Le budget des Français sous pression : l’Inflation et ses perspectives

Le budget des Français a été durement éprouvé par la hausse des prix ces dernières années. Cependant, les économistes de la Banque de France prévoient une amélioration de la situation en 2025, avec une inflation aux alentours de 2%.

Le budget des Français a été durement éprouvé par la hausse des prix ces dernières années. Cependant, les économistes de la Banque de France prévoient une amélioration de la situation en 2025, avec une inflation aux alentours de 2%.
 

Dans une économie de marché, il est courant que les prix de certains biens et services augmentent tandis que d’autres diminuent. Lorsque tous les prix augmentent simultanément, on parle d’inflation, ce qui réduit le pouvoir d’achat de chaque euro.
 

En France, l’inflation a enregistré +2,1% en 2021, puis +5,9% en 2022 et +5,7% en 2023, selon l’indice des prix à la consommation harmonisé, retenu par une récente étude de la Banque de France.
 

De Multiples Facteurs d’Inflation

Plusieurs facteurs ont contribué à cette hausse, notamment la perturbation des chaînes mondiales d’approvisionnement lors de la reprise post-pandémie, l’augmentation des prix de l’énergie et des denrées alimentaires suite à l’invasion russe en Ukraine, ainsi que les tensions sur le marché du travail.
Les causes de cette inflation sont similaires à celles observées dans d’autres économies avancées. Cependant, la France a mis en place un bouclier tarifaire sur les prix de l’énergie, ce qui a limité et différé les augmentations. « La hausse de l’inflation a été plus graduelle en France, et le pic d’inflation a été plus bas », notent les économistes de la Banque de France..
 

Des Perspectives Favorables pour un Retour Durable de l’Inflation autour de 2% à Partir de 2025
Les experts confirment que la désinflation devrait se poursuivre en France, avec une stabilisation durable autour de +2% à partir de 2025, un taux qui correspond à l’objectif d’inflation à moyen terme de la Banque centrale européenne.
 

« Une baisse marquée du taux de chômage conduisant à des tensions persistantes sur le marché du travail pourrait faire repasser le taux d’inflation au-dessus de 2% », et à l’inverse, « une poursuite de la remontée du taux de chômage pourrait abaisser l’inflation sensiblement en dessous de 2% », illustrent les économistes. Dans les deux cas, des réactions de politique monétaire interviendraient « pour éviter une inflation trop élevée ou trop basse ».
Bien que le budget des Français ait été mis à rude épreuve par l’inflation récente, les perspectives pour 2025 sont encourageantes. La désinflation attendue devrait permettre une stabilisation autour de 2%, offrant une bouffée d’air frais aux consommateurs. Cependant, des ajustements de politique monétaire seront nécessaires pour maintenir cette stabilité, en fonction des évolutions du marché du travail et des taux de chômage.
 

Paiement bancaire : Comment fonctionne le paiement sans contact plus

Le paiement Sans Contact Plus, une nouvelle fonctionnalité permettant de payer sans contact quel que soit le montant de l’achat, est en cours de déploiement en France.

Le paiement Sans Contact Plus, une nouvelle fonctionnalité permettant de payer sans contact quel que soit le montant de l’achat, est en cours de déploiement en France.

 

Cette innovation marque une avancée significative dans le domaine des paiements électroniques. Mais comment fonctionne cette nouvelle technologie ? Présente-t-elle des risques ? Et quand sera-t-elle généralisée ? 

 

Le paiement Sans Contact Plus représente une avancée majeure dans le domaine des paiements électroniques. Bien que sa généralisation prenne du temps, cette nouvelle fonctionnalité promet de simplifier les transactions quotidiennes tout en maintenant un haut niveau de sécurité. Les commerçants et les consommateurs devront s’adapter à cette nouvelle technologie, mais les avantages qu’elle offre semblent largement compenser les efforts nécessaires à sa mise en place.
 

Sans Contact Plus permet de payer sans contact, même pour des montants dépassant les 50 euros. Jusqu’à présent, seuls les paiements de 50 euros et moins pouvaient être effectués sans contact. Au-delà de cette somme, il fallait introduire la carte dans le terminal et renseigner son code secret à 4 chiffres pour authentifier le paiement. 

 

Avec le Sans Contact Plus, cette introduction n’est plus nécessaire.
Cependant, la limite des 50 euros ne disparaît pas pour autant, car elle est inscrite dans la réglementation. En résumé, jusqu’à 50 euros, il reste possible de payer sans contact et sans authentification par code secret. Au-dessus de cette somme, le paiement sans contact devient possible, mais à condition de renseigner son code secret pour authentifier le paiement, comme le montre ce tutoriel destiné aux commerçants et publié par le réseau d’acceptation français CB.
 

Carte Bancaire : La Fin du Plafond de 50 Euros pour le Paiement Sans Contact
Contrairement à certaines idées reçues, le paiement sans contact par carte bancaire ne présente pas de risque particulier. Son taux de fraude, c’est-à-dire les sommes dérobées rapportées au montant total payé, est très bas (11 euros volés pour 100 000 euros payés) et le même que celui des paiements avec introduction de la carte.
 

De ce point de vue, l’introduction du paiement Sans Contact Plus ne change rien : au-delà de 50 euros, le code secret à 4 chiffres que vous utilisez habituellement sera requis pour sécuriser le paiement.
 

Restera-t-il parfois nécessaire d’introduire sa carte ?
Oui. Le paiement sans contact plus est nécessairement un paiement dit en ligne, autrement dit impliquant une communication entre le terminal de paiement et votre banque. Quand cette communication sera impossible (en cas de panne ou d’absence de réseau télécom), le paiement échouera. Il y aura toutefois un recours possible : introduire sa carte et payer en mode hors-ligne, dans la limite de la « poche » de paiement hors-ligne prévue par votre banque.
 

Quand  pourra t-on utiliser le Sans Contact Plus ?
La nouvelle fonctionnalité, testée depuis 2022 par les taxis parisiens, a commencé à être déployée à grande échelle depuis le début de l’année 2024. Sa généralisation, cependant, va prendre un peu de temps. Pour proposer le Sans Contact Plus, les commerçants doivent mettre à jour leur terminal de paiement. Or, selon le type de terminal et l’offre souscrite, cette mise à jour n’est pas toujours automatique, ce qui pourrait freiner ce déploiement.
Selon Loÿs Moulin, directeur du développement du réseau d’acceptation français CB, environ 15% des commerces indépendants acceptent actuellement le Sans Contact Plus. CB vise 40% des commerces indépendants et 20% de la grande distribution fin 2024, entre 50 et 60% de l’ensemble des commerces fin 2025 et 80% fin 2026.
 

 

Logement : Les règles en cas de séparation d’un couple Pacsé

Lorsque l’un des partenaires de Pacs décède, le survivant bénéficie d’un droit d’occupation du logement du défunt pendant un an. Au-delà de cette période, le devenir du bien dépend de multiples éléments : l’existence ou non d’un testament, par exemple. Le partenaire survivant peut être amené à devoir quitter le logement, voire à en hériter intégralement ou partiellement.

Lorsque l’un des partenaires de Pacs décède, le survivant bénéficie d’un droit d’occupation du logement du défunt pendant un an. Au-delà de cette période, le devenir du bien dépend de multiples éléments : l’existence ou non d’un testament, par exemple. Le partenaire survivant peut être amené à devoir quitter le logement, voire à en hériter intégralement ou partiellement.
 

 

Au décès de l’un des partenaires de Pacs, la loi attribue un droit temporaire au logement d’un an au partenaire survivant (articles 763 et 515-6 du Code civil). Ce dernier peut jouir de la résidence principale du couple et du mobilier, sauf si son partenaire l’a expressément privé de ce droit dans son testament. 

 

Le droit temporaire au logement s’applique même si le partenaire n’est ni titulaire du bail, ni propriétaire du bien. Cette occupation a lieu à titre gratuit, c’est-à-dire sans qu’aucune indemnité ne soit due. Si le couple était en location, le partenaire survivant peut demander une prise en charge des loyers par la succession.
 

Le bail est transféré au partenaire survivant si :
• Les deux partenaires ont signé le bail du logement occupé,
• L’un des deux l’a signé et qu’ils ont conjointement demandé à en être cotitulaires.
Le bailleur ne peut pas exiger que le conjoint survivant quitte les lieux, et les héritiers du défunt n’ont aucun droit sur le logement. Le partenaire survivant peut conserver le bail ou y renoncer en donnant son préavis au propriétaire.
 

Si le partenaire décédé était le seul titulaire du bail, l’autre partenaire bénéficie également du transfert du bail. Toutefois, certains proches (ascendants ou descendants du défunt) peuvent réclamer l’attribution du bail. En cas de conflit, le juge des contentieux de la protection réalise l’arbitrage.
Sur le plan de la succession, les partenaires pacsés sont étrangers l’un à l’autre. 

Ainsi, la convention de Pacs ne confère aucun droit d’héritage automatique au partenaire survivant. Quand ils souhaitent se léguer des biens, les partenaires doivent rédiger un testament.
 

En présence d’un testament le gratifiant, le partenaire de Pacs bénéficie d’une exonération totale des droits de succession.
Si les partenaires étaient tous deux propriétaires du logement, les héritiers du défunt deviennent propriétaires à hauteur de la quote-part détenue par ce dernier. Le régime de l’indivision s’applique par défaut. Cette situation peut être problématique, car les héritiers sont en droit de réclamer la vente du logement pour récupérer leur part de la succession. Le partenaire survivant peut jouir de l’attribution préférentielle du bien si le partenaire décédé l’a stipulé dans son testament. Dans ce cas de figure, il dispose d’une priorité sur le rachat de la part de son partenaire sur le logement.
 

Par défaut, le régime légal du Pacs est celui de la séparation de biens. Chaque partenaire reste propriétaire en propre de l’ensemble de ses biens, acquis ou reçus avant ou après la signature du contrat. Lorsqu’ils achètent un bien en commun, les partenaires en sont propriétaires à hauteur de la part financée. Si le partenaire décédé était seul propriétaire du logement, le partenaire survivant peut occuper le logement gratuitement pendant un an. Au terme de ce délai et en l’absence de disposition testamentaire, les héritiers du partenaire défunt sont en droit d’exiger son déménagement.
 

La situation est différente si le Pacs a été conclu sous le régime de l’indivision. Ce régime dérogatoire permet aux partenaires d’être propriétaires à parts égales des biens acquis après l’enregistrement du Pacs. Si l’un des partenaires acquiert seul un bien immobilier, ce dernier est réputé indivis. À son décès, le partenaire survivant obtient la moitié du bien. En revanche, les biens acquis avant la conclusion du Pacs restent la propriété de chacun.
 

Le meilleur moyen de permettre à votre partenaire de Pacs de continuer à occuper le logement commun est d’établir un testament. En l’absence d’enfant, vous pouvez léguer la totalité de votre patrimoine à votre partenaire. En présence d’enfants, vous devez respecter la réserve héréditaire, c’est-à-dire la part d’héritage dévolue à vos enfants selon la loi. La solution la plus simple consiste à léguer l’usufruit du bien immobilier à votre compagnon et la nue-propriété à vos enfants. Votre partenaire peut jouir librement du bien sans limite de temps. Les enfants récupèrent la pleine propriété à son décès.
 

Le dispositif MaPrime Rénov rénové en 2025 : Ce qui va changer

MaPrimeRénov’ (MPR) est une aide financière accordée par l’État aux particuliers qui envisagent de réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale.

MaPrimeRénov’ (MPR) est une aide financière accordée par l’État aux particuliers qui envisagent de réaliser des travaux de rénovation énergétique dans leur résidence principale. 
 

Dans le cadre du dispositif actuel, l’État détermine un montant maximum de subventions attribuables pour chaque foyer. Les demandeurs peuvent, afin de diminuer leur reste à charge, solliciter différentes aides auprès des collectivités locales (régions ou départements) en plus de MaPrimeRénov’, mais à condition de ne pas dépasser un certain seuil, appelé taux d’écrêtement. Si le total des aides dépasse ce taux, le montant accordé par MaPrimeRénov’ est diminué d’autant pour rester sous le seuil fixé. 

 

Dans la version actuelle de MaPrimeRénov’, l’écrêtement de l’aide est presque systématique dans le cadre du Parcours accompagné dès lors que les travaux sont cofinancés par les aides locales.
 

Deux décrets vont venir modifier l’écrêtement applicable à « MaPrimeRénov’ Parcours accompagné » (dédié à la rénovation globale) à partir du 1er janvier 2025, en revoyant le seuil à la hausse pour toutes les tranches de revenus (modestes, intermédiaires et supérieurs). 

 

La seule exception sera pour les ménages aux revenus très modestes, déjà bénéficiaires d’un seuil de 100 %. Le premier décret, paru le 16 juillet 2024, relève de 40 à 50 % le taux d’écrêtement pour les foyers aux revenus élevés, et de 60 à 80 % pour les foyers aux revenus intermédiaires. 

 

Quant au second décret, à paraître prochainement, il vise à augmenter le taux maximum de 80 à 90 % pour les revenus modestes. Autrement dit, le reste à charge pour les dossiers les plus favorables sera limité à 10 % pour les revenus modestes, 20 % pour les revenus intermédiaires et 50 % pour les revenus supérieurs (contre 20 %, 40 % et 60 % précédemment).
 

Pour les foyers aux revenus intermédiaires et supérieurs, le nouveau taux d’écrêtement s’appliquera aux demandes d’aides MaPrimeRénov’ déposées à partir du 1er janvier 2025. Quant aux revenus modestes, le changement du dispositif suppose une modification du règlement général de l’ANAH, qui devrait se faire en décembre 2024. L’application du nouveau taux au 1er janvier 2025 reste donc à confirmer. 

 

Outre un reste à charge diminué pour les propriétaires, l’autre avantage de ces nouvelles dispositions sera d’inciter les collectivités locales à accorder davantage de subventions. Jusqu’alors, certaines avaient en effet tendance à limiter leur soutien à cause de la règle d’écrêtement, qui s’avérait décevante par le rabotage systématique d’une partie des aides. 

 

Cette mesure est plébiscitée par les associations et professionnels du secteur, notamment l’entreprise Ithaque, chargée d’accompagner les particuliers dans leur projet de rénovation énergétique, qui estime que les nouvelles dispositions vont venir renforcer le rôle des aides locales dans le financement des travaux. 

 

Quoi qu’il en soit, les montants de MaPrimeRénov’ restent inchangés, les propriétaires ne pourront donc pas bénéficier d’une aide majorée. La mesure leur permet simplement d’avoir une marge de manœuvre supplémentaire pour financer leurs travaux.
 

Pourquoi les Français amassent de plus en plus de cash sur leur compte en banque

Pour la première fois depuis l’été 2022, l’argent dormant sur les comptes courants des particuliers a commencé à augmenter timidement au deuxième trimestre, selon les données publiées ce jeudi 8 août par la Banque de France.

Pour la première fois depuis l’été 2022, l’argent dormant sur les comptes courants des particuliers a commencé à augmenter timidement au deuxième trimestre, selon les données publiées le 8 août par la Banque de France.
 

« Les premières données (encore partielles) couvrant les principaux placements financiers des ménages pour le deuxième trimestre 2024 indiquent notamment un arrêt du mouvement de décollecte (flux net négatif) sur les dépôts à vue », explique la Banque de France dans son rapport trimestriel sur l’épargne et le patrimoine des ménages. 

 

Après avoir stagné juste en dessous des 550 milliards d’euros entre février et mai, les dépôts à vue des ménages se situaient à 554 milliards d’euros au mois de juin.
 

Cette masse d’argent dormant sur les comptes courants n’avait cessé de croître, depuis aussi loin que remonte l’historique public de la Banque de France (janvier 2003), pour culminer à 639 milliards d’euros à l’été 2022. La hausse des taux d’intérêt, répercutée dans les principaux produits d’épargne à capital garanti (Livrets A, comptes à terme…) a, à ce moment-là, incité les épargnants à mieux utiliser cet argent en le plaçant sur des produits rémunérateurs. 

 

Mauvaises nouvelles pour les banques

 

Une mauvaise nouvelle pour la rentabilité des banques : les dépôts à vue sont en effet bien plus lucratifs pour elles, puisque les établissements bancaires ne les rémunèrent pas ou très peu. La rémunération moyenne des dépôts à vue s’élève à 0,07%, soit dix fois moins que pour les entreprises pour le même produit (et peu ou prou le même encours total), et très loin des taux pratiqués pour les crédits.
 

Les données publiées ce jeudi montrent par ailleurs un regain d’intérêt des épargnants pour les fonds euros de l’assurance vie et une désaffection pour les fonds immobiliers, qui font face à des dévaluations de parts et à des demandes de retraits. Le patrimoine financier des ménages a atteint 6.267,6 milliards d’euros au premier trimestre, selon les dernières données disponibles, un record.
 

Retraite : ce qui va changer pour les auto-entrepreneurs

Depuis le 1er juillet dernier, les cotisations sociales de certains auto-entrepreneurs ont été réévaluées à la hausse. Cette modification vise à renforcer leurs droits à la retraite complémentaire et à augmenter le montant de leur pension.

Depuis le 1er juillet dernier, les cotisations sociales de certains auto-entrepreneurs ont été réévaluées à la hausse. Cette modification vise à renforcer leurs droits à la retraite complémentaire et à augmenter le montant de leur pension.
 

 

À partir du 1er juillet dernier, le taux de cotisation de certains auto-entrepreneurs (ou micro-entrepreneurs) a été ajusté. Ce taux augmentera progressivement sur une période de trois ans, selon le calendrier suivant :

• Du 1er juillet au 31 décembre 2024 : 23,1%
• Du 1er janvier au 31 décembre 2025 : 24,6%
• À partir du 1er janvier 2026 : 26,1%
 

Bien que cette augmentation puisse sembler significative à long terme, elle a pour objectif de renforcer les droits à la retraite complémentaire des auto-entrepreneurs, leur garantissant ainsi une meilleure protection sociale.
 

Chaque travailleur indépendant cotise à un régime de base. Les cotisations des auto-entrepreneurs affiliés à l’Assurance retraite sont calculées mensuellement ou trimestriellement en fonction du chiffre d’affaires déclaré. La hausse des cotisations au régime de base concerne les micro-entrepreneurs qui déclarent leurs chiffres d’affaires dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), ainsi que les professionnels exerçant une activité libérale et relevant de la Cipav.
 

À noter : Les travailleurs indépendants relevant du régime général bénéficient d’un régime de retraite complémentaire unique commun (RCI), géré par l’Assurance retraite. La retraite complémentaire est un complément obligatoire et indispensable à la retraite de base. L’évolution des cotisations permet aux auto-entrepreneurs de cumuler des points qui pourront être convertis en droits à la retraite au moment de la fin de leur activité professionnelle.
 

Les professionnels libéraux relevant de la Cipav sont également concernés par l’évolution du taux global des cotisations, dont la revalorisation est légèrement plus élevée que celle des micro-entrepreneurs relevant du régime général. Au 1er juillet, le taux de cotisation est ainsi passé de 21,2 % à 23,2 %. 

 

Sur son site, l’Urssaf précise que cette évolution, souhaitée par le Conseil d’administration de la Cipav, doit permettre « d’aligner le taux des auto-entrepreneurs sur les nouveaux taux (retraite complémentaire et invalidité-décès) qui s’appliquent depuis 2023 aux autres professionnels libéraux affiliés à la Cipav, et ne relevant pas du régime des auto-entrepreneurs ».
 

Près de 600 000 auto-entrepreneurs exerçant une activité libérale ont constaté, après leur passage au régime général en 2018, qu’ils ne cotisaient plus pour leur retraite complémentaire. L’augmentation du taux de cotisation devrait permettre à ces professionnels, ainsi qu’à ceux qui relèvent encore de la Cipav, d’augmenter leur pouvoir d’achat au moment de la retraite.
 

Pour ce qui est des cotisations manquantes depuis 2018, la Fédération nationale des auto-entrepreneurs a demandé que les professionnels qui le souhaitent puissent racheter des points de retraite complémentaire pour bonifier leur pension. Mi-juillet, cette option n’avait pas été confirmée.

 

13 % des Retraités Continuent de Travailler : Qui Sont-ils et Pourquoi ?

Dans son étude « Emploi, chômage, revenus du travail » publiée en juillet 2024, l’Insee révèle que 13 % des retraités continuent d’exercer une activité professionnelle. Qui sont-ils, et pourquoi un tel choix ?

Dans son étude « Emploi, chômage, revenus du travail » publiée en juillet 2024, l’Insee révèle que 13 % des retraités continuent d’exercer une activité professionnelle. Qui sont-ils, et pourquoi un tel choix ?
 

Avec le recul progressif de l’âge légal de départ à la retraite, la proportion de séniors exerçant une activité professionnelle n’a cessé d’augmenter au cours des dernières années. Dans le même temps, le nombre de personnes ayant déjà liquidé leurs droits à la retraite et continuant de travailler a lui aussi connu une hausse importante, et ce pas uniquement pour des motifs financiers. Quelles sont les raisons pour lesquelles plus d’un retraité sur dix continue à travailler ?
 

13 % des Retraités Continuent d’Exercer une Activité Professionnelle
Selon l’enquête « Emploi, chômage, revenus du travail » menée par l’Insee, 13 % des retraités continuaient de travailler en 2023, soit plus d’un Français à la retraite sur dix. Contrairement aux idées reçues, cette décision n’est pas toujours, ou pas uniquement, motivée par des raisons financières. Ainsi, 36 % des personnes interrogées disent avoir choisi de continuer à travailler parce qu’ils en retirent de la satisfaction.
 

Parmi ces 36 %, 21 % disent qu’ils aiment travailler, et 15 % ne veulent pas perdre le contact humain et leur vie sociale. 38 % des retraités interrogés expliquent toutefois que leur choix est avant tout motivé par le besoin de tirer un revenu complémentaire de leur activité professionnelle. Une motivation financière qui est notamment liée à la présence d’un crédit immobilier à rembourser (pour 23 % des personnes en question), à une situation de locataire (21 %), ou encore à la présence d’un enfant dans le foyer (17 %).
 

Selon l’organisme de retraite complémentaire des salariés Agirc-Arrco, « Le salaire perçu en cumul emploi-retraite permet de multiplier par 1,5 le revenu des retraités concernés ». D’autres raisons au cumul retraite et emploi ont été identifiées par l’Insee. Une personne sur 20 fait par exemple ce choix parce que leur conjoint est toujours en activité. Une motivation qui est plus importante chez les indépendants, notamment les agriculteurs (8 %), que dans d’autres professions.
 

Des Écarts Flagrant en Fonction du Type de Métier Exercé
En matière de cumul emploi et retraite, toutes les professions ne sont pas logées à la même enseigne. Les indépendants, notamment, sont souvent concernés par cette situation, en particulier lors des premiers mois de liquidation de leurs droits. En effet, il leur faut parfois un certain temps pour trouver un repreneur pour leur activité professionnelle. « La réalisation de cette vente n’est pas totalement prévisible et peut avoir lieu après le début de la perception de la pension de retraite » explique l’Insee dans son étude.
 

33 % des commerçants continuent ainsi d’exercer leur activité indépendante après leur passage à la retraite. Chez les artisans, cette proportion est de 25 %, et de 23 % pour les agriculteurs. Les travailleurs indépendants les plus concernés par cette situation sont les professions libérales qui, pour 42 % d’entre eux, continuent de travailler après la retraite. De manière générale, les hommes sont plus nombreux à continuer à travailler une fois à la retraite (15 %) que les femmes (11 %).
 

Au sein des salariés, des disparités existent également, même si celles-ci sont moins marquées. Les cadres et les employés sont ainsi 12 % à continuer à travailler, contre 7 % des ouvriers ayant pris leur retraite. En fonction du métier exercé, il est néanmoins possible de relever des écarts notables. C’est par exemple le cas pour les assistants maternels, qui continuent à travailler à hauteur de 26 %, et des personnels de services directs aux particuliers (20 % d’entre eux). L’Insee explique qu’il « est sans doute plus facile de diminuer leur activité de façon plus progressive au fil du temps en prolongeant leur activité auprès des particuliers qui les emploient ».
 

L’étude de l’Insee montre que 13 % des retraités continuent de travailler, souvent pour des raisons de satisfaction personnelle ou de besoin financier. Les indépendants, en particulier les commerçants, artisans et professions libérales, sont les plus concernés par cette situation. Les salariés, notamment les cadres et les employés, montrent également des disparités en fonction de leur métier.
 

Combien Rapportent Vraiment les Placements Sans Risques ?

Livret A, LEP… S’il existe de nombreux livrets réglementés en France, il convient de tenir compte de l’inflation pour évaluer leur véritable rentabilité nette. À ce sujet, certains produits d’épargne s’avèrent plus intéressants que d’autres en 2024.

Livret A, LEP… S’il existe de nombreux livrets réglementés en France, il convient de tenir compte de l’inflation pour évaluer leur véritable rentabilité nette. À ce sujet, certains produits d’épargne s’avèrent plus intéressants que d’autres en 2024.
 

Selon la Banque de France, la hausse des prix devrait atteindre en moyenne 2,5 % en 2024. Dès lors, certains livrets réglementés vont rapporter plus que l’inflation, récompensant les nombreux Français qui ont fait passer l’encours de l’épargne réglementée de 874 milliards d’euros en 2022 à 935 milliards d’euros à la fin 2023. Voici un petit tour d’horizon de la rentabilité réelle de ces placements, selon Capital.
 

Un Grand Gagnant
Tout d’abord, on retrouve le fameux Livret A. Avec un taux gelé à 3 % depuis le 1er août 2023, tout comme celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS), ce produit d’épargne est redevenu rentable depuis février 2024. C’est en effet ce mois-ci que la hausse des prix est passée pour la première fois sous la barre des 3 % en s’établissant à 2,9 %.
 

Avec une inflation sur un an estimée par l’Insee à 2,3 % en juillet, le Livret A offre donc un rendement net de 0,7 % à ses 57 millions de titulaires. Avec 7 000 euros d’encours moyen et une inflation annuelle de 2,5 % en 2024, il devrait rapporter 35 euros net par an. Ceux qui ont atteint son plafond de 22 950 euros gagneront 114,75 euros sur l’année.
 

Ces chiffres sont toutefois loin d’égaler ceux du Livret d’épargne populaire (LEP), la grande option gagnante de 2024. Avec un taux de 5 % au mois de juillet, qui a été abaissé à 4 % ce jeudi 1er août, il devrait garantir sur l’ensemble de l’année un rendement réel de 2,1 %, soit deux fois plus que l’an passé. Les titulaires d’un LEP ayant atteint le plafond de 10 000 euros devraient par conséquent recevoir 210 euros net.
 

Deux Grands Perdants
À l’inverse, deux produits d’épargne vont afficher une rentabilité négative sur l’ensemble de l’année 2024. C’est le cas du fameux plan épargne logement (PEL) et du compte épargne logement (CEL). Leurs taux d’intérêt ont été respectivement fixés à 2,25 % et à 2 % au 1er janvier 2024. Soit moins que l’inflation mesurée en juillet et moins que celle estimée sur l’ensemble de l’année.
 

En clair, effectuer des placements sur ce type de comptes revient à perdre de l’argent en 2024. D’autant que ces deux produits sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30 %, ce qui fait baisser leur taux net de fiscalité à 1,58 % pour le PEL et à 1,4 % pour le CEL pendant cette période.
 

Bien que certains livrets réglementés offrent une rentabilité intéressante en 2024, il est crucial de prendre en compte l’inflation pour évaluer leur véritable rendement net. Le Livret A et le LEP se distinguent comme des options gagnantes, tandis que le PEL et le CEL affichent une rentabilité négative.
 

Alerte sur les offres frauduleuses de trading automatisé sur le Forex ou en cryptoactifs

C’est la troisième fois que l’AMF alerte sur cette offre frauduleuse de trading automatisé sur le Forex ou en cryptoactifs. L’autorité des marchés financiers met en garde contre de nouveaux sites « clones », continuant d’apparaître, dans le but d’arnaquer de nouvelles victimes en leur faisant miroiter des gains impressionnants.

C’est la troisième fois que l’AMF alerte sur cette offre frauduleuse de trading automatisé sur le Forex ou en cryptoactifs. L’autorité des marchés financiers met en garde contre de nouveaux sites « clones », continuant d’apparaître, dans le but d’arnaquer de nouvelles victimes en leur faisant miroiter des gains impressionnants.
 

Une Arnaque Sophistiquée
Sur internet ou sur les réseaux sociaux, l’arnaque prend l’apparence d’une publicité classique, usurpant le nom de personnalités rassurantes issues de milieux variés. Des dirigeants d’entreprises, journalistes connus, humoristes, chanteurs, sportifs ou influenceurs bien identifiés par les potentielles victimes vantent les mérites de plateformes en ligne de trading.
 

Des faux articles de presse, imitant l’apparence de grands quotidiens nationaux sérieux, font croire à de prétendues interviews de ces célébrités. Celles-ci auraient, par mégarde, dévoilé le secret de leur richesse. L’offre de trading en ligne leur aurait permis de gagner des sommes impressionnantes. Mais la réalité est tout autre.
 

Une Double Arnaque
Au total, le montant des arnaques concernant cette « offre » s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros. L’escroquerie se déroule en plusieurs étapes. Dans un premier temps, la victime renseigne ses coordonnées sur un formulaire de contact en ligne. Rapidement, elle est recontactée par un faux conseiller financier. Celui-ci lui indique la démarche à suivre pour investir sur les marchés des devises, cryptomonnaies et Forex, deux marchés extrêmement volatils et réservés aux investisseurs avisés.
 

Pour récupérer un gain illusoire, l’épargnant piégé doit alors régler une soi-disant taxe sur la plus-value. Pour régler ce montant, la société frauduleuse récupère des données personnelles pouvant « ensuite circuler et engendrer une deuxième escroquerie », précise l’AMF. La première arnaque peut alors se cumuler avec une seconde, lorsqu’un faux mandataire de l’autorité publique prétend avoir retrouvé les fonds perdus dans un premier temps. Pour récupérer ces montants, le fraudeur exige le règlement de frais supplémentaires.
 

Vigilance Accrue
Si la liste noire de l’AMF ne cesse de s’allonger, l’apparition constante de nouveaux sites exige pour les épargnants la plus grande attention. Le gendarme des marchés financiers rappelle que « seules les sociétés agréées comme prestataires de services d’investissement dans l’Union européenne sont autorisées à proposer des services de courtage tels que le trading, automatisé ou non, le Forex et les dérivés sur cryptoactifs ».
Par ailleurs, pour cibler la clientèle française, les plateformes d’achat-vente et d’échange de cryptoactifs doivent nécessairement avoir le statut de prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), délivré par l’AMF.
 

L’autorité invite à éviter les promesses de gain rapide, à éviter le Forex et les marchés non régulés présentant un risque important de perte en capital investi, et à vérifier que la société de courtage est autorisée à proposer ces services et n’est pas inscrite sur les listes noires de l’AMF. En cas de doute, mieux vaut s’abstenir.
 

Les indices boursiers européens en difficulté : Le CAC 40 particulièrement touché

Les indices boursiers européens sont tous à la peine depuis le milieu du mois de mai. Mais l’un a plus souffert que les autres. Depuis son dernier record du 15 mai, à 8.239,99 points, le CAC 40 a perdu plus de 11 %.

Les indices boursiers européens sont tous à la peine depuis le milieu du mois de mai. Mais l’un a plus souffert que les autres. Depuis son dernier record du 15 mai, à 8.239,99 points, le CAC 40 a perdu plus de 11 %. C’est deux fois plus que le DAX allemand (-5,33 %) et cinq fois plus que le FTSE 100 britannique (-2,18 %). Il a aussi davantage décroché que l’EuroStoxx 50, l’indice des grandes valeurs européennes, qui a cédé 7,76 %.
 

Le CAC 40 Efface Ses Gains Annuel
Le principal indice de la Bourse de Paris a effacé la totalité des gains accumulés au cours des quatre premiers mois de l’année. Dans le sillage d’un DAX en grande forme (+12,24 %), il avait pourtant pris 9,24 %, un peu mieux que le « Footsie » (+9,21 %).
Inversion des Trajectoires
Mais tout s’est inversé et les trajectoires ont divergé. L’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale a d’abord fait vivre au CAC 40 sa pire semaine depuis la fin de l’hiver 2022 (-6,23 %). Londres a repris dans la foulée à Paris le titre de première place boursière européenne qu’elle lui avait ravi fin 2022.
 

Instabilité Politique et Volatilité
Cette longue séquence d’instabilité politique, qui n’est toujours pas refermée, a pesé sur les champions boursiers français et explique en partie la forte volatilité constatée depuis. 
 

Exposition aux Difficultés Chinoises
Le CAC 40 a aussi fortement souffert d’une plus grande exposition aux difficultés économiques chinoises que ses voisins européens. La publication, mi-juillet, par Pékin de mauvais chiffres de consommation a fait plonger le luxe, l’un des principaux moteurs de l’indice parisien. LVMH (propriétaire des « Echos ») a cédé 19,4 % depuis mi-mai et Kering 17,1 %.
L’automobile a, elle aussi, fortement souffert alors qu’elle avait plutôt porté l’indice en début d’année. Renault a cédé près de 15 % depuis la mi-mai. Dans le même temps, le titre de Stellantis a perdu près du tiers de sa valeur (-30,47 %).
 

Résistance du DAX
Avec un secteur automobile allemand très exposé à la Chine, le DAX a, lui aussi, été fortement touché par le marasme chinois, Porsche, Volkswagen et Daimler cédant chacun environ 20 % sur la même période. Mais la chimie a permis à l’indice de Francfort de limiter ses pertes.
 

Londres Profite d’un Meilleur Environnement Politique
À Londres, le Footsie a, quant à lui, profité d’un meilleur environnement politique depuis la victoire des Travaillistes aux élections générales début juillet. Et il a tiré parti, depuis la mi-juillet, de sa moindre exposition à la tech, au moment où les géants américains du secteur ont commencé à perdre du terrain après avoir atteint des valorisations stratosphériques. Ce qui lui a permis de creuser l’écart avec ses concurrents européens.