Entreprise : Un coût du capital en baisse

Coût du capital et valorisations des PME : l’Observatoire de la CCEF présente ses conclusions pour accompagner l’évaluation des PME par les professionnels du chiffre.

Coût du capital et valorisations des PME : l’Observatoire de la CCEF présente ses conclusions pour accompagner l’évaluation des PME par les professionnels du chiffre.

Dans un contexte économique marqué par l’incertitude, la CCEF dévoile les conclusions de son Observatoire des PME. Ce baromètre annuel, comprenant taux d’actualisation et multiples de valorisation, fournit des outils clés pour évaluer la valeur des entreprises selon leur secteur et leur taille.

Un coût du capital en baisse

Le « coût du capital » (Cost of Equity Capital) ou coût du financement en fonds propres se définit comme le rendement qu’une entreprise, devrait verser à ses actionnaires, dans le but de compenser le risque qu’ils encourent en investissant dans son capital.

Le groupe d’experts estime le coût du capital moyen pour les sociétés cotées françaises (CAC 40) à 7.53% pour l’année 2022, ce qui représente une baisse de 0.47 point comparée à l’année précédente (8.00%). 

Deux éléments ressortent des travaux de l’Observatoire de la CCEF : 

Le premier élément concerne le taux des Obligations à 10 ans émises par l’Etat pour financer son déficit budgétaire. Il a été fixé à 0.1%. S’il reste faible, il est en progression notable car l’an dernier les experts de la CCEF avaient retenu un taux négatif (-0.34%). Cette remontée des taux est selon la CCEF une tendance de fond inéluctable qui risque de susciter des inquiétudes pour un pays qui atteint un niveau record d’endettement public. 
 

Le second élément concerne la prime de risque souhaitée par les investisseurs. Elle est de 7.43%, en diminution comparée à l’an dernier (8.34%). C’est plutôt une bonne nouvelle car une prime élevée prive de ressources des investissements qui de ce fait ne verront pas le jour.
Investir dans une PME représente toujours un risque non négligeable
Pour les PME, le coût du capital demeure à un niveau élevé car les risques sont importants surtout dans le contexte actuel. Toutefois, on observe des disparités sectorielles, encore plus renforcées par la crise sanitaire.

A titre d’exemple, l’Observatoire publie le bêta du secteur des Energies ressortant à 1.13 cette année (contre 0.91 en 2021), ce qui peut s’expliquer par le fait qu’il soit considéré comme risqué du fait des polémiques qui peuvent agiter ce secteur.

A contrario le secteur des médias s’est maintenu par rapport à l’an dernier avec un bêta de 0.82, s’expliquant par une certaine résilience et stabilité du secteur.
 

Assurances Pro : Pourquoi elles continuent d’augmenter

De nombreux acteurs du marché de l’assurance ont pris le parti, malgré le contexte économique engendré par la crise sanitaire et les appels à la solidarité, d’augmenter les cotisations pour les professionnels et des entreprises.

De nombreux acteurs du marché de l’assurance ont pris le parti, malgré le contexte économique engendré par la crise sanitaire et les appels à la solidarité, d’augmenter les cotisations pour les professionnels et des entreprises. 

11 %…c’est l’augmentation moyenne constatée sur les primes d’assurances en 2021 pour les professionnels et les entreprises. Pour établir ce chiffre, Coover a consulté les données disponibles et croisé ces données avec celles fournies par 14 de ses partenaires. 

L’étude des chiffres démontre que les assurances dommages (RC, auto et multirisque professionnelle) sont nettement plus impactées que les assurances de personnes (mutuelle, prévoyance). 
 

En 2020, les deux confinements ont limité les déplacements et les dépendances, ce qui induit donc une économie importante sur les assurances de personnes. Le gouvernement évalue les moindres dépenses de santé des complémentaires à quelque 2,6 milliards d’euros pendant le confinement.
 

En revanche, il n’en est pas de même pour les assurances dommages qui sont bien plus sensibles au contexte économique. Suite à la pandémie et en répercussion des faibles taux d’intérêts qui minent les revenus des assureurs, ces derniers compensent par des hausses tarifaires sur ces produits. 

L’augmentation des cotisations d’assurance professionnelle aurait pu être plus significative sans l’intervention du gouvernement. En effet, pour protéger les secteurs de la restauration et de l’évènementiel, Bercy a forcé les assureurs à geler les primes des assurances multirisques professionnelles.

La hausse moyenne du tarif sur l’assurance multirisque professionnelle est de 12%, preuve les autres secteurs ont du absorber les conséquences financières de cette solidarité forcée.
Les réponses des assureurs aux professionnels sur les augmentations de primes

 

Que signifie la crise Russie-Ukraine pour les marchés ?

L’invasion de l’Ukraine par la Russie inquiètent les investisseurs. Mais les retombées économiques du conflit semblent maîtrisables.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie inquiètent les investisseurs. Mais les retombées économiques du conflit semblent maîtrisables, selon Luca Paolini, Stratégiste en Chef et Sabrina Khanniche, Senior Economist chez Pictet Asset Management.
 

L’invasion de l’Ukraine par la Russie a déstabilisé les marchés financiers, provoquant une forte baisse des actions et une hausse de l’or et du pétrole.

L’assaut militaire pourrait en effet avoir de graves conséquences sur l’économie mondiale, mais le spectre des possibilités est large. Si la Russie a déclaré ne pas avoir l’intention d’occuper le pays, on ne sait pas si elle se contentera d’une incursion limitée ou si elle prépare une invasion totale qui entraînerait une vague de sanctions économiques sévères de la part de l’Occident. 

Face à ces scénarios, on pourrait comprendre que les investisseurs veuillent renforcer leurs défenses. Pourtant, nous mettons en garde contre des mesures drastiques. L’histoire montre que les guerres n’entraînent pas toujours des baisses durables des actifs plus risqués. Cela dépend en grande partie de la durée du conflit.

Prenons l’exemple de la guerre en Irak en 2002. Si les marchés boursiers étaient en baisse avant l’invasion du pays par les États-Unis, ils ont commencé à se redresser dans les dix jours qui ont suivi le début de la campagne militaire.

Il est important de replacer dans son contexte l’influence économique de la Russie. Elle ne représente que 1,8 % de la production mondiale, soit un niveau inférieur à celui de l’Italie. Et si elle compte 143 millions d’habitants, soit le double de la France, elle ne constitue pas un marché d’exportation majeur pour la plupart des pays. 

Tout cela signifie que si un conflit prolongé peut être évité, les retombées économiques devraient rester raisonnables, permettant au monde de se remettre de la pandémie et au marché haussier des actions de se poursuivre. 

Notre analyse montre que la croissance économique reste relativement forte, nous prévoyons une hausse du PIB mondial de 4,4 % cette année (soit 0,2% de plus que les prévisions du consensus). Cela devrait donner au monde un bon coussin de sécurité. Il est essentiel de noter que les niveaux d’épargne, tant chez les ménages que dans les entreprises, sont élevés et que les politiques monétaires et fiscales restent favorables.

L’inflation est un risque beaucoup plus important, notamment parce que la crise ukrainienne a provoqué une flambée des prix du pétrole, qui étaient déjà élevés au départ. Avant même l’invasion russe, nous avions relevé nos prévisions d’inflation mondiale à 5,1 % cette année (contre 4,1 % il y a un mois).

La Russie est à l’origine de 13 % de la production mondiale de pétrole et de 17 % de celle de gaz. Elle est également un important producteur de métaux, notamment de palladium, de platine et d’or. 

L’élimination de l’offre russe entraînerait une hausse durable du prix du pétrole et d’autres produits de base, ce qui renforcerait les pressions inflationnistes mondiales. La hausse des prix réduirait le pouvoir d’achat des consommateurs et pourrait réduire les marges bénéficiaires des entreprises.

Cependant, là aussi, nous voyons des facteurs atténuants. Les effets de base sur l’inflation sont sur le point de devenir plus favorables et les facteurs transitoires liés à Covid (tels que les perturbations de la chaîne d’approvisionnement) s’atténuent. Même avec des prix du pétrole autour de 100 dollars, nous nous attendons à ce que l’inflation globale commence à baisser dans les mois à venir. 

Un autre point positif pour l’économie pourrait être que les banques centrales, qui ont intensifié ces dernières semaines leur rhétorique belliciste, jugent bon de réduire leurs plans de resserrement monétaire. 

Il existe néanmoins certaines mesures défensives que les investisseurs pourraient envisager, notamment en raison de la position de la Russie en tant que principal exportateur de pétrole, de gaz et de métaux vers plusieurs grandes économies.

De ce point de vue, la zone euro apparaît également comme une zone à risque. Notre analyse montre que 21 % des importations énergétiques de la zone euro proviennent de Russie. Si l’on ajoute à cela le ton plus ferme de la Banque centrale européenne ces dernières semaines, nous pensons qu’une position plus prudente sur les actions européennes pourrait être justifiée.

Toutefois, il est important de souligner que les liens commerciaux de la zone euro ne sont pas importants en dehors de l’énergie, qui représente les deux tiers de la valeur des importations russes de la zone euro. L’Europe a certes une certaine exposition via son secteur bancaire, mais celle-ci est également modeste. Même en Autriche, dont les banques ont de loin les liens les plus forts avec la Russie au sein de la zone euro, l’exposition équivaut à seulement 1,7 % du PIB, selon notre analyse. De l’autre côté, la Russie consomme 2,6 % des exportations de la zone euro.

Bien sûr, la frontière est mince entre le calme et la complaisance. La situation est clairement volatile. Le conflit et les sanctions économiques pourraient s’aggraver, ce qui aurait des conséquences plus importantes pour l’économie et les marchés mondiaux. Les matières premières, l’or, le franc suisse et les actifs chinois pourraient tous servir de couvertures potentielles contre ces risques.

 

Combien coûte la fraude aux entreprises ?

Les PME européennes pourraient perdre jusqu’à 13 709 € par an à cause de la fraude.

Selon une enquête de SAP Concur, un groupe qui propose des solutions intégrées de gestion des frais et déplacements professionnels, les PME européennes pourraient perdre jusqu’à 13 709 € par an à cause de la fraude.

Le récent rapport Le coût caché de la fraude aux notes de frais et de la non-conformité examine de plus près le sujet de la fraude aux notes de frais, l’attitude des employés à son égard et la manière dont les entreprises s’attaquent au problème, avec des outils numériques dédiés.

L’ajustement des notes de frais peut englober un large éventail de comportements : de la falsification délibérée des reçus à la demande d’un “petit extra” en guise de compensation pour un long week-end de voyage d’affaires.

Ainsi, l’étude révèle que la moitié des employés français (50 % des répondants) pensent qu’il est acceptable de soumettre sciemment une fausse note de frais d’un montant moyen de 115€.

S’il est important de comprendre que la majorité des demandes de remboursement incorrectes ne sont pas intentionnelles, il est également important d’examiner et de comprendre les facteurs qui rendent la fraude délibérée plus probable – et ceux-ci sont souvent liés à la sensibilisation et à la satisfaction des employés.

Epargne : Pourquoi il ne faut pas mettre son PEL au plafond

Dans un environnement ou le Livret A plafonne à 1% et les taux de l’assurance-vie à 1,2 %, les vieux plan d’épargne logement sont plus que jamais attractifs. Mais attention au plafond !

Dans un environnement ou le Livret A plafonne à 1% et les taux de l’assurance-vie à 1,2 %, les vieux plan d’épargne logement (PEL) sont plus que jamais attractifs. Mais attention a ne pas atteindre le plafond ! Vous risquez de le voir clôturer ou, a minima, de réduire sa durée de vie avec à la clé un manque à gagner qui peut atteindre plusieurs milliers d’euros. 
 

Face à un livret A qui plafonne à 1 %, les PEL ouverts entre août 2003 et janvier 2015 sont actuellement les meilleurs placements sans risque. Ils offrent un rendement de 2,07% net de prélèvements sociaux (2,5% brut), largement supérieur aux meilleurs fonds en euros de la place. Même les plans d’épargne logement souscrits entre février 2015 et janvier 2016 restent très compétitifs (2% brut). Dans ces circonstances, quoi de plus logique que de mettre ces produits d’épargne au plafond si vous en avez la possibilité ?

Attention, préviennent les experts du journal Le Revenu, il peut s’agir d’une mauvaise idée. Voici pourquoi.

Le plafond du PEL est à 61 200 euros. En ouvrant un PEL, l’épargnant accepte un contrat, renouvelé tacitement tous les ans, stipulant qu’il versera chaque année au moins 540 euros sur son plan. Or si celui-ci est au plafond, respecter cet engagement de versement n’est plus possible.
Exemple : Sur un PEL ouvert en 2014. En théorie, vous pouvez verser de l’argent dessus jusqu’en 2024. Puis, il continuera à générer des intérêts jusqu’en 2029. Mais si vous le mettez au plafond en 2020, il ne procurera des intérêts que pour encore cinq ans, soit jusqu’en 2025 seulement avec à la clé un manque à gagner qui peut dépasser les 2.000 euros (retrouvez le détail de nos calculs en fin d’article). Dans une telle situation, le PEL ne peut pas être prorogé pour une année supplémentaire, même s’il a moins de dix ans (sa durée de vie maximale). «Un PEL qui a atteint son plafond de versements à son terme contractuel (terme initial de 4 ans ou terme résultant d’une prorogation) ne peut pas faire l’objet d’une prorogation, aucun versement périodique n’étant plus possible», confirme la Fédération bancaire française.
 

 

PER, assurance-vie, la transparence des frais au programme

Les professionnels s’engagent à renforcer la transparence des frais du PER et de l’assurance vie.

Les professionnels s’engagent à renforcer la transparence des frais du PER (Plan d’épargne retraite) et de l’assurance vie avec la mise en place d’un tableau standard regroupant les frais par catégorie.

Ce tableau sera mis en ligne, dès le 1er juin, sur le site de chaque producteur de plan d’épargne retraite (PER) ou d’assurance vie. 

« Le format de ce document a été arrêté dans le cadre d’un accord de place, signé aujourd’hui sous l’égide du ministre, et rassemblant distributeurs et producteurs de PER », indique le ministère de l’économie et des finances dans un communiqué de presse. 

Le Gouvernement accompagnera cette transformation en enrichissant, par voie réglementaire, l’information précontractuelle et l’information annuelle fournie à l’épargnant. 

Le total des frais supporté par chaque unité de compte ou chaque actif devra ainsi être affiché et communiqué, dès le 1er juillet 2022, avant toute souscription, et à partir de 2023, pour la campagne d’information annuelle de l’exercice précédent. 
 

Un nouveau dispositif de soutien aux propriétaires victimes de squats

A partir de ce 1er février, un nouveau dispositif de soutien aux propriétaires victimes de squats est mis en place.

A partir de ce 1er février, un nouveau dispositif de soutien aux propriétaires victimes de squats est mis en place.
 

La tentative de suicide, la semaine dernière, d’une femme de ménage victime de squats, rappelle que la lutte contre les squats concerne les propriétaires de toutes les catégories sociales. Des propriétaires souvent démunis et parfois désespérés face à la complexité des voies de recours.

Le ministère du Logement et la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ) sont à l’origine d’une nouvelle initiative dans la lutte contre les squats, occupations de logements sans droits ni titre. 

Fruit d’un travail commun entre Emmanuelle Wargon, ministre déléguée au Logement et Patrick Sannino, président de la CNCJ, une nouvelle procédure voit le jour ce 1er février 2022. À compter de cette date les propriétaires victimes de squats pourront faire appel à un huissier de justice qui les accompagnera pendant toute la durée de la procédure jusqu’à la restitution de leur logement.
 

Afin qu’ils puissent s’appuyer sur des conseils et une expertise quand ils sont exposés à ce
genre de situations, les huissiers de justice s’engagent avec le ministère du Logement contre les squats pour accompagner les propriétaires pendant toute la procédure jusqu’à la restitution de leur logement.
 

Depuis la loi Asap (loi n° 2020-1525 du 7 décembre 2020 d’accélération et de simplification de l’action publique, qui a modifié l’article 38 de la loi Dalo, le propriétaire victime d’une occupation illégale de son domicile ou de sa résidence secondaire peut utiliser deux voies pour récupérer son bien :
Une voie judiciaire, devant le tribunal judiciaire, par voie d’assignation, pour obtenir l’expulsion du squatteur ; 

Une voie administrative, renforcée par la loi de 2020 pour obtenir son évacuation forcée. 

La personne dont le logement est squatté, ou une personne agissant pour elle, doit dans ce cas :
– porter plainte pour violation de domicile au commissariat de police ou à la gendarmerie ;
– prouver que le logement est son domicile, par exemple à l’aide de factures, de documents
fiscaux, d’une attestation fournie par un voisin ;
– faire constater par un officier de police judiciaire que le logement est squatté ;
– demander auprès du préfet qu’il mette en demeure d’ordonner l’évacuation.
 

Cette deuxième voie est aujourd’hui peu et mal utilisée car les propriétaires la connaissent mal et sont insuffisamment accompagnés dans sa mise en œuvre.
 

À partir du 1er février, les huissiers de justice se mobilisent avec le ministère du Logement
pour augmenter l’efficacité de cette procédure pour les propriétaires victimes de squats.

Santé : un reste à charge pour les urgences

Les consultations aux urgences non suivies d’une hospitalisation seront désormais facturées 19,61 euros.

Les consultations aux urgences non suivies d’une hospitalisation seront désormais facturées 19,61 euros. 

Le « reste à charge » ne sera effectivement plus calculé en fonction du « ticket modérateur » de 20 %, mais sur la base de ce nouveau « forfait patient urgences », au montant unique mais toujours remboursé par les complémentaires santé. 

La facture lui sera directement envoyée et prise en charge par celle-ci ou vous sera remise en main propre si vous n’en disposez pas.

Le montant sera « minoré » à 8,51 euros pour certains publics comme les malades chroniques (ALD) ou les femmes enceintes de plus de cinq mois. D’autres, dont les mineurs victimes de violences sexuelles, les victimes du terrorisme et les malades du Covid-19, resteront exemptés.
 

Les 8 tendances qui vont marquer le secteur de l’assurance en 2022

Entreprises, climat, santé, cybersécurité… L’année écoulée, les assureurs ont été sur tous les fronts affirmant avec force leur rôle au sein de l’économie et de la société.

Entreprises, climat, santé, cybersécurité… L’année écoulée, les assureurs ont été sur tous les fronts affirmant avec force leur rôle au sein de l’économie et de la société. A partir de l’analyse de ces défis, EIS a défini les 8 grandes tendances qui vont marquer le secteur en 2022.

La constitution d’écosystèmes devient la priorité

Le terme « écosystème » est devenu un mot à la mode dans le domaine de l’assurance, mais la capacité des acteurs du secteur à comprendre les écosystèmes et à s’y intégrer fait cruellement défaut. 2022 sera l’année du changement. Les besoins des consommateurs ont évolué et aucune organisation n’est aujourd’hui en mesure de satisfaire tous les besoins de ses clients. 

Pour cette raison, les assureurs devront repenser leur proposition de valeur afin de déterminer la façon dont ils peuvent s’intégrer aux écosystèmes de consommation existants et émergents et gagner de nouveaux clients.  Avec cette approche écosystémique, aucun partenaire n’a besoin de construire et d’orchestrer seul l’ensemble des composants. Elle permet donc d’accélérer l’innovation en matière de produits et de services – les efforts d’une entreprise favorisant tous les autres. 

66 % des assureurs établissent déjà des partenariats avec des non-assureurs pour diversifier leurs offres clients et ils devraient tirer un bénéfice beaucoup plus important de cette innovation en 2022.

La place centrale de l’assurance embarquée dans la mise en place de stratégies d’écosystème

L’assurance embarquée est une stratégie clé des écosystèmes pour les assureurs. Les achats importants, tels que les voitures et les maisons, sont de plus en plus pilotés numériquement avec peu ou pas d’interaction humaine. C’est le cas notamment d’AutoHero, grâce auquel les clients ont la possibilité d’acheter une voiture d’occasion en ligne et de la livrer à leur domicile, ou d’Homeloop qui applique ce modèle à l’achat d’une maison. Avec l’adoption croissante des nouvelles technologies, les assureurs saisiront l’occasion d’intégrer l’achat de polices directement dans ces expériences d’achat numériques. 

Par exemple, l’utilisation des API leur permettra de relier leurs produits à un canal de distribution au sein de l’écosystème d’un secteur tiers (les distributeurs, les acteurs tech, les institutions financières, les marchés immobiliers en ligne et les constructeurs automobiles) et par la suite, d’avoir accès à de nouvelles typologies de clients.

La Coretech au cœur de la transformation de l’assurance

Ces dernières années, les compagnies d’assurance ont investi massivement dans les assurtechs. Les financements de 2021 devraient d’ailleurs dépasser largement les 7,1 milliards de dollars investis en 20202. Pour les assurances, l’avantage d’un partenariat avec les assurtechs est double : compléter leur portefeuille de produits existants et simplifier rapidement et à moindre coût leurs opérations internes, sans avoir à développer eux-mêmes une expertise interne ou des applications.

Cependant, jusqu’à présent, la transformation amenée par les assurtechs s’est faite à une relativement petite échelle, par le biais de projets autonomes ou de solutions ponctuelles. Pour capitaliser sur le potentiel de ces assurtechs, les assurances doivent les intégrer à leur cœur de métier. Or, la plupart d’entre elles ont hérité de systèmes inadaptés à ce genre de démarche qui requiert la mise en place d’un système coeur cloud axé sur les API, basé sur des microservices : la coretech. Celle-ci a la capacité de créer de nouveaux écosystèmes dans lesquels convergent à la fois le fonctionnement traditionnel de l’assurance et la capacité d’innovation de l’assurtech.

L’informatique embarquée et la télématique comme voie d’accès au client préférentiel

Nous avions prédit en 2020 que 2021 serait l’année où l’informatique embarquée et la télématique arriveraient à maturité. Cette évolution se poursuivra et s’accélérera en 2022, à la fois que ce soient les modèles économiques du paiement au kilomètre ou des récompenses conducteur, transformant au passage le secteur de l’assurance auto. La généralisation de l’utilisation des données télématiques, une plus grande interaction et une éducation des assurés permettent d’encapaciter les assureurs à sélectionner des clients privilégiés, qu’elle se fonde, par exemple, sur le paiement au kilomètre ou sur les récompenses du conducteur.

Grâce à cette technologie, les scores des usagers s’améliorent rapidement et le taux d’incidents chez les meilleurs conducteurs reste minime, ce qui se traduit par un meilleur ratio de sinistralité.

La généralisation de l’assurance paramétrique

Les progrès de l’IoT, de l’analyse prédictive et de l’intelligence artificielle (IA) permettent une indexation plus robuste sur une plus grande variété de critères et ouvrent donc la voie aux assureurs pour repenser leurs modèles de produits et de distribution. Ces avancées ont créé des opportunités intéressantes pour les applications de risque paramétrique, en particulier dans l’assurance commerciale P&C (Property and Casualty).

L’assurance paramétrique est fondamentalement dans l’ère du temps car elle offre une protection face aux plus grandes menaces contemporaines comme les risques climatique, sanitaire et terroriste. En effet, elle couvre les villes et les aéroports touchés par un événement terroriste, les hôtels en cas d’épidémie de maladie infectieuse, les entreprises agroalimentaires et les compagnies maritimes lorsque le niveau des eaux fluctue.

Les solutions paramétriques garantissent surtout la clarté des paiements pour les clients et les assureurs. Les réclamations sont résolues plus rapidement et sans contestation. De plus, le fait d’avoir déterminé au préalable les évènements couverts et le mécanisme d’indemnisation garantit à la structure concernée le paiement d’un montant prédéfini.

Les assurances, soutiens de l’esprit entrepreneurial

Les nouvelles générations sont particulièrement séduites par le statut d’indépendant, la flexibilité qu’il engendre et par la possibilité de créer leurs propres entreprises. Les assurances devront être en première ligne pour soutenir cette dynamique entrepreneuriale.

A l’échelle mondiale, on observe que le marché des plateformes de travail en ligne (TaskRabbit, Uber, Deliveroo…) a augmenté de 30 % en deux ans. Pour répondre à cette nouvelle problématique, accentuée par la pandémie et l’écart de couverture qu’elle a révélé, les assureurs proposeront plus de solutions pour les travailleurs indépendants et tous ceux dont les conditions de travail sont précaires et instables.

Accélération des politiques de souscription  et émission instantanée des polices d’assurance

Le processus de souscription, long et fastidieux, reste l’une des plus grandes frustrations des clients. La souscription accélérée résout ce problème en s’appuyant, entre autres, sur l’automatisation, les données, les règles ou les modèles…

Les assurances vont élargir leur recours aux API pour absorber davantage de données provenant d’une multitude de nouvelles sources (les données sociales, de crédit, comportementales, économiques, les wearables, les capteurs IoT, les données financières et l’identité…) et pour réduire les risques. En associant ces données à des algorithmes, à l’intelligence artificielle, à l’analyse prédictive, à l’automatisation des processus robotiques (RPA) et à l’informatique cognitive, les assureurs seront en mesure d’accélérer la prise des décisions et, dans de nombreux cas, de garantir une validation instantanée.

Dès 2022, les groupes de souscription les plus performants seront ceux qui réussiront à associer l’analyse avancée au jugement humain.

Les réclamations visuelles au chevet des assureurs

Une étude récente du cabinet d’études ValuePenguin a révélé que 68 % des plaintes des assurés étaient liées à des réclamations. Le dépôt d’une demande d’indemnisation prend beaucoup de temps, tant pour l’assureur que pour l’assuré. Les réclamations visuelles peuvent résoudre ce problème.

En effet, elles permettent aux clients d’entrer en contact avec la compagnie d’assurance via une application mobile et une caméra. L’expérience est entièrement interactive et offre aux assurés un processus de réclamation plus rapide et plus simple. A titre d’exemple, dans le cas d’un accident de voiture, le client peut communiquer à distance avec la compagnie d’assurance en partageant des séquences vidéo en temps réel et les agents seront en mesure d’évaluer des facteurs tels que les dommages au véhicule, les conditions météorologiques, les marques de dérapage, la signalisation et la position du véhicule.

Étant donné que toutes les images et les vidéos sont capturées et livrées numériquement, l’assureur n’a plus à mener d’inspection sur place, ce qui permet d’économiser du temps et de l’argent. Grâce à l’utilisation de l’analyse assistée par l’IA, les règlements des sinistres et les services de réparation peuvent même être gérés automatiquement en cas d’accident. En enclenchant le processus d’évaluation des incidents de manière immédiate et en temps voulu, les assureurs pourront prendre des décisions plus précises en matière de sinistres, accélérer le règlement des indemnités et, par conséquent, améliorer la satisfaction des clients à partir de 2022.

 

Quelle augmentation pour le livret A ?

« Le taux du livret A augmentera en janvier », a déclaré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, sans préciser de combien.

« Le taux du livret A augmentera en janvier », a déclaré le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, sans préciser de combien.

Le ministère a précisé que l’augmentation du taux sera proposée par le gouvernement en janvier et interviendra le 1er février. « Protéger les Français contre l’augmentation des prix est ma priorité absolue parce que je suis lucide sur l’inflation », assure Bruno Le Maire.

« J’attends la proposition de la banque de France »

Il entend, pour cela, s’appuyer sur différents outils, dont « celui d’augmenter les rémunérations pour que les gens ne perdent pas d’argent sur les comptes dans lesquels ils ont placé leurs économies », indique le ministre, sans préciser toutefois quel sera ce nouveau taux. « J’attends la proposition de la banque de France mais je prends l’engagement que ce taux de livret A augmentera en janvier », assure Bruno Le Maire.