Pourquoi l’hydrogène flambe en bourse !

Depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. Simple phénomène de mode ou bulle spéculative ?

Depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. Simple phénomène de mode ou bulle spéculative ?

Le 8 juillet, Enogia, fabricant de microturbines et de compresseurs pour piles à combustible et à hydrogène, va entrer en bourse ! La société espère lever 11 millions d'euros pour financer sa R&D, son développement commercial et l'extension de son site de production.

Les dirigeants-fondateurs de la société marseillaise ambitionnent de faire passer le chiffre d'affaires de 2 millions d'euros l'an passé à 95 millions en 2025. Ils misent sur l'explosion de la nouvelle activité compresseurs pour piles à combustible et à hydrogène, qui représenteraient 50 à 60% de ses ventes dans cinq ans, contre à peine 7% en 2020.

Une de plus ! Car depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. J’en veux pour preuve, les parcours impressionnants de McPhy Energy ou Ceres Power. Plus récemment, c’est Hopium, le Tesla français qui a marqué les esprits avec sa « Machina », ou encore HRS (Hydrogen-Refueling-Solutions) et Hydrogène de France qui sont entrées en fanfare sur le marché français durant le premier semestre 2021, levant au passage plusieurs centaines de millions d'euros pour financer leur croissance.

L'hydrogène propre pourrait jouer un rôle majeur dans le processus qui devrait mener à la neutralité carbone des entreprises, en fournissant des solutions décarbonées dans les industries pour lesquelles cet objectif apparaît comme le plus difficiles à atteindre.

Selon certaines études, le potentiel de croissance est colossal. La banque Bank of America, anticipe 5 000 % de croissance d'ici 2025, et d'ici 2050, une taille équivalente à celle du pétrole, soit 9 000 milliards de dollars. Schroders, de son côté, prédit que l'hydrogène vert pourrait être produit 800 fois plus qu'aujourd'hui en 2050.

Cerise sur le gâteau, l’Etat va dépenser l7,2 milliards d'euros d'ici 2030 pour en faire l'énergie phare de la France décarbonée, avec des créations d'emplois liés à l'hydrogène estimées entre 50 000 et 100 000. L'Allemagne misera 9 milliards d'euros pour devenir le champion mondial. La commission européenne a annoncé un objectif d'investissement pour l'hydrogène oscillant entre 180 et 470 milliards d'euros d'ici 2050.

Professions libérales : Du nouveau pour indemnités journalières maladie

Les professionnels libéraux vont bénéficier d’un régime d’indemnités journalières maladie pour les arrêts de travail prescrits à compter du 1er juillet 2021.

Les professionnels libéraux vont bénéficier d’un régime d’indemnités journalières maladie pour les arrêts de travail prescrits à compter du 1er juillet 2021.

Les professions libérales étaient dépourvues d’un dispositif de versement d’indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire. Le décret qui prévoit les modalités d’application du nouveau dispositif institué par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 vient d’être publié. Le régime est financé par une nouvelle cotisation assise sur le revenu professionnel pris dans la limite de trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale (soit 123 408 €) et dont le taux est fixé à 0,3 %. La cotisation minimale est de l’ordre de 49 €.

La cotisation est appelée pour la première fois en 2021 pour les indépendants relevant du régime réel et à compter du 1er juillet 2021 pour les micro-entrepreneurs. L’indemnité journalière sera versée à partir du 4e jour d’incapacité pour une période maximale de 87 jours. Au-delà, le cas échéant, les prestations d’incapacité des différentes caisses des sections professionnelles prendront le relais. L’indemnité journalière est au maximum de 169  € ; le minimum est de 22 €. L’entrée en vigueur du nouveau régime est différée au 1er janvier 2022 pour les conjoints collaborateurs et les professionnels en situation de cumul emploi-retraite.

Assurance maladie : les règles dérogatoires « Covid-19 » sont prolongées jusqu’au 30 septembre

Les règles dérogatoires d’indemnisation des arrêts de travail « spécial Covid-19 » sont une nouvelle fois prorogées et ce, jusqu’au 30 septembre 2021 (1er juin 2021 jusqu’à présent).

Les règles dérogatoires d'indemnisation des arrêts de travail "spécial Covid-19" sont une nouvelle fois prorogées et ce, jusqu'au 30 septembre 2021 (1er juin 2021 jusqu'à présent).

Elles concernent notamment l'absence de conditions d'ouverture du droit aux indemnités journalières (minimum d'activité ou de cotisations), la suppression du délai de carence et la non-prise en compte de ces indemnités dans le calcul des durées maximales d'indemnisation. La prorogation vise également plusieurs mesures de prise en charge de frais de santé.

Le vrai patrimoine des ménages

L’Insee a publié l’édition 2021 de son étude sur les revenus et le patrimoine des ménages. La moitié des ménages vivant en France possède un patrimoine supérieur à 163 100 euros.

L'Insee a publié l'édition 2021 de son étude sur les revenus et le patrimoine des ménages. La moitié des ménages vivant en France possède un patrimoine supérieur à 163 100 euros.

En 2018, la moitié des ménages vivant en France déclare un patrimoine brut supérieur à 163 100 euros. Ces ménages détiennent 92% de la masse totale de patrimoine brut. Il est principalement composé de biens immobiliers (61%), d'actifs financiers (20%), d'actifs professionnels (11%) et enfin d'autres biens durables et objets de valeur (8%).

Le patrimoine financier est essentiellement composé d'assurance vie, d'épargne retraite (40%) et de liquidités (36% de comptes courants et livrets). Les valeurs mobilières (actions, obligations, etc) ne représentent que 14%. Le reste (10%) est placé en épargne salariale.

La part du patrimoine détenue en actifs financiers et en actifs professionnels augmente avec la taille du patrimoine. Le patrimoine des ménages « médians » est essentiellement composé d'immobilier, avec une part comprise entre 70 % et 77% pour les ménages situés entre le 4e et le 9e décile. D'une manière générale, les Français détiennent peu d'actifs risqués (seulement 21% en détiennent). C

e comportement n'est pas spécifique aux Français : le taux de détention d'actions cotées est de 11% en France, 11% en Allemagne, 12% en Espagne et seulement 3% en Italie. Les ménages qui investissent dans les actifs risqués sont ceux qui possèdent une surface financière suffisamment importante pour absorber le risque de ce type de placements : parmi les 1% de ménages les mieux dotés en patrimoine financier, 76% détiennent des actions en direct (contre 10% en moyenne sur l'ensemble des Français) et 70% détiennent des unités de compte sur une assurance vie (contre 14% en moyenne).

Les 10% les moins dotés en patrimoine sont plus souvent endettés que les autres, principalement via des crédits à la consommation (achat d'une voiture ou de biens d'équipement). Les emprunts représentent 38% de leur patrimoine brut qui s'élève à 1 800 euros en moyenne, soit 1 100 euros de patrimoine net une fois déduit le capital restant dû. Le patrimoine des 10% de ménages les mieux dotés est en moyenne huit fois plus élevé que celui des autres ménages, et 19% sont des actifs professionnels, contre 2% pour les autres ménages.

Ces ménages sont faiblement endettés : en moyenne 7% d'emprunts privés et 3% d'emprunts professionnels. Leur patrimoine brut s'élève à 1.279.000 euros en moyenne, soit 1.157.000 euros de patrimoine net.

Le patrimoine moyen augmente avec l'âge de la personne de référence jusqu'à 50-54 ans, se stabilise puis diminue au-delà de 80 ans. Le patrimoine immobilier, qui est la composante principale du patrimoine, suit cette logique par âge. Il augmente fortement entre 30 et 40 ans au moment de l'acquisition de la résidence principale. Il continue d'augmenter plus légèrement jusqu'à 50 ans puis est quasiment stable.

Il diminue au-delà de 70 ans. En revanche, le patrimoine financier augmente au cours de la vie jusqu'à atteindre un palier à partir de 65 ans, sans baisse en fin de vie : les ménages français ne désaccumulent donc pas leur patrimoine financier après le passage à la retraite. Enfin, le patrimoine professionnel augmente jusqu'à un pic vers 50 ans puis diminue brutalement au passage à la retraite quand les indépendants, agriculteurs et professions libérales cessent leur activité.

(source Insee)

Plus de contrôles sur les livrets d’épargne

Le législateur a annoncé la mise en place d’un contrôle plus strict allant au-delà du livret A. Une entrée en vigueur pour le 1er janvier 2024 est notamment prévue.

Le législateur a annoncé le 14 mars 2021 la mise en place d'un contrôle plus strict allant au-delà du livret A. Une entrée en vigueur pour le 1er janvier 2024 est notamment prévue.

Les épargnants sont de plus en plus tentés par l'ouverture d'un autre livret d'épargne réglementé. Pour limiter jusqu'à l'éradication, la multiplication des comptes en doublon, souvent involontaires selon le ministère de l'Économie, un nouveau décret sera appliqué. Les banques devront étendre leur vérification aux autres livrets réglementés, à savoir : Le livret jeune ; Le livret de développement durable et solidaire (LDDS) ; Le livret d'épargne populaire (LEP) ; Le compte épargne logement (CEL) ; Le plan épargne logement (PEL) ; Le livret A (déjà contrôlé depuis 2013).

S'ils possèdent déjà un livret identique à celui qu'ils prévoyaient d'ouvrir, les épargnants concernés se verront accorder un délai de 2 mois pour régulariser leur situation. Au-delà du délai imposé, le produit sera automatiquement soldé et l'argent dessus transféré. Il appartiendra aux banques d'interroger au préalable l'administration fiscale pour vérifier dans le dossier du client l'éventuelle existence d'un produit d'épargne similaire à celui demandé. L'ouverture de compte sera de ce fait refusée si ce dernier détient déjà un livret du même type ou bloque la diffusion de ses informations au niveau de l'administration fiscale.

L’assurance vie reprend des couleurs en début d’année

Au mois de mars 2021, la collecte nette en assurance vie est positive, à +1,0 milliard d’euros. La collecte nette en unités de compte s’élève à +2,1 milliards d’euros.

Au mois de mars 2021, la collecte nette en assurance vie est positive, à +1,0 milliard d’euros. La collecte nette en unités de compte s’élève à +2,1 milliards d’euros.

La dynamique de l’assurance vie reste favorable à la collecte nette en unités de compte La collecte nette sur le mois de mars 2021 est positive à +1,0 milliard d’euros. Elle s’élève à +4,4 milliards d’euros au cours du 1er trimestre.

En unités de compte, la collecte nette est supérieure, atteignant +2,1 milliards d’euros sur le mois de mars et +7,7 milliards d’euros depuis le début de l’année. Les cotisations du mois de mars 2021 s’élèvent à 12,7 milliards d’euros, en hausse de +40 % par rapport au même mois de 2020, du fait de l’impact du premier confinement sur les réseaux commerciaux.

De manière plus comparable, elles sont également en hausse par rapport à mars 2019, de +3 %, signe de la bonne tenue de l’assurance vie malgré le contexte sanitaire. La part des unités de compte (UC) dans les cotisations s’établit à 37 % pour le mois de mars.

Le mix produit toujours plus favorable aux UC se poursuit, avec 36 % depuis le début de l’année (34 % sur l’année 2020), en faveur de l’investissement dans les actifs d’entreprise. Les prestations versées sur le mois de mars 2021 s’établissent à 11,6 milliards d’euros. Elles sont supérieures à celles du mois de mars 2020 (11,3 milliards d’euros). Fin mars 2021, les encours des contrats d’assurance vie atteignent 1 812 milliards d’euros, en progression de 4 % sur un an.

Le marché des Plans d’épargne retraite continue son développement

Sur le mois de mars 2021, les Plans d’épargne retraite (PER) commercialisés par les sociétés d’assurance poursuivent sur leur lancée : ce sont 89 000 assurés supplémentaires (dont 25 000 issus de contrats transférés) et un peu plus d’1 milliard d’euros versés (dont 0,6 milliard d’euros issus de transferts). La production nouvelle affiche une croissance particulièrement dynamique à trois chiffres par rapport à mars 2020 : +156 % à 64 000 pour les nouveaux assurés et +326 % à 443 millions d’euros pour les cotisations. Fin mars, les encours des PER s’élèvent déjà à près de 18 milliards d’euros.

Un Français sur trois veut investir

Plus d’1/3 des Français se dit prêt à sauter le pas et à investir, notamment plus de la moitié des jeunes de moins de 34 ans.

La démocratisation des investissements des particuliers est une tendance qui se traduit aujourd’hui avec les résultats de l’étude menée par Bitpanda et l’institut BVA.

La plateforme a interrogé les Français sur leurs aspirations et leurs éventuels freins à l’investissement. Plus du tiers (36%) des Français serait ainsi prêt à investir dans des placements financiers, notamment parmi les jeunes qui sont une majorité à déclarer pouvoir l’envisager (55%).

Si les intentions exprimées par les Français dans leur ensemble restent modérées, les placements financiers suscitent une attractivité significative auprès de la jeune génération.

Des Français prudents : 52% investiraient moins de 100 € S’ils devaient effectivement investir, les Français invoquent de petites sommes. Ainsi, 35% d’entre eux pourraient se lancer avec un montant inférieur à 50€ et 17% entre 50 et 100€, soit une majorité (52%) qui investirait moins de 100€.

Ces choix sont d’autant plus prononcés chez les femmes et ceux ayant des revenus mensuels inférieurs à 1500€. Logiquement, ces sommes seraient plus élevées chez ceux qui se déclarent prêts à investir : 34% (contre 19% en moyenne) seraient prêts à placer plus de 1000€ et la moitié (47%) investirait au moins 500€.

1 jeune sur 5 pourrait se lancer à l’occasion de cette nouvelle période de confinement

Ainsi, plus d’1 Français sur 10 estime que cela pourrait être intéressant de mettre à profit cette période pour s’initier aux placements financiers (12%). Les jeunes représentent la partie de la population la plus sensible à cette opportunité. 22% d’entre eux pourraient « profiter » du confinement pour apprendre les rudiments de l’investissement.

L’investissement arrive derrière le fait de s’initier à une langue étrangère (33%), la relecture des grandes œuvres du patrimoine littéraire français (30%), la méditation (26%) ou l’initiation à un instrument de musique (17%).

Mais alors que les retient-ils encore ? 52% évoquent la prudence ! Ainsi, plus de la moitié (52%) font part de leurs réserves face à l’investissement par mesure de précaution (36% ont peur de perdre de l’argent, 26% de subir une arnaque). Mais c’est le manque de ressources financières (41%) ou de connaissances (32%) pour suffisamment bien appréhender ce milieu qui les fait encore hésiter devant l’opportunité de prendre en mains leurs investissements.

Ainsi, 60% des Français ne se sentent pas prêts à investir dans des produits financiers, notamment parmi les retraités (70%) et les femmes (66%).

Le déclic ? La perspective de meilleurs rendements pour 40% des Français Les principales raisons qui pourraient pousser les Français à investir dans des produits financiers sont l’amélioration du rendement de leur épargne (40%) et le fait de gagner de l’argent rapidement (30% et même 44% chez les jeunes de moins de 34 ans).

Chez les personnes qui se disent d’ores-et déjà prêtes à investir dans ce type de produits, on retrouve les mêmes motivations mais elles semblent également sensibles à d’autres arguments comme le fait d’investir dans une entreprise française en achetant ses actions (32%) ou de se lancer un défi en apprenant à « boursicoter » (18%).

SCPI : Quel rendement attendre en 2021 ?

Selon les données communiquées par les sociétés de gestion, le rendement prévisionnel des SCPI en 2021 devrait repartir à la hausse pour se rapprocher du niveau enregistré en 2019.

Selon les données communiquées par les sociétés de gestion, le rendement prévisionnel des SCPI (société civile de placement immobilier) en 2021 devrait repartir à la hausse pour se rapprocher du niveau enregistré en 2019.

En 2020, dans un contexte inédit et mouvementé, les SCPI ont finalement bien résisté avec un rendement moyen de 4,18 % soit une baisse, contenue, de 5 % par rapport à 2019. Elles ont collecté plus de 6 milliards d’euros en 2020, soit une baisse de près de 30 % par rapport à la collecte record de 2019, mais qui constitue tout de même la troisième plus forte collecte de l’histoire des SCPI.

L’autre inquiétude concernait le prix de part des SCPI en lien avec les expertises immobilières réalisées en fin d’année. Si globalement, le prix des parts de SCPI est resté stable, nous avons noté que depuis le début de l’année, deux SCPI ont baissé le prix de leur part : Aestiam Cap’Hébergimmo, investie dans l’hôtellerie, de 5,66% et Aestiam Pierre Rendement, investie sur les commerces, de 3,96%.

A l’inverse, la SCPI PF GRAND PARIS s’est distinguée en revalorisant le prix de sa part de 2,26% au 1er avril 2021. Sur le plan des nouveautés, 2 nouvelles SCPI ont obtenu le label ISR, Pierre Capitale et Primopierre, portant le nombre de SCPI labelisées à six. Si l’année 2020 fut globalement satisfaisante malgré des disparités selon les secteurs, l’incertitude reste de mise pour 2021.

Alors que les dividendes de ce premier trimestre ont été versés, L’Observatoire des SCPI de LINXEA a récolté auprès des différentes sociétés de gestion un taux de rendement prévisionnel pour cette l’année 2021. Même si nous ne sommes qu’au premier trimestre et qu’il convient de rester vigilant, cela permet de dégager une tendance. Nous avons ainsi observé un certain regain d’optimisme de la part des sociétés de gestion quant à leurs objectifs pour l’année 2021.

Sur 70 SCPI auditées, 55 ont communiqué auprès de l’Observatoire des SCPI de LINXEA, soit près de 80% des SCPI, ce qui permet d’avoir un échantillon représentatif du marché. A noter que sur les 15 SCPI qui n’ont pas souhaité communiquer de rendement prévisionnel, 11 ont servi un rendement inférieur à la moyenne du marché l’an dernier. Il est donc important de rester prudent dans l’analyse des résultats car ces informations manquantes sont susceptibles de minorer la moyenne. Si l’on calcule le rendement moyen prévisionnel des 55 SCPI auditées, celui-ci s’établirait à 4,57% en 2021.

Or, ce chiffre reste très optimiste car il ne prend pas en compte plus de 20 % de SCPI, dont la majorité proposaient des rendements inférieurs à la moyenne l’an dernier. Afin d’être plus exhaustif, pour les 15 SCPI qui n’ont pas souhaité communiquer, nous nous sommes basés sur le rendement servi en 2020. Avec cette méthodologie, le rendement moyen prévisionnel de 2021 s’établirait à 4,33 %, qui nous semble plus réaliste.

En conclusion, bien qu’il soit encore trop tôt pour être affirmatif, nous pouvons noter que la tendance pour l’année 2021 est à la hausse des rendements et à un retour à des niveaux proches de ceux enregistrés en 2019. Pour rappel, le taux de rendement moyen des SCPI avait atteint 4,40 % en 2019.

Comment l’assurance-vie a résisté à la Covid

La crise sanitaire de la COVID-19 a fortement pesé sur l’économie mondiale. Dans ce contexte, en France l’assurance vie a démontré sa résilience.

La crise sanitaire de la COVID-19 a fortement pesé sur l’économie mondiale mais les mesures sanitaires nécessaires pour faire face à la pandémie ont touché différemment les pays et les secteurs économiques.

Dans ce contexte, en France l’assurance vie a démontré sa résilience. La collecte brute tous supports a baissé par rapport à 2019 (98,9 Md€ en 2020, contre 105,8 Md€ en 2019), mais le mouvement est essentiellement concentré lors du premier confinement. Après un bref épisode d’augmentation des rachats au début de la crise sanitaire, ces derniers ont significativement reculé pendant la période du confinement avant de revenir à un niveau proche de leur moyenne de long terme.

Le marché de l’assurance vie poursuit la transformation engagée dans l’environnement de taux bas, au profit des supports en unités de compte. La collecte nette sur l’assurance-vie a connu une baisse marquée, qui s’établit à -7,0 milliards d’euros en fin d’année après 7 années de croissance (+20,4 milliards d’euros en 2019) mais qui représente une faible part des encours sous gestion (0,3%).

Les chiffres résultent d’une double tendance, les supports en euros ayant subi une décollecte nette de -30,9 milliards d’euros en 2020 tandis que les supports en unités de compte connaissaient une collecte nette positive de 23,9 milliards d’euros. L’épargne accumulée lors du confinement s’est orientée vers les dépôts bancaires qui ont augmenté de 149 milliards au cours de l’année, soit une hausse de 9,8% en un an (contre +5,5 % entre fin 2018 et fin 2019).

Dans le même temps, les primes hebdomadaires sur les supports en euros ont baissé de façon importante (- 32 % en un an) tandis que les primes sur les supports en unités de compte ont significativement augmenté (+10 % en un an).

Découvrez les deux placements préférés des Francais

Dans la grande famille de l’épargne réglementée, le Livret A et le Livret développement durable et solidaire (LDDS) sont les produits préférés des épargnants. Points communs et différences entre ces deux produits stars.

Dans la grande famille de l’épargne réglementée, le Livret A et le Livret développement durable et solidaire (LDDS) sont les produits préférés des épargnants. Ils ont engrangé 35,2 milliards d'euros nets en 2020, contre 16,6 milliards en 2019. Ils ont ainsi signé leur deuxième meilleure collecte annuelle après le record de 2012 qui était de 49 milliards d'euros.

Le Livret A et le Livret développement durable et solidaire (LDDS) sont en fait des faux jumeaux mais plusieurs points communs existent.

Premier point commun : Ouverture, dépôt, retrait, clôture, virement… toutes les opérations effectuées sont gratuites. Mieux encore, les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux. Les fonds placés dans chacun de ces livrets sont 100% garantis par l’État. Cela signifie que l’épargnant ne pourra pas perdre son argent même en cas de faillite de la banque auprès de laquelle il a ouvert son compte.

Livret A comme LDDS sont sans risque : vous avez l’assurance de récupérer la totalité de l’épargne déposée.

Coté différence, le livret rouge est destiné à toute personne – majeure ou mineure – à la seule condition qu’elle y place un montant minimum de 10 euros à l’ouverture. Cette obligation est d’ailleurs réduite à 1,5 euro minimum si le livret est souscrit auprès de la Banque Postale.

Le LDDS est réservé aux personnes majeures même si un mineur fiscalement domicilié en France peut ouvrir un livret de développement durable et solidaire sous strictes conditions. Il doit, pour cela, disposer de revenus personnels et ne doit plus être rattaché au foyer fiscal de ses parents. La loi ne prévoit pas de montant minimum de versement initial, mais en pratique, la plupart des établissements bancaires fixent le seuil à 15 euros. Dans les deux cas, les conditions d’ouverture restent soumises à une règle d’or : un seul Livret de chaque nature par personne. Une autre différence réside dans le plafond des deux produits.

En effet, les dépôts placés dans un Livret A ne peuvent excéder 22.950 euros (hors intérêts) et 76.500 euros pour une association. Le seuil de l’ex Codevi est fixé à 12.000 euros depuis qu’il a été multiplié par deux le 1er octobre 2012. En tout, alors que les deux livrets sont cumulables, l’épargnant peut placer jusqu’à 34.950 euros (hors intérêts). Depuis le 1er octobre 2020, le détenteur d’un LDDS peut flécher une partie de son épargne au profit des acteurs de l’économie sociale et solidaire – telle que prévue par la «Loi ESS» du 31 juillet 2014 – sous forme de don.

L’épargnant a deux options : choisir de donner une partie de son capital ou tout ou partie de ses intérêts. Concrètement, votre banque doit vous proposer chaque année une liste d'au moins dix entreprises de l'économie sociale et solidaire. Et une fois que vous lui aurez communiqué le nom des entreprises choisies et le montant des dons, l’établissement pourra faire le versement directement depuis votre LDDS sans passer par votre compte courant. Une possibilité qui n’existe pas pour le Livret A.