Faut-il supprimer les péages ?

La baisse ou la suppression des péages est-elle une mesure à même d’accroître significativement le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes ?

La baisse ou la suppression des péages est-elle une mesure à même d’accroître significativement le pouvoir d’achat des classes populaires et moyennes ?

 

Les péages sont principalement payés par les entreprises et par les Français les plus aisés (qui se déplacent plus). Ainsi, une éventuelle suppression des péages génèrerait un gain de pouvoir d’achat annuel total de 1,1 milliard d’euros pour la moitié des ménages les plus modestes, mais coûterait 5 milliards d’euros à l’Etat en perte de recettes fiscales. Une baisse de 10 % des péages (qui correspondrait à une division par deux des marges des sociétés autoroutières), engendrerait un gain de pouvoir d’achat moyen limité à 14 € par an et par ménage, et de seulement 7 € pour la moitié des ménages les plus modestes.
 

Les péages sont une dépense principalement réalisée par les ménages les plus aisés. D’après les estimations d’Asterès, un ménage français dépense pour les péages autoroutiers 135 € par an en moyenne. Ces dépenses sont très inégalement réparties selon le niveau de vie : les 50 % des ménages français les plus modestes dépensent en moyenne 71 € par an pour les péages, contre 374 € (soit environ 5 fois plus) pour les 10 % des ménages les plus aisés. 
 

Supprimer les péages : 1,1 milliard d’euros de gain de pouvoir d’achat pour les 50 % des ménages les plus modestes pour un manque à gagner de 5,0 milliards d’euros de recettes fiscales. Le total des péages sont payés pour 9 % par la moitié des ménages les plus modestes, pour 24 % par la moitié des ménages les plus aisés et pour 67 % par des entreprises (camions

 

La suppression des ménages serait ainsi plus une aubaine pour les ménages aisés et les entreprises que pour les classes populaires et moyennes. Les recettes des péages sont prélevées à 40 % par l’État sous forme d’impôts et taxes. Ainsi, une suppression des péages, si elle permettrait un gain de 1,1 milliard d’euros pour la moitié de la population la plus modeste, entraînerait une perte de recettes fiscales près de cinq fois supérieure.
Une division par deux de la marge des sociétés d’autoroute génèrerait un gain de pouvoir d’achat de 14 € par an et par ménage, et de 7 € pour la moitié des Français les plus modestes d’après les estimations d’Asterès. 

 

Les profits des sociétés autoroutières, réputés excessifs, sont régulièrement pointés du doigt. Asterès n’étudie pas dans la présente note le caractère excessif ou non des profits des sociétés autoroutières, débat complexe qui mériterait une étude approfondie, et se limite à estimer les gains de pouvoir d’achat à attendre d’une éventuelle contraction des marges des sociétés autoroutières. En postulant arbitrairement, à titre d’illustration, que l’Etat décidait de réglementer les prix des péages et de les réduire jusqu’à diviser par deux la marge actuelle des sociétés autoroutières, il serait nécessaire de diminuer les prix des péages de 10 %7. Une baisse du prix de 10 % des péages génèrerait un gain de pouvoir d’achat annuel d’environ 14 € par ménages, et d’environ 7 € pour la moitié des ménages les plus modestes.
 

Empreinte carbone : Qui doit agir ?

73% des Français estiment que c’est à l’État de conduire le changement en donnant plus de moyens d’agir aux citoyens.

73% des Français estiment que c’est à l’État de conduire le changement en donnant plus de moyens d’agir aux citoyens.  

94% des Français estiment que la protection de l’environnement est un sujet important (+1pt vs. 2021).
Pour 6 sur 10 d’entre eux (59%), il faut poursuivre les politiques d’environnement en période de crise car elles ne sont pas incompatibles avec la croissance et l’emploi.

 

Face à l’urgence climatique, les Groupes EBRA et SUEZ ont mis en place depuis 2021 le baromètre « Les Français et leur empreinte carbone », avec l’institut de sondage Odoxa.

 

Cette enquête vise à mesurer l’évolution des préoccupations environnementales des Français, leur connaissance et actions en matière d’empreinte carbone et environnementale ainsi que leurs attentes pour l’avenir.

 

La vague 2022 du baromètre a été réalisée en ligne, du 29 juin au 1er juillet, auprès d’un échantillon de 1 533 Français, représentatif de la population nationale âgée de 18 ans et plus.

Cette nouvelle enquête révèle qu’entre inflation et essoufflement de l’implication citoyenne, les Français attendent un engagement plus important de l’Etat, à travers des aides financières notamment :

   Les Français sont très majoritairement convaincus que réduire « vraiment » notre empreinte carbone n’implique pas seulement de changer de petites choses mais toute notre manière de vivre (77%) et ils jugent également que c’est à l’Etat de conduire ce changement en donnant plus de moyens d’agir aux citoyens (73%).

 

Les souhaits d’accompagnement par l’Etat sont prioritairement tournés vers un soutien matériel comme des aides pour encourager à changer d’organisation tels que le chauffage, l’électricité, la mobilité… (57%) et des primes pour les personnes triant systématiquement tous leurs déchets (50%).

L’implication des Français est importante mais progressera-t-elle assez vite pour répondre aux enjeux actuels ?

 

Le concept d’empreinte carbone reste mal maîtrisé : tous les Français en ont entendu parler (95%) mais seuls 49% savent précisément ce dont il s’agit (+1pt). Ils sont plus nombreux cette année à considérer que mettre en place des actions pour limiter son empreinte carbone est coûteux (71%, +7pts) et compliqué (67%, +4pts).

 

Au quotidien, certaines éco-pratiques ont majoritairement été mises en place mais leur adoption stagne : 66% des Français limitent les livraisons à domicile de repas (-2pts), 52% mangent moins de viande rouge (-1pt) et 39% ont renoncé, lorsqu’ils le pouvaient, à se déplacer en voiture au quotidien (+6pts).

1 Français sur 2 (49%) déclare qu’il lui serait difficile de changer ses habitudes quotidiennes en matière de transports.
 

Quelle modification du calcul du taux de l’usure des prêts ?

Un espace de dialogue s’ouvre enfin entre les courtiers et la Banque de France pour défendre l’accès à la propriété des particuliers et modifiant le calcul du taux de l’usure.

Un espace de dialogue s’ouvre enfin entre les courtiers et la Banque de France pour défendre l’accès à la propriété des particuliers et modifiant le calcul du taux de l’usure.

Après plusieurs mois de tensions entre l’Union des Intermédiaires de Crédit (U.I.C.) et la Banque de France au sujet des conséquences dramatiques de l’évolution trop lente du taux d’usure sur les emprunteurs et la profession de courtier, un dialogue constructif vient de s’ouvrir avec l’institution financière et monétaire nationale.

“Je tiens à adresser mes plus chaleureux remerciements aux nombreux courtiers et à tous les professionnels du secteur de l’immobilier qui se sont mobilisés lors de cette première manifestation de l’histoire de notre profession” déclare Bérengère Dubus, secrétaire générale de l’U.I.C. . “Cette mobilisation unitaire a enfin rendu visible la profession de courtier et la valeur de son engagement au côté des emprunteurs” se réjouit-elle. “Au nom de l’U.I.C., je remercie également François Villeroy De Galhau, gouverneur de la Banque de France, de nous avoir reçu au sein d’une délégation que nous avions voulu représentative de la diversité de notre métier”.

 

Lors de ce temps de dialogue avec les courtiers, le gouverneur de la Banque de France a rappelé “l’intérêt des Français à maintenir un crédit dynamique” et a pris deux engagements devant les représentants du syndicat professionnel : la possibilité pour l’U.I.C. de proposer des suggestions techniques à la Banque de France dans les meilleurs délais et la garantie d’une rehausse de l’usure significative et régulière.

“Cette première rencontre qui a abouti à l’inclusion de l’U.I.C. dans les cycles de travail à venir sur le taux d’usure constitue une très grande avancée pour les courtiers, les professionnels du secteur immobilier et plus largement pour les emprunteurs” explique Bérengère Dubus. “Nous espérons que s’ouvrira désormais une période de dialogue respectueuse de tous les acteurs dont on ne pourra plus exclure les courtiers”
 

Immobilier : Un site pour les « refus de prêt »

Un site internet est lancé pour regrouper tous les emprunteurs dont le financement a été refusé par une ou plusieurs banques.

Un site internet est lancé pour regrouper tous les emprunteurs dont le financement a été refusé par une ou plusieurs banques.

 

Ce site non commercial lancé par le courtier Cafpi a pour mission de donner la parole à ceux dont les projets ne parviennent pas à aboutir pour de multiples raisons, et plus particulièrement, dans le contexte actuel, à ceux dont la demande de crédit a été retoquée en raison du mode de calcul déficient du taux d’usure.

 

Des projets immobiliers rangés dans les cartons

 

Depuis le mois de juillet, les professionnels du crédit observent plusieurs phénomènes : une remontée des taux qui s’est fortement accélérée (+0,36% entre juin et août sur les maturités de prêt les plus longues 20 et 25 ans) conjuguée à un taux d’usure figé à 2,57% (assurance emprunteur incluse) encore jusqu’au 1er octobre prochain.

Cette situation a pour conséquence de freiner drastiquement la production de crédit immobilier. Pour rappel, ce sont 42% des dossiers présentés par Cafpi à ses partenaires bancaires depuis le 1er juillet qui ont été rejetés, le plus souvent en raison du taux d’usure.

 

Ainsi, des dizaines de milliers de Français parfaitement solvables se voient empêchés d’emprunter à des taux pourtant inférieurs de 4 points à l’inflation, et se trouvent contraints d’attendre que le taux d’usure s’ajuste pour pouvoir de nouveau emprunter, à des taux qui seront alors bien supérieurs. Ceux qui ne sont pas encore propriétaires subissent dans l’intervalle des indexations de loyers pouvant aller jusqu’à 3,5%.

 

Un site dédié aux emprunteurs déçus

 

Le premier objectif de ce site est d’informer les emprunteurs ayant essuyé un premier refus quant aux solutions qui peuvent permettre de représenter leur dossier avec succès : délégation d’assurance-emprunteur, raccourcissement du plan de financement ou encore opter pour une formule à taux révisable ou à taux mixte…Donner la parole aux emprunteurs en leur permettant d’interpeller les pouvoirs publics

 

Retards de paiement : La situation s’améliore pour les entreprises

Avec 13 jours de retard en moyenne, les délais de paiement en Europe retrouvent les niveaux d’avant crise Covid. Face à la crise, les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations fournisseurs.

Avec 13 jours de retard en moyenne, les délais de paiement en Europe retrouvent les niveaux d’avant crise Covid. Face à la crise, les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations fournisseurs.

 

Le groupe Altares, expert historique et référent de la data d’entreprise dévoile le panorama des retards de paiement des entreprises en Europe et en France au 2e trimestre 2022. Alors qu’ils s’inscrivaient en forte hausse dès l’été 2020, atteignant 14,5 jours au 4e trimestre 2020, les retards de paiement à l’échelle Europe diminuent rapidement pour retrouver des seuils d’avant crise. A l’heure actuelle, près d’une entreprise européenne sur deux (48,4 %) paye ses fournisseurs à l’heure. Une dynamique portée d’une part par les nettes améliorations enregistrées en France et en Belgique, et d’autre part par les comportements restés vertueux chez les entreprises d’Allemagne et des Pays-Bas. Alors que le Vieux Continent est confronté à de profonds bouleversements, les comportements de paiement des entreprises restent très modérés. Premier élément d’explication avancé : les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations avec leurs fournisseurs, à l’heure où les chaînes d’approvisionnement sont exposées à de nombreuses crises.

 

La France repasse sous le seuil symbolique des 12 jours

 

Dans une Europe ou les comportements de paiement s’avèrent très hétérogènes, la France retrouve sa valeur référence proche des 12 jours de retard en moyenne. Au 2ème trimestre 2022, elle passe même sous ce seuil, à 11,6 jours, renouant avec les niveaux d’avant crise.

Les entreprises françaises, comme leurs consœurs européennes, présentaient durant l’été 2020 des retards de paiement au plus haut depuis près de vingt ans, au-delà de 14 jours.  Depuis, l’amélioration progressive a permis de réduire ce délai de près de 3 jours. 

Les Pays de la Loire meilleurs payeurs. L’Ile-de-France à la traîne malgré une très nette amélioration des comportements sur ces derniers mois.

 

Les fournisseurs des entreprises franciliennes, dont le retard de règlement avait dépassé 20 jours au plus haut de l’épisode Covid, ont « gagné » 4 jours de délai. Néanmoins, avec un décalage encore supérieur à 16 jours, un effort reste à faire pour approcher la moyenne nationale.

Les entreprises ultramarines sont encore au-dessus avec des décalages de paiement de plus de 19 jours.

 

A l’inverse, la performance des Pays-de-la-Loire est à souligner. Après avoir réussi à contenir les retards à peine au-dessus de 11 jours (11,3) en été 2020, les entreprises ligériennes affichent désormais seulement 9 jours de retard. Il s’agit du meilleur délai du pays, avec la Bretagne dont les retards étaient restés sous la barre des 11 jours (10,9) en été 2020.

 

Une corrélation entre retard de paiement et taille de l’entreprise

 

Les données l’attestent, plus l’entreprise est grande, plus les retards de paiement s’allongent.

Sur le deuxième trimestre 2022, les organisations employant entre 200 et 999 personnes présentent un retard de 13,7 jours (+ 2 jours vs. moyenne toutes tailles confondues). Les structures les plus grandes d’au moins 1000 salariés, présentent un retard moyen de 16,7 jours, soit plus de 5 jours de plus comparé à la moyenne.

A l’inverse, les structures de 10 à 49 salariés présentent traditionnellement de meilleures performances. C’est actuellement le cas avec des reports de règlements de moins de 11 jours (10,8 jours). Les plus petites entreprises, comptant moins de trois salariés, ne sont jamais parvenues à redescendre sous 12 jours depuis la crise sanitaire. Des tensions sur les paiements étaient même constatées en fin d’année 2021 et début 2022.

Les activités B2C toujours plus fragilisées. La filière textile-habillement particulièrement impactée

Les activités où l’on observe les comportements les moins vertueux restent les activités B2C, fragilisées depuis la crise Covid. Parmi celles-ci on retient : la restauration (19,4 jours), les salons de coiffure ou de beauté (19 jours) et le commerce de détail d’habillement (17,6 jours).

La filière textile-habillement est également sous tension en B2B. Le commerce de gros affiche un retard de plus de 18 jours tandis que dans la fabrication, le décalage qui avait approché 12 jours en 2021 remonte au-delà de 13 jours depuis le début de l’année.

Parmi les autres activités peu vertueuses figure la promotion immobilière qui n‘est jamais parvenue à redescendre sous le seuil des 20 jours. Actuellement, les promoteurs décalent leurs règlements de près de 24 jours en moyenne.

A l’inverse, quelques activités présentent des retards de paiement inférieurs à 10 jours. En tête de celles-ci le bâtiment (8,2 jours) et l’assurance (8,9 jours), suivis de l’édition (9,2 jours), la fabrication de matériaux de construction (9,4 jours) ou la réparation-maintenance industrielle (9,4 jours).
 

A Paris, le marché de l’immobilier haut de gamme s’étend à l’Est

Alors que le marché immobilier haut de gamme ne concernait, depuis des décennies, que certains arrondissements de l’Ouest et du centre de Paris, il s’étend désormais à l’ensemble de la capitale.

Alors que le marché immobilier haut de gamme ne concernait, depuis des décennies, que certains arrondissements de l’Ouest et du centre de Paris, il s’étend désormais à l’ensemble de la capitale.

 

Une véritable révolution, signe d’une approche inédite et probablement pérenne de la vie parisienne. « Cet élargissement du marché vers les arrondissements autrefois délaissés par notre clientèle contribue certainement à la stabilisation globale des prix parisiens », ajoute Richard Tzipine, directeur général de Barnes. « Dans nos agences, le prix moyen, tous arrondissements confondus est, en effet, stable depuis 2020. Il s’établissait à 14 633 €/m² fin juin 2022. Avec des écarts allant du simple au double entre le VIIe (19 325 €/m²) et le XIXe arrondissement (9 022 €/m²) » complète-t-il.

 

La vie de village de l’Est parisien

 

Le XIe arrondissement est l’un des grands gagnants de ce déplacement du centre de gravité immobilier. Le quartier de la Bastille semble avoir définitivement gagné ses galons de secteur de premier choix pour les acheteurs haut de gamme, avec des prix s’établissant autour de 12 500 €/m² en moyenne, mais pouvant se montrer bien supérieurs pour des biens dotés d’un espace extérieur ou d’une vue. « Nous sommes très proches du Marais pour des prix nettement moindres, explique Sébastien Mouton, directeur BARNES Paris Est. Ce qui séduit une nouvelle clientèle étrangère, composée en majorité d’Espagnols, d’Italiens et d’Américains. Ils souhaitent y découvrir des enseignes indépendantes et des bistrots à l’ancienne davantage que des boutiques et des marques que l’on peut trouver partout ailleurs ». Des quartiers comme Faidherbe et Charonne séduisent ainsi de nouvelles générations d’acheteurs, souvent artistes, designers ou créateurs, à la recherche d’authenticité et de simplicité dans leur vie quotidienne.

« Avec des prix raisonnables, autour de 12 000 €/m² en 2021, les XIIe et XXe arrondissements connaissent la même dynamique, poursuit Sébastien Mouton, notamment parce que l’on peut y dénicher des appartements avec de grandes terrasses aux derniers étages d’immeubles des années 70, ce qui est rare dans le reste de Paris ».

 

La chasse aux pépites dans le Xe et XIXe

 

Le Xe arrondissement compte des quartiers bourgeois cotés depuis des générations, à la limite du IXe et autour du canal Saint-Martin. « La clientèle y est globalement la même que dans les VIIIe et IXe arrondissements, avec des acheteurs fortunés cherchant des biens de caractère jusqu’à 15 000 €/ m² », estime Sophie Neama, directrice de BARNES Paris Xe/XIXe. Changement de décor au nord de l’arrondissement, avec des secteurs beaucoup plus populaires autour de la gare de l’Est, du boulevard de Magenta et de la place Stalingrad. « Alors que le reste de Paris est souvent devenu inabordable financièrement pour les primo-accédants, même dotés de revenus et d’apports confortables, ces quartiers comptent de sublimes appartements dans des immeubles haussmanniens ou Art déco à des prix compris entre 9 000 et 10 000 €/m² », ajoute-t-elle. Plus inattendu, les abords de la Gare du Nord, attirent une clientèle d’affaires à la recherche d’un pied-à-terre. « Qu’il s’agisse de Britanniques, de Néerlandais, de Belges ou de Français expatriés en Europe du Nord, ces acheteurs préfèrent séjourner chez eux plutôt qu’à l’hôtel lorsqu’ils viennent à Paris ».

Le XIXe, qui est depuis des décennies l’arrondissement le moins cher de Paris a, pour sa part, repris des couleurs lors des différentes vagues de confinement, grâce à ses grandes avenues arborées, ses espaces verts, ses nombreux immeubles dotés de terrasses ou de rooftops et ses maisons « Aux abords des Buttes-Chaumont, vers la Butte Bergeyre ou la Mouzaïa, la clientèle se répartit équitablement entre acheteurs habitant déjà sur place, qui ne se verraient pas vivre ailleurs, et nouveaux venus attirés par le rapport qualité/prix et la possibilité de trouver des biens dotés d’extérieurs », ajoute Sophie Neama.

Dans cet arrondissement, on peut acheter une maison avec un -petit- jardin ou un appartement avec une grande terrasse panoramique pour environ 2 millions d’euros. Les transactions peuvent dépasser 3 millions d’euros pour les biens d’exception, à condition qu’ils bénéficient d’un emplacement de première qualité, ce qui se joue à une rue près. « Avec des prix compris entre 7 000 et 14 000 €/m², le XIXe arrondissement semble receler d’innombrables opportunités aux allures de pépites. La clientèle étrangère n’y est, pour l’instant, pas présente, mais cela ne devrait pas durer », conclut-elle.

 

La recherche de surfaces familiales dans les XIIIe et XIVe

 

« Le souhait de retrouver une vie de village explique en grande partie le regain d’intérêt manifesté par la clientèle familiale pour les XIIIe et XIVe arrondissement », assure Julien Meguidech, directeur de l’agence BARNES Panthéon. « Le Ve, longtemps resté dans l’ombre de ses prestigieux voisins, les VIe et VIIe arrondissements, les a quasiment rejoints en matière de prix et fait, aujourd’hui, figure de valeur établie pour l’immobilier de prestige. Il est, en revanche, assez nouveau que les familles à la recherche de mètres carrés supplémentaires acceptent, sans hésiter, de se diriger vers le XIIIe ou le XIVe pour y dénicher des biens atypiques, des maisons ou des ateliers d’artistes », complète-t-il.

 

Les quartiers des Gobelins et de Port-Royal sont ainsi devenus, en quelques années, un marché de report naturel pour des Parisiens qui n’auraient auparavant jamais songé à quitter les abords du Jardin du Luxembourg ou du Panthéon. La condition est, toutefois, souvent de rester à 20 ou 25 minutes des établissements privés du VIe arrondissement (l’École Alsacienne, Stanislas…). « Il ne s’agit aucunement d’un achat immobilier par dépit, mais d’un choix de leur part, d’une nouvelle manière de concevoir la vie à Paris, peut-être de manière plus pragmatique. Dans ce contexte, les déplacements en voiture sont abandonnés au profit des circulations douces et des transports en commun », observe Julien Meguidech. A noter que cette tendance ne concerne pas, pour l’instant, la clientèle étrangère, encore attachée aux quartiers et aux arrondissements plus traditionnels.
 

Les salaires prennent le chemin de la hausse

L’indice du salaire mensuel de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % et l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022.

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % et l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022.

 

L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) progresse de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022 dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales. Il croît de 1,3 % dans le tertiaire, de 1,2 % dans l’industrie et de 0,9 % dans la construction. Sur un an, le SHBOE augmente de 3,5 % fin juin 2022 après + 2,5 % fin mars 2022.

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % au cours du 2e trimestre 2022. Sur un an, il augmente de 3,1 % après + 2,3 % le trimestre précédent.

Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation : les prix à la consommation (pour l’ensemble des ménages et hors tabac) augmentent de 6,0 % entre fin juin 2021 et fin juin 20221. Sur un an et en euros constants, le SHBOE diminue donc de 2,5 % et le SMB de 2,9 %.

 

Par secteur d’activité, le SMB croît, au cours du 2e trimestre 2022, de 1,1 % dans l’industrie et le tertiaire, et de 0,8 % dans la construction. Sur un an, il augmente de 3,1 % pour le tertiaire, de 3,0 % pour l’industrie, et de 2,6 % pour la construction. En euros constants et sur la même période, il diminue respectivement de 2,9 %, 3,0 % et 3,4 % pour chacun de ces secteurs (tertiaire, industrie et construction).

Par catégorie socioprofessionnelle, le SMB progresse, au cours du 2e trimestre 2022, de 1,3 % pour les employés, de 1,2 % pour les ouvriers, et de 0,8 % pour les professions intermédiaires et les cadres. Sur un an, il augmente de 3,8 % pour les employés, de 3,3 % pour les ouvriers, et de 2,4 % pour les professions intermédiaires et les cadres. En euros constants et sur la même période, il baisse respectivement de 2,2 %, 2,7 %, 3,6 % et 3,6 % pour chacune de ces catégories (employés, ouvriers, professions intermédiaires et cadres).

 

(source Dares)
 

Comment les Français se préparent et envisagent les économies d’énergie pour cet hiver ?

Avec l’arrivée de l’hiver, les Français sont-ils prêts à réaliser des économies d’énergie ? Réponses avec une enquête menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française.

Avec l’arrivée de l’hiver, Rothelec, le spécialiste du chauffage électrique économique, inventeur de radiateur à inertie, a voulu savoir si les Français étaient prêts à réaliser des économies d’énergie avec une enquête menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française. 

Qui doit être le plus sobre énergétiquement ? 
En ce qui concerne la question de la sobriété énergétique, les Français ont un avis bien tranché : plus de 54 % pensent que les particuliers doivent faire moins d’efforts que les professionnels. Seulement 39 % estiment que les efforts doivent être équivalents et 4 % que ce sont aux particuliers de faire plus d’économies. 

Pour ou contre pour la baisse des températures dans les maisons cet hiver ? 
Pour ce qui est de faire baisser la température dans les habitations quand le thermomètre sera au plus bas, les Français sont très divisés : 48 % estiment qu’il s’agit d’une bonne idée mais 39 % pensent que non et 13 % ne savent pas encore répondre à cette question. 
 
De plus, entre le fait de savoir que la baisse des températures est une bonne idée et le faire, il existe aussi un fossé. En effet, 45 % des personnes interrogées déclarent qu’elles diminueront effectivement cet hiver le chauffage de leur habitation de quelques degrés mais 44 % avouent que non et 11 % n’ont pas encore pris leur décision. 

Une baisse de combien ? 
Faire baisser la température de leur habitation ne signifie pas pour autant que les Français vont rester à 18°C. Ainsi, la température de confort du salon des Français cet hiver sera pour 33 % entre 20°C et 18°C, pour 31 % entre 22°C et 20°C et pour 29 % entre 24°C et 22°C. Il semble donc que les recommandations de faire baisser les températures entre 18°C et 19°C ne soient pas totalement respectées dans les faits. 

Comment vraiment réaliser des économies ? 
Pour vraiment faire baisser la facture énergétique, les Français ont de bonnes idées. Ainsi, 77 % considèrent qu’une bonne isolation des murs, des plafonds et des sols est la solution la plus efficace. 
En deuxième place, 65 % pensent que le chauffage solaire est pertinent et 61 % qu’il faut installer des radiateurs haut de gamme. 

Plus d’1 Français sur 2 prévoit de changer de chauffage
En mai 2022, plus de 47 % des Français prévoyaient déjà de changer ou d’améliorer leur système de chauffage. En septembre, ils sont plus de 51 % dans ce cas, soit une augmentation de 4 points en seulement 4 mois. 

L’électrique toujours le choix N°1
Si l’électricité reste encore le choix numéro des Français, il baisse cependant de 39 % en mai à 36 % en septembre. Le Gaz quant à lui chute véritablement de 33 % à 24 % alors que le solaire grimpe de 11 % à 23 %. Le chauffage au bois augmente également de 9 % à 19 %. 
 

Comment redonner de l’air aux emprunteurs immobilier ?

Pour Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage, « Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air aux emprunteurs ».

Pour Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage, « Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air aux emprunteurs ».

La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne (BCE) a augmenté ses taux directeurs de 0,75 points de base, ce qui devrait entraîner une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier dans les prochaines semaines. Toutefois, la majorité des banques a d’ores et déjà anticipé cette décision en procédant à une nouvelle hausse début septembre. Si le taux moyen sur 20 ans s’élève à 1,90 %, de nombreux établissements prêtent aujourd’hui à des taux bien supérieurs à 2 %. Si l’on ajoute les frais (garantie, dossier…) et l’assurance emprunteur, le taux annuel effectif global (TAEG) dépasse donc largement les taux d’usure, qui sont actuellement très bas. De nombreux acquéreurs doivent donc essuyer un refus de financement. Chez Artémis courtage, une trentaine de pourcents des dossiers ne peuvent pas être présentés aux banques ou financés selon les régions, ce qui est élevé.  

Comment vont évoluer les taux d’usure ?
Dès le 1er octobre prochain, les taux d’usure, calculés en fonction de la moyenne des taux accordés lors du trimestre précédent, vont remonter mathématiquement. Cependant, au même moment, les taux de crédits immobiliers risquent aussi d’augmenter, ce qui ne devrait donc pas permettre de réduire drastiquement le nombre de refus de prêts. Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air et permettre à davantage d’acquéreurs de pouvoir emprunter. 

Quelles sont les conséquences du durcissement de l’accès au crédit ?
Entre les taux d’usure très bas et les conditions imposées par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), la durée des prêts s’est fortement rallongée. Chez Artémis courtage, elle est, par exemple, en hausse de 6 mois entre août 2021 et 2022 (+7 mois pour les primo-accédant). Autre constat : les risques de contentieux vont augmenter. Face aux nombreux refus de crédit, de plus en plus d’emprunteurs se retournent contre leur courtier ou leur banque pour prendre en charge les pénalités en cas de refus hors délai, sollicitées par leurs vendeurs. 

Quelles sont les solutions pour emprunter ?
Certaines astuces permettent de contourner les taux d’usure. S’il en a la possibilité, un emprunteur peut augmenter le montant de son apport personnel en sollicitant, par exemple, l’aide familiale ou en puisant dans son épargne disponible. Il peut aussi souscrire une assurance emprunteur moins chère dans un autre établissement. Cela est aujourd’hui facilité par le législateur. En revanche, opter pour un prêt à taux variable nous semble peu judicieux. Ces prêts dont le taux d’intérêt n’est pas défini à l’avance font peser un risque important sur l’emprunteur. 

 

Le profil des nouveaux emprunteurs franciliens

Basée sur 7 150 prêts immobiliers réalisés au premier semestre 2022 par le Crédit Agricole d’Ile-de-France, cette étude pour le site Où-acheter-idf.fr met en lumière, dans sa 7ème édition, le profil des nouveaux emprunteurs franciliens.

Basée sur 7 150 prêts immobiliers réalisés au premier semestre 2022 par le Crédit Agricole d’Ile-de-France, cette étude pour le site Où-acheter-idf.fr met en lumière, dans sa 7ème édition, le profil des nouveaux emprunteurs franciliens.

 

Dans un contexte de mutation du marché immobilier, quels sont les départements et les communes qui attirent les nouveaux emprunteurs ?
 

Les Hauts-de-Seine (92) : en tête des 3 départements les plus prisés en Île-de-France avec 20% des projets. 3 communes se démarquent :
En tête du classement, Boulogne-Billancourt qui détient 8,5% des projets réalisés dans le département venant détrôner Rueil-Malmaison qui se positionne en 2nde place du classement. Colombes conserve sa 3e place et continue de conquérir le cœur des emprunteurs.

Paris (75) : 16,4% des projets immobiliers, avec une légère augmentation de 7,3% du montant moyen du projet et de 3,6% pour le montant moyen du prêt par rapport au 1er semestre 2021. Paris 18 se place en première position avec 11,6% des projets du département. Paris 15 et Paris 11 viennent se placer respectivement à la 2nde et 3ème place..

 

L’Essonne (91) : 15,3% des projets immobiliers, avec une légère augmentation de 6,55% du montant moyen du prêt et de 6% du montant moyen du projet par rapport au 1er semestre 2021. Massy (4,7% des projets réalisés dans le département) est en 1ère position devant Evry-Courcouronnes et Palaiseau.

– Quelles sont les 3 communes les plus prisées en Île-de-France ?
Le 18e arrondissement, le 15e arrondissement et Boulogne-Billancourt.

Nouveaux emprunteurs franciliens, quel profil dans un marché immobilier post-crise sanitaire ?

– Les primo-accédants (premier achat) : les Hauts-de-Seine devient le département le plus attractif devant Paris alors que l’Essonne passe de la 1ère à la 3ème position.

Ils sont âgés en moyenne de 34 ans et empruntent 312 065€ (11% de plus comparé au premier semestre 2021) sur une durée de 270 mois. Côté montant moyen du projet alloué, la dynamique se poursuit et atteint 411 425€ soit une augmentation de 13,4% sur la même période.
Ils sont de moins en moins nombreux et deviennent minoritaires, ils représentent désormais près de 48% des emprunteurs. Ils achètent principalement dans l’ancien.
 

Seulement 8% d’entre eux font le pari d’investir dans Paris intra-muros, chiffre qui continuent de baisser depuis plusieurs semestres.

– Les secundo-accédants (achat-revente): des projets de plus en plus importants notamment en grande couronne.

Ils sont âgés en moyenne de 40 ans et empruntent en moyenne 597 776€ (+9,5%) sur 193 mois. L’accélération du montant moyen du projet constatée sur les derniers semestres reste toujours aussi forte avec une hausse de 11,1% soit un passage à 794 565€.
Ils sont 48,5% à opter pour l’acquisition d’une maison, un chiffre qui baisse légèrement par rapport à l’année précédente. Ils recherchent majoritairement des communes où il fait bon vivre, tout en restant connectés à Paris et sa proche banlieue. Les principaux critères d’attraction sont la présence de moyens de transport, les espaces verts, la qualité des établissements scolaires et le niveau de sécurité locale.