement aucune transaction n’est effectuée sur la base des cours d’achat/vente affichés, ce qui paraît logique compte tenu de l’extrême volatilité. Selon une récente analyse du FMI, la liquidité s’est détériorée pour toutes les classes d’actifs, quelle que soit la mesure utilisée, ce qui représente un important défi pour les valorisations.
 

Afin de mieux comprendre les raisons des baisses de cours observées l’an passé, nous avons décomposé les performances des actions. Or, il apparaît clairement que ces corrections résultent de la compression des multiples et non pas de la diminution des marges bénéficiaires. La croissance de ces dernières reste d’ailleurs très soutenue, à + 5% aux Etats-Unis et à plus de 20% en Europe ! La capacité des entreprises à générer de la trésorerie demeure bonne, ce qui leur permet de distribuer des dividendes élevés.
Reste la question cruciale de savoir si les entreprises pourront maintenir ces fortes marges. Les banques centrales étant censées lutter contre l’inflation, elles auront un impact sur les dépenses. Or, si les dépenses diminuent, il en ira de même pour la demande et, par suite, pour les bénéfices des entreprises. Pour maintenir leurs marges, ces dernières devront accroître leur productivité ou réduire leurs coûts, autrement dit procéder à des licenciements.
 

Les analystes sont devenus plus prudents, mais les révisions de leurs attentes concernant les bénéfices sont jusqu’à présent marginales alors qu’elles avaient été beaucoup plus marquées lors de précédents ralentissements. Selon le consensus, la croissance du bénéfice par action (BPA) n’a ralenti que de 5,6% aux Etats-Unis et de 5,2% en Europe (données en dollars). Elle devrait donc rester positive en 2023. De telles attentes paraissent trop optimistes pour deux raisons. D’une part, les marges bénéficiaires n’ont jamais été aussi élevées, d’autre part, les indices des directeurs d’achats (PMI) sont en phase de contraction. Par conséquent, même si les taux d’intérêt n’augmentent plus, les cours des actions devraient rester sous pression.
Si l’on examine l’évolution des révisions de bénéfices en fonction du style, il est surprenant de constater que les révisions à la baisse affectent principalement les valeurs de croissance, et ce depuis le commencement de la crise, alors qu’elles n’ont touché les titres de qualité qu’à partir de l’été dernier.  Jusqu’à présent, aucun changement n’est à observer du côté des styles substance ou risque faible. 
 

Les flux en direction des marchés actions sont un bon indicateur de la confiance des investisseurs et de leur appétit pour les actifs risqués. Pour l’heure, les craintes dominent et les investisseurs continuent à privilégier les actifs et les marchés les plus sûrs. C’est le cas des Etats-Unis dont la croissance sera moins affectée que celle de l’Europe. Soulignons également qu’outre-Atlantique les investisseurs continuent de passer des fonds actifs aux ETFs, ce qui n’est pas le cas en Europe.
 

Selon l’adage, il serait nécessaire que les investisseurs donnent des signes de capitulation avant de reprendre à nouveau des risques dans leurs portefeuilles. Il est démontré que les particuliers tendent à agir avec un certain retard, achetant lorsque les marchés approchent de leur plus haut et vendant lorsque ces derniers sont au plus bas. A l’heure actuelle, les institutionnels restent prudents et n’investissent pas dans les actifs risqués (actions et crédit). En revanche, selon le dernier rapport de la Bank of America consacré aux investissements internationaux, les particuliers sont encore investis à plus de 60 % en actions.
 

De toutes ces observations, il ressort que la chose la plus importante à surveiller est la décélération à long terme de l’inflation de base. En effet, il paraît difficile de se fier à l’évolution des bénéfices ou des liquidités. L’appétit des investisseurs pour le risque est très faible, mais on ne peut pas encore parler de capitulation et le niveau des corrections sur les marchés actions indique que la situation ne devrait pas trop empirer. En fin de compte, la seule transaction qui importe concerne l’inflation. Elle devrait atteindre son creux lorsque les taux grimperont excessivement, un moment qu’il est très difficile d’anticiper avec exactitude.
 

Concrètement, quel est le sens de ces analyses ? Faut-il attendre que le vent tourne et, entretemps, ignorer les actifs risqués ? Ce n’est pas tout à fait le cas. Chaque crise étant porteuse d’opportunités, il convient d’examiner les actifs les plus durement touchés.
 

• La Chine pourrait être un joker en 2023, car son économie continue de participer largement à la croissance mondiale.  Or, les investisseurs étrangers ayant capitulé, ce marché est très faiblement valorisé, affichant un ratio cours/bénéfice de seulement 11. Cependant, investir en Chine exige d’être très sélectif et de se concentrer sur les entreprises qui disposent de fondamentaux solides. Même si les défis persistent (bien que les présidents Xi Jinping et Jo Biden tentent d’améliorer leurs relations, la question de Taïwan demeure), ce marché recèle un potentiel de surperformance.

• Le reste de l’Asie offre également de multiples opportunités. À elle seule, l’Inde est une locomotive pour l’économie mondiale puisqu’elle devrait représenter 15 % de son PIB d’ici 2050 (20 % pour la Chine). Dans l’ensemble, la région se négocie à 13x les bénéfices, contre 17x pour les Etats-Unis dont la croissance attendue est plus faible. Jusqu’en 2050, des pays tels que le Vietnam et les Philippines devraient connaître une croissance annuelle supérieure à 4% et, de manière générale, la région bénéficiera de la croissance chinoise ainsi que de la démondialisation, notamment de la relocalisation des capitaux des entreprises. Ainsi Apple transfère une partie de sa production de la Chine vers l’Inde, et 40 % de la production d’Adidas se fait déjà au Vietnam. Par ailleurs, dans cette région, les politiques de financement public et des banques centrales sont stables et orthodoxes et un certain nombre de pays ont géré l’inflation de manière proactive.

• Sur le plan sectoriel, il existe des opportunités dans l’immobilier. Dans l’environnement actuel de hausse des taux et de détérioration de l’économie, l’immobilier coté a été plus volatil qu’à son habitude. Son réajustement n’a démarré qu’au second semestre, mais la décote moyenne des titres immobiliers cotés par rapport à leur valeur nette d’inventaire est de 50%. Cela implique une révision de 30% des prix des actifs sous-jacents et représente une hausse de 1,6% du rendement de l’immobilier. Si le marché a raison, les bilans devront être rééquilibrés au travers de réductions des dividendes, de ventes forcées ou encore de ventes de certains droits. 

 

Un certain nombre d’acteurs très endettés s’y refusent encore, mais d’autres, tels que Castellum, TAG Immo et Unibail, agissent déjà dans ce sens. Mais on observe également un certain nombre de transactions qui répondent à des stratégies de croissance (WDP, Montea), ce qui est un facteur positif. Contrairement au marché, nous estimons que l’immobilier coté a déjà réalisé l’essentiel de sa baisse et qu’il est proche de la phase de capitulation. Les nouveaux entrants attendront qu’elle se produise avant de réinvestir sur ce marché.
 

Projet de réforme des retraites : le simulateur pour tout comprendre

L’Assurance retraite met à la disposition de ses assurés un simulateur via un mini-site dédié : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr.

À la suite des annonces de la Première ministre, l’Assurance retraite, 1er régime de retraite de France, met à la disposition de ses assurés un simulateur via un mini-site dédié : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr et renforce sa ligne d’accueil.
 

Ce simulateur permettra aux assurés d’évaluer les impacts, pour leur retraite de base, du projet de réforme, en s’appuyant sur leur situation personnelle. Il sera très régulièrement complété et mis à jour, pour s’ajuster rapidement aux annonces et au projet de loi à venir.
 

Ce simulateur repose sur les éléments contenus dans les annonces du gouvernement, complétés par les données renseignées par les utilisateurs. Les résultats n’engagent pas l’Assurance retraite, mais apportent un éclairage aux assurés souhaitant s’informer sur les conséquences éventuelles des mesures pour leur future retraite.
 

Pour consulter le simulateur en ligne : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr
 

En complément et pour accompagner au plus près ses assurés, l’Assurance retraite a renforcé, à la demande des pouvoirs publics, son dispositif d’accueil sur RDV et téléphonique (avec près de 200 CDD déjà mobilisés en renfort).

Pour rappel, toutes les informations sur la réglementation toujours en vigueur sont disponibles sur le site de l’Assurance retraite : lassuranceretraite.fr Certains services ont été temporairement masqués, le temps qu’ils soient mis en conformité avec les nouvelles règles applicables.