Bac 2024 : des primes pour les élèves qui décrochent une mention

Les résultats du baccalauréat 2024 viennent de tomber. Les élèves qui ont obtenu une mention peuvent bénéficier de différentes aides, notamment l’aide au mérite pour les bacheliers boursiers ayant obtenu la mention « Très bien ».

Les résultats du baccalauréat 2024 viennent de tomber. Les élèves qui ont obtenu une mention peuvent bénéficier de différentes aides, notamment l’aide au mérite pour les bacheliers boursiers ayant obtenu la mention « Très bien ».

L’aide au mérite est un complément de la bourse sur critères sociaux destiné aux étudiants boursiers ayant obtenu une mention « Très bien » au baccalauréat et qui intègrent un établissement supérieur à la rentrée 2024. Pour l’année universitaire 2024-2025, le montant total de l’aide est de 900 €, versé en 9 mensualités de 100 € chacune. L’aide au mérite est accordée pour une durée maximale de 3 ans, sous réserve que l’étudiant soit assidu aux cours et aux examens. Elle est supprimée en cas de redoublement, sauf si celui-ci est lié à des raisons médicales.
 

Pour bénéficier de l’aide au mérite, les étudiants n’ont aucune démarche à effectuer s’ils ont déjà déposé un dossier social étudiant (DSE) et que celui-ci a été accepté. Le rectorat transmet directement au Crous la liste des bacheliers ayant obtenu une mention « Très bien ». Si une aide au mérite a été allouée en 2022/2023 et que l’étudiant n’a pas pu en bénéficier en 2023/2024 au motif qu’il n’était plus éligible à une bourse sur critères sociaux, il peut à nouveau la percevoir en 2024/2025 s’il redevient éligible à une bourse sur critères sociaux.
 

En plus de l’aide au mérite, les bacheliers ayant obtenu une mention peuvent bénéficier de bourses au mérite accordées par les collectivités locales. Les montants et les conditions d’accès varient selon les communes, les départements et les régions. Les candidats peuvent se renseigner auprès de leur mairie et de leur conseil départemental ou régional.
 

Enfin, certaines banques proposent des primes aux nouveaux bacheliers lors de l’ouverture d’un compte ou d’un livret d’épargne. Les montants peuvent varier selon les régions et les établissements bancaires. La prime offerte peut dépasser les 150 € pour une mention « Très bien » ou prendre la forme de bons d’achat.
 

L’aide au mérite est cumulable avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle ou ponctuelle, une aide à la mobilité internationale et une aide à la mobilité Parcoursup. Les étudiants peuvent donc bénéficier de plusieurs aides financières pour poursuivre leurs études supérieures.

 

PER : sortie en rente ou en capital, comment choisir ?

Le choix entre rente ou capital dépend de différents critères, tels que la volonté et les besoins du titulaire du plan, ainsi que de la nature des versements réalisés.

Depuis le 1er octobre 2019, le Plan d’Épargne Retraite (PER) a remplacé les autres produits d’épargne retraite individuels ou collectifs. Le PER se décline sous trois formes : un PER individuel (PERI ou PERIN), un PER d’Entreprise Collectif (PEREC) et un PER d’Entreprise Obligatoire (PERO). 

 

Selon France Assureurs (ex-Fédération française de l’assurance), fin juin 2022, les PER comptabilisent près de 3,4 millions d’assurés et les encours s’élèvent à plus de 41,4 milliards d’euros. Les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 577 millions d’euros (+16% par rapport à juin 2021) et 326 millions d’euros ont été transférés d’anciens contrats vers un PER.
 

Le choix entre rente ou capital dépend de différents critères, tels que la volonté et les besoins du titulaire du plan, ainsi que de la nature des versements réalisés. Dans le cadre d’un PER d’Entreprise Obligatoire (PERO), la sortie ne peut avoir lieu que sous forme de rente pour les versements obligatoires. Les spécialistes de la gestion de patrimoine considèrent que la rente est plus adaptée à un produit retraite car elle vient en complément tous les mois des revenus perçus et est versée jusqu’au décès de l’individu. 

 

Cependant, il faut avoir accumulé un capital suffisant pour que la rente soit significative. Si le montant mensuel versé ne dépasse pas 100 euros, un assureur peut, avec l’accord de l’adhérent, transformer la rente en capital. On estime qu’il faut avoir investi plus de 100.000 euros pour obtenir une rente de 300 euros par mois. Dans le cas contraire, il sera conseillé d’opter pour une sortie en capital.
 

La fiscalité du PER est plus pénalisante pour une sortie en capital à l’échéance. La fiscalité dépend de l’option retenue par le titulaire du plan à l’entrée et à la sortie à la retraite. Au moment de la déclaration de l’impôt sur le revenu, le titulaire a la possibilité de déduire de son revenu net global les sommes versées sur son PER. Il a deux options : déduire 10% des revenus d’activité professionnelle, dans la limite de 8 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (32.908 euros pour les cotisations versées en 2022), ou déduire 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (4.113 euros en 2022). Si le titulaire a opté pour la déduction des sommes versées, puis pour une sortie en capital au moment de sa retraite, il doit être imposé sur ces sommes au moment de leur versement par le gestionnaire. 

 

La part de capital correspondant aux versements est imposée suivant le barème progressif de l’impôt sur le revenu sans application de l’abattement de 10%. Si la part du capital en sortie est importante, le risque est que le titulaire change de tranche marginale d’imposition et soit fortement taxé (45% pour la fraction supérieure à 160.336 euros en 2022). Il aura donc intérêt à étaler sa sortie en capital dans le temps.
 

Il existe des solutions intermédiaires qui dépendent de la situation personnelle de l’épargnant. Les détenteurs d’un PER ont la possibilité de choisir une solution mixte, en percevant un capital au moment de la liquidation et en laissant une partie dans le plan qui continue à être placée et peut donner lieu au versement d’une rente. 

 

Compte tenu des enjeux et de la complexité relative de ces choix, le législateur a prévu que les particuliers doivent être conseillés à chaque étape de la vie de ce produit, à savoir à la souscription, lors d’un transfert, cinq ans avant la liquidation du plan et au moment de sa liquidation. Ce conseil est indispensable pour faire des choix éclairés en fonction de ses besoins et de la fiscalité.
 

Combien devriez-vous économiser pour profiter d’une retraite confortable ?

Il peut sembler difficile de calculer le montant nécessaire, mais en suivant quelques étapes clés, vous pouvez estimer vos besoins et mettre en place une stratégie d’épargne efficace pour les atteindre.

Combien devriez-vous économiser pour profiter d’une retraite confortable ? Il peut sembler difficile de calculer le montant nécessaire, mais en suivant quelques étapes clés, vous pouvez estimer vos besoins et mettre en place une stratégie d’épargne efficace pour les atteindre.
 

Evaluez vos dépenses mensuelles actuelles en détail
La première étape consiste à comprendre vos dépenses actuelles en détail. Pour ce faire, prenez le temps de dresser une liste exhaustive de toutes vos dépenses mensuelles, en incluant :
• Le logement : loyer ou prêt, taxes foncières, assurances, entretien, réparations, électricité, gaz, eau, internet et téléphone.
• L’alimentation : courses, restaurants, services de livraison, dépenses liées aux animaux domestiques.
• Le transport : frais liés à votre voiture (essence, assurance, entretien, réparations), frais de stationnement, frais de transports en commun, frais de taxi ou de covoiturage.
• La santé : mutuelle, médicaments, visites médicales, soins dentaires, lunettes et lentilles de contact, frais d’hospitalisation.
• Les loisirs : les voyages, les sorties, les abonnements (cinéma, musique, sport), les activités culturelles, les hobbies.
• Les autres dépenses : vêtements, chaussures, produits de beauté, cadeaux, frais de scolarité, dons à des organismes de bienfaisance, impôts et autres dépenses diverses.
 

Projetez vos dépenses à la retraite en détail
Ensuite, estimez comment ces dépenses pourraient évoluer une fois à la retraite en détail. Certaines dépenses pourraient diminuer (transport pour le travail, vêtements professionnels), tandis que d’autres pourraient augmenter (soins de santé, loisirs). N’oubliez pas de prendre en compte des paramètres tels que l’inflation, c’est-à-dire une augmentation des coûts de la vie, et le fait que vous aurez plus de temps libre et donc potentiellement plus de dépenses en loisirs, voyages et autres activités.
 

Pour estimer vos dépenses à la retraite, vous pouvez utiliser un taux d’inflation annuel moyen pour ajuster vos dépenses actuelles à la valeur future. Vous pouvez également prendre en compte les changements de style de vie que vous prévoyez, tels que déménager dans une région moins chère ou voyager plus souvent.
 

Estimez vos sources de revenus à la retraite en détail
Identifiez toutes les sources de revenus dont vous disposerez à la retraite en détail :
• Votre pension retraite : estimez le montant que vous recevrez des régimes publics et privés. Pour cela, vous pouvez consulter votre espace personnel sur le site info-retraite.fr, qui vous permettra d’estimer vos droits à la retraite en fonction de votre carrière professionnelle.
• Faites le point sur votre épargne : produits d’épargne-retraite, assurances vie, autres placements. Vous pouvez également prendre en compte les revenus potentiels de vos investissements, tels que les loyers perçus sur un bien immobilier locatif.
• Déterminez les revenus complémentaires dont vous disposerez : locations immobilières, travail à temps partiel, vente d’objets de valeur, etc.
 

Calculez le complément de revenu dont vous aurez besoin en détail
Pour obtenir le complément de revenu dont vous aurez besoin pour vivre confortablement votre retraite, il suffit de faire la différence entre vos sources de revenus à la retraite et vos dépenses à la retraite en détail.
 

Par exemple :
• Dépenses actuelles : 2 500 euros par mois.
• Projection des dépenses à la retraite** : après ajustement pour inflation et changements de style de vie, 2 000 euros par mois.
• Sources de revenus à la retraite : 1 500 euros par mois de pension retraite, 200 euros par mois de revenus locatifs, 100 euros par mois de revenus d’investissements.
• Le complément de revenu nécessaire est donc de 200 euros par mois (2 000 euros – 1 500 euros – 200 euros – 100 euros).
Étape 5 : estimez le capital nécessaire en détail
Enfin, pour estimer le capital nécessaire pour générer ce complément de revenu, vous devez prendre en compte plusieurs facteurs :
• Le taux de rendement de vos investissements : plus le taux de rendement est élevé, moins vous aurez besoin d’épargner. Cependant, il est important de noter que les investissements à haut rendement comportent également des risques plus élevés.
• Votre espérance de vie : plus vous vivez longtemps, plus vous aurez besoin d’épargner pour couvrir vos dépenses à la retraite.
• L’inflation : comme mentionné précédemment, l’inflation peut réduire la valeur de votre épargne au fil du temps.
 

Pour estimer le capital nécessaire, vous pouvez utiliser la règle des 4 % : retirez 4 % de votre capital chaque année (ajusté pour l’inflation) et vous devriez avoir suffisamment d’argent pour couvrir vos dépenses pendant 30 ans.
 

Par exemple, si vous avez besoin de 200 euros par mois (2 400 euros par an) et que vous prévoyez un taux de rendement annuel moyen de 3 %, vous aurez besoin d’un capital de :
2 400 euros / 0,04 = 60 000 euros
 

Si vous prévoyez une espérance de vie plus longue ou un taux de rendement plus faible, vous devrez épargner davantage.
 

En suivant ces étapes détaillées, vous pouvez estimer vos besoins d’épargne pour la retraite et mettre en place une stratégie d’épargne efficace pour atteindre vos objectifs. N’oubliez pas de réviser régulièrement votre plan d’épargne pour tenir compte des changements de votre situation personnelle et financière.
 

Pourquoi les agences immobilières veulent augmenter leurs tarifs ?

La loi prévoit que les plafonds peuvent être « révisables » chaque année au 1er janvier, en fonction de la variation de l’Indice de référence des loyers (article 2 de la loi du 1er août 2014), par arrêté ministériel. Cependant, rien n’oblige le gouvernement à les modifier.

La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) a saisi le Conseil d’État pour demander une augmentation de leurs honoraires lors de la location d’un logement.
 

Les frais d’agence sont souvent considérés comme élevés par les particuliers. Ces frais, généralement à la charge des acheteurs, représentent environ 5% du prix de vente, soit plus de 12.000 euros pour un logement d’une valeur de 250.000 euros. Cette fois-ci, ce sont les locataires qui pourraient se retrouver pénalisés, car les professionnels de l’immobilier demandent une hausse de leurs honoraires pour les locations, arguant qu’ils n’ont pas augmenté depuis 10 ans.
 

La loi prévoit que les plafonds peuvent être « révisables » chaque année au 1er janvier, en fonction de la variation de l’Indice de référence des loyers (article 2 de la loi du 1er août 2014), par arrêté ministériel. Cependant, rien n’oblige le gouvernement à les modifier. 

 

Pour faire entendre leur voix, la FNAIM, l’Union des syndicats de l’immobilier et le Syndicat national des professionnels de l’immobilier ont déposé un recours devant le Conseil d’État. Loïc Cantin, président de la FNAIM, dénonce le manque de considération de leur profession par le gouvernement et l’absence de réponse de la part des ministres du Logement contactés à ce sujet.
 

Les plafonds d’honoraires sont actuellement fixés entre 8 et 12 euros le m², selon la localisation du logement et la tension locative, auxquels s’ajoutent 3 euros par m² pour l’état des lieux. Si les professionnels obtiennent gain de cause, les frais d’agence pourraient considérablement augmenter. Ils demandent une hausse de 13,75% de leurs honoraires pour compenser l’absence d’augmentation depuis une décennie.
 

À Paris, où les honoraires des agents sont plafonnés à 15 (12+3) euros le m², les frais d’agence pourraient passer de 750 à 853 euros pour un logement de 50 m², soit une augmentation de plus de 100 euros. À Lyon, le plafond actuel est de 13 (10+3) euros le m², ce qui entraînerait une augmentation de 89 euros (de 650 à 739 euros) pour un logement de 50 m². Enfin, à Reims, où les honoraires ne peuvent pas dépasser 11 (8+3) euros le m², les locataires devraient payer environ 626 euros au lieu de 550 euros, soit une augmentation de 76 euros.
 

La FNAIM reconnaît les difficultés auxquelles font face les locataires, mais souligne également les difficultés des agences immobilières, avec environ 1400 faillites à prévoir en 2024, selon la fédération. Il s’agit du nombre le plus élevé depuis juillet 2009, selon le cabinet Altares. En trois ans, le nombre de faillites a plus que quadruplé.
 

Les défaillances d’entreprise se stabilisent au mois de juin

Au cours du mois de juin, la France a connu une légère augmentation du nombre de faillites d’entreprises, se maintenant ainsi légèrement au-dessus des 61.000 faillites sur une période de douze mois.

Au cours du mois de juin, la France a connu une légère augmentation du nombre de faillites d’entreprises, se maintenant ainsi légèrement au-dessus des 61.000 faillites sur une période de douze mois, selon les données communiquées lundi par la Banque de France.
 

Après avoir atteint un total de 61.036 faillites entre juin 2023 et mai 2024, chiffre révisé à la hausse par rapport à la première estimation (60.210), l’indicateur s’est fixé à 61.081 faillites sur douze mois en juin.
 

Pendant la crise sanitaire liée au Covid-19, ces faillites avaient considérablement diminué pour atteindre des niveaux historiquement bas, grâce aux mesures de soutien mises en place par l’État. Cependant, elles semblent désormais se stabiliser légèrement au-dessus de leur niveau moyen observé entre 2010 et 2019 (59.342).
 

En comparaison avec le mois de mai, les faillites d’entreprises ont légèrement augmenté en juin dans les secteurs de la construction (+222, totalisant 13.513 faillites) et du commerce et de la réparation automobile (+93, soit 13.049 faillites).
 

En revanche, une baisse a été constatée dans les domaines de l’enseignement, de la santé, de l’action sociale et des services aux ménages (-235, pour un total de 5.460 faillites) ainsi que dans l’agriculture, la sylviculture et la pêche (-62, soit 1.287 faillites).
 

En fonction de la taille des entreprises, les faillites de petites et moyennes entreprises (PME) ont augmenté de 56 unités, représentant toujours la grande majorité des faillites (61.025) enregistrées par la Banque de France.
 

Concernant les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises, les faillites ont été légèrement moins nombreuses en juin (56) qu’en mai (67).
 

Pourquoi les taux des crédits immobiliers continuent de baisser

Les taux des banques pour les prêts immobiliers sont majoritairement en baisse, de l’ordre de 15 à 20 points, ce qui démontre leur volonté affichée de prêter et de favoriser la concurrence.

Début juillet, les banques ont transmis leur nouveau barème de taux. Ces derniers sont majoritairement en baisse, de l’ordre de 15 à 20 points, ce qui démontre leur volonté affichée de prêter et de favoriser la concurrence. Seul un établissement a augmenté ses taux en raison d’objectifs commerciaux déjà atteints. 
 

Les banques acceptent clairement de négocier leurs taux, ainsi que l’assurance associée aux prêts, pour les emprunteurs dont le dossier est solide. Il n’y a donc pas eu de ralentissement de l’activité de crédit depuis la dissolution de l’Assemblée nationale et après les élections législatives. Ce n’est pas le cas du marché immobilier où l’attentisme règne ces dernières semaines car les acheteurs sont encore hésitants.
 

Ceux qui souhaitent acheter un bien ne doivent donc pas hésiter à poursuivre leur projet sachant que les principaux indicateurs laissent penser que la baisse des taux va se poursuivre. Ces derniers jours, le calme est en effet de retour sur les marchés financiers. 

 

Après un léger sursaut, le taux de l’OAT (Obligation Assimilable au Trésor) à 10 ans, qui détermine ceux des crédits immobiliers, se stabilise autour de 3,30 %. C’est aussi l’occasion pour les acquéreurs de négocier une décote sur le prix des biens sachant que les vendeurs sont prêts à faire des concessions.

 

L’immobilier demeure une valeur refuge pour les investisseurs

Face à un contexte politique incertain et à des prix immobiliers élevés, l’immobilier demeure une valeur refuge pour les investisseurs. Mais investir dans une passoire thermique pour la rénover, est-ce rentable ?

Face à un contexte politique incertain et à des prix immobiliers élevés, l’immobilier demeure une valeur refuge pour les investisseurs. Mais investir dans une passoire thermique pour la rénover, est-ce rentable ?
 

L’équipe scientifique de SeLoger présente la première étude sur la durée d’amortissement d’un investissement locatif en fonction de l’étiquette énergétique, révélant de nouvelles opportunités pour les acheteurs en quête de rentabilité.
Face à un contexte politique incertain et à des prix immobiliers élevés, l’immobilier demeure une valeur refuge pour les investisseurs. Les taux d’intérêt, multipliés par quatre en l’espace de quatre ans, semblent toutefois ne pas permettre un rendement locatif attractif.
 

Cependant, les réglementations basées sur le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) pourraient bien offrir de nouvelles perspectives aux acheteurs en quête de rentabilité. Mais est-il véritablement judicieux d’investir dans une passoire thermique et de la rénover en 2024 ?
 

Une rentabilité surprenante dans les grandes métropoles
 

Contre toute attente, investir dans une passoire thermique pour la rénover dans le cadre d’un investissement locatif s’avère être l’opération la plus rentable dans plus d’un quart (27%) des grandes métropoles françaises. Cette stratégie se révèle plus intéressante que d’investir dans un bien équivalent mieux classé mais qui ne nécessite pas de réaliser des travaux pour le louer.
 

Une décote à l’achat déterminante
 

La décote importante à l’achat d’une passoire thermique explique en grande partie l’intérêt de rénover ces biens dans le cadre d’un investissement locatif. Par exemple, à Lille, un logement type de 45 m² peut être acquis pour 122 227€ avec un DPE F ou G, contre 158 490€ pour un DPE D, soit une différence de 36 263€ due uniquement à l’étiquette énergétique.
 

En prenant en compte des travaux à 500€/m², cette décote permet de couvrir presque entièrement le coût de la rénovation (22 500€) et les frais d’agence et de notaire (15 890€ dans ce cas). Ainsi, l’acquisition d’un bien F ou G pour le rénover dans le cadre d’un investissement locatif à Lille s’avère rentable dès la première année, contre trois ans pour un investissement sans travaux dans un bien similaire classé D.
 

Une tendance nationale
 

Cette tendance ne se limite pas aux grandes métropoles. Dans 17% des départements, il est plus rapidement rentable d’investir dans une passoire thermique et de la rénover que d’investir dans un bien avec un meilleur DPE, pour un coût de rénovation de 500€/m². Cette vérité se confirme dans 70% des départements si le montant des travaux n’excède pas 250€/m².
 

Assurance vie : Pourquoi les fonds euros ont montré des signes de faiblesse en mai

En 2024, l’assurance vie a retrouvé sa place de produit d’épargne favori des Français, selon la 10e édition du baromètre Amphitéa – Cercle de l’Epargne.

En 2024, l’assurance vie a retrouvé sa place de produit d’épargne favori des Français, selon la 10e édition du baromètre Amphitéa – Cercle de l’Epargne. 

 

Cependant, le mois de mai a été relativement calme, avec une nouvelle décollecte des fonds, indiquant que la situation n’est pas encore totalement revenue à la normale.
 

Les fonds euros ont montré des signes de faiblesse en mai
 

En mai, l’assurance vie a enregistré une collecte nette de 1,5 milliard d’euros, en baisse par rapport aux 3,4 milliards d’euros d’avril, mais supérieure aux -1,7 milliard d’euros de mai 2023. Il s’agit de la cinquième collecte nette positive consécutive, dépassant la moyenne des dix dernières années (0,7 milliard d’euros).
En mai, la collecte nette des unités de compte a été positive de 2,4 milliards d’euros. Cependant, après trois mois de collecte nette positive, les fonds euros ont connu une décollecte de 900 millions d’euros.
 

Depuis le début de l’année, la collecte nette de l’assurance vie s’élève à +14,2 milliards d’euros, soit 11,9 milliards d’euros de plus que sur la même période en 2023.
 

Les cotisations brutes en baisse
 

En mai 2024, les cotisations en assurance vie ont atteint 12,7 milliards d’euros, en net retrait par rapport aux mois précédents (16,5 milliards d’euros en avril et 15,6 milliards d’euros en mars), mais supérieures au montant de mai 2023 (10,2 milliards d’euros).
 

De janvier à mai, les cotisations se sont élevées à 77,4 milliards d’euros, en hausse de +11,2 milliards d’euros par rapport à la même période en 2023 (+17 %). La part des unités de compte est de 37 %, en baisse par rapport à la moyenne de 2023 (41 %).
 

Stabilisation des prestations et des rachats
 

En mai, les prestations se sont élevées à 11,1 milliards d’euros, en baisse de −0,8 milliard d’euros par rapport à mai 2023 et inférieures aux 13,2 milliards d’euros d’avril 2024. Depuis le début de l’année, les prestations ont atteint 63,2 milliards d’euros, en baisse de 1 % par rapport à l’an dernier.
 

L’encours approche les 2000 milliards d’euros
L’encours s’élève à 1 971 milliards d’euros à fin mai 2024, en hausse de +4,2 % sur un an. Les unités de compte représentent désormais 29 % de l’encours global.
 

Un monde en mutation
 

Après deux années difficiles, l’assurance vie a entamé un rebond depuis le début de l’année, marqué par une amélioration du rendement des fonds euros, une bonne tenue de la bourse et la fin de la vague inflationniste. Selon la dernière enquête Amphitéa – Cercle de l’Epargne, l’assurance vie est redevenue le placement le plus intéressant aux yeux des Français (61 % d’avis positifs), devançant le Livret A (60 %) et le Plan d’Epargne Retraite (57 %). L’assurance vie profite également du recul de l’immobilier depuis plusieurs mois.
 

Cependant, avec la dissolution de l’Assemblée nationale annoncée par le Président de la République le 9 juin, les épargnants pourraient opter pour la prudence et privilégier les placements liquides comme l’épargne réglementée. La réaction de la bourse à cette annonce et les incertitudes politiques, économiques et fiscales qui en découlent incitent les Français à la prudence.
 

Ce qui change le 1er juillet pour les propriétaires parisiens

Encadrement des loyers, DPE, hausse du prix de gaz et évolution de MaPrimeRénov’… tour d’horizon des nouveautés qui concernent les parisiens.

Encadrement des loyers, DPE, hausse du prix de gaz et évolution de MaPrimeRénov’… tour d’horizon des nouveautés qui concernent les parisiens.
 

À compter du 1er juillet 2024, les propriétaires parisiens devront respecter les nouveaux plafonds de loyers fixés par la préfecture de Paris. Cette mesure, qui couvre 80 zones géographiques, vise à réguler le marché locatif et à prévenir les abus.
 

Les propriétaires ont la possibilité de fixer un loyer entre le loyer minoré (-30 % du loyer médian) et le loyer majoré (+ 20 % du loyer médian). Ces plafonds, basés sur le loyer médian observé sur le marché, servent de référence lors de la rédaction du bail. Pour les locations en cours, l’indice de référence des loyers (IRL), indexé sur l’inflation, reste la base pour la réévaluation annuelle des loyers.
 

Le non-respect de l’encadrement des loyers est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 euros pour un particulier et 15 000 euros pour une personne morale. Le locataire peut également exiger le remboursement des trop-perçus. Pour connaître le loyer maximum autorisé, les propriétaires et les locataires peuvent se rendre sur le site de la direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement et y renseigner les caractéristiques du logement.
 

DPE, gaz et rénovation
 

Les logements d’une surface inférieure ou égale à 40 m² verront leur diagnostic de performance énergétique (DPE) évoluer à partir du 1er juillet. Le mode de calcul de l’étiquette énergie est modifié, permettant à un certain nombre de petites surfaces de ne plus être considérées comme des « passoires énergétiques ».
 

Depuis le 1er juillet 2024, la méthode de calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) a été modifiée pour les logements de moins de 40 mètres carrés en France métropolitaine. Cette modification pourrait entraîner la révision de l’étiquette énergétique de 140 000 logements.
 

Le DPE a pour objectif d’évaluer la consommation d’énergie et le niveau d’émission de gaz à effet de serre d’un logement, en attribuant une lettre allant de « A » pour les logements les plus économes à « G » pour les plus énergivores. Cependant, le ministère de la Transition écologique a constaté que les petits logements de moins de 40 mètres carrés étaient moins bien classés que la moyenne par le DPE.
 

Cette situation s’explique par le fait que parmi les critères utilisés pour établir la notation, la consommation d’eau chaude sanitaire était ramenée au mètre carré, alors que les besoins en eau chaude sont similaires entre un logement de 20 et 30 mètres carrés. Ce biais de calcul conduisait à considérer 27 % des biens de moins de 40 mètres carrés comme des passoires thermiques, ce qui ne reflète pas la réalité selon les pouvoirs publics.
 

Pour remédier à cette situation, un coefficient de pondération est désormais appliqué sur la production d’eau chaude sanitaire pour les logements de moins de 40 mètres carrés, sans pour autant changer la méthode globale de calcul du DPE. Le ministère de la Transition écologique estime que ce correctif devrait permettre à près de 140 000 logements de sortir de la catégorie des passoires thermiques (catégories F et G du DPE).
 

Cette modification est importante pour de nombreux propriétaires, car le DPE est devenu un document central dans les transactions immobilières. Le DPE est scruté de près par les acheteurs, qui l’utilisent comme argument pour négocier le prix d’achat d’un bien immobilier. Si le bien est loué, la notation est essentielle, car elle détermine s’il devra être retiré du parc locatif en fonction d’un calendrier qui vise à l’interdiction progressive de mise en location des biens les plus énergivores.
 

Si vous possédez un bien de moins de 40 mètres carrés et que vous n’aviez jamais réalisé de DPE, vous pouvez faire appel à un professionnel pour établir un diagnostic, qui appliquera le nouveau critère de pondération. Si vous avez fait réaliser un DPE entre le 1er juillet 2021 et le 1er juillet 2024, vous pouvez vous rendre sur le site de l’ADEME et entrer les 13 numéros de votre document pour télécharger gratuitement une attestation qui remplacera la première page de votre DPE d’origine. Toutefois, votre nouvelle étiquette peut être la même que celle du DPE d’origine, pour des raisons autres que celle de la consommation d’eau chaude, ou meilleure, mais en aucun cas moins bonne.
 

Maprime Rénov’
 

Les propriétaires de logements classés F et G au DPE ne pourront plus bénéficier de MaPrimeRénov’ s’ils n’effectuent qu’un seul type de travaux. Ils devront réaliser une rénovation d’ampleur, comprenant au moins deux types de travaux d’isolation, le remplacement du système de chauffage et l’installation d’une VMC. Ces travaux devront permettre un gain d’au moins deux étiquettes au DPE.
 

Enfin, la facture de gaz va augmenter. Le prix moyen du gaz va connaître une hausse de 11,7 % en juillet par rapport à juin. Cette augmentation est due à un rebond des cours et à une revalorisation du tarif des réseaux de distribution.
 

Découvrez le baromètre régional de l’épargne en France

Yomoni a récemment publié son nouveau baromètre régional de l’épargne en France qui montre les évolutions de l’épargne au sein des régions et les choix des Français sur leurs produits financiers en 2024.

Yomoni a récemment publié son nouveau baromètre régional de l’épargne en France, une infographie comparative qui montre les évolutions de l’épargne au sein des régions et les choix des Français sur leurs produits financiers en 2024.
 

Un TOP des régions qui change de places en 2024
 

En 2023, quatre régions se distinguaient en matière d’épargne : l’Ile-de-France, les Pays-de-Loire, l’Auvergne Rhône-Alpes et la région PACA. En 2024, ces quatre régions sont toujours en tête, mais avec un placement différent. Ainsi, l’Ile-de-France reste en tête avec seulement 10 % de personnes n’ayant aucun produit d’épargne, suivie des Pays-de-Loire avec 13 %. Cependant, la région PACA passe de 17 % de non-épargnants en 2023 à 13 % en 2024, juste devant l’Auvergne Rhône-Alpes qui passe de 15 % l’année dernière à 14 % en 2024.
 

Les produits d’épargne préférés des Français par région
 

En ce qui concerne les produits d’épargne, beaucoup de choses ont également changé en un an. Les épargnants de la région PACA sont plus actifs cette année et détrônent ainsi les Franciliens sur plusieurs produits d’épargne comme : les placements immobiliers avec 24 % de représentativité (contre 22 % en 2023), les plans d’épargne retraite avec 17 % (contre 15 % en 2023), les PEA avec 11 % (contre 8 % en 2023) et les compte-titres d’investissement en bourse avec 9 % (contre 7 % en 2023).
 

Cependant, tout comme l’année dernière et dans toutes les régions de France, ce sont les Livrets qui arrivent à la première place des produits d’épargne avec des variations allant de 85 % en Ile-de-France jusqu’à 72 % dans les Hauts-de-France. Arrivent ensuite les contrats d’assurance-vie, puis les placements immobiliers et enfin les PER en quatrième position, bien loin devant les PEA ou la bourse.
 

Un montant d’épargne mensuel qui baisse ?
 

En 2023, 78 % des Franciliens estimaient qu’il était intéressant de ne pas épargner moins de 1 000 € par mois. En 2024, ils ne sont plus que 72 % à le penser. Cette tendance à la baisse du montant d’épargne mensuel à investir semble s’appliquer à l’ensemble des régions de France.
 

Les régions où les Français épargnent les plus grosses sommes sont…
 

Les épargnants bretons arrivaient à la tête du classement en 2023 : ils étaient 83 % à épargner 500 € ou plus par mois. Cette année encore, ils conservent la première place mais avec seulement 80 % d’épargnants, ex-aequo avec la région Auvergne Rhône-Alpes.
 

Des produits d’épargne avec plus de risques ?
 

Cette année, la région où les Français prennent le plus de risques avec leurs produits d’épargne reste l’Ile-de-France avec une représentativité de 41 %, soit 3 points de plus que l’année dernière. Tout comme en 2023, c’est en Corse et en Occitanie / Pyrénées-Méditerranée que les Français prennent le moins de risques avec leur épargne.
 

Enfin, les Français les plus modérés pour leur épargne se trouvent cette année en Pays-de-Loire (40 %) et en région PACA (41 %).
 

Méthodologie :
L’enquête a été réalisée via deux sondages effectués en ligne à partir du panel de répondants BuzzPress (27 200 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus).