Pourquoi les jeunes sont les principales cibles des arnaques ?

Les arnaques à l’investissement touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies.

Les arnaques à l’investissement touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies.

 

Comprendre les mécanismes des arnaques et les raisons de souscription ou non-souscription, tels sont les objectifs de l’enquête de BVA menée pour le compte de l’AMF, qui souhaite adapter en conséquence ses politiques de prévention et de communication. À ce titre, l’étude met en lumière la conjonction d’éléments qui créent un terrain propice à l’arnaque. En premier lieu une satisfaction limitée vis-à-vis des propositions des banques. Elle note aussi une méfiance qui diminue lorsque les investissements portent sur des produits qui « parlent » ou qui inspirent une assurance (immobilier, places de parking, par exemple). 

 

Ainsi, l »étude révèle que 84 % des épargnants ont connaissance de l’existence d’arnaques en matière de placements et d’investissements. Pour autant, selon une étude menée par l’AMF (Autorité des marchés financiers), une partie non négligeable de la population (48 %) croit en l’existence d’alternatives plus performantes que les placements traditionnels et six personnes sur dix estiment qu’il existe des placements qui rapportent à coup sûr plus que les livrets d’épargne. Quatre Français sur cinq sont curieux d’en savoir plus lorsqu’on leur présente un placement garantissant un rendement nettement supérieur au livret A. 

 

L’étude démontre surtout que les arnaques touchent principalement une population jeune, ouverte aux placements atypiques, notamment aux crypto-monnaies (30 % des 18-24 ans estiment que ces placements sont rentables, contre 19 % dans la population générale), largement exposée aux propositions de placement qui circulent via une multiplicité de canaux, mais une population peu avertie, tant sur les risques que sur l’existence l’AMF, ne serait-ce que de nom (33 % des 18-24 ans, contre 46 % chez les 50 ans et +).
 

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