Budget 2026 : le débat houleux sur les niches fiscales enflamme la France

Alors que le gouvernement cherche à économiser 40 milliards d’euros pour boucler le budget 2026, la réduction des niches fiscales revient au cœur des débats. Perçues comme des leviers d’économies potentiels, elles se heurtent pourtant à une forte réticence de l’opinion. Un sondage exclusif réalisé par YouGov pour MoneyVox révèle le scepticisme persistant des Français face à ces coupes fiscales.

Alors que le gouvernement cherche à économiser 40 milliards d’euros pour boucler le budget 2026, la réduction des niches fiscales revient au cœur des débats. Perçues comme des leviers d’économies potentiels, elles se heurtent pourtant à une forte réticence de l’opinion. Un sondage exclusif réalisé par YouGov pour MoneyVox révèle le scepticisme persistant des Français face à ces coupes fiscales.
 

Interrogés sur les niches fiscales les plus coûteuses, les sondés peinent à se prononcer clairement. Moins d’un Français sur deux se dit favorable à la suppression d’une des six niches fiscales présentées, comme l’exonération des heures supplémentaires ou les réductions d’impôt liées aux dons. Un tiers ne souhaite en supprimer aucune et près d’un cinquième avoue ne pas savoir laquelle cibler. Pour Maxime Chipoy, président de MoneyVox, ce flou traduit une réalité bien connue : chaque niche a ses défenseurs. « L’adage “dans chaque niche fiscale, il y a un chien qui mord” se confirme. Supprimer une niche revient à augmenter un impôt, ce qui suscite forcément peu d’enthousiasme », souligne-t-il.
 

La suppression de l’abattement de 10 % sur les pensions de retraite, souvent évoquée comme piste d’économies, est particulièrement impopulaire. D’après le sondage, 65 % des Français y sont opposés. Cette résistance est massive chez les plus de 55 ans, mais elle s’étend également aux générations plus jeunes. Chez les 25-34 ans, par exemple, seuls 37 % y seraient favorables. Un phénomène qui surprend Maxime Chipoy, qui y voit une forme de solidarité intergénérationnelle, alors même que les retraités français disposent souvent d’un niveau de vie supérieur à celui des actifs.
 

Les micro-niches en vue

Le gouvernement envisage également de s’attaquer aux micro-niches, ces dispositifs bénéficiant à moins de 100 contribuables. Parmi celles évoquées dans l’enquête, seules deux recueillent environ 30 % d’avis favorables à leur suppression : l’étalement de l’imposition des primes versées aux athlètes olympiques et l’exonération accordée aux agents du ministère de la Défense dans le cadre de départs volontaires. Les autres niches, telles que l’exonération liée au Plan d’épargne avenir climat ou les avantages fiscaux accordés aux successions de policiers ou douaniers décédés en mission, ne suscitent que peu d’hostilité. Là encore, une part importante des sondés préfère ne pas se prononcer ou refuse de toucher à ces avantages fiscaux.
 

Pour Maxime Chipoy, cette hésitation n’est pas surprenante. Les micro-niches sont souvent peu connues du grand public et apparaissent comme des exceptions justifiables. Elles représentent toutefois un coût de gestion important pour l’administration fiscale. À défaut d’un consensus sur leur suppression, la question de leur efficacité et de leur rationalisation reste posée.
 

Le marché de l’art haut de gamme en pleine récession à l’échelle mondiale.

Selon le rapport Art Basel & UBS Art Market Report 2025, les ventes mondiales d’œuvres d’art ont reculé de 12 % en 2024, atteignant 57,5 milliards de dollars. En cause : un essoufflement du marché haut de gamme, malgré la vitalité des segments plus abordables.

Selon le rapport Art Basel & UBS Art Market Report 2025, les ventes mondiales d’œuvres d’art ont reculé de 12 % en 2024, atteignant 57,5 milliards de dollars. En cause : un essoufflement du marché haut de gamme, malgré la vitalité des segments plus abordables.

Après une forte reprise post-pandémie jusqu’en 2022, le marché mondial de l’art connaît un second coup d’arrêt. En 2024, selon le rapport annuel publié par Art Basel et UBS, les ventes globales ont reculé de 12 %, pour s’établir à 57,5 milliards de dollars. Ce repli est largement attribué à la contraction des ventes d’œuvres très haut de gamme, qui avaient jusqu’ici soutenu les valeurs globales du marché.
 

Un marché en valeur qui recule, mais un volume d’activité en hausse
Ce ralentissement ne reflète pas une baisse générale de l’activité. Le nombre de transactions a progressé de 3 %, pour atteindre 40,5 millions de ventes dans le monde. Ce dynamisme s’explique par la montée en puissance du segment des œuvres plus abordables, qui attirent un public élargi chez les marchands comme dans les maisons de vente. À l’inverse, les grandes ventes phares et records de prix, habituels moteurs médiatiques et financiers, ont marqué le pas.
 

Les ventes aux enchères publiques en net recul, le privé en progression
Les ventes aux enchères publiques ont connu une chute sévère, avec une baisse de 25 % en valeur, tandis que les galeries et marchands ont vu leur chiffre d’affaires reculer de 6 %. En revanche, les ventes privées organisées par les maisons d’enchères, moins exposées à la spéculation et à la volatilité, ont progressé de 14 % sur un an. Ce glissement des transactions vers des circuits plus discrets témoigne d’un climat de prudence chez les acheteurs, notamment pour les montants les plus élevés.
 

Les États-Unis conservent leur leadership, la Chine chute lourdement
Malgré une baisse de 9 %, les États-Unis confirment leur domination sur le marché mondial avec 24,8 milliards de dollars de ventes, représentant 43 % de part de marché, en hausse d’un point par rapport à 2023. Le Royaume-Uni, avec 10,4 milliards de ventes (soit 18 % du marché), reprend la deuxième place, profitant du repli de la Chine.
 

Le choc est en effet brutal du côté de l’Asie. Après un rebond en 2023, le marché chinois (incluant Hong Kong et la Chine continentale) s’est effondré de 31 % en 2024, pour tomber à 8,4 milliards de dollars, son niveau le plus bas depuis 2009. Cette baisse s’explique par un contexte économique morose, marqué par un ralentissement généralisé, la crise de l’immobilier et une confiance vacillante des acheteurs fortunés.
 

En Europe, les ventes en France ont diminué de 10 %, à 4,2 milliards de dollars, ce qui permet toutefois à l’Hexagone de conserver sa 4e place mondiale avec une part stable de 7 % du marché. À l’échelle de l’Union européenne, les ventes ont globalement reculé de 8 %, à 8,3 milliards de dollars.
 

L’e-commerce s’installe durablement, mais loin des sommets de la pandémie
Les ventes en ligne ont baissé de 11 %, à 10,5 milliards de dollars en 2024. Si cette performance est inférieure à celle des quatre années précédentes, elle reste 76 % supérieure à celle de 2019, juste avant la pandémie. La part de l’e-commerce dans les ventes totales se stabilise à 18 %, loin du pic de 25 % atteint en 2020, mais le double des niveaux observés avant la crise sanitaire. Cela témoigne d’un ancrage durable des canaux numériques dans les habitudes d’achat d’art, sans toutefois supplanter les ventes physiques.

Source : Art Basel & UBS Art Market Report 2025, rédigé par Arts Economics, publié en mars 2025.
 

Patrimoine 2025 : astuces pour réduire vos impôts

Face à une fiscalité patrimoniale toujours plus complexe, les stratégies d’optimisation exigent une connaissance fine des règles en vigueur. Voici les évolutions majeures à maîtriser pour protéger et valoriser son patrimoine.

Face à une fiscalité patrimoniale toujours plus complexe, les stratégies d’optimisation exigent une connaissance fine des règles en vigueur. Voici les évolutions majeures à maîtriser pour protéger et valoriser son patrimoine.
 

Une stabilité apparente du barème, mais une pression fiscale réelle
Si le barème progressif de l’impôt sur le revenu ne subit pas de bouleversement en 2025, les dispositifs de plafonnement du quotient familial et de limitation des avantages fiscaux continuent de restreindre les marges de manœuvre des contribuables. Le plafonnement global des niches fiscales reste fixé à 10 000 euros (hors dispositifs spécifiques), ce qui impose de hiérarchiser ses investissements défiscalisants.
 

Immobilier : arbitrer entre location nue et location meublée
Le régime fiscal applicable aux revenus immobiliers fait une nette distinction entre location nue et location meublée. En location nue, les revenus sont imposés dans la catégorie des revenus fonciers, avec une possibilité d’option pour le régime réel ou le micro-foncier sous conditions.
 

La location meublée, au contraire, relève des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), permettant d’amortir le bien et les équipements, réduisant ainsi sensiblement la base imposable. Le choix du régime fiscal est stratégique, d’autant plus que la fiscalité des plus-values immobilières impose une durée de détention de 30 ans pour obtenir une exonération totale, assortie d’un abattement progressif pour durée de détention.
 

À noter également : une surtaxe spécifique s’applique aux plus-values immobilières supérieures à 50 000 euros, avec un barème allant de 2 à 6 %.
 

Assurance-vie : l’impact décisif de la date des primes
L’assurance-vie demeure un pilier de la gestion patrimoniale, mais la fiscalité applicable aux rachats dépend désormais de la date des versements. Les primes versées avant le 27 septembre 2017 bénéficient d’un régime fiscal plus favorable que celles versées après cette date.
 

Des simulations montrent qu’à rendement constant (5 % annuel) et pour des rachats annuels de 100 000 euros, le montant de l’impôt total sur 15 ans diffère sensiblement : 149 421 euros pour les primes antérieures contre 156 501 euros pour les primes postérieures. Soit un différentiel d’imposition de près de 7 000 euros, uniquement lié à la date de versement.
 

IFI : un contrôle accru sur la valeur du patrimoine
L’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) conserve sa structure principale : il concerne les patrimoines immobiliers nets supérieurs à 1,3 million d’euros. Cependant, l’administration fiscale renforce ses contrôles sur la valorisation des biens et l’éligibilité des passifs déductibles.
 

Le dispositif de plafonnement de l’IFI reste en vigueur : il limite le cumul de l’IFI et de l’impôt sur le revenu à 75 % des revenus perçus. Le guide rappelle néanmoins que certains passifs, notamment les prêts intrafamiliaux sans justification économique, peuvent être exclus du calcul du patrimoine net taxable.
 

Transmission : efficacité renforcée des mécanismes classiques
Les stratégies de transmission patrimoniale s’appuient toujours sur des outils éprouvés comme le démembrement de propriété, qui permet d’alléger la base taxable lors de donations ou successions.
En assurance-vie, le seuil d’exonération de 152 500 euros par bénéficiaire (pour les primes versées avant 70 ans) reste l’un des leviers majeurs d’optimisation successorale. Le guide souligne également les régimes spécifiques en faveur des cessions de PME sous certaines conditions, et l’exonération partielle applicable aux dirigeants prenant leur retraite.

En conclusion : une année 2025 sous le signe de la technicité
Si la fiscalité 2025 n’apporte pas de rupture brutale, elle impose aux contribuables un niveau de vigilance technique élevé. Choix du régime locatif, stratégie de rachat en assurance-vie, optimisation de l’IFI et préparation de la transmission nécessitent une analyse précise pour limiter l’impact fiscal et sécuriser ses projets patrimoniaux. Dans ce contexte, une revue attentive de sa situation patrimoniale apparaît plus que jamais indispensable.

 

2025, une année décisive pour les investissements immobiliers locatifs ?

Après plusieurs années de désaffection, l’investissement locatif pourrait bien signer son grand retour en 2025. En cause : un contexte de marché plus favorable, entre correction des prix, amélioration des conditions de crédit et tensions sur le marché locatif.

Après plusieurs années de désaffection, l’investissement locatif pourrait bien signer son grand retour en 2025. En cause : un contexte de marché plus favorable, entre correction des prix, amélioration des conditions de crédit et tensions sur le marché locatif. 

 

L’équipe scientifique de SeLoger livre son analyse et identifie les villes offrant les meilleures opportunités d’investissement dans un deux-pièces de 40 m².
 

Une rentabilité brute en forte progression
Les chiffres sont sans appel. En France, la rentabilité locative brute s’établit désormais à 5,2 % en moyenne début 2025, contre 4,6 % en juillet 2022. Une progression de 13 % en trois ans qui redonne de l’appétit aux investisseurs.
Paris, longtemps déserté par les acquéreurs en quête de rendement, voit également sa rentabilité brute s’améliorer, passant de 3,3 % en 2022 à 4,1 % en 2025, soit un bond de 0,8 point de pourcentage. « Cette dynamique s’explique principalement par un phénomène de report : la forte hausse des taux d’intérêt a exclu de nombreux ménages de l’accession à la propriété, alimentant ainsi la demande locative », analyse SeLoger.
 

Dans un marché où l’achat devient plus difficile pour les primo-accédants, les investisseurs locatifs retrouvent un rôle clé pour répondre aux besoins de logement.
 

L’apport nécessaire recule : un signal encourageant
Entre 2020 et 2023, l’apport personnel moyen exigé pour investir dans un appartement de 40 m² s’était envolé, passant de 46 000 € à 80 000 €, sous l’effet combiné de la flambée des prix et de la hausse des taux d’emprunt.
 

En 2025, la tendance s’inverse légèrement : l’apport nécessaire redescend à environ 70 000 € en moyenne. La baisse des prix immobiliers, conjuguée à un début d’assouplissement des conditions de financement, redonne un peu d’oxygène aux candidats investisseurs.
Ce recul, certes modéré, constitue un signal positif pour le marché : avec un moindre effort initial, il devient plus accessible de réaliser un investissement locatif autofinancé, à condition de bien choisir son emplacement.
 

Où investir sans apport initial en 2025 ?
Pour les investisseurs les plus ambitieux, l’objectif est clair : acquérir un bien qui s’autofinance totalement, c’est-à-dire dont les loyers couvrent intégralement les charges et le remboursement du crédit, sans nécessiter d’apport initial.
Selon l’analyse de SeLoger, cinq villes françaises de plus de 30 000 habitants se démarquent en 2025 :
• Châlons-en-Champagne : le prix d’acquisition moyen pour un 40 m² (frais inclus) y est particulièrement accessible, autour de 66 752 €. Un ticket d’entrée faible combiné à un bon rendement.
• Limoges : avec un taux de rentabilité brute de 8,4 %, la préfecture de Haute-Vienne attire de plus en plus d’investisseurs à la recherche de rendement élevé.
• Évry : cette commune d’Île-de-France affiche une rentabilité brute de 7,6 %, portée par une forte demande locative étudiante et familiale.
• Niort : la capitale des mutuelles présente un rendement de 7,2 % pour des prix au mètre carré encore contenus.
• Poitiers : forte d’une population étudiante dynamique, Poitiers propose une rentabilité brute moyenne de 6,7 %, combinant accessibilité et stabilité locative.
 

Une approche méthodique pour investir intelligemment
Pour établir ce palmarès, l’équipe scientifique de SeLoger a croisé trois indicateurs clés :
1. La rentabilité brute, pour mesurer le rendement locatif potentiel.
2. L’apport nécessaire pour atteindre l’autofinancement.
3. L’indice de risque économique local, afin d’évaluer la résilience économique des villes face aux aléas économiques.
 

Ce triple filtre permet d’identifier les territoires où l’investissement offre le meilleur compromis entre rendement, accessibilité financière et solidité économique. Une approche méthodique indispensable dans un contexte où, malgré la correction des prix, tous les marchés ne se valent pas.
 

Un contexte propice, mais une sélection rigoureuse indispensable
Si le marché de l’investissement locatif retrouve des couleurs en 2025, la prudence reste de mise. L’écart se creuse entre des marchés secondaires attractifs, où les prix restent abordables et les loyers solides, et certaines grandes métropoles où la pression réglementaire (encadrement des loyers, contraintes énergétiques) pèse encore sur la rentabilité.
 

Autre défi : la qualité du bien acheté. Dans un contexte de transition énergétique, les logements énergivores (classés F ou G) pourraient voir leur valeur chuter, notamment en raison des interdictions progressives de location. Le choix du bien immobilier – son état, sa localisation, son potentiel de revalorisation – est plus que jamais déterminant.
 

« Le retour de la rentabilité locative est une excellente nouvelle pour les investisseurs. Mais pour sécuriser leur investissement, ils doivent être plus exigeants que jamais sur le choix de l’emplacement, la qualité énergétique du bien et la solidité de la demande locative locale », rappelle SeLoger.
 

Nue-propriété : L’avenir de l’investissement immobilier

La loi de finances pour 2025 a rebattu les cartes du marché immobilier locatif. Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), longtemps considéré comme la dernière véritable niche fiscale, a perdu une grande partie de son attrait.

La loi de finances pour 2025 a rebattu les cartes du marché immobilier locatif. Le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), longtemps considéré comme la dernière véritable niche fiscale, a perdu une grande partie de son attrait. 

 

Désormais, l’investissement en nue-propriété se présente comme une alternative séduisante pour les investisseurs en quête de rendement et de sécurité patrimoniale.
 

La fin de l’âge d’or du LMNP
Jusqu’à récemment, le LMNP permettait aux particuliers d’amortir la valeur du bien, des meubles et des travaux, réduisant ainsi considérablement l’imposition sur les loyers sans impacter le calcul de la plus-value à la revente. Cette mécanique fiscale avantageuse est désormais obsolète : « Les amortissements sont désormais imputés sur le prix d’acquisition, ce qui augmente mécaniquement la base taxable », explique Igal Natan, directeur associé de Renée Costes.
 

La plus-value est calculée sur la différence entre le prix de vente et le prix d’achat, amputé des amortissements pratiqués. Résultat : la fiscalité grimpe, avec une imposition combinée à 34,5 % (19 % d’impôt sur le revenu et 15,5 % de prélèvements sociaux). Si une exonération existe, elle n’intervient qu’après 22 ans de détention pour l’IR, et 30 ans pour les prélèvements sociaux. Un horizon lointain, peu compatible avec les stratégies de nombreux investisseurs.
 

La nue-propriété, une alternative en plein essor
Face à ce durcissement, l’investissement en nue-propriété connaît un regain d’intérêt. « Depuis le vote de la loi de finances et les modifications affectant le LMNP, nous observons une nette augmentation des demandes sur la nue-propriété. Mais ce phénomène est en réalité enclenché depuis 6 ou 7 ans, en raison du matraquage fiscal sur l’immobilier », souligne Igal Natan.
 

À la différence du LMNP, qui génère des revenus locatifs immédiats, la nue-propriété repose sur un modèle radicalement différent : acheter un bien décoté, sans gestion locative, sans fiscalité intermédiaire, et avec une perspective de valorisation importante sur le long terme.
 

En acceptant de renoncer temporairement aux revenus (fructus) et à l’usage (usus) du bien, le nu-propriétaire acquiert seulement la nue-propriété (abusus), à un prix largement réduit. « L’intégralité des loyers futurs est perçue immédiatement sous forme de réduction sur le prix d’achat. Concrètement, on peut acheter pour 150 000 à 200 000 euros la nue-propriété d’un bien valorisé à 300 000 euros en pleine propriété », illustre Igal Natan.
 

Dans ce montage, le vendeur, souvent un senior, conserve l’usage du bien via un droit d’usage et d’habitation (DUH) ou un usufruit, tout en percevant un capital versé lors de la signature chez le notaire.
 

Gestion simplifiée et fiscalité allégée
Outre la décote à l’achat, la nue-propriété présente d’autres atouts majeurs pour l’investisseur : absence de gestion locative (pas de recherche de locataires, pas de risque d’impayé ni de vacance locative) et transfert des charges courantes et taxes sur l’occupant senior.
 

Fiscalement, les avantages sont nombreux : le nu-propriétaire n’étant pas bénéficiaire de revenus locatifs, il échappe à l’impôt sur les revenus fonciers. L’impact sur l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) est également optimisé selon la structuration du contrat. Même les frais d’acquisition (DMTO, émoluments du notaire) sont calculés sur la valeur décotée, réduisant d’autant le coût total de l’opération.
 

LMNP ou nue-propriété : deux stratégies pour deux profils d’investisseurs
En définitive, le choix entre LMNP et nue-propriété dépend des objectifs et de la situation financière de l’investisseur. Le LMNP reste adapté à ceux qui recherchent un revenu immédiat et acceptent les aléas locatifs. 

À l’inverse, la nue-propriété s’adresse aux investisseurs souhaitant préparer leur retraite, organiser une transmission patrimoniale ou simplement faire croître leur capital sans souci de gestion.
« La nue-propriété est un placement patrimonial de long terme. Elle nécessite une trésorerie importante à l’acquisition, mais elle offre un rendement net de toute fiscalité et de tout risque locatif », résume Igal Natan.
 

Petit rappel des fondamentaux :
• Nu-propriétaire : détient les murs sans droit d’usage ni de location.
• Usufruitier : conserve l’usage du bien ou perçoit les loyers.
• Usus : droit d’usage.
• Fructus : droit de percevoir les revenus du bien.
• Abusus : droit de disposer du bien.
 

Assurance-vie : La liberté du souscripteur sur sa succession

Le titulaire d’un contrat d’assurance-vie conserve une liberté essentielle jusqu’à son décès : celle de modifier la clause bénéficiaire, sauf acceptation préalable par l’un des bénéficiaires.

Le titulaire d’un contrat d’assurance-vie conserve une liberté essentielle jusqu’à son décès : celle de modifier la clause bénéficiaire, sauf acceptation préalable par l’un des bénéficiaires. 

 

C’est ce que vient de rappeler la Cour de cassation dans un arrêt important du 3 avril 2025 (23-13.803), opérant au passage un revirement jurisprudentiel majeur.
 

Une affaire familiale aux lourdes conséquences
Les faits remontent aux années 1998 et 2004. M. X souscrit alors, au profit de son épouse, deux contrats d’assurance-vie auprès de la Caisse d’Épargne, gérés par la société Ecureuil, ultérieurement absorbée par CNP Assurances.
 

En mai 2014, à l’âge de 84 ans, M. X modifie les clauses bénéficiaires de ses contrats : il désigne J, l’une de ses dix enfants, bénéficiaire unique du capital. J, en situation de handicap, est titulaire d’une pension d’invalidité.
Quelques mois plus tard, en janvier 2015, M. X change de nouveau d’avis : il désigne son fils aîné, A, bénéficiaire de la moitié du capital, tandis que ses autres enfants, dont J, doivent se partager l’autre moitié.
 

Quand l’assureur découvre l’erreur… après le décès
À son décès en 2019, la CNP Assurances, ignorant les modifications de 2015, verse la totalité du capital — soit 222 000 euros — à J, conformément aux informations initiales. Celle-ci utilise une partie des fonds.
Mais en 2020, la CNP découvre l’existence des avenants de 2015, restés dans les archives de la Caisse d’Épargne sans avoir été transmis à ses services. La compagnie réclame alors le remboursement du capital versé à tort.
 

Première lecture juridique : l’exigence de notification à l’assureur
J, soutenue par son avocate Me Christelle Elgart, refuse de restituer les fonds. Leur argument repose sur une jurisprudence ancienne de la Cour de cassation (13 juin 2019, 18-14.954) : une modification de la clause bénéficiaire, par avenant ou lettre simple, n’était valable que si elle avait été portée à la connaissance de l’assureur avant le décès.
 

Les juges d’appel de Bastia suivent ce raisonnement : les avenants de 2015 étant « privés d’effet », J conserve l’intégralité du capital.
 

Un revirement de la Cour de cassation en 2025
Mais la CNP saisit la Cour de cassation, arguant que cette solution méconnaît l’article L132-8 du Code des assurances, qui n’exige aucune notification préalable pour la validité de la désignation bénéficiaire.
 

Dans son arrêt du 3 avril 2025, la haute juridiction opère un revirement complet :
« Pour être valable, la modification du bénéficiaire n’exige pas qu’elle soit portée à la connaissance de l’assureur avant le décès. Il suffit que la volonté du souscripteur soit exprimée de manière certaine et non équivoque. »
 

L’affaire est renvoyée devant la cour d’appel de Nîmes. Les juges devront vérifier deux éléments :
• si M. X était pleinement capable juridiquement au moment de signer les avenants,
• si ses modifications exprimaient sans ambiguïté sa volonté.
Si ces deux conditions sont remplies, J devra rembourser les 222 000 euros reçus.
Une responsabilité possible de la banque distributrice
 

En parallèle, Me Elgart envisage d’engager la responsabilité de la Caisse d’Épargne pour n’avoir pas transmis les avenants aux services de la CNP. Objectif : obtenir que la banque indemnise sa cliente pour les sommes déjà utilisées et difficilement récupérables.
 

Les Français et les frais bancaires : une relation de confiance à construire.

À l’approche des vacances de mai, nombreux sont les Français qui utiliseront leur carte bancaire à l’étranger. Mais savent-ils vraiment combien leur coûte chaque paiement hors zone euro ?

À l’approche des vacances de mai, nombreux sont les Français qui utiliseront leur carte bancaire à l’étranger. Mais savent-ils vraiment combien leur coûte chaque paiement hors zone euro ?
 

Selon une étude OpinionWay pour Wise, entreprise spécialisée dans les paiements internationaux, 88 % des Français ne font pas totalement confiance aux informations communiquées par leur banque concernant les frais appliqués.
 

Un langage bancaire jugé complexe et opaque
La première cause du malaise est linguistique.
91 % des sondés estiment que les banques utilisent un langage complexe pour expliquer leurs frais. La moitié (50 %) considère même que les informations fournies sont rarement, voire jamais claires.
Cette opacité a des conséquences émotionnelles fortes : 83 % des clients rapportent avoir ressenti frustration, colère ou confusion en tentant de comprendre leurs frais bancaires. Seuls 23 % déclarent s’être sentis satisfaits de leur expérience.
 

Les paiements internationaux dans le viseur
Les transactions en devises étrangères concentrent les principales inquiétudes.
• 51 % des Français doutent de la transparence de leur banque sur les frais appliqués lors des paiements et transferts internationaux.
• 58 % déclarent avoir déjà payé des frais jugés trop élevés pour une opération à l’étranger, souvent sans en avoir été avertis au préalable.
En 2025, les frais cachés sur les paiements internationaux devraient coûter environ 1,8 milliard d’euros aux consommateurs français, selon une analyse commanditée par Wise et réalisée par Edgar, Dunn & Company.
 

Une inertie forte malgré la défiance
Malgré cette défiance, 66 % des clients estiment qu’il serait trop contraignant de changer de banque uniquement pour éviter ces frais.
 

De plus, seuls 11 % des Français ont pris le temps de comparer en détail les grilles tarifaires avant de choisir leur banque, les laissant exposés aux pratiques opaques.
 

Julie Arnoux, Directrice commerciale France chez Wise, dénonce : « Le manque de transparence permet encore aux banques de générer des profits injustifiés au détriment des consommateurs. Il est urgent de renforcer la réglementation pour garantir une information claire et exhaustive. »

 

Immobilier, actions, obligations : 40 ans de performances comparées

L’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF) publie en avril 2025 une nouvelle édition de son étude emblématique sur 40 ans de performances comparées.

L’Institut de l’Épargne Immobilière et Foncière (IEIF) publie en avril 2025 une nouvelle édition de son étude emblématique sur 40 ans de performances comparées. 

 

L’objectif : positionner l’immobilier par rapport aux autres classes d’actifs financiers, en termes de rendement et de risque, dans un environnement macroéconomique profondément bouleversé ces cinq dernières années.
 

Un environnement macroéconomique inédit
La période 1984-2024 couvre une ère marquée par la globalisation financière, une tendance désinflationniste et une baisse continue des taux d’intérêt. Mais depuis 2019, les fondamentaux ont changé : crise sanitaire, guerre en Ukraine, choc énergétique, inflation durablement plus élevée, déglobalisation et crise climatique viennent redessiner le paysage.
Ces mutations structurelles ont profondément affecté la dynamique des différentes classes d’actifs.
 

Performances sur 5, 15, 30 et 40 ans : une lecture contrastée
 

Sur 5 ans (2019-2024)
• L’Or domine avec la meilleure performance.
• Les placements immobiliers affichent des résultats hétérogènes :
➔ -7,3 % pour les foncières cotées,
➔ +6,2 % pour l’immobilier industriel/logistique.
• Beaucoup de produits (SCPI, logements parisiens, Livret A, monétaire, obligations) offrent un rendement réel inférieur à l’inflation.
 

Sur 15 ans (2009-2024)
• L’immobilier direct reste robuste avec des TRI entre 4,5 % et 5,5 % par an.
• Les SCPI suivent une trajectoire proche de celle des bureaux.
• Les produits obligataires affichent des performances faibles ou négatives, impactant les fonds diversifiés comme les OPCI.
 

Sur 30 ans (1994-2024)
• Le logement en France et les foncières cotées livrent des performances proches de 10 % par an.
• Les actions restent très performantes sur la période.
• L’immobilier non coté sous-performe légèrement face aux autres formes d’investissement immobilier.
 

Sur 40 ans (1984-2024)
• Les actions restent le placement le plus performant à long terme.
• L’immobilier affiche des rendements compris entre 7,5 % et 10 % selon les segments.
• Le logement parisien tire son épingle du jeu, avec un TRI supérieur à 10 %.
 

Le couple rendement-risque : un positionnement toujours attractif pour l’immobilier
Sur l’ensemble de la période, l’immobilier se positionne entre les actions (plus risquées et plus rentables) et les obligations (plus sûres mais moins rentables).
Notamment :
• Le logement parisien offre une performance solide pour une volatilité relativement faible.
• Les foncières cotées sont plus volatiles, mais leur rendement reste attractif.
Cette capacité à combiner rendement et résilience continue de faire de l’immobilier un pilier incontournable pour diversifier un portefeuille sur le long terme.
 

Une correction récente mais nécessaire
Comme le souligne Stéphanie Galiègue, directrice générale déléguée de l’IEIF :
« Les placements immobiliers ont mis plus de temps que les actions ou les obligations à intégrer le nouvel environnement économique post-2020. Aujourd’hui, ils sont eux aussi entrés dans une phase de correction, particulièrement pour les bureaux et les foncières. »
 

Les TRI négatifs sur 5 ans pour certains segments (foncières, bureaux) illustrent cette nécessaire adaptation à des taux d’intérêt plus élevés et à des évolutions structurelles profondes.

 

Investir votre épargne salariale : guide pour l’intéressement et la participation

Avec plus de 22 milliards d’euros versés en primes d’intéressement et de participation en 2024, la question se pose pour des millions de salariés français en ce printemps 2025 : faut-il encaisser ou placer sa prime ? Un choix stratégique, car selon votre décision, l’impact fiscal peut varier… du simple au triple.

Avec plus de 22 milliards d’euros versés en primes d’intéressement et de participation en 2024, la question se pose pour des millions de salariés français en ce printemps 2025 : faut-il encaisser ou placer sa prime ? Un choix stratégique, car selon votre décision, l’impact fiscal peut varier… du simple au triple.
 

Primes d’intéressement et de participation : quelles options ?
Les primes d’intéressement et de participation (I&P) peuvent être :
• soit encaissées immédiatement,
• soit placées sur un plan d’épargne salariale : un PEE (Plan d’Epargne Entreprise) ou un PERECO (Plan d’Epargne Retraite Collectif).
 

Toucher sa prime revient à l’intégrer à ses revenus imposables. La somme est soumise :
• à l’impôt sur le revenu, selon la tranche marginale d’imposition (TMI) du salarié,
• aux prélèvements sociaux (CSG/CRDS) à hauteur de 9,7 %.
 

Placer sa prime, en revanche, permet une exonération d’impôt sur le revenu dès le placement. Seuls les prélèvements sociaux sur le montant initial sont dus. Les gains issus de l’épargne seront taxés au moment du déblocage (CSG, CRDS et prélèvement de solidarité, soit 17,2 %).
Résultat : placer sa prime peut générer un gain fiscal massif, surtout pour les salariés les plus imposés.
 

Trois exemples concrets avec une prime de 1 000 €
1. TMI à 11 %
• Prime encaissée : 811 € nets
• Prime placée : 903 € nets (bloqués 5 ans)
➡ Gain de pouvoir d’achat : +92 €
2. TMI à 30 %
• Prime encaissée : 651 € nets
• Prime placée : 903 € nets
➡ Gain de pouvoir d’achat : +252 €
3. TMI à 41 %
• Prime encaissée : 559 € nets
• Prime placée : 903 € nets
➡ Gain de pouvoir d’achat : +344 €
Le différentiel est d’autant plus spectaculaire que l’entreprise peut abonder les versements, c’est-à-dire ajouter une contribution supplémentaire au montant placé.
Une épargne bloquée, mais avec des sorties possibles
 

Les primes placées sur un PEE sont bloquées pendant 5 ans. Toutefois, il existe 16 cas de déblocage anticipé : achat de résidence principale, mariage, divorce, naissance, fin de contrat de travail, entre autres.
Sur un PERECO, l’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf en cas d’achat de résidence principale ou d’accident de la vie.

 

Attention aux risques
Comme tout placement long terme, l’épargne salariale comporte un risque de perte en capital. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs, et la composition du plan (fonds monétaires, actions, obligations) doit être scrutée avec attention.
 

L’avenir de l’épargne réglementée : quelles perspectives ?

Après des années de collectes record, l’épargne réglementée en France montre des signes de ralentissement en 2025.

Après des années de collectes record, l’épargne réglementée en France montre des signes de ralentissement en 2025. 

 

La baisse des taux, la désinflation et les arbitrages des ménages vers d’autres placements expliquent cette tendance. Retour en chiffres sur cette normalisation avec le Livret A, le LDDS et le Livret d’Épargne Populaire (LEP).
 

Un Livret A en perte de vitesse, mais encore positif
Le Livret A a vu sa collecte nettement s’essouffler en mars 2025. Avec seulement 400 millions d’euros de dépôts nets, il enregistre son plus mauvais mois de mars depuis 2016 (310 millions d’euros). La comparaison est saisissante : en mars 2024, le Livret A avait attiré 1,53 milliard d’euros, et en mars 2023, pas moins de 4,17 milliards d’euros.
 

Ce ralentissement n’est pas un épiphénomène. Depuis le début de l’année 2025, la collecte montre une nette décélération : 350 millions d’euros en janvier, 940 millions en février, et donc 400 millions en mars. Sur l’ensemble du premier trimestre, le Livret A affiche une collecte cumulée de 1,73 milliard d’euros, très loin des 8,91 milliards du premier trimestre 2024.
 

Malgré cette dynamique ralentie, l’encours du Livret A atteint un nouveau record, culminant à 444,2 milliards d’euros en mars 2025, confirmant la solidité de l’épargne française.
 

LDDS : une meilleure résistance que le Livret A
Le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) tire mieux son épingle du jeu. En mars, sa collecte s’établit à 610 millions d’euros, un niveau proche de celui de février (640 millions) mais en retrait par rapport à mars 2024 (910 millions).
 

Sur le premier trimestre, le LDDS cumule 1,81 milliard d’euros, contre 2,92 milliards sur la même période l’an dernier. Sa collecte en mars reste toutefois proche de sa moyenne décennale (700 millions d’euros), et surtout, aucune décollecte n’a été observée, ce qui souligne la confiance persistante des épargnants.
L’encours total du LDDS franchit également un sommet historique : 162,4 milliards d’euros.
 

LEP : ralentissement marqué mais encours record
Le Livret d’Épargne Populaire (LEP), très prisé en 2023 et 2024, voit lui aussi sa dynamique se tasser. En mars 2025, la collecte s’élève à 140 millions d’euros, en fort recul par rapport à février (350 millions) et surtout face à mars 2024 (950 millions).
 

Malgré ce ralentissement, le LEP continue de croître en stock : son encours atteint 82,8 milliards d’euros, établissant un nouveau record historique.
 

Plusieurs facteurs derrière la normalisation de l’épargne
Trois phénomènes principaux expliquent cette décrue de la collecte réglementée :
• Baisse des taux de rémunération : Depuis l’annonce du passage du taux du Livret A de 3 % à 2,4 %, les ménages sont moins enclins à y placer leur épargne.
• Attrait retrouvé pour d’autres placements : L’assurance vie, en particulier, connaît un excellent début d’année 2025, profitant du repli des taux courts et de la désinflation.
• Crainte de la « mobilisation forcée » de l’épargne : Certaines rumeurs évoquant l’utilisation de l’épargne pour financer la défense nationale ont pu refroidir les ardeurs des épargnants.
 

Autre explication structurelle : le nombre de Livrets A plafonnés (atteignant le plafond maximal de 22 950 euros) a considérablement augmenté ces dernières années (environ 13 % des comptes), limitant mécaniquement la capacité de collecte supplémentaire.
 

Pas de report massif vers la consommation
À ce stade, la baisse de la collecte sur les livrets réglementés ne semble pas se traduire par un boom de la consommation. L’épargne demeure élevée, les Français préférant diversifier leurs placements plutôt que de consommer davantage.
 

Vers une nouvelle baisse du taux du Livret A cet été
Le 1er août 2025 devrait marquer une nouvelle baisse du taux du Livret A. Les deux composantes de son calcul — l’inflation et le taux ester à court terme — sont toutes deux orientées à la baisse.
 

D’après les projections fondées sur les données du premier trimestre, le taux du Livret A pourrait passer de 2,4 % à 1,7 %. Une baisse qui serait cohérente avec la désinflation observée (inflation à 0,8 % en février et mars) et la politique monétaire assouplissante de la Banque centrale européenne.
 

Concernant le LEP, dont la rémunération est également indexée, son taux pourrait chuter de 3,4 % à 2,3 %. Toutefois, le gouvernement ayant parfois contourné les règles de calcul pour privilégier l’épargne populaire, une baisse moins brutale pourrait être envisagée pour ce produit spécifique.