Riche ou seulement aisé à 4056€ par mois ?

Selon l’Observatoire des inégalités, on entre dans la catégorie des « riches » en France à partir de 4 056 euros net par mois pour une personne seule. Ce chiffre, révélateur de tensions sociales, relance le débat sur les repères de richesse, la perception des inégalités et le ciblage des politiques fiscales.

Selon l’Observatoire des inégalités, on entre dans la catégorie des « riches » en France à partir de 4 056 euros net par mois pour une personne seule. Ce chiffre, révélateur de tensions sociales, relance le débat sur les repères de richesse, la perception des inégalités et le ciblage des politiques fiscales.
 

Un seuil qui interroge plus qu’il ne tranche
Fixer un seuil de richesse est un exercice périlleux. Dans son rapport publié début juin 2025, l’Observatoire des inégalités estime qu’une personne seule est riche à partir de 4 056 euros net par mois, soit le double du revenu médian (2 183 €). En 2023, ce seuil était de 3 860 euros, ce qui montre une progression en phase avec l’inflation.
 

Mais ces chiffres, bien que rigoureux dans leur approche statistique, peinent à faire consensus. Nombre de Français au-dessus de ce seuil n’ont pas le sentiment d’appartenir aux « riches ». D’abord parce que le coût de la vie varie fortement selon les territoires, notamment en Île-de-France, où les loyers et dépenses contraintes pèsent lourd. Ensuite, parce que le niveau de vie ne se résume pas au revenu mensuel : le patrimoine, la stabilité de l’emploi ou la charge familiale comptent tout autant.
 

L’étude prend toutefois en compte la composition du foyer via l’échelle de l’INSEE. Ainsi, un couple avec deux enfants est considéré comme riche à partir de 10 138 euros net mensuels. Un niveau que seuls 4 % des foyers français dépassent, selon les calculs de l’observatoire.
 

Richesse perçue, inégalités vécues
Pourquoi ce chiffre fait-il tant réagir ? Parce qu’il touche à une question sensible : l’écart entre richesse objective et richesse perçue. D’après une enquête de l’Ifop pour Oxfam publiée en avril, 60 % des Français estiment qu’on est riche à partir de 5 000 euros par mois, un seuil supérieur à celui proposé par l’Observatoire. Ce décalage traduit une certaine méfiance vis-à-vis des indicateurs officiels, mais aussi une montée des tensions autour du pouvoir d’achat et des inégalités.
 

La publication de ce seuil intervient aussi dans un contexte politique inflammable. La réforme des retraites, le débat sur les aides sociales ou encore les discussions sur l’impôt minimum mondial ravivent les interrogations sur la contribution des plus aisés au financement du modèle social. Dans ce cadre, définir qui est « riche », c’est aussi tracer la frontière implicite de ceux qui doivent payer plus.
 

« On peut être riche sans s’en rendre compte, parce qu’on se compare à plus riche que soi », rappelle Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Un biais bien documenté par les économistes du comportement : chacun se situe en général au cœur de la classe moyenne, même quand ses revenus le placent objectivement au-dessus.
Vers un usage politique du seuil de richesse ?
 

Ce type d’étude n’a pas vocation à imposer une politique fiscale, mais elle pourrait bien inspirer les décideurs. En 2024, Gabriel Attal avait évoqué une « contribution exceptionnelle des plus riches » sans en définir précisément les contours. Ce chiffre de 4 056 € pourrait ainsi servir de référence pour des mesures ciblées.
 

Mais les économistes appellent à la prudence en distinguant le revenu du patrimoine, or ce seuil ne dit rien sur la fortune. Car les écarts de patrimoine sont bien plus marqués que ceux de revenu : les 10 % les plus fortunés détiennent près de 50 % du patrimoine global.
 

Enfin, cette focalisation sur le revenu mensuel occulte d’autres formes de richesse : la sécurité de l’emploi, la santé, l’accès à un bon logement ou à une éducation de qualité sont autant d’indicateurs de confort matériel. Un débat qui dépasse la technique pour toucher au cœur du pacte social.
 

Impôts 2025 : ne manquez pas ces astuces cruciales!

À quelques jours de la clôture de la déclaration des revenus 2025 pour les départements de la zone 3, de nombreux investisseurs risquent de commettre des oublis fiscaux pouvant coûter très cher. Voici les principaux pièges à éviter et quelques bonnes pratiques pour déclarer en toute tranquillité.

À quelques jours de la clôture de la déclaration des revenus 2025 pour les départements de la zone 3, de nombreux investisseurs risquent de commettre des oublis fiscaux pouvant coûter très cher. Voici les principaux pièges à éviter et quelques bonnes pratiques pour déclarer en toute tranquillité.
 

Les oublis fréquents qui pénalisent les investisseurs
Chaque année, de nombreux contribuables négligent certains revenus, pensant à tort que les plateformes financières transmettent automatiquement toutes les informations à l’administration fiscale. Or, ce n’est souvent pas le cas, surtout pour les plateformes situées hors Union européenne. Parmi les erreurs les plus fréquentes figure la non-déclaration des comptes-titres ouverts à l’étranger, notamment sur des plateformes internationales, nécessitant obligatoirement une déclaration via le formulaire n°3916.
 

De même, les investisseurs en cryptomonnaies doivent impérativement déclarer leurs plus-values en utilisant le formulaire n°2086. Une attention toute particulière doit être apportée aux comptes ouverts sur des plateformes étrangères, soumis également à une obligation déclarative spécifique.
 

Autre piège récurrent : les dispositifs fiscaux mal renseignés comme le Pinel, le Plan Épargne Retraite (PER) ou le Girardin industriel. Un renseignement incomplet ou incorrect peut entraîner la perte partielle ou totale de l’avantage fiscal espéré.
 

Enfin, les dividendes et loyers perçus via des plateformes étrangères échappent souvent à une transmission automatique à l’administration française, la responsabilité déclarative revenant alors exclusivement au contribuable.
 

Comment sécuriser sa déclaration fiscale ?
Pour éviter les mauvaises surprises et d’éventuelles pénalités lourdes, plusieurs bonnes pratiques sont à adopter. Tout d’abord, il est essentiel de vérifier minutieusement les Imprimés Fiscaux Uniques (IFU) transmis par vos établissements financiers, pour vous assurer que les informations sont exactes et correspondent parfaitement à votre réalité financière.
 

Il est aussi recommandé d’utiliser les simulateurs fiscaux officiels disponibles sur le site impots.gouv.fr pour valider ses calculs avant l’envoi de la déclaration. Des plateformes spécialisées, comme DeclarAid, peuvent également apporter une aide précieuse pour naviguer dans la complexité fiscale.
 

En cas de doute ou de situations particulièrement complexes, l’accompagnement par un conseiller fiscal peut s’avérer indispensable pour prévenir les erreurs coûteuses.
 

Enfin, l’administration fiscale permet de corriger rapidement toute erreur ou omission après l’envoi de votre déclaration. Il ne faut pas hésiter à recourir à cette option utile et méconnue afin d’assurer la conformité totale de votre déclaration.
 

En suivant ces recommandations pratiques, vous pourrez effectuer votre déclaration d’impôts 2025 en toute sérénité, évitant ainsi les risques et les coûts associés aux oublis fiscaux.
 

42 600 milliards de dollars : le chiffre record des géants de la Bourse

La capitalisation boursière des 100 plus grandes entreprises mondiales atteint un nouveau record à 42 600 milliards de dollars. Malgré une croissance globale modérée, certains secteurs et régions se distinguent particulièrement cette année. Décryptage d’une année boursière exceptionnelle.

La capitalisation boursière des 100 plus grandes entreprises mondiales atteint un nouveau record à 42 600 milliards de dollars. Malgré une croissance globale modérée, certains secteurs et régions se distinguent particulièrement cette année. Décryptage d’une année boursière exceptionnelle.
 

États-Unis en tête, la Chine accélère
La capitalisation totale des 100 premières entreprises mondiales affiche une hausse de 7 % par rapport à 2024, atteignant un montant record de 42 600 milliards de dollars. Ce chiffre, issu du dernier rapport Global Top 100 de PwC, confirme la poursuite d’une croissance constante ces cinq dernières années malgré un ralentissement notable par rapport à la hausse spectaculaire de l’année précédente (+27 %).
 

Les États-Unis restent leaders incontestés avec 73 % du total, soit 31 100 milliards de dollars (+8 %). La dynamique américaine est portée notamment par les « Sept Magnifiques », ces grandes entreprises technologiques et financières, qui affichent toutefois une croissance plus modérée (+10 %) que l’an dernier (+50 %).
 

Mais c’est la Chine qui réalise la plus forte progression annuelle, avec une hausse de 51 %, atteignant désormais 3 100 milliards de dollars. Cette forte poussée permet au géant asiatique de dépasser l’Arabie saoudite, consolidant ainsi sa deuxième place derrière les États-Unis. L’Europe, en revanche, voit sa capitalisation reculer de 13,6 %, subissant une perte d’attractivité avec deux sorties du Top 100. Le Royaume-Uni parvient néanmoins à dépasser la France pour occuper la quatrième place mondiale, derrière les États-Unis, la Chine et l’Arabie saoudite.
 

Secteurs : la finance domine, la tech ralentit
La dynamique sectorielle connaît cette année une nette réorientation. Si les entreprises technologiques restent les plus nombreuses et totalisent une capitalisation de 13 900 milliards de dollars (+5,3 %), elles connaissent un net ralentissement par rapport à la flambée de 50 % enregistrée en 2024.
 

À l’inverse, c’est le secteur financier qui se distingue le plus nettement cette année avec une hausse spectaculaire de 39 %, atteignant 6 200 milliards de dollars. Cette montée en puissance s’explique par une réorientation des investissements vers des actifs jugés plus sûrs dans un contexte économique global marqué par des incertitudes géopolitiques et macroéconomiques persistantes.
 

Par ailleurs, le seuil d’entrée dans le classement des 100 premières entreprises mondiales continue de s’élever, désormais fixé à 152 milliards de dollars (+8 % par rapport à l’année précédente), signe d’une concurrence accrue entre les grandes entreprises mondiales. Treize nouvelles entreprises intègrent le classement cette année, illustrant la dynamique renouvelée du marché.
 

Face à ces transformations, Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC, souligne toutefois que les incertitudes économiques actuelles devraient continuer à influencer la volatilité des marchés et limiter la croissance à court terme. Ce contexte rappelle aux investisseurs l’importance de rester attentifs aux évolutions politiques et économiques mondiales susceptibles de modifier rapidement les équilibres actuels.
En résumé, la capitalisation record du Top 100 mondial en 2025 témoigne d’une solidité et d’une résilience remarquables face aux défis actuels, mais incite aussi à la prudence pour les années à venir.
 

Épargne record en France : les ménages restent prudents

Le taux d’épargne des ménages français atteint un niveau historique au premier trimestre 2025, reflet d’une prudence renforcée face aux incertitudes économiques persistantes. Décryptage des raisons de cette tendance durable et de ses conséquences sur l’économie.

Le taux d’épargne des ménages français atteint un niveau historique au premier trimestre 2025, reflet d’une prudence renforcée face aux incertitudes économiques persistantes. Décryptage des raisons de cette tendance durable et de ses conséquences sur l’économie.
 

Une épargne à des niveaux historiques
Au premier trimestre 2025, l’INSEE révèle que le taux d’épargne des ménages français s’est élevé à 18,8 % du revenu disponible brut, soit une hausse de 0,3 point par rapport au trimestre précédent. Ce chiffre exceptionnel n’avait pas été atteint hors période Covid depuis le troisième trimestre 1981. Une combinaison de facteurs explique cette propension à économiser : crises successives comme le Covid, la guerre en Ukraine, l’inflation persistante, et une instabilité politique internationale exacerbée par le retour de Donald Trump aux États-Unis.
 

Cette prudence extrême des ménages traduit avant tout un déficit chronique de confiance. Même la récente désinflation et l’augmentation du pouvoir d’achat, en légère hausse (+0,3 % au premier trimestre 2025), ne parviennent pas à inverser cette tendance. Les Français préfèrent donc renforcer leur épargne, anticipant une possible hausse future des prélèvements fiscaux due à l’important déficit public (effet Ricardo-Barro).
 

L’épargne financière en forte progression
Parmi les formes d’épargne privilégiées, l’épargne financière enregistre une hausse notable, atteignant 9,8 % du revenu disponible brut contre 9,3 % au trimestre précédent. Ce niveau d’épargne financière est le plus élevé depuis 1950 (hors période Covid), reflétant les inquiétudes croissantes des Français concernant leur retraite et leur pouvoir d’achat futur.
 

En effet, les ménages épargnent désormais massivement en prévision de la retraite, anticipant une baisse significative des pensions et la nécessité de compléter leurs revenus futurs. Le vieillissement démographique joue également en faveur de cette tendance, observée dans d’autres pays tels que l’Allemagne, le Japon ou la Chine.
Dans ce contexte, un retour à un taux d’épargne plus modéré paraît peu probable à court terme. Seule une reprise économique solide accompagnée d’un climat de confiance restauré pourrait inverser durablement cette tendance. Pour l’instant, le niveau d’avant-crise sanitaire (15 % d’épargne en 2019) semble définitivement appartenir au passé.
Ainsi, cette épargne de précaution record, loin d’être un phénomène temporaire, pourrait constituer durablement une caractéristique majeure du paysage économique français des années à venir.
 

L’avenir incertain de la LMNP après la réduction de l’avantage fiscal sur l’immobilier locatif.

La loi de finances 2025 bouleverse le régime fiscal avantageux de la location meublée non professionnelle (LMNP), incitant les investisseurs à explorer d’autres options immobilières. Zoom sur les nouvelles stratégies fiscales possibles pour optimiser votre investissement locatif.

La loi de finances 2025 bouleverse le régime fiscal avantageux de la location meublée non professionnelle (LMNP), incitant les investisseurs à explorer d’autres options immobilières. Zoom sur les nouvelles stratégies fiscales possibles pour optimiser votre investissement locatif.
 

LMNP : un avantage fiscal revu à la baisse
Jusqu’en février 2025, les loueurs en meublé non professionnels bénéficiaient d’un double avantage fiscal très attractif. Ils pouvaient déduire des amortissements de leurs revenus imposables sans réintégrer ces derniers dans le calcul des plus-values à la vente du bien immobilier. Cette niche fiscale vient d’être considérablement réduite par l’article 84 de la loi de finances 2025. Désormais, lors de la cession du bien, le prix d’acquisition sera diminué des amortissements précédemment déduits, augmentant mécaniquement la plus-value taxable.
 

Cette modification majeure pousse de nombreux particuliers à reconsidérer leur choix d’investissement en LMNP, désormais moins rentable fiscalement. Seules certaines catégories, notamment les logements destinés exclusivement aux étudiants, aux jeunes actifs ou aux seniors, ainsi que les Ehpad, restent exemptées de cette règle.
 

Des alternatives attractives pour investir autrement
Face à ce changement, deux principales alternatives gagnent en popularité auprès des investisseurs. D’abord, l’investissement en nue-propriété attire particulièrement ceux cherchant à combiner sécurité fiscale et potentiel de valorisation à long terme. 

 

En achetant un bien à prix réduit, sans charges de gestion et sans fiscalité pendant la période d’investissement, les investisseurs récupèrent ensuite la pleine propriété sans coût supplémentaire à la fin du démembrement. Cependant, ce type d’investissement requiert un apport initial conséquent et une acceptation de l’incertitude quant à la durée réelle du démembrement, souvent liée au décès de l’usufruitier.
 

La société civile immobilière (SCI) soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) constitue une autre alternative séduisante, notamment pour les investisseurs fortement imposés à titre personnel. Ce régime est particulièrement intéressant pour les biens nécessitant peu de travaux ou financés avec un apport personnel élevé. 

 

La SCI à l’IS est souvent plus avantageuse pour des périodes de détention courtes à moyennes, notamment inférieures à 13 ans. Toutefois, elle peut s’avérer fiscalement lourde au moment de sortir les bénéfices de la société, du fait de la double taxation : impôt sur les sociétés suivi de la « flat tax » de 30 % sur les distributions.
 

En conclusion, si le LMNP traditionnel subit un net recul en attractivité, des stratégies alternatives émergent pour répondre aux nouvelles réalités fiscales et économiques. Il est donc crucial pour les investisseurs d’évaluer précisément leurs objectifs, leur horizon d’investissement et leur profil fiscal avant de choisir le régime le plus adapté à leur situation personnelle.
 

Le marché immobilier résidentiel en 2025 : vers une relance modeste ?

Après plusieurs années compliquées marquées par des baisses de prix et un marché en berne, l’immobilier résidentiel français montre des signes timides de reprise en 2025. Décryptage des tendances et des perspectives selon les experts de BPCE L’Observatoire.

Après plusieurs années compliquées marquées par des baisses de prix et un marché en berne, l’immobilier résidentiel français montre des signes timides de reprise en 2025. Décryptage des tendances et des perspectives selon les experts de BPCE L’Observatoire.
 

Une reprise prudente du marché immobilier
En ce début d’année 2025, le marché immobilier résidentiel français semble sortir progressivement d’une longue période de morosité. Après avoir atteint un niveau plancher à l’automne 2024, les ventes de logements anciens enregistrent une légère reprise, encouragée notamment par une baisse des taux d’intérêt des crédits immobiliers à 3,2 % en mars 2025. Cependant, cette reprise reste très mesurée avec des volumes de transactions encore inférieurs à ceux enregistrés ces dernières années.
 

Cette amélioration modérée s’accompagne d’une stabilisation des prix. Sur certains marchés régionaux, on observe même une légère hausse des prix des logements anciens, notamment dans plusieurs grandes villes françaises. Ce phénomène traduit une résistance remarquable, soutenue par une meilleure transparence du marché grâce à une meilleure information sur les prix réels et la qualité des logements.
Néanmoins, cette reprise reste fragile face aux nombreuses incertitudes économiques et politiques, tant nationales qu’internationales. Le chômage, la fiscalité et l’inflation restent au cœur des préoccupations des Français, les incitant à adopter une attitude prudente vis-à-vis de l’immobilier.
 

Le secteur neuf toujours sous pression
À l’inverse, le secteur immobilier neuf demeure en difficulté. Les mises en chantier et les permis de construire sont à des niveaux historiquement faibles depuis plusieurs années. Le logement individuel, en particulier en secteur diffus, est particulièrement affecté par cette crise, passant de 53 % au début des années 2000 à seulement 23 % aujourd’hui.
 

Pour soutenir ce secteur en difficulté, le gouvernement élargit dès avril 2025 le dispositif du Prêt à Taux Zéro (PTZ) à tout le territoire national et à tous types de logements neufs. Cette mesure pourrait relancer modérément le secteur en stimulant notamment la construction de maisons individuelles et d’appartements en zones urbaines tendues.
 

Face à ces défis, les primo-accédants jouent un rôle crucial en soutenant la demande immobilière. Plus jeunes, actifs et souvent avec des revenus plus modestes, ils restent déterminés à réaliser leur projet d’achat immobilier malgré le contexte difficile. Très sensibles au PTZ, ils représentent désormais une part significative des transactions financées par crédit, aidant ainsi à maintenir une activité minimale sur le marché.
 

En conclusion, la reprise du marché immobilier en 2025 apparaît réelle mais limitée et fragile. Elle dépendra en grande partie des décisions économiques et politiques à venir ainsi que de l’évolution des taux d’intérêt et des conditions d’accès au crédit. Dans ce contexte incertain, investisseurs et acquéreurs devront rester prudents tout en saisissant les opportunités qui se présentent sur des marchés spécifiques.
 

Amendes : régler et demander des délais de paiement en toute sérénité

Payer une amende en France n’a jamais été aussi simple. Mais lorsque le montant dépasse vos moyens, il existe des solutions pour obtenir un échelonnement ou même une remise. Tour d’horizon des démarches à connaître pour éviter les majorations.

Payer une amende en France n’a jamais été aussi simple. Mais lorsque le montant dépasse vos moyens, il existe des solutions pour obtenir un échelonnement ou même une remise. Tour d’horizon des démarches à connaître pour éviter les majorations.

Payer son amende : les options à connaître
Pour régler une amende, plusieurs canaux sont à votre disposition. Le plus direct est le paiement en ligne via le site officiel www.amendes.gouv.fr grâce au numéro de télépaiement indiqué sur l’avis. Ce portail permet aussi de payer des forfaits post-stationnement majorés ou de contester une amende. Une application mobile dédiée et un serveur vocal interactif (0806 20 30 40, non surtaxé) permettent aussi de s’acquitter de la somme due.
Pour ceux qui préfèrent les paiements physiques, il est possible de se rendre chez un buraliste agréé ou à un guichet des Finances publiques. Le règlement par chèque envoyé par courrier reste également autorisé, même si cette option est de moins en moins utilisée.
 

La modernisation de la procédure s’étend aussi aux amendes forfaitaires délictuelles, introduites depuis 2018 pour simplifier le traitement de certains délits. Dans ce cadre, le paiement fractionné par carte bancaire est autorisé, dans la limite des 60 jours légaux. Le contrevenant choisit le montant et la fréquence des paiements, à condition que le total soit réglé dans le délai imparti. Il peut également utiliser plusieurs cartes bancaires, à condition d’entrer le même numéro de télépaiement à chaque fois.
 

Échelonnement, remise : les recours en cas de difficultés
Lorsque le montant de l’amende est trop élevé pour être payé en une seule fois, des solutions existent. Il est possible de demander un échelonnement auprès du Trésor Public. Cette démarche peut être réalisée en ligne via votre espace personnel sur impots.gouv.fr, par téléphone, en vous rendant dans un centre des finances publiques ou par courrier recommandé. Il est conseillé de joindre à la demande des justificatifs attestant de votre situation financière (relevés bancaires, avis de RSA, avis d’imposition…).
 

Si l’échelonnement est accepté, vous devrez respecter le calendrier de paiement prévu. Vous pouvez également solliciter un report si votre situation est temporairement compliquée. Dans les cas les plus difficiles, une demande de remise gracieuse, partielle ou totale, peut être déposée. Elle reste toutefois à la discrétion du comptable public et n’est pas automatique.
 

Enfin, il est utile de rappeler que les contraventions des quatre premières classes ne figurent pas sur le casier judiciaire. Cela peut peser dans la balance en cas de contestation ou de demande de bienveillance.
Mieux informés sur leurs droits et les démarches possibles, les usagers peuvent ainsi éviter les majorations automatiques et régler leurs amendes sans que cela ne déséquilibre leur budget.
 

La portabilité redéfinit l’assurance vie : décryptage

Depuis la loi Pacte, la portabilité des contrats d’assurance vie a été assouplie. En pratique, cette évolution reste limitée. Transfert, fiscalité, conditions à respecter : ce qu’il faut savoir avant d’optimiser son ancien contrat.

Depuis la loi Pacte, la portabilité des contrats d’assurance vie a été assouplie. En pratique, cette évolution reste limitée. Transfert, fiscalité, conditions à respecter : ce qu’il faut savoir avant d’optimiser son ancien contrat.
 

Une transférabilité encadrée et partielle
Longtemps cantonnée au transfert de contrats monosupports vers des multisupports, la portabilité de l’assurance vie a évolué avec la loi Pacte de 2019. Désormais, il est possible de transférer un contrat d’assurance vie ancien vers un contrat plus récent, même s’il ne s’agit pas strictement d’un fonds en euros. Cette opération ne génère pas de conséquences fiscales, à condition que l’assureur reste le même. En revanche, les compagnies d’assurance ne sont pas obligées d’accepter la demande.
 

En cas de refus, il reste toujours possible de souscrire un nouveau contrat, mais cela entraînera la perte des avantages fiscaux liés à l’ancienneté du contrat initial. Pour rappel, un contrat de plus de huit ans permet de bénéficier d’un abattement annuel sur les retraits : 4 600 euros pour une personne seule et 9 200 euros pour un couple. Le maintien de ces avantages reste donc un élément central dans le choix de transférer ou non.
 

Certaines compagnies anticipent et proposent d’elles-mêmes un transfert vers un contrat plus moderne. Depuis 2023, les assureurs regroupés sous l’égide de France Assureurs s’engagent à faciliter cette démarche, en proposant un transfert automatique lorsque le nouveau contrat est jugé approprié au profil du souscripteur. Toutefois, cette pratique reste conditionnée à la commercialisation simultanée des deux contrats par le même distributeur.
 

Pourquoi envisager un transfert ?
La portabilité interne permet de conserver les avantages fiscaux du contrat d’origine tout en profitant d’un cadre de gestion plus performant ou plus souple. En optant pour un contrat plus récent, l’épargnant peut accéder à une offre plus large d’unités de compte, à des modes de gestion plus modernes ou à des garanties supplémentaires.
 

Ce transfert est aussi l’occasion de confier son contrat à un nouveau gestionnaire, à condition que celui-ci soit partenaire de la compagnie d’assurance. Certains assureurs proposent également des contrats plus adaptés aux objectifs patrimoniaux contemporains, notamment en matière de transmission ou de gestion pilotée.
 

En 2023, ce sont 303 000 transferts internes qui ont été réalisés en France, pour un montant total de 12,3 milliards d’euros. Un chiffre encore modeste au regard des plus de 50 millions de contrats d’assurance vie en cours, mais qui reflète une tendance croissante à vouloir moderniser son épargne sans en perdre les bénéfices fiscaux.
Avant d’initier un transfert, il convient de consulter son relevé d’information annuel, qui doit mentionner les modalités et conditions de portabilité. Et surtout, vérifier si des frais sont appliqués à l’opération. Car si la portabilité permet de dynamiser son épargne, elle ne doit pas pour autant réduire son rendement net à cause de coûts cachés.
 

L’industrie de la défense : le nouvel eldorado pour votre épargne

Face à la montée des tensions géopolitiques et à l’affirmation stratégique de l’Europe en matière de défense, le secteur attire désormais l’intérêt des épargnants. Fonds spécialisés, ETF thématiques ou private equity : les solutions se multiplient pour investir dans cette nouvelle priorité politique.

Face à la montée des tensions géopolitiques et à l’affirmation stratégique de l’Europe en matière de défense, le secteur attire désormais l’intérêt des épargnants. Fonds spécialisés, ETF thématiques ou private equity : les solutions se multiplient pour investir dans cette nouvelle priorité politique.
 

Défense européenne : un virage stratégique majeur
La guerre en Ukraine, le repli stratégique des États-Unis sur leur politique intérieure, et les menaces multiples pesant sur la stabilité du continent ont accéléré une prise de conscience : l’Europe doit renforcer sa souveraineté militaire. 

 

Sous l’impulsion de la France, de l’Allemagne et de la Commission européenne, des plans massifs de financement ont été lancés. Le programme Readiness 2030 prévoit jusqu’à 800 milliards d’euros d’investissements à l’échelle de l’Union, assortis de mécanismes de prêts comme le fonds SAFE, doté de 150 milliards d’euros pour financer des projets de défense, y compris hors UE.
 

Conséquence directe de cette mobilisation : les valeurs boursières de la défense explosent. Des groupes comme Rheinmetall, Leonardo, Thales ou Dassault Aviation affichent des hausses spectaculaires depuis janvier 2025, entre 60 % et 130 %. Même les entreprises de taille moyenne spécialisées dans les capteurs, drones ou systèmes embarqués, comme Exail Technologies ou Exosens, connaissent des valorisations record.
 

Investir dans la défense : les options pour les épargnants
Pour les particuliers, plusieurs véhicules permettent d’accéder à ce secteur en croissance. L’achat direct d’actions offre un levier maximal sur la performance, mais suppose une gestion active et une tolérance élevée au risque, notamment au vu des valorisations parfois tendues. Les grands noms de la défense européenne sont éligibles au PEA, ce qui en renforce l’intérêt fiscal.
 

Les ETF thématiques représentent une alternative accessible et diversifiée. Le WisdomTree Europe Defence UCITS ETF, lancé en mars 2025, a déjà dépassé le milliard de dollars d’encours. Il permet d’investir passivement dans un panier d’entreprises européennes du secteur. D’autres ETF comme ceux de VanEck, HanETF ou iShares ciblent aussi les thématiques défense, cybersécurité et aéronautique.
 

Les investisseurs plus avertis peuvent se tourner vers le private equity via des fonds comme Bpifrance Défense ou Tikehau Aéro Partenaires, accessibles respectivement à partir de 500 euros et 100 000 euros. Ces véhicules permettent de financer indirectement les PME et ETI stratégiques de l’écosystème européen. Ils présentent toutefois une liquidité limitée et un horizon d’investissement de plusieurs années.
 

Enfin, certains produits structurés offrent une exposition conditionnelle au secteur, avec des rendements potentiels attractifs et une protection partielle du capital. Indexés sur des paniers d’actions de la défense, ces produits séduisent les investisseurs à la recherche de revenus réguliers sans gestion active.
 

Ce virage stratégique de l’Europe vers une autonomie militaire s’accompagne donc d’un nouveau champ d’opportunités pour les épargnants. Encore faut-il bien cerner les risques liés à chaque produit avant d’y engager son capital.
 

Family offices : face au retour du risque géopolitique, la prudence s’impose

Le rapport 2025 d’UBS sur les grandes fortunes mondiales met en lumière un changement de cap stratégique. Entre craintes d’un choc commercial global, retour de l’inflation et tensions géopolitiques, les family offices réorientent leurs allocations vers des actifs plus liquides et des zones développées.

Le rapport 2025 d’UBS sur les grandes fortunes mondiales met en lumière un changement de cap stratégique. Entre craintes d’un choc commercial global, retour de l’inflation et tensions géopolitiques, les family offices réorientent leurs allocations vers des actifs plus liquides et des zones développées.

Des risques plus complexes, des arbitrages plus prudents
Le climat économique mondial reste instable. Et pour les family offices – ces structures chargées de gérer le patrimoine des grandes fortunes – la géopolitique redevient centrale. Selon le dernier Global Family Office Report publié début 2025 par UBS, 70 % des répondants identifient une guerre commerciale mondiale comme le principal risque à court et moyen terme.
 

Cette inquiétude dépasse même celle d’une inflation persistante ou d’un conflit armé international, cités par respectivement 63 % et 58 % des gestionnaires interrogés. Pourtant, dans ce contexte de tensions accrues, 59 % des family offices conservent une tolérance au risque identique à 2024, misant davantage sur la diversification que sur le repli.

Un net rééquilibrage des portefeuilles
Face à ces risques, les grandes fortunes adoptent une posture de prudence active. La stratégie consiste à privilégier les actifs liquides et les zones jugées stables. En 2025, la part allouée aux actions de marchés développés devrait passer de 26 % à 29 %, avec un fort tropisme pour l’Amérique du Nord (notamment les États-Unis) et l’Europe occidentale. À l’inverse, les investissements en private equity – placements non cotés à plus long terme et moins liquides – reculent de 21 % à 18 %.
 

La priorité donnée à la liquidité s’explique par la volonté de pouvoir réagir rapidement en cas de choc macroéconomique. D’autant que le cycle des hausses de taux semble toucher à sa fin, ce qui rend certains placements à revenu fixe plus attractifs à court terme.

Des stratégies de couverture de plus en plus sophistiquées
La gestion du risque ne passe plus seulement par la diversification géographique ou sectorielle. Les family offices adoptent aussi des outils techniques. Ainsi, 31 % intègrent des hedge funds dans leur allocation – ces fonds flexibles capables de se couvrir contre les baisses de marché. 19 % investissent également dans les métaux précieux, principalement l’or, en tant que valeur refuge.
Parallèlement, les actifs « alternatifs » restent prisés, mais de manière plus sélective : l’immobilier tertiaire est délaissé au profit des infrastructures durables, et les investissements directs dans des start-up technologiques sont davantage filtrés selon leur capacité à générer rapidement du chiffre d’affaires.

Transmission : un défi encore sous-estimé
Si la gestion du portefeuille financier est largement professionnalisée, la question de la transmission intergénérationnelle reste un point faible. Seul un family office sur deux déclare disposer d’un plan de succession formalisé. Les enjeux fiscaux, culturels et éducatifs rendent la tâche complexe.
Préparer la nouvelle génération à la gestion du patrimoine, organiser la gouvernance familiale, anticiper les donations transfrontalières… autant de chantiers souvent repoussés mais jugés stratégiques pour la pérennité du capital.

Cap sur 2030 : innovation, stabilité et vision long terme
En dépit des turbulences, les family offices conservent une approche de long terme. Les secteurs les plus prisés à horizon 2030 restent : l’intelligence artificielle, les énergies renouvelables, la santé/longevité et les infrastructures numériques. Des domaines jugés à la fois porteurs en termes de rendement et alignés avec les tendances sociétales lourdes.
 

Ces investisseurs discrets mais puissants cherchent avant tout à concilier résilience, rendement et transmission, dans un monde où les certitudes d’hier sont désormais fragiles.
 

Sources : UBS Global Family Office Report 2025 (Actusite, 28 mai 2025).