La Bourse attire toujours plus de petits actionnaires

De début janvier à la fin mars 2021, quelque 772.000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, soit un plus haut niveau depuis un an.

De début janvier à la fin mars 2021, quelque 772.000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, soit un plus haut niveau depuis un an.

Le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions est resté « à un niveau élevé » au premier trimestre, selon les chiffres de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le flux régulier de nouveaux investisseurs a augmenté, tandis que les volumes de transaction ont atteint un niveau historique. De début janvier à la fin mars 2021, quelque 772.000 particuliers ont acheté ou vendu des actions, soit un plus haut niveau depuis un an. Les trois premiers mois de l’année ont aussi été favorables aux ETF, avec 111.000 investisseurs, loin cependant du record enregistré au premier trimestre 2020 (147.000).

« Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés, sans dépasser le pic atteint à l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail », souligne l’AMF. Plus de 600.000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019, à l’exception du quatrième trimestre.

Le nombre de nouveaux investisseurs, n’ayant jamais passé d’ordre jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018, s’est quant à lui élevé à 70.000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

PER : Comment investissent les épargnants ?

Le Plan Épargne Retraite (PER), introduit par la loi Pacte, est devenu le fondement même de la retraite par capitalisation. Comment les Français se sont -ils appropriés le dispositif ?

Le Plan Épargne Retraite (PER), introduit par la loi Pacte, est devenu le fondement même de la retraite par capitalisation. Comment les Français se sont -ils appropriés le dispositif ?

Tout au long de leur vie, les Français construisent leur « Patrimoine Retraite » en cotisant dans les régimes obligatoires par répartition ; mais c’est aussi ce qu’ils peuvent mettre en place en retraite par capitalisation pour venir l’enrichir et le Plan Épargne Retraite (PER), introduit par la loi Pacte, est le fondement même de la retraite par capitalisation. Un an après le lancement de son Plan Épargne Retraite individuel, Altaprofits rend publics les éléments significatifs de choix sur une base de 1 200 adhérents à son PER, dans le cadre de leur stratégie individuelle de financement de leur retraite.

Réalisée en février 2021, l’étude révèle que 76 % des adhérents ont choisi d’investir en Unités de compte (UC), c’est-à-dire dans des actifs plus risqués mais aussi plus rentables (qu’un fonds en euros par exemple) dans une logique de long terme et profitables à l’économie réelle. 99 ,92 % des adhérents ont opté pour la défiscalisation de leurs versements à l’entrée, à savoir une baisse immédiate de leur revenu imposable.

Comment le gouvernement veut supprimer les Livrets défiscalisés… en doublon

Le contrôle de la multidétention de produits d’épargne réglementée va être étendu à l’ensemble des produits d’épargne.

Le contrôle de la multidétention de produits d’épargne réglementée va être étendu à l’ensemble des produits d’épargne.

Limité jusqu’à présent au seul livret A, le contrôle de la multidétention de produits d’épargne réglementée va être étendu à l’ensemble des produits d’épargne générale défiscalisé, le livret d’épargne populaire (LEP), les plans d’épargne populaire ouvert avant septembre 2003, le livret jeune, le livret de développement durable et solidaire (LDDS), les deux produits d’épargne-logement (CEL et PEL) et le plan d’épargne en actions (PEA).

L’entrée est vigueur des nouvelles règles est subordonnée à la publication d’un arrêté qui interviendra au tard le 1er janvier 2024. Comme actuellement pour l’ouverture d’un livret A, l’établissement financier qui est saisi d’une demande d’ouverture devra rappeler au déposant à l’origine de la demande qu’il ne peut détenir qu’un seul produit de la même catégorie. En cas d’irrégularité constatée et notifiée à l’épargnant, ce dernier disposera d’un délai de deux mois pour corriger sa situation, sous peine de voir les produits maintenus irrégulièrement soldés d’office et les sommes transférées sur un autre compte ouvert dans le même établissement ou, à défaut, sur un compte d’attente.

Épargne : Un surplus de 200 milliards d’euros d’ici à fin 2021

Selon les derniers chiffres de l’Insee, les 25 % des ménages les plus aisés ont épargné un peu plus de 10 000 euros en moyenne en 2020. Les 25 % les plus pauvres n’ont mis de côté que 218 euros. Au total, les Français ont épargné près de 200 milliards d’euros.

Selon les derniers chiffres de l’Insee, les 25 % des ménages les plus aisés ont épargné un peu plus de 10 000 euros en moyenne en 2020. Les 25 % les plus pauvres n'ont mis de côté que 218 euros.

Au total, les Français ont épargné près de 200 milliards d’euros. Entre le début de la crise, au printemps 2020, et la fin de l’année 2021, les ménages devraient avoir épargné environ 200 milliards d’euros de plus que ce qu’ils auraient mis de côté en temps normal, selon les calculs de la Banque de France.

Sur l’ensemble de l’année 2020, les Francais ont ainsi épargné plus de 20 % de leurs revenus (environ 20,3%), contre 14,5% entre 1992 et 2019. Dans une note parue le 12 octobre 2020 sur les dynamiques de consommation pendant la crise, le Conseil d’analyse économique estime que les ménages les plus aisés ont davantage de capacité à réduire leurs dépenses en temps de crise, une fois leurs besoins essentiels pourvus.

Les moins aisés, en revanche, se seraient plutôt endettés pour pouvoir continuer à assumer le paiement de leurs loyers, se nourrir ou mettre du carburant dans leur véhicule. Les 25 % des ménages les plus aisés ont épargné un peu plus de 10 000 euros en moyenne en 2020.

Les 25 % les plus pauvres n'ont mis de côté que 218 euros. Ce comportement prudent semble devoir se prolonger encore en 2021, au moins sur le premier semestre, comme en atteste la collecte du Livret A en janvier : elle a atteint 6,32 milliards d’euros, contre 4,13 milliards en janvier 2020.

L’assurance-vie retrouve sa dynamique

Au mois de janvier 2021, l’assurance-vie signe une deuxième collecte nette mensuelle positive. Elle fait suite à neuf mois consécutifs de décollecte.

Au mois de janvier 2021, l’assurance-vie signe une deuxième collecte nette mensuelle positive. Elle fait suite à neuf mois consécutifs de décollecte.

En janvier, la collecte nette en assurance-vie est positive, à +2 milliards d’euros. La collecte nette en unités de compte s’élève à +2,7 milliards d’euros. C’est près de quatre fois supérieure à celle de décembre 2020, s’inscrivant dans la dynamique observée depuis plusieurs mois. Le mois de janvier est traditionnellement porteur pour l’assurance vie. Une seule décollecte a été enregistrée ces dix dernières années, en 2012, avec -1,3 milliard d’euros.

En moyenne, la collecte nette a été, sur cette période, de 1,8 milliard d’euros. Selon Philippe Crevel, du Cercle de l’Épargne, « les ménages effectuent, en début d’année, des arbitrages sur leur épargne. Ils y sont notamment incités par le versement, en décembre, des 13e mois et des primes de fin d’année. En 2021, ils ont pu puiser dans leur cagnotte « covid », plus de 80 milliards d’euros essentiellement placés en produits liquides et sûrs.

L'amélioration depuis la fin du premier confinement des résultats d'assurance-vie s'explique également par l'adaptation à la crise des professionnels de l’épargne qui ont développé les rendez-vous téléphoniques ou les réunions en visioconférence. Les épargnants recourent également de plus en plus à Internet pour réaliser leurs arbitrages. »