Logement indécent : Ne pas confondre vétusté et ancienneté

Le décret de 2002 impose de mettre à disposition des logements « décents » mais pas de moderniser les immeubles anciens.

En matière de logement, le décret de 2002 qui impose aux propriétaires de mettre à disposition des logements « décents » n’exige pas de moderniser les immeubles anciens et d’installer des dispositifs actuels, a expliqué la Cour de cassation dans un arrêt récent (Cass. Civ 3, 22.6.2022).
 

Ainsi, l’absence de garde-corps dans un immeuble bâti il y a des décennies n’est pas une défectuosité qui engagerait la responsabilité de son propriétaire vis-à-vis du locataire en cas d’accident.
Un locataire soutenait qu’en qualité de profane dans le domaine de la construction ou de l’habitation, il était incapable de remarquer le danger. Pour lui, ce danger caractérisait un logement non décent et le propriétaire était dès lors responsable de son accident.
 

Pour les garde-corps, ce décret impose seulement d’entretenir ceux qui existent « dans un état conforme à leur usage ». L’ancienneté de l’installation ne caractérise donc pas un logement non décent, a observé la Cour.
Actuellement, le code de la construction et de l’habitation impose qu’un garde-corps ait une hauteur d’au moins un mètre.
 

Comment ne pas oublier ses plans d’épargne retraite ?

Pour lutter contre l’épargne retraite oubliée et les contrats en déshérence, l’Union Retraite met en place un nouveau service.

Pour lutter contre l’épargne retraite oubliée et les contrats en déshérence, l’Union Retraite met en place un nouveau service.

 

Dans un rapport 2018, le gendarme de la banque et de l’assurance, l’ACPR, estimait à 10,6 milliards d’euros les montants amassés sur les contrats de « retraite supplémentaire » passés les 62 ans du titulaire. Aux 65 ans des titulaires, ce pactole reste de 5,5 milliards d’euros. 

 

Pour lutter contre l’épargne retraite oubliée, l’Union Retraite met en place un nouveau service afin que les utilisateurs consultent directement sur leur compte retraite (info-retraite.fr) les produits de retraite supplémentaire dont ils sont bénéficiaires. 

 

Un peu plus de 14 millions de contrats sont progressivement transmis par les organismes de gestion à l’Union Retraite et devraient tous être associés à leurs bénéficiaires d’ici la rentrée 2022. Ce nouveau service vise à limiter le risque de déshérence des produits d’épargne retraite supplémentaire. 

Quelle est la période de l’année la plus propice pour réaliser un investissement locatif ?

Bevouac a réalisé une analyse de la saisonnalité des ventes, afin de repérer les périodes à privilégier pour réaliser un investissement.

Bevouac a réalisé une analyse de la saisonnalité des ventes, afin de repérer les périodes à privilégier pour réaliser un investissement. 

 

Alors que le pouvoir d’achat des Français décroît, Bevouac, expert de l’investissement locatif dans l’ancien, a réalisé une analyse de la saisonnalité des ventes, afin de repérer les périodes à privilégier pour réaliser un investissement. Pour cela, l’étude se concentre sur la corrélation entre le volume de transactions et l’évolution des prix. Les dates retenues sont celles de la signature de l’acte de vente notarié.

 

Davantage de signatures en fin de mois
 

Sur ce graphique se dessinent plusieurs tendances : un plateau du nombre médian de signatures d’actes de vente entre le 1er et le 14 de chaque mois avec une moyenne de 2 545 ventes par jour, puis un léger rebond aux alentours du 15. On observe, à partir du 24, une évolution significative avec 4 430 signatures d’actes de vente en fin de mois.

« La répartition mensuelle des volumes de ventes semble corrélée à l’activité des études notariales, avec une période de stabilité relative durant les trois premières semaines de chaque mois et un pic la dernière semaine. Le sursaut de signatures d’actes de vente les 15 de chaque mois pourrait correspondre, quant à lui, aux objectifs bimensuels des études notariales », explique Martin Menez, président de Bevouac.

Mai et septembre semblent être les périodes idéales pour un investissement locatif
 

Qu’il s’agisse de l’évolution des prix ou de l’évolution du nombre de ventes, on peut observer des phénomènes similaires au cours d’une année, avec des pics aux mois de juillet ainsi qu’à la rentrée de septembre et une forte baisse en août et une autre, de moindre importance, en avril. « Seule différence, alors que le prix au m² baisse au mois de décembre, le nombre de ventes explose. Cela peut s’expliquer par la volonté, pour les vendeurs, d’éviter les impôts locaux et, pour les investisseurs, de défiscaliser sur l’année en cours », ajoute Martin Menez.

 

L’acte de vente définitif intervenant en moyenne 3 mois après un accord sur le prix entre l’acheteur et le vendeur, Nous pouvons en conclure que : 
• D’une part, la période allant de mi-mars à mi-avril présente une tension immobilière forte, avec un impact direct sur les prix, qui augmentent. « Les familles qui souhaitent signer leur acte de vente en juin et juillet, pour emménager durant l’été et être prêts pour la rentrée scolaire, se précipitent sur leur projet immobilier durant ce printemps de l’immobilier. Durant cette période, où le marché est tendu, il est donc peu recommandé de réaliser un investissement immobilier », commente Martin Menez.
• D’autre part, les prix immobiliers sont plus accessibles vers la mi-janvier, mi-mai et mi-septembre, lorsque la tension du marché est plus faible. « C’est durant ces mois qu’il est possible d’optimiser son investissement. En effet, avec un prix à l’achat plus faible, le rendement locatif brut se voit boosté ! Par ailleurs, un investissement locatif nécessite souvent plus de travaux ainsi qu’une configuration différente. Il faudra alors privilégier un investissement en début d’année afin d’être prêt pour une mise en location à la rentrée de septembre », conclut Martin Menez.

 

 

Immobilier patrimonial : quels sont les effets de la crise de l’énergie sur le marché ?

Alors que le secteur du bâtiment représente 44% de la consommation énergétique en France, quelles seront les répercussions de cette crise sur l’immobilier des biens patrimoniaux, tels que les châteaux ou manoirs, qui ont la réputation d’être énergivores ?

 Alors que le secteur du bâtiment représente 44% de la consommation énergétique en France, quelles seront les répercussions de cette crise sur l’immobilier des biens patrimoniaux, tels que les châteaux ou manoirs, qui ont la réputation d’être énergivores ? 

Alors que la crise énergétique touche la France de plein fouet, le groupe immobilier Mercure, spécialisé dans la vente de bien patrimoniaux, continue à avoir une demande croissante pour les biens patrimoniaux. Tandis que 82% de ses clients cherchent des bien authentiques, et que 87% cherchent quant à eux une propriété au calme et spacieuse, le groupe immobilier Mercure constate une augmentation de 18% sur la vente des châteaux en ce début d’année par rapport à 2021, avec 64 ventes actées au premier semestre 2022. Il note également une croissance de 5% des ventes sur les biens classés.

Après une étude des propriétés et châteaux qu’il propose à la vente, le groupe immobilier Mercure constate que 44% de ses biens ont un mode de chauffage au fioul. Depuis le début de la crise, le prix de ce type d’énergie a particulièrement augmenté puisqu’il est passé de 876 € les 1 000 L en septembre 2021 à 1 692 € les 1000L en octobre 2022 (+93%).

  
Alors, si le groupe immobilier Mercure n’a, pour l’instant, pas vu de vente avortée pour cause de rénovations trop importantes, ses agents restent attentifs au contexte inflationniste de l’énergie et à la pénurie des matériaux qui peuvent impacter les prix de l’immobilier.

Quelques agents du groupe ont également constaté un intérêt nouveau sur ces problématiques par des clients du groupe. C’est notamment le cas de d’Éric Louvet, directeur de l’agence Mercure Bourgogne Franche Comté, à Dijon : « Depuis le début de l’année, j’ai pu observer auprès des clients que j’ai accompagnés un renforcement d’intérêt concernant les questions énergétiques, ce qui n’était pas le cas avant le début de la crise. Nos clients sont attentifs aux travaux de rénovation qu’ils auraient à faire afin de changer de mode de chauffage ou aux factures d’énergie qui pourraient être importantes. C’est un argument pris en compte dans la négociation du prix. ».
 

Des travaux de rénovation énergétique sont tout à fait envisageables et des aides financières sont possibles. Cependant, une étude des Demeures Historiques constate que 72% des projets de financement pour ce type de travaux dans des propriétés patrimoniales ne bénéficient pas d’aide. Cela est notamment dû à un manque d’information. Le groupe immobilier Mercure souhaite ainsi conseiller au mieux ses clients dans leurs projets de rénovations grâce à ses expertises.

Il souhaite dans un premier temps distinguer deux types de travaux de rénovation énergétique :
1. Les travaux d’isolation, notamment sur les ouvertures (portes, fenêtres) ainsi que sur les toitures, qui permettent de conserver la chaleur au sein des propriétés.
2. Et les travaux sur les énergies, qui permettent quant à eux de chauffer les propriétés différemment. Pour ces travaux, les objectifs sont les suivants :
o Continuer à faire baisser la part du fuel, malgré ses avantages logistiques et d’utilisation.
o Travailler sur les bois énergies.
o Compléter avec des énergies renouvelables (Géothermie, Puits canadiens, Eoliens et photovoltaïque).
o Concevoir un mix énergétique au niveau de la propriété.

De plus, les experts du groupe Mercure souhaitent informer leurs clients sur le financement de leurs projets : ces investissements sont importants mais finançables et subventionnables.

Les travaux de rénovation énergétique, un investissement judicieux
 

Le groupe immobilier Mercure met également en exergue le retour sur investissement des travaux de rénovation énergétique.
 

Les travaux sur les énergies sont effectivement coûteux :
–          Il faut prévoir un prix entre 80 et 200 euros par m² pour travailler sur la géothermie d’un bien,
–          Entre 50 et 80 € par m² pour des puits canadiens avec un rendement en exploitation de 100 à 2000 Kw,
–          Un investissement de 20 000 è 50 000 pour la mise en place d’éoliennes domestiques.
 

Cependant, ces investissements peuvent rapidement être amortis compte tenu de l’augmentation du prix de l’énergie. Le groupe immobilier Mercure a notamment deux exemples de châteaux rénovés qui peuvent servir de référence à des clients intéressés par ce type de projets :
1. La rénovation énergétique d’un Château Monument Historique dans l’Oise avec une activité touristique :
–          Investissement de 439 000 € avec subvention de 50%
–          Est passé d’une facture d’énergie de 55 000€ à 7 000€ par an.

Cela équivaut à un retour sur investissement entre 5 et 10 ans.

2. La rénovation d’un château dans la Sarthe :
–          Investissement de 100k€ non subventionnable (bâtiment non classé)
–          Est passé d’une facture d’énergie de 35 000€ (de fuel) è 4 000€ par an.
Cela équivaut à un amortissement en 4 ans 

 

Bourse : Le marché, entre mid-term et inflation

Les marchés gardent espoir et continuent de progresser, en parfaite décorrélation avec la situation économique et les informations fondamentales récentes.

Les marchés gardent espoir et continuent de progresser, en parfaite décorrélation avec la situation économique et les informations fondamentales récentes. 

 

Le Dow Jones 30 est maintenant revenu à environ 10% de son plus haut historique, en retraçant 50% de la baisse observée depuis plus de 10 mois, en 15 jours.

 

Le marché a d’abord rebondi sur des niveaux techniques importants, puis, a été soutenu par des mécanismes de protections de positions de vente à découvert, qui ne font qu’accentuer le rebond technique haussier, malgré la forte proportion d’acteurs positionnés à la baisse.

Par ailleurs, le timing est plutôt favorable à un rebond. En effet, statistiquement, les semaines précédant les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, sont en général positives pour la performance des indices boursiers. Les élections ont lieu aujourd’hui, et, alors que les démocrates pourraient perdre le Sénat, les investisseurs devraient voir cela d’un bon œil.

 

Au-delà de ces facteurs plutôt positifs pour les marchés à court terme, la situation économique, géopolitique et financière ne s’améliore pas, au contraire.

 

En effet, alors que l’inflation, continue de se maintenir bien au-delà de l’objectif de la Fed aux Etats-Unis et continue d’accélérer en Europe, les politiques monétaires des banques centrales n’en restent que plus restrictives, notamment au sein de la première puissance mondiale.

 

Le président de la réserve fédérale s’est montré beaucoup moins accommodant qu’anticipé par les marchés la semaine dernière et a utilisé des phrases claires. « Les taux vont devoir être augmentés plus qu’anticipé précédemment » ; « il vaut mieux en faire trop que pas assez » ou encore « les discussions pour une réduction du rythme de hausse de taux commencera en décembre ». Cette dernière sous-entend que la prochaine hausse de taux pourrait atteindre une nouvelle fois 75 pdb en décembre.

Malgré tous ces messages hawkish, les marchés sont restés confiants et ont continué de progresser jusqu’ici.

 

D’autres risques continuent d’affluer, mais les marchés ne semblent pas vouloir capituler. En effet, la saison des résultats des entreprises a fait ressortir des performances et des perspectives décevantes, notamment de la part des plus importantes sociétés technologiques américaines. Par ailleurs de plus en plus de secteurs annoncent des licenciements massifs et cela pourrait se poursuivre dans les prochains mois.

Cette semaine, moins de résultats sont attendus, mais les investisseurs seront tournés vers les nombreux discours des banquiers centraux et en fin de semaine, par la publication des indices des prix à la consommation (IPC) aux Etats-Unis.

 

Ces derniers devraient montrer une réduction de la hausse de l’inflation aux US, mais les chiffres restent trop élevés et cela pourrait mener à la fin de ce rebond technique sur les marchés financiers.

Du côté des cryptomonnaies, le cours du Bitcoin pourrait voir la fin de cette tentative de rebond à court terme et le marché pourrait atteindre de nouveaux plus bas annuels dans les prochaines semaines. Par ailleurs, les deux principales plateformes de trading mondiales, Binance et FTX, semblent être en désaccord et cela pourrait conduire à des secousses supplémentaires sur les marchés.
En cas de poursuite de ces risques entre ces acteurs majeurs, des problèmes de liquidité pourraient à nouveau survenir dans le secteur et conduire à de fortes baisses, voir à la destruction d’actifs importants, comme nous l’avons constaté il y a quelques mois avec l’affaire Terra Luna.

 

(source Vincent Boy, Analyste marchés chez IG France)
 

PER : Les raisons du succès

Le PER a fêté son troisième anniversaire en ce mois d’octobre. Il a déjà séduit plus de 5,6 millions de personnes dont 3,5 millions à titre individuel. Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, explique les raisons de ce succès.

Le PER a fêté son troisième anniversaire en ce mois d’octobre. Il a déjà séduit plus de 5,6 millions de personnes dont 3,5 millions à titre individuel. Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, explique les raisons de ce succès.

 

 

Quelles sont les raisons du succès du Plan d’Épargne Retraite (PER) par rapport aux anciens produits retraite ?
 

Le PER a fêté son troisième anniversaire en ce mois d’octobre. Il a déjà séduit plus de 5,6 millions de personnes dont 3,5 millions à titre individuel. L’encours atteint 66 milliards d’euros dont 43 milliards à titre individuel. Cette croissance est beaucoup due à des transferts en provenance des anciens produits d’épargne retraite, mais elle est aussi liée à l’arrivée de nouveaux assurés ou épargnants. La fin de l’année est toujours un moment clef pour les versements sur des produits ouvrant droit à des réductions d’impôt, ce qui est le cas pour le PER.
 

Le PER offre plusieurs avantages par rapport aux différents produits d’épargne retraite qu’il a remplacés. Les versements individuels ainsi que ceux issus de l’épargne salariale sont éligibles à une sortie en capital. Certes, logiquement un produit retraite a comme objectif la constitution d’un complément de revenus liquidable au moment de la cessation d’activité, mais les Français étant attachés à la faculté de pouvoir sortir en capital, cette possibilité contribue à l’attractivité du produit. Le deuxième avantage est sa transférabilité. Il est désormais possible de loger les anciens produits d’épargne, PERP, Préfon, PERCO, article 72, etc. sur le PER. Le titulaire de ce produit peut également changer de PER à sa convenance. Le dernier grand avantage du PER est l’avantage fiscal à l’entrée. (déduction du revenu imposable qui de ce fait n’entre pas dans le plafonnement des niches). Cet avantage fiscal peut être conjugalisé. Par ailleurs, le contribuable peut cumuler les droits à déduction des trois années précédant son imposition sur le revenu.
 

La crainte de la baisse des revenus à la retraite explique-t-elle la souscription d’un PER ?
 

Les Français sont inquiets en matière de retraite. Selon la dernière enquête réalisée par l’IFOP pour le compte du Cercle de l’Épargne et d’AMPHITÉA, deux tiers d’entre eux estiment que leur pension est ou sera insuffisante pour vivre correctement à la retraite. Or, en l’état actuel, le niveau de vie des retraités est amené à diminuer. Selon le dernier rapport du Conseil d’Orientation des Retraites, avant même une éventuelle réforme, la baisse serait de 5 à 15 % d’ici 2040. Les Français placent la retraite comme deuxième motivation pour expliquer leur effort d’épargne, juste derrière l’épargne de précaution.
 

Assurance vie/PER, quel est le meilleur produit pour la préparation de la retraite ?
 

Le PER est un produit spécifiquement dessiné pour la préparation de la retraite quand l’assurance vie est une enveloppe de placements multi-usage avec néanmoins une dominante patrimoniale.
Pour les personnes imposées dans les tranches élevées de l’impôt sur le revenu (au-delà de 30 %), l’avantage fiscal du PER constitue est non négligeable même s’il ne faut pas sous-estimer, pour les contrats d’assurance vie de plus de 8 ans, les effets de l’abattement de 4 600 pour un célibataire et 9 200 euros pour un couple, sur les gains. La sortie en capital désormais ouverte aux titulaires de PER est en revanche fiscalement peu attractive. Le capital est assujetti à l’impôt sur le revenu et les gains au prélèvement forfaitaire unique. Les tenants de la sortie totale en capital ont tout intérêt à opter pour l’assurance vie. Si cette dernière offre de plus de souplesse dans la gestion, avec des possibilités d’entrée et sortie, elle peut, par ricochet, être utilisée pour des usages qui ne sont pas en lien avec la retraite.
 

Avec la chute des valeurs actions marchés financiers et l’inflation, est-ce le bon moment de s’engager dans un PER ?
 

Le PER est un placement de long terme qui se prête bien à un investissement dans les actions. Il vaut mieux entrer quand la bourse est à un point bas que l’inverse. La loi PACTE a prévu une gestion profilée permettant une sécurisation progressive en fonction de l’âge. L’épargnant choisit entre trois profils : prudent, dynamique et équilibré. Du profil choisi dépend la répartition entre fonds en euros et unités de compte. Il peut choisir la gestion libre ou la gestion sous mandat. Dans tous les cas, l’épargnant a tout intérêt à ouvrir le plus tôt possible et à y mettre régulièrement de l’argent. C’est donc bien le bon moment pour bénéficier des plus-values à venir.
 

Les frais appliqués au PER sont jugés importants. Qu’en est-il et quels sont les droits des assurés ?
 

Plusieurs organismes ont souligné que les frais pouvaient être élevés. Ces derniers sont en lien avec le caractère complexe du PER. La diffusion de plus en plus large de ce produit et la concurrence croissante devraient conduire à une diminution des frais. Le législateur a tenu à accroître l’information des titulaires afin de peser sur leur montant. Les gestionnaires de PER sont ainsi tenus, depuis le 1er juin, de publier sur leur site Internet un tableau standard regroupant les frais moyens par catégorie de frais. Depuis le 1er juillet, la réglementation impose au distributeur de communiquer avant toute souscription le total des frais associé à chaque support financier.

 

Pour les contrats d’épargne retraite en déshérence, qu’impliquent les nouvelles dispositions sont entrées en vigueur ?
Dans son rapport remis en 2018 au Parlement, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (APCR) estimait que les contrats d’épargne retraite non liquidés passé l’âge de 65 ans représentaient 5,4 milliards d’euros d’encours. Le ministère de l’Économie a mis en ligne un nouveau service en ligne « mes contrats épargne retraite » qui permet aux assurés de retrouver l’ensemble des contrats d’épargne retraite dont ils peuvent bénéficier. Ce service résulte de la loi du 26 février 2021 qui a créé un droit à l’information sur les droits acquis dans le cadre des régimes de retraite supplémentaire. Il est disponible sur le compte retraite (info-retraite.fr) et son application mobile (Mon compte retraite).
 

Ce droit permet aux Français de retrouver tous leurs produits d’épargne retraite supplémentaire, les coordonnées des organismes qui les gèrent et, le cas échéant, de faire valoir leurs droits. Tous les salariés, à la retraite ou encore en activité, peuvent désormais savoir, de façon simple, s’ils sont bénéficiaires d’un ou plusieurs contrats d’épargne retraite supplémentaire souscrits pour eux par leurs employeurs ou ex-employeurs. Jusqu’ici, le seul moyen pour un salarié de connaître les contrats ouverts en son nom consistait à retrouver et contacter tous ses anciens employeurs. Le service a identifié plus de 11 millions de contrats de retraite supplémentaire. La base de contrats recensés devrait continuer à s’enrichir au cours des prochains mois. L’objectif est de lutter contre la déshérence en matière de contrats d’épargne retraite.
 

Hausse des taux en novembre : le répit de la remontée du taux d’usure désormais terminé !

En novembre, les banques ont poursuivi leur mouvement de remontée des taux, avec des augmentations de plus de 0,50 point au total en seulement 2 mois.

En novembre, les banques ont poursuivi leur mouvement de remontée des taux, effaçant pour certaines le bénéfice de la hausse des taux d’usure du mois d’octobre, avec des augmentations de plus de 0,50 point au total en seulement 2 mois. 

 

Résultat, les refus de prêt augmentent à nouveau, d’autant qu’en cette fin d’année, certains établissements ferment encore davantage le robinet du crédit. Des emprunteurs aux profils standard se retrouvent ainsi à nouveau bloqués dans leur projet d’achat. Une situation qui devrait malheureusement se prolonger en 2023, dans un contexte de remontée globale des taux. Heureusement des solutions existent pour réduire le coût total du crédit et alléger (très légèrement) le poids de la hausse des taux dans le budget des futurs acheteurs.
Encore hausses de taux de crédit dans certains barèmes qui affichent désormais des taux supérieurs à 2 % sur toutes les durées
 

En novembre, en raison des congés et du 1er novembre férié, les mises à jour de taux sont moins nombreuses. Pour autant, toutes les grilles reçues affichent des hausses de taux de crédit, de 0,30 point en moyenne ! Après des hausses moyennes de 0,20 point en octobre, le bénéfice de la hausse des taux d’usure de 0,48 point le 1er octobre, qui avait redonné de l’air au marché en créant un écart plus important avec les taux nominaux, est aujourd’hui totalement effacé.
 

« En novembre, sans surprise, le mouvement de hausse des taux de crédit se poursuit, après un mois d’octobre marqué par une envolée du taux d’emprunt d’État à 10 ans à 3 % et la remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne qui impacte directement le coût de refinancement des banques. Dans ce contexte, la plupart des établissements affichent désormais des taux supérieurs à 2 % sur toutes les durées, et on voit même revenir des taux à 3 % sur les durées les plus longues. Des taux de crédit qui n’étaient plus pratiqués depuis 2016… » constate Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer.
 

En novembre les taux moyens sont encore en augmentation à 1,8 % sur 15 ans, 2 % sur 20 ans et 2,20 % sur 25 ans, mais de plus en plus de banques affichent désormais des taux proches de 2,5 % sur toutes les durées, pas toujours applicables une fois tous les frais comptabilisés en raison du niveau des taux d’usure.
 

L’effet bénéfique de la hausse des taux d’usure déjà effacé
 

Il n’aura suffi que d’un peu plus d’un mois pour que la remontée inédite des taux d’usure, de près d’un demi-point et son effet bénéfique sur le marché ne soient effacés par les hausses de taux successives pratiquées par certaines banques entre début octobre et début novembre. « Encore plus rapidement qu’on pouvait s’y attendre, dans le sillage de la remontée des taux d’usure de 0,48 point sur les durées de 20 ans et plus, les banques ont remonté significativement leurs taux de crédit, jusqu’à 0,55 point au total pour certaines d’entre elles depuis début octobre ! Certains emprunteurs, les plus âgés, ou ceux qui ne bénéficient pas des taux les plus avantageux en raison de la qualité de leur dossier, se retrouvent donc d’ores et déjà dans la même situation que cet été, c’est-à-dire exclus du crédit, en raison de l’écart à nouveau trop faible entre les taux nominaux hors frais proposés par les banques, et le taux d’usure, tous frais inclus. Il faut désormais théoriquement attendre le 1er janvier, et une nouvelle hausse des taux d’usure pour que la situation s’arrange, mais compte tenu du contexte et de la hausse des coûts de refinancement, les taux de crédit augmenteront alors encore… Jusqu’où ce cercle vicieux peut-il mener ? Ce qui est certain c’est qu’en terme de capacité d’emprunt les emprunteurs potentiels sont d’ores et déjà pénalisés… » explique Sandrine Allonier porte-parole de Vousfinancer.
 

D’ores et déjà 30 000 € de capacité d’emprunt de perdue en un an, mais des solutions pour faire baisser (légèrement) le cout du crédit
 

En effet, en seulement 1 an, la hausse des taux de crédit de 1 point a déjà fait perdre 30 000 € de capacité d’emprunt potentielle aux emprunteurs. En remboursant 1 000 € de mensualité sur 25 ans on peut désormais emprunter 230 000 € à 2,20 % hors assurance contre 260 000 € à 1,20 % il y a un an. Et si les taux augmentent encore de 0,30 point début 2023, ce qui est très probable, la capacité d’emprunt baissera encore de 8 000 €, et même de 13 000 € si la hausse atteint 0,5 point.
 

De même le coût du crédit a presque doublé en un an, passant de 39 500 € à 75 250 € pour un crédit de 250 000 € quand le salaire net nécessaire pour emprunter cette somme à augmenter de 360 € en seulement 1 an ! Une hausse qui pourrait atteindre 500 € en 2023, si les taux augmentent ne serait-ce que de 0,30 point.
 

« Dans ce contexte de hausse du coût du crédit avec des taux plafonnés par l’usure et des taux fixes hors assurance affichés à plus de 2 %, nous courtiers, allons devoir continuer à trouver des solutions pour permettre à ceux qui le souhaitent de souscrire un crédit, par exemple en proposant des crédits sur plusieurs lignes de différentes maturités mais aussi en privilégiant les banques qui proposent des crédits complémentaires à taux bonifiés, souvent entre 20 000 et 30 000 €, à des taux aux alentours de 1 %, ce qui fait sensiblement baisser le taux moyen des prêts et le coût du crédit ! » explique Julie Bachet.
 

Exemples
Pour un crédit de 180 000 € à 2,40 % sur 20 ans avec un prêt bonifié de 20 000 € à 0,50 % sur 20 ans
Mensualité hors assurance : 1033 €
Coût total : 47 840 € contre 52 021 € pour un seul prêt de 200 000 € à 2,40 % sur 20 ans, soit 4 181 € d’économies (mensualité : 1050 €)
 

Pour un crédit de 170 000 € sur 25 ans à 2,51 %, avec un prêt bonifié de 30 000 € à 1,25 % sur 15 ans
Mensualité hors assurance : 887 €
Coût total : 66 000 € contre 69 472 € pour un seul prêt de 200 000 € sur 25 ans à 2,51 % soit 3 472 € d’économies (mensualité : 898 €)
 

La majorité des entreprises souffrent de la hausse des prix plus qu’elles n’en profitent

Les bénéfices élevés de certains groupes dans l’énergie ou le transport maritime peuvent alimenter l’idée que les entreprises profitent de l’inflation pour accroître leurs prix et leurs marges.

Les bénéfices élevés de certains groupes dans l’énergie ou le transport maritime peuvent alimenter l’idée que les entreprises profitent de l’inflation pour accroître leurs prix et leurs marges. 

 

Les données moyennes de l’ensemble de l’économie française contredisent cependant cette idée : en observant les taux de marge, la trésorerie ou les défaillances, on constate que les entreprises souffrent majoritairement du contexte inflationniste actuel, vraisemblablement du fait d’une croissance de leurs coûts plus rapide que leurs prix de vente.

 

La trésorerie des entreprises se dégrade

 

D’après les enquêtes de la Banque de France la situation de trésorerie des entreprises se dégrade sensiblement. Après un point haut atteint en 2021, la trésorerie des entreprises a fortement diminué et se situe désormais nettement en dessous de sa moyenne de long terme. Cette tendance s’observe dans les services marchands, et de manière plus prononcée dans l’industrie.

Les marges des entreprises baissent. Les marges (EBE/VA) des entreprises, qui avaient augmenté en 2021, ont sensiblement baissé depuis et devraient atteindre 32 % au troisième trimestre 20222

À l’automne 2022, les marges des entreprises sont donc légèrement inférieures à leur niveau d’avant la crise sanitaire.

 

Les défaillances d’entreprises repartent à la hausse. Après s’être effondrées pendant la crise sanitaire, les défaillances rebondissent et retrouvent presque leur niveau de 20193

Ce rebond des défaillances s’observe aussi bien dans les données mensuelles que dans les données cumulées sur douze mois (chiffre intéressant du fait de la forte saisonnalité des défaillances).
 

(source Asterès)
 

4 Français sur 10 déjà victimes de débits frauduleux sur leur compte

Alors qu’approche la période de Noël, synonyme d’achats nombreux notamment en ligne, et que les Français sont sans cesse sollicités par des propositions frauduleuses.

                                         

Alors qu’approche la période de Noël, synonyme d’achats nombreux notamment en ligne, et que les Français sont sans cesse sollicités par des propositions frauduleuses.

Alors qu’approche la période de Noël, synonyme d’achats nombreux notamment en ligne, et que les Français sont sans cesse sollicités par des propositions frauduleuses via email ou SMS (compte CPF, vignette Crit’air, Carte Vitale, etc.) destinées à leur dérober leurs données personnelles, le site d’actualités MoneyVox fait le point sur les fraudes et arnaques qui peuvent tous nous toucher. Le sondage MoneyVox/YouGov[1] montre ainsi l’ampleur du phénomène : 87% des Français ont déjà reçu un email ou SMS frauduleux, et 39% ont déjà été victimes d’une escroquerie sur leur compte bancaire !

 

Des tentatives d’arnaques extrêmement massives

 

87% des Français interrogés ont déjà été sollicités par des emails ou SMS frauduleux, dont 27% très souvent. Cible privilégiée des arnaqueurs : les actifs (35-44 ans, à 37% « très fréquemment sollicités »), les plus connectés aux différents réseaux sociaux, mais aussi les plus susceptibles de répondre aux messages citant des produits ou services les concernant.

 

« Le degré d’attaque est aujourd’hui extrêmement intense. Au « phishing », tentative de récupération des données personnelles via des emails prenant l’apparence des banques, fournisseurs d’électricité etc., s’est ajouté depuis quelques mois et de manière très intense le « smishing », qui passe lui par les SMS. Avantage pour les fraudeurs, l’usurpation est plus facile à dissimuler dans un court message textuel, d’autant plus qu’ils peuvent aussi contrefaire le numéro de téléphone d’envoi du message. », explique Maxime Chipoy, Président de MoneyVox.

 

Une fraude sur les comptes bancaires très répandue, mais plutôt bien remboursée par les banques

39% des Français ont déjà été victimes de débits frauduleux sur leur compte bancaire, ces arnaques touchant l’ensemble de la population de manière uniforme. « Ce chiffre évidemment préoccupant est à mettre en parallèle avec la forte croissance du commerce en ligne, encore accentuée depuis le Covid : la part du e-commerce est ainsi passée de 9,8% en 2019 à 13,1% en 2020. 

 

Aujourd’hui, toujours d’après notre sondage, 71% des Français font au moins un achat en ligne par mois, utilisant principalement la carte bancaire (utilisée par 83% des Français). Autant de risques de se faire dérober ses données de carte, qui peuvent être ensuite réutilisées sur des sites peu regardants, en particulier à l’étranger », analyse Maxime Chipoy, de MoneyVox.

 

La règlementation est cependant très protectrice des consommateurs, dans les cas très majoritaires où le paiement frauduleux a été fait sans utilisation des dispositifs de sécurité renforcés. Le remboursement par la banque doit alors être immédiat et total. Ce qui semble plutôt être le cas : 81% du total des victimes interrogées indique s’être fait rembourser par leur banque.

 

Une information et une vigilance en progrès

 

Depuis plusieurs années, les banques redoublent d’effort pour informer leurs clients des risques d’arnaques et de fraudes aux moyens de paiement. Ce travail commence à porter ses fruits. Ainsi, 70% des Français estiment avoir été informés par leur banque sur les risques d’escroqueries bancaires et les moyens de les éviter, dont 48% souvent. Une partie de la population reste cependant difficile à toucher par les messages actuels : 24% des répondants disent ainsi n’avoir jamais eu d’information sur ce sujet. Ils sont 38% chez les 18-24 ans et chez les étudiants ! Pour ces populations, d’autres canaux de sensibilisation doivent être trouvés.

 

Aucun moyen de paiement ne sera jamais infaillible. Le plus simple est encore de consulter très régulièrement ses comptes bancaires pour s’assurer qu’aucun paiement louche ne passe, et faire opposition dès que possible. « Cette hygiène de vie – favorisée par le développement des applications bancaires sur mobile – est désormais rentrée dans les mœurs des Français : 83% d’entre eux consultent leur compte au moins une fois par semaine, dont 40% au moins une fois par jour. Quel progrès par rapport au relevé de compte papier, qu’ils recevaient par le passé une fois par mois ! », indique Maxime Chipoy, de MoneyVox.
 

Marchés actions : un rallye qui va manquer de carburant en novembre ?

Le mois d’octobre a clairement été positif pour la plupart des indices actions en Europe et aux Etats-Unis avec une baisse notable de la volatilité.

Le mois d’octobre a clairement été positif pour la plupart des indices actions en Europe et aux Etats-Unis avec une baisse notable de la volatilité. 

 

Le mois d’octobre a clairement été positif pour la plupart des indices actions en Europe et aux Etats-Unis avec une baisse notable de la volatilité. Ce rallye s’est toutefois majoritairement construit sur le principe du « bad news is good news » et pourrait manquer de carburant en novembre, où la macro pourrait tempérer les ardeurs.

 

Plusieurs données macroéconomiques publiées ces dernières semaines confirment un ralentissement de l’activité mondiale. C’est notamment le cas des indices d’activité PMI : pour les trois principales zones économiques de la planète, Etats-Unis, Europe et Chine, les indices PMI composites évoluent désormais sous 50, zone qui sépare l’expansion de la contraction. Et pour d’autres indices d’activité comme les indices ISM, on note un repli de la composante « prix payés » ces derniers mois. Plusieurs indices d’activité des antennes régionales de la Fed montrant aussi un ralentissement de l’activité ces dernières semaines.

 

On a régulièrement vu les marchés actions américains rebondir en octobre au moment même de la publication d’indices d’activité plus faibles : exemple typique de « bad news is good news » pour les marchés, les investisseurs ou spéculateurs faisant le pari que ces publications entraînent une modération de l’agressivité de la Fed. Et ils ne se sont pas forcément trompés : le dernier communiqué de la Fed a fait apparaître des éléments de langage un tout petit peu moins « hawkish ». Les prochaines décisions se feront par phases, afin de tenir compte du « resserrement cumulatif de la politique monétaire ». La Fed a semblé sensible aux développements économiques récents en appuyant sur la nécessité de rester « dépendant des données économiques ». 

L’objectif étant de ne pas risquer de durcir excessivement la politique monétaire.

Même si le discours de Jerome Powell qui a suivi était toujours relativement agressif, et n’a pas plus aux marchés, le communiqué a laissé une impression un peu différente, et c’est ce que les marchés actions avaient « acheté » les semaines précédant la réunion.

 

Les rumeurs d’assouplissement des mesures sanitaires en Chine ont aussi contribué à la détente des marchés mais leur effet est plus récent.

 

Nous arrivons maintenant au moment où il faudra des catalyseurs solides aux marchés pour poursuivre le rallye sur ces bases. L’effet « bad news is good news » a largement été consommé et ne peut pas servir de « booster » encore longtemps. Pour que le rallye perdure, il faudrait que les perspectives de résultats pour les entreprises s’améliorent or ce n’est pas encore le cas, il faudrait que l’inflation en Europe et aux Etats-Unis montre des signes forts d’amélioration, il faudrait que la Chine confirme l’assouplissement des mesures sanitaires, que la géopolitique se détende un peu. Nous n’en sommes peut-être pas très loin…mais nous n’y sommes pas encore et le risque dans les prochains jours est que les données macro continuent de traduire le ralentissement économique, offrant un vent contraire aux marchés actions avec une nouvelle petite hausse de la volatilité.
 

(source Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France)