Après la hausse des taux, quelles tendances pour l’immobilier ?

Meilleurs Agents présente à travers son baromètre d’octobre, l’état actuel du marché immobilier français ainsi que les perspectives de solvabilité des ménages dans une hypothèse de hausse des taux.

Meilleurs Agents, leader de l’estimation en ligne, présente à travers son baromètre d’octobre, l’état actuel du marché immobilier français ainsi que les perspectives de solvabilité des ménages dans une hypothèse de hausse des taux. 
 

Une rentrée sans surprise : La nouvelle croissance des prix observée en France au cours du mois écoulé (+0,3%) confirme la bonne tenue du marché immobilier. Toujours particulièrement dynamiques, les zones rurales enregistrent les plus belles performances au niveau national avec +0,8% d’augmentation, faisant ainsi deux fois mieux que les dix principales métropoles de l’Hexagone hors Paris (+0,4%).

Paris présente un pouvoir d’achat immobilier faible (24m2), plus de deux fois inférieur à celui présenté en moyenne par les cinquante plus grandes villes de France (51m2). Or, c’est aussi dans la capitale que la remontée des taux d’intérêt des crédits va peser le plus sur les ménages. 

La dynamique baissière de la capitale gagne l’Ile-de-France : La morosité parisienne commence à s’étendre au reste de l’Ile-de-France et plus particulièrement à la petite couronne (0% en deux mois). Après le boom de demandes post-Covid – portées par un besoin d’espace et de nature de la part des candidats à la propriété – et la hausse des prix qui s’en est suivie, l’heure semble désormais à l’accalmie en région parisienne.
 

Des taux qui grimpent, des banques frileuses mais une demande toujours solvable : Comme redouté depuis plusieurs mois, la remontée des taux d’intérêt (1,9% en moyenne au 1er septembre toutes durées d’emprunt confondues) se poursuit. Et, les dernières annonces de la Banque Centrale Européenne ne sont pas de nature à laisser espérer le moindre retournement de situation dans un futur proche.
 

Au-delà de la seule question du taux d’usure, qui trouve une résolution au moins partielle dans la remontée à 3,05%, au 1er octobre, annoncée par la Banque de France, c’est bien ce changement d’orientation de politique monétaire qui va pousser les banques à resserrer le robinet du crédit et risque d’exclure nombre de porteurs de projets du marché.
 

Taxe foncière : les raisons de la hausse des tarifs

En cette rentrée 2022, la taxe foncière explose dans plusieurs villes de France. Voilà ce qu’il faut comprendre.

En cette rentrée 2022, la taxe foncière explose dans plusieurs villes de France. Voilà ce qu’il faut comprendre.
 

Selon l’Insee, cette année sera marquée par une hausse record de la taxe foncière dans certaines villes de France. Sur l’ensemble du territoire, la hausse attendue du taux des taxes foncières, bâti et non bâti, est de 1,9 % en 2022. La plus forte augmentation observée depuis 2010. Et dans certaines villes, il s’agit d’une véritable explosion. À l’instar de Strasbourg (+8,9 %), Nantes (7,8 %) ou Montreuil (+7,4 %). Plusieurs affichent carrément des augmentations à deux chiffres, comme Tours ou Marseille, qui détient la palme, avec des hausses respectives de 11,6 % et 13,1 %. 
 

Les raisons ? 

 

L’inflation, d’abord. Encore elle. Depuis la suppression progressive de la taxe d’habitation à partir de 2018, les valeurs locatives cadastrales, qui servent à calculer la taxe foncière, sont revues tous les ans selon l’Indice des prix à la consommation harmonisé. Et avec une inflation à 4,5 % en mars 2022, la taxe foncière a augmenté à son tour. 
Dans certaines villes, il faut aussi prendre en compte les décisions locales. Ainsi après cinq années de calme fiscal, des collectivités territoriales ont voté une augmentation de leur taux d’imposition.
 

Qui paye la taxe foncière ?
 

Dans ce contexte, il n’est pas inutile de rappeler les fondamentaux de cette imposition. C’est bien au propriétaire du bien au 1er janvier 2022 de payer l’intégralité de la taxe foncière 2022, même s’il n’est plus propriétaire au moment de la réception de l’avis d’imposition en septembre. Peu importe également que le propriétaire ou l’usufruitier occupe ou non le bien, l’utilise ou pas.
Certes, si vous avez vendu votre bien en cours d’année, un accord écrit peut être conclu avec l’acheteur et inséré dans l’acte de vente. Il indique la quote-part du paiement de la taxe foncière due par chacun en fonction du temps dont chacun a réellement été propriétaire durant l’année en cours. Mais cet accord n’est rien de plus qu’un élément de négociation et ne concerne absolument pas l’administration fiscale.
 

Le saviez-vous ?
 

Si le propriétaire du bien est une Société Civile Immobilière (SCI), c’est elle qui est redevable du paiement de la taxe foncière.
Si vous êtes propriétaire d’un bien avec bail commercial ou professionnel, il peut être prévu que la taxe foncière soit à la charge du locataire.
 

Quels biens sont concernés par la taxe foncière ?
 

Tous les biens ancrés au sol, impossible à déplacer ou à démolir. Même un bateau reconverti en habitation fixe est soumis à la taxe foncière !
Tous les bâtiments ou considérés comme tels, y compris les aménagements faisant corps avec le bâtiment concerné : cour, abri, parking…
Sont exclus : les bâtiments destinés exclusivement à une exploitation agricole.
Pour les logements destinés à la location et vacants au moins trois mois consécutifs, indépendamment de la volonté du propriétaire, une demande de dégrèvement peut être faite au plus tard le 31 décembre de l’année au cours de laquelle a eu lieu cette vacance.
Certaines communes peuvent accorder des exonérations totales ou partielles pour les bâtiments situés dans des zones à risques à condition qu’ils aient été construits avant leur classement à risques.
Il existe également des exonérations liées à la propriété (constructions nouvelles, changement d’affectation…) ou à la personne propriétaire. Pour savoir si vous êtes dans ce cas, il y a une rubrique prévue à cet effet sur le site des impôts.  Vous pouvez aussi consulter vos droits sur celui du de l’administration française et son onglet dédié à la taxe foncière.
 

Comment est calculée la taxe foncière ?
 

La taxe foncière est calculée sur la base de la valeur locative cadastrale du bien au 1er janvier 2022, c’est-à-dire sur le niveau de loyer annuel théorique du logement s’il était loué. Cette année, la taxe foncière a donc, comme nous le disions, subi une forte hausse, à cause du coefficient forfaitaire déterminé en fonction de l’évolution de l’Indice des prix à la consommation harmonisé, publié par l’INSEE en novembre 2021. La base de calcul est passée à 3,4 % contre 0,2 % l’année dernière ! Et ce, même si la commune n’a pas voté de hausse de taux. 
 

Quand payer la taxe foncière 2022 ? 
 

Pour les redevables non mensualisés, les avis de taxe foncière sont disponibles depuis le 29 août 2022 et depuis le 19 septembre 2022 pour les personnes mensualisées. La date limite de paiement s’échelonne du 15 au 20 octobre 2022, selon le moyen de paiement utilisé. Soit trois semaines après la date de réception de l’avis. Juste le temps, pour ceux qui ont vu leur impôt exploser, de se faire à l’idée…
 

(source MeilleursAgents)
 

Hausse de l’énergie : quels dispositifs de protection ?

Alors que la crise énergétique laisse envisager de fortes augmentations sur les prix du gaz et de l’électricité cet hiver, plusieurs mesures sont actuellement en place pour protéger les ménages et soutenir les entreprises.

 

Alors que la crise énergétique laisse envisager de fortes augmentations sur les prix du gaz et de l’électricité cet hiver, plusieurs mesures sont actuellement en place pour protéger les ménages et soutenir les entreprises.

Hausse des prix de l’énergie : le bouclier tarifaire prolongé en 2023
 

Le bouclier tarifaire, déjà prolongé jusqu’en décembre 2022 pour le gaz, et jusqu’au 1er février 2023 pour l’électricité, sera reconduit en 2023. C’est ce qu’a annoncé le gouvernement le 14 septembre 2022 dans sa conférence sur la situation énergétique. L’objectif est de palier auprès des ménages et des petites entreprises la forte hausse attendue sur les prix de l’énergie. Service-Public.fr vous en dit plus sur cette mesure.

Coupure de l’alimentation électrique des ballons d’eau chaude de midi à 14 heures cet hiver
Afin de limiter les pics de consommation de mi-journée et les risques de coupure d’électricité cet hiver, Enedis et les fournisseurs d’électricité sont autorisés à suspendre l’alimentation électrique des ballons d’eau chaude de midi à 14 heures. C’est ce que prévoit un arrêté publié au Journal officiel du 27 septembre 2022. En savoir plus

Une aide de 200 € maximum pour les personnes se chauffant au fioul

Un dispositif d’aide pouvant aller jusqu’à 200 € est prévu à l’automne pour les personnes utilisant un chauffage au fioul. Il vient compléter l’arsenal des mesures gouvernementales d’aide à la consommation d’énergie pour l’hiver 2023. En savoir plus.

Chèque énergie exceptionnel en 2022 : 100 à 200 € supplémentaires

Pour faire face à la flambée des prix de l’énergie, un nouveau chèque énergie exceptionnel d’un montant de 100 à 200 € sera versé à 40 % des foyers les plus modestes d’ici la fin de l’année. Cette mesure vient en complément de la prolongation du bouclier tarifaire en 2023. Le détail avec Service-Public.fr.

Tarifs réglementés de vente du gaz : prix bloqués jusqu’au 31 décembre 2022
Les tarifs réglementés de gaz d’Engie sont bloqués entre le 1er novembre 2021 et le 31 décembre 2022 au niveau des tarifs du mois d’octobre 2021. Un arrêté publié au Journal officiel du 26 juin 2022 prolonge jusqu’au 31 décembre 2022 le gel des tarifs réglementés de vente du gaz naturel. Lire l’article.

Comment choisir ou changer de fournisseur d’électricité ou de gaz ?

Il existe plusieurs fournisseurs d’électricité et de gaz sur le marché de l’énergie. Vous pouvez utiliser un téléservice pour trouver un fournisseur sur votre commune.
Vous pouvez choisir 2 fournisseurs différents, l’un pour l’électricité, l’autre pour le gaz ou pour 1 seul fournisseur pour l’électricité et le gaz. Pour faire votre choix, vous pouvez vous aider d’un comparateur d’offres.

Que faire si j’ai des difficultés pour payer ma facture d’électricité ou de gaz ?
 

Vous êtes dans une situation financière difficile pour payer votre facture d’électricité ou de gaz ? Vous pouvez bénéficier d’aides pour payer vos factures : chèque énergie, aides financières des services sociaux ou du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) afin d’éviter la suspension ou la réduction de la fourniture d’énergie en cas de factures impayées. En savoir plus.

Le prix de l’électricité en sept questions
Le prix de l’énergie est au centre des préoccupations, notamment à l’approche de l’hiver. En France, le prix de l’électricité est soumis à bouclier tarifaire pour l’année 2022. Mais pourquoi le prix de l’électricité augmente-t-il ? Comment fonctionne le marché de l’électricité ? Le point en sept questions. Se renseigner.

Loi du 16 août 2022 de finances rectificative pour 2022
 

Remise sur le carburant, bouclier tarifaire sur l’énergie, revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, renationalisation d’EDF, suppression de la redevance audiovisuelle… Voici quelques-unes des mesures du budget rectificatif 2022 d’un montant de 44 milliards d’euros, pour répondre à la forte inflation liée, notamment, à la guerre en Ukraine.

 

Projet de loi de finances pour 2023
 

Poursuite du bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité, baisse des impôts, priorité donnée à l’emploi, transition écologique, revalorisation des salaires des enseignants, renforcement des moyens des ministères régaliens… Que retenir du projet de loi de finances pour 2023 dans un contexte de hausse des prix et de guerre en Ukraine ?
 

Comment retrouver un contrat d’assurance vie à son bénéfice ?

Il arrive parfois que le bénéficiaire d’une assurance ignore qu’elle existe ou qu’elle lui est destinée, ou que l’assureur n’ait pas connaissance du décès de l’assuré ou encore des coordonnées du bénéficiaire. En cas de doute sur l’existence d’un tel contrat, comment faire pour le rechercher ?

Il arrive parfois que le bénéficiaire d’une assurance ignore qu’elle existe ou qu’elle lui est destinée, ou que l’assureur n’ait pas connaissance du décès de l’assuré ou encore des coordonnées du bénéficiaire. En cas de doute sur l’existence d’un tel contrat, comment faire pour le rechercher ?

L’assurance vie est, avec le livret A, le placement favori des ménages français. Elle a pour but de garantir le versement d’une somme d’argent à son bénéficiaire lorsque l’assuré décède ou est victime d’un événement tragique. En règle générale, l’assurance vie n’est pas comprise dans la succession, sauf dans deux cas particuliers : les sommes versées, dites « primes » sont à l’évidence excessives ; l’assurance-vie a été souscrite sans bénéficiaire désigné.

Il arrive parfois que le bénéficiaire d’une telle assurance ignore qu’elle existe ou qu’elle lui est destinée, ou que l’assureur n’ait pas connaissance du décès de l’assuré ou encore des coordonnées du bénéficiaire. En cas de doute sur l’existence d’un tel contrat, comment faire pour le rechercher ?
 

Des dispositifs légaux efficaces
 

Très fréquemment, l’existence d’une assurance-vie est méconnue de ses bénéficiaires, ce pour des raisons multiples :
– Les bénéficiaires ignorent la souscription d’un tel contrat par le défunt.
– L’assureur ignore le décès de l’assuré et ne prévient donc pas les bénéficiaires.
– L’assureur rencontre des difficultés à identifier les bénéficiaires.
C’est pourquoi le législateur a mis en place deux dispositifs, afin de permettre aux bénéficiaires de retrouver facilement une assurance vie :
Le premier permet aux personnes physiques ou morales qui estiment être bénéficiaires d’une assurance vie souscrite par un défunt de s’adresser aux organisations professionnelles compétentes afin de retrouver l’assureur.
 

Le second dispositif permet aux assureurs d’accéder, par l’intermédiaire de leurs organisations professionnelles, aux données inscrites dans le répertoire national d’identification des personnes physiques de l’INSEE afin d’être informé éventuellement du décès de leur assuré.
 

Le premier réflexe : écrire à l’AGIRA
 

C’est pour faciliter les recherches que la Fédération Française de l’Assurance (FFA) – « France Assureurs » désormais – et le Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance (GEMA) ont créé l’Association pour la Gestion des Informations sur le Risque en Assurance (AGIRA).
Elle agit comme un guichet unique qui centralise les demandes des particuliers et des compagnies d’assurance. Il est possible de la contacter gratuitement par courrier ou via leur formulaire en ligne : https://agira.asso.fr/agira-vie/. Il est alors nécessaire de fournir l’acte de décès à demander auprès de la mairie du défunt. L’AGIRA dispose ensuite de 15 jours pour traiter la demande et l’adresser à l’ensemble des compagnies d’assurance et des institutions de prévoyance mutuelle.
Les compagnies d’assurance disposent ensuite d’un délai d’un mois pour informer l’AGIRA de l’existence d’une rente ou d’un capital d’assurance vie au bénéfice du demandeur.
Cette réponse sera envoyée directement par l’assureur, après identification du contrat souscrit par le défunt. Elle sera adressée exclusivement au bénéficiaire, mais aucunement au demandeur si ce dernier n’est pas le bénéficiaire du contrat d’assurance vie.
 

Comment l’assurance vie est-elle ensuite perçue ?
 

Une fois reconnu, le bénéficiaire devra mener des démarches afin de rentrer en possession des sommes qui lui sont dues. S’ils sont plusieurs, la quote-part revenant à chacun sera calculée selon les règles établies dans ce que l’on appelle la clause bénéficiaire du contrat. 
Les bénéficiaires qui sont également des héritiers peuvent faire appel au notaire chargé de la succession pour prendre en charge les démarches nécessaires ou les gérer eux-mêmes. Ils auront à fournir le certificat de décès de l’assuré, ainsi que des pièces justificatives de leur identité. S’ils n’ont pas été nommés sur le contrat mais désignés suivant leur qualité, chacun d’eux devra également justifier sa qualité par un acte de filiation, un livret de famille, une preuve de testament, un certificat de concubinage, etc. Ils devront également fournir un RIB avec IBAN en leur nom. A noter : si certaines compagnies d’assurances demandent la copie originale du contrat d’assurance vie, cela ne peut être une condition pour le versement des sommes dues, car elles doivent être en possession de leur propre copie.
 

A réception d’un dossier complet, le code des assurances impose aux assureurs de verser les sommes dues dans un délai d’un mois. En cas de dépassement, le législateur prévoit des sanctions à l’encontre de l’assureur. Pour un retard de 1 à 3 mois, le capital sera rémunéré deux fois plus que le taux légal. Après 3 mois, il sera rémunéré au triple.
 

Enfin, le bénéfice d’une assurance vie intègre un aspect fiscal en fonction de l’âge auquel le défunt a effectué ses versements, du montant total transmis et de l’implication de plusieurs assureurs. Pour cet aspect assez complexe du mécanisme de l’assurance vie, il peut être intéressant pour les bénéficiaires d’être conseillés par un avocat spécialiste de ces questions.
(Source : Guillaume Aksil, avocat spécialiste en droit des assurances, Cabinet Lincoln Avocats Conseil)
 

Combien va vous rapporter la sobriété ?

Le gouvernement a annoncé un Plan de sobriété énergétique qui vise entre autres à inciter les ménages à moins consommer d’énergie. Mais combien cela peut-il faire économiser ?

Le gouvernement a annoncé un Plan de sobriété énergétique qui vise entre autres à inciter les ménages à moins consommer d’énergie. Mais combien cela peut-il faire économiser ?

 

Si l’objectif premier du Plan est d’éviter les pénuries lors des pics de consommation hivernaux, il permet également un gain financier pour les ménages, qui pourrait atteindre jusqu’à 1 312 €, soit 3,4 % de gain de pouvoir d’achat d’après les estimations d’Asterès.

Limiter la vitesse de circulation permettrait un gain moyen de 149 € par ménage et par an. Dans une précédente note Asterès estimait que limiter la vitesse de circulation à 110 km/h sur autoroute et à 80 km/h sur les routes à double sens de circulation permet un gain annuel moyen par ménages de respectivement 125 € et 24 €, soit 149 € au total du fait d’une baisse de la consommation de carburant. Le gain est plus important sur autoroute car une diminution de la vitesse permet une économie de carburant plus importante lorsque la vitesse moyenne du véhicule est plus élevée.

 

Baisser le chauffage permettrait une diminution d’environ 10 % de la consommation d’énergie, soit un gain annuel de 77 € par ménage. D’après l’Ademe, une baisse de 1 °C de la température moyenne permet une diminution de 5 % à 10 % de la consommation d’énergie. En postulant une diminution moyenne de la température d’un peu plus de 1 °C du fait de mesures de sobriété, Asterès pose comme hypothèse une baisse moyenne de 10 % de la consommation d’énergie consacrée au chauffage. Les ménages devraient dépenser en moyenne, en 2022, 773 € pour le chauffage. Une baisse de 10 % de la facture représenterait donc un gain annuel moyen d’environ 77 €.

Le covoiturage peut représenter un gain annuel de plus de 1 000 € par ménage. Il est difficile de chiffrer précisément le gain financier que peut représenter la pratique régulière du co-voiturage, notamment pour aller travailler (distance parcourue, nombre de personnes par voiture, éventuelle portion du trajet sur autoroute par exemple). Certains témoignages d’adeptes du co-voiturage font état d’un gain qui peut dépasser 1 500 € par an. Asterès a adopté une approche plus conservatrice. Il a été estimé qu’un ménage français dépense en moyenne 2 172 € par an en utilisation de véhicules personnels (entretien et carburant). En postulant que le co-voiturage régulier permettrait de diviser ce poste de dépenses par deux, il en résulterait un gain estimé à 1 086 € par an. Le gain lié au covoirturage pourrait être accru par le versement par l’Etat d’un bonus pour tout nouvel inscrit sur une plateforme de co-voiturage.
 

Tout connaître de la psychologie fiscale

Dans sa 2ème édition, l’Anti-Manuel de psychologie fiscale ajoute une 11ème leçon aux 10 premières afin d’exposer toutes ces techniques.

Dans sa 2ème édition, l’Anti-Manuel de psychologie fiscale ajoute une 11ème leçon aux 10 premières afin d’exposer toutes ces techniques. 

Les prélèvements obligatoires ne cessent d’augmenter, au point de faire de la France la championne du monde de la pression fiscale. Les Français, pourtant réputés prompts à se révolter, le supportent tant bien que mal. Ce paradoxe s’explique par la mise en œuvre de techniques destinées à les anesthésier, afin de « les plumer sans trop les faire crier ».

Dans sa 2ème édition, l’Anti-Manuel de psychologie fiscale ajoute une 11ème leçon aux 10 premières afin d’exposer toutes ces techniques. Elle s’intitule « les effets de la simple présentation fiscale » et vient s’ajouter à « faire payer de l’impôt sur l’impôt », « imposer des revenus et des produits virtuels », « faire disparaître les impôts de la vue des contribuables », « les faux avantages fiscaux », « allumer des contre-feux fiscaux », « augmenter les impôts de façon rampante », « complexifier à l’extrême le système fiscal », « fixer les règles du jeu à la fin de la partie », « gérer les relations entre le fisc et les contribuables » et « la procrastination fiscale ».
Exposées de façon didactique, ces onze leçons permettent aux lecteurs de prendre conscience de la façon dont ils paient des impôts sans le savoir que cela concerne la fiscalité des particuliers comme celle des entreprises. La leçon conclusive « pour une fiscalité de sortie de guerre » est un appel en faveur d’une refonte de notre fiscalité sur des bases saines, afin de réconcilier les Français avec le consentement à l’impôt, principe fondateur de notre pacte social.
 

Frédéric Douet enseigne le droit fiscal à l’université Rouen-Normandie. Il est membre du Conseil des prélèvements obligatoires. Ses travaux en font le précurseur du droit fiscal de la famille (LexisNexis, 21e éd., 2022) et de la fiscalité du numérique (LexisNexis, 4e éd., 2022)
 

Disponible à partir du 11 octobre 2022. 96 pages, 14,90 €
 

Retraite : +5, 12 % pour les pensions Agirc-Arrco

Les retraites complémentaires de 13 millions de personnes seront revalorisées de 5 % à partir du 1er novembre.

Les retraites complémentaires de 13 millions de personnes seront revalorisées de 5 % à partir du 1er novembre.

 

Les partenaires sociaux gestionnaires du régime de retraite complémentaire des salariés du secteur privé ont décidé d’augmenter les pensions servies actuellement de 5,12 %. La hausse sera effective dès le 1er novembre 2022. Rapporté aux 84 milliards d’euros de prestations budgétées pour cette année, cette augmentation des complémentaires va faire bondir la dépense de 4,5 milliards d’euros l’an prochain. Les comptes du régime Agirc-Arrco sont bien tenus et les réserves sont suffisamment confortables pour assumer cette hausse sans problèmes. L’an dernier, le régime a enregistré un excédent de 2,6 milliards d’euros.
 

Passage à l’e-facturation, ou en sont les entreprises ?

Quadient, publie les résultats d’une ‘enquête exclusive réalisée par OpinionWay sur le déploiement de l’e-facturation imposée par la loi de finances 2020.

Quadient, publie les résultats d’une ‘enquête exclusive réalisée par OpinionWay sur le déploiement de l’e-facturation imposée par la loi de finances 2020. 

Concrètement le recours à la facturation électronique est une réalité pour la majorité des entreprises : les trois quarts des entreprises déclarent l’avoir mise en place aujourd’hui, que ce soit pour leurs clients et/ou leurs fournisseurs (76%). À noter que seule une minorité d’entreprises a complètement achevé la dématérialisation auprès des clients et des fournisseurs (33%) et que 31% utilisent uniquement des PDF simples pour dématérialiser leurs factures, processus insuffisant au regard de l’obligation d’e-facturation à partir de 2024.

Le choix du partenaire qui aidera l’entreprise à dématérialiser la facture n’est pas toujours facile. Les attentes sont grandes, notamment en termes de :

• Fiabilité, qui est la première qualité attendue de la part des prestataires de service (60%), suivi par la réactivité (43%).
• Trois autres dimensions apparaissent ensuite : la simplicité des échanges, la facilité d’utilisation de la solution logicielle proposée, et l’accompagnement (citées chacune respectivement à hauteur de 37%). Les entreprises de moins de 250 salariés seront davantage sensibles aux enjeux de facilité d’usage des logiciels, quand leurs homologues des plus grandes entreprises citent davantage la simplicité des échanges. 

Plus de 9 professionnels sur 10 déclarent avoir confiance dans la mise en place de la facturation électronique

Une écrasante majorité des professionnels interrogés, soit 93 % des sondés, souligne avoir confiance dans la mise en place de la facturation électronique.

De nombreux avantages pratiques permettent une meilleure maîtrise de la gestion des entreprises.En effet, les répondants associent en priorité le gain écologique engendré (55%), un gain de performance global (43%) et de productivité des équipes (40%) mais également la réduction des coûts opérationnels (42%). De meilleures relations avec les clients (41%) et les fournisseurs (38%) sont des avantages également identifiés par les répondants.  

Les acteurs interrogés soulignent l’importance que peut avoir la dématérialisation de la facturation sur la digitalisation de l’entreprise dans son ensemble. 85% des sondés soulignent que ce mouvement peut être un moteur d’une digitalisation plus globale.

1/3 des entreprises craignent pour leur cybersécurité

Bien que confiants, les professionnels mettent tout de même en avant certains freins quant au recours à la dématérialisation. Le premier d’entre eux concerne la cybersécurité (34%). Cette crainte est suivie par des questions opérationnelles, 28% déclarant ne pas avoir pas le temps de mettre en place un tel changement ou ne pas avoir le budget nécessaire. La perte de contact humain est également soulignée, aussi bien avec les clients (30%) qu’au sein même de l’entreprise (17%).
 

Les entreprises de 250 à 499 salariés notent comme principaux freins le manque de temps (43% contre 28% en moyenne), la charge de travail supplémentaire (38% contre 23% en moyenne) et l’inadéquation aux processus internes (29% contre 20% en moyenne). 
Si la cybersécurité est la première crainte évoquée par les DAF (30%), ils sont bien plus sensibles à la difficulté de choisir le bon prestataire pour les accompagner dans la transformation de leurs process (27%), un quart d’entre eux évoquant même l’inadéquation de l’e-facturation avec leurs process actuels ou leur activité (24%).

Alors que près d’une entreprise sur trois n’a jamais entendu parler de l’évolution législative concernant l’e-facturation, pour 65% des entreprises répondantes ayant déjà entrepris cette transformation, cette dématérialisation se traduit en grande majorité par l’envoi d’un simple PDF. Pourtant l’ordonnance prévoit que, pour remplir leurs obligations, les entreprises pourront librement choisir de recourir soit à une plateforme de dématérialisation partenaire de l’administration, soit directement au portail public de facturation. 

Dans le détail, si la mise en œuvre du processus de facturation électronique est une démarche enclenchée par la majorité des PME et les ETI françaises, celle-ci doit mieux se faire connaître auprès des professionnels et se doit de dépasser les nombreuses incertitudes qui subsistent. 
 

Viager : le portrait-robot des vendeurs

Un nouveau baromètre analyse des tendances constatées par les experts Univers Viager sur différentes régions.

Le baromètre analyse des tendances constatées par les experts Univers Viager sur différentes régions (Île-de-France, Gironde-Dordogne, Rhône-Alpes, Var, Corse, Bourgogne-Franche-Comté…).

 

Dans un contexte socio-économique particulièrement difficile avec la guerre en Ukraine, l’inflation galopante, la pénurie de matières premières et les difficultés à obtenir son crédit immobilier, le marché du viager se porte bien. 
En effet, solution moderne pour nos séniors leur permettant tout en restant chez eux de bénéficier de revenus complémentaires et pour les acquéreurs de donner du sens à leur investissement.  La baisse du pouvoir d’achat des seniors et leur nombre en augmentation constante nous laisse entrevoir de belles perspectives de développement du marché.

 

Selon, l’étude, le prix moyen d’un bien en viager constaté par Univers Viager est de 308 000 €. Les vendeurs sont majoritairement des personnes seules. Les biens les plus recherchés sont ceux à proximité des villes. La constitution d’un patrimoine : première motivation des acheteurs en viager. 
 

 

Pourquoi l’euro décroche face au dollar

L’EUR/USD est condamné à chuter. Toutes les monnaies principales sont en baisse face au dollar américain depuis le début de l’année. Décryptage de William Gerlach, Country Manager France chez iBanFirst

L’EUR/USD est condamné à chuter. Toutes les monnaies principales sont en baisse face au dollar américain depuis le début de l’année. Décryptage de William Gerlach, Country Manager France chez iBanFirst 

 

Toutes les monnaies principales sont en baisse face au dollar américain depuis le début de l’année, à l’exception de trois (le rouble russe, le real brésilien et le peso mexicain). L’euro s’est déprécié de 15 % depuis janvier. La baisse s’est accélérée depuis cet été en dépit de la hausse des taux par la Banque Centrale Européenne (50 points de base en juillet et 75 points de base en septembre). 

 

Une nouvelle hausse de 75 points de base est attendue en octobre prochain. Mais ce ne sera pas suffisant pour enrayer la chute de l’euro. Il y a encore quelques mois de cela, une dégringolade de l’EUR/USD autour de 0,90 était de l’ordre de l’impossible. Désormais, c’est une cible crédible.

 

Les raisons de la hausse du dollar

Le marché de l’électricité en Europe est en train de se fracturer. Les prix de gros pour certains pays sont proches de 500€ par mégawattheures (MWh). C’est dix fois plus que les niveaux de 2020. La hausse des prix a été alimentée par la guerre en Ukraine mais aussi des problèmes structurels d’approvisionnement (mise à l’arrêt de la moitié des réacteurs nucléaires français du fait de problèmes de corrosion). Autant la Banque Centrale Européenne peut lutter contre une récession ou une inflation persistante, autant elle est démunie pour réparer le marché de l’électricité en Europe. Les prochains mois vont être difficiles pour les entreprises et les ménages. La crise énergétique va accentuer la dégradation économique. En se basant sur les derniers indicateurs d’activité PMI, la zone euro est certainement déjà entrée en récession au troisième trimestre.

Du point de vue de l’analyse technique, l’EUR/USD évolue sous sa moyenne mobile à 200 jours (ligne verte). C’est un puissant signal de continuation de la baisse. Certains indicateurs montrent que l’euro est sous-évalué par rapport aux fondamentaux économiques. Mais dans un marché momentum (baisse auto-entretenue) et marqué par une hausse généralisée du dollar américain, cela importe peu.

Le dollar américain est trop cher de 28 % par rapport à l’euro si on se base sur le taux de change réel effectif. C’est la moyenne pondérée du dollar américain par rapport aux devises des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis. En théorie, c’est une bonne nouvelle pour l’euro car sa faiblesse devrait permettre de stimuler les exportations. Ce n’est pas le cas actuellement. Un euro trop faible aboutit à une hausse des biens intermédiaires importés qui sont essentiels au processus de production (l’énergie, par exemple). Cela renforce en réalité la gravité de la récession. Le niveau dollar est un problème. Mais nous ne sommes pas à un niveau de survalorisation tel qu’il pourrait entraîner une intervention conjointe prochaine sur le marché des changes des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Japon et de la zone euro, comme nous l’avons vu en septembre 1985 lors des accords du Plaza. D’ici la fin de l’année, tout porte à croire que l’euro va continuer de baisser avec un premier objectif à court terme à 0,96 qui, s’il est franchi, ouvrira la porte à la zone psychologique située autour de 0,90.