Retraite : 3 Français sur 4 ne pourront pas partir quand ils le souhaitent

Selon une étude, près des trois quarts des Français interrogés (70 %) pensent que leur situation financière les empêche de prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient.

Selon la 20ème édition de l’étude Workmonitor menée par Randstad auprès de 35 000 travailleurs sur 34 marchés dans le monde entier, près des trois quarts des Français interrogés (70 %) pensent que leur situation financière les empêche de prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient.

S’ils ne sont pas prêts à renoncer à la flexibilité, la conjoncture économique difficile, associée à la hausse du coût de la vie et à une inflation galopante à travers le monde, poussent les travailleurs à chercher de nouvelles sources de revenus.
 

En France 15% des répondants (25 % au niveau mondial) ont décidé de prendre ou de rechercher un deuxième emploi pour mieux faire face à l’augmentation du coût de la vie, ce chiffre passant à 27 % pour la génération Z (30 % au niveau mondial), contre seulement 8 % pour les baby-boomers (17 % au niveau mondial).
 

Un peu moins d’un quart (22 %) des répondants prévoient de travailler plus à leur poste actuel. Cette proportion est plus élevée au sein de la génération Z (37 % en France, 32 % au niveau mondial) et ne concerne que 11 % des baby-boomers (13 % au niveau mondial).
 

Un répondant sur cinq (18 % en France, 21 % au niveau mondial) pourrait démissionner pour trouver un emploi mieux rémunéré. Plus d’un quart (29 %) des jeunes issus de la génération Z envisagent cette solution, contre moins de 10 % des baby-boomers en France.
 

La crise du coût de la vie a également un impact sur les attentes des travailleurs en matière de retraite. Près d’un tiers (30 %) des baby-boomers en France retardent leur départ à la retraite en raison de leur situation financière (26 % au niveau mondial) et 70 % des travailleurs interrogés affirment ne pas pouvoir prendre leur retraite aussitôt qu’ils le souhaiteraient en raison de problèmes d’argent.
 

Dans le même temps, l’âge envisagé de départ à la retraite a également augmenté : l’année dernière, 72 % des répondants français pensaient prendre leur retraite avant 65 ans, ils ne sont plus que 67 % aujourd’hui (contre respectivement 61 % et 51 % au niveau mondial).
 

Bourse : Quelles perspectives pour les marchés actions en 2023 ?

Après une année 2022 difficile, quels facteurs sont susceptibles d’induire un retournement sur les différents marchés ? Réponses de Johan Van Geeteruyen, CIO Fundamental Equity de Degroof Petercam asset management (DPAM).

 

Après une année 2022 difficile pour bon nombre d’investisseurs, il semble pertinent de s’interroger sur les facteurs susceptibles d’induire un retournement sur les différents marchés. Analyse de Johan Van Geeteruyen, CIO Fundamental Equity de Degroof Petercam asset management (DPAM).

 

Le premier facteur à prendre en compte est évidemment l’inflation. Bien qu’elle paraisse avoir touché son pic, la vitesse de sa décélération ainsi que son écart par rapport à la cible de 2% seront des éléments déterminants. En effet, une inflation structurellement élevée aurait des incidences sur le remboursement des emprunts, le coût du capital et la propension à investir dans certains marchés.
 

L’un des facteurs déterminants des décisions d’investissement est le prix des actifs. Du fait du retournement des politiques des banques centrales ainsi que de l’augmentation des risques géopolitiques, les actions ont, dans l’ensemble, fortement baissé en 2022. Cependant, à la suite du récent rallye, leurs valorisations ont retrouvé des niveaux d’avant la crise, notamment aux Etats-Unis. En Europe, les actions restent par contre encore très bon marché, une faiblesse qui résulte de la poursuite de la guerre en Ukraine ainsi que de la crise énergétique. Cette situation a incité les investisseurs étrangers à se tourner vers des marchés plus sûrs tels que 

les Etats-Unis. Faut-il y voir une fenêtre d’achat ? Cela est probable, mais pas certain.
 

La liquidité est un autre facteur à prendre en compte. Après une décennie d’abondance et de marchés relativement calmes, l’attitude résolument ferme des banques centrales dans leur lutte contre l’inflation s’est traduite par une hausse de la volatilité. Or, cette dernière s’accompagne en général d’une réduction de la liquidité. L’examen des carnets d’ordres montre d’ailleurs que pratiquement aucune transaction n’est effectuée sur la base des cours d’achat/vente affichés, ce qui paraît logique compte tenu de l’extrême volatilité. Selon une récente analyse du FMI, la liquidité s’est détériorée pour toutes les classes d’actifs, quelle que soit la mesure utilisée, ce qui représente un important défi pour les valorisations.
 

Afin de mieux comprendre les raisons des baisses de cours observées l’an passé, nous avons décomposé les performances des actions. Or, il apparaît clairement que ces corrections résultent de la compression des multiples et non pas de la diminution des marges bénéficiaires. La croissance de ces dernières reste d’ailleurs très soutenue, à + 5% aux Etats-Unis et à plus de 20% en Europe ! La capacité des entreprises à générer de la trésorerie demeure bonne, ce qui leur permet de distribuer des dividendes élevés.
Reste la question cruciale de savoir si les entreprises pourront maintenir ces fortes marges. Les banques centrales étant censées lutter contre l’inflation, elles auront un impact sur les dépenses. Or, si les dépenses diminuent, il en ira de même pour la demande et, par suite, pour les bénéfices des entreprises. Pour maintenir leurs marges, ces dernières devront accroître leur productivité ou réduire leurs coûts, autrement dit procéder à des licenciements.
 

Les analystes sont devenus plus prudents, mais les révisions de leurs attentes concernant les bénéfices sont jusqu’à présent marginales alors qu’elles avaient été beaucoup plus marquées lors de précédents ralentissements. Selon le consensus, la croissance du bénéfice par action (BPA) n’a ralenti que de 5,6% aux Etats-Unis et de 5,2% en Europe (données en dollars). Elle devrait donc rester positive en 2023. De telles attentes paraissent trop optimistes pour deux raisons. D’une part, les marges bénéficiaires n’ont jamais été aussi élevées, d’autre part, les indices des directeurs d’achats (PMI) sont en phase de contraction. Par conséquent, même si les taux d’intérêt n’augmentent plus, les cours des actions devraient rester sous pression.
Si l’on examine l’évolution des révisions de bénéfices en fonction du style, il est surprenant de constater que les révisions à la baisse affectent principalement les valeurs de croissance, et ce depuis le commencement de la crise, alors qu’elles n’ont touché les titres de qualité qu’à partir de l’été dernier.  Jusqu’à présent, aucun changement n’est à observer du côté des styles substance ou risque faible. 
 

Les flux en direction des marchés actions sont un bon indicateur de la confiance des investisseurs et de leur appétit pour les actifs risqués. Pour l’heure, les craintes dominent et les investisseurs continuent à privilégier les actifs et les marchés les plus sûrs. C’est le cas des Etats-Unis dont la croissance sera moins affectée que celle de l’Europe. Soulignons également qu’outre-Atlantique les investisseurs continuent de passer des fonds actifs aux ETFs, ce qui n’est pas le cas en Europe.
 

Selon l’adage, il serait nécessaire que les investisseurs donnent des signes de capitulation avant de reprendre à nouveau des risques dans leurs portefeuilles. Il est démontré que les particuliers tendent à agir avec un certain retard, achetant lorsque les marchés approchent de leur plus haut et vendant lorsque ces derniers sont au plus bas. A l’heure actuelle, les institutionnels restent prudents et n’investissent pas dans les actifs risqués (actions et crédit). En revanche, selon le dernier rapport de la Bank of America consacré aux investissements internationaux, les particuliers sont encore investis à plus de 60 % en actions.
 

De toutes ces observations, il ressort que la chose la plus importante à surveiller est la décélération à long terme de l’inflation de base. En effet, il paraît difficile de se fier à l’évolution des bénéfices ou des liquidités. L’appétit des investisseurs pour le risque est très faible, mais on ne peut pas encore parler de capitulation et le niveau des corrections sur les marchés actions indique que la situation ne devrait pas trop empirer. En fin de compte, la seule transaction qui importe concerne l’inflation. Elle devrait atteindre son creux lorsque les taux grimperont excessivement, un moment qu’il est très difficile d’anticiper avec exactitude.
 

Concrètement, quel est le sens de ces analyses ? Faut-il attendre que le vent tourne et, entretemps, ignorer les actifs risqués ? Ce n’est pas tout à fait le cas. Chaque crise étant porteuse d’opportunités, il convient d’examiner les actifs les plus durement touchés.
 

• La Chine pourrait être un joker en 2023, car son économie continue de participer largement à la croissance mondiale.  Or, les investisseurs étrangers ayant capitulé, ce marché est très faiblement valorisé, affichant un ratio cours/bénéfice de seulement 11. Cependant, investir en Chine exige d’être très sélectif et de se concentrer sur les entreprises qui disposent de fondamentaux solides. Même si les défis persistent (bien que les présidents Xi Jinping et Jo Biden tentent d’améliorer leurs relations, la question de Taïwan demeure), ce marché recèle un potentiel de surperformance.

• Le reste de l’Asie offre également de multiples opportunités. À elle seule, l’Inde est une locomotive pour l’économie mondiale puisqu’elle devrait représenter 15 % de son PIB d’ici 2050 (20 % pour la Chine). Dans l’ensemble, la région se négocie à 13x les bénéfices, contre 17x pour les Etats-Unis dont la croissance attendue est plus faible. Jusqu’en 2050, des pays tels que le Vietnam et les Philippines devraient connaître une croissance annuelle supérieure à 4% et, de manière générale, la région bénéficiera de la croissance chinoise ainsi que de la démondialisation, notamment de la relocalisation des capitaux des entreprises. Ainsi Apple transfère une partie de sa production de la Chine vers l’Inde, et 40 % de la production d’Adidas se fait déjà au Vietnam. Par ailleurs, dans cette région, les politiques de financement public et des banques centrales sont stables et orthodoxes et un certain nombre de pays ont géré l’inflation de manière proactive.

• Sur le plan sectoriel, il existe des opportunités dans l’immobilier. Dans l’environnement actuel de hausse des taux et de détérioration de l’économie, l’immobilier coté a été plus volatil qu’à son habitude. Son réajustement n’a démarré qu’au second semestre, mais la décote moyenne des titres immobiliers cotés par rapport à leur valeur nette d’inventaire est de 50%. Cela implique une révision de 30% des prix des actifs sous-jacents et représente une hausse de 1,6% du rendement de l’immobilier. Si le marché a raison, les bilans devront être rééquilibrés au travers de réductions des dividendes, de ventes forcées ou encore de ventes de certains droits. 

 

Un certain nombre d’acteurs très endettés s’y refusent encore, mais d’autres, tels que Castellum, TAG Immo et Unibail, agissent déjà dans ce sens. Mais on observe également un certain nombre de transactions qui répondent à des stratégies de croissance (WDP, Montea), ce qui est un facteur positif. Contrairement au marché, nous estimons que l’immobilier coté a déjà réalisé l’essentiel de sa baisse et qu’il est proche de la phase de capitulation. Les nouveaux entrants attendront qu’elle se produise avant de réinvestir sur ce marché.
 

Projet de réforme des retraites : le simulateur pour tout comprendre

L’Assurance retraite met à la disposition de ses assurés un simulateur via un mini-site dédié : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr.

À la suite des annonces de la Première ministre, l’Assurance retraite, 1er régime de retraite de France, met à la disposition de ses assurés un simulateur via un mini-site dédié : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr et renforce sa ligne d’accueil.
 

Ce simulateur permettra aux assurés d’évaluer les impacts, pour leur retraite de base, du projet de réforme, en s’appuyant sur leur situation personnelle. Il sera très régulièrement complété et mis à jour, pour s’ajuster rapidement aux annonces et au projet de loi à venir.
 

Ce simulateur repose sur les éléments contenus dans les annonces du gouvernement, complétés par les données renseignées par les utilisateurs. Les résultats n’engagent pas l’Assurance retraite, mais apportent un éclairage aux assurés souhaitant s’informer sur les conséquences éventuelles des mesures pour leur future retraite.
 

Pour consulter le simulateur en ligne : la-reforme-des-retraites-et-moi.fr
 

En complément et pour accompagner au plus près ses assurés, l’Assurance retraite a renforcé, à la demande des pouvoirs publics, son dispositif d’accueil sur RDV et téléphonique (avec près de 200 CDD déjà mobilisés en renfort).

Pour rappel, toutes les informations sur la réglementation toujours en vigueur sont disponibles sur le site de l’Assurance retraite : lassuranceretraite.fr Certains services ont été temporairement masqués, le temps qu’ils soient mis en conformité avec les nouvelles règles applicables.
 

Les 11 arnaques aux applications de paiement à connaître

Les applications de paiement se multiplient tout comme les arnaques. La vigilance est donc de mise avant de les utiliser.

 

Les applications de paiement se multiplient tout comme les arnaques. La vigilance est donc de mise avant de les utiliser.

 

 

Qu’il s’agisse de partager l’addition après une soirée ou d’envoyer de l’argent pour un cadeau, nous sommes de plus en plus nombreux à faire confiance aux applications de paiement comme Lydia, Cash App ou encore PayPal. 

 

C’est un moyen rapide et transparent d’effectuer des transactions financières. Les deux principales fonctions de ces applications étant de payer les autres et d’être payé. Deux actions particulièrement sensibles aux cyberattaques.

 

 Elles offrent ainsi quelques dispositifs de sécurité particuliers pour vous protéger comme le chiffrement, les verrous de sécurités, les notifications ou encore les désactivations de paiement à distance.  Mais malheureusement, cela ne suffit pas vous pourriez subir l’une de ces 11 arnaques courantes :

 

·       Un faux service d’assistance : Les escrocs des applications de paiement profitent souvent des utilisateurs en se faisant passer pour le service d’assistance. Or, ces services d’assistances ne vous demanderont jamais de fournir votre code d’accès ou votre code PIN, d’envoyer un paiement, de faire un achat, de télécharger une application pour un « accès à distance », ou d’effectuer une transaction « test » de quelque nature que ce soit. Si vous recevez un message qui semble provenir du support d’une application aller directement dans l’application pour le contacter, sans répondre au message.

 

·       Des offres alléchantes : L’une des arnaques les plus populaires est celle des escrocs qui proposent des biens ou des services coûteux – mais fictifs – en échange d’un paiement. Les paiements d’applications sont instantanés et ne peuvent généralement pas être annulés. N’oubliez pas que si quelque chose semble trop beau pour être vrai, il s’agit probablement d’une escroquerie.

 

·       Des dépôts aléatoires : Un dépôt d’argent aléatoire est souvent utilisé pour endormir les utilisateurs et leur donner un sentiment de confiance envers les escrocs. Cependant, les escrocs peuvent vous envoyer un paiement « par accident » et vous demander de leur renvoyer le montant du paiement. Le montant que vous leur renvoyez provient des fonds de votre compte. Ces escrocs contestent le paiement auprès de leur banque ou de leur carte de crédit après que vous avez renvoyé les fonds. Cela signifie qu’ils seront remboursés à la fois par vous et par leur banque.

 

·       Un gain fictif : Vous pouvez être contacté pour réclamer de fabuleux prix en espèces. Mais pour recevoir le prix, ils doivent d’abord envoyer de l’argent. Les applications de paiement ne demandent pas à leurs utilisateurs de payer pour les concours ou les promotions, donc les demandes d’envoi d’argent pour réclamer un prix sont probablement frauduleuses.

 

·       Une demande de numéro de sécurité sociale : En général, il est préférable de ne communiquer votre numéro de sécurité sociale qu’à des sources de confiance et vous devriez éviter de communiquer des informations d’identité importantes aux demandeurs sur n’importe quelle application.

 

·       Des aides gouvernementales : Certains escrocs peuvent promettre de l’argent sous la forme d’une subvention gouvernementale ou d’un programme d’aide. Mais toute demande d’informations financières est un signe révélateur d’une escroquerie.

 

·       Les « cash flippers » : Les escrocs peuvent prétendre être en mesure de « retourner » les fonds des utilisateurs afin de gagner plus d’argent. L’escroquerie au cash flipping est conçue pour prendre l’argent des utilisateurs sans jamais leur donner de retour sur investissement.

 

·       De faux remboursements : Si vous vendez quelque chose sur un marché en ligne, un escroc peut vous contacter en prétendant qu’il est intéressé par l’article et qu’il effectuera un paiement via une applications de paiement – sauf que vous ne recevrez pas l’argent et qu’il prétendra avoir envoyé le paiement plusieurs fois. Il exigera le remboursement de votre propre argent pour un article qu’il n’a jamais payé.

 

·       Une fausse histoire d’amour : Si vous rencontrez quelqu’un sur une application de rencontre ou un réseau social et qu’il vous demande de lui envoyer de l’argent via une application de paiement, soyez extrêmement prudent.  Si une personne que vous n’avez pas rencontrée en personne prétend avoir des intentions romantiques et vous demande de l’argent, soyez méfiant.

 

·       Un e-mail de phishing : Les équipes de l’application ne vous demanderont jamais de fournir des informations de connexion ou n’utiliseront pas un langage menaçant dans leurs messages. Si vous recevez ce qui semble être un e-mail de phishing, vous devez contacter le support via l’application.

 

·       De fausses alertes de sécurité : Certains escrocs peuvent envoyer un e-mail frauduleux prétendant que votre compte a été compromis et que vos informations personnelles ont été divulguées. Les escrocs incluent souvent des liens vers de faux sites Web dans les e-mails qui vous invitent à modifier vos identifiants de connexion, mais cette astuce peut en fait voler vos informations de connexion existantes. 

Retraite : le projet dévoilé et déjà contesté

Le gouvernement a dévoilé les contours de la réforme des retraites. Le projet de loi sera présenté le 23 janvier.

Le gouvernement a dévoilé les contours de la réforme des retraites. Le projet de loi sera présenté le 23 janvier. 

 

La mesure phare est le recul de l’âge légal de départ à la retraite de 62 ans à 64 ans en 2030, pour les personnes nées à partir de 1968. À compter du 1er septembre 2023, l’âge légal va être relevé d’un trimestre chaque année pour atteindre 64 ans en 2030.

 

La durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite à taux plein augmentera plus vite que prévu, passant de 42 ans à 43 ans (172 trimestres) d’ici 2027. 

 

Pour financer le régime des retraites, une contribution va être demandée aux entreprises. Pour les entreprises, cette contribution sera compensée par une baisse de leur cotisation au régime des accidents du travail qui est actuellement bénéficiaire.

 

Le projet inclut également des départs anticipés pour carrières très longues et des conditions d’annulation de la décote qui restent inchangées à 67 ans. 

 

Il prévoit également un relèvement progressif du minimum contributif à partir de 2023, atteignant 85% du Smic net pour une carrière complète. Il permettra également l’acquisition de droits supplémentaires à la retraite pendant une période de cumul emploi-retraite et organisera l’extinction progressive de certains régimes spéciaux de retraite pour les nouveaux entrants dans ces métiers.

 

« Avec le président de la République, nous avons décidé d’acter la revalorisation pour tous les retraités ayant effectué une carrière complète au Smic », a annoncé la Première ministre, confirmant le fait que cette mesure concerne à la fois les retraités actuels et les futurs retraités. Les pensions les plus basses, soit deux millions de petites retraites, seront donc revalorisées à hauteur de 100 euros par mois à compter du mois de septembre 2023 (25 euros au titre de la pension minimum de base et 75 euros au titre de la majoration du minimum de pension). 

 

Selon Mme Borne, ces mesures vont « garantir l’équilibre budgétaire » à la fin de la décennie, tout en finançant « des mesures de justice ». Elle a défendu des « avancées » pour les « carrières longues » et la prise en compte de la pénibilité, mais aussi une revalorisation des petites pensions, qui seraient portées à 1 200 euros brut par mois pour une carrière complète.

 

 

L’avance sur réductions et crédits d’impôt versée en janvier

Les contribuables ayant bénéficié de crédits et de réductions d’impôt en 2022 ont reçu un acompte de 60 % le lundi 16 janvier 2023 par virement.

Les contribuables ayant bénéficié de crédits et de réductions d’impôt en 2022 ont reçu un acompte de 60 % le lundi 16 janvier 2023 par virement.

 

Ceux dont les coordonnées bancaires sont inconnues de l’administration fiscale percevront cette avance sous la forme d’une lettre-chèque qu’ils recevront par voie postale d’ici la fin du mois de janvier. Le montant de l’avance correspond à 60 % du montant total des réductions et crédits d’impôt concernés, déclarés en 2022 au titre des dépenses réalisées en 2021. 

 

Le montant total figure sur le dernier avis d’impôt sur le revenu, sauf si le contribuable est intervenu pour diminuer ce montant sur le site impots.gouv.fr au titre du dernier trimestre 2022. Lorsque le montant définitif des réductions et crédits d’impôt auxquels le contribuable a droit sera calculé sur la déclaration de revenus de 2022 établie en 2023, une régularisation sera effectuée dans le courant de l’été 2023.
 

Assurance emprunteur : des précisions sur les clauses abusives

Dans une assurance emprunteur, la clause prévoyant la cessation d’une garantie en cas de retraite pour inaptitude n’est pas abusive.

Dans une assurance emprunteur, la clause prévoyant la cessation d’une garantie en cas de retraite pour inaptitude n’est pas abusive.
 

Un emprunteur, agent de la fonction publique, adhère à un contrat d’assurance de groupe garantissant notamment l’incapacité de travail. Placé en arrêt de travail le 1er mars 2004, il est mis à la retraite pour invalidité le 1er mars 2013. L’assureur lui notifie alors la cessation de l’indemnisation à compter de cette date, le contrat prévoyant que la garantie « incapacité de travail » prend fin à la date de la retraite de l’assuré, « quelle qu’en soit la cause, y compris pour inaptitude au travail ». 

 

L’emprunteur conteste. En vain : sont claires et dénuées d’ambiguïté les clauses d’un contrat d’assurance de groupe couvrant la garantie « incapacité de travail », en ce qu’elles prévoient que celle ci est acquise lorsque l’adhérent est en situation d’invalidité, mais que cette garantie cesse à la date de sa retraite, y compris lorsque cette mise à la retraite est la conséquence statutaire de son invalidité (Cass. 2e civ. 15 12 2022 n° 19 25.339).
 

Pourquoi la hausse du taux du Livret A n’est pas une bonne nouvelle ?

Après 10 années de baisse, le taux du Livret A est passé de 0,5 % début 2022, à 3% aujourd’hui, suite à la dernière annonce de la Banque de France.

Après 10 années de baisse, le taux du Livret A remonte la pente depuis 1 an : il est passé de 0,5 % début 2022, à 3% aujourd’hui, suite à la dernière annonce de la Banque de France. Albert d’Anthouärd, Directeur de la clientèle privée de Nalo, nous explique pourquoi de n’est pas une bonne nouvelle.

“Ces hausses successives de taux sont annoncées tambour battant comme de bonnes nouvelles pour les épargnants. Pourtant, il n’y a pas de quoi se réjouir !

Si le taux du Livret A augmente, c’est parce que le pouvoir d’achat des français est en baisse. En effet, le taux de rémunération du Livret A est calculé suivant une formule basée à la fois sur l’indice des prix à la consommation et sur les taux interbancaires à court terme. Et le nouveau taux annoncé est encore très loin de compenser l’effet de l’inflation, qui devrait grimper à 7 % en début d’année (d’après les prévisions de l’Insee) !

Annoncer la hausse du taux du Livret A comme une réponse à l’inflation galopante, c’est donner l’impression aux français que leur Livret A leur rapporte de l’argent. Rien n’est plus faux ! Bien sûr, mettre une partie de son argent sur un livret à 3% est plus intéressant que de le laisser sur un compte courant qui ne rapporte rien. Mais tant que la rémunération du Livret A reste inférieure à l’inflation, l’argent qui y est stocké perd de la valeur, année après année.

Les hausses de taux du Livret A ne doivent pas faire oublier aux français une réalité toute simple : les livrets garantis ne sont pas des investissements. Ils sont utiles en prolongement d’un compte courant, pour conserver un matelas de sécurité en cas de coup dur, ou des sommes que l’on prévoit de dépenser dans l’année (impôts, vacances, travaux, achat important … ). Mais ce n’est pas avec un livret, aussi “rémunérateur” soit-il, que l’on peut préparer des projets de vie comme un achat immobilier, les études de nos enfants, ou encore la retraite que nous devons tous anticiper financièrement !

La vraie urgence n’est pas de réévaluer le taux du Livret A en suivant l’inflation, mais bien d’investir dans l’éducation financière des français. Tous les français doivent avoir à l’esprit que leurs projets de vie doivent se préparer financièrement dans la durée, en plaçant leur épargne de manière régulière sur des supports d’investissement qui ne seront pas garantis, mais qui pourront faire fructifier leur patrimoine en fonction de leurs objectifs et de leur horizon de temps.”

 

Placement : Les leçons de 2022 en matière d’investissement

Luca Paolini, Chef stratégiste chez Pictet Asset Management examine les principaux enseignements de 2022 en matière d’investissement.

Luca Paolini, Chef stratégiste chez Pictet Asset Management, qui examine les principaux enseignements de 2022 en matière d’investissement.

L’inflation nuit à tous les actifs financiers
Des portefeuilles qui semblaient être judicieusement diversifiés ne l’étaient soudainement plus, tandis que la dette souveraine supposée « sûre » ne l’était plus.
Les liquidités se sont avérées être le seul véritable facteur de diversification, même si une inflation à deux chiffres a entraîné une perte de pouvoir d’achat pour ceux qui les détenaient.
 

Les banques centrales ne prennent aucun risque pour rétablir leur crédibilité en matière de lutte contre l’inflation Les mesures de relance budgétaire et monétaire massives prises en réponse à la pandémie ont été, a posteriori, une véritable bévue politique.
 

Les économies s’adaptent étonnamment bien
Les économies européennes se sont ajustées aux effets de la guerre en Ukraine plus rapidement que prévu – la production industrielle et le PIB réel de l’Allemagne ont tous deux réussi à augmenter légèrement sur l’année, même si les importations de gaz du pays ont chuté de 30 %.
 

L’endroit où vous vous trouvez a une incidence sur l’aspect des marchés d’actifs
Les investisseurs britanniques et japonais ont vu leurs pertes de portefeuille limitées grâce à la surperformance de leurs marchés d’actions locaux.
 

En Europe, contrairement aux États-Unis et à la Chine, les actions ont nettement surperformé les obligations d’État.
 

La Chine se distingue
Les actifs chinois doivent être considérés séparément des marchés émergents et développés. Compte tenu du poids et de l’importance croissants de la Chine sur les marchés mondiaux et de ses politiques macroéconomiques souvent divergentes, les actions et les obligations du pays sont à la fois trop importantes pour être ignorées et comportent des risques uniques. Toutefois, l’exceptionnalité de la Chine ne rend pas le pays ininvestissable : Les actions chinoises sont en plein essor depuis que le président Xi a ouvert les frontières du pays.
 

Chaque marché baissier révèle de nouvelles possibilités de perdre de l’argent
Alors que le flot de liquidités injectées dans les marchés du monde entier au cours de la dernière décennie commence à s’écouler, les investisseurs commencent à découvrir la différence entre les actifs de qualité et les actifs spéculatifs.
Pour certains actifs, il est difficile d’identifier la valeur sous-jacente, comme le bitcoin, qui a été multiplié par 10 pendant la pandémie pour s’effondrer ensuite, ou les NFT, qui semblaient être presque à sec.
 

Quelle banque offre les meilleurs crédits à la consommation ?

Le comparateur en ligne Checkmoncredit.fr publie le palmarès 2022 des banques les moins chères sur le prêt personnel.

Le comparateur en ligne Checkmoncredit.fr publie le palmarès 2022 des banques les moins chères sur le prêt personnel.
 

Avec un encours de 93,9 milliards d’euros fin septembre 2022, les ménages Français ont continué de recourir aux prêts personnels afin de concrétiser leurs projets : automobile, travaux, voyage, équipement, ou autres. 

 

Mais après plusieurs années de taux orientés à la baisse, l’année 2022 a vu la tendance s’inverser : l’inflation, la hausse de taux directeurs de la BCE et celle des OAT à 5 ans ont entraîné une augmentation du coût du refinancement pour les banques, qu’elles ont répercuté sur les taux proposés aux consommateurs.

 

Dans ce contexte chahuté, quelles sont les banques qui ont continué à proposer des taux compétitifs sur les prêts personnels ? En hausse depuis mi-février dans le sillage du déclenchement de la guerre en Ukraine, les taux d’intérêt des prêts personnels ont progressé régulièrement jusqu’à fin septembre avant d’accélérer à partir du 1er octobre 2022, date à laquelle les taux d’usure ont été significativement remontés par la Banque de France.

« Entre début janvier et fin décembre 2022, les taux proposés sur les simulations de prêt personnel sont passés en moyenne de 3,63% à 4,85%. Sur l’année cela représente une hausse de 121 points de base*», explique Sergio Monteiro, fondateur et dirigeant de CheckmonCredit.fr.

 

Les prêts personnels divers (voyages, ameublement et équipement du foyer, mariage et autres événements familiaux…) ont également vu leurs taux progresser de 109 points de base au cours de l’année 2022 pour s’établir à 4,99% en moyenne.

 

Palmarès des banques les moins chères sur le prêt personnel : Boursorama sur la 1ère marche du podium
 

« Si toutes les banques et établissements financiers ont augmenté leurs taux en 2022, la hausse a été moins rapide (ou moins prononcée) chez certaines d’entre elles », confie Sergio Monteiro. « En analysant 37 000 simulations de prêt personnel chaque semaine au cours de l’année 2022, nous avons pu réaliser des classements hebdomadaires et ainsi comparer 33 banques ».

 

Pour la 2e année consécutive, Boursorama Banque est l’établissement qui a cumulé le plus de points tout au long de l’année 2022 et se classe donc en tête des banques les moins chères en matière de prêt personnel.

Sur les 33 établissements bancaires observés, Groupama, Banque Populaire du Nord, Crédit Agricole du Languedoc et Hello Bank ! se classent dans le top 5 du Palmarès des banques les moins chères sur le prêt personnel, respectivement de la 2e à la 5e place.