L’or est-il toujours une valeur refuge ?

Décevante la performance de l’or ? Depuis le début de l’année, le prix du métal précieux, exprimé en Dollars, a reculé d’environ 8% et même de 20% depuis les plus hauts annuels du 8 mars.

Décevante la performance de l’or ? Depuis le début de l’année, le prix du métal précieux, exprimé en Dollars, a reculé d’environ 8% et même de 20% depuis les plus hauts annuels du 8 mars. Analyse de Natixis Wealth Management.

 

Une évolution jugée décevante par beaucoup d’observateurs dans un contexte de conflit militaire en Europe, qui aurait pu susciter un flux acheteur vers cet actif jouant alors pleinement son rôle de valeur refuge.
 

Une valeur refuge bousculée par un contexte inflationniste hors norme 
 

D’autant qu’aux tensions géopolitiques et militaires a rapidement succédé une inflation aux niveaux plus connus depuis plusieurs décennies. Là encore de quoi favoriser l’or considéré comme l’actif par excellence, capable de conserver sa valeur dans le temps, malgré son rendement nul. Une deuxième raison de voir l’or s’apprécier donc, sans que cela ne soit le cas…
 

Cependant, si on y regarde de plus près, la performance du métal jaune amène quelques commentaires relativisant sa mauvaise performance. Tout d’abord, l’or est l’actif ayant le mieux résisté depuis le début de l’année, en comparaison des marchés actions en recul de 20 à 30% selon les places, et les indices et de plus de 15%, globalement, pour les marchés obligataires. L’écart est encore plus flagrant avec le Bitcoin, un temps présenté comme un « concurrent » de l’or en tant que valeur refuge…
 

Mais une performance négative demeure toutefois décevante par rapport à ce statut de valeur refuge et une analyse plus fine de l’évolution des cours de l’or permet aussi de relativiser cette appréciation. Dans la séquence actuelle, on ne peut ainsi éluder la vive appréciation du Dollar. En conséquence, l’or, exprimé en Euros, progresse de +7,5% et demeure proche de ses plus hauts historiques. Il avance même de plus de +17% pour un investisseur japonais, en raison du fort affaiblissement du Yen. De quoi relativiser la contreperformance de cet actif pour une grande partie des investisseurs internationaux !
 

Par ailleurs, se concentrer sur le recul de l’or depuis son sommet de début mars fait oublier qu’il se payait en fait déjà cher. C’est bien lors de la période précédant le début des hostilités en Ukraine que l’or a joué son rôle de valeur refuge. L’accumulation des craintes liées au Covid l’avait déjà fait grimper au-dessus des 2 000 Dollars l’once en août 2020, alors que les obligations ne rapportaient rien. Malgré son recul, il évolue aujourd’hui finalement non loin de ces niveaux-là.
 

En outre, un effet balancier est vraisemblablement à l’œuvre : historiquement, le métal précieux suit l’inflation sur la durée, mais s’en écarte fortement durant quelques périodes, accélérant par rapport à l’inflation avant qu’une force de rappel ne le fasse revenir à ce qu’on pourrait considérer comme sa valeur constante. A 2 000 Dollars l’once, on s’était sans doute quelque peu éloigné de cette valeur normative. La correction semble aujourd’hui logique après cette appréciation. Et la situation est de plus différente, à la suite de la remontée des taux d’intérêt aux Etats-Unis et en Europe. Les obligations américaines proposent de nouveau une alternative aux actions, avec des taux d’intérêt plus élevés. On constate d’ailleurs que les flux financiers, depuis mars, vont vers le Dollar, valeur refuge. Alors que de leur côté, les ETF en or, voient leurs encours sous gestion diminuer chaque mois.
 

Quelle évolution attendre désormais pour les cours de l’or ?
 

Les anticipations des niveaux de taux d’intérêt du marché ont rejoint les anticipations de la Fed. La convergence entre les deux signifie que les marchés ont intégré la hausse des taux et cela est assez favorable à l’or. L’effet surprise est désormais derrière nous…
 

De quoi atténuer sa baisse, mais pour une revalorisation du métal jaune, un facteur externe déclencheur sera nécessaire. Le fameux « pivot » de la Fed, autrement dit la stabilisation de ses taux, voire le début d’un nouveau cycle de baisse. A ce moment-là, s’ouvrira possiblement une fenêtre pour se repositionner sur l’or, notamment car le Dollar, moins attractif, pourrait repartir à la baisse. Cette situation pourrait aussi signifier une période de stagflation ou de récession. Ce qui constituerait une composante forte du retour de l’attractivité de l’or. Tout investisseur avec une vision diversifiée de son patrimoine, voudra alors détenir un tel actif dans son portefeuille.

 

Une semaine pour l’épargne solidaire

L’association Fair organise, comme chaque année en novembre, la semaine de la finance solidaire., pour mobiliser les épargnants vers des supports de placement à vocation sociale.

L’association Fair organise, comme chaque année en novembre, la semaine de la finance solidaire. Objectif : mobiliser les épargnants vers des supports de placement à vocation sociale.

 

Pas moins de 166 placements sont labellisés finance durable, et 837 000 nouvelles souscriptions de produits solidaires ont été réalisées en 2020, pour un encours total de près de 20,4 milliards d’euros. Pour cette nouvelle édition de la semaine de la finance durable, l’association FAIR organise de nombreux événements. Et pour inciter les particuliers à se poser les bonnes questions sur leur épargne, de nombreux témoignages sur la démarche pour épargner solidaire et les enjeux sont disponibles sur le site finance-fair.org.

 

Finansol et l’IiLab ont fusionné pour créer Fair, le collectif des acteurs de la finance à impact social. Toutefois, le label Finansol perdure afin d’identifier les produits d’épargne labellisés. 

 

De nombreuses solutions permettent de devenir un épargnant solidaire :

  • Les livrets de partage (tout ou partie des intérêts sont reversés à une association) ;
  • Les fonds solidaires : une partie est investie dans l’économie sociale et solidaire (ESS) et le reste placé dans le respect des normes ESG (Investissement socialement responsable), pour les supports labellisés par Finansol ;
  •  Investissement en actions non cotées.

Les fonds solidaires peuvent être souscrits dans de nombreuses enveloppes fiscales. Et la loi Pacte prévoit que tous les contrats d’assurance- vie multi-supports doivent présenter, à partir de 2022, trois types d’unités de compte : solidaire, « vert » et ISR.

 

Dans le cadre de l’épargne salariale, on vous proposera toujours un fonds solidaire ! Et les salariés investissent massivement dans ces supports qui composent l’essentiel de la collecte.
 

Être inhumé avec son animal de compagnie ?

Qu’ils en possèdent ou non, les Français sont très majoritairement favorables à ce qu’une loi permettant d’être inhumé avec les cendres d’un animal de compagnie soit votée.

Qu’ils en possèdent ou non, les Français sont très majoritairement favorables à ce qu’une loi permettant d’être inhumé avec les cendres d’un animal de compagnie soit votée. 

 

Si l’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Suisse la permettent, cette pratique reste prohibée en France. Dans un pays qui compte plus de 7 millions de chiens et plus de 15 millions de chats pour ne citer qu’eux (source : FACCO/Kantar 2020), cette interdiction est considérée par nombre de leurs propriétaires comme une injustice et un non-respect des dernières volontés des défunts. D’autant que les animaux de compagnie sont perçus par une écrasante majorité de leurs propriétaires comme des membres à part entière de la famille.
J’ai le plaisir de vous adresser ci-dessous les résultats de cette enquête, qui pointe une très large adhésion des Français à ce projet de loi, quand bien même les possesseurs d’animaux de compagnie se montrent divisés sur le fait de passer à l’acte au moment de leur mort.

Les Français approuvent largement
 

Qu’ils en possèdent ou non, les Français sont très majoritairement favorables à ce qu’une loi permettant d’être inhumé avec les cendres d’un animal de compagnie soit votée. Les jeunes générations y sont les plus sensibles.
C’est le cas de 79% de ceux qui possèdent aujourd’hui un animal de compagnie contre 56% de ceux qui n’en n’ont pas.
 

Seuls 12% des personnes interrogées se disent « très défavorables » à la mise en œuvre d’une telle mesure.
8 Français sur 10 (80%) âgés de moins de 35 ans plébiscitent cette possibilité quand à peine la moitié (52%) des plus de 65 ans y sont favorables.
 

Les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont également celles qui soutiennent le plus fortement cette proposition de loi : les trois quarts (75%) de ceux dont le revenu se situe entre 900 € et 1 300 € par mois approuvent cette idée contre 59% de ceux qui gagnent plus de 2 500 €.
 

Sur l’échiquier politique, les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et ceux de Marine Le Pen sont les plus en accord (75%), suivis par ceux d’Éric Zemmour (68%) et d’Emmanuel Macron (60%). En revanche, les partisans d’une éventuelle loi de ce type sont minoritaires (42%) chez les électeurs de Valérie Pécresse.
La moitié des possesseurs de chiens prêts à être enterrés avec eux.
 

S’ils sont près de 8 sur 10 à se dire favorables à une loi leur permettant de reposer aux côtés de leur animal, les propriétaires sont très partagés quant au fait de passer à l’acte. Les maîtres de chiens et les catégories socio-professionnelles les moins aisées sont légèrement majoritaires à être dans ce cas.

45% des possesseurs d’animaux de compagnie envisageraient d’être inhumés à leurs côtés. C’est particulièrement vrai pour les 18-24 ans (63% d’adhésion à cette éventualité).
 

Les détenteurs de chiens sont les plus nombreux à le dire (51%) suivis par ceux de chats (47%) et ceux d’autres animaux de compagnie (41%)
 

Les propriétaires d’animaux de compagnie les plus aisés – plus de 2 500 € de revenus mensuels – sont les plus réticents : moins d’un tiers d’entre eux (30%) partagerait ainsi sa dernière demeure avec les cendres d’un compagnon à quatre pattes, une proportion qui monte à 55% chez les plus pauvres (- de 900 € par mois) de nos concitoyens.
 

Les habitants de la région parisienne sont plus nombreux (52%) que les résidents de communes rurales (41%) à envisager cette perspective.

Étude réalisée 18 au 20 octobre 2022 par l’IFOP pour Woopets.fr par questionnaire auto-administré auprès de 2 005 personnes (dont 1 036 possédant actuellement des animaux de compagnie) âgées de plus de 18 ans représentatives de la population française.
 

Comment évolue l’art comtemporain cet automne ?

Selon ArtPrice, les ventes aux enchères d’Art Contemporain enregistrent un très léger ralentissement de -1,1 % à l’échelle mondiale.

Selon ArtPrice, les ventes aux enchères d’Art Contemporain enregistrent un très léger ralentissement de -1,1 % à l’échelle mondiale. 
 

 

Cette année, le rapport annuel publié à l’occasion de la Frieze London et Paris+ par Art Basel, se focalise sur l’Art Ultra-Contemporain (artistes de moins de 40 ans). 

 

Stabilisation au plus haut niveau
 

Les ventes aux enchères d’Art Contemporain enregistrent un très léger ralentissement de -1,1 % à l’échelle mondiale. Cette diminution s’explique principalement par la politique du zéro Covid de la Chine, qui enregistre une perte exceptionnelle de -33 % de CA. Pour mémoire, la Chine, dans l’exercice précédent, était numéro 1. Cette année, les USA prennent la première place avec +20 %, suivis par la Chine.
Entre le 1er juillet 2021 et le 30 juin 2022, le produit des ventes d’Art Contemporain totalise 2,7 Mrd$, contre 2,73 Mrd$ lors de l’exercice précédent.
 

Sans la politique du zéro Covid en Chine, le Marché de l’Art Contemporain aurait connu une croissance de +9 %, en prenant comme projection les cinq dernières années du Marché de l’Art Contemporain chinois.
 

En 2021/2022, Artprice by Artmarket recense 39 880 signatures contemporaines aux enchères (pour 34 602 l’année dernière) dont 5 300 entrées (beaucoup plus que l’année dernière qui en comptait 1 284, dû à l’arrivée de nouvelles Maisons de Ventes) et 5 100 nouveaux records.
 

Le résultat de l’Art Contemporain est exceptionnel. Les 2,7Mrd$ d’œuvres vendues dans le monde (dont 38% pour New York), révèlent un marché plus fort, plus diversifié et plus dense que jamais. 119 400 œuvres contemporaines ont changé de propriétaires en 12 mois (102 000 œuvres vendues l’an passé), soit 10 fois plus qu’il y a 21 ans. Le nombre de transactions progresse ainsi de +12 %, tandis que le nombre d’invendus reste parfaitement stable à 33 % (un lot sur trois n’est pas adjugé).
 

Ce résultat remarquable reflète le dynamisme d’un Marché de l’Art en perpétuelle conquête de nouveaux acheteurs. L’accélération des transactions est confirmée par un taux d’invendus linéaire de 33 %.
Le produit des ventes a été multiplié par deux en 10 ans et par 31 en 20 ans.
Le Marché de l’Art Contemporain, qui ne représentait que 90 m$ en 2000, demeure cette année encore, avec 2,7Mrd$, la locomotive du Marché de l’Art.
 

Les catégories Fine Art (peintures, sculptures, dessins, photographies, estampes, vidéos, installations, tapisseries) progressent de +0,8 %. Elles totalisent un record de 2,64 Mrd$, en concentrant 98 % de la valeur du Marché de l’Art Contemporain. À l’inverse, les enchères publiques de NFT, pour le deuxième exercice de leur histoire, tombent de près -46 %, passant de 110,5 m$ à 60 m$.
 

Au total, l’Art Contemporain pèse 17,6 % du Marché de l’Art pour l’exercice 2021/2022. Le Marché de l’Art Ultra-Contemporain (artistes de moins de 40 ans) représente quant à lui 2,7 % de l’ensemble du Marché de l’Art mais l’essor de ce segment explique à lui seul une bonne partie de la transformation du Marché de l’Art. L’Art Ultra-Contemporain concentre en effet toutes les plus grandes tendances du marché (artistes femmes, NFT, street art, artistes africains, etc.) et révèle la dynamique ultra-compétitive entre New York, Londres et Hong Kong ainsi que l’émergence de nouvelles capitales du Marché international comme Tokyo et Séoul.
 

Forte croissance en Occident
 

Due à la politique du zéro Covid qui paralyse les grandes mégapoles du pays, la Chine a connu une contraction considérable de son Marché de l’Art au cours du S2 2021 et S1 2022. Les ventes aux enchères d’Art Contemporain font ainsi, à elles seules, face à une chute de -33 % dans l’ensemble de la Chine Continentale, Hong Kong, Macao et Taïwan, avec 740 Mrd$. La situation est heureusement toute différente en Occident, où de très belles performances ont contrebalancé la carence en Chine.
New York concentre à elle seule 38 % de la valeur mondiale des ventes aux enchères d’Art Contemporain. La ville concentre 1,05 Mr$ sur la période des douze derniers mois et affiche une progression de +20 %. Grâce à cette performance historique, les États-Unis reprennent à la Chine la première place de marché de la planète pour l’Art Contemporain.
 

En Europe, le Royaume-Uni pèse 18% du Marché mondial d’Art Contemporain avec 486m$ et consolide ainsi son avance sur la France avec 68m$, qui ne concentre toujours que 3% seulement du chiffre d’affaires mondial. Alors que l’Allemagne fait face à une contraction assez sensible (-15%) l’Italie parvient à limiter une sortie de crise sanitaire encore difficile (-3%). La Suisse, à l’inverse, poursuit une croissance rapide sur ce secteur (+31%) et se développe comme une place de marché importante au cœur du Vieux Continent pour l’Art Contemporain.
 

De nouvelles places fortes naissent plus vite encore du côté de l’Asie, en particulier en Corée du Sud, dont les ventes aux enchères d’Art Contemporain sont de 66m$, égalant pratiquement celles de la France sur douze mois. Séoul connaît une évolution absolument remarquable : +344% de son chiffre d’affaires d’Art Contemporain. Non seulement la ville a complètement récupéré de la crise sanitaire, mais elle s’impose désormais comme l’une des nouvelles capitales de l’Art Contemporain à l’échelle globale. Séoul dépasse aujourd’hui Tokyo, malgré une croissance de +55% enregistrée par cette dernière.
 

En matière d’Art Contemporain, la domination des Maisons de Ventes anglo-saxonnes est absolue : Christie’s (31% du chiffre d’affaires mondial), Sotheby’s (26%) et Phillips (14%) concentrent à elles trois plus de 70% de la valeur de ce segment. Face à ces résultats, les grandes Maisons de Ventes asiatiques China Guardian (3%), Poly Auction (3%), Seoul Auction (1,3%) et SBI Art Auction (1,2%) jouent le jeu de David contre Goliath.
 

Bourse : de moins en moins d’actifs sur les marchés

L’AMF montre un recul d’un tiers du nombre de personnes ayant réalisé au moins un achat ou une vente sur des actions au troisième trimestre 2022 par rapport au deuxième trimestre.

Le tableau de bord des investisseurs particuliers actifs de l’AMF montre un recul d’un tiers du nombre de personnes ayant réalisé au moins un achat ou une vente sur des actions au troisième trimestre 2022 par rapport au deuxième trimestre.
 

Depuis janvier 2021, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie tous les trois mois un tableau de bord des investisseurs particuliers actifs sur les marchés financiers au cours du trimestre précédent. Ce document s’appuie sur les données de transactions détaillées fournies par les établissements financiers français et les succursales en France d’établissements de l’Union européenne, depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Il permet de suivre l’évolution des comportements des investisseurs individuels.

La huitième édition de ce tableau de bord montre une baisse importante du nombre de particuliers ayant réalisé au moins une opération, d’achat ou de vente, sur des actions, au troisième trimestre 2022 par rapport au trimestre précédent, à 600 000 (-35 %). Si l’activité des particuliers en Bourse est traditionnellement plus faible pendant les mois d’été, ce niveau est inférieur à celui du troisième trimestre 2021, tout en étant comparable à celui du même trimestre de 2020.
 

Les incertitudes pesant sur les marchés se reflètent dans la moindre activité des investisseurs individuels. Dans un contexte de repli des marchés pour le troisième trimestre consécutif, les particuliers semblent avoir fait preuve d’un certain attentisme et conservé leurs positions.
 

Le nombre d’acheteurs d’actions a également reculé, de 19 %, à 485 000, son plus bas niveau depuis le troisième trimestre 2020. Le nombre de nouveaux investisseurs particuliers, qui n’avaient jamais passé d’ordre de Bourse jusqu’ici ou étaient inactifs depuis janvier 2018, s’est établi à 39 000, dans la moyenne des chiffres observés au troisième trimestre ces dernières années. Dans un contexte de nouveau repli des marchés, le nombre de vendeurs d’actions a fortement baissé, de 43 %, pour atteindre 362 000, à un niveau nettement inférieur au nombre d’acheteurs.
 

En termes de transactions réalisées sur des actions, l’activité des investisseurs particuliers a aussi reculé, comme c’est le cas habituellement au troisième trimestre, mais à un niveau de 8,8 millions, significativement inférieur à celui des mêmes trimestres des deux années précédentes, sans toutefois retomber aux niveaux de 2018 ou 2019.
 

Assurance vie : en septembre, la collecte nette s’établit à +0,5 milliard d’euros

La collecte nette en assurance vie sur le mois de septembre est positive, à +0,5 milliard d’euros.

La collecte nette en assurance vie sur le mois de septembre est positive, à +0,5 milliard d’euros. Sur les trois premiers trimestres de l’année, 275 000 contrats d’assurance vie ont été transférés dans le cadre de la loi PACTE.
 

Les cotisations sur un Plan d’Epargne Retraite (PER) assurantiel s’élèvent à 583 millions d’euros, en hausse de +27 % par rapport à septembre 2021.
 

En septembre 2022, les cotisations en assurance vie s’élèvent à 10,8 milliards d’euros. Elles sont en baisse par rapport à septembre 2021 (−0,5 milliard d’euros). Depuis le début de l’année, elles atteignent 107,8 milliards d’euros (−1,5 milliard d’euros par rapport à la même période en 2021). En unités de compte (UC), elles s’établissent à 42,4 milliards d’euros, en hausse de +0,6 milliard d’euros par rapport à la même période en 2021.  

 

Pour la part en euros, elles s’établissent à 65,4 milliards d’euros, en baisse de −2,2 milliards d’euros par rapport à la même période en 2021. La part des cotisations en UC s’établit à 39 % depuis le début de l’année, ratio identique à celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2021.
 

Les prestations s’élèvent à 10,3 milliards d’euros au mois de septembre 2022, en hausse de +0,6 milliard d’euros par rapport à septembre 2021. Depuis le début de l’année, elles atteignent 95,2 milliards d’euros, en hausse de +1,0 milliard d’euros. Pour ce qui concerne les UC, elles s’établissent à 15,4 milliards d’euros, en baisse de −0,7 milliard d’euros. Pour la part en euros, elles atteignent 79,8 milliards d’euros, en hausse de +1,7 milliard d’euros par rapport à la même période de 2021.
 

En conséquence, la collecte nette s’établit à +0,5 milliard d’euros en septembre 2022. Depuis le début de l’année, elle atteint +12,6 milliards d’euros, inférieure de −2,5 milliards d’euros à celle de 2021 sur la même période. En UC, elle s’élève à +27,0 milliards d’euros, en hausse de +1,3 milliard d’euros par rapport à 2021. Pour la part en euros, elle s’élève à −14,4 milliards d’euros, en baisse de 3,9 milliards d’euros par rapport à 2021.

 

Au cours des trois premiers trimestres de l’année, 275 000 contrats d’assurance vie ont été transférés dans le cadre de la loi PACTE (hors transferts des contrats d’assurance retraite vers un PER). Le montant moyen transféré est en augmentation par rapport aux 9 premiers mois de 2021, puisqu’il est passé de 34 800 euros à 39 600 euros en moyenne par contrat.
 

Le dynamisme des PER se poursuit
 

En septembre 2022, 46 700 nouveaux assurés ont souscrit un PER auprès d’une entreprise d’assurance. Les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 583 millions d’euros, soit une hausse de +27 % par rapport à septembre 2021. Dans le même temps, 11 400 assurés ont transféré d’anciens contrats vers un PER pour 279 millions d’euros sur le mois.
 

Au total, le marché des PER commercialisés par les entreprises d’assurance enregistre 58 100 assurés supplémentaires et 862 millions d’euros de versements sur le mois de septembre 2022.
La collecte nette des PER s’élève à +449 millions d’euros en septembre et à +3,9 milliards d’euros depuis le début de l’année 2022.
 

Fin septembre 2022, 3,5 millions d’assurés détenaient un PER pour un encours de 43,4 milliards d’euros. Hors transferts, 87 % des nouveaux titulaires d’un PER (à fin juin 2022) l’ont souscrit auprès d’un assureur.
 

Accident : Attention au passage à l’heure d’hiver

Avec le passage à l’heure d’hiver, il fait donc nuit plus tôt : sur la route, les piétons, cyclistes et trottinettes électriques seront moins visibles.

Dans la nuit du samedi 29 octobre au dimanche 30 octobre 2022, nous sommes passés à l’heure d’hiver et il fait donc nuit plus tôt : sur la route, les piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes électriques seront moins visibles.

Près de la moitié des piétons tués chaque année le sont sur les quatre mois d’octobre à janvier et on observe que le nombre d’accidents impliquant les piétons augmente de 50 % dans les semaines suivant le passage à l’heure d’hiver.

La question de la visibilité va d’autant plus se poser cette année avec le plan de sobriété énergétique qui recommande d’éteindre certains éclairages publics pendant la nuit ou de réduire l’intensité lumineuse.
Dans une étude menée en octobre 20222, notre association a interrogé les Français sur la visibilité et les risques nocturnes : 82 % d’entre eux sont inquiets pour leur sécurité et se sentent plus vulnérables lorsqu’ils circulent sur la voie publique avec une visibilité réduite.
 

(Source : France assureurs)
 

La vue sur un cimentière fait-elle chuter le prix des biens ?

Quel impact sur les prix de l’immobilier des biens proches des cimetières ?

Quel impact sur les prix de l’immobilier des biens proches des cimetières ?

 

La proximité d’un cimetière ne diminue pas – mécaniquement – le prix de l’immobilier. En clair, même si 12 % des Français que nous avons interrogés souhaiteraient vivre près d’un cimetière pour payer moins cher, on ne peut pas affirmer qu’il existe une corrélation directe entre la présence d’un cimetière et les prix des logements situés à proximité.
 

Cette innocuité est d’autant plus surprenante que les ⅔ (66 %) des personnes interrogées estiment, au contraire, que le prix d’une habitation donnant directement sur un cimetière sera inférieur aux prix du marché. « 

 

En étudiant les marchés immobiliers autour d’une centaine de cimetières dans les plus grandes villes françaises, nous n’observons pas une dégradation du prix à leur approche. Nous constatons plutôt des réalités très hétérogènes selon l’environnement du cimetière. Il est donc impossible d’affirmer qu’il existe un “effet” cimetière » explique Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger.
 

Outre la proximité à d’un cimetière, d’autres facteurs jouent sur le prix du logement tels que la proximité d’un élément attrayant (monument historique, parc…) ou la qualité du logement.. Autrement dit, s’il jouxte un cimetière, un bien immobilier ne coûtera pas nécessairement moins cher qu’un autre qui en serait éloigné. Reste à savoir si ce qui est vrai dans les métropoles l’est aussi en dehors des grandes villes…

 

Cimetières : un effet variable selon les villes et les logements ?
 

Comme nous l’avons vu, au global, la seule présence d’un cimetière ne fait pas baisser, à tout coup, le prix d’un bien immobilier. Pour autant, il est intéressant de constater que, dans certaines villes dont nous avons étudié les marchés immobiliers, la proximité d’un cimetière semble avoir un impact, que celui-ci soit à la hausse ou à la baisse, sur les prix des habitations. Ainsi, à Bordeaux, les appartements situés à proximité des cimetières tendent à coûter 4 % moins cher que ceux qui en sont plus éloignés au sein du même quartier. À l’inverse, à Rennes, la proximité d’un cimetière majore de 5 % en moyenne le prix de vente d’un appartement… Du côté des maisons cette fois, on note qu’alors qu’à Rennes, la proximité d’un cimetière fait reculer les prix de 8 %, en moyenne par rapport au reste du quartier, elle leur permet de gagner 3 % à Lille. Ces disparités illustrent l’absence d’une règle immuable qui voudrait que le prix de vente d’un bien immobilier soit immanquablement impacté par la proximité d’un cimetière car encore une fois, tout semble dépendre non seulement du contexte, mais aussi du quartier, du logement ou encore de la ville elle-même.

 

La proximité d’un cimetière est-elle un frein à l’achat ?
 

Bien que le voisinage immédiat d’un cimetière n’ait aucune influence directe sur le prix de vente d’un bien immobilier, force est de constater que cette proximité semble dissuader les acquéreurs éventuels. Plutôt que de se manifester sous la forme d’une réduction de prix, la contiguïté d’un cimetière constituerait ainsi davantage un frein à l’achat. Selon notre étude, la vue sur un cimetière représente un frein non seulement à l’achat mais aussi à la location pour plus de la moitié des sondé(e)s (54 %). Chez les acheteurs potentiels, le voisinage d’un cimetière est même particulièrement dissuasif, puisque 64 % d’entre eux renonceraient à leur projet. Ainsi, si une majorité d’acquéreurs sont plus frileux à acheter près d’un cimetière, on peut raisonnablement penser que cela pourrait impacter les délais de vente pour ce type de bien…

 

Vivre près d’un cimetière : mythes et réalités
 

La proximité d’un cimetière est clivante. Dissuasive pour certains, elle en laissera d’autres indifférents et certains pourront même l’apprécier. Jugez plutôt, parmi les sondés :
• 41 % estiment qu’à proximité d’un cimetière, l’ambiance est triste,
• 37 % trouvent qu’un tel lieu symbolise la mort,
• 46 % n’ont que faire du voisinage d’un cimetière,
• 53 % apprécient le calme du lieu,
• et 22 % aiment la vue dégagée qu’un cimetière procure.
 

À moins que la vision de Thriller, le clip de Michael Jackson dans lequel il danse entouré de morts-vivants fraîchement sortis de la tombe ne vous ait traumatisé, il faut bien avouer que vivre à proximité d’un cimetière présente pas mal d’avantages : pas de vis-à-vis, pas de construction ni de nuisances sonores à craindre, un cadre de vie plus agréable avec calme et verdure…
 

 

Méthodologie : Enquête réalisée sur 1003 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France pour le compte de SeLoger du 13 au 14 octobre 2022. 
 

Prix de l’ancien SeLoger au 1er octobre 2022. Les prix des cimetières sont les prix médians des adresses dans un rayon de 100 mètres autour des cimetières.
 

Immobilier locatif : Début de la trêve hivernale

Cette année, les expulsions de locataires durant la trêve hivernale seront suspendues du 1er novembre 2022 au 31 mars 2023.

Cette année, les expulsions de locataires durant la trêve hivernale seront suspendues du 1er novembre 2022 au 31 mars 2023.

 

Cinq mois durant lesquels le non-paiement du loyer ou des factures d’énergie ne peut donner lieu à aucune procédure d’expulsion ou de coupure. Sauf dans certains cas particuliers. 
 

Pour rappel, la loi interdit aux propriétaires d’expulser par eux-mêmes un locataire, même s’ils ont obtenu gain de cause devant la justice. Cette procédure doit obligatoirement être exécutée par un commissaire de justice. Si le propriétaire prend cette initiative (entrée dans le logement, changement des serrures, retrait des meubles), il risque jusqu’à trois ans de prison et 30 000 euros d’amende. 
 

Au-delà des cas de non-paiement du loyer, la trêve hivernale protège également les locataires de toutes coupures d’énergie en cas de factures impayées. De la même manière, les propriétaires ont interdiction d’engager des démarches pour couper l’électricité, le gaz ou l’eau courante du logement, sous peine de poursuites. 
 

La trêve hivernale admet toutefois quelques exceptions. Elle ne concerne par exemple pas les expulsions qui donnent lieu à un relogement décent pour le locataire et sa famille, celles liées à un arrêté de péril concernant un bien ou encore les expulsions du domicile conjugal émises par le juge dans le cadre d’une affaire de divorce ou de violences. De même, la trêve hivernale ne protège pas les personnes entrées de manière illégale dans le logement, comme les squatteurs. 
 

En cas de problèmes liés au paiement du loyer, bailleurs et locataires peuvent se tourner vers l’Agence nationale pour l’information sur le logement (Anil). En France métropolitaine, un numéro gratuit « SOS impayés de loyer » a été mis en place : il s’agit du 0805 160 075. En Outre-Mer, il est possible de contacter les services départementaux de l’Anil. 
 

Prorogation du taux majoré de la réduction Madelin (IR PME)

La prorogation du taux majoré de la réduction Madelin (IR PME) a été intégrée dans le projet de loi de finance 2023.

La prorogation du taux majoré de la réduction Madelin (IR PME) a été intégrée dans le projet de loi de finance 2023.
 

Le taux majoré de 25 % des réductions IR-PME pour souscription au capital des PME (ou réduction « Madelin ») ou pour souscriptions de parts de certains fonds d’investissement, pour souscription au capital de certaines entreprises solidaires d’utilité sociale ou de sociétés foncières solidaires serait reconduit et s’appliquerait aux versements réalisés jusqu’au 31 décembre 2023. 

 

La mesure a été intégrée dans le projet de loi de finances pour 2023. Comme pour les années précédentes, elle entrerait en vigueur à compter d’une date fixée par décret au plus tard deux mois après réception par le Gouvernement de la réponse de la Commission européenne sur la conformité au droit de l’UE.