La crise de confiance envers les institutions financières : la cachette d’argent à domicile se multiplie.

Garder des billets à domicile, sous le matelas ou dans un coffre personnel : voilà une pratique qui semble gagner du terrain chez les Français.

Garder des billets à domicile, sous le matelas ou dans un coffre personnel : voilà une pratique qui semble gagner du terrain chez les Français. 

 

Selon un récent sondage réalisé en mars 2025 par l’institut YouGov pour MoneyVox, un Français sur quatre déclare conserver de l’argent liquide chez lui, et cette tendance pourrait même s’intensifier au cours des prochains mois.
 

Mais qu’est-ce qui pousse autant de ménages à garder une réserve d’argent liquide à la maison plutôt que de la placer sur un compte bancaire ou dans un produit d’épargne ? Éclairage sur un phénomène de société en plein essor.
 

Un quart des Français préfère conserver du liquide
Selon l’enquête YouGov, 26 % des Français conservent de l’argent liquide chez eux par précaution ou pour constituer une épargne personnelle. Ce chiffre correspond à une réalité déjà relevée dans d’autres études, notamment par la Banque centrale européenne.
 

Dans le détail, les montants mis de côté varient beaucoup : si 30 % des personnes concernées déclarent conserver moins de 100 euros, près d’un quart d’entre elles (23 %) affirment posséder plus de 500 euros en liquide à leur domicile. Ce comportement s’est accentué au cours des deux dernières années, montrant une volonté croissante de certains ménages de sécuriser une partie de leurs économies hors du circuit bancaire traditionnel.
 

Un phénomène lié à l’incertitude économique et géopolitique
Cette tendance à garder davantage de billets chez soi n’est pas anodine. Elle traduit principalement un climat général d’inquiétude économique et géopolitique, renforcé par des épisodes récents de crises financières, sanitaires ou encore d’inflation persistante.
 

Parmi les raisons invoquées par les ménages figurent souvent la crainte d’une éventuelle défaillance bancaire, l’appréhension liée à une réquisition potentielle de l’épargne par les pouvoirs publics, ou tout simplement la volonté d’avoir une réserve immédiatement accessible « au cas où ». Ce réflexe de précaution semble ainsi devenir de plus en plus courant en période d’incertitudes.
 

Les jeunes, premiers concernés
Paradoxalement, ce sont les jeunes adultes, pourtant les moins utilisateurs d’argent liquide au quotidien, qui semblent les plus enclins à constituer une réserve personnelle chez eux. En effet, l’étude souligne que près de la moitié des personnes âgées de 25 à 34 ans envisagent sérieusement d’augmenter les montants conservés en liquide à leur domicile dans les prochains mois. À l’inverse, seuls 15 % des plus de 55 ans envisagent une telle pratique.
Cette tendance révèle un besoin de sécurité accrue chez les jeunes générations, souvent confrontées à un environnement économique plus incertain.
 

Prudence nécessaire face aux risques
Pourtant, conserver une somme d’argent importante à domicile comporte certains risques évidents, comme celui du vol ou de la perte en cas de sinistre. D’un point de vue strictement statistique, le risque de subir un cambriolage ou une perte accidentelle dépasse largement celui d’une faillite bancaire.
Quant aux craintes d’une réquisition forcée de l’épargne par l’État, elles ont été officiellement et fermement écartées par les autorités économiques françaises, qui assurent qu’aucune mesure de confiscation d’épargne n’est à l’ordre du jour.
 

Vers une évolution durable du comportement des Français ?
Si le phénomène n’est pas nouveau en période de crise, il semble aujourd’hui prendre une ampleur inédite. Selon de nombreux économistes, le recours à l’argent liquide à domicile pourrait ainsi devenir une pratique durablement ancrée dans les comportements des Français, même après la résolution des crises actuelles.
 

Un signe, sans doute, que dans un environnement incertain, la sécurité financière se décline aussi désormais à domicile.
 

CEL en 2025 : Une épargne logement toujours pertinente ?

Le Compte Épargne Logement (CEL) est souvent présenté comme un complément au Plan Épargne Logement (PEL). Son principal atout ? Il permet d’obtenir un prêt immobilier à taux privilégié tout en offrant une certaine souplesse, puisque les retraits restent possibles sans clôturer le compte. Mais alors que les taux d’intérêt évoluent et que les conditions d’emprunt se durcissent, ouvrir un CEL en 2025 reste-t-il une bonne idée ?

Le Compte Épargne Logement (CEL) est souvent présenté comme un complément au Plan Épargne Logement (PEL). Son principal atout ? Il permet d’obtenir un prêt immobilier à taux privilégié tout en offrant une certaine souplesse, puisque les retraits restent possibles sans clôturer le compte. Mais alors que les taux d’intérêt évoluent et que les conditions d’emprunt se durcissent, ouvrir un CEL en 2025 reste-t-il une bonne idée ?

Des conditions d’ouverture et de gestion assouplies
Contrairement au PEL, plus rigide, le CEL se distingue par sa flexibilité. Pour l’ouvrir, il suffit d’être majeur et d’effectuer un premier versement de 300 euros.

Ensuite, l’épargnant peut effectuer des dépôts libres (minimum 75 euros par opération) et retirer des fonds à tout moment, à condition de conserver un solde minimum de 300 euros. Il est également possible de détenir un PEL et un CEL dans la même banque.

Une rémunération modeste et fiscalisée
Le principal frein du CEL en 2025 réside dans sa rémunération. Depuis février 2025, son taux est fixé à 1,5 % brut, soit 1,05 % net après prélèvements fiscaux et sociaux (30 %).

Pour les CEL ouverts avant 2018, les intérêts sont exonérés d’impôt sur le revenu impôt, mais soumis aux prélèvements sociaux.

 

Les intérêts issus d’un CEL ouvert à partir de 2018 sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Lors du versement des intérêts, l’établissement bancaire doit d’abord effectuer un prélèvement forfaitaire unique de 30 %, qui correspond à l’impôt sur le revenu, à hauteur de 12,8 %, et aux prélèvements sociaux, à hauteur de 17,20 %.

 

En comparaison, d’autres produits d’épargne réglementée, comme le Livret A (2,4 % net) ou le LDDS (2,4 % net), offrent des rendements bien plus attractifs, tout en bénéficiant d’une exonération fiscale.

Autre limite : le plafond du CEL est fixé à 15 300 euros, ce qui restreint son potentiel de valorisation sur le long terme.

Un intérêt pour les futurs emprunteurs ?
L’un des arguments en faveur du CEL est qu’il donne accès à un prêt immobilier à taux préférentiel. Mais en 2025, cet avantage est à relativiser. Pour en bénéficier, le CEL doit être ouvert depuis au moins 18 mois et avoir généré un certain montant d’intérêts. Ce montant est de 75 €, 37 €, ou 22,5 € selon l’objet du financement.

Le prêt obtenu est limité à 15 300 euros, un montant souvent insuffisant pour financer un projet immobilier significatif.

 

Autres atouts : Le CEL est gratuit : aucun frais d’ouverture, de dépôt ou de retrait. Votre capital n’est pas bloqué : vous pouvez retirer votre épargne à tout moment. Il est possible de cumuler les droits au prêt au sein d’une même famille, à condition que plusieurs membres soient détenteurs d’un CEL. Sa durée n’est pas limitée dans le temps. Le CEL peut être cumulé avec un PEL, cela vous octroie la possibilité d’emprunter un montant plus élevé.

 

Cependant, avec la remontée des taux d’intérêt ces dernières années, le taux préférentiel accordé par le CEL (calculé sur la base du taux du compte majoré de 1,5 point) n’est plus aussi compétitif face aux offres bancaires classiques.

Verdict : un placement qui a perdu de son attrait
En 2025, le CEL peine à se démarquer face à d’autres produits d’épargne plus performants et moins contraignants. Sa rémunération faible, soumise à l’impôt, et l’intérêt limité de son prêt immobilier en font un placement désormais secondaire. Son ouverture peut se justifier pour ceux qui souhaitent coupler leur CEL à un PEL en vue d’un projet immobilier à long terme. Pour les autres, des alternatives plus rémunératrices et flexibles existent, comme l’assurance-vie ou les livrets réglementés.

 

Découvrez les avantages méconnus de la retraite progressive

Pouvoir alléger sa charge de travail avant le départ à la retraite tout en percevant une partie de sa pension : c’est le principe de la retraite progressive. Comment cela marche ? Explications.

Pouvoir alléger sa charge de travail avant le départ à la retraite tout en percevant une partie de sa pension : c’est le principe de la retraite progressive. Comment cela marche ? Explications.

 

Ce dispositif, qui permet d’aménager une transition en douceur entre vie active et retraite, est accessible aux salariés, indépendants, exploitants agricoles, fonctionnaires et professions libérales. Pourtant, malgré ces avantages et un élargissement du dispositif depuis la réforme de 2023, son adoption reste limitée. En 2023, seuls 26 824 assurés du régime général en ont bénéficié, sur un total de plus de 23 millions de cotisants.
 

Des obstacles persistants
Plusieurs raisons expliquent cette faible adoption. D’une part, de nombreux employeurs du secteur privé rechignent à accorder un temps partiel aux seniors, par crainte d’une désorganisation des équipes ou d’un surcoût administratif. 

D’autre part, un déficit d’information freine l’accès au dispositif : certains travailleurs craignent à tort une diminution de leurs droits à la retraite. Enfin, la complexité des démarches administratives, longtemps réalisées uniquement par courrier, a pu décourager de nombreux candidats potentiels.
 

Une simplification bienvenue grâce au numérique
Depuis peu, la procédure de demande de retraite progressive a été considérablement simplifiée grâce à un service en ligne accessible via le portail Info-retraite.fr et les sites des régimes concernés. Ce nouvel outil permet de vérifier son éligibilité en quelques clics (notamment les 150 trimestres requis) et d’envoyer une demande unique à tous les régimes de base et complémentaires. Il offre également une simulation du montant de la pension progressive en fonction du temps de travail choisi, permettant aux assurés d’anticiper au mieux leur situation financière.
 

Vers une évolution du dispositif ?
Si la dématérialisation des démarches représente une avancée notable, d’autres ajustements restent en discussion. L’âge d’accès à la retraite progressive, repoussé progressivement par la réforme de 2023, suscite des débats. Actuellement fixé à 60 ans et 9 mois pour les personnes nées en 1963, il atteindra 62 ans pour les générations de 1968 et suivantes. Cependant, les partenaires sociaux militent pour un maintien de l’âge d’ouverture à 60 ans. 

Si cet ajustement venait à être adopté, il pourrait contribuer à élargir l’accès au dispositif et à encourager davantage de travailleurs à en bénéficier. Une décision qui sera suivie de près par les acteurs du monde du travail et les futurs retraités.
 

Financement de la défense : le scepticisme des Français

La France Mutualiste a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée par Occurrence (Groupe Ifop) sur la perception des Français concernant le financement et l’investissement dans le secteur de la défense.

La France Mutualiste a dévoilé les résultats d’une enquête réalisée par Occurrence (Groupe Ifop) sur la perception des Français concernant le financement et l’investissement dans le secteur de la défense. 

 

Cette étude révèle que les citoyens sont globalement conscients des enjeux liés au budget militaire, tout en exprimant certaines réserves quant aux modalités de financement.
 

Cinq enseignements clés de l’étude :
1. Un consensus sur l’importance stratégique : 70 % des Français considèrent le budget de la défense comme une priorité nationale, tandis que 63 % jugent nécessaire d’augmenter les dépenses militaires. Par ailleurs, 75 % reconnaissent ce secteur comme stratégique pour l’économie et l’emploi.
 

2. Des garanties exigées par les citoyens : Si les Français acceptent largement un budget militaire accru, ils demandent cependant que ce financement ne se fasse pas au détriment d’autres secteurs essentiels, que la France ne finance pas seule ces efforts (coopération européenne souhaitée), et qu’il n’y ait pas de recours direct à l’épargne des particuliers.
 

3. Division sur les financements privés : Les Français se montrent très partagés quant au financement privé de la défense : environ 45 % se prononcent contre l’utilisation de produits d’épargne, l’élargissement du Livret A ou le recours à l’assurance vie pour financer ce secteur. À l’inverse, 45 % soutiennent ces propositions et 10 % restent sans opinion arrêtée.
 

4. Rejet majoritaire du recul de l’âge de retraite : L’idée d’utiliser le report de l’âge de retraite comme levier financier est majoritairement rejetée par 60 % des Français, même si près d’un quart d’entre eux demeurent indécis.
 

5. Un financement compatible avec l’ESG : Plus de la moitié des Français (53 %) estiment que l’investissement dans la défense peut s’inscrire dans une démarche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance). Une proportion non négligeable (26 %) reste ouverte à être convaincue sur ce point.
 

Épargne salariale : La nécessité de l’éducation financière à long terme

La nouvelle édition de la Semaine de l’Épargne Salariale a lieu jusqu’au 28 mars. Cet événement vise à mieux informer les salariés et les entreprises sur les dispositifs d’épargne salariale, souvent appréciés mais encore méconnus.

La nouvelle édition de la Semaine de l’Épargne Salariale a lieu jusqu’au 28 mars. Organisée par l’Autorité des marchés financiers (AMF), la Direction générale du Trésor, la Direction générale du Travail, l’Association Française de la Gestion financière (AFG) et La finance pour tous, cet événement vise à mieux informer les salariés et les entreprises sur les dispositifs d’épargne salariale, souvent appréciés mais encore méconnus.
 

Une étude OpinionWay met en lumière les atouts et défis de l’épargne salariale
Après les enquêtes réalisées en 2020 et 2023, une nouvelle étude révèle comment les salariés perçoivent aujourd’hui l’épargne salariale. Pour la première fois, elle intègre également les dirigeants d’entreprises de 11 à 49 salariés, concernés par une nouvelle obligation issue de la loi Partage de la valeur du 29 novembre 2023. D’ici la fin 2025, ces dirigeants devront instaurer au moins un dispositif de partage des bénéfices : participation, intéressement, abondement sur un plan d’épargne ou prime de partage de la valeur (PPV).
 

Parmi les principales conclusions de l’étude :
• Une dynamique encourageante dans les petites entreprises (11 à 49 salariés), avec une augmentation du nombre de bénéficiaires.
• 45 % des salariés disposent d’au moins un dispositif d’épargne salariale.
• Une expérience globalement positive, avec 77 % de salariés et 86 % de dirigeants satisfaits.
• Une forte notoriété : près de 80 % des salariés connaissent l’épargne salariale.
 

Mais plusieurs freins restent à lever
Malgré ces points positifs, plusieurs obstacles persistent :
• Les dispositifs sont jugés complexes par une partie des salariés, freinant ainsi leur adoption.
• Certains épargnants réduisent ou renoncent à leurs versements volontaires, notamment en raison de contraintes financières ou d’autres priorités d’épargne.
• De nombreux dirigeants hésitent encore à mettre en place ces dispositifs, principalement par méconnaissance, prudence économique ou perception de leur complexité.
• Un déficit d’information reste notable : seulement 65 % des dirigeants sans dispositif connaissent leur future obligation, contre 90 % chez ceux déjà équipés.
 

Accompagnement et pédagogie, des enjeux essentiels
Pour lever ces freins, l’accompagnement pédagogique est crucial, en complément des incitations publiques existantes. Informer de manière claire, pratique et objective est la clé pour assurer une mise en œuvre efficace et faciliter l’appropriation par tous les acteurs.
 

C’est précisément l’objectif de la Semaine de l’Épargne Salariale : offrir un espace privilégié pour mieux comprendre les avantages individuels et collectifs de ces dispositifs, qui permettent aux salariés de financer leurs projets de vie tout en constituant un levier attractif et motivant pour les entreprises.
Pour plus d’informations : www.epargnesalariale-france.fr
 

Épargne en France : Découvrez pourquoi 25% des citoyens restent réticents face à l’investissement

Plus de la moitié des Français (55 %) mettent de côté au moins 5 % de leur salaire mensuel, selon une étude dévoilée à l’occasion de la Semaine de l’éducation financière 2025.

Plus de la moitié des Français (55 %) mettent de côté au moins 5 % de leur salaire mensuel, selon une étude dévoilée à l’occasion de la Semaine de l’éducation financière 2025. 

 

Pourtant, malgré cet appétit pour l’épargne, un Français sur quatre (28 %) se sent encore insuffisamment compétent ou légitime pour franchir le cap de l’investissement.
 

Une majorité de Français épargne par prudence
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, la majorité des Français (88 %) possède un ou plusieurs produits d’épargne. Pour autant, leur approche reste très prudente : 42 % privilégient avant tout une épargne de précaution pour anticiper les coups durs. Seulement 15 % épargnent dans un but précis, comme un projet immobilier ou une préparation à la retraite.
 

L’investissement perçu comme risqué et inaccessible
L’étude pointe clairement un manque d’information et d’éducation financière chez les Français : 45 % des répondants admettent un déficit de connaissances sur les placements disponibles. Résultat : 58 % d’entre eux associent l’investissement à un risque élevé de perdre leur argent. De plus, 41 % estiment même que l’investissement est réservé aux personnes les plus aisées ou aux experts financiers.
 

La confiance envers les institutions financières reste faible pour 30 % des sondés, un élément qui contribue encore davantage à freiner leur volonté d’investir.
 

Les réseaux sociaux, une nouvelle source d’information financière
Face à ce déficit d’information, les Français cherchent d’autres sources pour se renseigner. Si la majorité (60 %) se tourne encore vers leur banquier, 30 % préfèrent le bouche-à-oreille familial ou amical. Les réseaux sociaux prennent une place grandissante dans ce domaine : 19 % des Français les utilisent pour s’informer sur les finances, une proportion qui atteint même 38 % chez les moins de 35 ans.
 

Jeunes et femmes : une approche contrastée de l’investissement
Le regard porté sur l’investissement diffère sensiblement selon les générations et le genre. Ainsi, 64 % des jeunes de 18 à 35 ans considèrent l’investissement comme accessible à tous, contre seulement 50 % des plus de 65 ans. Par ailleurs, 82 % des 18-50 ans se sentent suffisamment compétents pour investir, contre seulement 64 % chez les plus de 50 ans.
 

Les femmes se montrent plus réservées : 63 % seulement s’estiment légitimes pour investir, contre 81 % des hommes. Ce chiffre indique une possible sous-évaluation de leurs compétences réelles plutôt qu’un désintérêt pour les sujets financiers.
 

Éduquer pour démocratiser l’investissement
L’étude menée par Mon Petit Placement souligne donc la nécessité urgente de renforcer l’éducation financière en France afin de lever les freins psychologiques et culturels qui limitent aujourd’hui l’accès à l’investissement. Un enjeu crucial, à l’heure où les particuliers cherchent à mieux gérer leur patrimoine et sécuriser leur avenir financier.
*Étude réalisée en ligne par l’institut Discurv/Poll&Roll pour monpetitplacement début mars 2025, auprès d’un panel représentatif de 1 000 personnes.
 

Propriétaires au micro-BIC : une exemption précieuse face à la réintégration des amortissements

C’est une surprise inattendue pour les propriétaires en location meublée sous le régime micro-BIC. Jeudi 20 mars, l’administration fiscale a dévoilé la nouvelle version du formulaire 2048-IMM-SD, destiné au calcul des plus-values immobilières lors de la vente d’un bien.

C’est une surprise inattendue pour les propriétaires en location meublée sous le régime micro-BIC. Jeudi 20 mars, l’administration fiscale a dévoilé la nouvelle version du formulaire 2048-IMM-SD, destiné au calcul des plus-values immobilières lors de la vente d’un bien. 

 

Contre toute attente, les loueurs relevant du régime micro-BIC échappent finalement à la réintégration des amortissements, pourtant prévue par la loi de finances 2025.
 

Une subtilité du formulaire protège le micro-BIC
Le détail qui change tout est inscrit discrètement à la ligne 25 du formulaire. Celle-ci mentionne explicitement « les amortissements du prix d’acquisition admis en déduction pour les locaux d’habitation loués meublés en application de l’article 39 C du CGI ». Or, cet article concerne uniquement les amortissements pratiqués dans le cadre du régime réel. Ainsi, par cette précision, les loueurs au micro-BIC se retrouvent épargnés, comme l’indique clairement la notice explicative de l’administration fiscale qui se réfère uniquement au régime réel.
 

Une exonération fragile juridiquement
Si cette nouvelle peut réjouir temporairement les loueurs au régime micro-BIC, elle soulève toutefois plusieurs interrogations. Cette distinction faite par l’administration fiscale ne repose actuellement sur aucun texte officiel explicite, créant une incertitude juridique importante. En réalité, rien ne garantit aux loueurs concernés que cette exonération durera dans le temps. L’administration pourrait facilement revenir sur cette interprétation.
 

Ce scénario rappelle étrangement une situation similaire survenue en 2024. À l’époque, confrontée aux contradictions entre la loi de finances et les commentaires du BOFiP relatifs aux nouveaux seuils du micro-BIC pour les locations touristiques, l’administration avait fini par permettre aux loueurs de choisir librement leur régime fiscal.
 

Une décision paradoxale en pleine crise du logement
Cette exonération des loueurs micro-BIC est d’autant plus étonnante qu’elle contredit la politique fiscale récente visant à encourager la location longue durée. Ces dernières années, sous l’impulsion de lois comme la loi Le Meur, les avantages du régime micro-BIC ont été progressivement réduits afin d’inciter les loueurs à privilégier la location à l’année plutôt que les courts séjours touristiques.
Or, en exemptant désormais le régime micro-BIC de la réintégration des amortissements, l’administration fiscale redonne indirectement de l’attrait à la location courte durée, ce qui pourrait dissuader certains propriétaires de basculer vers une offre de logement stable, pourtant cruciale en période de crise immobilière.
 

Bonne nouvelle pour les loueurs au régime réel : les travaux mieux pris en compte
À l’inverse, les loueurs au régime réel bénéficient également d’une confirmation importante : les dépenses réalisées pour des travaux de construction, de reconstruction, d’agrandissement ou d’amélioration viennent désormais majorer le prix d’acquisition pour leur valeur réelle, réduisant d’autant la plus-value imposable.
Par ailleurs, pour faciliter les démarches, les propriétaires peuvent choisir une estimation forfaitaire de ces travaux équivalente à 15 % du prix d’acquisition initial, en plus des 7,5 % déjà admis au titre des frais d’acquisition.
 

Une situation incertaine pour les loueurs micro-BIC
Cette exonération temporaire pour les loueurs micro-BIC apporte certes un soulagement, mais elle ne doit pas faire oublier l’instabilité fiscale qui règne actuellement. Dans un contexte de crise du logement où l’État pousse à la location longue durée, cette mesure paraît contradictoire et pourrait évoluer rapidement. Une situation à surveiller de près pour les loueurs concernés.

 

(source : jedeclaremonmeuble.com)
 

Protéger les bailleurs des nuisances locatives : une nouvelle loi

La proposition de loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », examinée depuis le lundi 17 mars 2025 à l’Assemblée nationale, introduit des mesures attendues par les bailleurs pour mieux lutter contre les troubles locatifs et les comportements illicites dans les logements.

La proposition de loi « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », examinée depuis le lundi 17 mars 2025 à l’Assemblée nationale, introduit des mesures attendues par les bailleurs pour mieux lutter contre les troubles locatifs et les comportements illicites dans les logements. L’article 24 du texte constitue un tournant majeur dans la protection des propriétaires et des voisins victimes de nuisances répétées.

 

Un levier pour restaurer la tranquillité résidentielle

L’article 24 impose aux locataires du parc privé de s’abstenir de tout comportement susceptible de porter atteinte « aux équipements collectifs utilisés par les résidents, à la sécurité des personnes ou à leur liberté d’aller et venir ». Cette disposition permet aux bailleurs de disposer d’un cadre juridique plus efficace pour expulser des occupants dont les comportements perturbent la vie collective. Jusqu’ici, la procédure d’expulsion était longue et complexe, même en cas de troubles graves.

 

Cette avancée est perçue comme un rééquilibrage nécessaire en faveur des propriétaires. Pendant des années, certaines dérives ont pu impacter la qualité de vie des résidents et limiter les recours des bailleurs face aux comportements problématiques. Cette mesure permettra enfin d’agir contre ces situations.

 

Des outils plus efficaces contre les locataires indélicats

Des inquiétudes ont été soulevées quant à l’éventualité d’expulsions jugées arbitraires. Toutefois, pour les propriétaires, il s’agit avant tout d’un moyen de lutter contre les nuisances qui dégradent la qualité de vie des autres locataires. Actuellement, même en présence de troubles manifestes, il est difficile d’obtenir une expulsion. 

Ce texte corrige cet obstacle et assure une meilleure protection du cadre de vie.

 

Dans certains immeubles, les nuisances répétées rendent insupportable la vie des habitants. Tapages nocturnes, dégradations des parties communes, trafics en tout genre… Les bailleurs et copropriétaires sont souvent démunis face à ces situations. La loi vise à sanctionner des comportements nuisibles et répétés, sans pour autant affecter les locataires respectueux de leurs obligations.

 

Un rôle renforcé pour les préfets

La loi prévoit également de donner plus de pouvoirs aux préfets en leur permettant d’obliger un propriétaire à engager une procédure d’expulsion en cas de troubles graves liés à des activités illicites. Cette mesure constitue un levier d’action supplémentaire contre certaines pratiques abusives qui dégradent la tranquillité des immeubles et des quartiers.

Certains bailleurs souhaitent agir, mais se heurtent à des lourdeurs administratives et à la crainte de représailles. Ce renforcement du pouvoir préfectoral doit permettre d’assainir certaines zones où des comportements illicites perturbent la vie collective.

 

Un signal fort envoyé aux investisseurs immobiliers

Dans un contexte où la crise du logement pousse certains investisseurs à se retirer du marché locatif, cette loi pourrait redonner confiance aux propriétaires-bailleurs. En facilitant l’expulsion des locataires posant problème, elle assure un cadre plus sécurisant pour ceux qui louent leurs biens. Trop souvent, des investisseurs renoncent à louer leur bien par crainte des déboires judiciaires et administratifs en cas de litige avec un locataire. Avec ce texte, plus de clarté et de protection sont apportées à ceux qui prennent le risque d’investir.

Alors que l’examen de la proposition de loi se poursuit à l’Assemblée nationale, les bailleurs espèrent une adoption rapide de cette mesure, considérée comme une avancée nécessaire pour l’équilibre du marché locatif.

Pourquoi la clause bénéficiaire de votre assurance vie est cruciale

La clause bénéficiaire est un élément central de tout contrat d’assurance vie. Elle permet de désigner clairement les personnes qui recevront le capital ou la rente après le décès de l’assuré, tout en bénéficiant d’une fiscalité particulièrement avantageuse. Sa rédaction ne doit donc en aucun cas être négligée, car elle conditionne directement les avantages de ce placement.

La clause bénéficiaire est un élément central de tout contrat d’assurance vie. Elle permet de désigner clairement les personnes qui recevront le capital ou la rente après le décès de l’assuré, tout en bénéficiant d’une fiscalité particulièrement avantageuse. Sa rédaction ne doit donc en aucun cas être négligée, car elle conditionne directement les avantages de ce placement.
 

Un capital exonéré des droits de succession
Les contrats d’assurance vie offrent un avantage majeur : les sommes versées au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) ne font pas partie de la succession du défunt. Cela signifie concrètement que les prestations (capital ou rente) sont intégralement transmises aux bénéficiaires, même s’ils ne sont pas héritiers, sans être affectées par les règles successorales classiques. Ce régime spécifique présente des avantages fiscaux notables, nettement plus favorables que ceux appliqués au patrimoine successoral traditionnel.
 

Clause standard ou personnalisée ?
Lors de la souscription, une clause bénéficiaire standard est souvent proposée par l’assureur. Elle désigne généralement le conjoint (ou partenaire de Pacs), les enfants « nés ou à naître, vivants ou représentés » à parts égales, et à défaut, les autres héritiers. Toutefois, cette clause standard peut être modifiée et adaptée à chaque situation personnelle. Par exemple, vous pouvez choisir de privilégier un bénéficiaire particulier, comme un enfant, un ami ou même une association. Vous avez aussi la liberté de répartir le capital selon vos souhaits, comme attribuer 70 % au conjoint et 30 % aux enfants.
 

Rédaction : les points de vigilance essentiels
Plusieurs précautions sont nécessaires lors de la rédaction d’une clause bénéficiaire. Il est par exemple déconseillé de nommer un unique bénéficiaire, car en cas de décès prématuré de cette personne, les capitaux pourraient être réintégrés à la succession. La meilleure pratique consiste donc à prévoir plusieurs bénéficiaires : soit conjointement (« mon conjoint et mes enfants »), soit successivement (« mon conjoint ; à défaut, mes enfants ; à défaut, mes héritiers selon dévolution successorale »).
 

Autre conseil important : évitez de désigner votre conjoint par son nom personnel afin que le conjoint au moment du décès perçoive effectivement les prestations. Attention, toutefois, à bien distinguer le conjoint (marié) du partenaire de Pacs ou du concubin, dont les statuts doivent être explicitement précisés dans la clause.
 

Pour les enfants, utilisez plutôt la formulation « mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés » afin de préserver les droits éventuels des petits-enfants, si un enfant bénéficiaire venait à décéder avant vous.
 

Enfin, gardez à l’esprit que les héritiers réservataires (ceux qui ont droit à une part minimum du patrimoine) non désignés comme bénéficiaires peuvent contester la clause, notamment en invoquant des « primes manifestement exagérées ». Il convient donc d’être vigilant sur la répartition pour éviter tout risque de litige.
 

Modifiez votre clause en fonction de votre situation personnelle
La clause bénéficiaire n’est pas figée : elle peut être modifiée à tout moment, par courrier adressé directement à votre assureur ou via un acte notarié, selon l’évolution de votre situation familiale (mariage, divorce, naissance d’un enfant, etc.).
 

Rédiger une clause bénéficiaire claire et précise pour votre contrat d’assurance vie est essentiel afin de garantir que vos volontés soient respectées et d’optimiser les avantages fiscaux liés à ce placement incontournable.
 

L’Or : une envolée sans précédent, jusqu’où montera-t-il ?

L’or continue d’être un investissement stratégique incontournable dans un contexte mondial marqué par les incertitudes. Mais il doit s’intégrer à une approche équilibrée et réfléchie de gestion de patrimoine.

Jamais l’or n’a autant suscité d’intérêt. Après avoir franchi la barre des 3 000 euros l’once en mars 2025, le précieux métal poursuit sa trajectoire impressionnante, établissant sans cesse de nouveaux records. 

 

Mais cette ascension peut-elle durer encore longtemps ou annonce-t-elle bientôt un repli ? Qui sont les principaux acheteurs derrière cette fièvre aurifère ? Décryptage d’une tendance qui fascine les investisseurs du monde entier.

 

Pourquoi l’or est-il au sommet ?

Depuis un an, l’or affiche une performance spectaculaire : son prix s’est envolé de plus de 34 % et a même gagné 10 % supplémentaires ces dernières semaines. Certains le pensaient démodé face aux cryptomonnaies ou aux nouveaux actifs financiers. Pourtant, l’or prouve aujourd’hui qu’il demeure incontournable en périodes d’incertitude. 

 

Plusieurs facteurs expliquent cet engouement : l’or agit à la fois comme bouclier contre l’inflation, alternative aux obligations désormais peu attractives, et refuge face aux tensions géopolitiques mondiales.

 

Des banques centrales particulièrement gourmandes

Le succès actuel de l’or dépasse le simple phénomène de mode. Parmi les acheteurs majeurs figurent les banques centrales, qui cherchent à diversifier leurs réserves pour réduire leur dépendance au dollar américain. En 2024, ces institutions ont battu un record d’achats, la Chine, l’Inde et la Russie étant en tête. Cette demande institutionnelle exerce une pression importante sur l’offre d’or, déjà limitée par la difficulté croissante d’exploitation minière.

 

Lorsque les banques centrales achètent massivement, l’offre peine à suivre, ce qui pousse mécaniquement les prix vers le haut. À cela s’ajoute une baisse généralisée des taux d’intérêt, initiée par la Réserve fédérale américaine et suivie par la BCE. Cette baisse rend les placements traditionnels moins intéressants et renforce ainsi l’attractivité du métal jaune, malgré son absence de rendement.

 

Un engouement large et diversifié

Mais les banques centrales ne sont pas les seules à parier sur l’or. Les fonds d’investissement, historiquement concentrés sur les actions et les obligations, incluent désormais systématiquement l’or dans leurs stratégies. Ainsi, le fonds BlackRock Global Funds – World Gold Fund et Carmignac Portfolio Commodities connaissent une croissance notable grâce à leur exposition à l’or.

 

Les particuliers suivent aussi le mouvement, attirés par la stabilité et la sécurité qu’offre l’or face aux turbulences économiques. Des plateformes comme Gold Avenue ou VeraCash rendent l’investissement en or accessible à un public élargi, notamment via l’or numérique ou tokenisé. 

 

Quelles perspectives pour le prix de l’or ?

Si les experts anticipent une poursuite de la tendance haussière à moyen terme, leurs prévisions divergent. Certains envisagent un cours à 3 000 dollars l’once avant fin 2025, tandis que d’autres évoquent des sommets encore plus élevés, jusqu’à 3 450 dollars.

 

Cependant, la prudence reste de mise : tout apaisement géopolitique ou reprise économique significative pourrait calmer cette flambée. À l’inverse, une exacerbation des tensions ou une inflation persistante pourrait propulser l’or vers de nouveaux sommets.

 

L’or n’est pas un actif de spéculation rapide, mais une valeur refuge à intégrer progressivement dans son portefeuille. La meilleure stratégie reste donc une approche diversifiée et graduelle.

 

Comment investir dans l’or en 2025 ?

Or physique : Lingots et pièces (Napoléon 20 francs, Krugerrand, American Eagle). Attention toutefois aux coûts de stockage et à la logistique.

 

ETF aurifères : Plus liquides et faciles d’accès, comme le SPDR Gold Shares (GLD) ou l’Invesco Physical Gold ETC.

 

ETF miniers : Investir indirectement via des fonds spécialisés tels que VanEck Gold Miners ETF (GDX).

Plateformes numériques : Solutions innovantes telles que BullionVault pour de l’or fractionné ou de l’or tokenisé convertible en métal physique.

 

Quelle fiscalité en 2025 ?

Or physique : Deux régimes possibles lors de la revente : taxation forfaitaire (11,5 %) ou sur la plus-value réelle (36,2 %, exonération après 22 ans).

 

Or papier (ETF, actions minières) : Soumis à la flat tax (PFU) de 30 %.

Transmission : Donations exonérées jusqu’à 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans ; au-delà, barème progressif des droits de succession.

 

L’or continue d’être un investissement stratégique incontournable dans un contexte mondial marqué par les incertitudes. Mais il doit s’intégrer à une approche équilibrée et réfléchie de gestion de patrimoine.