Les Français sont-ils vraiment en difficulté financière ?

Une étude dresse l’état des lieux de l’état des finances personnelles des Français à ce jour, leur degré d’inquiétude sur le sujet et à quel point l’économie mondiale affecte leur budget.

Une étude dresse l’état des lieux de l’état des finances personnelles des Français à ce jour, leur degré d’inquiétude sur le sujet et à quel point l’économie mondiale affecte leur budget.

 

Les chiffres France sont issue de la nouvelle grande étude 2023 sur les tendances mondiales de la consommation réalisée par Dynata, la plus grande plateforme de données first-party et d’insights au monde.
 

Inflation : sujet de préoccupation n°1 en France et dans le monde
 

L’inflation est LE sujet de préoccupation numéro 1 en France et dans le monde (60%). En effet, les Français se disent à 61 % extrêmement/très préoccupés par la hausse des prix/inflation, avec des femmes majoritairement plus inquiètes (65%) que les hommes (58%).

Des Français en difficulté financière

 

56% des Français interrogés, toutes générations confondues, estiment que l’augmentation du coût des biens de consommation courante et de l’essence leur a causé des difficultés financières. 38% considèrent d’ailleurs avoir du mal à joindre les deux bouts, parmi lesquelles la génération des Millennials qui se trouve être la plus affectée par cet état de précarité (47%) tandis que les Baby Boomers se déclarent les moins touchés par des difficultés financières (23%)
 

Des changements de consommation qui se radicalisent pour faire face à la baisse du pouvoir d’achat 

 

65% des Français ont donc réévalué leur mode de vie pour faire face à la hausse des coûts. Pour parer à la baisse de leur pouvoir d’achat, 45% déclarent ne plus rien acheter qui ne soit pas à prix réduit ! 38% des personnes interrogées, parmi lesquelles une majorité de femmes (42%) et de personnes issues de la Gen Z (52%) ont également fait le choix d’acheter davantage de produits de seconde main.
 

Aujourd’hui, un Français sur deux (53%) se focalise davantage sur le prix que sur la qualité lorsqu’il s’agit de faire ses courses.

 

Méthodologie : plus de 11 000 consommateurs dans 11 pays – dont 1 000 en France – ont été interrogés entre le 5 et le 10 janvier 2023.
 

L’espérance de vie à la naissance augmente à un rythme soutenu

La question de l’espérance de vie en bonne santé a été abordée au cours du débat sur les retraites. Voici quelques chiffres pour alimenter le débat.

Au 1er janvier 2022, l’âge médian de la population de l’Union européenne a atteint 44,4 ans, soit 0,3 an de plus qu’en 2021. Cet âge a progressé de 2,5 ans depuis 2012 (en moyenne de 0,25 an par an). La moitié de la population de l’Union avait ainsi, en 2022, plus de 44,4 ans, tandis que l’autre moitié était plus jeune. 

 

Dans les pays de l’Union, l’âge médian variait de 38,3 ans à Chypre à 48,0 ans en Italie. 18 pays de l’Union étaient en-dessous de l’âge médian de l’Union. Entre 2021 et 2022, l’âge médian a augmenté dans 24 pays de l’Union, tandis qu’il a diminué en Allemagne (-0,1 an) et est resté constant en Autriche et aux Pays-Bas. La plus forte augmentation de l’âge médian entre 2021 et 2022 a été observée en Grèce (+0,6 an) et en Tchéquie (+0,5). L’âge médian est, en France (42,2 ans), inférieur à la moyenne européenne.

 

En France, l’espérance de vie à la naissance a, depuis la Seconde Guerre mondiale, augmenté à un rythme soutenu. 

 

Il en est de même pour celle calculée à 65 ans. La question de l’espérance de vie en bonne santé a été abordée au cours du débat sur les retraites. Le report éventuel de 62 à 64 ans a été accusé de faire perdre des années en bonne santé aux futurs retraités. Par nature, l’espérance de vie en bonne santé est une valeur subjective contrairement aux données objectives de l’espérance de vie ce qui peut donner lieu à des appréciations différentes.

 

Extension de l’épargne salariale au sein des PME

Les syndicats ont signé l’accord national interprofessionnel sur le partage de la valeur du 10 février 2023.

Les syndicats ont signé l’accord national interprofessionnel sur le partage de la valeur du 10 février 2023. 

 

Le MEDEF, la CPME et quatre syndicats de salariés (la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC et FO) ont signé l’accord national interprofessionnel sur le partage de la valeur du 10 février 2023. Malgré l’opposition de la CGT, cet accord, signé par des organisations syndicales affichant une représentativité d’au moins 30 %, sans opposition d’autres organisations représentatives des salariés pesant au moins 50 %, est validé. 

 

Il résulte d’une négociation demandée par le gouvernement aux partenaires sociaux afin de généraliser les dispositifs de partage de la valeur dans les petites entreprises.

Immobilier d’investissement : La pierre papier a la côte

En 2022, la collecte nette des fonds immobiliers accessibles au grand public (SCPI) a atteint, 16,1 milliards d’euros.

La collecte nette des fonds immobiliers accessibles au grand public a atteint, en 2022, selon l’Association Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM), 16,1 milliards d’euros. 

 

En hausse de +47 % sur un an, elle dépasse ainsi le précédent record de 2019 (14,8 milliards d’euros). Au cours du dernier trimestre de l’année 2022, la collecte de l’ensemble des fonds s’est élevée à 3,8 milliards d’euros (+26 % sur un an). 

 

La pierre papier a continué à attirer les épargnants dans un contexte d’inflation et de hausse des taux. Une part croissante de la collecte s’est effectuée via les unités de compte dans le cadre des contrats d’assurance vie.

 

Bourse : les grandes familles régnent sur l’indice Cac 40

Selon Euronext, les grandes familles sont devenues la principale catégorie d’investisseurs du CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris.

Selon Euronext, les grandes familles sont devenues la principale catégorie d’investisseurs du CAC 40, l’indice vedette de la Bourse de Paris. 

 

La part de l’actionnariat familial, qui était inférieure à 10% en 2012, a augmenté à 21,5% à la fin de l’année 2021, comparé à 19,3% un an plus tôt, d’après une analyse de l’actionnariat des 40 plus grandes entreprises françaises cotées à Paris. Les sociétés de gestion d’actifs suivent de près avec une détention de 20,7% de l’indice. 

 

La valeur des actions détenues par les familles atteignait 509 milliards d’euros fin 2021, année au cours de laquelle le CAC 40 a grimpé d’environ 28%. Le renforcement de l’actionnariat familial est attribuable à « un effet valeur », mais également à l’entrée d’Eurofins, un géant français des laboratoires d’analyses possédant un « actionnariat familial important », ainsi que de la famille Agnelli dans le cadre de la fusion de Peugeot-Citroën (PSA) et de Fiat-Chrysler (FCA) au sein de Stellantis, selon Nicolas Rivard, directeur des services de données d’Euronext lors d’une conférence.
 

Parmi les dix plus gros actionnaires du CAC 40 figurent cinq familles, dont la famille Arnault (7,4%), la famille d’Hermès (4,6%), la famille Bettencourt Meyers (3,3%), la famille Pinault (+1,6%) et la famille Dassault (1,2%). En outre, l’État français détient 1,9% des actions des entreprises du CAC 40 à travers ses participations.
 

La capitalisation boursière des 844 sociétés cotées en France s’élevait à environ 3 200 milliards d’euros fin 2021, tandis que celle du seul indice CAC 40 atteignait 2 350 milliards d’euros à cette date, selon Euronext. En ce qui concerne l’actionnariat individuel, « 160 millions d’euros ont été échangés par jour à l’achat ou à la vente par les particuliers » en moyenne quotidienne sur l’ensemble des jours de cotation de l’année 2021, contre 200 millions en 2020, a détaillé Nicolas Rivard. Euronext a utilisé des données publiques des sociétés émettrices, des informations de Morningstar qui recense les positions de plus de 80 000 fonds dans le monde, ainsi que des données du fournisseur de services financiers Factset pour réaliser cette analyse.

6,7 milliards d’euros dorment sur des comptes en déshérence

Livret A, assurance vie, épargne retraite… découvrez le site qui permet simplement de retrouver des comptes en déshérence.

Livret A, assurance vie, épargne retraite… un site permet simplement de retrouver des comptes en déshérence.

Le site officiel Ciclade permet à tout Français de retrouver de l’argent en déshérence, c’est-à-dire de l’argent oublié dans des comptes bancaires, des plans d’épargne ou des assurances vie. Bien que Ciclade ait une notoriété faible, le nombre de visiteurs uniques a augmenté de 162% en 2022, permettant de restituer 134 millions d’euros en 2022. Depuis 2017, 684 millions d’euros ont été restitués. Cependant, il reste encore 6,7 milliards d’euros à réclamer, faute de demande, cette épargne oubliée est automatiquement reversée à l’État. 

 

Pour récupérer l’argent, rendez-vous sur le site Ciclade.caissedesdepots.fr, remplissez vos informations personnelles et attendez une éventuelle correspondance. Si une correspondance est trouvée, la Caisse des dépôts vous propose de créer un espace personnel sur Ciclade, sans indiquer à ce stade s’il s’agit d’un Livret A, d’un autre compte bancaire, d’un vieux plan d’épargne entreprise ou encore d’une assurance vie dont l’échéance prévue (1) est dépassée de longue date. Ce n’est qu’en cas d’éventuelle correspondance que la Caisse des dépôts vous propose de créer un espace personnel sur Ciclade. Une pièce d’identité et un justificatif de domicile vous sont alors réclamés. 
 

Ces comptes en jachère ne sont pas toujours des trésors oubliés : sur l’année de lancement de Ciclade, en 2017, le montant médian des 130 250 restitutions était de 58 euros pour les comptes bancaires (livrets y compris). Le montant le plus faible ayant été la restitution de 1 centime d’euro. Mais la moyenne est bien plus élevée en 6 ans d’existence de Ciclade : 1 979 euros ! 

Le montant moyen est plus élevé sur les plans d’épargne entreprise (PEE) réclamés grimpe lui à 5 134 euros.
 

Guerre en Ukraine : quel constat après un an de conflit et d’inflation galopante ?

Un an après l’invasion russe de l’Ukraine, les perspectives de l’économie mondiale ont beaucoup changé. Analyse des experts d’Invesco sur l’impact de la guerre en Ukraine pour les marchés.

Un an après l’invasion russe de l’Ukraine, les perspectives de l’économie mondiale ont beaucoup changé. Analyse des experts d’Invesco sur l’impact de la guerre en Ukraine pour les marchés.

 

Les risques géopolitiques et énergétiques, bien que toujours présents, se sont éloignés. L’attention s’est largement portée sur la politique monétaire et sur la capacité des banques centrales à juguler l’inflation et à éviter la récession.

La belligérance de la Russie n’est donc qu’une facette de l’environnement macroéconomique complexe dans lequel nous nous trouvons. Après des années de faible inflation, la reprise économique post-Covid fin 2021 a provoqué une montée en puissance de l’inflation à travers le monde, alors que la demande réprimée des consommateurs s’est libérée malgré des chaînes d’approvisionnement entravées. L’éclatement du conflit le 24 février 2022 a exacerbé les pressions inflationnistes. Avec le recul, il semble évident que les banques centrales ont réagi trop lentement. En parallèle, la guerre a eu un impact très important sur l’Europe, notamment en ce qui concerne sa sécurité énergétique.

Dans ce contexte, les experts d’Invesco offrent un aperçu clé de l’évolution des risques auxquels sont confrontés les marchés depuis le début de la guerre et reviennent sur ce que cela signifie pour les titres obligataires et les actions, ainsi que les considérations ESG. […] 
 

Sur les marchés obligataires – Lyndon Man, Co-Head of Global IG Credit : « En vérité, le conflit a plutôt été un facteur aggravant pour le resserrement monétaire des banques centrales qui avait commencé au quatrième trimestre 2021. Néanmoins, les actifs européens ont été impactés de manière plus aiguë […] » Il s’attend à ce que les hausses de taux de la Fed « plafonnent » cette année, en dépit de certains commentaires « hawkish » récents. « La Banque centrale européenne rattrape son retard et les spreads européens restent plus larges par rapport aux États-Unis. L’Asie semble également attrayante après avoir sous-performé l’année dernière. Bien que nous ayons connu une forte reprise en janvier, les rendements sont toujours à des sommets jamais atteints depuis 2009, tandis que les flux et les fondamentaux des entreprises restent globalement favorables. »
 

Sur les actions européennes – James Rutland, gérant du fonds European Equities : « Après le choc initial du sell-off au moment où la Russie a envahi l’Ukraine et la reprise du marché à court terme qui a suivi, la sécurité énergétique et l’inflation sont devenues les thèmes dominants sur le marché européen. Les coûts de l’énergie ont déjà considérablement baissé, et les économistes ont revu à la hausse leurs prévisions économiques en conséquence. L’amorce d’un recul de l’inflation, conjuguée à la baisse de la croissance des salaires réels pourrait devenir positive pour les marchés et finalement, engendrer des perspectives plus favorables pour le consommateur, et pour l’économique plus largement. »
 

En termes d’ESG et de transition énergétique – Sudip Hazra, Head of ESG Research : « Les questions relatives à l’idée d’une « transition juste » ont également été mises en avant depuis l’invasion de l’Ukraine, l’accent étant mis sur la répartition équitable des coûts et sur l’impact social de la décarbonisation. Dans ce contexte, l’accessibilité financière et la crise du coût de la vie sont des facteurs clés. Dans certains pays, il est encore question de mettre en place des taxes exceptionnelles sur les combustibles fossiles, afin de redistribuer potentiellement les profits aux consommateurs. »
 

Et pour le futur ? – Arnab Das, Global Market Strategist : « Si la guerre se prolonge, nous ne devrions pas connaître les mêmes chocs énergétiques qu’en 2022, mais le risque d’un hiver rude l’année prochaine demeure. Dans ce contexte, les prix des matières premières pourraient être structurellement plus élevés en Europe et en Occident qu’en Asie ou dans les marchés émergents. La guerre transforme le système international, avec des implications majeures pour l’économie mondiale et l’allocation d’actifs stratégique. »
 

Quels sacrifices les Français sont-ils prêts à faire pour épargner en 2023 ?

Les millenials sont les meilleurs épargnants de France, toutes générations confondues ! Les générations X, Y et les baby-boomers sacrifient d’abord leur budget vacances et la Z le budget alimentaire.

Les millenials sont les meilleurs épargnants de France, toutes générations confondues ! Les générations X, Y et les baby-boomers sacrifient d’abord leur budget vacances et la Z le budget alimentaire. 

 

91 % des Français pensent qu’il faut commencer à épargner dès la naissance. Mais les stratégies et les priorités différent selon les générations, comme le montre Yomoni, pionnier et leader de la gestion d’épargne en ligne, dans un nouvelle enquête menée auprès de 2 006 personnes, afin de connaître quels efforts les Français peuvent faire pour épargner. 

Une analyse qui montre que les Français sont prêts à de nombreux sacrifices pour pouvoir économiser et mettre de l’argent de côté, et ce dans toutes les générations. 

62 % des Français prêts à faire des sacrifices pour épargner

Épargner fait partie de l’ADN des Français. Mais pour pouvoir investir ou mettre de l’argent de côté, ces derniers sont-ils prêts à tout et : sacrifier des dépenses du quotidien, voire même leurs plaisirs ? La réponse est clairement « oui » ! 

Dans le détail, ce sont les millenials (nés entre 1980 et 2000 ; soit la génération Y ) qui sont le plus capable de faire des efforts pour pouvoir épargner avec 66 % de réponse positive. 29 % d’entre eux sont même totalement prêts à faire des sacrifices pour épargner davantage. 
 

En deuxième position, avec 63 %, c’est la génération des Baby-boomers (personnes nées entre 1946 et 1965) qui se dit prête à faire des sacrifices au profit de son épargne.
Contrairement aux idées reçues, la génération Z (personnes nées à partir de l’an 2000) arrive à la troisième place du podium avec 61 %. 
 

Enfin, la génération la moins économe est celle des personnes nées entre 1965 et 1980.

À chaque génération, ses sacrifices ? 

Pour 62 % des plus jeunes d’entre nous (la génération Z), les économies doivent d’abord être réalisées sur le budget alimentation. Ces Français préfèrent donc économiser un restaurant pour pouvoir épargner davantage. 
Pour les autres générations, ce sont les vacances qui doivent d’abord être sacrifiées : 71 % pour les baby-boomers, 65 % pour la génération X et 59 % pour les millenials. 
En deuxième choix, la génération Z est prête à diminuer le budget consacré à l’aménagement immobilier, alors que les millenials eux préfèrent revoir leur panier de courses.
Les baby-boomers réduiront leur budget transports (63%) quand les cinquantenaires de la génération X rogneront eux sur les loisirs (51%).

Des efforts bien acceptés

Globalement, seulement 19 % des Français vivent mal ces sacrifices au sein de leur famille : 
Les baby-boomers sont 51 % à avoir l’approbation totale de leurs proches. La génération Z, 49 %.
En revanche, les générations X et Y ont plus de difficultés avec respectivement 29 % et 15 % d’acceptation totale.

Premier souffle : premier sou ! 

Absolument, toutes les générations sont d’accord sur un point : il faut commencer à épargner dès la naissance.
Les Français sont 91 % à avoir cette opinion, avec une proportion plus importante pour les baby-boomers (95 %). 
 
Une épargne mensuelle pour 1 Français sur 2

51 % des Français arrivent à mettre de l’argent de côté tous les mois et 20 %, tous les trimestres. 
Sans surprise, ce sont les baby-boomers qui arrivent le plus à épargner mensuellement de façon systématique à 57 %, suivis des millenials à 52 %, puis la génération X à 51 % et enfin la génération Z à 43 %. 

Pour quelle raison épargner ? 

Parmi tous les facteurs possibles, la plupart des Français épargnent pour faire face aux imprévus et subvenir aux accidents de la vie courante. C’est le cas pour 45 % de la génération Z, 26 % de la génération X et 48 % des baby-boomers. En revanche, 31 % des millenials ont une autre priorité : épargner pour réaliser un projet important, comme la construction d’une maison ou bien l’achat d’un bien immobilier. 
 

Le point sur Covid et ses possibles impacts économiques durables

L’Institut économique Molinari publie un point économique montrant que l’impact du Covid long est significatif pour les sociétés développées fondées sur la division du travail.

L’Institut économique Molinari publie un point économique montrant que l’impact du Covid long est significatif pour les sociétés développées fondées sur la division du travail.

 

Si un très grand nombre d’incertitudes entoure ce sujet, nombre de travaux indiquent que le phénomène mérite de s’y intéresser tant les conséquences économiques et sociales pourraient être importantes.

 

Covid pourrait réduire significativement la croissance potentielle (croissance moindre dans les secteurs exposés, contraction de la force de travail…) tout en augmentant les charges collectives (hausse des dépenses de santé …). Le risque existe que cette pandémie provoque un effet ciseau négatif pour nos économies et les finances publiques.

 

D’ailleurs, lors du dernier Forum économique mondial en janvier 2023, c’est un formidable arsenal de mesures qui attendait « les principaux leaders politiques, du monde des affaires, artistiques et intellectuels de la société » visant à les protéger de Covid.
 

Aux Etats-Unis, David Cutler (Université Harvard), Katie Bach (Brookings Institution), Brendan M. Price (Federal Reserve) ou le Bureau of Labor Statistics indiquent la présence de tensions économiques qu’ils imputent possiblement à Covid. David Cutler (Université Harvard) arrive au coût significatif de 3 700 milliards de dollars sur 5 ans, en tenant compte de trois types de coûts : la perte de qualité de vie sur 5 ans (2 195 milliards de dollars), la perte de revenu (997 milliards) et la hausse des frais de santé (528 milliards).
 

Selon Katie Bach (Brookings Institution), « Le coût annuel des seules pertes de salaire s’élève à environ 170 milliards de dollars (et pourrait même atteindre 230 milliards de dollars). »

 

Brendan M. Price (Federal Reserve) constate que « les individus qui ont un Covid long sont environ 3 points de pourcentage moins susceptibles d’être employés que ceux qui ont eu Covid, sans expérimenter de symptômes de plus de trois mois. »

 

Le Bureau of Labor Statistics indique que le taux de participation à la population active était seulement de 62,4%. Ce chiffre n’a pas encore retrouvé le niveau d’avant crise (63,3% en février 2020) et stagne depuis mars 2022.
 

Ceci pourrait en partie s’expliquer par le concept de « longue distanciation sociale » introduit récemment par les professeurs Jose Maria Barrero (Instituto Tecnologico Autonomo de Mexico), Nicholas Bloom (Stanford) et Steven J. Davis (Chicago Booth School of Business). Il décrit les quelques 13% de travailleurs américains déclarant continuer à prendre leurs distances sociales et les 45% autres indiquant le faire de manière limitée.

 

En Angleterre, les données s’accumulent aussi :
Le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD, association de professionnels de la gestion des ressources humaines) révélait en février 2022 que « 26 % des employeurs considèrent désormais le Covid long comme une cause principale d’absence pour maladie de longue durée ».
 

En mai 2022, Michael Saunders, économiste à la Banque d’Angleterre s’inquiétait de ce que depuis le quatrième trimestre 2019, le nombre de personnes âgées de 16 à 64 ans qui sont en dehors de la population active et ne veulent pas d’emploi a augmenté de 525 000, dont 320 000 personnes souffrant de maladie de longue durée et 35 000 de maladie courte.

 

En France, les données sont moins nombreuses mais :

 

Dans son Baromètre annuel Absentéisme 2021, Malakoff Humanis note que les arrêts liés au Covid étaient en hausse significative en 2021. Ils représentaient 12 % des arrêts, contre 6 % en 2020.
 

Sur les 10 premiers mois de 2022, les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie au titre de la maladie (hors accident du travail) étaient en hausse de 49 % par rapport à 2019, de 19 % par rapport à 2021 et même de 5 % par rapport à 2020 époque où aucun vaccin n’était disponible.
Le Covid long commence à devenir un phénomène de société de plus en plus difficile à ignorer, dont l’impact sur les entreprises et le monde des affaires pourrait être important.
 

Avec la multiplication des travaux scientifiques, il apparait de plus en plus probable que la pandémie aura des conséquences sanitaires et économiques durables.
 

Si les coûts se rapprochent des évaluations formulées à ce jour, cela remet en perspective les dépenses liées à la prévention contre Covid qui mériteraient d’être mises en œuvre, en particulier sous l’angle de l’amélioration de la qualité de l’air.
 

Covid : quels impacts économiques durables ?

L’Institut économique Molinari publie un point économique montrant l’impact du Covid long sur les sociétés développées.

L’Institut économique Molinari publie un point économique montrant que l’impact du Covid long est significatif pour les sociétés développées fondées sur la division du travail.

 

Si un très grand nombre d’incertitudes entoure ce sujet, nombre de travaux indiquent que le phénomène mérite de s’y intéresser tant les conséquences économiques et sociales pourraient être importantes.

 

Le Covid pourrait réduire significativement la croissance potentielle (croissance moindre dans les secteurs exposés, contraction de la force de travail…) tout en augmentant les charges collectives (hausse des dépenses de santé …). Le risque existe que cette pandémie provoque un effet ciseau négatif pour nos économies et les finances publiques.

 

D’ailleurs, lors du dernier Forum économique mondial en janvier 2023, c’est un formidable arsenal de mesures qui attendait « les principaux leaders politiques, du monde des affaires, artistiques et intellectuels de la société » visant à les protéger de Covid.
 

L’impact en France

 

Dans son Baromètre annuel Absentéisme 2021, Malakoff Humanis note que les arrêts liés au Covid étaient en hausse significative en 2021. Ils représentaient 12 % des arrêts, contre 6 % en 2020.
 

Sur les 10 premiers mois de 2022, les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie au titre de la maladie (hors accident du travail) étaient en hausse de 49 % par rapport à 2019, de 19 % par rapport à 2021 et même de 5 % par rapport à 2020 époque où aucun vaccin n’était disponible.
 

Le Covid long commence à devenir un phénomène de société de plus en plus difficile à ignorer, dont l’impact sur les entreprises et le monde des affaires pourrait être important.
 

Avec la multiplication des travaux scientifiques, il apparait de plus en plus probable que la pandémie aura des conséquences sanitaires et économiques durables.
 

Si les coûts se rapprochent des évaluations formulées à ce jour, cela remet en perspective les dépenses liées à la prévention contre Covid qui mériteraient d’être mises en œuvre, en particulier sous l’angle de l’amélioration de la qualité de l’air.