Compteur Linky, ce qu’il en coûte de le refuser

Les Français qui ne sont pas équipés d’un compteur Linky seront « systématiquement facturés de frais de relève » à partir de 2025. Et ce même s’ils fournissent eux-mêmes leur relevé de consommation.

Les Français qui ne sont pas équipés d’un compteur Linky seront « systématiquement facturés de frais de relève » à partir de 2025. Et ce même s’ils fournissent eux-mêmes leur relevé de consommation. 
 

Si vous vous opposez à l’installation d’un compteur Linky chez vous, vous devrez payer une surfacturation dès 2025. Un habitant de Toulouse a en effet reçu fin juillet un courrier d’Enedis pour l’avertir de la mise en place de cette mesure. « À partir de mi 2025, si votre logement est toujours équipé d’un compteur ancienne génération, vous serez systématiquement facturé de frais de relève » , indique le gestionnaire du réseau électrique dans ce document relayé par France 3 Occitanie . 
 

Une facture de 64 euros par an 
Cet utilisateur prend soin d’envoyer lui-même ces relevés de consommation à la société. Pour l’instant, cette démarche lui permet de ne pas être facturé. Jusqu’à la fin de l’année 2024, Enedis ne fait payer que les clients « muets » , c’est-à-dire ceux qui n’ont pas de compteur nouvelle génération et qui ne fournissent pas le relevé de leur compteur au moins une fois dans l’année. 
 

Mais dans quelques mois, la réglementation va se durcir encore un peu plus. « Cette facturation s’appliquera y compris en cas de transmission de vos index de consommation par vos soins » , précise en effet Enedis. La note s’élèvera à 5,33 euros par mois, soit environ 64 euros par an. « Une forme de chantage pour m’imposer votre compteur « super surveillant » » , a répondu le Toulousain dans un courrier adressé au gestionnaire. L’homme a prévu de se rapprocher d’un avocat et des associations de consommateurs pour se faire entendre. 
 

Le moral des ménages en hausse pour la rentrée

L’Insee a annoncé mercredi que le moral des ménages français s’est redressé d’un point au mois d’août, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis le début de la guerre en Ukraine.

L’Insee a annoncé mercredi que le moral des ménages français s’est redressé d’un point au mois d’août, atteignant ainsi son plus haut niveau depuis le début de la guerre en Ukraine. Cependant, l’indicateur synthétisant les différentes composantes de cette opinion reste bien en dessous de sa moyenne de longue période de 100, précise l’Institut national de la Statistique.

En août, mois des Jeux olympiques, le moral des ménages est marqué par un rebond des opinions sur le contexte économique général du pays. En revanche, les opinions sur les situations personnelles sont plus ternes. L’opinion des ménages sur leur situation financière passée baisse d’un point, tandis que leur opinion sur leur situation financière à venir augmente d’un point. Ces deux soldes restent de 2 points inférieurs à leurs moyennes de longue période.

Les ménages semblent regagner de l’optimisme sur la situation économique générale du pays. Leur opinion sur l’évolution récente du niveau de vie en France gagne 4 points, et celle sur l’évolution à venir en gagne 5, tout en restant « très au-dessous » de leur moyenne de longue période. Les craintes sur le chômage sont stables et demeurent en dessous de leur moyenne.

La crainte de l’inflation semble disparaître peu à peu : la part des ménages estimant que les prix vont accélérer au cours des douze prochains mois « diminue fortement ». Le solde d’opinion associé perd 6 points « et reste bien au-dessous » de sa moyenne de longue période. La part des ménages qui considèrent que les prix ont fortement augmenté au cours des douze derniers mois recule pour le sixième mois consécutif. Le solde d’opinion perd 4 points, tout en restant bien au-dessus de sa moyenne de longue période.
 

Propension à épargner
La proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants augmente (le solde gagne un point), mais demeure également « bien au-dessous » de sa moyenne de long terme, selon l’Insee. La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner rebondit. Le solde d’opinion correspondant gagne 2 points après avoir perdu 4 points en juillet, « nettement au-dessus de sa moyenne de longue période ».

L’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne actuelle se dégrade légèrement (-2) et celle concernant leur capacité d’épargne future est stable. Ces deux soldes sont cette fois « bien au-dessus » de leur moyenne de longue période.

En résumé, le moral des ménages français montre des signes de redressement en août, avec un rebond des opinions sur le contexte économique général et une diminution des craintes sur l’inflation. Cependant, les opinions sur les situations personnelles restent ternes, et les soldes d’opinion sur la capacité d’épargne et les achats importants demeurent en dessous de leurs moyennes de longue période.
 

Immobilier, une rentrée sous le signe de la stabilité

L’été est traditionnellement une période de pause pour le marché immobilier. Cette année, cette tendance a été particulièrement marquée en raison de l’incertitude politique et de l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024.

L’été est traditionnellement une période de pause pour le marché immobilier. Cette année, cette tendance a été particulièrement marquée en raison de l’incertitude politique et de l’organisation des Jeux Olympiques de Paris 2024. 

 

En conséquence, les porteurs de projets immobiliers ont temporairement mis leurs plans en suspens, probablement dans l’attente de la rentrée de septembre pour reconsidérer leurs options. Cela a conduit à une augmentation des stocks de biens disponibles, offrant ainsi un large choix aux futurs acquéreurs dans un contexte plus favorable, notamment grâce à la baisse des taux de crédit immobilier. Décryptage avec l’Observatoire Transaction GH d’août 2024.
 

Les JO Paris 2024, un tremplin à la hausse ?
Depuis l’inauguration spectaculaire des Jeux Olympiques de Paris 2024, la ville lumière a captivé le monde entier. La cérémonie d’ouverture, visionnée par 24 millions de téléspectateurs en France et diffusée à l’échelle mondiale, a offert des images époustouflantes de Paris, mettant en avant des lieux emblématiques tels que la Cathédrale Notre-Dame de Paris, la Conciergerie, le Grand Palais, le musée du Louvre, les rives de la Seine et bien entendu la Tour Eiffel. S’en sont suivi deux semaines d’épreuves olympiques sublimées par des décors mythiques : la Concorde, les Invalides, le Château de Versailles, les rues de Montmartre… Ces moments inédits, immortalisés par les caméras du monde entier, renforcent l’hypothèse que les prix de l’immobilier à Paris vont connaître une hausse significative suite à ces Jeux, boostés par une demande séduite par ces décors de cartes postales.

Les biens “familiaux” sont les plus sensibles à l’augmentation des prix au mètre carré, bien qu’ils soient les plus nombreux à être mis sur le marché. Par exemple, les “4 pièces” enregistrent la progression la plus marquée en un an : +3.4% par rapport à janvier-août 2023.
 

En revanche, les petites surfaces d’une pièce (studios), qui sont généralement les plus chères au mètre carré, pourraient avoir atteint une sorte de “valeur plafond” en se stabilisant à 5 300 € sur la période. Cela pourrait être dû au retrait des investisseurs et aux difficultés d’emprunt des primo-accédants.
 

Des disparités régionales
Comme précédemment, on observe de fortes disparités régionales dans l’évolution des prix au mètre carré :
• L’Ile-de-France conserve son statut de région la plus onéreuse, à 5 614 €/m² en moyenne, mais c’est la seule à connaître un léger repli de valeur : -0.6% en un an.
• Les régions avec une grande façade littorale connaissent les augmentations les plus marquées du nombre de biens mis sur le marché, avec notamment la Bretagne à +21.3% en un an et la Provence-Alpes-Côte d’Azur à +18.5% sur la même période, et des prix toujours en hausse.
• Les régions les plus attractives en termes de valeur (moins de 2 000 €/m²) demeurent la Bourgogne-Franche Comté à 1 753 € et le Centre-Val de Loire à 1 956 € en moyenne.
 

Prix en hausse pour les appartements et les maisons
Les prix au mètre carré des maisons et des appartements ont augmenté en un an, respectivement de +2.2% et +1.9%. Cependant, cette moyenne cache des variations spécifiques :
• La valeur des maisons est restée relativement stable sur les 13 derniers mois, oscillant entre 2 666 € et 2 863 €.
• La valeur des appartements a connu des fluctuations plus marquées, entre 4 313 € et 4 995 €. En août 2024, elle reste bien au-dessus de la valeur d’août 2023 (+7.7%).
Depuis août 2023, les maisons représentent environ 60% de l’offre, tandis que les appartements représentent 40%.
Aujourd’hui, il faut prévoir un budget affiché de plus de 369 000 € pour devenir propriétaire d’une maison de 132 m² en moyenne en France, et plus de 314 000 € pour un appartement de 65 m².

Selon l’Observatoire Crédit Logement, les taux d’emprunt immobilier sont restés stables en juillet 2024, affichant 3.61% sur le marché de l’ancien. La période estivale a marqué une pause dans la baisse des taux amorcée depuis le début de l’année. Cependant, les banques semblent prêtes à revoir leurs barèmes à la baisse dès la rentrée de septembre, ce qui pourrait encourager le retour des acquéreurs.
Si cette tendance se confirme, les acheteurs potentiels auront un large éventail de choix pour concrétiser leur acquisition. En effet, le volume des biens anciens mis en vente a continué de progresser cet été, atteignant une hausse de +8.5% sur la période janvier-août 2024 par rapport à la même période en 2023. Ce stock important permettra aux acquéreurs de prendre le temps de choisir le bien idéal parmi toutes les propositions.
 

Dans ce contexte, les prix au mètre carré ont augmenté de +2.8% en un an. Cette tendance doit être mise en perspective avec les prix de vente finaux, qui ont été généralement plus négociés que l’année précédente.
 

“Un retour des acquéreurs en nombre à la rentrée pourrait redynamiser le marché immobilier. Cependant, cela ne sera probablement pas suffisant pour atteindre les 800 000 transactions espérées sur l’ensemble de l’année 2024. Le retard pris avec la rupture politique du mois de juin et la pause olympique a clairement impacté la capacité des Français à se projeter dans un achat immobilier sur la période. Une possible baisse des taux de la part des banques en septembre constituerait un nouveau souffle pour embarquer le marché jusqu’à la fin de l’année,” analyse Stéphane Fritz, président de Guy Hoquet l’Immobilier.
 

Argent de poche : Qui donne le plus en France ?

Alors que les grandes négociations familiales de la rentrée viennent de commencer, une décision a déjà été prise : cette année, l’argent de poche sera plus restreint.

Alors que les grandes négociations familiales de la rentrée viennent de commencer, une décision a déjà été prise : cette année, l’argent de poche sera plus restreint. 

 

Selon la nouvelle édition du baromètre « Les ados et l’argent de poche » réalisé par le Teenage Lab de Pixpay, la carte de paiement pour les ados dès 10 ans co-pilotée par les parents, le montant mensuel moyen de l’argent de poche a diminué de 2 € par rapport à l’année dernière, s’établissant désormais à 29 €. En conséquence, les adolescents doivent redoubler d’efforts pour obtenir des rallonges, en multipliant les bonnes notes et les tâches ménagères.
 

Les ados se serrent la ceinture
Le petit cochon rose n’a pas le moral. Comme ses jeunes propriétaires, il attend Noël avec impatience pour retrouver un peu de couleur. Bien que la proportion d’ados recevant régulièrement de l’argent de poche reste stable (56% en 2024 contre 57% en 2023), les sommes perçues ont diminué : 29 € par mois en moyenne, soit 2 € de moins que l’année dernière. Les montants varient en fonction de l’âge : 24 € pour les 10-12 ans, 26 € pour les 12-14 ans, 32 € pour les 14-16 ans et 40 € pour les 16-18 ans. Une baisse moyenne de 6% par rapport à 2023. Les jeunes de la génération Z sont-ils les nouveaux enfants de la crise ?
 

Les Corses, champions de l’argent de poche
L’étude révèle également des disparités régionales. Les jeunes Corses sont les plus gâtés, avec 39 € par mois. Viennent ensuite les Provençaux, les Franciliens et les Auvergnats, qui perçoivent entre 33 € et 30 €. À l’autre bout du classement, les Bretons doivent se contenter de 25 € par mois. Si votre enfant développe soudainement une passion pour les beignets au brocciu et les chants polyphoniques corses, vous savez pourquoi.
 

Le sans-contact, le nouveau mode de paiement préféré
En 2024, la question « Vous payez par carte ou en espèces ? » ne se pose presque plus. Les adolescents effectuent en moyenne 7 paiements par carte bancaire par mois, un chiffre qui augmente avec l’âge (11 transactions par mois pour les 16-18 ans). Les paiements mobiles suivent la même tendance, représentant désormais 43 % des transactions des ados, soit 10 points de plus qu’en 2023. Une évolution bienvenue, car les parents n’ont plus rien en poche !
 

Des missions pour des rallonges
Ménage, courses, tonte du jardin… Les extras pour services rendus ou bonne conduite sont nombreux. Entre septembre 2023 et juin 2024, 82 387 « missions » ont été assignées aux ados via l’application Pixpay, avec des rémunérations en euros versées directement sur leur compte. Obtenir une bonne note (28 %), faire le ménage (25 %) et préparer le repas (14 %) sont les tâches les plus courantes. Les rétributions varient selon les missions : une bonne note ou s’occuper de ses frères et sœurs rapportent respectivement 12 € et 10 € en moyenne, tandis que nettoyer la maison ne permet de gagner que 6 €. En temps de crise, toute aide est bonne à prendre.
 

L’or a le vent en poupe : Nos conseils avant d’investir

L’or reste un investissement. Et comme tout investissement, il nécessite d’être prudent. Voici les erreurs à éviter pour sécuriser votre investissement en or et nos conseils pour investir.

Alors que l’actualité mondiale est marquée par des événements anxiogènes (guerres, élections incertaines) et que l’inflation peine à ralentir, l’or est devenu un actif privilégié des investisseurs en quête de sécurité. Et pour une bonne raison. Avec un cours stable mais en hausse continue (+125% en 10 ans), l’or mérite bien son statut de valeur refuge.
 

L’or reste un investissement. Et comme tout investissement, il nécessite d’être prudent. Voici les erreurs à éviter pour sécuriser votre investissement en or et nos conseils pour investir.
 

Éviter d’investir toute votre épargne
Même si l’or est une valeur protectrice, évitez d’investir toute votre épargne disponible dans cet actif (ou dans un autre). Rappelons que l’investissement comporte toujours des risques, alors autant jouer la carte de la prudence. Il est généralement recommandé de n’investir que 5% à 15% de votre épargne disponible, afin de pouvoir faire face aux imprévus de la vie : perte d’emploi, voiture en panne, ou dépenses imprévues. Immobiliser tout son argent dans l’or peut en effet laisser à court de liquidités en cas de besoin urgent.

Une autre erreur fréquente chez les investisseurs débutants est de se lancer tête baissée, sans avoir de stratégie d’investissement claire. Rappelons que l’objectif d’un investissement, au-delà de protéger son patrimoine, est de dégager de potentielles plus-values des placements. Il faut donc commencer par lister ses objectifs à court terme (besoin de financements pour un projet personnel ou professionnel) et à long terme (constitution d’un complément de retraite par exemple), et voir quelle stratégie d’investissement mettre en œuvre pour y répondre.
 

Se garder d’attentes irréalistes
De nombreux investisseurs novices se laissent parfois bercer d’illusions quant à leurs potentiels rendements. La faute à des témoignages parfois un peu trop embellis de la part d’autres investisseurs, ou à une méconnaissance du cours de l’or. En effet, attendre des rendements spectaculaires sur une courte période, surtout lorsqu’il s’agit d’or d’investissement, peut conduire à des déceptions. Rappelons que l’or est avant tout une valeur refuge, et non un actif volatil qui pourrait permettre un enrichissement-éclair. L’investissement dans l’or s’apprécie généralement sur le long terme. Pour preuve, si vous aviez acheté une once d’or en janvier 2023 et que vous l’aviez vendue en janvier 2024, vous auriez réalisé environ 170€ de plus-value. Si vous l’aviez acheté 20 ans plus tôt, en janvier 2004, vous auriez réalisé plus de 1532€ !

Investir uniquement dans l’or reviendrait à “mettre tous vos œufs dans le même panier”. Si le cours de l’or grimpe en flèche, c’est certes une bonne nouvelle. Mais si le prix de l’or vient à chuter, c’est l’ensemble de l’investissement qui en souffrira. Diversifier ses actifs permet de répartir les risques et d’optimiser les opportunités de rendement. Combiner les actifs stables comme l’or à d’autres actifs plus volatils mais plus rémunérateurs comme les crypto-monnaies ou les actions pour contrebalancer les risques. En général, on recommande d’avoir 80% d’actifs stables et 20% d’actifs volatils. Mais tout dépend de votre aversion (ou pas !) au risque.
 

Ne pas négliger les taxes et les impôts
Certes, l’or est exonéré de TVA, et bénéficie d’une fiscalité très avantageuse. Pour autant, en fonction de chaque situation, il s’agit-là d’un point à ne pas négliger. En France, vous devrez vous acquitter de l’une des deux taxes suivantes lors de la revente (c’est en général le régime le plus avantageux qui s’applique) :
• la taxe sur les métaux précieux (TMP) à hauteur de 11,5% du prix de vente total,
• ou la taxe sur les plus-values, à hauteur de 36,2% sur la plus-value. Passé deux ans de détention, cette taxe est dégressive, jusqu’à complète exonération au bout de 22 ans. Bien connaître ces différentes taxes permet d’éviter les mauvaises surprises, mais aussi d’affiner sa stratégie d’investissement.

À la lumière du point précédent, profiter de l’exonération de la taxe sur les plus-values, il est crucial de prouver la durée de détention de l’investissement or. Il est recommandé de garder précieusement toutes les factures, qui doivent être nominatives, datées et détaillées, ainsi que les certificats d’authenticité des lingots et pièces en or. Ces documents ne sont pas seulement importants pour des aspects fiscaux et financiers, mais également dans le cadre d’un legs ou d’une succession. Ils faciliteront grandement la gestion et la répartition du patrimoine en or, évitant ainsi des complications administratives.

 

Bien comprendre ce qu’est l’or d’investissement
L’or d’investissement répond à des critères spécifiques, lesquels sont définis par la loi. Deux produits entrent ainsi dans cette catégorie : les lingots d’or et les pièces d’or. Les lingots d’or doivent ainsi peser au moins un gramme, avoir une pureté minimale de 995 millièmes (c’est-à-dire qu’ils contiennent 99,5% d’or pur) et être accompagnés d’un certificat attestant de ces caractéristiques. Les pièces d’or, elles, doivent avoir été frappées après 1800, doivent contenir au moins 90% d’or pur et avoir ou avoir eu cours légal dans leur pays d’origine. Enfin, ces pièces doivent également être vendues à un prix qui ne dépasse pas de plus de 80% la valeur de l’or qu’elles contiennent. Attention donc aux bijoux et objets de collection en or qui n’entrent pas dans le cadre de l’or d’investissement.

 

Où acheter, conserver et vendre son or ?
Dans un bas de laine ? Sous le matelas ? Si la question peut faire sourire pour quelques pièces d’or à cacher, le problème du stockage de l’or devient on ne peut plus sérieux lorsque l’on cherche à intensifier sa stratégie d’investissement. Le vol, les dégradations et les pertes accidentelles sont des dangers réels. Il est recommandé d’opter plutôt pour des solutions sécurisées comme des services de stockage spécialisés qui offrent une protection optimale contre le vol et les dommages. Ces solutions, bien que payantes, assurent la sécurité de l’investissement effectué.

Bien que l’or soit souvent considéré comme un actif stable, il est essentiel de comprendre comment son cours évolue. Le prix de l’or fluctue en effet en fonction de divers facteurs économiques et géopolitiques. Les comprendre, c’est anticiper, dans la mesure du possible, les éventuels mouvements du cours de l’or. Se tenir informé des tendances du marché permet également d’éviter d’acheter ou de vendre à des moments inopportuns, maximisant ainsi votre investissement. Prendre l’habitude de suivre régulièrement les cours de l’or et les analyses des experts pour prendre des décisions éclairées et optimiser votre rentabilité. La connaissance du marché est la meilleure alliée pour un investissement réussi.

Il est indispensable de s’entourer de professionnels réputés pour acheter et vendre son or, afin d’éviter les arnaques et de faire les choses dans les règles. N’oubliez pas qu’un vendeur professionnel doit être en mesure de :
• Présenter le détail clair et transparent des prix pratiqués,
• Fournir tous les documents nécessaires pour authentifier et tracer votre transaction. Penser à consulter les avis d’investisseurs et d’experts du secteur afin de trouver le professionnel capable de vous accompagner dans vos démarches d’investissement.

 

Malgré la diminution des paiements en espèces, l’appétit pour le cash demeure

Le dernier baromètre de la Monnaie de Paris, réalisé en partenariat avec l’Ifop, révèle un attachement persistant des Français à l’argent liquide. En 2023, 83% des répondants se déclarent attachés aux espèces, contre 79% l’année précédente.

Le dernier baromètre de la Monnaie de Paris, réalisé en partenariat avec l’Ifop, révèle un attachement persistant des Français à l’argent liquide. En 2023, 83% des répondants se déclarent attachés aux espèces, contre 79% l’année précédente.

 

Les paiements en espèces reculent au profit des moyens de paiement dématérialisés tels que les cartes bancaires, les virements et les applications mobiles. En 2022, 50% des transactions ont été effectuées en espèces, soit une baisse de 9 points en trois ans. Cependant, les pièces et billets continuent d’avoir un avenir prometteur. 

 

Depuis l’introduction de l’euro, le stock de monnaie en circulation en France augmente continuellement (+5,9% en décembre 2023 par rapport à l’année précédente). Il s’élève aujourd’hui à 210 milliards d’euros dans la zone euro.
 

Le dernier baromètre de la Monnaie de Paris, réalisé en partenariat avec l’Ifop, révèle un attachement persistant des Français à l’argent liquide. En 2023, 83% des répondants se déclarent attachés aux espèces, contre 79% l’année précédente. Cette proportion atteint même 86% chez les 18-24 ans. 74% des sondés affirment utiliser des espèces chaque jour ou presque (+6 points sur un an). 87% se disent « inquiets » à l’idée de voir l’argent liquide disparaître.
 

L’argent liquide, symbole de liberté et d’inclusion
 

Pour les Français interrogés par l’Ifop, la disparition du cash est associée à :
• Une perte de confidentialité,
• La hausse des inégalités,
• La dégradation des interactions sociales,
• La baisse de la solidarité…
 

L’argent liquide rassure : il s’agit pour le moment de la seule forme de monnaie de banque centrale accessible aux particuliers (le projet d’euro numérique pourrait changer ce paramètre). C’est aussi la seule forme de monnaie dotée d’un cours légal : elle est nécessairement acceptée comme moyen de paiement. L’argent liquide est donc accessible à tous et est accepté partout. Même s’ils utilisent de moins en moins d’espèces au quotidien, les Français souhaitent pouvoir continuer à choisir librement leur moyen de paiement.
 

De plus, l’argent liquide est synonyme de liberté car il garantit la confidentialité. Il ne produit pas de données personnelles et ne permet pas de tracer des usages ou des comportements de consommation. Payer en espèces, c’est être libre d’utiliser son argent en tout anonymat. C’est également conserver son indépendance vis-à-vis des grandes plateformes numériques. À l’inverse, les moyens de paiement dématérialisés renseignent les marques sur les habitudes d’achat et les préférences des consommateurs.
 

L’argent liquide rassure en temps de crise
96% des Français accordent leur confiance à l’argent liquide. 63% des répondants affirment avoir « très confiance ». Cette confiance se manifeste dans les activités des épargnants : l’argent liquide sert à épargner. De plus en plus de ménages conservent des sommes importantes chez eux. La Banque de France estime qu’environ 25% des émissions nettes de billets en euros sont utilisées à des fins de thésaurisation domestique. Ainsi, il est toujours aussi demandé alors qu’il est moins utilisé dans les points de vente. Il sert de réserve de valeur. Dans un contexte de crise et d’incertitude, les ménages se tournent vers les espèces car elles sont jugées plus fiables.
 

Taxe foncière : votre ville est-elle trop gourmande ?

Les avis de taxe foncière 2024 seront mis en ligne à partir de mercredi 28 août. Va-t-elle fortement augmenter ? Suspense. En attendant, vous pouvez facilement comparer le taux de votre ville à celui des communes voisines.

Les avis de taxe foncière 2024 seront mis en ligne à partir de mercredi 28 août. Va-t-elle fortement augmenter ? Suspense. En attendant, vous pouvez facilement comparer le taux de votre ville à celui des communes voisines.

 

Pour savoir si votre ville est particulièrement gourmande en matière de taxe foncière, vous pouvez utiliser l’outil interactif mis en ligne par le ministère de l’Économie. Cet outil vous permet de comparer facilement les taux de votre commune avec ceux des communes voisines et des moyennes départementales et régionales.
 

Comment analyser votre avis de taxe foncière ?
Lorsque vous recevez votre avis de taxe foncière, vous pouvez examiner en détail le taux communal, celui du syndicat de commune, de l’intercommunalité, etc. Vous pouvez également vérifier le taux de taxe « ordures ménagères » et constater l’évolution de ces taux par rapport à l’année précédente.
 

Comparer votre taux communal avec les autres communes
Mais comment savoir si votre ville est parmi les plus gourmandes au sein de l’intercommunalité ? Ou au sein de votre département ? Bien entendu, des écarts de taux s’expliquent souvent par des différences de politique d’investissement local. Il n’empêche : vous pouvez vérifier par vous-même où se situe votre commune.
 

Utiliser un outil officiel pour comparer les taux
Où trouver cet outil ? Le ministère de l’Économie a mis en ligne un outil de visualisation vous permettant de comparer très précisément les taux dans votre département… et donc au sein de votre communauté de communes. Cet outil recense à ce jour les taux de 2021, 2022 et 2023 et sera mis à jour avec les taux de 2024 au cours des prochaines semaines.
 

Comment utiliser cet outil interactif ?
En vous rendant sur cet outil interactif officiel, vous pouvez renseigner votre région, puis votre département, et sélectionner votre commune ainsi que les villes alentours. Vous verrez alors apparaître votre taux de taxe foncière (TFB, pour taxe foncière sur les propriétés bâties) au niveau communal. Vous pouvez immédiatement le comparer avec la moyenne départementale (« Moy Dép » dans le cadre en haut à gauche de la carte) et avec la moyenne régionale. Il suffit ensuite de cliquer sur les communes avec lesquelles vous souhaitez comparer.
 

Ajustement du taux de prélèvement à la source : ce qu’il faut savoir pour septembre

L’administration fiscale va ajuster votre taux de prélèvement à la source le 1er septembre prochain en fonction des revenus que vous avez déclarés au printemps dernier. Cette opération peut avoir un impact sur votre salaire.

L’administration fiscale va ajuster votre taux de prélèvement à la source le 1er septembre prochain en fonction des revenus que vous avez déclarés au printemps dernier. Cette opération peut avoir un impact sur votre salaire.

 

L’ajustement du taux de prélèvement à la source en septembre peut avoir un impact significatif sur votre salaire. Pour éviter toute mauvaise surprise, il est recommandé de vérifier et, si nécessaire, de moduler votre taux en ligne.
 

Attention à l’évolution de votre salaire en septembre
En effet, l’une des deux actualisations automatiques du taux de prélèvement à la source (PAS) a lieu le 1er septembre, l’autre intervenant au 1er janvier. Votre salaire est donc susceptible d’évoluer, à la hausse comme à la baisse, en fonction des revenus que vous avez déclarés au printemps dernier.
Impact des revenus de 2023 sur votre taux de prélèvement
 

Si vos revenus ont augmenté de manière significative en 2023, votre taux de prélèvement risque d’augmenter et inversement. Votre salaire de base ne variera pas, mais les impôts prélevés sur ce salaire, si, et ce phénomène aura un impact sur la somme que vous toucherez à la fin du mois.
 

Comment moduler soi-même son prélèvement à la source ?
Pour éviter une mauvaise surprise, vous pouvez anticiper. Il est en effet possible de moduler vous-même votre taux en vous rendant dans votre espace personnel sur le site www.impots.gouv.fr, puis dans la rubrique « gérer mon prélèvement à la source ». Vous pouvez ainsi prendre connaissance de votre taux et vous assurer qu’il correspond toujours à vos revenus de 2024.
 

Augmenter ou diminuer son taux de prélèvement
Si vous souhaitez augmenter votre taux, notamment pour éviter un complément d’impôts à payer à l’automne 2025, aucune condition n’est requise. En revanche, si vous souhaitez le diminuer pour qu’il colle davantage à vos revenus actuels, l’opération doit engendrer une différence d’au moins 5% entre l’impôt prévu et le nouveau montant estimé.
 

Validation et application du nouveau taux
Après cette démarche en ligne, le fisc validera votre nouveau taux et le transmettra à votre employeur, qui aura alors un délai de deux mois maximum pour l’appliquer.

 

Assurance vie : la collecte nette en juin 2024 reste élevée

En juin 2024, la collecte nette de l’assurance vie a continué sur sa lancée positive, atteignant +2,8 milliards d’euros pour le sixième mois consécutif.

En juin 2024, la collecte nette de l’assurance vie a continué sur sa lancée positive, atteignant +2,8 milliards d’euros pour le sixième mois consécutif. 

 

La collecte nette de l’assurance vie en juin 2024 reste élevée, soutenue par une dynamique positive des fonds « eurocroissance » dont l’encours a augmenté de +29 % sur un an et une attractivité croissante des PER assurantiels qui ont enregistré une hausse de +19 % sur le mois.. Les ménages continuent de privilégier l’épargne dans un contexte économique incertain. 

 

Une collecte nette soutenue
En juin 2024, les cotisations en assurance vie se sont élevées à 14,4 milliards d’euros, en baisse de 6 % par rapport à juin 2023. Cependant, cette baisse masque des dynamiques contrastées : les cotisations en euros ont augmenté de +4 %, tandis que celles en unités de compte (UC) ont chuté de −18 %. Depuis le début de l’année, les cotisations ont augmenté de +10,3 milliards d’euros, soit +13 %, pour atteindre 91,4 milliards d’euros. Cette tendance à la hausse se confirme pour les supports en euros (+18 %) comme en UC (+5 %). La part des cotisations en UC est de 40 % sur le mois de juin et de 38 % sur la première moitié de l’année, en légère baisse par rapport à l’ensemble de l’année 2023 (40 %).
 

Prestations en baisse
Les prestations ont enregistré une forte baisse de −2,0 milliards d’euros en juin 2024 par rapport à juin 2023, soit −15 %, à 11,6 milliards d’euros. Cette baisse concerne principalement les supports en euros (−18 %) et, dans une moindre mesure, les supports en UC (−3 %). Depuis le début de l’année, les prestations sont en recul de −3 % par rapport à l’an dernier, à 75,1 milliards d’euros. Ce recul concerne exclusivement les supports euros (−4,2 milliards d’euros) tandis que les prestations des supports UC progressent (+1,5 milliard d’euros).
 

Collecte nette en hausse
La collecte nette demeure élevée pour le sixième mois consécutif, à +2,8 milliards d’euros en juin 2024, en hausse de +1,1 milliard d’euros par rapport à juin 2023. Elle s’établit à +3,5 milliards d’euros pour les supports en UC et à −0,7 milliard d’euros pour les supports en euros. Depuis le début de l’année, elle s’élève à +16,3 milliards d’euros, supérieure de +12,9 milliards d’euros à celle enregistrée sur les six premiers mois de l’année 2023.
 

Dynamique des fonds « eurocroissance »
Les fonds « eurocroissance » confirment leur dynamique. Au premier semestre 2024, les cotisations sur ces fonds s’établissent à 972 millions d’euros, en hausse de +19 % par rapport au premier semestre 2023. Les prestations s’établissent à 335 millions d’euros sur la période (+22 % par rapport au premier semestre 2023). La collecte nette progresse de +18 % sur un an, à +636 millions d’euros au cours de la première moitié de l’année 2024. Fin juin 2024, l’encours des fonds « eurocroissance » s’élève à 9,8 milliards d’euros (+29 % sur un an) pour 598 000 contrats en cours (+27 % sur un an).
 

Attractivité du PER assurantiel
En juin 2024, les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 838 millions d’euros, soit une hausse de +19 % par rapport à juin 2023 pour 76 300 nouveaux assurés (+9 %). La collecte nette atteint +568 millions d’euros, en hausse de +103 millions d’euros ou +22 % sur le mois. Sur le premier semestre 2024, les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 5,0 milliards d’euros, en hausse de +26 % par rapport au premier semestre 2023. 65 % de ces cotisations correspondent à des UC. La collecte nette atteint +3,4 milliards d’euros, en hausse de +0,7 milliard d’euros ou +26 % sur la période.
 

Transferts et encours des PER
Les transferts d’anciens contrats d’épargne retraite vers un PER ont représenté sur le mois de mai 15 600 assurés pour un montant de 345 millions d’euros. À fin juin 2024, les PER comptabilisent 6,3 millions d’assurés pour un encours de 82,9 milliards d’euros. À fin décembre 2023, 10,1 millions de personnes détenaient un PER pour un encours de 102,8 milliards d’euros. Hors transferts d’anciens contrats, l’encours s’élève à 35,4 milliards d’euros. Les entreprises d’assurance représentaient à cette date 85 % de ces encours.
 

 

Les ménages français continuent d’épargner massivement durant l’été 2024

L’été 2024 a été marqué par une tendance continue des ménages français à épargner. Le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), ainsi que le Livret d’Épargne Populaire (LEP) ont tous enregistré des collectes positives en juillet.

L’été 2024 a été marqué par une tendance continue des ménages français à épargner. Le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), ainsi que le Livret d’Épargne Populaire (LEP) ont tous enregistré des collectes positives en juillet. 

 

Avec la baisse de l’inflation, ces placements réglementés offrent désormais un rendement réel positif, ce qui les rend particulièrement attractifs. La collecte de juillet pour le Livret A s’est élevée à 1,7 milliard d’euros, contre 1,23 milliard d’euros en juin et 2,16 milliards d’euros en juillet 2023. Depuis 2009, seulement trois décollectes ont été enregistrées en juillet pour le Livret A (-0,97 milliard d’euros en 2015, -1,08 milliard d’euros en 2014 et -1,07 milliard d’euros en 2009). Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte du Livret A atteint 11,71 milliards d’euros, contre 28 milliards d’euros en 2023, une année exceptionnelle.
 

Les résultats de juillet montrent l’attrait continu des ménages pour l’épargne réglementée. Cette collecte est nettement supérieure à la moyenne de ces dix dernières années (1 milliard d’euros pour le mois de juillet entre 2014 et 2023). Les Français semblent réticents à puiser dans leur épargne pour augmenter leurs dépenses de consommation, contrairement aux Américains, par exemple. Face aux incertitudes politiques nées des élections législatives des 30 juin et 7 juillet derniers, les ménages privilégient l’attentisme et la prudence, faisant du Livret A une valeur refuge.
 

Le Livret de Développement Durable et Solidaire toujours dynamique
Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) a enregistré en juillet une collecte de 730 millions d’euros, contre 590 millions d’euros en juin et 600 millions d’euros en mai. En juillet 2023, la collecte pour ce produit s’élevait à 970 millions d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, la collecte atteint 5,61 milliards d’euros.
 

Comme pour le Livret A, les résultats du LDDS sont supérieurs à la moyenne des dernières années. Entre 2014 et 2023, la collecte moyenne était de 300 millions d’euros. Depuis la création de la base statistique par la Caisse des dépôts et consignations, seules deux décollectes ont été constatées pour le LDDS en juillet (2009 et 2015).
 

Nouveaux records d’encours pour le Livret A et le LDDS
En juillet, le Livret A et le LDDS ont une nouvelle fois battu des records d’encours, atteignant respectivement 427 et 155,1 milliards d’euros, portant le total des deux placements à 582,2 milliards d’euros.

En juillet, le Livret d’Épargne Populaire (LEP) a enregistré une collecte positive de 460 millions d’euros, en baisse par rapport aux 570 millions d’euros de juin. Cette collecte succède à deux décollectes (-40 millions d’euros en mai et -270 millions d’euros en avril).
 

La baisse du taux de rendement du LEP, de 5 % à 4 %, annoncée en juillet et effective depuis le 1er août, n’a pas eu d’effet notable sur la collecte. Les ménages à revenus modestes continuent de vouloir épargner dans un contexte économique et politique incertain. L’encours du LEP atteint également un record, à 76,9 milliards d’euros.
 

Une normalisation contrariée
Le taux d’épargne des ménages en France en 2024 reste près de trois points au-dessus de celui d’avant la crise sanitaire de 2020. Le Livret A est le principal bénéficiaire de cette propension à l’épargne, avec un encours en progression de 129 milliards d’euros entre décembre 2019 et juillet 2024. Une baisse du taux d’épargne et de la collecte d’épargne réglementée est attendue depuis plusieurs mois sans jamais se concrétiser. Durant la période d’inflation, les ménages ont privilégié l’épargne, comme c’est souvent le cas, au détriment de la consommation. Cette dernière ne profite pas encore de la désinflation car les ménages doutent de l’amélioration de la situation économique, leur moral, mesuré par l’INSEE, restant faible.
 

Perspectives pour le second semestre
Traditionnellement, le second semestre, avec la rentrée scolaire, le paiement des impôts locaux et les fêtes de fin d’année, est davantage orienté vers les dépenses que vers l’épargne, bien que cette tendance ait été perturbée ces dernières années. Cette année, le contexte politique, avec de possibles hausses d’impôts, pourrait inciter les ménages à choisir une fois de plus la prudence.