Fiscalité : Trois ans de plus pour les dons Coluche

Un amendement au projet de loi de finances a prolongé la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt jusqu’en 2026 pour les dons dits « Coluche ».

Un amendement au projet de loi de finances a prolongé la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt jusqu’en 2026 pour les dons dits « Coluche ».

 

Ces dons sont destinés aux organismes qui viennent en aide aux personnes les plus vulnérables. Mais quel est le pourcentage de réduction et quel est le plafond des dons ? Voici les explications.
 

La situation financière précaire des Restaurants du Cœur a été mise en avant par Patrice Douret, le président bénévole de l’association, en septembre dernier. Face à l’augmentation significative du nombre de repas distribués, un appel à l’aide a été lancé, et plusieurs personnalités, dont la ministre des Solidarités et des Familles, Aurore Bergé, et le patron de LVMH, Bernard Arnault, ont répondu en promettant des dons importants.
 

Les députés ont également réagi en adoptant un amendement proposé par la députée Stella Dupont au projet de loi de finances. Cet amendement prolonge la réduction d’impôt pour les dons dits « Coluche » jusqu’en 2026. Il maintient le plafond majoré de réduction d’impôt sur le revenu au titre des dons aux organismes d’aide aux plus démunis pour une période de trois ans.
 

Les dons « Coluche » concernent les versements effectués auprès d’organismes sans but lucratif qui fournissent une assistance aux personnes en difficulté, notamment en matière de repas, de soins médicaux ou de logements. Ces dons permettent de bénéficier d’une réduction d’impôt correspondant à 75% des versements.
 

Depuis 2020 et la crise sanitaire liée au Covid-19, le taux de réduction d’impôt pour les dons « Coluche » a été porté à 75%, avec un plafond de 1000 euros. Cela signifie qu’il est possible de cumuler jusqu’à 750 euros de réduction d’impôt. Auparavant, le plafond était fixé à 552 euros. Pour les versements dépassant 1000 euros, une réduction fiscale de 66% est possible, dans la limite de 20% du revenu imposable du donateur.
 

Pour bénéficier de cette réduction d’impôt, il est essentiel de récupérer le reçu fiscal transmis par l’association bénéficiaire du don. Ce document pourrait être demandé par l’administration fiscale en cas de contrôle. Lors de la déclaration de revenus, les dons aux associations doivent être mentionnés dans la case appropriée, par exemple, les dons aux Restos du Cœur sont à indiquer dans la case 7UD. Il est crucial de faire la distinction entre la réduction d’impôt et le crédit d’impôt, ce dernier donnant droit à des remboursements si le montant excède celui des impôts à payer ou si aucun impôt n’est dû.
 

Pourquoi les Français se déclarent très préoccupés par leur retraite

Les chefs d’entreprises, ouvriers et agriculteurs figurent parmi les professions les plus préoccupées par leur retraite.

Les chefs d’entreprises, ouvriers et agriculteurs figurent parmi les professions les plus préoccupées par leur retraite. L’étude réalisée par Mon Petit Placement révèle également que le fait d’être préoccupé vis-à-vis de sa retraite augmente avec l’âge.

 

Deux tiers des Français n’ont pas (encore) de plan pour financer leur retraite. Le sujet les préoccupe fortement, mais le manque d’argent pour commencer à anticiper leur retraite et l’état actuel du marché de l’épargne retraite en France les empêchent d’agir. 

 

Dans un contexte incertain à court terme, il est également extrêmement compliqué de réussir à se protéger à long terme sur des projets qui sont à date peu tangibles. Voilà les principaux enseignements de l’enquête sur les solutions de financement des retraites réalisée par Mon Petit Placement. Les acteurs digitaux, à l’image de Mon Petit Placement, ont une carte à jouer pour inciter les Français à passer à l’action et à financer leur retraite, à travers des solutions d’investissement simples, accessibles et clé en main.
 

Les chefs d’entreprises, ouvriers et agriculteurs figurent parmi les professions les plus préoccupées par leur retraite. L’étude réalisée par Mon Petit Placement révèle également que le fait d’être préoccupé vis-à-vis de sa retraite augmente avec l’âge. 
 

Les répondants qui se disent peu ou pas préoccupés par leur retraite invoquent diverses raisons : 
• 57 % déclarent gérer en priorité leur pouvoir d’achat et leur vie de tous les jours
• 25 % pensent que cela ne servirait à rien car ils n’auront pas de retraite
• 13 % pensent qu’il n’y a pas de solution adaptée pour eux
 

Autant de justifications qui montrent bien l’intérêt des Français pour les questions de pouvoir d’achat et de financement de leur retraite. 41 % des répondants pensent d’ailleurs qu’ils seront moins riches que maintenant à leur retraite et près de 31 % sont tout à fait d’accord avec le fait qu’ils vont baisser de classe sociale avec leur retraite (exemple d’un cadre dont la pension de retraite sera environ équivalente à 50 % de ses derniers salaires).
 

69 % des Français ne préparent pas leur retraite car ils ne trouvent pas de solution facile
 

Le marché actuel de l’épargne retraite en France n’aide pas les particuliers à y voir clair. Le haut du pavé est tenu par de gros acteurs traditionnels (banques, assureurs, groupes de prévoyance, mutuelles), avec des produits d’épargne dont les mécanismes ne sont pas forcément bien connus des Français (assurance-vie et autres produits non dédiés, épargne retraite individuelle ou collective avec PER, épargne salariale proposée par les entreprises à leurs salariés). Les acteurs traditionnels peinent à comprendre les besoins des Français sur le sujet de la retraite. La frange de la population qui n’est pas familière avec les produits financiers disponibles pour préparer sa retraite se retrouve, de fait, exclue du sujet.
 

Plus de la moitié des répondants de l’étude connaissent des solutions pour préparer leur retraite (51 %), mais seulement 34 % ont mis en place des actions sur le plan financier (41 % pour les hommes et seulement 27 % pour les femmes). Ceux qui n’ont rien mis en place pour leur retraite (66 %) ne le font pas car ils n’ont pas assez d’argent (69 % d’entre eux) ou parce qu’ils ne trouvent pas de solution facile (21 %).
 

Afin de permettre aux Français d’y voir plus clair sur le montant de leur retraite avec ou sans investissement dédié, Mon Petit Placement a mis en place un simulateur en ligne. En saisissant son âge, son salaire net actuel et le pourcentage de son salaire qu’il souhaite investir dans sa retraite, l’internaute peut visualiser le montant de sa retraite de base ainsi qu’une estimation de sa retraite avec Mon Petit Placement.
Financer sa retraite : « oui, mais avec une solution accessible et clé en main »
 

Les Français sont pourtant prêts à commencer à financer leur retraite : 42 % des répondants pensent qu’il leur incombe de prendre les choses en main pour leur retraite, 48 % considèrent que le bon moment pour s’occuper de sa retraite est le plus tôt possible. Si l’intérêt et l’envie des Français pour préparer le financement de leur retraite sont bien réels, reste à leur apporter une solution appropriée : 26 % des répondants pensent que savoir comment préparer sa retraite est un parcours du combattant, 39 % aimeraient qu’on leur apporte une solution simple et clé en main. Les principaux critères qui compteraient le plus pour eux sont : 
• Savoir que c’est un placement sûr (35 %)
• Avoir une solution clé en main, facile à comprendre (33 %)
• Pouvoir retirer son argent à tout moment (29 %) 
 

44 % des répondants se déclarent tout à fait prêts à épargner pour leur retraite et près de 32 % seraient prêts à épargner 100 à 150 € mensuellement. 
 

Bourse : Bilan d’un troisième trimestre mitigé pour les résultats des entreprises

En moyenne, les résultats des entreprises cotées en Europe s’avèrent décevants face aux attentes des analystes.

Deux tiers des entreprises du Stoxx Europe 600 ont désormais publié leurs résultats du troisième trimestre 2023. En moyenne, ces résultats s’avèrent décevants face aux attentes des analystes, selon un bilan réalisé par les équipes de Lazard Frères gestion.

 

Les bénéfices par action (BPA) sont ainsi inférieurs de 6% par rapport au consensus de marché, contrastant avec les bonnes surprises observées à chaque trimestre depuis deux ans.
 

La « top line » déçoit également, avec des chiffres d’affaires inférieurs de 4% en moyenne face aux anticipations. Depuis un an, les bonnes surprises relatives aux ventes des entreprises se font plus rares. 
 

« Lors de nos perspectives macroéconomiques de septembre 2023, nous alertions sur ce risque de déception relatif aux résultats trimestriels. Les marchés ont continué d’anticiper une croissance relativement solide des ventes et des bénéfices des entreprises qui, sans être déraisonnable, s’est avérée trop optimiste ‘explique la société de gestion.
 

En cause : une dégradation progressive de la conjoncture économique, associée à des taux d’intérêt désormais élevés qui pèsent sur la dynamique globale. Ces taux élevés commencent également à peser sur la marge nette des entreprises, du fait d’un coût du financement plus élevé. 

 

La réaction des marchés actions est restée relativement modérée face à ces récentes déceptions. Malgré une volatilité élevée sur certains titres spécifiques, le Stoxx Europe 600 a connu un repli de 3,7% en octobre avant d’effacer une partie de ce recul début novembre.
 

Immobilier : Que veulent vraiment les Français ?

Le rêve de propriété individuelle persiste, bien que les nouveaux modes d’accession à la propriété ne suscitent pas l’engouement espéré.

Le rêve de propriété individuelle persiste, bien que les nouveaux modes d’accession à la propriété ne suscitent pas l’engouement espéré. 
 

Pour la quatrième année consécutive, le Baromètre de l’habitat, réalisé par Procivis en collaboration avec la Fondation Jean-Jaurès et Harris Interactive, offre un aperçu approfondi des attitudes des Français envers le logement. Avec un échantillon de plus de 10 000 participants, l’enquête de cette année se concentre particulièrement sur l’appétence pour la propriété immobilière dans un contexte de hausse des taux de crédit et de diminution des transactions.
 

Un fardeau financier croissant et une difficulté accrue d’accès à la propriété
 

L’étude révèle que 81% des Français considèrent désormais la part de leur budget allouée au logement comme importante, marquant une augmentation de 10 points depuis 2020. Cette préoccupation est particulièrement ressentie par les locataires, avec une hausse de 9 points, comparée à une augmentation de 4 points chez les propriétaires. La satisfaction globale envers le logement montre une légère baisse depuis 2020, bien que la satisfaction à l’égard de la commune de résidence demeure inchangée. Malgré ces défis, 36% des Français envisagent de déménager dans les mois à venir, bien que 45% d’entre eux considèrent leur budget logement comme « très important », suggérant des déménagements souvent contraints plutôt que souhaités.
 

Malgré le contexte économique difficile, les projets immobiliers semblent se maintenir. Les Français ont manifesté un intérêt continu pour l’achat de biens, avec 69% se concentrant sur l’acquisition d’une résidence principale. Les critères de choix pour un nouveau logement restent stables, mettant en avant des considérations telles que l’isolation, la luminosité, l’accès à Internet haut débit, et la proximité des commerces.
 

Rêve de propriété immobilière inchangé
 

L’enquête souligne que l’idéal de propriété immobilière demeure fort, avec 81% des Français considérant qu’être propriétaire de leur résidence principale comporte plus d’avantages que d’inconvénients. Bien que la réalisation de ce rêve semble plus difficile, 61% des non-propriétaires expriment le désir de le devenir. La maison individuelle reste l’idéal pour 75% des Français, tandis que le choix entre le neuf et l’ancien reflète des préférences variées.
 

Méconnaissance des alternatives d’accès à la propriété
 

Malgré les difficultés croissantes, les Français semblent peu informés et peu enthousiastes à l’égard des alternatives d’accès à la propriété, telles que la SCI, la location-accession, et le bail réel solidaire. La préférence pour l’achat en couple ou seul demeure dominante, laissant les nouvelles modalités d’accession largement méconnues.
 

Bien que la conscience de l’amélioration possible de la performance énergétique des logements soit partagée par 71% des participants, la connaissance réelle de l’étiquette énergétique de leur propre logement reste faible. Les intentions de réaliser des travaux de rénovation énergétique semblent en baisse, même si les locataires se montrent prêts à accepter des augmentations de loyer en échange de telles améliorations.
 

Quel calendrier pour la rénovation énergétique des bailleurs ?

Une proposition de loi propose de reporter l’interdiction de location des passoires thermiques du 1er janvier 2025 au 1er janvier 2030.

Dans une récente proposition de loi, le député Républicain Thibault Bazin propose de reporter l’interdiction de location des passoires thermiques du 1er janvier 2025 au 1er janvier 2030.

 

En vertu de la loi climat et résilience du 22 août 2021, les bailleurs métropolitains sont tenus à un calendrier 2025-2034 strict de remise à niveau de leurs biens immobiliers qualifiés de passoires thermiques, à savoir les biens classés G, F et E dans le diagnostic de performance énergétique (DPE). Un calendrier spécifique est prévu pour l’outre-mer. 
 

Déjà, depuis le 25 août 2022, ils ne peuvent plus augmenter les loyers des logements F ou G. S’y ajoute, depuis le 1er janvier 2023, l’interdiction de louer les pires « passoires thermiques », c’est-à-dire une partie des logements classés G, ceux que l’on appelle les « G + » et qui consomment plus de 450 kWh par mètre carré et par an.
 

Le prochain rendez-vous est 1er janvier 2025. A cette date, les bailleurs ne pourront plus louer l’ensemble des logements estampillés G. La règle s’appliquera à la classe F dès le 1er janvier 2028. Enfin, la classe E sera concernée à partir du 1er janvier 2034. Ce qui signifie que les bailleurs ne pourront alors plus louer l’habitat noté G, F ou E. 
 

A noter que ces interdictions ne concernent que la relocation et non les baux en cours.
 

Les professionnels de l’immobilier réclament depuis des mois, et en urgence, un assouplissement de ce calendrier, notamment du fait des contraintes financières, techniques et surtout pratiques. Les pénuries de matériaux et de main d’œuvre retardent les mises en chantier partout en France. De plus, près de 40 % des passoires thermiques du parc locatif appartiendraient à des immeubles régis par la copropriété, dont les travaux sont soumis à des procédures de votes très longues.
 

Le député Républicains Thibault Bazin s’est saisi du sujet dans une proposition de loi déposée le 24 octobre et portant des mesures d’urgence pour remédier à la crise du logement. Il propose de reporter l’interdiction de location des passoires thermiques du 1er janvier 2025 au 1er janvier 2030. Ce report, argumente-t-il, « est d’autant plus nécessaire que les objectifs en nombre de ‘rénovations globales’ portés par le projet de loi de finances pour 2024 ne permettront pas de rénover à temps toutes les passoires thermiques. En extrapolant l’hypothèse budgétaire pour 2024, il faudra plusieurs années rien que pour les logements classés G ».
 

Une deuxième mesure du texte concerne le plan pluriannuel de travaux (PPT) que les copropriétés ont la possibilité d’adopter. Elle prévoit que l’adoption d’un PPT de travaux favorisant des économies d’énergie d’une performance suffisante entraîne la suspension de l’indécence énergétique d’un logement individuel dans l’immeuble pendant la durée du PTT, soit dix ans. Autrement dit, l’interdiction de location du logement serait, dans la période, suspendue.
 

« Les copropriétaires seraient donc incités à enclencher un vaste plan de rénovation de leur immeuble. Cette mesure permettrait de faciliter la solidarité au sein des immeubles et le vote de travaux collectifs ».
 

Dans son audition le 31 octobre devant la commission des Finances au Sénat sur le projet de loi de finances pour 2024, le ministre délégué chargé du logement, Patrice Vergriete, a laissé entendre qu’une inflexion était possible tout en restant ferme sur l’impératif de tenir les engagements dans ce domaine.

 

L’épargne solidaire a t-elle encore le vent en poupe ?

Du 13 au 20 novembre, FAIR organise sa grande campagne de communication annuelle avec la 16e édition nationale de la Semaine de la finance solidaire.

Du 13 au 20 novembre, FAIR organise sa grande campagne de communication annuelle avec la 16e édition nationale de la Semaine de la finance solidaire. Véritable opération de sensibilisation, celle-ci veut faire prendre conscience à chacun que son épargne est un moyen d’action et qu’elle peut soutenir des projets répondant aux enjeux de notre société. L’occasion de revenir sur l’état des lieux publiée en milieu d’année.

 

L’inflation commence à peser sur l’épargne des ménages français. Selon une étude publiée par La Croix et l’association Fair (ex-Finansol), l’épargne solidaire a augmenté de 7,4% en 2022, atteignant 26,3 milliards d’euros, mais cette croissance ralentit après deux années exceptionnelles. 

 

La croissance enregistrée en 2022 suit, en effet, plusieurs années d’augmentation à deux chiffres, portées par une capacité d’épargne des ménages plus importante, liée notamment aux moindres dépenses pendant les confinements dus au Covid-19. En évolution en pourcentage, l’année 2022 constitue ainsi la plus faible depuis 2008. En volume, elle représente tout de même la cinquième meilleure année depuis cette époque, avec 1,8 milliard d’euros supplémentaire.

 

L’épargne salariale reste le placement privilégié sur ce segment. En 2022, elle comptait 15,3 milliards d’euros d’encours (soit une hausse 8,5% par rapport à 2021). Suivent l’épargne bancaire (livrets dédiés), avec 10 milliards d’euros (+5%), et près d’un milliard investis directement dans les entreprises (+9%), selon ce baromètre annuel. La part de l’épargne solidaire reste infime chez les Français, puisqu’elle représente moins de 0,5% de leur patrimoine financier, selon l’étude.

 

Cependant, l’épargne solidaire ne représente toujours qu’une petite partie du patrimoine financier des Français, à moins de 0,5%. Malgré cette tendance, les Français continuent à épargner, enregistrant des dépôts sur leurs contrats d’assurance-vie qui dépassent leurs retraits, même si les fonds en euros connaissent une décollecte au profit des unités de compte. La collecte nette de l’assurance-vie devrait rester modeste dans les prochains mois.

Quelles hausses de tarifs pour l’électricité cet hiver ?

Le dispositif du bouclier énergétique mis en place par le gouvernement continuerait de limiter la augmentation des tarifs de l’électricité en début d’année 2024, ne dépassant pas 10 %.

Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la Transition énergétique, a annoncé le vendredi 3 novembre que le dispositif du bouclier énergétique mis en place par le gouvernement continuerait de limiter la augmentation des tarifs de l’électricité en début d’année 2024, ne dépassant pas 10 %, selon ses propos.

 

La ministre a assuré que l’augmentation du prix de l’électricité resterait en deçà de 10 % au début de l’année suivante. Elle a formulé cette promesse lors de sa participation à l’émission de Franceinfo le matin du vendredi 3 novembre. « Notre objectif est de veiller à ce que, d’ici le 1er février 2024, le tarif de l’électricité n’augmente pas de plus de 10 % », a-t-elle affirmé.

 

Pour tenir cette promesse, le gouvernement prévoit d’utiliser le mécanisme du bouclier énergétique afin de compenser toute éventuelle hausse des tarifs sur le marché, même si les prix sur ce marché venaient à s’envoler, comme l’a expliqué Agnès Pannier-Runacher. Elle a également apaisé les inquiétudes en précisant que les cours internationaux de l’électricité avaient connu une baisse depuis septembre.

 

Pourtant, les estimations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en septembre dernier laissaient prévoir une possible augmentation des tarifs réglementés de l’électricité (TRV) allant de 10 % à 20 %. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, avait jugé une telle situation inenvisageable. Il est à noter que la CRE n’a qu’un rôle consultatif et n’a pas le pouvoir de prendre des décisions définitives.

 

Agnès Pannier-Runacher a également souligné que les prix de l’électricité resteraient stables jusqu’à la fin de l’année, grâce au bouclier énergétique qui limite le prix de l’électricité. Elle a précisé que ce dispositif permettait actuellement au gouvernement de prendre en charge 37 % de la facture des Français.

Assurance vie : hausse de + 4 % des cotisations depuis le début de l’année

L’assurance vie enregistre une collecte nette positive sur les 9 premiers mois de l’année 2023. Les cotisations sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) assurantiel sont en hausse de +34 % sur un an.

L’assurance vie enregistre une collecte nette positive sur les 9 premiers mois de l’année 2023, à +1,3 milliard d’euros. Les cotisations sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) assurantiel sont en hausse de +34 % sur un an.  Les transferts de contrats d’assurance vie dans le cadre de la loi PACTE restent dynamiques.

 

En septembre 2023, les cotisations en assurance vie s’établissent à 10,8 milliards d’euros, en légère hausse par rapport à septembre 2022 (+1 %). Depuis le début de l’année, elles s’élèvent à 113,2 milliards d’euros, en hausse de +4 % par rapport à la même période en 2022. Cette hausse s’observe aussi bien sur les supports euros (+4 %) que sur les supports en unités de compte (UC, +6 %). La part des cotisations en UC s’établit à 40 % en septembre et depuis le début de l’année, part identique à celle enregistrée sur l’ensemble de l’année 2022.

 

Les prestations s’établissent à 11,2 milliards d’euros au mois de septembre 2023 (et à 111,9 milliards d’euros depuis le début de l’année), un montant en hausse mais en phase de ralentissement par rapport au début de l’année : +5 % par rapport à septembre 2022, à comparer à +16 % depuis le début de l’année par rapport aux trois premiers trimestres de 2022. Les rachats s’établissent à 65,3 milliards d’euros, soit 58 % de l’ensemble des prestations contre 57 % sur la même période de l’année 2022.

 

En conséquence, la collecte nette s’établit à −0,3 milliard d’euros en septembre 2023 et à +1,3 milliard d’euros depuis le début de l’année. L’encours s’établit à 1 895 milliards d’euros à fin septembre, en hausse de +4,7 % sur un an.
 

Les cotisations sur un Plan d’Épargne Retraite (PER) assurantiel sont en hausse de +34 % sur un an

 

En septembre 2023, 46 000 nouveaux assurés ont souscrit un PER auprès d’une entreprise d’assurance. Les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 776 millions d’euros, soit une hausse de +34 % par rapport à septembre 2022. Dans le même temps, 9 900 assurés ont transféré d’anciens contrats vers un PER pour 294 millions d’euros.

 

Au total, le marché des PER commercialisés par les entreprises d’assurance enregistre 55 900 assurés supplémentaires et 1 070 millions d’euros de versements sur le mois de septembre 2023.

 

La collecte nette des PER s’élève à +554 millions d’euros en septembre et à +4 371 millions d’euros depuis le début de l’année 2023.

Fin septembre 2023, 5,2 millions d’assurés détenaient un PER pour un encours de 68,8 milliards d’euros. Hors transferts, à fin mars 2023, la part de marché des entreprises d’assurance représentait 82 % des 2,6 millions de nouveaux titulaires d’un PER et 89 % des 24,1 milliards d’euros d’encours issus des affaires nouvelles.
 

Les transferts de contrats d’assurance vie dans le cadre de la loi PACTE restent dynamiques

 

Depuis le début de l’année, 252 000 contrats d’assurance vie ont été transférés dans le cadre de la loi PACTE (hors transferts des contrats d’assurance retraite vers un PER), contre 276 000 contrats au cours de la même période en 2022. Ces transferts portent sur un montant de 9,7 milliards d’euros (après 10,9 milliards d’euros au cours des 3 premiers trimestres de 2022) dont +2,3 milliards d’euros ont été réinvestis en UC (après +2,6 milliards d’euros).

Quels sont les placements préférés des professionnels de l’épargne

Selon l’observatoire Nortia, les professionnels de l’investissement ont priorisé l’aversion au risque au 3e trimestre.

L’Observatoire Nortia du conseil financier indépendant, établi à partir de l’activité de plus de 2.600 CGP, montre que les mouvements et les arbitrages des professionnels de l’investissement ont priorisé l’aversion au risque au 3e trimestre. 

 

Dans un contexte de marché peu porteur pour les actions, et sujet à de nombreuses tensions géopolitiques, concernant l’assurance vie, les CGP ont privilégié la collecte sur les fonds en euros au détriment de celle sur les UC, rapporte l’enquête, avec seulement 42% de volume investi sur ces dernières, contre encore 58% au trimestre précédent.
 

Les fonds euros reprennent l’avantage
 

« Cette baisse n’est pas surprenante et reste en ligne avec la prudence appliquée par les CGP depuis le début de l’année. D’autre part, la période n’est pas forcément favorable à la prise de risque, à la vue des offres bonus proposées par certaines compagnies, qui permettent à un client d’obtenir des rendements avoisinants les 4,50% sur le fonds euros, quelle que soit l’exposition UC du contrat », explique Nortia.
Du côté des unités de compte, ce sont les produits structurés qui restent privilégiés, avec 28,4% des versements orientés sur ces produits dans la poche d’unités de compte. Deuxième classe d’actif collectée pour les UC, les supports immobiliers accusent une légère baisse, passant à 19,8% de la collecte (contre 22,3% au T2).
 

Les conseillers en gestion de patrimoine ont été particulièrement actifs sur ces produits, mettant en œuvre des arbitrages sortants, principalement sur les SC et les SCI. L’obligataire complète le trio de tête, avec 17,8% de la collecte sur la poche UC en assurance-vie. « Cette classe d’actif est toujours portée par le succès des fonds datés, qui perdurent dans le temps, de nouveaux produits étant en cours de lancement ou déjà disponibles », note l’enquête.
 

Le come-back des placements monétaires
 

Les fonds monétaires, dans la continuité du premier semestre, confirment leur renouveau dans les constructions de portefeuille, en représentant 12,8% de la collecte. « Ces supports d’investissement ont retrouvé leur public, et permettent de générer une rémunération attractive, dans une période où les investisseurs hésitent à rentrer sur les actifs plus risqués et préfèrent temporiser », commente Nicolas Lemaire, ingénieur financier chez Nortia.
 

Enfin, les fonds actions demeurent sous la barre des 10% des volumes de collecte sur la poche UC. « Bien que l’on observe une légère hausse par rapport au dernier trimestre, les clients ne reviennent toujours pas vers ce type de produits, délaissés depuis le début de la guerre en Ukraine. Ils préfèreront s’exposer au marché action, au travers d’un produit structuré présentant un sous-jacent monosignature ou indiciel. Ces produits proposant une barrière de protection en capital, ceci peut avoir un effet psychologique lors d’une souscription ».
 

Arbitrages : priorité aux rendements quantifiables
 

En matière d’arbitrage, à l’instar du second trimestre, les CGP ont continué d’être actifs dans la gestion des contrats existants de leurs clients au cours du troisième trimestre. Cette tendance s’accélère même, avec 6,54% de l’encours Nortia Life arbitré sur la période, niveau historiquement élevé depuis la création de l’observatoire.
 

Comme pour les flux entrants, les grands gagnants de ce trimestre en matière d’arbitrage sont tous liés au marché obligataire. Les conseillers en gestion de patrimoine sécurisent leurs allocations, en se repositionnant sur les classes d’actifs où les rendements sont les plus facilement quantifiables, telles que les fonds en euros et monétaires, dont la performance est estimable à un an, mais aussi les fonds datés et les produits structurés, dont la performance cible est définie à l’entrée. Sur les classes d’actifs immobilières, les conseillers en gestion de patrimoine ont été particulièrement actifs, mettant en œuvre des arbitrages sortants, principalement sur les SC/SCI.
 

« Deux phénomènes s’entrechoquent : d’abord, les clients investis depuis plusieurs années sur des produits, qui ont généré une performance certaine dans leur contrat d’assurance vie, ont tendance à sécuriser leurs bénéfices dans l’environnement actuel. On observe également des arbitrages sortant de produits ayant bénéficié de campagne de lancement à frais 0%, où les clients sécurisent d’ores et déjà l’année de performance réalisée depuis leur entrée sur le produit », détaille Théo Liebgott, ingénieur financier junior chez Nortia.
 

Enfin, pour les comptes-titres, qui ont également enregistré une importante collecte, la tendance est similaire. Priorité est donnée aux produits structurés et à l’obligataire. Les supports plus dynamiques, à l’instar des actions ou des fonds flexibles dynamiques, s‘affichent en retrait, même si quelques OPCVM actions captent des volumes de collecte sur ce troisième trimestre, comme certains fonds globaux ou exposés à l’intelligence artificielle.
 

Faut-il craquer pour un compte à terme pour faire fructifier son épargne ?

En matière d’épargne, les Français privilégient la sécurité. En témoigne l’explosion des encours des livrets réglementés et l’engouement pour les comptes à terme.

En matière d’épargne, les Français privilégient la sécurité. En témoigne l’explosion des encours des livrets réglementés depuis le début de l’année. Selon les données de la Caisse des Dépôts, la collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire a atteint 730 millions d’euros en septembre.

 

Certains esprits critiques pourraient arguer que c’est quatre fois moins qu’au mois précédent, voire qu’en septembre 2002. Il faut en effet remonter à octobre 2022 pour trouver un montant aussi faible. Cependant, Philippe Crével, le dirigeant du Cercle des épargnants, préfère noter que « avec le non-relèvement du taux du Livret A le 1er août dernier, le placement reprend sa saisonnalité habituelle. »

 

La seconde moitié de l’année est en effet moins propice à l’épargne réglementée, car les ménages doivent faire face aux frais de la rentrée scolaire, à la taxe foncière et aux dépenses de Noël. Ces dépenses sont encore aggravées par l’inflation cette année.

Cyrille Chartier-Kastler, fondateur du cabinet Facts & Figures, constate : « Les Français qui pouvaient remplir leur Livret A l’ont fait, ceux qui disposent de liquidités recherchent désormais d’autres placements. »

 

En effet, le Livret A doit désormais faire face à une concurrence féroce. Tout d’abord, le Livret d’épargne populaire (LEP) a franchi en août la barre des 10 millions de détenteurs, soutenu par un taux attrayant de 6%, selon la Banque de France. L’objectif de la Banque de France est d’atteindre 12,5 millions de détenteurs à l’été 2024 parmi les 18,6 millions de personnes éligibles identifiées par la Direction générale des finances publiques.

 

Ensuite, la guerre fait rage entre les banques et les fintechs pour promouvoir leurs comptes à terme, longtemps négligés. Ces comptes, offrant un rendement croissant avec la durée de détention, suscitent un regain d’intérêt chez les ménages. Les dépôts sur ces comptes bloqués pour une durée déterminée ont atteint 407 milliards d’euros en août, soit une augmentation de 13 % sur un an, selon la Banque de France.

 

Grâce à la hausse des taux, ces placements, qui ne rapportaient pas grand-chose il y a encore quelques mois, offrent désormais des rendements alléchants, atteignant environ 4 % brut pour un blocage des fonds sur deux ans.

 

Les comptes à terme sont aussi simples à ouvrir que les livrets réglementés, mais ils obéissent à des règles strictes. Ils ne comportent aucun frais d’ouverture, de clôture, de tenue de compte ou de gestion. La banque se rémunère en prélevant une commission sur le taux d’intérêt produit.

Les fonds doivent être déposés en une seule fois, sans possibilité de versements ultérieurs. Bien que le compte à terme ne soit pas strictement bloqué, il est déconseillé de retirer les fonds avant l’échéance, car cela impliquerait généralement une réduction de la rémunération.

 

Le taux de rémunération est garanti et fixe pour une durée déterminée, pouvant varier de très court terme (un mois minimum) à moyen terme (trois ou quatre ans). À la clôture du compte, l’investissement initial est restitué avec les intérêts.

 

Attention, les intérêts produits par le compte à terme sont fiscalisés. Ils sont soumis à un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% lors de leur encaissement, englobant l’impôt sur le revenu (au taux forfaitaire de 12,8%) et les prélèvements sociaux (au taux forfaitaire de 17,2%).

 

La concurrence entre les banques est vive pour attirer les épargnants, d’autant que les comptes d’épargne proposés par les banques étrangères offrent des taux plus élevés que ceux en vigueur en France, ce qui explique leur meilleure rémunération. De plus, les filiales bancaires des groupes automobiles rémunèrent leurs comptes d’épargne grâce aux bénéfices générés par les prêts automobiles, qui sont généralement plus coûteux que ceux des banques traditionnelles. Ces acteurs ont tout intérêt à rendre leurs placements attractifs, car les fonds placés sur les comptes à terme servent à financer les prêts automobiles, ce qui leur revient moins cher que de recourir à l’emprunt.