Immobilier : Baisse des volumes et des prix en vue !

La baisse tendancielle des volumes laissait présager d’une baisse des prix de l’immobilier à venir, anticipent les notaires de France.

D’après la note de conjoncture des Notaires de France, le volume de transactions en France, hors Mayotte, en cumul sur douze mois, est passé de 1.205.000 en août 2021 (le dernier pic atteint) à 1.083.000 fin février 2023.

 

 

« Si le volume de transactions était entré dans une phase baissière autour de 5,5 % depuis l’été 2022, il atteint désormais -8,1 % sur un an à fin février. […] A ce rythme, le volume de transactions pourrait repasser sous la barre du million à la sortie de l’été », anticipent les notaires de France..

Bien que les Notaires de France constatent que « la baisse s’est subitement accélérée », ils rappellent aussi que la période antérieure, marquée par des records de transactions, était atypique. Cela permet de remettre en perspective ce repli du volume des opérations immobilières.
D’après les chiffres diffusés par les notaires remontant à février 2003, avant 2019 et l’accès à des taux immobiliers moyens autour de 1 %, jamais le volume  d’opérations immobilières sur un an n’avait dépassé la barre symbolique du million.

Un repli des prix

A Paris, le prix médian au mètre carré des appartements anciens a diminué en janvier 2023 de 1,6 % par rapport à janvier 2022. Il atteint la valeur médiane de 10.410 euros, selon les Notaires du Grand Paris. D’après les projections basées sur les promesses et compromis de vente, ce prix médian est attendu à 10.250 euros en mai 2023, creusant le repli annuel à -2,7 %.

« Ce mouvement se généralise et on attend une baisse des prix au mètre carré de -3,4 % en petite couronne et de -1,2 % en grande couronne de mai 2022 à mai 2023. Cela faisait sept ans que l’on n’avait pas observé de baisses annuelles des prix des appartements », commentent les notaires.

D’après la baisse tendancielle des volumes laissait présager d’une baisse des prix à venir. Si elle n’est pas encore retranscrite, d’après les projections issues des avant-contrats à fin mai 2023 en évolution annuelle, les prix des logements anciens en France métropolitaine subiraient un changement de tendance important : après la décélération progressive de la hausse des prix constatée depuis septembre 2022, les prix ne seraient plus qu’en très légère hausse à fin mai 2023 (+1,3 % sur un an). 

Les Français épargnent-ils toujours autant ?

En 2022, les Français ont mis de côté 158,7 milliards d’euros, soit un niveau équivalent à celui de 2021 (161,1 milliards d’euros).

Les ménages français maintiennent un important effort d’épargne depuis plus de trois ans. En 2022, ils ont mis de côté, selon la Banque de France, 158,7 milliards d’euros soit un niveau équivalent à celui de 2021 (161,1 milliards d’euros). 

 

Ce flux est inférieur à celui de 2020, année marquée par les confinements (202,1 milliards d’euros). Il reste néanmoins nettement supérieur à son niveau d’avant la crise sanitaire (101 milliards d’euros sur la période 2015/2019).

Cette propension à épargner demeure forte comme le prouve la collecte de l’épargne réglementée. Selon une enquête du Cercle des Epargnants, 65 % des Français privilégient la réduction de leurs dépenses pour faire face à la baisse de leur pouvoir d’achat en lien avec la résurgence de l’inflation. Seulement 27 % ont indiqué qu’ils pourraient être amenés à puiser dans leur épargne. 22 % des Français ont, par ailleurs, l’intention d’épargner davantage que dans le passé.

Un taux d’épargne toujours élevé 

À fin 2022, le taux d’épargne en France n’a pas retrouvé son niveau d’avant la crise sanitaire. Cette situation est également constatée en Allemagne et au Royaume-Uni. En revanche, en Italie et en Espagne, le taux a retrouvé son niveau d’avant la pandémie. Aux Etats-Unis, il y est même inférieur en étant à son plus bas niveau depuis 2008.

Au quatrième trimestre 2022, le taux d’épargne était, en France, de 16,3 % du revenu disponible brut, contre 16,1 % au troisième. Pour l’ensemble de l’année, le taux d’épargne était de 18,6 % du revenu disponible brut, contre 15 % avant la crise sanitaire. Le taux d’épargne financière s’est élevé à 8,8 %.

 

Six tendances à suivre pour investir en Bourse

Six ans après leur lancement, les Supertrends ciblent des tendances sociétales à long terme et pluriannuelles appelées à générer des opportunités de croissance rapide pour les entreprises.

Six ans après leur lancement, les Supertrends du Crédit Suisse ciblent des tendances sociétales à long terme et pluriannuelles appelées à générer des opportunités de croissance rapide pour les entreprises.

Chaque année depuis 6 ans, les Supertrends du Crédit Suisse ciblent des tendances sociétales à long terme et pluriannuelles appelées à générer des opportunités de croissance rapide pour les entreprises.

 

Si les convictions de long terme sur l’ensemble des Supertrends demeurent solides, la banque a voulu renforcer ce cadre thématique en ajoutant cette année un nouveau sous-thème, « Métaux du futur », au Supertrend « Changement climatique », et en fusionnant certains sous-thèmes au sein d’autres Supertrends. Par ailleurs, elle a intégré des thèmes d’actualité, tels que les chatbots et la demande de produits de luxe dans la région Asie-Pacifique, au sein des tendances existantes. 

 

Enfin, elle a ajouté le nouveau sous-thème « Métaux du futur » à notre Supertrend « Changement climatique » et intégré des thèmes d’actualité, tels que les chatbots et la demande de produits de luxe dans la région Asie-Pacifique.

Burkhard Varnholt, Global Chief Investment Officer au Credit Suisse, déclare : « Bien que les Supertrends n’aient pas échappé à la tendance baissière sur les marchés financiers en 2022, nous restons globalement convaincus par les Supertrends et leurs sous-thèmes. Nous pensons qu’ils continueront à offrir de la valeur sur le plan de la diversification et des opportunités de croissance, grâce à des thématiques qui transcendent les cycles économiques et qui façonneront l’avenir. »

« Les années 2020 ont été le théâtre de nombreux changements, dont bon nombre ont été pris en compte dans nos Supertrends, nos thèmes d’investissement en actions à long terme. Alors qu’en 2017, année de lancement de nos Supertrends, ces tendances commençaient à peine à émerger, elles sont désormais en plein essor et deviennent de plus en plus prégnantes », précise Nannette Hechler-Fayd’herbe, responsable Global Economics and Research au Credit Suisse.

Sociétés anxieuses : dans un contexte géopolitique complexe, en forte mutation, la sécurité constitue la principale préoccupation de nombreuses personnes dans le monde. À cela s’ajoutent le choc inflationniste survenu en 2022 et la détérioration subséquente de l’accessibilité des biens et services essentiels, qui pèsent sur les ménages. Face à ces problématiques, des solutions publiques-privées, dans lesquelles les entreprises innovantes jouent un rôle de premier plan, restent nécessaires.
 

Infrastructure : ce Supertrend est dans une large mesure exposée aux projets de loi de dépenses pluriannuelles présentés par les gouvernements du monde entier en vue de moderniser leurs infrastructures. Les changements intervenus dans les chaînes d’approvisionnement en énergie en 2022 devraient modifier profondément la façon dont les pays subviennent à leurs besoins énergétiques et nécessiteront de nouvelles infrastructures. Nous pensons que les investissements dans les infrastructures de télécommunications rapprochent les applications de l’utilisateur final. Concernant les infrastructures de transport, le retour des touristes chinois et la demande latente entravée par les confinements liés au COVID-19 constitueront selon nous les principaux moteurs dans ce domaine.
 

Technologie : la numérisation et la transformation des entreprises à l’aide d’outils informatiques se poursuivent à un rythme effréné. L’année 2022 a connu de véritables avancées, comme l’utilisation d’applications basées sur l’intelligence artificielle (IA) pour renforcer l’efficacité et la productivité des secteurs des services et de l’industrie. Si les chatbots ont monopolisé l’attention, nous pensons que l’IA sera déployée dans de multiples domaines : éducation, construction, services alimentaires, santé, et commerce de détail.
 

Économie des seniors : plusieurs pays à travers le monde, tels que le Japon, la Chine et l’Allemagne, ont déjà atteint leur pic de population. Tandis que le vieillissement des sociétés se poursuit, les seniors (65 ans et plus) devraient être la seule tranche d’âge à connaître une croissance significative, passant de 780 millions d’individus aujourd’hui à près de 2,5 milliards à l’horizon 2100. Cette forte croissance s’accompagnera de défis et appellera des solutions innovantes pour les marchés de la santé, de l’assurance, des biens de consommation et de l’immobilier.
 

Valeurs des Millennials : la montée en puissance des générations Y et Z, et des valeurs profondes qu’elles portent, influence les entreprises et les gouvernements. Un pic probable de l’inflation et la réouverture de l’économie chinoise devraient être favorables à ce Supertrend en 2023. Nous explorons les moteurs structurels de la numérisation, l’essor du marché des produits de luxe (dopé particulièrement par l’appétit des consommateurs chinois jeunes et fortunés) et les innovations capables d’apporter une alimentation nutritive à un prix abordable dans les pays émergents.
 

Changement climatique : alors que le monde s’est quelque peu détourné de ses objectifs climatiques en 2022, que l’Europe a réactivé ses centrales à charbon pour remplacer le pétrole et le gaz russes sous embargo, il ne s’agira probablement que d’un bref détour sur la voie de la zéro émission nette d’ici à 2050. Les gouvernements occidentaux en quête de sécurité énergétique insufflent un élan sans précédent aux énergies renouvelables produites localement. En outre, la construction de parcs solaires et éoliens et de véhicules électriques nécessitera plus de minerais que les technologies équivalentes fonctionnant aux combustibles fossiles, hissant ce que nous appelons les « métaux du futur » au rang de ressources essentielles à l’avenir.
 

Avantages fiscaux : Pourquoi certains Français n’en profitent pas ?

Sur les 39,3 millions de foyers qui déclarent leurs revenus chaque année, combien ne profitent pas d’avantages fiscaux auxquels ils pourraient légitimement prétendre ?

Sur les 39,3 millions de foyers qui déclarent leurs revenus chaque année, combien ne profitent pas d’avantages fiscaux auxquels ils pourraient légitimement prétendre ? 

 

Pour tenter de répondre à cette question, Climb (ex-Tacotax), une plateforme de conseil aux particuliers en fiscalité et en finances personnelles, a analysé les niches fiscales les plus fréquemment utilisées et oubliées par les contribuables en se basant sur les données statistiques communiquées par l’administration fiscale. Constat :  il y a beaucoup de gagnants mais aussi un bon nombre de foyers qui paient plus d’impôts qu’ils ne le devraient.
 

1. Les frais réels : une déclaration par défaut
 

Pour déclarer leurs frais professionnels, 80 % des foyers se contentent de l’option par défaut de l’abattement forfaitaire, pointe l’étude. Pourtant, la déclaration aux frais réels présente un avantage potentiel important, puisque les contribuables économisent en moyenne 441 euros d’impôts en utilisant cette option. Cela représente 300 millions d’euros non réclamés, selon les estimations de Climb. « Aujourd’hui 20 % des foyers avec au moins un contribuable salarié, utilisent ce système alors que nous estimons qu’au minimum 22 % pourraient avoir intérêt à le faire », précise la plateforme.
 

2. Dons aux associations : une générosité pas toujours récompensée
 

Pas moins de 5 milliards d’euros environ sont chaque année reversés à des associations et des bonnes oeuvres. Selon Climb, 2 milliards sont donnés sans pour autant être déclarés à l’administration fiscale puisque les dons déclarés au titre de l’impôt sur le revenu avoisinent près de 2,8 milliards d’euros par an.
 

Sachant qu’il est possible de déduire 66 % à 75 % du montant des dons, selon les cas, cela signifie que les sommes non réclamées représenteraient potentiellement 1,5 milliard d’euros, soit 46 euros par foyer ayant oublié de déclarer ces dons. Le montant total non réclamé par les contribuables s’approcherait des 640 millions d’euros, d’après les calculs de Climb.
 

3. Frais de scolarisation des enfants
 

En France, plus de 8,3 millions d’enfants et adolescents sont scolarisés au collège, lycée et dans l’enseignement supérieur. Pourtant seuls 5,2 millions d’entre eux sont mentionnés, à ce titre, par leurs parents dans leur déclaration de revenus.
 

Une réduction d’impôt est accordée pour les études des enfants dans la limite de 61 euros pour un collégien, 153 euros pour un lycéen et 183 euros pour un étudiant. Pour en bénéficier, il faut que votre enfant soit rattaché à votre foyer fiscal.
 

Ce sont ainsi plus de 378 millions d’euros qui ne sont pas réclamés chaque année, soit 147 euros en moyenne par foyer perdus par inadvertance. Par ailleurs, le trop-perçu par l’administration est évalué à un peu plus de 160 millions d’euros.
 

4. Les services à la personne
 

Plus de 500 millions d’euros de dépenses ouvrant droit à un crédit d’impôt n’ont pas été déclarés par le contribuable, selon la Fédération du service aux particuliers. D’après les estimations de Climb, cela représente 65 euros d’impôt en trop pour les contribuables éligibles.
« Les montants en jeu sont conséquents, ce qui peut paraître étonnant. Cela peut s’expliquer par le manque de connaissances financières des contribuables mais aussi parfois par simple flemme », explique Aldric Emié, PDG de Climb. Certains déclarants refusent de se pencher sur ces mécanismes et d’y consacrer du temps.
 

Le marché du logement neuf traverse une période de forte contraction

Le marché du logement neuf traverse une période de forte contraction depuis le second semestre 2022. Il s’accompagne d’une baisse des mises en chantier.

Le marché du logement neuf traverse une période de forte contraction depuis le second semestre 2022. Il s’accompagne d’une baisse des mises en chantier.
 

Le marché du logement neuf traverse une période de forte contraction depuis le second semestre 2022. Le repli brutal du nombre de logements autorisés au cours du 1er trimestre 2023 (-31 %) n’augure rien de bon pour les prochains mois. 

 

Cette attrition de l’offre neuve s’accompagne d’une baisse continue du nombre de mises en chantier depuis janvier 2022, à raison de -8,3 % sur les 12 derniers mois d’après les statistiques du Ministère de la Transition Ecologique (avril 22 – mars 23).

La pression sur les prix de vente se maintient, soutenue par la rareté des nouveaux logements commercialisés, l’inflation des coûts de construction et l’arrivée progressive des nouveaux programmes respectant la norme RE2020.

 

« Sans surprise, la hausse des prix de l’immobilier neuf s’est poursuivie, comme nous l’avions annoncée en novembre dernier » souligne Franck Vignaud, Directeur du Laboratoire de l’Immobilier. « L’élément nouveau, sans doute l’un des plus préoccupants actuellement, c’est la difficulté d’accès au crédit que rencontrent les ménages. Certains promoteurs font face à des taux de désistement de 40 à 50 %, faute de solution de financement pour leurs clients » poursuit-il.

« La demande est toujours présente mais elle ne peut pas toujours s’adapter au niveau des prix proposés. Face au ralentissement des rythmes commerciaux, de nombreux opérateurs décalent – voire annulent – le lancement de nouvelles opérations. Il ne faut pas espérer de reprise du marché avant l’année prochaine, sauf mesure de relance exceptionnelle… ».

Près de 5 600 €/m² pour un appartement neuf
 

Il y a un an, le prix moyen d’un appartement neuf dans les communes de plus de 45 000 habitants s’élevait à 5 248 €/m². Avec une progression de +6,6 % sur 12 mois, il atteint 5 592 €/m² en mai 2023. 
« La hausse des prix du neuf s’est accélérée sur les 12 derniers mois. Pour mémoire, en novembre dernier, nous relevions une progression de +5,7 % sur un an. Cette évolution de +6,6 % est la 3ème plus forte hausse des prix enregistrée depuis la création de notre baromètre » note Kevin Brulin, Chargé d’études du Laboratoire de l’Immobilier.

TOP 15 : une évolution des prix supérieure à la moyenne 
 

Le prix moyen des communes du TOP 15 s’établit désormais à 5 859 €/m², soit une hausse de +6,8 % sur un an, supérieure à celle de l’ensemble des communes étudiées.
Le trio des communes les plus chères de ce TOP 15 demeure identique : Paris arrive en tête avec un prix moyen supérieur à 14 000 €/m², soit une hausse de +6,8 %. Lyon et Nice s’imposent en 2ème et 3ème position. Leurs prix moyens s’élèvent respectivement à 7 124 €/m² et 6 591 €/m², en hausse de +6,8 % et +4,7 %.  
5 communes atteignent ou dépassent 7 % de hausse. C’est le cas de Strasbourg et Toulouse, avec respectivement +7,7 % et +7,6 % sur un an. Nantes, Toulon et Lille voient leurs prix moyens progresser de 7 % chacune, soit dans l’ordre 5 511 €/m², 5 133 €/m² et 4 473 €/m².
« Il y a un an, Strasbourg, Toulon et Lille affichaient des évolutions de prix plus modestes que les autres communes du TOP15. Nous assistons à une forme de rattrapage des prix, ces communes étant situées dans la moitié inférieure du tableau » indique Kevin Brulin.
Le Havre conserve la dernière place de ce TOP 15 et reste la seule commune du TOP15 à ne pas franchir la barre des 4 000 €/m², avec un prix moyen de 3 866 €/m². 
« L’évolution du prix moyen des communes du TOP 15 demeure soutenue, signe de la présence toujours active des promoteurs sur ces territoires et de la pression exercée sur les prix du foncier. Elle confirme aussi l’attrait ménages pour les grandes métropoles, même après les épisodes de confinement » ajoute Kevin Brulin.

La première couronne parfois plus chère que certains arrondissements parisiens
 

Les nouveaux programmes parisiens se concentrent toujours dans les arrondissements périphériques.
Le 12ème arrondissement est le plus cher avec un prix moyen qui dépasse les 14 900 €/m², en raison notamment de la commercialisation d’un programme dont le prix moyen avoisine les 15 400 €/m².
Les 18ème et 20ème arrondissement subissent des évolutions très marquées, respectivement +23,5 % et +11,9 % sur un an. Là encore, plusieurs opérations ont été lancées à des prix inhabituels pour ces quartiers, compris entre 14 000 €/m² et 15 000 €/m².
 

Les arrondissements périphériques, d’ordinaire plus accessibles, affichent des prix moyens comparables à ceux pratiqués dans l’ancien dans le cœur de Paris. 
 

En 1ère couronne, plusieurs communes présentent des prix moyens comparables ou supérieurs à ceux des arrondissements parisiens. Boulogne-Billancourt s’impose comme la commune la plus chère d’Île-de-France, après Paris, avec 13 350 €/m² soit +6,7 % sur un an. Elle est suivie de près par Levallois-Perret (13 127 €/m²), puis Montrouge (11 272 €/m²) et Issy-les-Moulineaux (11 059 €/m²). 
 

En Seine-Saint-Denis, dernier territoire de la première couronne où l’on trouve encore des appartements à moins 5 000 €/m² (avec une TVA à 20 %), les évolutions sont significatives, notamment sur les communes les moins chères. Aulnay-sous-Bois (4 997 €/m²), Bondy (4 597 €/m²), Epinay-sur-Seine (4 556 €/m²) et Drancy (4 502 €/m²) enregistrent des hausses comprises entre 6,6 % et 7,5 %. « La hausse des prix du neuf se maintient sur l’ensemble de l’Île-de-France. Il ne reste plus que 6 communes, toutes situées en Seine-Saint-Denis, où le prix de vente moyen demeure inférieur à 5 000 €/m². Ces communes considérées jusqu’ici comme plus accessibles, connaissent elles aussi un effet de rattrapage des prix. Cette tension sur les prix s’illustre également dans le haut du classement puisque désormais 5 communes, hors Paris, frôlent ou dépassent le seuil des 11 000 €/m² ».

En Province, les appartements encore sous les 5 000 €/m²
 

Le prix moyen d’un appartement en province atteint 4 930 €/m², en hausse de +6,3 % sur un an.
En haut du classement, hors tableau du TOP 15, Annecy s’impose une nouvelle fois comme la ville la plus chère avec un prix moyen de 7 473 €/m² (+6,3 %).
Vient ensuite un trio de communes situées dans le quart sud-est de la France : Antibes (7 167 €/m²), Aix-en-Provence (6 220 €/m²) et Cagnes-sur-Mer (6 080 €/m²), avec des variations de prix comprises entre 5,9 % et 7,4 %. 
 

Les « villes cathédrales » comme Angers, Amiens, Tours ou encore Rouen comptent parmi les territoires où la hausse des prix a été la plus forte. « Ces villes profitent pleinement de l’accessibilité en TGV depuis Paris et sont attractives pour les ménages franciliens à la recherche de plus d’espace et d’une meilleure qualité de vie, tout en conservant une proximité avec la capitale et son bassin d’emplois ».
Les prix les plus doux, tous inférieurs à 3 700 €/m², se concentrent en bordure ou à proximité du littoral avec Béziers (3 642 €/m²), Quimper (3 590 €/m²), Dunkerque (3 524 €/m²) et pour finir Cherbourg-en-Cotentin (3 477 €/m²).
 

« La pression sur les prix se subsiste aussi en Province où l’on ne compte plus que 14 communes à moins de 3 900 €/m², contre 21 il y a un an. Par ailleurs, les communes les plus abordables enregistrent des hausses de prix parmi les plus élevées » conclut Kevin Brulin.
 

Automobiles d’exception : Investir en alliant passion et rentabilité

Dans un contexte économique tendu, le marché de l’automobile d’exception lui ne connait pas la crise. (+2% à l’échelle mondiale).

Dans un contexte économique tendu, avec notamment un secteur de l’immobilier qui connait un coût d’arrêt en raison du durcissement des conditions d’octroi de crédit, le marché de l’automobile d’exception lui ne connait pas la crise. (+2% à l’échelle mondiale).

 

En effet, acquérir une automobile d’exception (de collection, supercars modernes ou Youngtimers) peut s’avérer être très intéressant financièrement (Comme la Porsche 996 GT3). Un investissement, moins risqué que d’autres produits (art, bourse, …), et qui permet de conjuguer rentabilité et plaisir de conduire !
 

Lorsque l’on souhaite investir dans l’automobile d’exception, l’idée n’est pas de suivre la tendance du marché mais de l’anticiper et de miser sur le bon cheval. L’avis d’un expert permet d’éviter certains écueils et, ainsi, mettre toutes les chances de son côté.

 

« Il faut se faire accompagner par un professionnel ayant une excellente connaissance du
marché et qui saura cibler les modèles dont la valeur est susceptible d’augmenter », conseille Antoine Buchard Area Manager, expert auto collection chez Carsup.

 

Être attentif aux 4 grand critères qui permettent de cibler avec précision les modèles qui sont susceptibles de prendre de la valeur dans les années à venir : Rareté = valeur : c’est l’un des critères clé pour investir dans une automobile d’exception. Les séries en production limitée en sont le parfait exemple. Parmi elles, on peut citer l’Alfa Romeo 8C, la Porsche 997 GT2 ou encore la Ferrari 458 Spéciale.

 

Les autos aux caractéristiques intrinsèques atypiques voient rarement leur valeur baisser. C’est notamment le cas de la Citroën SM, la Mercedes SLR ou encore l’Alfa Romeo Montréal.

 

Les performances ou la « carrière » du véhicule en compétition automobile. La R5 Turbo 2, la Ferrari 430 Scuderia, ou la Lancia Stratos font partie de la liste des véhicules à forte valeur ajoutée.

 

Enfin, le caractère historique, culte ou médiatique d’une automobile. Plus le véhicule a marqué son époque, a été rendu célèbre dans un film ou a appartenu à une personnalité, plus sa valeur tend à augmenter. Par exemple, la Ford Mustang de Johnny Halliday ou la Nissan Skyline GT-R R34 du premier opus de la saga Fast and Furious.
 

Pourquoi l’or est-il si cher ?

Comment expliquer les cours actuels de l’or ? Éléments de réponses de de Paul Jackson, responsable mondial de la recherche pour l’allocation d’actifs chez Invesco.

Comment expliquer les cours actuels de l’or ? Éléments de réponses de de Paul Jackson, responsable mondial de la recherche pour l’allocation d’actifs chez Invesco.

 

L’or a subi des pertes marquées sur la semaine, pénalisé par la hausse du dollar et le réajustement du marché à une politique monétaire de la Fed peut-être moins adoucie que prévu. Il est repassé sous le cap symbolique important de 2.000 dollars en raison de l’optimisme du marché quant à un accord sur le plafond de la dette américaine.

 

Pour autant, le prix de l’or reste élevé. L’or a progressé d’environ 25 % depuis le creux de septembre 2022, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de la baisse des rendements des bons du Trésor américain et du dollar. Ce qui l’est davantage, c’est sa résistance en début d’année 2022, alors que les rendements réels et le dollar augmentaient.

 

Les trois raisons probables à cette résistance sont tout d’abord, la hausse de l’inflation, bien que la relation entre l’or et l’inflation soit plus complexe qu’on ne l’imagine. Ensuite, les banques centrales ont acheté des quantités record d’or en 2022, peut-être en raison de l’inflation (Turquie) et de la géopolitique (Russie) et, enfin, l’effondrement des cryptomonnaies qui pourrait avoir éliminé un candidat rival en tant que réserve de valeur.

 

Toutefois, l’inflation s’estompe, les tensions géopolitiques fluctuent et les cryptomonnaies ont rebondi. En outre, l’or est cher, par rapport aux normes d’après 1870, mais nous avons du mal à imaginer qu’il puisse continuer d’augmenter sur le long terme.

 

La seule lueur d’espoir pour les « haussiers » est la possibilité d’un retour à une forme d’étalon-or. D’après nos calculs, si les réserves d’or américaines devaient garantir les liquidités en circulation aux États-Unis, l’or devrait être évalué à plus de 8 800 dollars l’once.
 

Bourse : Pourquoi les marchés ont-ils besoin de souffler

Après une année 2022 très difficile, du fait d’un durcissement sévère des politiques monétaires, les marchés enregistrent un fort rebond depuis janvier.

Après une année 2022 très difficile, du fait d’un durcissement sévère des politiques monétaires, les marchés enregistrent un fort rebond depuis janvier. Les marchés ont-ils besoin de souffler ? Réponses de Mary-Sol Michel, Directrice de la Gestion sous mandat chez Swiss Life Banque Privée.

Quelle dynamique ont connu les marchés financiers ces dernières semaines ? 
 

Mary-Sol Michel : En avril, les indices européens ont continué de surperformer : le CAC 40 a par exemple progressé de 2,3%, quand le S&P américain ne gagnait que 1,5% et le CSI 300 chinois se contractait de 0,5%. L’indice français a été tiré par la très bonne performance des valeurs de luxe qui le composent – LVMH, Kering, Hermès et L’Oréal – et qui pèsent désormais plus d’un quart de sa capitalisation ! Sur les marchés obligataires, les indices souverains sont restés à l’équilibre sur le mois, tandis que la dette des entreprises, notamment son segment le plus risqué, a poursuivi sa progression. 
 

Plus largement, comment analysez-vous le mouvement des marchés depuis le début d’année ? 
 

Mary-Sol Michel : Après une année 2022 très difficile, du fait d’un durcissement sévère des politiques monétaires, les marchés enregistrent un fort rebond depuis janvier. Ce rattrapage s’explique par plusieurs facteurs. Tout d’abord, l’environnement macroéconomique résiste mieux qu’attendu, tant aux Etats-Unis qu’en Europe : pour 2023, on ne parle plus d’une récession mais d’une croissance faible, grâce à une bonne tenue de la consommation des ménages, à l’orientation positive des activités de services (loisirs, tourisme notamment) et à un marché du travail dynamique. Ensuite, l’inflation reflue sous les 5% pour les Etats-Unis et les 7% pour l’Europe, ce qui laisse penser que les banques centrales ont fait l’essentiel du chemin en matière de resserrement monétaire : la hausse des taux de la Fed américaine début mai était probablement la dernière. Quant à la BCE, elle doit encore faire face à une inflation sous-jacente (hors alimentaire et énergie) trop élevée. Elle poursuit donc ses hausses de taux mais celles-ci devraient se limiter à un ou deux resserrements supplémentaires. Enfin, sur le plan microéconomique, on a assisté à des publications de résultats de bonne qualité des deux côtés de l’Atlantique.

 

Quelle est votre vision des marchés pour les prochaines semaines ? 
 

Mary-Sol Michel : Ces bonnes nouvelles nous semblent désormais intégrées dans les prix de marché et les Bourses vont avoir besoin de souffler. On peut ainsi souligner plusieurs signes de fragilité. Les bons résultats du premier trimestre n’ont pas été significativement salués par les marchés. En revanche, les publications inférieures aux attentes ont été souvent lourdement sanctionnées : c’est le signe d’un certain essoufflement de la dynamique de marché. De plus, le stress bancaire, bien qu’atténué, continue de peser sur les conditions de crédit, en particulier aux Etats-Unis où les débats sur le plafond de la dette risquent de conduire à une réduction du soutien budgétaire. Un ralentissement de la croissance est donc à anticiper, comme le reflètent d’ailleurs les cours du baril du pétrole, qui refluent. Enfin, nous pensons que les investisseurs sont toujours trop optimistes quant au calendrier de baisses des taux : attendues dès le troisième trimestre aux Etats-Unis et fin 2023 en Europe, ce mouvement n’interviendra probablement pas avant début 2024. Nous ne sommes donc pas inquiets à moyen terme mais nous restons prudents à court terme. 
 

Comment avez-vous fait évoluer les portefeuilles en avril ? 
 

Mary-Sol Michel : Compte tenu de cette pause que nous attendons sur les marchés, nous avons allégé les positions qui avaient le plus fortement progressé depuis le début de l’année. Cette prise de profits nous a par exemple amenés à réduire, dans les portefeuilles exposés à l’international, le poids de Microsoft : le titre a gagné 30% depuis janvier, porté par sa participation dans Open AI et son outil d’intelligence artificielle ChatGPT et par la publication de bons résultats. Du côté des valeurs européennes, nous avons allégé Sanofi et vendu Airbus, qui, malgré un carnet de commandes rempli, risque de pâtir de difficultés persistantes sur sa chaîne d’approvisionnement. Nous avons également fait entrer le leader mondial des services à l’énergie SLB (anciennement Schlulmberger). Après une décennie de sous-investissements dans le secteur pétrolier, la société devraient en effet profiter du rattrapage de la demande des énergéticiens au sens large, y compris en matière d’énergies renouvelables. Elle est ainsi très bien positionnée sur le segment de l’hydrogène. 
 

Comment expliquer le boom des obligations durables ?

Les émissions d’obligations durables retrouvent une solide dynamique, selon les analystes de Lazard Frères Gestion.

Les émissions d’obligations durables retrouvent une solide dynamique, selon les analystes de Lazard Frères Gestion.

Après une baisse notable en 2022, les volumes d’émissions d’obligations durables ont, malgré les récentes turbulences sur le secteur bancaire, rebondi sur les quatre premiers mois de 2023, atteignant 165,6 milliards de dollars en Europe, contre 124,1 milliards en 2022 sur la même période (janvier-avril).

 

Cette progression a été portée par les émissions d’obligations vertes (« Green Bonds »), qui ont atteint 110 milliards de dollars en 2023, contre 67,5 milliards en 2022 de janvier à avril. Les émissions ont également progressé sur le segment des Social Bonds (24,9 milliards contre 23 milliards en 2022) et des Sustainability Bonds (14,5 milliards contre 11,9 l’an passé). Les Sustainability-Linked Bonds (« SLB »), qui avaient enregistré une forte dynamique en 2022, ont en revanche vu leurs volumes d’émissions diminuer sensiblement en ce début d’année 2023, atteignant 16,2 milliards de dollars entre janvier et avril, contre 21,7 milliards l’an dernier sur la même période.

 

La progression des émissions d’obligations durables traduit notamment un effet de rattrapage après une année 2022 défavorable, marquée par de fortes pressions inflationnistes et des hausses de taux records ayant entraîné des performances historiquement négatives sur tous les segments du marché obligataire. La persistance de besoins de financement élevés des entreprises conjuguée à des conditions de marché plus favorables en janvier-février 2023 expliquent conjointement ce rebond. En parallèle, la multiplication des initiatives réglementaires européennes à l’instar du Green Tilt de la BCE vient également renforcer l’attrait désormais structurel des investisseurs pour les obligations durables.
 

Faut-il assouplir les conditions d’octroi des crédits immobiliers ?

La production mensuelle de crédits bancaires reste élevée en France, malgré sa baisse de 40 % en un an et pourrait être boostée par les banques.

Selon la directrice générale de la Fédération bancaire française, la production mensuelle de crédits bancaires reste élevée en France, malgré sa baisse de 40 % en un an, et les banques sont prêtes à simplifier les dérogations d’attribution pour les particuliers.

 

Sera-t-il plus facile d’obtenir un crédit immobilier dans les mois à venir ? Une réunion du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) aura lieu en juin 2023 afin d’établir les critères d’attribution des crédits immobiliers. Il est possible que La directrice générale de la FBF a déclaré ne pas être défavorable à ce que les banques deviennent plus souples en ce qui concerne les conditions d’octroi des crédits, comme l’a souhaité le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. 

 

Les critères d’attribution d’un crédit bancaire sont stricts : pas plus de 25 ans d’endettement et un taux maximal d’endettement de 35 %. Cependant, 20 % des dossiers pourraient potentiellement bénéficier de dérogations, contre 14,5 % actuellement. Ce qui rend les choses complexes, c’est l’obligation pour les banques de respecter des sous-catégories : 30 % de dérogations pour les primo-accédants, 50 % pour les résidences principales hors primo-accédants et 20 % pour les investissements locatifs et les résidences secondaires. 

 

Cela entraîne nécessairement des files d’attente pour les personnes sollicitant un crédit, qui se retrouvent confrontées à la hausse rapide des taux en seulement quelques mois et n’ont alors plus les moyens d’acheter le bien souhaité. »