Ne partez pas skier sans : L’essentiel de l’assurance ski

Le ski est un sport passionnant, mais il comporte des risques. Chaque année, des milliers de skieurs subissent des blessures, entraînant des frais médicaux, des coûts de secours en montagne ou encore la réparation de matériel endommagé. Pour éviter des dépenses imprévues, il est essentiel d’être bien couvert.

Le ski est un sport passionnant, mais il comporte des risques. Chaque année, des milliers de skieurs subissent des blessures, entraînant des frais médicaux, des coûts de secours en montagne ou encore la réparation de matériel endommagé. Pour éviter des dépenses imprévues, il est essentiel d’être bien couvert.

 

Les assurances indispensables pour partir en station

Bien que l’assurance ski ne soit pas obligatoire, certaines garanties sont vivement recommandées :

-Responsabilité civile sports et loisirs : elle couvre les dommages que vous pourriez causer à autrui (collision sur une piste, par exemple). Un plafond de 150 000 euros minimum est conseillé.

-Frais de secours et de recherche : non pris en charge par la Sécurité sociale, ces coûts peuvent être très élevés en cas d’accident en montagne.

 

Des garanties complémentaires peuvent aussi s’avérer utiles :

-Indemnisation en cas de vol ou de dommages du matériel de ski (jusqu’à 2 500 euros selon les contrats).

-Remboursement des forfaits et des cours de ski annulés en cas de blessure.

 

Votre carte bancaire couvre-t-elle vos risques au ski ?

Les cartes bancaires premium (Gold Mastercard, Visa Premier) et haut de gamme (Visa Infinite, World Elite Mastercard) incluent souvent une assurance « Neige et Montagne ». Elle couvre le porteur de la carte, son conjoint et ses enfants, mais avec des différences selon les banques :

-Vérifiez la notice d’information de votre carte sur le site de votre banque ou auprès de votre conseiller.

 -Assurez-vous d’avoir réglé tout ou partie de votre séjour avec cette carte pour activer les garanties.

 -Attention aux exclusions : la plupart des assurances de cartes bancaires ne couvrent pas le ski hors-piste, sauf en présence d’un guide diplômé.

Si vous réglez vos frais de séjour avec une carte premium, une assurance additionnelle proposée lors de l’achat de votre forfait de ski sera souvent inutile.

 

Que faire si vous n’avez pas de carte premium ?

Si votre carte bancaire ne propose pas ces garanties, deux solutions s’offrent à vous :

-Changer de carte : de nombreuses banques en ligne proposent des cartes premium gratuites ou à coût réduit.

-Souscrire une assurance spécifique ski : plusieurs compagnies proposent des offres à partir de quelques euros par jour. Par exemple, Europ Assistance propose une couverture complète à 124 euros la semaine pour une famille de 4 personnes.

 

Ne négligez pas la responsabilité civile

Votre assurance habitation inclut souvent une responsabilité civile, mais vérifiez que le ski ne fait pas partie des exclusions. Si ce n’est pas le cas, une assurance spécifique peut être nécessaire.

 

Anticipez et comparez les offres

Ne souscrivez pas une assurance à la dernière minute, au pied des pistes ! Prenez le temps de comparer les offres, leurs garanties et leurs plafonds d’indemnisation avant votre départ. Une préparation en amont vous permettra de skier en toute sérénité, sans mauvaise surprise en cas d’incident.

 

L’AMF présente une étude novatrice sur les fonds non cotés

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a récemment publié une analyse approfondie sur les fonds d’actifs financiers non cotés accessibles aux investisseurs non professionnels. Cette étude met en lumière les performances, les avantages, les limites et les coûts associés à ces placements.

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a récemment publié une analyse approfondie sur les fonds d’actifs financiers non cotés accessibles aux investisseurs non professionnels. Cette étude met en lumière les performances, les avantages, les limites et les coûts associés à ces placements.

 

Historiquement réservés aux investisseurs institutionnels et fortunés, ces fonds – comprenant le capital-investissement et la dette privée mais excluant les fonds immobiliers – sont désormais proposés à un public plus large. Ils séduisent notamment les particuliers désireux de participer à l’économie réelle tout en recherchant un rendement attractif.

 

Des performances contrastées selon les véhicules d’investissement

L’attrait pour ces fonds ne se dément pas : leur capitalisation est passée de 628 millions d’euros en 2017 à 9,2 milliards d’euros en 2024 pour les Fonds Communs de Placement à Risques (FCPR).

 

Toutefois, les performances varient fortement selon les catégories. Ainsi, les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) affichent un taux de rendement interne (TRI) médian négatif de -2,4 %, tandis que les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) enregistrent -1,1 %. À l’inverse, les FCPR « evergreen » ouverts aux rachats présentent une performance médiane plus encourageante de 5 %. Néanmoins, leur historique limité ne permet pas encore d’évaluer leur rentabilité à long terme.

 

Par ailleurs, les fonds destinés aux particuliers restent généralement moins performants que ceux réservés aux professionnels. L’une des raisons majeures réside dans les appels progressifs de capitaux, une stratégie optimisant souvent le rendement pour les investisseurs institutionnels.

 

Des frais qui amputent la rentabilité

Un frein majeur à la performance de ces fonds réside dans les frais de gestion, qui peuvent être particulièrement élevés. Ces coûts, additionnés aux frais spécifiques des contrats d’assurance-vie, réduisent significativement les gains pour les investisseurs particuliers.

 

En moyenne, les frais atteignent 3,5 % pour les FIP, 3,2 % pour les FCPI et varient entre 2,4 % et 2,7 % pour d’autres fonds grand public. Fait notable, ces niveaux de frais ne sont pas toujours synonymes de meilleures performances.

 

Un risque inhérent à ces placements

L’étude souligne également les risques spécifiques liés à ces investissements. Les fonds liquidés, notamment les FIP et les FCPI, voient souvent leur rendement s’affaiblir en fin de vie en raison de difficultés de cession d’actifs ou de faillites d’entreprises en portefeuille.

 

Bien que la volatilité soit généralement moindre que celle des actions cotées, ces instruments restent sensibles aux aléas économiques et nécessitent une approche prudente de la part des investisseurs.

 

Rétractation immobilière : le temps, un facteur clé

Un acquéreur immobilier, M. E, a tenté d’annuler son engagement après avoir signé une promesse d’achat. Cependant, la justice a estimé que son délai de rétractation était dépassé, donnant raison au vendeur et à son mandataire.

Un acquéreur immobilier, M. E, a tenté d’annuler son engagement après avoir signé une promesse d’achat. Cependant, la justice a estimé que son délai de rétractation était dépassé, donnant raison au vendeur et à son mandataire.

 

Les faits : une contestation du délai de rétractation

Le 9 mai 2018, M. J confie la vente de son bien immobilier à une agence via un mandat de vente. Le 28 août 2018, M. E signe une promesse d’achat pour ce bien, l’acte étant notifié par lettre recommandée envoyée le 30 août et réceptionnée le 4 septembre.

 

Selon le Code de la construction et de l’habitation, un acquéreur non professionnel dispose d’un délai de dix jours pour se rétracter, débutant le lendemain de la première présentation de la notification. Ainsi, M. E envoie sa lettre de rétractation le 15 septembre 2018. Cependant, le vendeur considère cette démarche hors délai et saisit la justice.

 

Une interprétation contestée des règles de calcul

La cour d’appel tranche en faveur du vendeur, considérant que le délai expirait le 14 septembre à minuit. En conséquence, M. E est condamné à verser 3.500 euros de dommages-intérêts à l’agence pour refus de finaliser la vente.

 

Estimant une erreur d’interprétation, M. E porte l’affaire devant la Cour de cassation. Il argue que le calcul du délai devait inclure le lendemain de la première présentation du courrier, soit le 5 septembre, ce qui aurait repoussé l’échéance au 15 septembre à minuit.

 

La Cour de cassation confirme le rejet du pourvoi

Dans un arrêt du 19 décembre 2024, la Cour de cassation rejette la demande de M. E. Elle rappelle que les articles L. 271-1 du Code de la construction et de l’habitation et 641 du Code de procédure civile établissent que le jour de notification n’est pas comptabilisé, mais que cette règle ne peut être appliquée deux fois pour prolonger un délai.

 

Ainsi, la cour d’appel avait correctement calculé l’échéance au 14 septembre 2018. La rétractation de M. E, intervenue le 15 septembre, était donc hors délai et invalide.

 

Source : Cour de cassation – Pourvoi n°23-12.652 – 19 décembre 2024

 

Impôt sur le revenu 2025 : les conséquences de la stabilité du barème

Le budget 2025 n’ayant pas été adopté en 2024, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu ne sera pas revalorisé selon le calendrier habituel. Cette situation entraîne plusieurs conséquences fiscales dès le début de l’année 2025.

Le budget 2025 n’ayant pas été adopté en 2024, le barème de calcul de l’impôt sur le revenu ne sera pas revalorisé selon le calendrier habituel. Cette situation entraîne plusieurs conséquences fiscales dès le début de l’année 2025.

 

Un taux de prélèvement à la source inchangé

Les taux de prélèvement à la source (PAS) sont traditionnellement mis à jour en septembre après le traitement des déclarations de revenus. Ainsi, début 2025, ces taux restent inchangés et continueront de refléter les revenus les plus récents déclarés, en attendant les nouveautés fiscales prévues une fois la loi de finances adoptée.

 

Un taux neutre figé temporairement

Les contribuables ayant opté pour un taux neutre voient habituellement leur grille de taux revalorisée chaque mois de janvier. Toutefois, en 2025, la grille actuelle reste en vigueur jusqu’à une éventuelle mise à jour après l’adoption du budget.

 

L’avance de réduction ou crédit d’impôt inchangée

L’avance de réduction ou de crédit d’impôt (RICI) 2025 est calculée sur la base de la déclaration des revenus de 2023, effectuée en 2024. Par conséquent, la non-revalorisation du barème en début d’année n’a pas d’incidence sur le montant versé. L’avance RICI, versée à environ 9 millions de contribuables le 15 janvier, reste conforme aux déclarations précédentes. Ceux n’ayant pas ajusté leurs dépenses éligibles avant le 12 décembre 2024 devront rembourser le trop-perçu après leur déclaration de revenus 2025.

 

Les changements de situation toujours pris en compte

Les contribuables peuvent déclarer un changement de situation en ligne. Si cette modification intervient avant l’adoption de la loi de finances 2025, le taux de prélèvement à la source sera recalculé selon le barème 2024, basé sur les revenus de 2023.

 

 

Travaux financés par un usufruitier : une donation à la loupe

Une récente décision de la Cour de cassation a tranché une question sensible en matière de succession : les travaux financés par un usufruitier peuvent-ils être considérés comme une donation au nu-propriétaire ? Cette affaire met en lumière les implications patrimoniales d’un tel financement.

Une récente décision de la Cour de cassation a tranché une question sensible en matière de succession : les travaux financés par un usufruitier peuvent-ils être considérés comme une donation au nu-propriétaire ? Cette affaire met en lumière les implications patrimoniales d’un tel financement.

 

Usufruit et nue-propriété : rappel des fondamentaux

L’usufruit confère à une personne le droit d’utiliser un bien et d’en percevoir les revenus, tandis que la nue-propriété implique une détention sans usage immédiat. À la disparition de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère l’entière propriété du bien.

 

Un litige familial autour d’une maison rénovée

Mme Z, décédée en 2016, avait transmis la nue-propriété de son patrimoine à ses enfants via une donation-partage en 1992, tout en conservant l’usufruit avec son époux. Parmi ces biens figurait une maison attribuée à sa fille, Mme L. Avant son décès, Mme Z avait financé d’importants travaux sur cette maison, suscitant des tensions entre les héritiers.

 

Des travaux au bénéfice exclusif du nu-propriétaire ?

Mme L contestait toute intention de donation, arguant que certains travaux relevaient des obligations de l’usufruitier. Toutefois, la cour d’appel a estimé que les rénovations dépassaient ces obligations légales, englobant des améliorations significatives comme la mise aux normes électriques, la plomberie et la réfection des façades. Ces investissements ayant exclusivement bénéficié à Mme L, la cour y a vu une libéralité déguisée.

 

Une donation indirecte confirmée par la Cour de cassation

La Cour de cassation a confirmé cette analyse : lorsqu’un usufruitier finance des travaux non obligatoires, ces dépenses peuvent être considérées comme une donation indirecte. En conséquence, Mme L doit rapporter ces sommes à la succession pour garantir une répartition équitable entre les héritiers.

 

Une jurisprudence qui clarifie les obligations de l’usufruitier

Cette décision rappelle qu’un usufruitier ne peut engager librement des dépenses majeures sur un bien sans que celles-ci soient potentiellement requalifiées en donation. Les héritiers doivent donc être vigilants : en cas de travaux substantiels réalisés par un usufruitier, ces sommes pourront être intégrées à la succession afin d’éviter un avantage indu à un seul nu-propriétaire.

 

Source : Arrêt de la Cour de cassation, Chambre civile 1, 23 octobre 2024, n° 22-20.879.

 

Les Français et l’épargne: une relation privilégiée.

Les Français ont préféré placer leur argent sur des produits d’épargne plus rémunérateurs, selon les données publiées par la Banque de France le 4 février.

Fin décembre 2024, le montant total des dépôts à vue s’élevait à 549 milliards d’euros, soit une baisse de 19 milliards par rapport à l’année précédente. Les Français ont préféré placer leur argent sur des produits d’épargne plus rémunérateurs, selon les données publiées par la Banque de France le 4 février.

 

Si cette diminution reste notable, elle est toutefois moins marquée qu’en 2023, où les dépôts à vue avaient chuté de 57 milliards d’euros. Cette tendance traduit un arbitrage des ménages en faveur de solutions plus rentables, comme le Livret A, qui a attiré près de 15 milliards d’euros en 2024, accompagnés de 12,3 milliards d’euros d’intérêts.

 

Une manne gratuite pour les banques

Les comptes courants des particuliers, généralement non rémunérés (0,06 % en moyenne selon la Banque de France), constituent une ressource quasi gratuite pour les banques. En revanche, ces dernières offrent des taux bien plus attractifs aux entreprises, rémunérant leurs dépôts à hauteur de 0,67 % en moyenne, soit onze fois plus.

 

L’ensemble des dépôts bancaires – incluant comptes à terme, livrets réglementés et dépôts à vue – a atteint un niveau record de 1.893 milliards d’euros fin 2024, confirmant l’appétit des ménages pour l’épargne.

 

Un crédit immobilier réservé aux plus aisés

Si les Français ont préféré épargner, l’accès au crédit immobilier est resté compliqué en 2024. Selon Meilleurtaux.com, le profil de l’emprunteur moyen s’est encore enrichi. Avec des revenus mensuels nets de 5 005 euros, en hausse par rapport à 2023 (4 846 euros) et 2021 (4 351 euros), ces emprunteurs se situent bien au-dessus du salaire médian.

 

L’âge moyen de l’emprunteur reste stable à 37 ans, et dans sept cas sur dix, il s’agit d’un primo-accédant. « L’envie d’acheter demeure une priorité, y compris pour les plus jeunes », souligne Maël Bernier, directrice de la communication de Meilleurtaux.com.

 

Moins de crédits accordés malgré une baisse des taux

Malgré la décrue des taux en 2024, le montant moyen emprunté a reculé. L’apport personnel a explosé, atteignant 63 000 euros en moyenne (contre 30 000 euros en médiane). Ce niveau record illustre une fracture croissante entre ménages aisés, capables d’investir, et les autres, contraints d’attendre des conditions plus favorables.

 

En moyenne, les emprunteurs ont obtenu un prêt de 210 848 euros en 2024, contre 222 509 euros en 2023 et 240 089 euros en 2022. La durée moyenne d’emprunt s’établit à 22,3 ans. Cette contraction des montants accordés confirme que l’accès au crédit immobilier demeure restreint, malgré des signaux d’amélioration du marché.

 

Anticiper l’imprévu : Comment mettre en place un mandat de protection future ?

Depuis 2007, le mandat de protection future permet d’organiser la gestion de ses affaires en cas de perte de capacité. Grâce à ce dispositif juridique, toute personne peut anticiper et désigner un mandataire de confiance pour protéger ses intérêts futurs.

Depuis 2007, le mandat de protection future permet d’organiser la gestion de ses affaires en cas de perte de capacité. Grâce à ce dispositif juridique, toute personne peut anticiper et désigner un mandataire de confiance pour protéger ses intérêts futurs.

 

Malgré ses avantages, le mandat de protection future reste peu utilisé. Le Conseil supérieur du notariat recense moins de 1 500 contrats annuels, majoritairement sous forme notariée. Pourtant, ce dispositif offre une solution pragmatique et sécurisée pour anticiper une perte d’autonomie sans passer par une mesure de protection judiciaire contraignante. Face au vieillissement de la population et à la hausse des cas de dépendance, mieux vaut envisager cette option dès maintenant pour assurer une protection efficace de ses intérêts futurs.

 

Préserver ses intérêts avec un cadre juridique adapté

Créé par la loi du 5 mars 2007, le mandat de protection future répond aux préoccupations de nombreux Français face à une éventuelle altération de leurs facultés physiques ou mentales. Ce contrat offre la possibilité aux majeurs et aux mineurs émancipés de choisir à l’avance une ou plusieurs personnes chargées de les représenter le moment venu.

 

Le mandataire, qu’il soit un proche, un professionnel (notaire, avocat) ou une association, assure la gestion des affaires personnelles et patrimoniales du mandant. Sa mission consiste à préserver les biens et à accompagner la vie quotidienne du mandant, par exemple en sélectionnant un établissement de soins ou un logement approprié.

 

Un mandant peut désigner plusieurs mandataires, chacun ayant un rôle distinct : l’un pour les finances et le patrimoine, l’autre pour l’assistance personnelle.

 

Un mandat flexible et adaptable

Le mandat de protection future peut être établi à tout moment, sous réserve que le mandant dispose de toutes ses capacités cognitives lors de la signature. Il ne prend effet qu’après constatation médicale de l’altération des facultés du mandant par un expert habilité.

 

Contrairement à la tutelle ou à la curatelle, qui nécessitent une intervention judiciaire, ce mandat repose sur une démarche volontaire et ajustable en fonction des besoins. Il peut être rédigé sous seing privé ou devant notaire, la seconde option offrant une meilleure sécurité juridique, notamment pour la vente de biens immobiliers.

 

Avant son entrée en vigueur, le mandant peut modifier ou annuler son mandat. De même, le mandataire est libre de renoncer à sa mission. Pour garantir une continuité, des mandataires suppléants peuvent être désignés dès la rédaction du mandat.

 

 

 

Paris : Succès immobilier, qui sont les grands gagnants ?

Les notaires du Grand Paris se veulent rassurants dans leur dernière étude, rappelant que « des plus-values immobilières restent encore généralisées sur dix ans dans tous les arrondissements de la capitale ». Mais derrière cette apparente stabilité, des disparités se dessinent, notamment sur les cinq dernières années, où seuls trois arrondissements parviennent à dégager une plus-value, parfois anecdotique.

Les notaires du Grand Paris se veulent rassurants dans leur dernière étude, rappelant que « des plus-values immobilières restent encore généralisées sur dix ans dans tous les arrondissements de la capitale ». Mais derrière cette apparente stabilité, des disparités se dessinent, notamment sur les cinq dernières années, où seuls trois arrondissements parviennent à dégager une plus-value, parfois anecdotique.

 

Des pertes significatives sur cinq ans

Si la détention moyenne d’un bien immobilier en France s’établit entre huit et neuf ans, l’analyse des évolutions sur cinq ans révèle une toute autre réalité. 

En fin d’année 2024, les reventes après cinq ans affichent une moins-value moyenne de 5,6 %, soit une perte de 31.350 euros pour un appartement de 55 mètres carrés. La crise qui frappe le secteur s’inscrit donc dans le temps, effaçant les gains des dernières années.

Toutefois, sur une décennie, le bilan reste favorable. Un appartement acheté fin 2014 et revendu fin 2024 génère toujours une plus-value moyenne de 78.100 euros, avec une progression des prix de 17,6 %.

 

Les gagnants : 6e, 7e et 8e arrondissements

Trois arrondissements sortent du lot : les 6e, 7e et 8e, qui maintiennent une plus-value même sur cinq ans. Ces quartiers, plus familiaux et classiques, ont été épargnés par la surchauffe qu’ont connue les arrondissements plus populaires entre 2014 et 2019, comme le 9e (+28 %), le 10e (+30 %) ou encore le 18e (+32 %). Cette progression plus modérée leur a permis d’enregistrer une hausse des prix plus récente.

Autre particularité : la taille moyenne des logements joue en leur faveur. Les appartements y sont plus grands (73 à 83 mètres carrés), ce qui influe sur les plus-values calculées.

 

Les perdants : sud et périphérie parisienne en souffrance

Si le 7e arrondissement affiche une plus-value de 40.700 euros en moyenne sur cinq ans, contre 14.600 euros pour le 6e et 4.150 euros pour le 8e, d’autres secteurs plongent dans le rouge.

Les 12e, 14e et 15e arrondissements enregistrent les moins-values les plus lourdes, avec des pertes moyennes de plus de 40.000 euros. Les 9e, 10e, 11e et 20e subissent des décotes comprises entre 20.000 et 30.000 euros. Quant aux arrondissements centraux (du 1er au 4e), au 5e, au 13e et à ceux du 16e au 19e, ils subissent une perte moyenne oscillant entre 30.000 et 40.000 euros.

 

Une capitale en perte de vitesse

Ces chiffres témoignent d’un retournement du marché immobilier parisien. Loin de la flambée des prix observée dans les années 2010, la capitale subit désormais un écrasement des valeurs, qui pèse sur la rentabilité des investissements immobiliers. Le temps où acheter à Paris était une garantie de plus-value semble bien révolu, du moins sur des durées courtes.

 

Assurance décès vs Assurance obsèques : Comprendre leurs différences clés

Si de nombreuses personnes assimilent encore l’assurance décès à l’assurance obsèques, ces deux formules ne répondent pourtant pas aux mêmes besoins.

Si de nombreuses personnes assimilent encore l’assurance décès à l’assurance obsèques, ces deux formules ne répondent pourtant pas aux mêmes besoins. L’assurance obsèques est spécifiquement conçue pour anticiper et financer ses funérailles, tandis que l’assurance décès vise à offrir un capital ou une rente aux proches du défunt. Comprendre leurs différences permet de choisir le contrat le plus adapté à sa situation et à ses attentes.
 

L’assurance obsèques : un moyen d’anticiper les frais de funérailles
Organiser des obsèques représente une charge financière non négligeable. Selon une étude Simplifia/Silver Alliance, le coût moyen s’élève à 4 730 euros, un montant que peu de familles peuvent assumer sans difficulté. Souscrire une assurance obsèques permet de s’assurer que cette dépense ne pèsera pas sur ses proches et que ses volontés seront respectées.
 

Deux formules existent. Le contrat en capital prévoit le versement d’une somme d’argent à un bénéficiaire désigné. Ce dernier utilisera ce capital pour régler les frais d’obsèques et s’occuper des démarches administratives. Le contrat en prestations va plus loin : il permet non seulement de garantir le financement des funérailles, mais aussi d’en organiser les détails à l’avance. L’assuré choisit l’entreprise de pompes funèbres, les prestations souhaitées et peut même préciser ses volontés quant à la cérémonie ou à la sépulture. Le capital est directement versé à l’opérateur funéraire, qui est tenu par la loi de respecter les dispositions prévues au contrat.
 

L’assurance décès : une protection financière pour les proches
L’assurance décès fonctionne différemment. Il s’agit d’un contrat de prévoyance destiné à protéger financièrement les bénéficiaires désignés. En cas de disparition de l’assuré, ces derniers perçoivent un capital ou une rente leur permettant de faire face aux conséquences économiques du décès. Contrairement à l’assurance obsèques, cette somme n’est pas nécessairement affectée aux funérailles. Les proches peuvent l’utiliser librement, par exemple pour couvrir les droits de succession, maintenir leur niveau de vie ou encore honorer les mensualités d’un crédit immobilier.
 

Selon les modalités souscrites, l’assurance décès peut également inclure des garanties supplémentaires. Certaines formules prévoient par exemple un doublement du capital en cas de décès accidentel, le versement d’une rente au conjoint survivant, ou encore une allocation spécifique pour financer les études des enfants.
 

On distingue par ailleurs deux types d’assurance décès. L’assurance temporaire est souscrite pour une durée déterminée, généralement dans le cadre d’un prêt immobilier. Si le décès survient pendant la période couverte, les bénéficiaires perçoivent le capital prévu. Dans le cas contraire, les cotisations versées sont perdues, ce qui explique pourquoi cette formule est souvent qualifiée de contrat « à fonds perdus ». À l’inverse, l’assurance décès vie entière garantit le versement du capital à tout moment, quelle que soit la date de décès de l’assuré.
 

Quel contrat choisir selon ses besoins ?
Le choix entre assurance décès et assurance obsèques repose avant tout sur les attentes de l’assuré et les besoins de sa famille. L’assurance décès s’adresse principalement à ceux qui souhaitent garantir à leurs proches une protection financière en cas de disparition prématurée. Elle est particulièrement recommandée aux personnes qui assurent la majorité des revenus du foyer et souhaitent éviter que leur décès ne mette leurs proches en difficulté.
 

L’assurance obsèques, quant à elle, est idéale pour ceux qui veulent s’assurer que leurs funérailles seront financées et organisées selon leurs souhaits, sans que leur famille ait à s’en préoccuper. Ce contrat permet non seulement de couvrir les frais, mais aussi de déléguer l’organisation des obsèques à un prestataire défini à l’avance, évitant ainsi aux proches d’avoir à prendre des décisions difficiles dans un moment douloureux.
Souscrire l’un de ces contrats demande une réflexion approfondie. Il est essentiel de comparer les offres disponibles, de bien analyser les garanties proposées et d’anticiper l’évolution des cotisations. Plus la souscription est réalisée tôt, plus le coût des cotisations peut être lissé dans le temps, rendant ces solutions plus accessibles.
 

Un choix avant tout personnel
Si assurance décès et assurance obsèques peuvent parfois se recouper dans leur finalité, elles répondent à des besoins distincts. La première vise à offrir un soutien financier aux proches, tandis que la seconde se concentre sur l’organisation et le financement des funérailles. Comprendre ces différences permet de mieux anticiper l’avenir et d’offrir à ses proches la sérénité nécessaire dans un moment difficile.
 

Immobilier francilien : la stabilisation en ligne de mire après deux ans de recul

Après une période de forte contraction, le marché immobilier résidentiel ancien en Île-de-France semble amorcer une phase de stabilisation, bien que les volumes de ventes restent faibles.

Après une période de forte contraction, le marché immobilier résidentiel ancien en Île-de-France semble amorcer une phase de stabilisation, bien que les volumes de ventes restent faibles. 

 

Selon les dernières données des Notaires du Grand Paris, les transactions continuent de se maintenir à un niveau bas, tandis que la baisse des prix se modère progressivement.

 

Des ventes en berne, mais une stabilisation en vue

Entre septembre et novembre 2024, 27 520 logements anciens ont été vendus en Île-de-France, soit une baisse modérée de 1 % sur un an. Si le volume des transactions reste inférieur de 30 % à celui de 2022, certaines tendances semblent indiquer un ralentissement du recul. Notamment, la vente de maisons affiche une progression de 5 %, contre un repli de 3 % pour les appartements.

 

Les dynamiques varient selon les territoires : la Grande Couronne voit ses ventes progresser de 3 %, tandis que la Petite Couronne et Paris enregistrent encore des baisses pour les appartements (-4 % et -5 % respectivement). La tendance s’explique en partie par l’amélioration des conditions d’accès au crédit immobilier, avec des taux en légère baisse, offrant un peu de répit aux acquéreurs.

 

Une modération des baisses de prix

Sur un an, les prix des logements anciens en Île-de-France ont reculé de 4,1 %. Le prix moyen des appartements atteint 6 120 €/m² (-3,8 %), tandis que celui des maisons s’établit à 328 400 € (-4,7 %). À Paris, le prix moyen des appartements s’est stabilisé autour de 9 460 €/m², avec une baisse annuelle de 4,2 %. Toutefois, les avant-contrats suggèrent un rebond à 9 500 €/m² en mars 2025, laissant entrevoir une relative stabilisation des valeurs.

Les perspectives diffèrent selon les zones : en Petite et Grande Couronne, les prix des appartements devraient se maintenir à des niveaux quasi stables en 2025 (-0,8 % et +0,4 % respectivement). Pour les maisons, les variations de prix restent plus marquées, notamment en Petite Couronne (-2,3 % anticipé en mars 2025).

 

Quelles perspectives pour 2025 ?

L’évolution du marché immobilier francilien dépendra largement de plusieurs facteurs externes, notamment le pouvoir d’achat des ménages, la confiance des acheteurs et les politiques publiques en matière de logement. Si la baisse des taux de crédit et l’ajustement des prix commencent à redonner du souffle aux acquéreurs, il reste à voir si cette tendance se confirmera sur le long terme.

 

Avec des volumes de ventes encore bien en dessous de leur niveau d’avant-crise, le marché immobilier francilien semble entrer dans une nouvelle phase, celle de l’adaptation à un environnement économique et réglementaire en mutation.