Crédit immobilier : des taux de l’usure ajustés chaque mois

La Banque de France a annoncé que la publication des seuils de l’usure se fera, à titre exceptionnel, en fréquence mensuelle et non plus trimestrielle dès le mois de février.

La Banque de France a annoncé que la publication des seuils de l’usure se fera, à titre exceptionnel, en fréquence mensuelle et non plus trimestrielle dès le mois de février.

 

 

La mesure s’applique à toutes les catégories de prêt jusqu’au 1er juillet. Les taux d’usure resteront toutefois établis sur la base de la moyenne des taux pratiqués lors des trois mois précédents. Pour la Banque de France cet aménagement temporaire respecte « pleinement l’esprit protecteur de la loi » – à savoir protéger les emprunteurs de taux excessifs et préserver un large accès au crédit –, « tout en permettant un ajustement plus fin des taux de l’usure pendant les mois à venir ».

 

 » Une revalorisation mensuelle permettra aux banques, qui sont au rendez-vous pour accompagner les projets de vie de leurs clients, de se positionner de manière plus adaptée et plus vive sur ce marché de début d’année 2023. Le coût d’un crédit est haussier depuis quelques temps mais il est important de rappeler aux acquéreurs que la France possède en dominante une politique de taux fixe, et des taux parmi les plus bas en Europe. Certaines banques bloquées par cette règle trimestrielle pourraient ainsi décider de revenir plus vite à la conquête de nouveaux clients via le canal du crédit immobilier » explique Kevin Spreux, Directeur du développement Prelys Courtage
 

Pourquoi les jeunes sont les principales cibles des arnaques ?

Les arnaques à l’investissement touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies.

Les arnaques à l’investissement touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies.

 

Comprendre les mécanismes des arnaques et les raisons de souscription ou non-souscription, tels sont les objectifs de l’enquête de BVA menée pour le compte de l’AMF, qui souhaite adapter en conséquence ses politiques de prévention et de communication. À ce titre, l’étude met en lumière la conjonction d’éléments qui créent un terrain propice à l’arnaque. En premier lieu une satisfaction limitée vis-à-vis des propositions des banques. Elle note aussi une méfiance qui diminue lorsque les investissements portent sur des produits qui « parlent » ou qui inspirent une assurance (immobilier, places de parking, par exemple). 

 

Ainsi, l »étude révèle que 84 % des épargnants ont connaissance de l’existence d’arnaques en matière de placements et d’investissements. Pour autant, selon une étude menée par l’AMF (Autorité des marchés financiers), une partie non négligeable de la population (48 %) croit en l’existence d’alternatives plus performantes que les placements traditionnels et six personnes sur dix estiment qu’il existe des placements qui rapportent à coup sûr plus que les livrets d’épargne. Quatre Français sur cinq sont curieux d’en savoir plus lorsqu’on leur présente un placement garantissant un rendement nettement supérieur au livret A. 

 

L’étude démontre surtout que les arnaques touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies (30 % des 18-24 ans estiment que ces placements sont rentables, contre 19 % dans la population générale), largement exposée aux propositions de placement qui circulent via une multiplicité de canaux, mais une population peu avertie, tant sur les risques que sur l’existence l’AMF, ne serait-ce que de nom (33 % des 18-24 ans, contre 46 % chez les 50 ans et +).
 

Nouvelle déclaration pour les propriétaires d’un logement

Les propriétaires de logements affectés à l’habitation doivent déclarer chaque année avant le 1er juillet les informations d’occupation à l’administration fiscale.

Les propriétaires de logements affectés à l’habitation doivent déclarer chaque année avant le 1er juillet les informations d’occupation à l’administration fiscale. 

 

La taxe d’habitation est supprimée pour les résidences principales à partir de 2023. Afin de déterminer précisément les propriétaires encore redevables de la taxe d’habitation (résidence secondaire, logement locatif) ou de la taxe sur les logements vacants, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) demande à tous les propriétaires d’une résidence principale, secondaire ou d’un logement loué, d’effectuer une déclaration supplémentaire à l’administration fiscale avant le 1er juillet 2023. Cette nouvelle déclaration d’occupation des logements à effectuer par les propriétaires est prévue par la loi de finances pour 2020.

 

Cela s’applique aux propriétaires individuels, aux propriétaires en indivision, aux usufruitiers et aux SCI. Les propriétaires sans changement depuis la dernière déclaration sont exempts. La déclaration peut être faite en ligne pour les propriétaires avec accès à internet. La démarche s’effectue par voie électronique dans l’espace privé sur impots.gouv.fr (espace professionnel, s’agissant des SCI). Les propriétaires qui indiquent à l’administration ne pas être en mesure de souscrire cette déclaration par voie électronique, ainsi que les propriétaires dont la résidence principale n’est pas équipée d’un accès à Internet, utilisent les autres moyens mis à leur disposition par l’administration.
 

Droits de succession : hausse des intérêts en 2023

Dans les six mois suivant le décès d’une personne, ses héritiers doivent s’acquitter des éventuels droits de succession. L’administration fiscale peut accepter de fractionner leur dette.

Dans les six mois suivant le décès d’une personne, ses héritiers doivent s’acquitter des éventuels droits de succession. S’ils n’ont pas les fonds nécessaires pour régler le montant dû, l’administration fiscale peut accepter de fractionner leur dette.

 

Les héritiers qui ne disposent pas immédiatement de l’argent nécessaire pour payer les droits de succession peuvent, selon les cas, demander à différer et/ou fractionner leur paiement avec des intérêts. Les bénéficiaires de ce « crédit » accordé par le fisc sont redevables d’intérêts, dont le taux vient d’être défini pour 2023.  Le taux d’intérêt applicable pour les demandes de règlement fractionné ou différé de droits de succession formulées en 2023 s’élève à 1,7% (contre 1,2% en 2022).

 

Les héritiers peuvent demander un fractionnement des droits sur une période maximale d’un an et demi (3 versements espacés de 6 mois) ou de 3 ans (7 versements espacés de 6 mois) pour les successions comprenant au moins 50% d’actifs non liquides. Il est également possible de demander un paiement différé pour les biens reçus en nue-propriété.
 

Baisse d’impôts pour les séniors

Les seniors pourront bénéficier d’une réduction d’impôts en 2023 grâce à un abattement fiscal supplémentaire.

 

Les seniors pourront bénéficier d’une réduction d’impôts en 2023 grâce à un abattement fiscal supplémentaire.

 

Selon l’article 157 du Code général des impôts, les contribuables de plus de 65 ans au 31 décembre de l’année d’imposition peuvent déduire une certaine somme de leur revenu global net.

 

Le montant de l’avantage et le plafond de ressources ont été révisés en fonction de l’inflation, augmentant de 5,4 %, à l’image du barème de l’impôt sur le revenu. Ainsi, une personne qui a eu 65 ans avant le 1er janvier 2023 pourra bénéficier d’un abattement de 2.620 euros (au lieu de 2.484 euros) si son revenu global net n’excède pas 16.410 euros (contre 15.560 euros en 2022). Au-delà de ce seuil et jusqu’à un revenu global de 26.400 euros (au lieu de 25.040 euros), l’abattement sera de 1.310 euros contre 1.242 euros en 2022. Il est supprimé pour les contribuables ayant des ressources supérieures.

 

Les couples mariés soumis à une imposition commune pourraient retirer jusqu’à 5 240 euros de leurs revenus imposables. Les personnes remplissant certaines conditions d’invalidité (pension militaire d’invalidité pour une incapacité d’au moins 40 %, pension d’invalidité pour un accident du travail d’au moins 40 % ou les titulaires d’une carte « mobilité inclusion » portant la mention « invalidité » pour une incapacité d’au moins 80 %) peuvent également bénéficier de cet abattement.
 

Banque : les comptes pour mineurs dans l’œil du régulateur

L’ACPR a réalisé une enquête sur les offres bancaires destinées aux mineurs âgés de 12 à 17 ans.

L’ACPR a réalisé en 2022 une enquête par questionnaire auprès de 12 prestataires de services de paiements (PSP) sur les offres bancaires destinées aux mineurs âgés de 12 à 17 ans.

Il ressort de ces travaux que les professionnels doivent mieux contribuer à la préservation du patrimoine du mineur en révisant leur politique de distribution de moyens de paiement et en renforçant leurs dispositifs de contrôle vis-à-vis de cette clientèle. L’ensemble des acteurs du marché est incité à mettre en œuvre les points d’amélioration identifiés.

Face à l’essor des offres bancaires à destination des mineurs, l’ACPR appelle les PSP à s’assurer que les moyens de paiement mis à leur disposition sont bien adaptés. À fin 2021, sur le panel interrogé, plus de 1,1 million de comptes bancaires sont détenus par des mineurs (+ 15 % entre 2020 et 2021), et parmi eux, près de la moitié sont équipés d’une carte bancaire, ce qui représente une augmentation de 58 % des cartes en circulation au sein de cette clientèle depuis 2020. Dans 9 cas sur 10, il s’agit de cartes à contrôle systématique de solde qui constituent le moyen de paiement à privilégier. Les autres cartes, notamment à débit différé, et chéquiers ne devraient pas être délivrés à cette clientèle, car ces moyens de paiement sont susceptibles de générer un découvert non autorisé sur le compte du mineur. De tels découverts ont été déclarés par certains établissements interrogés, cette situation pouvant concerner jusqu’à 2,5% des comptes détenus par des mineurs dans l’un de ces établissements.
 

Parfois le mineur peut faire seul certains actes, tels que l’ajout d’un bénéficiaire pour effectuer un virement, l’augmentation des plafonds de retrait et de paiement d’une carte ou la remise à l’encaissement d’un chèque. Ces actes peuvent paraître anodins mais présentent des risques pour le mineur, comme celui d’être victime d’une « fraude à la mule » qui consiste à encaisser un chèque pour quelqu’un avant de lui reverser les fonds. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un chèque volé, falsifié ou sans provision qui fera l’objet d’un rejet, conduisant la victime à se retrouver à découvert, voire en situation d’« interdit bancaire ». Dans toutes ces situations, l’accord d’au moins un représentant légal semblerait donc opportun.
 

Les professionnels sont incités à mettre en place des dispositifs internes de détection des opérations anormales et des situations nécessitant une surveillance renforcée sur le compte du mineur. Par exemple, si la séparation des parents est portée à la connaissance de l’établissement, il convient de recueillir l’autorisation conjointe des parents pour toute opération débitrice à l’initiative d’un seul représentant légal.
 

« Réforme du courtage : L’Orias alerte les intermédiaires sur leurs obligations en 2023 ! »

Tout intermédiaire distribuant des produits d’assurance, bancaires ou financiers doit être immatriculé sur le Registre officiel de l’Orias (www.orias.fr) afin que les clients puissent vérifier qu’il est autorisé à exercer.

Tout intermédiaire distribuant des produits d’assurance, bancaires ou financiers doit être immatriculé sur le Registre officiel de l’Orias (www.orias.fr) afin que les clients puissent vérifier qu’il est autorisé à exercer. 

Pour les courtiers et leurs mandataires – en assurance et en opérations de banque et services de paiement -, lors du renouvellement de leur inscription en 2023 à l’Orias, la loi sur la
« Réforme du courtage » (Loi n° 2021-402 du 8 avril 2021) prévoit désormais qu’ils ont l’obligation d’adhérer à une association professionnelle agréée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), sauf exceptions prévues par la loi.

 

A ce jour, l’ACPR a agréée sept associations pour l’intermédiation en assurance et six pour l’intermédiation en opérations de banque et services de paiement (liste officielle : 20220325_tableaux_agrements.pdf (banque-france.fr).
 

Cette condition légale d’adhésion à une association agréée est vérifiée par l’Orias lors de la procédure de renouvellement de l’immatriculation.
 

Tout intermédiaire assujetti à cette nouvelle obligation qui ne s’y soumettrait pas sera radié de l’Orias, lors de la clôture du renouvellement au 28 février 2023. En conséquence, il ne pourra plus distribuer les produits pour lesquels il était immatriculé, ni percevoir de commissions ou d’honoraires pour sa rémunération.
 

Au regard de cette nouvelle obligation légale, l’Orias constate déjà un retard pour le renouvellement 2023. En cause, un retard dans les demandes de renouvellement et une gestion plus lente des dossiers dans le cas où les gestionnaires de l’Orias doivent demander la production de l’attestation par l’intermédiaire.
 

Conscient des enjeux pour la protection des consommateurs, la distribution des produits et les professionnels de l’intermédiation eux-mêmes, l’Orias alerte formellement sur le risque de voir trop de professionnels ne pas être renouvelés à fin février 2023. 
 

Le Président de l’Orias, Richard Restuccia explique : « Les professionnels concernés par la Réforme du courtage ne doivent plus attendre pour faire leur dossier d’adhésion à l’association agréée de leur choix, s’ils veulent continuer à exercer après la date légale de la fin du renouvellement. Il y a un temps d’instruction à la fois des dossiers auprès des associations, mais aussi pour le renouvellement à l’Orias. Aujourd’hui, chaque jour compte ! »
 

Cryptomonnaies : est-ce vraiment la fin de l’hiver ?

Le cours des cryptomonnaies a connu une année difficile en 2022, à l’image de la plupart des marchés financiers mondiaux. Analyse de Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

Le cours des cryptomonnaies a connu une année difficile en 2022, à l’image de la plupart des marchés financiers mondiaux. Analyse de Vincent Boy, analyste marchés chez IG France.

Cette année morose est due au resserrement des politiques monétaires, du fait de l’inflation galopante, mais le marché des cryptomonnaies et le Bitcoin ont également subit de nombreuses mauvaises nouvelles liées directement au secteur et à de nombreux risques de liquidités liés à l’effondrement de certains acteurs.
 

L’année 2023 pourrait être à nouveau difficile pour l’économie et les marchés financiers. Ainsi, les cryptomonnaies pourraient encore subir de fortes chutes et le secteur devrait rester encore difficile un moment, pour autant, l’écosystème continue de se développer, l’économie réelle poursuit l’intégration de cette technologie et les investisseurs voient ce marché, comme de plus en plus pérenne.
 

L’hiver crypto n’est probablement pas terminé, mais le Bitcoin et d’autres cryptomonnaies comme l’Ether pourraient en revanche profiter par la suite d’un retour sur les actifs risqués de la part des investisseurs.
L’Ethereum qui poursuit son évolution suite à la réussite de la première phase, The Merge, pourrait connaître une certaine volatilité, liée à la mise à jour Shanghai et au déblocage de quelque 16 millions d’Ether, prévue en mars. En revanche, une fois les doutes passés, les investisseurs devraient profiter du staking et notamment grâce à l’utilisation du Wrap, rendant l’activité moins risquée, ce qui pourrait conduire à une surperformance de l’Ether par rapport au Bitcoin. 
 

Cette dernière reste la cryptomonnaie la plus suivie au monde et celle qui se différencie en de nombreux points du marché et elle pourrait continuer de profiter de l’engouement des investisseurs.
 

Au-delà de l’évolution des cours et de la psychologie, les risques concernant les acteurs du marché sont encore bien présents. En effet, les conséquences liées à Luna, puis FTX, ne sont probablement pas finies et les investisseurs surveillent notamment la situation entre Gemini et Genesis et par répercussion, celle de DCG.
Par ailleurs, bien que Binance se montre confiant et semble avoir rassuré les marchés pour l’instant, certains doutent de la réalité concernant le bilan du géant des cryptos et notamment la pertinence de la preuve de réserves fournie par ce dernier.
 

Coté marché, enfin, alors que le prix du Bitcoin et des cryptomonnaies progresse fortement depuis le début d’année, de nombreux investisseurs reprennent espoir concernant le retour de la tendance haussière. 
Bien que cela soit réellement engageant, l’optimisme est trop rapide et l’euphorie encore trop importante dans le marché pour signifier la fin du marché baissier selon nous. En effet, une réelle capitulation est pour nous indispensable avant une reprise, en douceur, mais solide, de la hausse des prix. Cela avait été d’ailleurs observé à la fin du précédent bear market en 2018/2019.
 

On observe par ailleurs, une augmentation du nombre d’adresses possédant au moins 1 Bitcoin et une baisse du nombre d’adresses possédant au moins 1000 Bitcoins. Cela signifie que les « Whales » continuent de vendre leurs Bitcoins aux « retails » et n’ont donc pas commencé à accumuler. En d’autres termes, ils anticipent probablement une nouvelle baisse, voire une capitulation du marché, avant un réel retour haussier des cours.

 

Quel sera l’impact de la réforme du taux d’usure pour les investisseurs immobiliers ?

Les experts de la fiscalité immobilière font le lien entre la mensualisation du taux d’usure et l’augmentation à venir des taux d’intérêts.

Les analystes de Qlower, spécialiste de la fiscalité des investisseurs immobiliers, font le lien entre la mensualisation du taux d’usure et l’augmentation à venir des taux d’intérêts.

 

L’impact après impôts reste mineur pour les investisseurs immobiliers qui bénéficient d’un contexte unique de taux fixes, tout en restant renégociables à la baisse. 

Le taux d’usure, une protection qui a finalement bloqué l’accès au crédit

 

L’accès au crédit s’est fortement resserré en 2022, allant jusqu’à la quasi-impossibilité d’emprunter pour une large partie de la population. La conséquence a été immédiate: la demande en immobilier s’est réduite, entraînant une amorce de baisse des prix des biens à vendre. La cause de ce resserrement : l’effet ciseau observé entre l’augmentation rapide des taux d’intérêts et le plafond imposé par le taux d’usure. 

Le taux d’usure est le taux maximum auquel les banques peuvent prêter, tous frais inclus. Il est dicté par la Banque de France chaque trimestre, dans l’optique de maîtriser la hausse des taux d’intérêts bancaires. Mais le récent contexte d’inflation a fait rapidement grimper les taux qui ont atteint le taux d’usure, bloquant ainsi tout octroi de crédit à une large population d’investisseurs. La Banque de France a réagi en janvier 2023 en annonçant la mensualisation du taux d’usure, pour quelques mois seulement. 

Un taux d’usure réévalué mensuellement, est-ce vraiment une bonne nouvelle ?

 

Le taux d’usure sert à protéger les emprunteurs d’une hausse trop rapide des taux d’intérêts. Il a en réalité bloqué l’octroi de crédit à une large population d’emprunteurs. Dans le contexte actuel d’inflation proche de 6%, emprunter même à 4% reste une bonne nouvelle dès lors qu’on peut emprunter.  
 

En mensualisant le taux d’usure, la Banque de France permet aux banques de continuer à prêter, dans des conditions de marché qui évoluent rapidement. L’objectif recherché est d’éviter le blocage observé en 2022 et de fluidifier le marché. 

Emprunter à 3 ou 4% reste une bonne nouvelle pour les investisseurs immobiliers. Le spectre du blocage de l’accès au crédit, donc du marché immobilier, s’éloigne.  
 

Les projets nécessitant un financement bancaire peuvent à nouveau prendre corps même si le crédit est plus cher. Les investisseurs immobiliers peuvent poursuivre la constitution de leur portefeuille immobilier et être rassurés quant à la liquidité de leurs biens à de potentiels acquéreurs. 

Un financement plus cher doit-il freiner un projet d’investissement locatif ? 

Emprunter à 3 ou 4% est évidemment moins intéressant qu’emprunter à 1%. Mais cette période d’accès au crédit immédiat et gratuit est sans doute écartée pour longtemps. En janvier 2023, la France reste le pays où le coût du crédit est le moins cher au monde. Si ça n’était pas suffisant, la France est un des rares pays européens où on emprunte à taux fixe, renégociable uniquement à la baisse. Ainsi, si les taux descendent à 2%, l’investisseur aura tout loisir de renégocier son taux comme il l’a déjà fait depuis 10 ans environ. Mais investir à un taux élevé pour un investissement locatif est moins problématique que pour une résidence principale. Depuis 2011, les intérêts d’emprunt ne donnent plus droit à un avantage fiscal, alors qu’au réel, le coût du crédit est déductible des revenus fonciers (location vide) et des revenus BIC (location meublée), en détention directe comme en SCI. 

L’augmentation du taux d’intérêt se traduit pour l’investisseur par un effort de trésorerie plus important  
L’augmentation de 1 point du taux d’intérêt coûte 50€ par mois par tranche de 100 000€ emprunté. En clair, emprunter 100 000€ à 3% au lieu de 1% ajoute 100€ à la mensualité qu’il faut débourser chaque mois. En location vide comme en location meublée. Après impôt, les choses changent selon le mode de location et la fiscalité qui en découle. 
• En location nue (régime Foncier réel), les intérêts sont déductibles. Cet effort de 100€ par mois est donc entièrement déduit des revenus taxables et réduit l’impôt. 
• En location meublée (régime BIC réel), les intérêts sont aussi déductibles mais les amortissements génèrent le plus souvent du déficit.  
On accentue donc le déficit sans réellement « profiter » de ces charges les premières années suivant l’investissement.

A termes, 20 ans après l’acquisition, dans des conditions d’inflation et d’IRL actuels, hors vacance locative, l’effort d’épargne permettant de rembourser un crédit immobilier de 100 000€ à 3% d’intérêt est de : 
–         56 700€ en location nue 
–         18 000€ en location meublée 

La mensualisation du taux d’usure participe à l’accélération de l’augmentation des taux d’intérêts. Sa vertu est de réduire le risque de blocage du crédit bancaire, carburant nécessaire à tout achat immobilier.  
 

Contrairement aux acquéreurs de résidences principales, les investisseurs immobiliers ne subiront qu’un impact en trésorerie puisque les coûts liés au crédit sont déductibles des revenus locatifs. Le coût du crédit, même à 3 ou 4%, reste inférieur à l’inflation mesurée ces derniers trimestres et doit être vu comme une opportunité, surtout en comparaison des pays voisins qui empruntent à taux variable et avec plus de difficultés de renégociation de taux en cas de baisse.  
 

Le paiement sans contact est utilisé par (seulement) 7 Français sur 10

Si la crise sanitaire a installé durablement le paiement sans contact dans les habitudes des consommateurs, son usage progresse moins vite en France que chez nos voisins européens.

Si la crise sanitaire a installé durablement le paiement sans contact dans les habitudes des consommateurs, son usage progresse moins vite en France que chez la plupart de nos voisins européens, selon une étude de SumUp.

Le paiement sans contact s’inscrit dans les habitudes d’une large majorité de Français, qui tendent à retirer moins d’espèces et à privilégier les paiements digitaux, notamment pour des questions de facilité et d’hygiène. Chiffres à l’appui, 68% des Français utilisent désormais ce moyen de paiement, en croissance de 4% en 2022 dans l’hexagone par rapport à 2021. Une percée plus lente que dans le reste de l’Europe où le paiement sans contact s’est davantage imposé : 9 Britanniques sur 10 (90%, +3% vs 2021), plus de 8 Suisses sur 10 (85%, +5%), et presque 8 Italiens sur 10 (78%, +9%). Les Allemands ont rattrapé leur retard grâce à une progression impressionnante de 35% en 2022, jusqu’à presque égaler les Français avec 67% de paiements sans contact.

 

Selon une analyse régionale plus poussée, il est particulièrement plébiscité dans les régions Hauts-de-France (71,5%), Pays de la Loire (70,9%), Bretagne (70,8%), Grand Est (70,7%) et en Bourgogne et Franche-Comté (69,5%) ainsi qu’en Auvergne et Rhône-Alpes (68,8%; +4,2%). Quoiqu’en plus forte croissance en Ile-de-France (+5,2%), en Corse (+5,3%), et dans les départements et régions d’outre-mer (+5,1%), c’est aussi paradoxalement dans ces régions que le taux de pénétration du paiement sans contact compte parmi les plus faibles.

 

“Ces chiffres corroborent le fait que la crise sanitaire a fait considérablement évoluer les comportements des usagers et que les avantages (rapidité, praticité, sécurité) du paiement sans contact font de plus en plus l’unanimité auprès des Français ; même si son usage reste à la traîne dans l’hexagone par rapport au reste de l’Europe. En outre, le passage du plafond de 30 à 50 Euros par la Fédération Bancaire Française en mai 2020, bientôt rehaussé à 80 Euros, a contribué à renforcer l’attractivité et l’adoption de ce mode de paiement par les consommateurs », explique SumUp.

On observe parallèlement que le nombre moyen de paiements hors cash des restaurateurs interrogés a augmenté de 16,3% en 2022 par rapport à l’année précédente, avec une dynamique particulièrement positive dans certaines régions. Cet engouement pour les solutions de paiement digitales, dont le paiement hors cash est une composante clé, valide que nous sommes entrés dans une phase de croissance stratégique sur ce segment. C’est le cas de l’Île-de-France (+23,1%), de la région Provence-Alpes Côte-d’Azur (+19,8%), suivies de près par le Centre-Val de Loire (+18,8%), la zone Auvergne et Rhône-Alpes (+17,2%) et enfin la Corse (+17,1%). A l’inverse, la Bretagne (7,6%) et les départements et régions d’outre-mer (12%) affichent une dynamique plus timide.

 

Autre enseignement de l’étude : le panier moyen 2022 est globalement en baisse de 3,8% par rapport à 2021 au niveau national, avec des nuances selon les régions. En l’occurrence, les Pays de la Loire (-9,3%) suivies par les Hauts-de-France (-5,9%) affichent une décroissance plus marquée. Seules les départements et régions d’outre-mer (-2%) et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur s’en sortent mieux. A ce titre, l’évolution du panier moyen des restaurants confirme cette tendance à la baisse. En dessous de la moyenne nationale (-2,6%), il passe de 29,1 € en 2021 à 28,3 € en 2022. Sous le prisme régional, des écarts importants se dessinent : la Corse caracole en tête (52,7€) suivie par les départements et régions d’outre-mer (39,5€), alors que la Bretagne avec un panier moyen de 20,1€ est en bas de l’échelle. Sans surprise et dans la continuité de ces analyses, la Bretagne (-22,7%; 20,1€), suivie par la Normandie (-12,3%; 26,3€) et les Pays de la Loire (-9,2%; 21,5€) sont celles qui présentent la plus forte décroissance.