Les secteurs préférés des investisseurs financiers français

Les services financiers, l’immobilier et l’énergie sont les trois secteurs les plus détenus par les investisseurs particuliers français.

Une étude récente du courtier eToro révèle les tendances d’investissement des investisseurs particuliers français, mettant en lumière leur préférence pour les services financiers et les liquidités.
 

Selon les dernières données du Retail Investor Beat (RIB) d’eToro, une enquête menée auprès de 10 000 investisseurs particuliers dans 12 pays, les services financiers sont le secteur le plus prisé par les investisseurs particuliers français.
 

Cette tendance contraste avec la perception courante selon laquelle les investisseurs particuliers se concentrent principalement sur les valeurs technologiques.
 

Les services financiers, l’immobilier et l’énergie sont les trois secteurs les plus détenus par les investisseurs particuliers français, avec respectivement 67 %, 38 % et 29 % des investisseurs interrogés déclarant détenir des actions dans ces secteurs. Cette préférence pour les services financiers s’explique en partie par la surperformance récente de ce secteur, qui est le deuxième plus important au monde et l’un des moins chers, bénéficiant de la combinaison de taux d’intérêt plus bas et d’une croissance plus forte des prêts.
 

En ce qui concerne les classes d’actifs, les liquidités sont l’option la plus populaire parmi les investisseurs français, 74 % d’entre eux détenant des actifs liquides tels que des comptes d’épargne. Cette tendance s’est accentuée cette année, les taux d’épargne sans risque, élevés depuis longtemps, étant largement disponibles dans de nombreuses économies majeures.
 

Lorsqu’on leur demande dans quel secteur ils sont le plus susceptibles d’augmenter leurs investissements, les services financiers et l’immobilier arrivent en tête de liste pour les investisseurs particuliers français, avec respectivement 14 % et 12 % des sondés. Parmi les classes d’actifs, les liquidités sont toujours considérées comme la plus grande opportunité, 22 % des investisseurs français déclarant qu’ils lui donneraient la priorité.
 

Cependant, les intentions d’investissement varient considérablement d’un pays à l’autre. Alors que les investisseurs français, britanniques et américains privilégient les liquidités, les investisseurs allemands et espagnols donnent la priorité aux crypto-monnaies. Cette divergence peut s’expliquer en partie par l’attrait des taux d’épargne dans les différents pays.
 

Antoine Fraysse-Soulier, responsable de l’analyse de marchés chez eToro, commente ces données : « Alors que les marchés continuent d’offrir des performances aux investisseurs en 2024, le fait que le taux d’épargne reste très attractif signifie que les liquidités resteront la classe d’actifs dominante parmi les investisseurs particuliers, au moins pendant quelques mois encore.
 

Cependant, avec la récente baisse des taux par la BCE et d’autres grandes banques centrales devant suivre, l’équilibre penchera bientôt davantage en faveur des actions et d’autres classes d’actifs comme l’immobilier. »
 

L’étude d’eToro met en évidence la préférence des investisseurs particuliers français pour les services financiers et les liquidités, tout en soulignant les divergences significatives des intentions d’investissement entre les différents pays.
 

Vente immobilière : Cette cause qui peut justifier une annulation de la vente

La Cour d’appel d’Amiens a récemment confirmé que le fait de dissimuler une activité sensible aux acheteurs d’un bien immobilier peut justifier l’annulation du compromis de vente et le remboursement de tous les frais engagés.

La Cour d’appel d’Amiens a récemment confirmé que le fait de dissimuler une activité sensible aux acheteurs d’un bien immobilier peut justifier l’annulation du compromis de vente et le remboursement de tous les frais engagés. 

 

C’est ce qui est arrivé dans le cas d’une maison qui avait auparavant servi de station-service, sans que les acheteurs n’en aient été informés. Cette dissimulation d’information essentielle, considérée comme une forme de tromperie par la justice, a conduit à la nullité du compromis de vente, confirmée par la Cour d’appel d’Amiens (1re chambre civile, 4 Juin 2024 n° 22/0079).
 

La Cour a rappelé les conditions nécessaires pour établir une « réticence dolosive » et ses conséquences. L’article 1112-1 du code civil impose une obligation précontractuelle de renseignement à l’égard du cocontractant, tandis que les articles 1130 et 1137 régissent la nullité des contrats pour dol.
 

Dans cette affaire, la Cour d’appel a confirmé le jugement précédent en considérant que l’ancienne activité de station-service et la présence d’une cuve enterrée sur le devant de la maison étaient des circonstances déterminantes pour les acheteurs. 

 

Elle a rejeté les arguments de la défense selon lesquels la cuve en question n’était pas « activement dangereuse ».
 

Compte tenu des risques potentiels de pollution, des complications possibles en cas de travaux d’extension ou de création d’une terrasse, ainsi que des éventuels tracas administratifs, cette information était essentielle. Étant donné que les vendeurs étaient parfaitement conscients de l’historique de la maison, le caractère intentionnel de leur silence ne fait guère de doute.
 

En conséquence, le compromis de vente a été déclaré nul, le notaire doit restituer les fonds séquestrés aux acheteurs (6782 euros dans cette affaire) et les vendeurs doivent réparer tous les préjudices subis par les acheteurs. 

 

Ces derniers ont également obtenu le remboursement des frais de courtier (1400 euros), des frais notariés d’annulation du compromis, des frais d’agence déboursés pour trouver un nouveau logement (873 euros) et de 15 mois de loyer à 800 euros, soit 12 000 euros. Une facture salée pour les vendeurs peu scrupuleux.
 

Le Plan Épargne Avenir Climat (PEAC) : un nouveau produit d’épargne dédié aux jeunes

À partir du 1er juillet 2024, les jeunes de moins de 21 ans pourront bénéficier d’un nouveau produit d’épargne, le Plan Épargne Avenir Climat (PEAC).

À partir du 1er juillet 2024, les jeunes de moins de 21 ans pourront bénéficier d’un nouveau produit d’épargne, le Plan Épargne Avenir Climat (PEAC). 

 

Initié par la loi industrie verte, ce dispositif a pour objectif d’encourager les jeunes à investir dans des projets liés à la transition écologique et énergétique.
 

Le PEAC, un plan d’épargne souple et diversifié
 

Le PEAC se différencie des livrets d’épargne réglementés tels que le Livret A ou le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS). En effet, ces derniers proposent une rémunération fixe dont le taux est décidé par les pouvoirs publics. En revanche, le PEAC se rapproche davantage d’un Plan Épargne Actions (PEA) ou d’un Plan Épargne Retraite (PER), en offrant aux souscripteurs la possibilité d’investir leur épargne sur des supports variés tels que des actions, des obligations, etc.
 

Cependant, contrairement aux livrets d’épargne réglementés, le capital du PEAC n’est pas garanti, étant soumis aux fluctuations des marchés financiers. Ainsi, les jeunes épargnants devront être conscients des risques liés à ce type d’investissement.
 

Une épargne accessible jusqu’à 30 ans
 

Le PEAC est réservé exclusivement aux jeunes de moins de 21 ans. Il est automatiquement clôturé lorsque le titulaire atteint l’âge de 30 ans. À l’ouverture du PEAC, le titulaire doit mentionner une date de liquidation envisagée. Il est possible de modifier à tout moment cette échéance, sans dépasser une date ultérieure aux 30 ans du souscripteur.
 

Le PEAC représente une opportunité pour les jeunes d’investir dans des projets liés à la transition écologique et énergétique. Ce nouveau produit d’épargne offre une souplesse et une diversité dans les choix d’investissement, tout en étant accessible jusqu’à l’âge de 30 ans. Toutefois, il est important de prendre en compte les risques liés aux fluctuations des marchés financiers avant de souscrire à ce type de plan d’épargne.
 

Pourquoi, l’assurance vie reste le placement préféré des Français

Selon un sondage réalisé par le Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (Cecop), l’Assurance vie est considérée comme le placement le plus intéressant par les Français.

Publié jeudi 27 juin, ce sondage révèle que 61% des personnes interrogées privilégient l’Assurance vie, suivie de près par le Livret A (60%) et le Plan Épargne Retraite (57%).
 

Un changement de tendance depuis 2016
 

Cette année marque un tournant dans les préférences des épargnants français. En effet, pour la première fois depuis 2016, l’Assurance vie dépasse le Livret A, qui avait bénéficié d’une hausse de son taux d’intérêt en 2023. Cette tendance s’explique en partie par la baisse de l’inflation, qui permet aux ménages de réduire leur épargne de précaution au profit d’une épargne de long terme, comme l’épargne retraite.
 

Le Plan d’Épargne Retraite (PER), un nouveau venu sur le podium
 

Mesuré pour la première fois dans ce sondage, le Plan d’Épargne Retraite (PER) se hisse à la troisième place des placements qualifiés d’intéressants par les Français. Créé il y a cinq ans par la loi PACTE, le PER devance ainsi l’investissement immobilier locatif. La possibilité de sortir en capital offerte par le PER semble avoir séduit un grand nombre d’épargnants.
 

Des préférences d’investissement liées à l’âge
 

L’intérêt pour les placements varie en fonction de l’âge. Les jeunes actifs privilégient plutôt l’immobilier locatif, l’assurance vie et le Livret A, tandis que les plus de 65 ans citent en premier l’assurance vie, suivi du Livret A et de l’immobilier locatif. Les moins de 25 ans sont plus nombreux que la moyenne à juger intéressants les actions et les cryptoactifs.
 

Une épargne retraite en hausse, mais des craintes pour l’avenir
 

Parmi les non retraités interrogés, 58% déclarent placer de l’argent en vue de la retraite, contre 51% en 2023. Parmi eux, 32% indiquent le faire régulièrement, contre 26% en 2023. 21% des sondés déclarent avoir déjà souscrit un Plan d’Épargne Retraite (PER) et 22% entendent le faire prochainement. Chez les cadres, les taux respectifs sont de 42% et 25%.
 

Cependant, seulement un tiers des sondés (34%) estiment pouvoir vivre correctement à la retraite avec leur pension. Chez les non retraités, ce taux n’est que de 29%. Cette année, moins d’un retraité sur deux (47%) considère que sa pension lui permet de vivre correctement, contre 54% en 2023, année qui a connu une vague inflationniste.
 

 

Les livrets réglementés se normalisent avant la tempête

Résultats du Livret A, LDDS et LEP en mai 2024 : une normalisation avant les turbulences politiques

Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne, présente une analyse des résultats du Livret A, du Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) et du Livret d’Épargne Populaire (LEP) pour le mois de mai 2024.

 

Un mois de mai dans la normale

La collecte du Livret A en mai 2024 a atteint 1,26 milliard d’euros, un chiffre qui s’inscrit dans la tendance de normalisation observée depuis le début de l’année. Bien que cette collecte soit deux fois moins élevée que celle de mai 2023, elle reste légèrement supérieure à la moyenne des dix dernières années.

 

Le Livret A et le LDDS suivent des tendances similaires

Le LDDS a enregistré une collecte de 600 millions d’euros en mai, contre 760 millions d’euros en avril et 1,05 milliard d’euros en mai 2023. Les encours du Livret A et du LDDS ont atteint des records, avec respectivement 424,2 et 153,8 milliards d’euros, portant le total des deux placements à 578 milliards d’euros.

 

Des incertitudes politiques à venir

Cependant, le processus de normalisation de l’épargne pourrait être perturbé par les résultats des élections européennes et la dissolution de l’Assemblée nationale. Les incertitudes politiques pourraient inciter les épargnants à privilégier les liquidités et le Livret A, qui joue traditionnellement un rôle de valeur refuge.

 

Les épargnants modestes en difficulté

Le Livret d’Épargne Populaire (LEP) a enregistré une deuxième décollecte successive en mai, avec -40 millions d’euros faisant suite aux -270 millions d’euros d’avril. Les ménages les plus modestes sont contraints de puiser dans leur épargne de court terme pour faire face à leurs dépenses courantes.

En conclusion, le mois de mai 2024 a été marqué par une normalisation de la collecte du Livret A et du LDDS, mais les incertitudes politiques pourraient changer la donne. Les épargnants modestes, quant à eux, continuent de faire face à des difficultés, comme en témoigne la décollecte du LEP.

L’assurance-vie, un produit d’épargne aux multiples facettes

L’assurance-vie est fréquemment comparée à un couteau suisse en raison de sa polyvalence et de ses nombreux avantages. Elle permet de faire fructifier votre épargne et d’optimiser la transmission de capital avec une fiscalité avantageuse.

L’assurance-vie est fréquemment comparée à un couteau suisse en raison de sa polyvalence et de ses nombreux avantages. Elle permet de faire fructifier votre épargne et d’optimiser la transmission de capital avec une fiscalité avantageuse. Bien que ces atouts soient bien connus des épargnants, l’assurance-vie possède d’autres vertus moins mises en lumière.
 

1. Les versements programmés : une option souple et modulable Les contrats d’assurance-vie récents incluent généralement la possibilité d’effectuer des versements programmés. Cette option permet de mettre en place des versements réguliers et automatiques sur votre contrat, dont vous pouvez définir le montant et la fréquence. Vous pouvez moduler, suspendre ou interrompre ces versements à tout moment. Cette solution offre une grande souplesse et vous permet de constituer un capital au fil du temps avec un effort d’épargne réduit.
 

2. Les arbitrages : sécuriser vos gains en toute simplicité Investir une partie de votre épargne en unités de compte peut s’avérer plus rémunérateur, mais aussi plus risqué que les fonds en euros. Pour sécuriser vos gains, vous pouvez réaliser des arbitrages en transférant une partie de votre épargne des unités de compte vers les fonds en euros. Cette opération est souvent gratuite et fiscalement neutre. De plus, certains contrats proposent une option d’arbitrage automatique de « sécurisation des plus-values ».
 

3. L’investissement progressif : diluer le risque et lisser le prix d’achat Lorsque vous disposez d’une somme importante à placer, l’investissement progressif peut être une option intéressante. Vous déposez la totalité du montant sur le fonds en euros et laissez votre assureur réaliser des arbitrages pour transférer progressivement tout ou partie du capital vers des unités de compte. Cette méthode permet de diluer le risque et de lisser le prix d’achat de vos actions.
 

4. La gestion multipoche : une gestion sur mesure La gestion « bipoche » ou « multipoche » est proposée dans les contrats patrimoniaux et les contrats souscrits en ligne. Elle permet de déléguer une partie de la gestion de votre épargne à un professionnel, tout en gérant vous-même une autre partie de votre contrat. Avec une assurance-vie multipoche, vous pouvez combiner la gestion sous mandat avec tous les autres supports d’investissement référencés dans le contrat pour créer une assurance-vie personnalisée.
 

5. La garantie plancher : protéger votre capital et gratifier vos proches La garantie plancher est destinée aux titulaires d’une assurance-vie multisupport avec des unités de compte. Les bénéficiaires du contrat désignés dans la clause bénéficiaire reçoivent au minimum le capital investi au décès du souscripteur, les moins-values étant supportées par l’assureur. Cette option est pertinente si une part importante de vos avoirs est placée dans des produits risqués, comme les fonds actions. Toutefois, avant de souscrire, étudiez bien le barème et les conditions, car cette assurance est plafonnée et son tarif augmente avec l’âge de l’assuré.

 

Et si vous étiez l’heureux bénéficiaire d’une assurance-vie sans même le savoir ?

Et si vous étiez l’heureux bénéficiaire d’une assurance-vie sans même le savoir ? Ne vous inquiétez pas, il existe des moyens de le découvrir ! Voici les démarches à suivre si vous pensez être le bénéficiaire d’un tel contrat, mais que vous ne disposez pas des informations nécessaires pour le retrouver.

Et si vous étiez l’heureux bénéficiaire d’une assurance-vie sans même le savoir ? Ne vous inquiétez pas, il existe des moyens de le découvrir ! Voici les démarches à suivre si vous pensez être le bénéficiaire d’un tel contrat, mais que vous ne disposez pas des informations nécessaires pour le retrouver.
 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une assurance-vie en déshérence ? Il s’agit d’un contrat d’assurance-vie dont le capital n’a pu être versé au bénéficiaire après le décès du souscripteur, car l’assureur n’a pas réussi à identifier ce dernier. La loi Eckert impose aux assureurs de consulter annuellement le Répertoire national d’identification des personnes physiques (RNIPP) pour vérifier le décès éventuel de l’assuré et de mener des recherches pour retrouver les bénéficiaires. Si, malgré ces efforts, le contrat n’est pas réglé dans un délai de dix ans, il est transféré à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).
 

Il est important de noter que d’autres types de contrats, tels que les comptes bancaires, les contrats d’épargne salariale ou les contrats de prévoyance, peuvent également tomber en déshérence et être transférés à la CDC, selon des règles spécifiques. La CDC conserve les sommes pendant 20 ans, au cours desquels les bénéficiaires peuvent se manifester pour réclamer l’argent. Passé ce délai, les fonds deviennent la propriété de l’État et ne peuvent plus être réclamés.
 

Si vous pensez être le bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie dont le souscripteur est décédé, voici les démarches à suivre pour retrouver la trace du contrat :
 

1. Vous manifestez lors de la succession : Si l’un de vos proches est récemment décédé et que vous savez qu’il vous avait désigné comme bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie, mais que vous ne disposez pas d’informations supplémentaires, vous pouvez demander au notaire chargé de la succession de consulter le Fichier des Contrats d’assurance-Vie et des contrats de capitalisation (FICOVIE). Ce fichier recense tous les contrats d’assurance-vie et de capitalisation souscrits auprès d’organismes d’assurance en France. Les données y sont conservées pendant 30 ans après la date de dénouement du contrat. Grâce à cette démarche, vous devriez obtenir suffisamment d’informations pour contacter la compagnie d’assurance et l’informer du décès du souscripteur, afin que le contrat puisse être dénoué.
 

2. Recherche dans les 10 ans suivant le décès du souscripteur : Pendant les 10 années suivant le décès de l’assuré, les sommes sont conservées par la compagnie d’assurance. Pendant cette période, vous pouvez utiliser le service de recherche de contrats d’assurance-vie de l’Agira (Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance). Pour ce faire, remplissez un formulaire en ligne et fournissez l’acte de décès du souscripteur du contrat ainsi que les noms, prénoms et adresses postales des bénéficiaires potentiels. L’Agira dispose d’un délai de 15 jours pour traiter votre demande et consulter l’ensemble des acteurs du marché (compagnies d’assurance, mutuelles, institutions de prévoyance, etc.). Si un contrat correspondant est trouvé, la compagnie dispose d’un mois pour informer le bénéficiaire identifié et lui indiquer les étapes à suivre pour recevoir les sommes prévues.
 

3. Recherche si le décès du souscripteur remonte à plus de 10 ans : Au bout de 10 ans, le contrat d’assurance-vie tombe en déshérence et son solde est transféré à la CDC pour une durée de 20 ans. Si vous pensez être bénéficiaire d’un contrat d’assurance-vie, vous pouvez demander la restitution des avoirs via le site Ciclade.fr. Pour ce faire, lancez une recherche en saisissant le nom et la date de naissance et de décès du souscripteur du contrat. 

 

Si une correspondance est trouvée, créez un espace personnel et fournissez les justificatifs demandés, notamment pour attester de votre identité et du décès du souscripteur. Vous pourrez ensuite soumettre votre demande à la CDC pour analyse. Si la correspondance est validée, vous recevrez les sommes qui vous sont dues par virement bancaire. Pendant l’instruction de votre dossier, vous pouvez suivre l’avancement de chaque étape directement en ligne sur votre espace personnel.
 

Il existe plusieurs moyens de retrouver la trace d’un contrat d’assurance-vie dont vous seriez le bénéficiaire, même si vous ne disposez pas des informations nécessaires. N’hésitez pas à suivre ces démarches pour vérifier si vous êtes l’heureux bénéficiaire d’un tel contrat !
 

Banques : les nouveaux services réclamés par les clients

Les attentes des Français pour la banque de demain sont multiples et touchent à plusieurs aspects de la relation bancaire.

Les attentes des Français pour la banque de demain sont multiples et touchent à plusieurs aspects de la relation bancaire.
 

Tout d’abord, la digitalisation est un enjeu majeur pour les banques. Les clients sont de plus en plus nombreux à utiliser les services en ligne et à privilégier les applications mobiles pour gérer leurs comptes. Selon l’étude du cabinet de conseil mc2i, 87% des clients privilégient les applications mobiles, une tendance en hausse de 5 points par rapport à 2023. Les clients souhaitent également des parcours de souscription plus intuitifs et des fonctionnalités avancées telles que le code PIN digitalisé et personnalisable, les virements instantanés, le retrait d’espèces sans carte, le paiement à plusieurs, etc.
 

Ensuite, les attentes sociétales des clients bancaires évoluent. Les clients sont de plus en plus sensibles aux engagements RSE des banques. Selon l’étude, 17% des clients considèrent le respect de l’environnement comme un critère important dans le choix de leur banque, une proportion en hausse de 3 points par rapport à 2023. 

 

De plus, 73% des clients considèrent qu’il est important que leur banque limite son empreinte digitale. Cependant, ils sont 50% à percevoir l’engagement RSE de leur banque comme insuffisant. Les clients sont prêts à agir : la moitié d’entre eux (48%) considère le respect de l’environnement comme un critère important dans leurs décisions d’épargne. Les banques doivent donc adopter des pratiques durables, proposer des produits d’investissement responsables et renforcer leurs communications sur les initiatives RSE pour répondre à cette demande croissante.
 

Par ailleurs, les clients attendent des solutions innovantes pour simplifier leur quotidien et satisfaire leurs besoins. Ils sont en quête de davantage de conseils personnalisés et d’offres sur-mesure, adaptées à leur profil, à leurs aspirations et à leurs projets de vie, qu’il s’agisse d’investissement, d’épargne ou d’achat immobilier. 

 

La relation bancaire évolue également à travers de nouveaux usages : l’attrait pour les offres augmentées se manifeste par un intérêt croissant pour les conseils en matière d’épargne fournis par une intelligence artificielle, avec 46 % des clients intéressés. Par ailleurs, 39 % d’entre eux sont favorables au fait d’être conseillés par une IA pour leurs investissements financiers, résultat qui s’élève à 61% pour les moins de 35 ans. Les solutions de demain, telles que celles offertes par l’Open Banking et l’Open Finance, suscitent un intérêt particulier, notamment parmi les jeunes actifs et les clients de demain.
 

Cependant, malgré ces évolutions, les fondamentaux restent essentiels. Les facteurs les plus différenciants dans la satisfaction des clients vis-à-vis de leur banque sont la qualité du service client, la politique tarifaire et la capacité à leur offrir de la sécurité. Les clients attendent donc une banque de demain plus digitale, plus responsable et plus innovante, mais sans négliger les aspects fondamentaux de la relation bancaire.
 

Ce qu’attendent les copropriétaires en matière de rénovation énergétique

Les attentes des copropriétaires en matière de rénovation énergétique : stabilité des aides, baisse des prix de l’énergie et interdiction de location des passoires thermiques.

Les attentes des copropriétaires en matière de rénovation énergétique : stabilité des aides, baisse des prix de l’énergie et interdiction de location des passoires thermiques.
 

À l’approche des élections législatives, la rénovation énergétique des logements est un sujet brûlant, en particulier pour les 45 % de Français vivant en logement collectif. Bien que la majorité d’entre eux soit favorable à la rénovation de leur immeuble, les démarches complexes et les aides instables freinent leur passage à l’action. Une récente enquête menée par l’institut OpinionWay pour PrimesEnergie.fr auprès d’un panel représentatif de propriétaires d’appartements met en lumière leurs attentes en la matière.
 

Les copropriétaires souhaitent pouvoir engager des travaux progressivement et bénéficier de soutiens financiers pour les travaux d’économie d’énergie réalisés à titre individuel. En effet, 79 % des copropriétaires français privilégient les rénovations progressives plutôt que globales, et 75 % souhaitent des aides pour les travaux individuels. Toutefois, les atermoiements autour des aides à la rénovation énergétique sont un frein majeur. Ainsi, 78 % des copropriétaires réclament une loi garantissant la stabilité des aides sur plusieurs années et 74 % souhaitent que ces aides soient conditionnées à la performance effective des travaux réalisés.
 

Face à la hausse des prix de l’énergie, trois quarts des copropriétaires demandent une baisse drastique de ces prix, une revendication reprise par plusieurs partis politiques dans le cadre de la campagne électorale. De plus, l’interdiction progressive de location des passoires thermiques à compter de 2025 inquiète plus de la moitié des copropriétaires (54 %), qui souhaitent son report.
 

Cependant, les copropriétaires ne sont pas opposés à la rénovation énergétique. En effet, 70 % d’entre eux se disent favorables à l’évaluation de la performance énergétique des logements individuels et 52 % seraient d’accord pour que la rénovation énergétique devienne obligatoire. De plus, 44 % accepteraient de payer plus cher leurs travaux s’ils avaient la garantie qu’ils soient bien effectués, et 49 % estiment que les aides devraient être réservées aux ménages modestes. Enfin, 60 % des répondants souhaitent que les copropriétaires ayant les moyens mais freinant les travaux de rénovation énergétique soient sanctionnés.
 

Nicolas Moulin, fondateur de PrimesEnergie.fr et spécialiste de la rénovation énergétique des logements, souligne l’urgence de mettre en place une politique globale et cohérente en matière de rénovation énergétique. Selon lui, il est nécessaire de donner un cap et de s’y tenir sur le long terme, de simplifier le parcours des particuliers et de lutter contre la fraude.
 

Les copropriétaires attendent des mesures concrètes et stables pour les encourager à engager des travaux de rénovation énergétique, ainsi qu’une baisse des prix de l’énergie et un report de l’interdiction de location des passoires thermiques. La future législature aura donc fort à faire pour répondre à ces attentes et mettre en place une politique efficace et pérenne en matière de rénovation énergétique.
 

Plus de 3 Français sur 4 espèrent un jour ne plus avoir de soucis d’argent

Une enquête révèle que plus de 3 Français sur 4 espèrent un jour ne plus avoir de soucis d’argent.

Une enquête réalisée par Goliaths, l’application sociale d’investissement simple et intuitive, auprès de 3 105 personnes en France, révèle que plus de 3 Français sur 4 espèrent un jour ne plus avoir de soucis d’argent. 
 

En devenant très riches, plus de 82 % des Français arrêteraient immédiatement de travailler, 77 % partiraient en voyage la plupart du temps et 71 % deviendraient très généreux en distribuant une partie de leur fortune à des proches et à leur famille.
 

Pour vivre la vie de leurs rêves, plus d’un Français sur deux estime qu’il faut gagner entre 20 et 30 millions d’euros. En devenant subitement très riches, plus de 58 % des Français changeraient radicalement de mode de vie.
 

Pour devenir riches, près de 69 % des Français agissent, en investissant dans des biens immobiliers (58 %), en travaillant de façon acharnée pour gagner plus d’argent (55 %) et en tentant leur chance avec le loto et les jeux de hasard (38 %).
 

Cette enquête montre que les envies de devenir fortunés sont de plus en plus fortes et affirmées au sein de la population française, avec des rêves de ne plus avoir de soucis d’argent, d’arrêter de travailler et de partir en voyage. Les Français estiment qu’il faut entre 20 et 30 millions d’euros pour vivre la vie de leurs rêves et sont prêts à agir pour devenir riches.