Les caves parisiennes : un marché en plein essor pour les investisseurs en 2025.

En 2025, le marché des caves parisiennes retrouve un dynamisme marqué, après une année 2024 plus hésitante. Selon une récente étude, la demande locative repart à la hausse, les prix se stabilisent et la rentabilité reste particulièrement attractive pour les investisseurs.

En 2025, le marché des caves parisiennes retrouve un dynamisme marqué, après une année 2024 plus hésitante. Selon une récente étude, la demande locative repart à la hausse, les prix se stabilisent et la rentabilité reste particulièrement attractive pour les investisseurs.
 

Des prix stables mais contrastés
Le prix moyen d’achat d’une cave à Paris se maintient autour de 2 745 €/m². Ce tarif varie toutefois significativement selon les arrondissements : les quartiers centraux affichent les prix les plus élevés, avec le 4ᵉ arrondissement culminant à 3 484 €/m², suivi du 3ᵉ arrondissement à 3 215 €/m². À l’inverse, des quartiers comme le 2ᵉ arrondissement proposent des tarifs plus accessibles autour de 2 963 €/m².
 

Une rentabilité toujours élevée autour de 9 %
Malgré une légère baisse d’un point depuis 2023, le rendement locatif brut moyen des caves parisiennes reste élevé à 9 %. Cette performance dépasse largement la rentabilité du résidentiel classique, estimée autour de 4 % dans la capitale, et attire ainsi les investisseurs cherchant un placement sécurisé et rentable.
 

Une forte demande locative, dopée par l’immobilier cher
Le prix moyen de location des caves se maintient à 21 €/m², avec des pics observés dans les arrondissements centraux (24 €/m² dans le 4ᵉ, 23 €/m² dans les 2ᵉ et 3ᵉ). Cette demande soutenue provient notamment de Parisiens confrontés à la hausse continue du coût de l’immobilier résidentiel, se tournant ainsi vers des caves pour le stockage.
 

Des surfaces louées plus petites
La superficie moyenne des caves louées passe de 8 m² en 2024 à 6 m² en 2025, traduisant une préférence croissante pour des petites surfaces, plus abordables et adaptées aux nouveaux besoins des locataires.
 

Des rendements encore supérieurs en province
Si la capitale affiche une rentabilité brute de 9 %, certaines grandes villes françaises offrent des rendements supérieurs, notamment Marseille, grâce à des prix d’achat inférieurs couplés à une demande locative forte.
 

Un investissement sûr pour diversifier son patrimoine
En dépit d’un léger recul de la rentabilité, les caves restent un investissement attractif, associant faible risque et rendement élevé. Avec une demande stable, des prix d’achat maîtrisés et une rentabilité attractive, investir dans les caves parisiennes demeure une stratégie pertinente pour les investisseurs souhaitant diversifier leur patrimoine immobilier.
 

L’immobilier repart doucement en 2025

Les premiers signes de reprise sur le marché immobilier français se confirment : au premier trimestre 2025, les prix repartent à la hausse, enregistrant une progression de +0,3 % sur le territoire national. Un revirement notable après plusieurs mois difficiles.

Les premiers signes de reprise sur le marché immobilier français se confirment : au premier trimestre 2025, les prix repartent à la hausse, enregistrant une progression de +0,3 % sur le territoire national. Un revirement notable après plusieurs mois difficiles.
 

Rebond généralisé, avec un avantage pour les zones rurales
Si les grandes villes (+0,2 % dans le Top 10 et +0,3 % dans le Top 50) profitent de cette embellie, Paris tire particulièrement son épingle du jeu avec une hausse de +0,7 %. La surprise vient des zones rurales, où les prix bondissent de +1,1 %, signe d’une attractivité retrouvée pour ces secteurs.
 

Une reprise fragile, mais bien réelle
Cette dynamique reste toutefois nuancée. Parmi les grandes métropoles, quatre restent en recul : Nantes (-2,4 %), Lille (-2,2 %), Bordeaux (-1,1 %) et Rennes (-1 %). Toulouse, en revanche, confirme son élan avec une forte progression de +2,2 % en trois mois, la hausse annuelle atteignant même +3,3 %, la plus forte du marché.
Pour autant, la prudence est de mise : sur les six derniers mois, les prix immobiliers en France n’ont pratiquement pas évolué (+0 %).
 

Le printemps immobilier : des conditions propices à une hausse des prix
La demande immobilière repart nettement à la hausse, avec une progression marquée à Paris (+14 % en un an) tandis que l’offre recule (-3 %). Cette tendance se retrouve encore plus accentuée dans les grandes villes, où une demande en augmentation (+16 % en moyenne) se heurte à une baisse notable de l’offre (-7 %).
 

Les villes les mieux positionnées pour profiter de cette dynamique sont Bordeaux (+33 % de demande), Toulouse (+27 %) et Strasbourg (+24 %). Dans ces métropoles, la diminution de l’offre disponible (respectivement -19 %, -15 % et -5 %) contribue à renforcer la pression sur les prix.
 

Nantes constitue une exception notable, avec une demande en recul (-5 %) et une offre en augmentation (+17 %), conséquence probable d’une hausse importante des prix ces dix dernières années.
 

Est-ce le bon moment d’acheter ?
La baisse du taux moyen d’emprunt immobilier sur 20 ans, passant de 4 % à 3,35 % en un an, offre aux ménages français une capacité d’emprunt en hausse de 7 %. Cependant, cette amélioration pourrait être temporaire. Malgré les efforts de la Banque Centrale Européenne pour maintenir des taux directeurs bas, les taux longs d’emprunt d’État (OAT 10 ans) continuent de progresser, menaçant d’interrompre la baisse des taux de crédit.
Dans ce contexte incertain, l’objectif d’atteindre un taux moyen de 3 % sur 20 ans à l’été 2025 semble désormais compromis.
 

Méthodologie rigoureuse
Le Baromètre SeLoger-Meilleurs Agents analyse mensuellement l’évolution du marché immobilier grâce aux données fournies par 30 000 agences immobilières, des annonces retraitées, des statistiques socio-démographiques, la base Demandes de Valeurs Foncières (DVF), ainsi que les transactions historiques issues de la base BIEN des notaires de Paris/Ile-de-France.
 

L’immobilier en 2025 : Pourquoi les Français continuent de parier sur la pierre

Pour 67 % des Français, l’immobilier reste une valeur refuge en 2025, révèle une étude réalisée par Catella Residential en partenariat avec l’institut YouGov.

Pour 67 % des Français, l’immobilier reste une valeur refuge en 2025, révèle une étude réalisée par Catella Residential en partenariat avec l’institut YouGov. 

 

Pourtant, seuls 25 % d’entre eux prévoient concrètement un achat dans les prochains mois. L’étude met en lumière les critères déterminants dans les choix immobiliers des Français face à un marché en pleine transformation, influencé par les enjeux économiques, écologiques et régionaux.
 

Budget et localisation, des priorités claires
Le budget demeure la priorité absolue pour 68 % des Français, particulièrement chez les propriétaires en cours de remboursement (majoritairement des CSP+ âgés de 35 à 54 ans). La localisation arrive en seconde position (53 %), notamment dans les grandes villes de plus de 100 000 habitants. Pour les ménages plus modestes, c’est la taille du logement qui prime (40 %).
 

Fait intéressant, la performance énergétique et écologique du bien ne figure qu’en troisième position des critères essentiels, même si elle gagne en importance, surtout chez les plus de 55 ans (44 %). Chez les plus jeunes (25-34 ans), c’est la gestion durable de l’eau qui retient particulièrement l’attention.
 

Une baisse des taux très attendue
Pour faciliter l’accession à la propriété, la majorité des Français (61 %) juge essentielle la baisse des taux d’intérêt. Cette attente est particulièrement marquée chez les CSP+ et les plus de 55 ans. Les incitations fiscales, jugées moins prioritaires (34 %), séduisent davantage les propriétaires ayant déjà remboursé leur crédit ou ceux qui n’en ont jamais contracté.
Les couples accordent une grande importance aux conditions d’accès au crédit ou à une fiscalité avantageuse, tandis que les plus jeunes (18-24 ans) restent moins sensibles à ces dispositifs, probablement par méconnaissance ou désintérêt.
 

Le profil type de l’acquéreur immobilier
L’étude esquisse un profil précis de l’acheteur potentiel : un homme entre 25 et 44 ans, CSP+, en couple avec enfant, privilégiant l’achat d’une résidence principale dans l’ancien. Notons aussi une tendance marquée chez les jeunes adultes (25-34 ans), où 34 % sont actuellement locataires et manifestent un intérêt accru pour l’acquisition.
 

Une situation particulièrement tendue en Île-de-France
La région parisienne se distingue par une problématique spécifique : un manque flagrant d’offre immobilière, souligné par 23 % des Franciliens (contre 19 % au niveau national). Face à cette pénurie et à des prix élevés, les habitants d’Île-de-France envisagent de plus en plus l’achat de résidences secondaires comme alternative au marché principal devenu difficilement accessible.
Selon Alexandre Chambault, Directeur commercial chez Catella Residential, « cette situation tendue s’explique par une demande élevée, accentuée par le ralentissement des mises en commercialisation depuis deux ans. La baisse récente des taux d’intérêt soutient néanmoins une reprise visible depuis octobre 2024 ».
 

Une nécessaire évolution fiscale pour soutenir l’investissement
Nadir Benabed, Directeur Général de Catella Residential, insiste sur la nécessité de réformer la fiscalité immobilière pour encourager l’investissement locatif, freinée aujourd’hui par une imposition élevée des revenus fonciers. Il propose l’instauration d’un prélèvement forfaitaire plus avantageux pour les bailleurs privés.
 

L’immobilier conserve sa place privilégiée chez les Français, mais l’accession à la propriété reste un défi. La fiscalité, l’évolution des taux d’intérêt et les préoccupations écologiques joueront un rôle majeur dans l’avenir proche du marché immobilier.
 

L’épargne française en pleine forme grâce à l’assurance-vie

Avec un encours record de 2 038 milliards d’euros, l’assurance-vie confirme son statut de placement préféré des ménages français. Mais la récente guerre commerciale initiée par Donald Trump pourrait-elle changer la donne dans les prochains mois ?

Avec un encours record de 2 038 milliards d’euros, l’assurance-vie confirme son statut de placement préféré des ménages français. Depuis le début de l’année, ses performances remarquables, portées par une hausse sensible des rendements des fonds en euros et une baisse simultanée des rémunérations des livrets bancaires, notamment du Livret A, séduisent davantage d’épargnants en quête de placements rentables à long terme. Mais la récente guerre commerciale initiée par Donald Trump pourrait-elle changer la donne dans les prochains mois ?
 

 

Un mois de février historique
En février 2025, l’assurance-vie a enregistré une collecte nette spectaculaire de 5,8 milliards d’euros, du jamais vu depuis 2006 (7,2 milliards d’euros). Après un mois de janvier déjà très dynamique (+4,5 milliards d’euros), l’assurance-vie cumule une collecte de plus de 10 milliards d’euros en seulement deux mois, doublant largement son niveau de début 2024. À titre comparatif, la collecte moyenne de février au cours des dix dernières années était de seulement 2 milliards d’euros. Cette accélération s’explique principalement par la perte d’attractivité du Livret A, dont le rendement continue de reculer, poussant les ménages à privilégier les placements à rendement supérieur.
 

Cotisations en hausse, préférence pour les unités de compte
En février, les cotisations versées ont atteint 17 milliards d’euros, en augmentation de 2 % sur un an, signant ainsi un nouveau record historique pour un mois de février. La tendance profite particulièrement aux supports en unités de compte (UC), en hausse de 14 %, tandis que les fonds en euros subissent une légère baisse (-5 %).
Sur les deux premiers mois de l’année, les cotisations affichent une progression globale de 6 %, avec une augmentation notable de 10 % pour les UC. Ces dernières représentent désormais 41 % des cotisations totales, en léger recul par rapport à janvier (43 %).
 

Baisse marquée des prestations
En parallèle, les prestations versées par les assureurs-vie connaissent un net recul (-16 %) par rapport à février 2024, atteignant 11,1 milliards d’euros. Ce phénomène touche à la fois les fonds en euros (-16 %) et les UC (-4 %). Ce recul traduit une attractivité renforcée de l’assurance-vie, notamment face à l’investissement immobilier, actuellement peu dynamique.
 

Retour en force des fonds euros
Fait notable, les fonds euros renouent avec une collecte nette positive (+1,3 milliard d’euros en février), après plusieurs mois consécutifs de décollecte. Les unités de compte, quant à elles, continuent d’attirer massivement les épargnants avec une collecte dépassant les 4 milliards d’euros.
 

Assurance-vie : placement refuge ou sous tension ?
Grâce à la hausse des rendements, désormais proches des 3 %, l’assurance-vie s’impose comme un choix évident face à un Livret A dont la rémunération pourrait descendre sous les 2 % dès août prochain. Cependant, l’assurance-vie pourrait bientôt subir les effets négatifs du contexte international anxiogène provoqué par la guerre commerciale de Donald Trump. Celle-ci risque d’inciter certains épargnants à revenir vers des placements de court terme.
 

Par ailleurs, la volatilité actuelle des marchés boursiers pourrait freiner l’élan des unités de compte. Toutefois, les précédentes crises (Covid, guerre en Ukraine, instabilité politique en France) ont démontré que les assurés adoptent souvent une posture résiliente voire opportuniste, profitant des baisses pour investir à moindre coût. Reste à savoir si cette crise sera brève, et si l’Europe apportera une réponse commune suffisante pour stabiliser rapidement les marchés.

 

Défense vs Luxe : l’essor surprenant du secteur de la Défense

Le secteur européen de la défense connaît une envolée spectaculaire, atteignant désormais des niveaux de valorisation comparables à ceux des grandes maisons de luxe telles que LVMH ou Hermès.

Le secteur européen de la défense connaît une envolée spectaculaire, atteignant désormais des niveaux de valorisation comparables à ceux des grandes maisons de luxe telles que LVMH ou Hermès. 

 

Longtemps perçues comme peu rentables, les entreprises du secteur militaire séduisent aujourd’hui massivement les investisseurs, qui anticipent une forte croissance alimentée par l’explosion des budgets militaires en Europe.
 

Rheinmetall : une ascension vertigineuse
Parmi les grands gagnants de cette tendance figure Rheinmetall AG, le géant allemand spécialisé dans les chars d’assaut et les munitions. Depuis début 2025, son cours de bourse a presque doublé, plaçant sa valorisation au même niveau que celle des fleurons du luxe européen. Cette hausse spectaculaire s’appuie sur la promesse du gouvernement allemand d’injecter des centaines de milliards d’euros dans sa défense, un mouvement suivi par d’autres pays européens.
Le 11 mars 2025, les actions de Rheinmetall ont enregistré une nouvelle hausse de 4 % après que le parti écologiste allemand s’est déclaré prêt à soutenir une hausse significative du budget de la défense.
 

Des valorisations justifiées ou excessives ?
Malgré cet engouement, les analystes restent partagés. Le prix cible moyen des actions Rheinmetall a augmenté de 60 % depuis le début de l’année, mais les prévisions à court terme restent prudentes, n’anticipant qu’une progression modérée d’environ 5 % dans les 12 prochains mois. 

Christian Kers, analyste chez Warburg Research, recommande ainsi aux investisseurs de sécuriser leurs profits après la multiplication par dix du titre Rheinmetall depuis février 2022. De son côté, Graham Benke d’Amati Global Investors estime que les marchés n’ont pas encore totalement intégré le potentiel de croissance à venir, expliquant ainsi ces valorisations élevées. Pour Robert Lancastle, de J O Hambro, la possibilité d’une croissance à deux chiffres des bénéfices n’est pas irréaliste, ce qui pourrait encore justifier les valorisations actuelles d’acteurs comme Thales ou Leonardo.
 

Un marché porté par un nouveau fonds européen
Le lancement récent du premier ETF entièrement consacré à la défense européenne renforce cet attrait. Introduit à Milan et Francfort début mars, puis à Londres, le WisdomTree Europe Defence Ucits ETF regroupe 20 entreprises européennes majeures du secteur, dont Rheinmetall représente la plus grande part (18 %), suivi par Leonardo, Saab, BAE Systems et Thales.
 

Cet intérêt inédit pour la défense européenne contraste avec les ETF existants, dominés jusqu’ici par des valeurs américaines. Selon le Financial Times, les investisseurs se ruent désormais vers ces produits européens, perçus comme à la fois défensifs et prometteurs.
 

Un nouveau moteur de croissance
Thomas Jaquet, Responsable France chez Freedom24, souligne que l’ascension fulgurante des entreprises européennes de défense révèle une transformation profonde du secteur. « Cette dynamique, alimentée par des enjeux géopolitiques majeurs, ouvre de nouvelles perspectives d’investissement, mais appelle aussi à la vigilance », conclut-il.
 

Dette privée en France : légère baisse en 2024, mais cap maintenu

France Invest et Deloitte publient la 8e édition de leur étude annuelle sur les fonds de dette privée. Si l’activité a légèrement ralenti en 2024, le marché français reste particulièrement dynamique, conservant sa deuxième place en Europe derrière le Royaume-Uni.

France Invest et Deloitte publient la 8e édition de leur étude annuelle sur les fonds de dette privée. Si l’activité a légèrement ralenti en 2024, le marché français reste particulièrement dynamique, conservant sa deuxième place en Europe derrière le Royaume-Uni.
 

Une année contrastée pour les fonds de dette privée
En 2024, les fonds français dédiés à la dette privée ont levé 8,5 milliards d’euros, soit une baisse modérée de 12 % par rapport à 2023. Ce recul s’inscrit dans un marché cyclique, actuellement dominé par les grandes levées mondiales. Malgré ce tassement, les montants mobilisés restent élevés et témoignent de la confiance persistante des investisseurs dans ce secteur.
 

Moins d’opérations, mais des investissements toujours importants
Du côté des investissements, les fonds ont injecté 12,8 milliards d’euros dans 317 opérations, représentant respectivement une baisse de 10 % en valeur et de 28 % en nombre par rapport à l’année précédente. Toutefois, ces chiffres doivent être nuancés : l’année 2023 avait été marquée par la fin du dispositif exceptionnel des Obligations Relances. Hors effet exceptionnel, l’activité est quasiment stable en 2024 (-0,4 % en valeur et -1 % en volume).
 

Retour des banques et convergence des financements
Un autre phénomène notable en 2024 est le retour en force des banques sur le marché du financement des entreprises, entraînant une convergence croissante avec l’activité des fonds de dette privée. Malgré cette concurrence accrue, les fonds restent très actifs, particulièrement stimulés par le regain d’opérations de capital-transmission (LBO).
 

La France conserve sa place forte en Europe
Avec ce niveau élevé d’activité, la France confirme sa position centrale en Europe dans le domaine de la dette privée. Elle se classe ainsi en solide deuxième position derrière le Royaume-Uni, conformément aux années précédentes.
 

Si le rebond attendu n’a pas été totalement au rendez-vous cette année, le marché français demeure solide et bien positionné pour rester un acteur majeur du financement alternatif des entreprises en Europe.
 

Investissement locatif : LMNP ou SCI à l’IS, quel choix après 2025 ?

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP), longtemps considéré comme un levier optimal d’optimisation fiscale, vient de subir un sérieux revers avec la Loi de Finances 2025. Quelle solution alternative ?

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP), longtemps considéré comme un levier optimal d’optimisation fiscale, vient de subir un sérieux revers avec la Loi de Finances 2025. 

 

En effet, la réintégration obligatoire des amortissements dans le calcul de la plus-value à la revente oblige désormais les investisseurs à revoir leur stratégie fiscale, comme le souligne une récente étude publiée par Les Secrets de l’Immo.
 

Ce que change réellement la Loi de Finances 2025
Avant 2025, l’un des grands avantages du LMNP résidait dans la possibilité d’amortir le bien immobilier sans impacter le calcul de la plus-value lors de sa revente. Désormais, la réforme introduit une obligation de réintégrer ces amortissements à la plus-value imposable au moment de la cession, alourdissant mécaniquement la fiscalité pour les investisseurs.
 

Exemple concret illustré par Les Secrets de l’Immo :
• Prix d’achat : 200 000 €
• Amortissements pratiqués sur 10 ans : 50 000 €
• Prix de revente : 300 000 €
• Avant la réforme : Plus-value imposable de 100 000 €
• Après la réforme : Plus-value imposable de 150 000 €
La fiscalité devient ainsi nettement moins avantageuse à court et moyen terme.
 

LMNP ou SCI à l’IS : deux régimes désormais plus proches en fiscalité
Avec la réintégration des amortissements, les différences fiscales entre le LMNP et la SCI soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) se réduisent :
• En LMNP, les amortissements réintégrés augmentent fortement la plus-value taxable à court et moyen terme. Cependant, les abattements progressifs pour durée de détention restent applicables, permettant une exonération complète après 30 ans.
• En SCI à l’IS, la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable, ce qui permet aussi d’amortir fortement les biens détenus. Toutefois, aucune exonération progressive n’est prévue, et la plus-value reste entièrement imposée à l’IS lors de la revente.
 

Fiscalité des revenus locatifs selon la durée de détention
La taxation des revenus locatifs diffère sensiblement selon le régime choisi :
• LMNP : Les loyers sont imposés selon le barème de l’impôt sur le revenu après déduction des charges et amortissements, ce qui peut être avantageux pour les contribuables faiblement imposés.
• SCI à l’IS : Les revenus locatifs sont imposés à 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis à 25 % au-delà. Les bénéfices distribués sous forme de dividendes subissent une deuxième taxation à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
 

Quelle stratégie privilégier selon l’horizon d’investissement ?
Selon la durée de détention prévue du bien immobilier, l’étude des Secrets de l’Immo recommande différentes stratégies :
• Court terme (<8 ans) : La SCI à l’IS est souvent avantageuse en raison des forts amortissements permettant de réduire la fiscalité immédiate. Le LMNP peut toutefois être envisagé si les charges initiales (travaux, intérêts d’emprunt, frais d’acquisition) suffisent à annuler l’impôt durant la période de détention.
• Moyen terme (8-13 ans) : Le choix dépend des objectifs précis. Si l’objectif est de réinvestir dans la société avec une fiscalité optimisée (taux IS de 15 %), la SCI à l’IS reste attractive. Si l’investisseur souhaite garder une certaine souplesse lors de la revente, le LMNP offre un avantage grâce aux premiers abattements à partir de 6 ans.
• Long terme (>13 ans) : Le LMNP retrouve une position avantageuse grâce aux abattements progressifs aboutissant à une exonération totale après 30 ans, malgré la réintégration des amortissements.
 

La réforme fiscale impose désormais une réflexion stratégique plus poussée aux investisseurs immobiliers, souligne l’étude des Secrets de l’Immo, qui rappelle que le choix entre LMNP et SCI à l’IS dépend étroitement des objectifs patrimoniaux et de la situation fiscale individuelle.
 

Immobilier à l’île Maurice : tout savoir sur les régimes

Pour sécuriser l’accès à la propriété et encourager le développement économique, le gouvernement mauricien a instauré différents régimes immobiliers spécifiquement adaptés aux acheteurs étrangers.

Destination prisée des investisseurs internationaux, l’île Maurice séduit autant par son cadre de vie idyllique que par ses opportunités immobilières. Pour sécuriser l’accès à la propriété et encourager le développement économique, le gouvernement mauricien a instauré différents régimes immobiliers spécifiquement adaptés aux acheteurs étrangers. Tour d’horizon des principaux dispositifs : IRS, RES, PDS, Smart Cities et R+2.
 

IRS (Integrated Resort Scheme) : luxe et résidence permanente
Lancé dès 2002, l’IRS est destiné aux investisseurs recherchant des résidences haut de gamme, situées au cœur de complexes immobiliers prestigieux.
 

Caractéristiques principales :
• Prix minimum d’achat de 350 000 USD.
• Permis de résidence permanent offert à l’investisseur et sa famille.
• Résidences intégrées à des infrastructures premium (golfs, marinas, spas, restaurants).
 

Pour qui ? 

Le régime IRS correspond aux acheteurs recherchant confort, luxe et sécurité, avec l’objectif d’obtenir la résidence permanente.

RES (Real Estate Scheme) : flexibilité et accessibilité
Introduit en 2007, le RES est plus flexible et abordable que l’IRS, proposant des investissements immobiliers à taille humaine.
 

Caractéristiques principales :
• Aucun prix minimum imposé.
• Projets limités à une superficie de 10 hectares maximum.
• Permis de résidence offert uniquement si l’investissement dépasse 350 000 USD.
 

Pour qui ?

 Le RES est idéal pour les investisseurs souhaitant diversifier leur patrimoine, tout en profitant d’opportunités accessibles dans des zones développées de l’île.

PDS (Property Development Scheme) : compromis entre luxe et accessibilité
Mis en place en 2015, le PDS combine les avantages des régimes IRS et RES tout en offrant davantage de souplesse.
 

Caractéristiques principales :
• Pas de prix minimum requis.
• Permis de résidence disponible dès 350 000 USD d’investissement.
• Développements intégrant espaces verts et services modernes mutualisés.
 

Pour qui ?

 Le PDS convient parfaitement aux investisseurs recherchant un équilibre entre qualité de vie, rentabilité et accessibilité financière, avec ou sans projet de résidence permanente.

Smart Cities : vivre la ville intelligente de demain
Également introduit en 2015, le programme Smart Cities favorise la création de villes durables, connectées et innovantes, mêlant habitations, commerces, loisirs et services technologiques avancés.
 

Caractéristiques principales :
• Environnement urbain innovant et durable.
• Acquisition possible d’appartements, de villas ou de terrains résidentiels.
 

Pour qui ? 

Ce régime séduit particulièrement les expatriés urbains ou les familles en quête d’une qualité de vie moderne, dynamique et connectée.

R+2 : la porte d’entrée abordable
Le dispositif R+2 permet aux étrangers d’acheter un appartement en copropriété dans un immeuble comprenant au minimum deux étages, dès 175 000 USD d’investissement.
 

Caractéristiques principales :
• Investissement immobilier accessible.
• Excellent potentiel locatif, surtout en zones touristiques.
 

Pour qui ? 

Ce dispositif est idéal pour les primo-investisseurs ou ceux disposant d’un budget limité, à la recherche d’un premier pas dans l’immobilier mauricien.

Quel régime immobilier privilégier ?
Le choix dépend avant tout des objectifs personnels, des ressources financières et du projet de vie des investisseurs. Entre la résidence de luxe avec permis permanent (IRS), les opportunités accessibles (RES, PDS, R+2) et les projets urbains innovants (Smart Cities), l’île Maurice offre un éventail complet de solutions pour répondre à chaque ambition patrimoniale et personnelle.
 

Retraite : 5 astuces pour prévenir une baisse de revenus.

Selon le baromètre IPSOS 2024 du Cercle des Épargnants, un Français sur deux s’inquiète de son niveau de vie à la retraite. Alors, comment anticiper cette baisse de revenus ?

Selon le baromètre IPSOS 2024 du Cercle des Épargnants, un Français sur deux s’inquiète de son niveau de vie à la retraite. Alors, comment anticiper cette baisse de revenus ?

 

Cette préoccupation est d’autant plus forte que le taux de remplacement (le pourcentage de votre dernier salaire que vous percevrez à la retraite) varie fortement, de 75 % pour les non-cadres à seulement 53 % pour les cadres, selon le Conseil d’Orientation des Retraites (juin 2024).
 

Alors, comment anticiper cette baisse de revenus ? Pascale Gloser, Présidente de CNCEF Patrimoine, association professionnelle des Conseils en Gestion de Patrimoine, livre ses conseils pratiques.
 

Évaluer précisément ses futurs revenus à la retraite
Avant toute chose, il est indispensable de connaître précisément les revenus dont vous disposerez une fois à la retraite. Pour cela, le premier document à consulter est le Relevé Individuel de Situation (RIS), que chacun reçoit tous les cinq ans dès l’âge de 35 ans. Ce relevé, accessible sur le site officiel de l’Assurance Retraite, recense vos périodes d’activité validées.
 

Attention toutefois : il n’est pas rare d’y trouver des erreurs (trimestres manquants, salaires incorrects, périodes mal comptabilisées). Il est donc essentiel de vérifier soigneusement ce relevé et, en cas d’erreurs, d’effectuer une demande de rectification accompagnée de justificatifs (bulletins de salaire, certificats de travail, etc.).
Si vous avez eu plusieurs statuts (salarié, indépendant, fonctionnaire), les démarches peuvent être complexes. Dans ce cas, l’aide d’un professionnel en gestion de patrimoine peut faciliter l’ensemble de ces démarches jusqu’à la liquidation effective de votre retraite.
 

Commencer à épargner : plus tôt, c’est mieux !
Anticiper une baisse de revenus à la retraite passe obligatoirement par l’épargne. Si le plus tôt est toujours préférable, il n’est jamais trop tard pour agir. 

 

Pour définir combien vous devez épargner, utilisez des simulateurs de retraite en ligne disponibles sur les plateformes officielles. Ceux-ci vous permettent d’estimer votre retraite selon différents âges de départ et ainsi d’identifier la somme nécessaire à épargner pour maintenir votre niveau de vie.

 

Devenir propriétaire de sa résidence principale est aussi un objectif important, puisque le logement représente le premier poste de dépenses des retraités. Être propriétaire permet ainsi de supprimer le loyer de vos charges à venir.
 

Quels placements pour anticiper la retraite ?
La clé est de diversifier ses placements selon son âge et ses ressources financières. Voici les stratégies adaptées aux différentes étapes de votre vie professionnelle :
Dès que vous pouvez épargner régulièrement :
• L’immobilier locatif : Un bon levier pour générer des revenus complémentaires à la retraite grâce aux loyers ou à la revente. Acheter dans un secteur dynamique et proche de chez vous permet de mieux gérer votre bien.
• L’assurance-vie : Placement polyvalent, il permet à la fois d’avoir un capital disponible et de préparer la transmission de son patrimoine dans un cadre fiscal avantageux.
• L’épargne salariale (PEE, PER d’entreprise) : Bénéfique grâce aux exonérations fiscales et à l’abondement potentiel de l’employeur. Attention toutefois à leur indisponibilité pendant au moins 5 ans, sauf cas exceptionnels (achat résidence principale, mariage, surendettement).
• Plan Épargne Retraite (PER individuel) : Permet de constituer une rente ou un capital à la retraite tout en bénéficiant d’une déduction fiscale immédiate. Ce dispositif est particulièrement avantageux en milieu de carrière, lorsque votre revenu fiscal est élevé.
 

À l’approche de votre retraite :
Si vous constatez que vous avez accumulé des trimestres manquants, vous pouvez envisager de les racheter pour augmenter votre pension. Cette opération permet en outre de réduire votre revenu imposable, mais attention : elle est généralement conseillée à partir de 60 ans seulement, pour éviter des dépenses inutiles en cas de nouvelles réformes.
 

Points clés à retenir :
• Maintenez toujours une partie de votre épargne disponible : évitez de tout bloquer sur des placements à long terme.
• Lors du départ à la retraite, revoyez la structure de votre épargne afin de limiter les frais de gestion et maximiser vos rendements.
• Enfin, réfléchissez très tôt à la transmission de votre patrimoine et à l’optimisation fiscale de vos placements pour protéger vos proches.
 

Anticiper permet de préserver votre confort futur tout en évitant les mauvaises surprises lors du passage à la retraite. Plus vous agirez tôt, plus vous bénéficierez pleinement des leviers d’épargne disponibles.
 

Accédez à la propriété à coût de loyer grâce au BRS

Alors que les loyers explosent dans la plupart des grandes villes françaises, le rêve de devenir propriétaire reste pourtant très vif chez les Français. Une solution existe pour devenir propriétaire au prix d’un loyer.

Alors que les loyers explosent dans la plupart des grandes villes françaises, le rêve de devenir propriétaire reste pourtant très vif chez les Français. Une solution existe pour devenir propriétaire au prix d’un loyer.

 

Selon une récente enquête IPSOS, plus de six Français sur dix souhaitent toujours acquérir leur résidence principale, convaincus qu’il s’agit là d’un investissement judicieux, notamment pour préparer leur retraite. Face à ce contexte, un dispositif récent séduit de plus en plus d’acquéreurs : le Bail Réel Solidaire (BRS).
 

Qu’est-ce que le Bail Réel Solidaire (BRS) ?
Le BRS est une formule originale d’accession à la propriété fondée sur un principe simple : dissocier l’achat du logement (les murs) de celui du terrain (le foncier). Concrètement, l’acquéreur devient propriétaire de son logement mais pas du terrain sur lequel il est construit. Celui-ci reste détenu par un Office Foncier Solidaire (OFS) auquel l’acquéreur verse chaque mois une redevance symbolique.
 

Cette séparation entre le bâti et le foncier permet de réduire sensiblement le prix d’achat, facilitant l’accession à la propriété pour des ménages qui auraient difficilement pu devenir propriétaires en temps normal.
 

Un coût comparable à un loyer
L’intérêt principal du dispositif BRS est économique : il permet aux ménages d’accéder à la propriété avec des mensualités (crédit immobilier et redevance incluse) souvent équivalentes, voire inférieures, au montant d’un loyer classique dans les zones tendues.
Selon plusieurs opérateurs immobiliers actifs sur le territoire national, cette solution permet concrètement à un large public (jeunes couples, familles monoparentales, primo-accédants) d’accéder à des biens adaptés à leurs besoins, tout en maîtrisant leurs dépenses mensuelles.
 

Un dispositif particulièrement adapté aux grandes villes
Le BRS rencontre aujourd’hui un succès croissant dans les régions où les prix immobiliers restent élevés et où la pression locative est forte, comme en Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Auvergne-Rhône-Alpes ou encore Pays de la Loire. Sa flexibilité permet aux familles d’acquérir des logements adaptés à leurs besoins : du T2 pour les jeunes actifs jusqu’au T4 pour les familles cherchant davantage d’espace à moindre coût.
Cette formule innovante répond parfaitement à la problématique actuelle de la hausse constante des coûts de construction et du crédit immobilier, en proposant une solution accessible et durable à la crise du logement.
 

Un dispositif amené à se généraliser
Les acteurs du marché immobilier anticipent déjà que le BRS prendra une place significative dans l’offre de logements neufs au cours des prochaines années. Certains promoteurs prévoient ainsi qu’il pourrait représenter environ 15 % des réservations dès 2025, et potentiellement plus d’un quart des logements neufs commercialisés d’ici la fin de la décennie.
Face à la complexité croissante du marché immobilier, le Bail Réel Solidaire apparaît aujourd’hui comme une alternative crédible et attractive pour répondre au désir des Français d’accéder à la propriété tout en gardant la maîtrise de leur budget logement.