L’allocation de rentrée scolaire en nette progression

Le montant de l’allocation de rentrée scolaire versée aux 3 millions de familles ayant des enfants écoliers, étudiants ou apprentis âgés de 6 à 18 ans vient d’être augmenté de 4 %.

Le montant de l’allocation de rentrée scolaire versée aux 3 millions de familles ayant des enfants écoliers, étudiants ou apprentis âgés de 6 à 18 ans, a été revalorisé de 1,8 % au 1er avril dernier et vient d’être à nouveau augmenté de 4 % par la loi du 16 août de protection du pouvoir d’achat.

 

Elle est modulé selon l’âge de l’enfant : 392,05 € pour en enfant âgé de 6 à 10 ans, 413,69 € pour un enfant âgé de 11 à 16 ans et 428,02 € lorsqu’il est âgé de 15 à 18 ans. En pratique, le montant de l’ARS au 1er avril est versé en premier et la revalorisation de 4 % sera payée automatiquement lors d’un deuxième versement effectué début septembre. Par ailleurs, les familles bénéficiaires des minima sociaux (RSA, AAH, ASPA, étudiants boursiers, etc.) percevront courant septembre en plus une aide exceptionnelle de rentrée de 100 € par foyer et 50 € par enfant à charge dans le foyer.

Le paquet de mesures de soutien au pouvoir d’achat

Les deux projets de loi contenant les mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages ont été définitivement adoptés par le Parlement. Revue de détails.

Les deux projets de loi contenant les mesures visant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages ont été définitivement adoptés par le Parlement.

 

Les dispositions initiales prévues par le Gouvernement sont ainsi confirmées, à savoir notamment la prime exceptionnelle de partage de la valeur ajoutée qui pourra être versée aux salariés jusqu’à la fin de l’année 2023 en franchise de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu à hauteur de 3 000 €, voire 6 000 € dans certains cas.

 

Autres mesures phares : la  suppression de la redevance audiovisuelle dès cette année, la revalorisation exceptionnelle de 4 % au 1er juillet des pensions de retraite et de certaines prestations sociales (RSA, prime d’activité, AAH, allocations familiales, etc.), et le plafonnement de l’évolution de l’indice de référence des loyers pendant un an à + 3,5 %. D’autres mesures ont été ajoutées pendant les débats. 

 

Par ailleurs, sont prévus un nouveau dispositif de déblocage anticipé de l’épargne salariale, à hauteur de 10 000 €, en franchise d’impôt et de cotisations sociales jusqu’au 31 décembre 2022 en vue de l’achat de biens ou de services, le relèvement de la limite d’exonération d’impôt sur le revenu des aides à la mobilité (prime transport, forfait mobilités durables), le versement d’une prime exceptionnelle de rentrée en faveur des ménages modestes en sus de l’allocation de rentrée scolaire (100 € par adulte et 50 € par enfant), la pérennisation du plafond d’exonération des heures supplémentaires (7 500 €), la mise en place d’une incitation temporaire à la monétisation des RTT, sous réserve d’un accord de l’employeur – les sommes perçues entreraient dès lors dans le plafond d’exonération des heures supplémentaires de 7 500 € –, et la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés.

 

Etudes : explosion du coût de la vie étudiante

Selon une enquête du syndicat étudiant Unef le coût de la vie étudiante est en hausse de 6,47%, alors que l’inflation s’élève à 6,1%.

Selon une enquête du syndicat étudiant Unef le coût de la vie étudiante est en hausse de 6,47%, alors que l’inflation s’élève à 6,1%. 
 

Augmentation des loyers, restauration universitaire plus onéreuse et revalorisation insuffisante des bourses… Le syndicat étudiant Unef dénonce la nette hausse du coût de la vie pour les étudiants. 
 

Ainsi, pour l’année 2022-2023, le coût de la vie étudiante augmente de 6,47%, alors que l’inflation s’élève à 6,1%, indique l’Unef. Cette hausse représente un budget supplémentaire nécessaire de 428,22 euros pour l’année, soit 35,7 euros de plus par mois. 

 

Le coût de « la quasi-totalité des postes de dépenses » augmente, à l’exception de celui du transport car les prix sont stabilisés par les politiques publiques locales, explique le syndicat. Pour l’organisation étudiante, cette enquête révèle la « précarité extrême » des étudiants et met en lumière la nécessité de mettre en place une « protection sociale » pour ces jeunes en formation et en insertion. 
Le syndicat propose de créer une allocation autonomie « d’un montant suffisant pour vivre, à destination de l’ensemble des étudiants » et calculé sur leurs revenus propres plutôt que sur celui de leurs parents.
 

Investissement passion : attention a la fiscalité

Voiture de collection, montres, bijoux… comment sont taxés vos investissements passion ? D’un point de vue fiscal, tous les placements « passion » ne se valent pas.

Voiture de collection, montres, bijoux, comment sont taxés vos investissements passion ? D’un point de vue fiscal, tous les placements « passion » ne se valent pas. 

 

Ainsi, les collections de voitures de collection ou de montres constituent un investissement intéressant, particulièrement pour les plus fortunés, puisqu’ils ne sont pas soumis à l’IFI (impôt sur la fortune immobilière), qui a remplacé l’ISF (impôt sur la fortune). Ils sont en revanche soumis aux droits de succession sur la base d’une valeur qui ne peut être inférieure à celle inscrite sur le contrat d’assurance qui les couvre. 
 

Lors de la revente, les plus-values réalisées entraîne le paiement d’un impôt en cas de plus-value (une taxe forfaitaire de 6,5 % du prix de vente ; soit la taxe de droit commun sur la plus-value à hauteur de 34,5 % de la plus-value réelle, calculée en tenant compte des frais de restauration et de remise en état), sauf si le prix de vente du véhicule est inférieur à 5 000 euros ou si le vendeur est propriétaire du véhicule depuis plus de 22 ans. 
Idem pour les objets précieux, métaux précieux, objets d’art et de collection qui sont soumis à la taxe forfaitaire sur les objets précieux à l’occasion de la vente de métaux précieux, d’objets d’art et de collection. Son montant varie, selon la nature du bien vendu, de 6,5 % à 11,5 % du montant du bien.
 

Défaillances d’entreprises : les TPE deux fois plus touchées que la moyenne

Selon les dernières statistiques de la BDF, le taux de défaillance des TPE augmente de 44,4% sur un an lorsque le taux moyen des défaillances est en hausse pour sa part de 23,1%.

Selon les dernières statistiques de la BDF, le taux de défaillance des TPE augmente de 44,4% sur un an lorsque le taux moyen des défaillances est en hausse pour sa part de 23,1%.
 

Marc Sanchez, Secrétaire général du SDI (Syndicat des Indépendants et des TPE) commente : « Nous alertons les pouvoirs publics depuis plusieurs mois sur les conséquences d’une conjonction de facteurs déstabilisants pour les TPE. 

 

En plus des obstacles économiques communs à toutes les entreprises, les TPE doivent faire face au remboursement des dettes Covid, à savoir le PGE et l’URSSAF. Celles et ceux qui le peuvent cessent volontairement leur activité avant qu’il ne soit trop tard. Ce type de cessation a doublé en deux ans depuis le début de cette année. Pour d’autres, la situation est plus complexe et ils n’ont d’autre choix qu’en appeler au tribunal de commerce avec une liquidation à la clé dans 94% des cas. Dans toutes les hypothèses, la trésorerie reste le point de fragilité des TPE. 

 

Le SDI a récemment rappelé ces éléments à Bercy et entend peser dans les débats de la rentrée sur le PLF et le PLFSS en vue de soulager la trésorerie des TPE par un allongement de la durée de remboursement des PGE et un nouvel étalement des dettes URSSAF notamment. Ces éléments sont à coût nul pour l’État et devraient même lui permettre d’éviter de réviser fortement à la hausse ses provisions en garantie PGE et créances URSSAF irrecouvrables sur 2023. »
 

Salaire : Les minorités éthniques gagnent 10 % de moins que les blancs

Les hommes appartenant à des minorités ethniques gagnent 10 % de moins que leurs homologues blancs.

Une nouvelle étude, codirigée par la Bayes Business School, l’UCL et l’université de Chypre, a décelé qu’il existe des différences significatives entre les salaires de collègues blancs ou appartenant à des minorités ethniques sur le même lieu de travail.
 

Les employés provenant de minorités ethniques gagnent environ 10 % de moins, en moyenne, que leurs collègues blancs ayant les mêmes caractéristiques. Les employées provenant de minorités ethniques gagnent environ 7 % de moins, en moyenne, que leurs collègues blanches ayant les mêmes caractéristiques. Ces employés, hommes et femmes, ont davantage l’impression d’être surqualifiés pour leur poste, et sont moins satisfaits de leur salaire que leurs collègues blancs.
 

Les résultats de l’étude montrent que ces écarts de salaires moyens sont inférieurs d’environ un tiers sur les lieux de travail disposant d’un système d’évaluation des postes, par rapport aux lieux de travail qui n’en ont pas. Ces écarts de salaires sont également moins importants sur les lieux de travail où un syndicat reconnu est représenté. 

 

En revanche, ces écarts de salaires ne sont pas plus réduits, sur les lieux de travail qui ont examiné volontairement les taux de rémunération des employés de minorités techniques, que sur les lieux de travail qui ne l’ont pas fait. 
En mars 2022, le gouvernement du Royaume-Uni s’est prononcé contre une législation qui obligerait toutes les grandes entreprises à déclarer leurs écarts de salaires dus à l’origine ethnique, bien qu’il soit révélé que lorsque toutes les entreprises d’au moins 250 employés au Royaume-Uni sont obligées de déclarer leurs écarts de salaires entre hommes et femmes, ceux-ci réduisent de 15 à 20 %. 

 

La recherche de John Forth et de ses collègues indique qu’il est peu probable que la situation progresse si les employeurs sont simplement invités à examiner volontairement leurs taux de rémunération, sauf si cela entraîne des changements dans la façon dont les entreprises fixent les salaires. « Bien que des explications aient déjà été apportées aux écarts de salaires dus à l’origine ethnique, parmi différents secteurs et carrières, cette recherche est la première indiquant que le problème s’étend aux personnes ayant des postes comparables dans une entreprise.
 

L’étude souligne que des mesures sont nécessaires pour apporter une plus grande équité dans la fixation des salaires au sein des entreprises, » souligne John Forth de la Bayes Business School. 
 

Les services bancaires en ligne font-ils l’unanimité ?

YouGov Global Profiles a réalisé une étude consacrée aux services bancaires en ligne dans 5 pays : France, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne.

 

YouGov Global Profiles a réalisé une étude consacrée aux services bancaires en ligne dans 5 pays : France, Italie, Allemagne, Grande-Bretagne et Espagne.
 

A quelle fréquence les consommateurs utilisent-ils leur smartphone pour avoir accès à des services bancaires en ligne ? Environ 1 personne sur 4 utilise son smartphone plusieurs fois par jour à cet effet en Espagne (26%) et en France (23%). A l’inverse, 28% des Allemands et 21% des Britanniques déclarent qu’ils n’utilisent jamais leur smartphone pour ce genre d’activité.
 

Malgré tout, une partie des Européens semblent encore méfiants. Les Britanniques sont les plus frileux : 68% affirment ne pas être à l’aise à l’idée d’utiliser ce type de services. A noter : 56% des Français partagent cet avis.
 

Impôts : Ceux qui doivent encore payer… et les autres

Selon la Direction générale des finances publiques 10,7 millions de foyers fiscaux auront un reste à payer cet automne de 2 100 euros en moyenne.

Selon la Direction générale des finances publiques 22,5 milliards d’euros d’impôt sur le revenu n’ont pas encore été perçus par l’Etat.10,7 millions de foyers fiscaux auront donc un reste à payer cet automne.

 

Depuis le 25 juillet dernier et jusqu’au 31 août, les Français reçoivent en ligne leur avis d’impôt. 

Selon le bilan de la campagne de déclaration 2022, diffusé le 1er août par la Direction générale des finances publiques, 10,7 millions de foyers fiscaux auront un reste à payer cet automne. 

 

En effet, depuis 2019 et le passage au prélèvement à la source, une fraction de l’impôt sur le revenu est déduite chaque mois du salaire versé. Mais parfois, le contribuable doit réajuster son montant d’impôt qui est insuffisant. Il doit donc rattraper son retard. Cela peut-être le cas si une augmentation de salaire n’a pas été actualisée ou si vous avez bénéficié d’une avance de réductions ou de crédits d’impôt trop élevée.

 

38,6 millions ont reçu un avis d’impôt. Cela correspond à 22,5 milliards d’euros d’impôt sur le revenu pas encore perçus par l’Etat. En moyenne, les contribuables concernés devront débourser 2 100 euros.

 

Ce reste à payer sera prélevé entre septembre et décembre en un ou plusieurs prélèvements. Si le montant est inférieur ou égal à 300 euros, il sera prélevé en une seule fois le 26 septembre. En revanche, si le reliquat est au-dessus, le paiement sera divisé en quatre prélèvements mensuels entre le 26 septembre et le 27 décembre 2022.

 

 

 

 

Des vacances placées sous le signe des économies

Des vacances d’été placées sous le signe des arbitrages budgétaires et de l’inquiétude face à l’avenir.

Selon le baromètre mensuel de l’activité des foyers français, les vacances d’été sont placées sous le signe des arbitrages budgétaires et de l’inquiétude face à l’avenir.

 

Dans le cadre de son baromètre mensuel visant à suivre l’activité au sein des foyers français, la Poste Solutions Business dévoile les résultats pour le mois de juillet 2022.
 

En juillet, le niveau de confiance en l’avenir et en la situation économique du pays diminue de manière significative au sein de l’ensemble de la population.
 

La pression inflationniste ne dessert pas son étreinte sur le budget des Français : 92% sont contraints à des arbitrages qui impactent fortement les dépenses du quotidien mais aussi le secteur de l’habillement.
 

Si 55% des Français ont l’intention de partir en vacances cet été, 22% y renonceront pour des raisons financières. Moins de restaurants, destination et hébergement moins chers, séjours plus
courts… parmi les Français qui partiront cet été, 7 sur 10 ont modifié leurs vacances à cause de l’inflation.
 

Comment réduire de plus de moitié son assurance emprunteur ?

Comment économiser 57 % en moyenne sur le coût total d’un emprunt en changeant d’assurance de prêt grâce à la loi Lemoine ?

Comment économiser 57 % en moyenne sur le coût total d’un emprunt en changeant d’assurance de prêt grâce à la loi Lemoine ?

Adoptée en juin dernier, la loi Lemoine révolutionne en profondeur le secteur de la banque et de l’assurance puisqu’elle vise à démocratiser l’accès à l’assurance emprunteur.

Plusieurs changements ont ainsi été mis en place tels que l’abaissement du droit à l’oubli à 5 ans (au lieu de 10) ou la suppression du questionnaire de santé pour les emprunts de moins de 200 k€ (s’ils sont remboursés avant les 60 ans de l’assuré).

Mais surtout, la loi Lemoine permet de résilier son assurance à tout moment ! Cette nouvelle possibilité est particulièrement intéressante. Alors qu’avant il fallait attendre certaines échéances clés, selon la date de signature du contrat, les emprunteurs profitent désormais d’offres beaucoup plus avantageuses.

A titre d’exemple, il faut savoir qu’entre 2020 et 2021, le coût de l’assurance emprunteur a baissé de -13% (source : Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du site spécialiste de l’assurance Good value for money).

D’abord réservée aux nouveaux emprunteurs, la résiliation sera ouverte dès septembre à tous ceux qui ont un prêt en cours. Tout le monde peut donc en bénéficier. 

Toufik Gozim et Mickael Benhassen, co-fondateurs de l’insurtech Assurly, soulignent, “Alors que les Français subissent une inflation galopante, les emprunteurs ont tout intérêt à saisir cette opportunité pour changer d’assurance ! Les économies à réaliser sont substantielles : 57% en moyenne sur le coût total d’un emprunt”.

Economiser jusqu’à 48 000 euros sur l’assurance de prêt immobilier

Si en théorie les emprunteurs sont libres de choisir leur contrat d’assurance, en pratique il est très difficile de dire “non” à son banquier :
• La plupart ne savent pas qu’ils ont la possibilité de faire appel à la concurrence ;
• Ils redoutent aussi de se voir refuser leur crédit immobilier, alors même qu’il s’agit souvent du projet de toute une vie.

Ainsi, les banques représentent toujours 87% des encours de primes. C’est d’ailleurs ce qui a en partie justifié l’adoption de la loi Lemoine : le gouvernement a souhaité faciliter l’accès à la concurrence, afin d’influencer les prix à la baisse pour redonner du pouvoir d’achat. Pourtant, actuellement, cette possibilité de résiliation est passée relativement inaperçue.