Retraite : Pourquoi les cadres ne rachètent pas plus de trimestres ?

Bien que les cadres puissent racheter jusqu’à douze trimestres d’études supérieures, le coût élevé de cette opération rend cette option peu attractive.

Bien que les cadres puissent racheter jusqu’à douze trimestres d’études supérieures, le coût élevé de cette opération rend cette option peu attractive.  Plus de 80 % des cadres français estiment que c’est aux entreprises de financer ce rachat, selon une étude Viavoice pour la CGT cadres.
 

L’enquête a été menée alors que la réforme des retraites de 2023, qui a porté à 64 ans l’âge légal de départ, entre progressivement en vigueur, tout comme la réforme Touraine de 2014, qui oblige à travailler 43 ans pour obtenir une pension à taux plein pour tous ceux nés en 1973 et après. Ces mesures éloignent encore plus les cadres de la retraite, compte tenu des années d’études, même s’ils peuvent racheter jusqu’à douze trimestres d’études supérieures.
 

Dans les faits, compte tenu du coût onéreux de ces trimestres, « très peu d’années sont rachetées. Cela se compte en milliers », selon l’Ugict-CGT, qui représente les ingénieurs, cadres et techniciens.
 

Si le procédé semble intéresser, c’est aux « entreprises de financer le rachat des années d’études » pour 84 % des cadres sondés, selon l’enquête Viavoice.
 

En outre, l’Ugict-CGT réclame « un droit garanti des salariés pour la retraite progressive », relevant que 83 % des sondés la souhaitent. Ex aequo avec la proposition d' »un passage à temps partiel sans perte de salaire et cotisations retraites » pour leur fin de carrière.
 

 

 

Le ciel du plan d’épargne retraite (PER) s’assombrit encore un peu

La Cour des comptes a rendu le 7 novembre un rapport recommandant de resserrer le bénéfice de l’avantage fiscal attaché au PER, notamment en revoyant les possibilités de report des plafonds de déduction d’une année sur l’autre et le montant des plafonds annuels de déduction.

La Cour des comptes a rendu le 7 novembre un rapport recommandant de resserrer le bénéfice de l’avantage fiscal attaché au PER, notamment en revoyant les possibilités de report des plafonds de déduction d’une année sur l’autre et le montant des plafonds annuels de déduction.
 

Pour rappel, les versements volontaires sur un PER sont déductibles du revenu imposable dans la double limite de 10 % des salaires et de 8 fois 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale. Cette limite vaut pour un PER individuel détenu par un salarié. Dans d’autres situations, par exemple pour les indépendants, le plafond de déductibilité existe mais est calculé différemment.
 

Autre avantage propre au PER, si le contribuable n’utilise pas entièrement son plafond de déduction une année d’imposition donnée, il peut le reporter sur les trois années suivantes. C’est cet aspect que la Cour des comptes propose de revoir.
 

Pour le justifier, elle reproche notamment le coût de l’avantage fiscal rapporté au nombre de personnes ayant un PER. « L’épargne retraite ne représentait en 2022 que 5,1 % des cotisations retraite et 2,3 % des prestations », indique la Cour des comptes. Mais les déductions fiscales et sociales « représentent un coût important pour les finances publiques, évalué à 1,8 milliard d’euros en 2022, sans tenir compte de l’épargne retraite collective obligatoire » relève-t-elle.
 

Le succès commercial du PER s’est confirmé après 2022. À fin mars 2024, 10,4 millions de Français détenaient un PER, d’après le ministère de l’Économie, pour un encours total de 108,8 milliards d’euros.
 

La Cour des comptes estime également que les retombées du PER sur l’économie et le financement de l’investissement productif sont insuffisantes. D’après ses calculs, sur la base des données de France Assureurs à fin 2022, 30 % des fonds auraient servi à acheter des obligations d’entreprises, contre 32 % pour l’assurance-vie et 34 % pour les plans d’épargne retraite comme le Perco qui ont précédé la mise en place du PER en octobre 2019.
 

Depuis, la loi industrie verte entrée en vigueur fin octobre entend quelque peu répondre à cette critique en rendant obligatoire le non coté dans les PER avec une gestion sous mandat à horizon.
 

La publication de ce rapport intervient quelques semaines après la sortie de celui de la « mission d’information sur la fiscalité de l’épargne retraite par capitalisation » à l’initiative du groupe Horizons. Ses rapporteurs, les députés Charles de Courson et Félicie Gérard, recommandent aussi de raboter certains intérêts fiscaux du PER, notamment lorsque son détenteur décède avant la liquidation du contrat. Dès lors, les versements volontaires déduits de son revenu imposable ne sont jamais soumis à l’impôt sur le revenu.
 

En effet, si la déduction des versements du revenu imposable est possible à l’entrée, le législateur a prévu un rattrapage à la sortie du contrat. Lorsque le nouveau retraité liquide son contrat, il est alors imposé. Mais s’il décède avant la liquidation, les sommes accumulées et transmises aux ayants droit sont imposées au titre seulement des successions, ce qui représente une perte sèche pour le budget de l’État, notent les auteurs du rapport.
 

Déjà, au 1er janvier dernier, un premier coup de rabot du PER était intervenu à la suite de la loi de finances pour 2024. Désormais, les parents ne peuvent plus ouvrir un plan d’épargne retraite pour leurs enfants mineurs ni effectuer de nouveaux versements jusqu’à leurs 18 ans pour les PER déjà ouverts.
 

Fin du sursis d’imposition pour les entrepreuneurs titulaires de BCPCE

Les start-up risquent de perdre une partie des avantages fiscaux des BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise).

Déjà affectées par la raréfaction des liquidités due à la remontée des taux des banques centrales, les start-up risquent de perdre une partie des avantages fiscaux des BSPCE (Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise). Ces BSPCE, similaires aux stock-options, permettent aux salariés d’acquérir des titres à un prix décoté et de les revendre en empochant la différence, en échange d’une rémunération plus faible.
 

Annulation partielle du sursis d’imposition

Jusqu’à présent, les BSPCE bénéficiaient d’un sursis d’imposition lors des opérations d’apport-cession, permettant aux salariés de réinvestir sans régler immédiatement la facture fiscale. Cependant, l’article 25 de la nouvelle loi de finances modifie ce schéma en distinguant entre le gain d’exercice et le gain de cession, comme pour les actions gratuites et les stock-options. Cela prive les BSPCE d’une large part de leur avantage concurrentiel.
 

Impact sur les salariés

Les gains d’exercice seront désormais imposés au moment de l’apport des titres, tandis que les gains de cession bénéficieront toujours du sursis d’imposition. Cette distinction est justifiée par la nature du gain d’exercice, assimilé à de la rémunération salariale. Cela pourrait créer des inégalités parmi les salariés, certains devant vendre leurs titres pour payer l’impôt.
 

Impact sur les repreneurs

La nouvelle règle pourrait également perturber les repreneurs de start-up, car les titres issus de BSPCE réinvestis représentent des liquidités en moins pour boucler la transaction. Dans certaines start-up, les BSPCE peuvent représenter jusqu’à 20 % du capital, ce qui pourrait réduire de 10 à 15 % les liquidités disponibles pour le rachat.
 

Invalidité de la décision du Conseil d’Etat

Cet article du PLF invalide une décision du Conseil d’Etat de février 2024, qui avait confirmé l’éligibilité du sursis d’imposition pour les BSPCE. Les députés ont adopté cet article le 8 novembre 2024, avec un assouplissement concernant l’inscription des titres issus de BSPCE dans un PEA, mais qui reste incertain. La distinction fiscale entre plus-value de cession et plus-value d’exercice s’appliquera pour les opérations réalisées à compter du 10 octobre 2024.

Il est crucial de préciser que la date à prendre en compte est celle de la signature des statuts ou du traité d’apport pour éviter des complications juridiques.

Fiscalité des cryptos : durcissement en vue

Tout comme les détenteurs d’un compte courant, livret ou encore d’un contrat d’assurance-vie détenu à l’étranger, les investisseurs doivent déclarer leurs comptes hébergeant des cryptomonnaies, comme du bitcoin, à l’administration fiscale.

Tout comme les détenteurs d’un compte courant, livret ou encore d’un contrat d’assurance-vie détenu à l’étranger, les investisseurs doivent déclarer leurs comptes hébergeant des cryptomonnaies, comme du bitcoin, à l’administration fiscale.
 

 

En vertu de l’article 1649 bis C du Code général des impôts, « les personnes ou les entités juridiques, domiciliées ou établies en France, sont tenues de déclarer, en même temps que leur déclaration de revenus ou de résultats, les références des comptes d’actifs numériques […] détenus, utilisés ou clos auprès d’entreprises, personnes morales, institutions ou organismes établis à l’étranger ». 

 

Sachant que la plupart des prestataires de comptes cryptos sont domiciliés en dehors de la France. C’est le cas de Binance, Bitpanda ou encore Coinbase.
 

Traitement de faveur
Néanmoins, jusqu’à présent, les cryptoinvestisseurs qui omettent cette obligation bénéficient d’un traitement de faveur par rapport aux autres comptes étrangers. En effet, alors que le délai de reprise en droit commun est de 10 ans, l’administration fiscale dispose d’un délai de seulement 3 ans pour contrôler et redresser les détenteurs d’un compte étranger abritant des actifs numériques.
 

Alignement du délai de reprise
Un amendement au projet de loi de finances pour 2025 déposé notamment par deux anciens ministres d’Emmanuel Macron devenus simples députés, à savoir l’ancien ministre du Budget Thomas Cazenave et le précédent Premier ministre Gabriel Attal, vient corriger ce traitement différencié. Par cet amendement, le délai de reprise en matière de comptes cryptos non déclarés passerait à 10 ans.
 

Cet amendement a été adopté avec l’aval du ministre actuel des Comptes publics Laurent Saint-Martin et du rapporteur général du budget Charles de Courson. Autrement dit : ce double avis favorable ouvre la voie à l’intégration de cette évolution dans le projet de loi de finances final en cas d’usage du 49-3 pour faire passer le Budget pour 2025. « La commission des finances s’était montrée favorable, a rappelé Charles de Courson. Car cet amendement […] consisterait en un alignement des obligations déclaratives », a indiqué le rapporteur général.
 

Un amendement plus ambitieux tombé à l’eau
En revanche, un autre amendement visant à aligner plus généralement le traitement juridique de la défaillance déclarative en cas de comptes cryptos à l’étranger n’a pas été soutenu ce 7 novembre. Il émanait pourtant d’un connaisseur du système fiscal et de la préparation des textes budgétaires.
Thomas Cazenave était en effet à l’initiative, seul, de cet amendement qui permettait notamment de majorer de 80 % des droits dus en cas de redressement à la suite d’une non-déclaration d’un compte crypto. Il était absent de l’hémicycle ce 7 novembre après-midi, sa proposition n’a donc pas été soumise au vote des députés.
 

Assurance obsèques : Gare aux pratiques trompeuses dans les contrats

Un tiers des 69 professionnels proposant des assurances obsèques contrôlés présentent des anomalies, qui ont entraîné 27 avertissements et 5 injonctions de mise en conformité, fait savoir la Répression des fraudes (DGCCRF).

Un tiers des 69 professionnels proposant des assurances obsèques contrôlés présentent des anomalies, qui ont entraîné 27 avertissements et 5 injonctions de mise en conformité, fait savoir la Répression des fraudes (DGCCRF).
 

La Répression des fraudes (DGCCRF) appelle les consommateurs à la vigilance face à « des pratiques commerciales trompeuses persistantes » dans les secteurs de l’assurance obsèques et des prestations funéraires.

 

Lors d’une enquête visant la loyauté des pratiques commerciales dans le secteur de la prévoyance obsèques (banques, assurances, mutuelles, courtiers, pompes funèbres) réalisée en 2022, la DGCCRF indique qu’un tiers des 69 professionnels contrôlés présentent des anomalies, qui ont entraîné 27 avertissements et 5 injonctions de mise en conformité. 

 

Les manquements vont de la modification unilatérale du contenu du contrat d’assurance, aux contrats qui ne couvrent pas certains frais comme le creusement de la tombe, avec un reste à charge pour la famille, détaille la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Une pratique courante est également que des personnes ne sont pas averties qu’elles cotisent bien au-delà du montant versé à leur décès.
 

« C’est de l’assurance viagère, ces contrats de prévoyance obsèques sont orientés vers le financement des frais liés aux obsèques, ce ne sont pas des produits d’épargne, et les cotisations excédentaires ne sont ni reversées, ni capitalisées », rappelle François Sobry, porte-parole de la DGCCRF. « C’est un secteur qu’il est important pour nous de surveiller parce que ces actes de consommation interviennent dans un contexte émotionnel, susceptible d’affecter la vigilance des consommateurs qui, au demeurant, ont peu l’habitude de ce type de prestations commerciales », ajoute-t-il.
 

De nombreuses insuffisances en matière d’information des consommateurs
Mi-octobre, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a adopté un avis sur les contrats d’assurance obsèques, après avoir lui aussi constaté un « manque de lisibilité globale des informations précontractuelles fournies aux souscripteurs, notamment en raison du caractère inapproprié de la réglementation appliquée aux contrats obsèques ». Les vendeurs de contrats d’assurance obsèques se sont engagés à améliorer leur information.
 

En 2020, la DGCCRF avait également contrôlé les pratiques commerciales des services de pompes funèbres, révélant de nombreuses insuffisances en matière d’information des consommateurs, à l’origine de surcoûts potentiels pour les familles de défunts. Certains opérateurs entretiennent une confusion entre les prestations réglementairement obligatoires (fourniture d’un cercueil, crémation et/ou inhumation) et des prestations facultatives (toilette funéraire, fourniture de caveaux ou travaux de marbrerie). Des « écarts significatifs entre le prix des cercueils affiché et celui facturé aux familles » ont également été constatés.
 

Au regard des manquements constatés, la DGCCRF a engagé une nouvelle enquête nationale ciblant le secteur des prestations funéraires qui a débuté en 2024 et se poursuivra jusqu’en 2025.
 

Les bailleurs sont conscients de l’importance de rénover leurs biens

À l’heure où les logements les plus énergivores sont progressivement exclus du marché locatif, conformément à la loi Climat et Résilience, Franfinance a mené une enquête approfondie pour mieux comprendre les comportements des propriétaires bailleurs.

À l’heure où les logements les plus énergivores sont progressivement exclus du marché locatif, conformément à la loi Climat et Résilience, Franfinance a mené une enquête approfondie pour mieux comprendre les comportements des propriétaires bailleurs.
 

Le baromètre Franfinance 2024 sur l’Habitat et la rénovation énergétique, réalisé en partenariat avec Viavoice, dresse un état des lieux. Face à l’interdiction de mise en location des passoires thermiques (catégories F et G du Diagnostic de Performance Énergétique), les bailleurs sont conscients de l’importance de rénover leurs biens. Cependant, comme pour les propriétaires occupants, mener de tels travaux reste compliqué, notamment en termes de financement.
 

Des bailleurs concernés et conscients de l’enjeu patrimonial et budgétaire
79% des propriétaires bailleurs se sentent très concernés par la performance énergétique, mais 37% d’entre eux ne connaissent pas leur Diagnostic de Performance Énergétique. Conscients des enjeux, ils entreprennent des travaux principalement parce que c’est un critère important pour leurs locataires (58%) et pour la revente ou la location (48%). Leurs projets sont également motivés par la volonté d’augmenter la valeur de leur bien (48%).
 

Principalement des travaux de rénovation conséquents mais avec des budgets très variables
Les propriétaires bailleurs souhaitent principalement rénover leurs salles de bain et leurs cuisines (23%) ainsi que changer leurs portes et fenêtres (21%). Le budget moyen pour ces travaux est de 13 196 euros, mais les montants sont très variables : près de la moitié (46%) prévoit un budget de moins de 4000 euros.
 

Des aides connues mais des démarches complexes
Les aides existantes, telles que MaPrimeRenov’ (86%) et l’éco-prêt à taux zéro (83%), sont bien connues, mais peu de bailleurs pensent en bénéficier (36%). De plus, 70% d’entre eux estiment que les démarches à réaliser sont complexes. Seuls 56% de ceux souhaitant réaliser des travaux envisagent de monter un dossier d’aides financières.
 

Le financement reste une question majeure
Seuls 31% des propriétaires bailleurs disposent du budget nécessaire pour réaliser leurs travaux. Face à cette difficulté, 38% envisagent le crédit comme une solution de financement, parfois en complément de leur épargne. Une majorité a déjà eu recours à des solutions de crédit, notamment auprès de leur banque (59%) ou d’un organisme de financement spécialisé (41%). Le taux d’intérêt et le coût global du crédit sont les principaux critères de choix d’un crédit (respectivement 64% et 60%), devant la durée d’étalement (32%).

 

Les conducteurs vont voir leur facture grimper d’environ 40 euros.

La France compte plus de 40 millions d’automobilistes, et tous vont être impactés par une nouvelle dépense. Cette dernière est liée à la hausse du prix de toutes les assurances prévue en 2025.

La France compte plus de 40 millions d’automobilistes, et tous vont être impactés par une nouvelle dépense. Cette dernière est liée à la hausse du prix de toutes les assurances prévue en 2025.

 

On sait d’ores et déjà que les assurances habitation vont connaître une forte augmentation dès l’an prochain. L’année 2023 avait déjà vu les assurances habitation grimper de 5%, suivie d’une hausse plus marquée de 7,2% en 2024. En 2025, les prévisions du cabinet Facts & Figures annoncent une hausse encore plus conséquente, comprise entre 10 et 12%, pouvant même atteindre 15% pour les maisons individuelles et les pavillons.
 

Or, dans ce contexte d’inflation généralisée, les assurances automobiles ne sont pas épargnées. Cette augmentation touchera les millions de véhicules assurés en France, sachant que l’assurance automobile est une obligation légale pour tout propriétaire de véhicule.

 

En 2024, les assurances automobiles ont déjà connu une hausse significative. En cause, « l’augmentation de 8,5% des coûts de réparation d’un véhicule », indique France Assureurs. Cette tendance s’explique notamment par la hausse constante du prix des pièces détachées et des véhicules en général.
 

En 2025, les experts prévoient donc un nouveau rebond des tarifs des contrats d’assurance automobile. Ces derniers devraient voir leur coût grimper entre 4 et 6%. 

 

Cette hausse s’explique par plusieurs facteurs. Premièrement, l’inflation des coûts de réparation continue de peser lourd, avec une augmentation moyenne du prix des pièces détachées particulièrement marquée. Le cabinet Facts & Figures note par exemple une hausse de 8,9% du prix des rétroviseurs, atteignant même 14,3% pour les véhicules haut de gamme.
 

Le coût de la main-d’œuvre participe également à cette tendance inflationniste, avec une augmentation de 6,6% en 2023, suivie d’une hausse supplémentaire de 5,8% sur les douze derniers mois jusqu’à juillet 2024. À cela s’ajoute une décision gouvernementale : l’État va augmenter la contribution « catastrophes naturelles » qui passera de 6 à 9% au 1er janvier 2025.
 

Cette inflation généralisée des coûts d’assurance automobile impactera significativement le budget des ménages français, qui consacrent déjà en moyenne 634 euros par an à leur assurance auto. À compter de 2025, ils devront payer 672 euros, soit 38 euros supplémentaires. Ce montant varie selon le niveau de protection choisi : une assurance au tiers coûtera en moyenne 568 euros, une assurance intermédiaire 664 euros, tandis que le prix d’une assurance tous risques s’élèvera à 816 euros annuels, en moyenne.
 

Qu’il s’agisse de véhicules électriques ou thermiques, les voitures récentes sont particulièrement touchées par ces augmentations, leur coût d’assurance étant généralement plus élevé en raison de leur valeur supérieure et de leurs composants technologiques plus sophistiqués.
 

Assurance vie : comment optimiser ses retraits en fin d’année

Pour financer un achat, des cadeaux, ou faire une donation, la fin d’année peut nécessiter que vous puisiez dans votre assurance vie. Cependant, en divisant ce retrait en deux, vous pouvez réduire considérablement la fiscalité applicable.

Pour financer un achat, des cadeaux, ou faire une donation, la fin d’année peut nécessiter que vous puisiez dans votre contrat d’assurance vie. Cependant, en divisant ce retrait en deux, vous pouvez réduire considérablement la fiscalité applicable.
 

En effet, après huit ans de détention, l’assurance vie bénéficie d’un régime fiscal avantageux : chaque année, vous profitez d’un abattement sur vos gains de 4 600 euros (et de 9 200 euros si vous êtes en couple). Si vos gains sont inférieurs à ce montant, vous n’aurez pas d’impôts à payer lors du retrait, à l’exception des 17,2% de prélèvements sociaux.
 

Cet abattement fiscal sur les retraits est renouvelé chaque 1er janvier. Vous pouvez donc effectuer un premier retrait fin décembre et un second début janvier pour bénéficier deux fois de l’abattement.
 

Exemple : Un particulier a besoin de retirer 50 000 euros sur son assurance vie. Sur ces 50 000 euros, les versements représentent 41 000 euros, et les gains 9 000 euros. S’il retire tout d’un coup en décembre, il sera imposé sur la partie « gains » moins l’abattement, soit sur 4 400 euros (9 000 – 4 600 euros), à un taux de 7,5%. Il paiera donc 330 euros d’impôts. Son retrait, « net de fiscalité », se limitera donc à 49 670 euros.
 

Cependant, il peut aussi décider de réaliser ce rachat en deux temps. En décembre, il retire 4 500 euros : il n’a donc aucun impôt à payer, car le retrait est inférieur à l’abattement de 4 600 euros. 

 

En janvier de l’année suivante, il demande à effectuer un second retrait de 4 500 euros : il n’a de même rien à payer, car son abattement s’est reconstitué. Ainsi, en attendant seulement quelques semaines – voire quelques jours -, son imposition passe de 330 euros à zéro, et, en ajoutant les 1 000 euros récupérés sur la partie « versement », le retrait total est bien de 50 000 euros.
 

Pour être tout à fait précis, vous ne serez toutefois pas exonéré au moment du rachat. En effet, pour les versements réalisés après le 26 septembre 2017, l’assureur retient un prélèvement forfaitaire de 7,5% sur les gains à chaque retrait. Puis, s’il s’avère que la partie imposée bénéficiait en fait de l’abattement. L’épargnant est remboursé sous forme de réduction d’impôt dans votre déclaration de revenus de l’année suivant le rachat.

 

Hériter après 60 ans : comment payer les droits de succession en préservant son patrimoine

Avec l’allongement de la durée de vie, le contexte héritier se transforme : ce sont de plus en plus souvent les seniors eux-mêmes qui reçoivent un héritage et qui doivent faire face aux complexités liées au paiement des droits de succession.

Avec l’allongement de la durée de vie, le contexte héritier se transforme : ce sont de plus en plus souvent les seniors eux-mêmes qui reçoivent un héritage et qui doivent faire face aux complexités liées au paiement des droits de succession.
 

Comment répondre à ces obligations financières tout en préservant le patrimoine immobilier familial ? Pour répondre à ce défi majeur, le groupe PraxiFinance, spécialiste de la monétisation de biens immobiliers depuis 1990, présente des solutions permettant aux seniors de faire face aux droits de succession tout en préservant leur précieux patrimoine.
 

Des solutions adaptées pour financer les droits de succession
Alors que les droits de succession peuvent constituer un véritable fardeau financier pour les seniors, en particulier lorsque l’essentiel de leur héritage se trouve être immobilier, des dispositifs spécifiques pour transformer une partie de la valeur de ce patrimoine en capitaux utilisables sans nécessité de le vendre. Cette possibilité offre un moyen efficace de financer les droits de succession, tout en évitant de se séparer d’un bien familial souvent chargé d’histoire et d’émotions.
 

Trois solutions principales sont mises en avant pour permettre aux seniors de payer leurs droits de succession sans sacrifier leur patrimoine :
 

1. Le prêt viager hypothécaire : Un prêt qui octroie une réserve financière en contrepartie d’une garantie hypothécaire sur un bien immobilier. Accessible exclusivement aux plus de 60 ans, ce prêt permet de ne rien avoir à rembourser de son vivant. Le remboursement du prêt s’effectue à la vente du bien, ou après le décès de l’emprunteur. Ce capital peut ainsi être utilisé pour payer les droits de succession, tout en préservant le bien pour les générations futures.
 

2. Le crédit hypothécaire : Une solution de financement pour les seniors souhaitant conserver leur patrimoine, le crédit hypothécaire est un emprunt adossé à un bien immobilier, permettant de bénéficier d’un prêt à taux attractif, sans assurance emprunteur, sans questionnaire de santé. Cette solution est idéale pour couvrir les frais de succession sans avoir à vendre le bien, préservant ainsi la pleine propriété du patrimoine.
 

3. La vente en nue-propriété : Un dispositif qui permet d’obtenir des liquidités tout en conservant l’occupation du bien. La vente en nue-propriété permet de céder la nue-propriété d’un bien tout en conservant l’usufruit à vie, c’est-à-dire le droit de l’occuper ou de le louer. Cette solution permet d’obtenir un capital immédiat pour financer les droits de succession. Les héritiers pourront ainsi préserver leur lien avec le bien.
 

« Face aux défis posés par le paiement des droits de succession, il est essentiel d’offrir aux seniors des solutions qui leur permettent de préserver leur patrimoine immobilier, tout en accédant à la liquidité nécessaire pour faire face à ces charges », précise Boris Intini, Directeur général du groupe PraxiFinance.
 

Assurance vie : l’automne redonne des couleurs au placement préféré des Français

En septembre, la collecte nette de l’assurance vie a atteint 2,5 milliards d’euros, selon France Assureurs, contre 782 millions d’euros en août et 1,9 milliard d’euros en juillet.

En septembre, la collecte nette de l’assurance vie a atteint 2,5 milliards d’euros, selon France Assureurs, contre 782 millions d’euros en août et 1,9 milliard d’euros en juillet. Un an auparavant, en septembre 2023, l’assurance vie avait connu une collecte nette de seulement 30 millions d’euros. L’assurance vie signe ainsi sa neuvième collecte nette positive consécutive.
 

Le résultat du mois de septembre 2024 est exceptionnel par rapport aux années précédentes. En effet, septembre est généralement un mois difficile pour l’assurance vie. Depuis 1997, quatre mois de décollectes ont été enregistrés en septembre : 2011 (-1,8 milliard d’euros), 2012 (-3,08 milliards d’euros), 2016 (-553 millions d’euros) et 2020 (-246 millions d’euros). Le montant moyen des collectes du neuvième mois de l’année n’a pas excédé 700 millions d’euros au cours des dix dernières années. En neuf mois, la collecte nette de l’assurance vie s’est élevée à 21,3 milliards d’euros, soit un résultat proche de celui de 2023, qui était de 20,5 milliards d’euros.
 

Des cotisations brutes de plus de 12 milliards d’euros en septembre
En septembre, les cotisations de l’assurance vie ont atteint 12,3 milliards d’euros, contre 9,7 milliards d’euros en août. En septembre 2023, les cotisations s’étaient élevées à 11,2 milliards d’euros. Les ménages ont augmenté sensiblement leurs versements en rentrant de vacances. Sur les neuf premiers mois de l’année, les cotisations ont atteint 129,5 milliards d’euros, soit une hausse de 15 % sur un an. En septembre, 8,2 milliards d’euros ont été versés sur les fonds euros, contre 6,5 milliards d’euros en août.
 

Des prestations en baisse
Les ménages ont versé davantage sur leurs contrats d’assurance vie tout en effectuant moins de rachats. Les prestations se sont élevées à 9,8 milliards d’euros, en baisse de 12 % sur un an, avec une diminution de 13 % sur les fonds euros et de 10 % sur les unités de compte. Sur les neuf premiers mois de l’année, les rachats ont atteint 108,1 milliards d’euros, en recul de 3,9 milliards d’euros. Les ménages effectuent moins de rachats sur leurs fonds euros qu’en 2023. Ce changement de comportement s’explique par la hausse du rendement de ce type de support, les assureurs ayant consenti des efforts en ayant recours à des taux bonifiés. Par ailleurs, la baisse des taux des dépôts à terme rend l’assurance vie plus compétitive.
 

Les fonds euros retrouvent des couleurs
Les cotisations des fonds euros ont progressé de 18 % en septembre et, pour la première fois depuis le mois d’avril, la collecte nette pour ce support est positive, à hauteur de 877 millions d’euros.
 

Des unités de compte moins dynamiques
Les unités de compte (UC) enregistrent une progression plus faible que les fonds euros en septembre, en raison des performances médiocres de la bourse de Paris. Les souscriptions d’UC ont représenté 4,1 milliards d’euros. La part des UC dans la collecte brute n’a été que de 33 % en septembre, contre 37 % depuis le début de l’année et 40 % en 2023. La collecte nette en UC s’est élevée en septembre à 1,6 milliard d’euros.
 

L’assurance vie en mode reconquête
Concurrencée par les livrets réglementés et les dépôts à terme, en 2022 comme en 2023, l’assurance vie a souffert sans jamais rompre. Elle demeure de loin le premier produit d’épargne en France, avec un encours de 1 977 milliards d’euros en septembre. Depuis le début de l’année, l’amélioration des rendements des fonds euros contribue à rendre le principal placement des ménages français plus attractif. La fin de la vague inflationniste se traduit par la baisse des taux directeurs des banques centrales, ce qui conduit à celle des dépôts à terme. En 2025, les taux de l’épargne réglementée devraient également diminuer. Par ailleurs, le recul de l’inflation incite les ménages à se repositionner sur l’épargne de long terme. Ayant accumulé une épargne de précaution conséquente depuis 2020, ces derniers peuvent réaliser des arbitrages en faveur de l’assurance vie ou du Plan d’Épargne Retraite (PER). Ce dernier a enregistré en septembre une augmentation de sa collecte de 20 % sur un an. L’encours des PER assurances atteint désormais près de 90 milliards d’euros (87,1 milliards d’euros).
 

La fin de l’année devrait rester favorable à l’assurance vie, d’autant plus que le marché de l’immobilier reste atone. Les ménages devraient accroître leur effort d’épargne longue. Les incertitudes politiques ne semblent pas, pour le moment, les dissuader d’épargner, bien au contraire. La remontée des fonds euros témoigne malgré tout de leur volonté de se prémunir contre les aléas des marchés financiers.

 

(Source Cercle de l’épargne)