Immobilier : Le marché pourrait se redresser au printemps, malgré les délais

En France, les délais de vente des logements continuent globalement de s’allonger, selon une récente étude. Si la tendance reste préoccupante dans plusieurs grandes villes, l’arrivée du printemps de l’immobilier pourrait offrir un nouveau souffle au marché grâce à des conditions plus favorables.

En France, les délais de vente des logements continuent globalement de s’allonger, selon une récente étude. Si la tendance reste préoccupante dans plusieurs grandes villes, l’arrivée du printemps de l’immobilier pourrait offrir un nouveau souffle au marché grâce à des conditions plus favorables.
 

Des délais qui s’allongent dans plusieurs grandes villes
Selon les données publiées récemment, les délais moyens de vente augmentent dans la plupart des grandes métropoles françaises. Actuellement, la durée moyenne nécessaire pour vendre un logement est de 6 jours supérieure à celle enregistrée en février 2024. 

 

Certaines villes souffrent particulièrement de cette situation : à Nantes, les délais sont passés de 82 à 98 jours en un an, à Montpellier de 84 à 94 jours, et à Rennes, on atteint même 93 jours, soit une hausse spectaculaire de 21 jours en un an. Lille connaît également un rallongement conséquent avec un délai moyen porté à 82 jours.
 

Toulouse fait exception, Paris retrouve espoir
Parmi les grandes villes, Toulouse se distingue en enregistrant une diminution notable des délais de vente, se démarquant ainsi favorablement du reste du marché français. Quant à Lyon, elle maintient une certaine stabilité, sans augmentation significative des délais.
 

À Paris, les premiers mois de 2025 montrent une amélioration encourageante. Le délai moyen de vente a diminué de deux jours depuis janvier, pour atteindre désormais 76 jours en mars. Nice affiche également une dynamique positive avec une légère baisse de ses délais moyens.
 

Une baisse des taux insuffisante pour relancer totalement le marché
Malgré la baisse progressive des taux d’intérêt immobiliers observée depuis un an, l’effet positif sur le marché reste limité. Cette diminution n’a pas encore permis une relance complète de l’activité, les délais restant relativement longs dans la majorité des grandes agglomérations françaises.
 

Le printemps, un espoir pour le marché immobilier
L’arrivée prochaine du printemps 2025 pourrait néanmoins marquer un tournant décisif pour le marché immobilier. Traditionnellement favorable à l’activité immobilière, cette période pourrait bénéficier à la fois des taux bas et d’une révision à la baisse des prix, favorisant ainsi une reprise plus marquée.
 

Cette perspective encourageante laisse espérer une amélioration prochaine, incitant les acheteurs et vendeurs à se préparer activement pour tirer pleinement parti de cette période stratégique.
 

Louer sans stress : Le bail mobilité, la solution idéale

Issu de la loi ÉLAN de 2018, le bail mobilité offre une option flexible et sécurisée pour louer un logement meublé sur une courte durée. Très apprécié des étudiants et des professionnels en mission temporaire, ce dispositif a rapidement trouvé sa place sur le marché locatif. Découvrez ses spécificités, ses avantages et ses limites.

Issu de la loi ÉLAN de 2018, le bail mobilité offre une option flexible et sécurisée pour louer un logement meublé sur une courte durée. Très apprécié des étudiants et des professionnels en mission temporaire, ce dispositif a rapidement trouvé sa place sur le marché locatif. Découvrez ses spécificités, ses avantages et ses limites.
 

Un contrat flexible adapté à certains publics
Le bail mobilité complète efficacement les baux traditionnels. Destiné principalement aux étudiants, stagiaires, apprentis, ou professionnels en mission temporaire, il propose une location meublée d’une durée comprise entre 1 et 10 mois non renouvelable. 

 

Contrairement aux contrats classiques, il ne nécessite pas de dépôt de garantie, simplifiant ainsi les démarches pour le locataire. Celui-ci doit toutefois prouver son éligibilité à travers une convention de stage ou un contrat d’apprentissage, par exemple.
 

Le locataire bénéficie également d’un préavis réduit à un mois, lui permettant de quitter facilement le logement en fonction de ses besoins. Le dispositif propose par ailleurs une garantie locative alternative, comme la garantie Visale, pour sécuriser les paiements de loyer.
 

Un cadre juridique rassurant
Le bail mobilité impose des conditions précises : le logement doit être entièrement meublé et garantir un confort suffisant pour une habitation convenable. Toutefois, la limite des 10 mois non renouvelables constitue une certaine précarité pour le locataire. Passée cette durée, le locataire devra passer sur un contrat de location classique s’il souhaite prolonger son séjour.
 

Avantages et contraintes pour les propriétaires
Du côté des propriétaires, le bail mobilité présente plusieurs intérêts. Il permet notamment d’optimiser l’occupation du logement entre deux locations classiques, améliorant ainsi la rentabilité du bien. L’absence de dépôt de garantie peut attirer rapidement des locataires, même si une caution solidaire peut être exigée.
 

Cependant, les bailleurs doivent respecter des obligations strictes : fournir un logement décent et bien meublé, rédiger un contrat détaillé avec des mentions obligatoires, et fixer un loyer qui restera inchangé durant toute la durée du bail.
 

Par ailleurs, les propriétaires doivent gérer un turnover fréquent, impliquant une gestion administrative plus lourde.
 

Un dispositif bénéfique mais à surveiller
Le bail mobilité, en facilitant la mobilité professionnelle et étudiante, contribue à dynamiser le marché locatif, notamment dans les zones tendues. Toutefois, sa généralisation pourrait induire une précarisation accrue des locataires en favorisant les contrats courts au détriment des baux longue durée. Ce dispositif pourrait ainsi évoluer pour préserver l’équilibre du marché locatif à mesure de son utilisation et des retours d’expérience.
 

Dons familiaux sans taxes : ne manquez pas cette offre limitée !

La loi de finances pour 2025 offre une exonération exceptionnelle sur les donations familiales destinées à financer l’achat ou la rénovation d’une résidence principale. Une mesure temporaire qui mérite d’être anticipée pour profiter pleinement de ses avantages fiscaux.

La loi de finances pour 2025 offre une exonération exceptionnelle sur les donations familiales destinées à financer l’achat ou la rénovation d’une résidence principale. Une mesure temporaire qui mérite d’être anticipée pour profiter pleinement de ses avantages fiscaux.
 

Des dons exonérés jusqu’à 300 000 euros
Promulguée le 15 février dernier, la loi prévoit que, jusqu’au 31 décembre 2026, les donations en argent réalisées au sein d’une même famille seront exonérées de droits de mutation. Cette exonération concerne jusqu’à 100 000 euros par donateur et peut atteindre 300 000 euros par bénéficiaire. L’objectif : favoriser l’accès à la propriété et soutenir l’effort de rénovation énergétique des logements.
 

Conditions pour bénéficier de l’exonération
Pour profiter de cette exonération, plusieurs conditions doivent être réunies. Le bénéficiaire doit être un enfant, un petit-enfant, un arrière-petit-enfant, ou à défaut un neveu ou une nièce. De plus, les fonds doivent être utilisés au plus tard dans les six mois suivant leur versement, soit pour l’acquisition d’un logement neuf ou en construction, soit pour des travaux de rénovation énergétique dans sa résidence principale.
 

Attention aux obligations à respecter
Il est important de noter deux contraintes principales. Le bénéficiaire doit conserver le logement comme résidence principale ou le louer à usage d’habitation principale pendant au moins cinq ans après l’acquisition. Par ailleurs, en cas de location, le logement ne peut être loué à un membre du foyer fiscal du bénéficiaire.
 

Un cadre juridique indispensable
Cette mesure fiscale représente une véritable opportunité stratégique pour transmettre un patrimoine tout en aidant les jeunes générations à se loger. Toutefois, elle nécessite une bonne anticipation et l’accompagnement d’un notaire pour sécuriser juridiquement les donations et respecter toutes les obligations légales.
 

Cette exonération exceptionnelle ne sera disponible que jusqu’au 31 décembre 2026. Il est donc conseillé d’agir rapidement et de solliciter dès maintenant l’accompagnement d’un professionnel pour bénéficier pleinement de cette opportunité.
 

Successions : des nouvelles règles pour en finir avec les conflits entre héritiers ?

Les députés viennent d’adopter plusieurs mesures destinées à simplifier les procédures successorales et à réduire les tensions familiales liées aux biens bloqués en indivision. Voici les principales nouveautés de cette réforme très attendue.

Les députés viennent d’adopter plusieurs mesures destinées à simplifier les procédures successorales et à réduire les tensions familiales liées aux biens bloqués en indivision. Voici les principales nouveautés de cette réforme très attendue.
 

Sortir plus facilement de l’indivision
Jeudi soir, l’Assemblée nationale a largement voté (55 voix pour, une seule contre) une proposition de loi portée par la députée MoDem Louise Morel, avec le soutien actif du gouvernement. Ce texte ambitionne de résoudre plus rapidement les conflits entre héritiers bloquant la gestion des biens successoraux en facilitant leur sortie de l’indivision.
 

Une base de données pour les biens abandonnés
Parmi les mesures phares figure la création d’une base de données nationale recensant les biens abandonnés ou en état de délabrement. Cet outil permettra aux élus locaux d’accéder à des informations juridiques détaillées, simplifiant ainsi leurs démarches de réhabilitation ou d’intervention concernant ces biens souvent problématiques pour les communes.
 

Assouplissement des règles de vente des biens immobiliers
Autre nouveauté notable : l’abaissement du seuil nécessaire pour déclencher la vente et le partage d’un bien immobilier. Inspirée de la loi Letchimy de 2018, initialement prévue pour les départements d’outre-mer, cette disposition permet désormais aux héritiers détenant plus de la moitié des droits de provoquer une vente, contre deux tiers actuellement.
 

Expérimentation d’un partage judiciaire simplifié
Enfin, une expérimentation d’une durée de cinq ans est prévue pour faciliter les procédures judiciaires de partage. Inspirée du droit local d’Alsace-Moselle, cette réforme vise à confier davantage de responsabilités aux notaires plutôt qu’aux juges, permettant ainsi de raccourcir les délais et de simplifier les démarches.
La proposition de loi doit maintenant être examinée par le Sénat, où elle n’a pas encore été inscrite à l’agenda.

 

L’Intelligence Artificielle au service de votre patrimoine

L’avenir de la gestion de patrimoine repose sur cette combinaison entre intelligence artificielle et intelligence humaine, garantissant ainsi une approche plus performante et plus adaptée aux objectifs spécifiques de chaque investisseur.

L’intelligence artificielle ouvre une nouvelle ère pour la gestion de patrimoine en rendant les décisions d’investissement plus précises, en optimisant la fiscalité et en renforçant la protection des actifs. Qu’il s’agisse de placements financiers, d’immobilier, de transmission ou de crypto-actifs, les outils basés sur l’IA permettent une gestion proactive et une personnalisation accrue. Toutefois, cette technologie doit être utilisée avec discernement et en complément de l’expertise humaine d’un expert du patrimoine.

 

 

L’avenir de la gestion de patrimoine repose sur cette combinaison entre intelligence artificielle et intelligence humaine, garantissant ainsi une approche plus performante et plus adaptée aux objectifs spécifiques de chaque investisseur.
 

Optimisation des investissements grâce à l’IA

L’intelligence artificielle révolutionne progressivement le secteur de la gestion de patrimoine en offrant des outils capables d’analyser de vastes ensembles de données, d’optimiser les allocations d’actifs et d’améliorer la prise de décision des investisseurs. Grâce aux avancées en matière d’apprentissage automatique et d’analyse prédictive, elle permet une gestion plus fine, plus réactive et souvent plus performante du patrimoine financier et immobilier. Mais comment utiliser concrètement l’IA pour piloter efficacement ses actifs ?
 

Une meilleure lecture des marchés financiers

L’IA excelle dans l’analyse de données volumineuses et complexes. En matière de gestion de patrimoine, elle permet d’agréger et d’interpréter des milliers de variables financières, macroéconomiques et comportementales pour affiner la prise de décision.

Grâce aux algorithmes de machine learning, il est désormais possible d’évaluer avec précision les risques associés à un portefeuille d’investissements, d’anticiper les fluctuations des marchés et de détecter des opportunités d’arbitrage que l’œil humain pourrait manquer.
 

Identification des tendances et des opportunités d’arbitrage

L’IA peut ainsi :
• Détecter des tendances macroéconomiques en analysant les corrélations entre divers actifs (actions, obligations, immobilier, crypto-actifs, etc.).
• Identifier des anomalies de marché en repérant des opportunités sous-évaluées ou des signaux d’alerte sur des actifs surévalués.
• Personnaliser la stratégie d’investissement en fonction du profil de risque et des objectifs patrimoniaux d’un individu.

Les robo-advisors, par exemple, utilisent ces capacités d’analyse pour proposer des allocations d’actifs sur mesure, adaptées au niveau de tolérance au risque et aux préférences de l’investisseur. Ces outils permettent un ajustement dynamique des portefeuilles en fonction des évolutions de marché, améliorant ainsi la gestion des cycles économiques.
 

L’intelligence artificielle au service de l’optimisation fiscale

L’optimisation fiscale est un enjeu clé en gestion de patrimoine, et l’IA peut jouer un rôle déterminant dans la minimisation de la charge fiscale des investisseurs.
 

Des stratégies automatisées pour maximiser l’efficacité fiscale

Les algorithmes spécialisés permettent d’identifier les meilleures stratégies pour réduire l’impôt en fonction de la situation financière et des actifs détenus. Ces outils analysent, en temps réel, l’impact fiscal de chaque transaction et proposent des recommandations adaptées, telles que :
• L’optimisation du timing des ventes d’actifs pour maximiser l’usage des moins-values fiscales.
• L’arbitrage entre fiscalité des revenus et fiscalité du capital, en suggérant des placements plus avantageux selon le cadre réglementaire en vigueur.
• La simulation de montages patrimoniaux complexes, tels que l’intégration d’une holding, la mise en place d’un démembrement de propriété ou l’investissement via des véhicules fiscalement optimisés (SCI, PEA, assurance-vie).

L’IA permet également d’automatiser le suivi fiscal et de simplifier la gestion des déclarations, évitant ainsi les erreurs et maximisant les avantages liés aux dispositifs fiscaux en place.
 

L’IA et l’immobilier : des outils d’aide à la décision performants

L’immobilier, pilier central du patrimoine de nombreux investisseurs, bénéficie lui aussi des avancées de l’IA.
 

Estimation des prix et rentabilité locative en temps réel

Des plateformes spécialisées utilisent désormais l’intelligence artificielle pour évaluer la rentabilité locative, estimer la valeur future d’un bien et optimiser la gestion des actifs immobiliers.
• Estimation automatique des prix et des loyers : Les algorithmes de pricing intègrent des millions de données (transactions récentes, état du marché, infrastructures à proximité) pour proposer des estimations précises et en temps réel des biens immobiliers.
 

Anticipation des tendances du marché immobilier

• Détection des meilleures opportunités d’investissement : Grâce au traitement du big data, l’IA peut repérer les zones en forte croissance, anticiper les tendances urbaines et identifier les biens sous-évalués.

• Gestion locative prédictive : En analysant l’historique des paiements des locataires, l’IA peut évaluer les risques d’impayés et proposer des mesures préventives pour réduire le taux de vacance locative.
 

Crypto-actifs et finance décentralisée : l’IA en terrain d’expérimentation

Les crypto-actifs et la finance décentralisée (DeFi) sont des terrains d’expérimentation privilégiés pour l’IA.
 

Une gestion optimisée des portefeuilles numériques

Dans ce domaine volatil et en constante évolution, les algorithmes permettent :
• L’analyse prédictive des cours en identifiant des patterns dans les mouvements de marché.
• Le trading algorithmique basé sur des stratégies d’arbitrage ultra-rapides.
• L’évaluation des risques liés aux protocoles DeFi en surveillant les transactions suspectes et les failles potentielles des smart contracts.
 

Transmission patrimoniale : l’IA pour anticiper et structurer l’héritage

L’IA peut aussi jouer un rôle clé dans la préparation de la transmission patrimoniale.
 

Automatisation des clauses et testaments intelligents

Elle est capable d’analyser la situation successorale d’un individu et de proposer des scénarios optimisés pour réduire les droits de succession, protéger les héritiers et structurer la transmission en accord avec les souhaits du propriétaire.

• Anticipation et optimisation des donations : L’IA peut simuler les impacts fiscaux des donations en démembrement ou sous forme de transmission via des sociétés patrimoniales.

• Organisation de la gestion intergénérationnelle : Certains logiciels permettent d’établir des structures d’investissement multi-générationnelles et de coordonner la gestion des actifs sur plusieurs décennies.
 

L’IA, un outil complémentaire à l’expertise humaine

Si l’IA apporte des gains significatifs en termes d’analyse, d’optimisation et de rapidité d’exécution, elle ne remplace pas pour autant l’expertise humaine.

Les décisions patrimoniales restent complexes et impliquent des dimensions juridiques, émotionnelles et personnelles que l’IA ne peut totalement appréhender. Ainsi, la meilleure approche repose sur une gestion hybride, combinant les capacités analytiques de l’IA avec l’expérience et le discernement d’un conseiller en gestion de patrimoine.

 

Cette synergie permet d’accéder à des recommandations ultra-personnalisées, d’optimiser la gestion des actifs tout en tenant compte des attentes spécifiques de l’investisseur, et d’adapter les stratégies patrimoniales aux évolutions de la vie et du contexte économique.

 

Maximiser l’héritage : 5 astuces pour une transmission de patrimoine optimale

Transmettre son patrimoine tout en conservant une certaine maîtrise de ses biens est un enjeu clé pour de nombreux parents. Différentes stratégies existent, selon la nature des biens concernés et les objectifs des donateurs.

Transmettre son patrimoine tout en conservant une certaine maîtrise de ses biens est un enjeu clé pour de nombreux parents. Le démembrement de propriété s’impose comme une solution efficace, permettant d’optimiser la fiscalité tout en préparant la transmission progressive des actifs. Différentes stratégies existent, selon la nature des biens concernés et les objectifs des donateurs.

Démembrement de propriété et stratégies de donation : optimiser la transmission patrimoniale
Une des pratiques les plus répandues en matière de transmission patrimoniale consiste à conserver l’usufruit des biens donnés tout en en transmettant la nue-propriété aux enfants. Cette approche présente un double avantage : elle permet aux parents de continuer à percevoir les revenus générés par les biens (loyers, dividendes, etc.) et de garder un certain contrôle sur leur gestion.
 

Au décès du donateur, l’usufruit s’éteint automatiquement, et les enfants récupèrent la pleine propriété des biens sans avoir à s’acquitter de droits de succession supplémentaires. Non seulement ils héritent sans coût fiscal additionnel, mais ils bénéficient également d’une exonération sur l’éventuelle plus-value réalisée entre la date de la donation et celle du décès.

Un levier fiscal puissant pour réduire les droits de donation
La donation en nue-propriété s’accompagne d’un avantage fiscal non négligeable. Étant donné que le donateur conserve l’usufruit, les droits de donation ne sont calculés que sur la valeur de la nue-propriété, qui est bien inférieure à celle de la pleine propriété.
 

Cette valorisation suit un barème fiscal dépendant de l’âge du donateur : plus celui-ci est jeune, plus la valeur de la nue-propriété est faible, et donc plus les droits à payer sont réduits.
 

Prenons l’exemple d’un bien immobilier d’une valeur d’un million d’euros :
• Une donation en pleine propriété entraînerait le paiement de 212 962 euros de droits de donation (soit 21 % du montant).
• En revanche, si cette donation est réalisée en nue-propriété, les droits chutent à 98 194 euros si le donateur a entre 61 et 70 ans (soit 9,8 %) et à 122 962 euros s’il est âgé de 71 à 80 ans (soit 12,3 %).
Ce mécanisme permet donc une transmission optimisée, en minimisant l’impact fiscal pour les bénéficiaires.

L’acquisition en démembrement : une alternative aux donations traditionnelles
Si donner un bien immobilier détenu en direct entraîne des frais annexes (émoluments notariés, taxes de publicité foncière…), il existe une alternative judicieuse : l’achat en démembrement. Plutôt que de transmettre un bien déjà possédé, un parent peut acquérir un bien immobilier conjointement avec ses enfants en scindant directement l’usufruit et la nue-propriété.
 

Dans cette configuration, les enfants achètent la nue-propriété tandis que le parent conserve l’usufruit, ce qui lui permet de continuer à en percevoir les revenus. Pour financer la quote-part de leurs enfants, il leur fait une donation en numéraire, qui peut être réalisée sous forme de don manuel enregistré auprès de l’administration fiscale, sans nécessiter d’acte notarié.
 

Cette stratégie présente un avantage immédiat : elle permet d’économiser les frais liés à une donation classique de bien immobilier, qui peuvent atteindre 9 000 euros pour un bien de 500 000 euros.

La donation de contrats de capitalisation : un outil patrimonial méconnu
Lorsqu’un parent dispose d’un capital important, notamment après la vente de sa résidence principale, investir dans un contrat de capitalisation constitue une alternative intéressante à l’assurance-vie. 

 

Contrairement à cette dernière, qui est soumise aux droits de succession après un abattement de 30 500 euros pour les primes versées après 70 ans, le contrat de capitalisation permet d’optimiser la transmission via une donation de la nue-propriété.
 

L’approche consiste à souscrire plusieurs contrats, un au nom du donateur pour conserver un accès aux liquidités en cas de besoin, et un par enfant en nue-propriété.
 

Cette solution présente plusieurs avantages :
• Les droits de donation sont calculés sur la valeur du contrat au moment de la donation, et non à la date du décès.
• L’assiette taxable est limitée à la nue-propriété, réduisant ainsi l’impôt dû.
• Le parent peut payer les droits de donation sans que cela soit considéré comme un supplément de donation imposable.
• Au décès, chaque enfant récupère la pleine propriété de son contrat et peut le conserver avec son antériorité fiscale ou le racheter sans contrainte.
Cette stratégie permet donc une transmission progressive du capital, tout en assurant une flexibilité maximale pour le donateur et ses héritiers.

L’optimisation via une SCI : la donation de parts sociales
Lorsqu’un patrimoine immobilier important doit être transmis, la mise en place d’une Société Civile Immobilière (SCI) permet d’optimiser la fiscalité et la gestion du transfert aux héritiers. Plutôt que de donner directement les biens, les parents transmettent progressivement les parts sociales de la SCI en nue-propriété à leurs enfants, tout en conservant l’usufruit.
 

Une approche souvent retenue consiste à créer une SCI avec un faible capital social, et à financer l’achat des biens par un emprunt bancaire. 

 

Une fois l’opération réalisée, les parts de la SCI sont données aux enfants, avec un double avantage fiscal :
• Le capital restant dû de l’emprunt est déduit de la valorisation des parts. Contrairement à un bien immobilier en direct, où la déduction du passif n’est pas permise, la SCI permet de réduire considérablement la base taxable des droits de donation.
• Une valorisation réduite des parts : si la SCI détient uniquement des biens financés par emprunt, la valeur de ses parts est faible, et les enfants peuvent recevoir leur quote-part sans avoir de droits de donation à payer.
Une fois l’emprunt remboursé, la valeur des parts sociales augmente mécaniquement sans taxation supplémentaire. Au décès des parents, les enfants récupèrent la pleine propriété des parts sans droits supplémentaires à acquitter, optimisant ainsi la transmission du patrimoine.

Un arsenal stratégique pour anticiper la transmission
Démembrement de propriété, acquisition en nue-propriété, contrat de capitalisation ou SCI : plusieurs stratégies permettent d’anticiper la transmission du patrimoine en optimisant l’impact fiscal et en conservant un contrôle sur les actifs.
 

Le choix de la meilleure option dépend du type de biens concernés (immobilier, actifs financiers, liquidités), de l’âge du donateur et des objectifs patrimoniaux à long terme. L’anticipation et une approche sur-mesure, adaptées aux besoins de la famille, permettent d’assurer une transmission fluide, tout en maximisant les avantages fiscaux et successoraux.
 

Dans ce contexte, il est vivement conseillé de se faire accompagner par un notaire ou de votre conseiller en gestion de patrimoine, afin de structurer la transmission de manière optimale et d’éviter les écueils administratifs ou fiscaux.
 

La chute des espèces en France : vers une ère sans argent liquide ?

Pour la première fois en France, les paiements par carte ont surpassé les règlements en espèces dans les commerces de proximité en 2024. Cette bascule, révélée par une enquête de la Banque centrale européenne et analysée par la Banque de France, marque un tournant majeur dans les habitudes de consommation.

Pour la première fois en France, les paiements par carte ont surpassé les règlements en espèces dans les commerces de proximité en 2024. Cette bascule, révélée par une enquête de la Banque centrale européenne et analysée par la Banque de France, marque un tournant majeur dans les habitudes de consommation. 

 

Si le cash reste un moyen de paiement incontournable, son usage diminue régulièrement face à une adoption croissante des paiements électroniques et mobiles. Cette mutation est-elle irréversible, ou les espèces conservent-elles encore un rôle central dans l’économie du quotidien ?

Les paiements par carte désormais dominants
En 2024, 48 % des transactions aux points de vente en France ont été réalisées par carte bancaire, contre 43 % en espèces. Pour la première fois, le cash passe donc au second plan dans les paiements du quotidien. À cela s’ajoutent 4 % de transactions via des paiements mobiles et 5 % via d’autres moyens (chèques, virements, etc.).
Cette évolution s’inscrit dans une tendance de long terme. Entre 2016 et 2024, la part des paiements en espèces a chuté de 25 points en France, illustrant un recours croissant aux moyens de paiement scripturaux. L’essor du sans-contact, l’amélioration des infrastructures de paiement et la généralisation des terminaux de paiement électronique (TPE) chez les commerçants ont largement contribué à ce basculement.

Une tendance plus marquée en France qu’en Europe
Comparée à la moyenne de la zone euro, la France se distingue par une adoption plus rapide des paiements électroniques. Alors que l’usage des espèces a également reculé de 27 points dans l’ensemble des pays de la zone euro sur la même période, elles restent dominantes au niveau européen, représentant 52 % des transactions en 2024. La France se situe ainsi 9 points en dessous de cette moyenne.
 

Cette spécificité française s’explique en partie par l’innovation des acteurs bancaires et fintechs, qui ont accéléré la démocratisation des paiements numériques. De plus, les habitudes des consommateurs français évoluent rapidement, avec une préférence affirmée pour la carte bancaire : en 2024, 62 % des Français la privilégient pour leurs paiements, contre seulement 14 % pour les espèces.

L’essor du paiement mobile et la diversification des moyens de règlement
Si la carte bancaire domine, le paiement mobile connaît une montée en puissance significative. Entre 2022 et 2024, il a enregistré la plus forte progression parmi tous les moyens de paiement, porté par la généralisation des applications comme Apple Pay, Google Pay et les solutions bancaires intégrées.
 

En parallèle, les paiements par virement ou prélèvement restent stables, conservant une place marginale dans les transactions de proximité. Toutefois, cette diversification des moyens de paiement contribue à l’érosion progressive du cash, qui n’est plus perçu comme un besoin essentiel pour de nombreux consommateurs.

Un attachement paradoxal aux espèces
Bien que leur usage diminue, les espèces restent un sujet sensible pour une majorité de Français. Si seulement 14 % déclarent les privilégier pour leurs paiements, 60 % considèrent qu’il est important, voire essentiel, de pouvoir payer en liquide. Cette attache au cash repose principalement sur des considérations de liberté et de sécurité : disposer d’une alternative aux paiements numériques reste perçu comme un droit fondamental.
 

Autre paradoxe : la thésaurisation en espèces progresse. En 2024, 26 % des Français déclarent conserver des billets à domicile comme réserve de précaution, une hausse de 11 points par rapport à 2016. Ce phénomène avait atteint un pic en 2022, avec 30 % des ménages concernés, traduisant une méfiance accrue vis-à-vis du système bancaire en période de crise. Aujourd’hui, près d’un quart des Français conservant des espèces chez eux disposent d’une somme supérieure à 500 euros.
 

Toutefois, la France reste en retrait par rapport à ses voisins européens sur ce point. Au sein de la zone euro, 35 % des ménages pratiquent la thésaurisation en liquide, une proportion nettement plus élevée qu’en France ou en Belgique.

Une accessibilité encore optimale, mais une acceptation en question
Malgré la baisse de son usage, le cash reste facilement accessible en France. Neuf Français sur dix estiment qu’il est « très facile » ou « plutôt facile » de retirer des espèces, une perception plus favorable qu’en moyenne en zone euro. Entre distributeurs automatiques, guichets bancaires et services de retrait chez les commerçants, l’offre demeure étendue.
 

Par ailleurs, l’acceptation des espèces par les commerçants reste largement majoritaire : 94 % des points de vente les acceptent encore, un taux qui dépasse celui des paiements par carte (93 %). En théorie, il est interdit de refuser un paiement en espèces sauf dans des cas spécifiques (paiements supérieurs à 1 000 € chez un professionnel, paiements en grande quantité de pièces, etc.). Cependant, 6 % des consommateurs indiquent s’être déjà vus refuser un règlement en liquide, un phénomène qui tend à se développer discrètement.

Un recul progressif des arguments en faveur du cash
Si les Français restent attachés aux espèces, les raisons justifiant cet attachement s’érodent progressivement. L’argument de la confidentialité des paiements, historiquement un point fort du liquide, perd de son importance. Entre 2022 et 2024, la part des Français citant l’anonymat comme un avantage du cash a reculé de trois points.
 

Cette évolution s’explique en partie par l’évolution des comportements numériques. L’essor des services en ligne, des applications mobiles et des réseaux sociaux a familiarisé la population avec l’idée de partager des données personnelles, réduisant ainsi la sensibilité à la confidentialité financière.
 

Autre point de bascule : l’idée selon laquelle les espèces permettent une meilleure gestion des dépenses. Si cet argument convainc encore 31 % des Français, la montée en puissance des applications bancaires et des outils de gestion budgétaire numériques pourrait progressivement le rendre obsolète.

Les petits commerçants, acteurs clés de la transition
L’évolution des infrastructures de paiement a également contribué à cette transformation. Entre 2022 et 2024, l’acceptation des paiements électroniques dans les commerces de proximité a progressé de 8 points pour atteindre 93 %. Cette évolution est notamment due aux efforts des commerçants pour s’équiper en terminaux de paiement modernes, plus légers et moins coûteux, facilitant l’acceptation des cartes et des paiements mobiles.
De plus en plus d’établissements privilégient ces solutions pour des raisons pratiques : limitation des risques de vol, simplification de la comptabilité et adaptation aux nouvelles habitudes des clients. Cette évolution accélère encore le recul du cash, qui devient progressivement un moyen de paiement d’exception plutôt que la norme.

Vers une disparition des espèces ? Pas encore…
Bien que les paiements électroniques prennent le dessus, une disparition totale des espèces reste peu probable à court terme. Leur usage continue de diminuer, mais le cash conserve une fonction essentielle pour une partie de la population, notamment les personnes âgées, les ménages modestes ou ceux qui privilégient une gestion traditionnelle de leur budget.
 

Toutefois, la question de la marginalisation des espèces se pose. Si la tendance actuelle se poursuit, le cash pourrait devenir un moyen de paiement secondaire, utilisé dans des contextes spécifiques plutôt que dans la vie quotidienne. La transition vers une société où les paiements numériques dominent semble inéluctable, mais elle devra s’accompagner de garanties pour préserver l’accès aux espèces, afin de répondre aux besoins de tous les consommateurs.
 

Le basculement amorcé en 2024 marque donc une étape clé dans l’évolution des paiements en France. Reste à savoir si cette transition s’accélérera dans les années à venir, ou si un socle d’irréductibles continuera de faire vivre l’usage du liquide au quotidien.
 

Le marché immobilier en pleine ascension en 2025

Après plusieurs mois de repli, le marché immobilier semble retrouver un certain dynamisme en ce début d’année 2025. Sans parler d’une véritable euphorie, plusieurs indicateurs confirment une stabilisation des prix et, dans certaines villes, un retour progressif à la hausse.

Après plusieurs mois de repli, le marché immobilier semble retrouver un certain dynamisme en ce début d’année 2025. Sans parler d’une véritable euphorie, plusieurs indicateurs confirment une stabilisation des prix et, dans certaines villes, un retour progressif à la hausse. 

 

Ce redémarrage, encore fragile, est alimenté par une amélioration des conditions d’emprunt et un regain d’activité sur le marché des transactions. Mais cette embellie est-elle durable ou s’agit-il d’un simple sursaut avant une nouvelle correction ?

Des signaux positifs portés par la baisse des taux
L’un des principaux moteurs de ce frémissement est l’évolution des taux de crédit immobilier. Après avoir atteint un sommet de 4,20 % en décembre 2023, les taux moyens ont amorcé un repli significatif, s’établissant à 3,32 % en décembre 2024, puis à 3,24 % en janvier 2025, selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Cette tendance permet à de nombreux acheteurs de retrouver du pouvoir d’achat immobilier, en rendant les mensualités plus abordables et en facilitant l’accès au crédit.
 

Les banques, traditionnellement prudentes en début d’année, ont cette fois décidé d’assouplir leurs conditions, misant sur une reprise du marché. « Nous constatons désormais des taux inférieurs à 3 % accordés dans plusieurs régions et sur toutes les durées », confirme Ludovic Huzieux, cofondateur d’Artémis Courtage. Un mouvement qui pourrait encore s’accentuer si la Banque centrale européenne poursuit sa politique d’assouplissement monétaire dans les prochains mois.

Des transactions en hausse et des prix qui résistent
L’impact de cette détente des taux se traduit directement sur le terrain. Selon les données de SeLoger – Meilleurs Agents au 1er mars 2025, les transactions ont progressé de plus de 10 % en janvier par rapport à la même période de 2024, une dynamique qui se confirme en février. Dans les agences, les vendeurs se font plus nombreux, et l’offre de biens à la vente s’étoffe après une année de raréfaction.
 

Conséquence directe de ce regain d’activité : les prix, qui avaient chuté dans de nombreuses métropoles au cours de l’année 2024, amorcent une stabilisation. À l’échelle nationale, le prix moyen au mètre carré s’établit désormais à 3 016 euros, un niveau quasi identique à celui de janvier. Mais au-delà de cette moyenne, certaines villes enregistrent déjà une remontée des prix.

Ces villes où les prix repartent à la hausse
Après une période de correction marquée, plusieurs grandes agglomérations françaises voient le prix des appartements repartir à la hausse. Paris, qui avait subi un léger repli en 2024 (-0,4 % sur l’année), affiche une progression de 0,7 % sur douze mois, avec un prix moyen désormais fixé à 9 380 euros/m².
 

D’autres métropoles suivent le même mouvement. C’est le cas de Lyon, Nice, Toulouse, Montpellier et Strasbourg, où les prix augmentent depuis le début de l’année. Ces villes avaient été parmi les plus impactées par la baisse de 2023-2024, mais elles bénéficient aujourd’hui du retour des acheteurs solvables, attirés par la diminution des taux et l’ajustement des prix.
 

En revanche, certaines villes peinent encore à retrouver un équilibre. À Nantes, par exemple, la spirale baissière se poursuit avec un repli de 5,9 % sur un an et de 0,7 % sur un mois. « Après une flambée des prix entre 2015 et 2022, le marché nantais connaît une correction prolongée, en raison d’un pouvoir d’achat immobilier affaibli et d’une attractivité en recul », analyse Alexandra Verlhiac, économiste chez SeLoger.

Un marché encore marqué par des incertitudes
Si ces signaux sont encourageants, la reprise reste contrastée. Les délais de vente continuent de s’allonger, preuve que les acheteurs ne se précipitent pas encore pour conclure leurs acquisitions. En moyenne, il faut désormais 83 jours pour vendre un bien en France, soit 11 jours de plus qu’il y a un an.
Les vendeurs restent dans une position d’attentisme, espérant une reprise plus franche avec l’arrivée du printemps. Certains refusent encore de baisser leurs prix, notamment sur le segment des résidences secondaires, où l’ajustement à la baisse a été plus lent. Par ailleurs, la question des passoires thermiques continue de peser sur le marché : les logements mal notés sur le plan énergétique peuvent subir des décotes allant jusqu’à 20 %, constituant un levier de négociation important pour les acquéreurs.

Reprise durable ou simple rebond technique ?
La dynamique actuelle du marché immobilier repose principalement sur la baisse des taux d’intérêt, qui redonne de la capacité d’achat aux ménages. Si cette tendance se poursuit, elle pourrait enclencher une stabilisation durable des prix et même favoriser une légère remontée dans les zones les plus attractives.
 

Toutefois, plusieurs inconnues demeurent. Le ralentissement économique, la possible remontée des taux obligataires ou encore les évolutions réglementaires pourraient venir freiner cette reprise naissante. De plus, si les prix remontent trop rapidement, la fenêtre d’opportunité pour les acheteurs pourrait se refermer, entraînant un nouvel attentisme sur le marché.
 

Le marché immobilier redémarre-t-il vraiment ? Il est encore trop tôt pour le dire avec certitude. Mais une chose est sûre : après une année 2024 marquée par la correction des prix, 2025 s’ouvre sur un climat plus dynamique, qui pourrait bien marquer un tournant pour les investisseurs et les acquéreurs.
 

Cet avantage fiscal méconnu qui perdure contre toute attente

Destiné à encourager la rénovation de logements anciens en vue de leur mise en location, le dispositif Denormandie devait disparaître fin 2026. Cependant, après des rebondissements législatifs, il a finalement été prolongé jusqu’au 31 décembre 2027.

Destiné à encourager la rénovation de logements anciens en vue de leur mise en location, le dispositif Denormandie devait disparaître fin 2026. Cependant, après des rebondissements législatifs, il a finalement été prolongé jusqu’au 31 décembre 2027. 

 

Cette décision, issue du rejet du projet de loi de finances pour 2025, maintient un avantage fiscal attractif pour les investisseurs souhaitant conjuguer rentabilité locative et réhabilitation du parc immobilier.
 

Mis en place en 2019, ce dispositif permet aux acquéreurs d’un bien ancien de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu, à hauteur de 12 % à 21 % du prix d’achat, sous réserve de remplir plusieurs conditions. À bien des égards, il fonctionne sur le même principe que le dispositif Pinel dans le neuf, qui, lui, a définitivement pris fin en 2024.
 

Des conditions strictes pour en bénéficier
L’objectif du Denormandie est double : inciter à la rénovation énergétique du parc immobilier vieillissant tout en soutenant l’investissement locatif dans des zones en manque d’offre qualitative. Pour en profiter, l’investisseur doit s’engager à louer son bien nu, à titre de résidence principale, pour une durée de 6, 9 ou 12 ans. La durée de mise en location conditionne directement l’avantage fiscal accordé, qui s’élève respectivement à 12 %, 18 % et 21 % du montant de l’investissement, avec un plafond fixé à 300 000 euros.
 

Toutefois, l’un des critères les plus contraignants du dispositif réside dans l’obligation d’effectuer des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération. Ces travaux doivent porter sur l’amélioration de la performance énergétique du bien (avec un gain minimal de 30 % pour une maison individuelle et de 20 % pour un logement collectif), l’aménagement de surfaces habitables supplémentaires ou encore la rénovation de deux postes techniques parmi les cinq suivants : isolation des murs, des toitures, remplacement des fenêtres, modernisation du système de chauffage et mise à niveau du mode de production d’eau chaude.
 

Un encadrement strict des loyers et des locataires
En contrepartie de cette réduction d’impôt, l’investisseur doit respecter un cadre strict quant à la mise en location du bien. Les loyers appliqués ne doivent pas excéder un plafond fixé chaque année par l’État, afin de garantir l’accessibilité des logements aux ménages modestes. De plus, le locataire ne peut appartenir au foyer fiscal du propriétaire et doit justifier de revenus n’excédant pas certains seuils, établis en fonction de la composition du ménage et de la zone géographique du bien.
 

Ces restrictions visent à éviter toute dérive spéculative et à recentrer l’incitation fiscale sur les besoins réels du marché locatif. Pour autant, elles constituent une contrainte pour certains investisseurs, qui doivent veiller à la rentabilité de leur projet en tenant compte de ces plafonds.
 

Un périmètre géographique ciblé
L’un des aspects essentiels du dispositif Denormandie réside dans la localisation des biens éligibles. Il ne suffit pas d’acheter un bien ancien à rénover pour prétendre à la réduction d’impôt : le logement doit être situé dans une commune engagée dans une opération de revitalisation urbaine.
Les zones concernées sont celles intégrées au programme national « Action cœur de ville », qui vise à redynamiser les centres des villes moyennes, ou celles ayant signé une convention d’Opération de Revitalisation de Territoire (ORT). Ces critères excluent de facto une grande partie du marché immobilier et imposent aux investisseurs de se tourner vers des secteurs spécifiques, où la demande locative peut varier fortement d’une commune à l’autre.
 

Un dispositif qui devait disparaître mais qui joue les prolongations
Initialement prévu pour disparaître fin 2026, le dispositif Denormandie a finalement été prolongé d’un an. Cette décision découle du rejet du projet de loi de finances pour 2025, qui prévoyait sa suppression. Le texte budgétaire porté par François Bayrou n’incluait plus cette mesure, permettant ainsi au dispositif de perdurer jusqu’au 31 décembre 2027.
 

Cette prolongation laisse aux investisseurs un délai supplémentaire pour profiter de cet avantage fiscal, tout en participant à la réhabilitation du patrimoine immobilier ancien. Toutefois, la complexité du dispositif, notamment en matière de choix géographique et de conformité des travaux, impose une préparation rigoureuse avant toute acquisition. Pour les particuliers intéressés, une étude approfondie du marché local et des exigences techniques reste indispensable afin de maximiser la rentabilité de l’investissement.
 

Éviter les écueils du compte joint pour votre budget conjugal

Le compte joint est souvent adopté par les couples, qu’ils soient mariés, pacsés ou en union libre, afin de mutualiser les dépenses courantes du foyer. Il permet de centraliser les paiements liés aux charges du ménage, tels que le loyer, les factures d’énergie, l’alimentation ou encore les abonnements communs.

Le compte joint est souvent adopté par les couples, qu’ils soient mariés, pacsés ou en union libre, afin de mutualiser les dépenses courantes du foyer. Il permet de centraliser les paiements liés aux charges du ménage, tels que le loyer, les factures d’énergie, l’alimentation ou encore les abonnements communs. 

 

Selon l’Insee, près de deux tiers des couples choisissent de fusionner leurs revenus dans un compte commun, simplifiant ainsi la gestion financière du quotidien.
 

Deux modes de fonctionnement existent. Lorsque le compte est ouvert sous la formule « X ou Y », chaque cotitulaire peut effectuer librement des opérations bancaires, sans nécessiter l’accord de l’autre. À l’inverse, une ouverture sous la mention « X et Y » impose une validation conjointe pour chaque transaction, offrant ainsi un contrôle renforcé mais une gestion plus contraignante.
 

Une solidarité financière aux conséquences parfois lourdes
Ouvrir un compte joint ne se limite pas à partager des dépenses : il implique une responsabilité financière commune. En cas d’incident bancaire, comme un découvert non autorisé ou un chèque rejeté, la banque peut se retourner contre n’importe lequel des titulaires, indépendamment de qui est à l’origine de l’opération. Si l’un des conjoints rencontre des difficultés financières, l’autre peut se retrouver contraint de combler le déficit, sous peine de subir des sanctions telles qu’une interdiction bancaire, qui s’appliquera non seulement au compte joint mais aussi à leurs comptes personnels respectifs.
 

Par ailleurs, rien n’empêche l’un des cotitulaires d’effectuer des paiements pour des dépenses personnelles avec les fonds communs. Cela implique une confiance mutuelle et, idéalement, une définition claire des règles d’utilisation du compte. Pour prévenir d’éventuelles tensions, il est recommandé d’établir dès l’ouverture une convention précisant la répartition des contributions et les modalités de gestion du solde.
 

Comment approvisionner le compte commun ?
Chaque couple peut choisir sa propre méthode d’alimentation du compte joint, en fonction de sa situation financière et de son mode de vie.
 

La première approche consiste à verser une somme fixe et égale chaque mois, ce qui peut sembler équitable en théorie. Toutefois, ce système peut défavoriser celui dont les revenus sont plus faibles, car il devra consacrer une part plus importante de son salaire aux dépenses du foyer, réduisant ainsi ses capacités d’épargne et ses dépenses personnelles.
 

Une alternative plus équilibrée repose sur une contribution proportionnelle aux revenus de chacun. Si l’un gagne deux fois plus que l’autre, il versera logiquement une part deux fois plus élevée. Ce mode de fonctionnement tient compte des écarts de salaire et assure une participation équitable aux charges du ménage.
 

Certains couples préfèrent une approche hybride, où chacun conserve un montant identique sur son compte personnel et verse le surplus sur le compte commun. Enfin, d’autres choisissent de regrouper l’intégralité de leurs revenus dans le compte joint, mais il est fortement recommandé dans ce cas de maintenir un compte personnel pour préserver une autonomie financière. Chacun doit pouvoir disposer d’une somme lui permettant de gérer librement ses dépenses individuelles, d’investir ou de constituer une épargne en fonction de ses propres projets.
 

L’indépendance financière, un enjeu clé dans le couple
L’autonomie bancaire n’est pas une simple question de confort : elle constitue une protection contre certaines dérives, notamment les violences économiques. Selon une étude réalisée par l’IFOP en 2024, près d’une femme sur quatre a déjà subi une forme de contrôle financier de la part de son conjoint. Cela peut aller du détournement d’argent destiné aux charges du foyer à la confiscation pure et simple des moyens de paiement. Ces situations sont d’autant plus préoccupantes que 23 % des femmes en couple ne disposent pas d’un compte bancaire personnel et 32 % sont totalement dépendantes des revenus de leur partenaire.
Pour éviter ces déséquilibres, il est essentiel que chaque membre du couple conserve une indépendance financière minimale. Le compte joint doit être un outil de gestion commune, non un instrument de contrôle ou de privation.
 

Que devient le compte joint en cas de séparation ?
Lorsqu’un couple se sépare, le compte joint ne se clôture pas automatiquement. La fermeture nécessite l’accord des deux titulaires, qui doivent adresser une demande conjointe à la banque. Si la séparation est conflictuelle et qu’un accord n’est pas trouvé rapidement, la meilleure option consiste à demander la désolidarisation du compte. Dès lors, toute transaction requiert la validation des deux parties, limitant ainsi les risques de dépenses abusives ou de retraits unilatéraux.
Cependant, la solidarité des dettes demeure pour toutes les opérations effectuées avant la demande de désolidarisation. En cas de découvert ou d’engagement non réglé, la banque peut toujours exiger son remboursement par l’un ou l’autre des ex-conjoints. Pour éviter d’éventuels litiges, il est préférable d’établir un suivi rigoureux des mouvements du compte avant d’en demander la fermeture définitive.
 

Compte joint ou compte indivis : quelles différences ?
Il ne faut pas confondre compte joint et compte indivis. Ce dernier, aussi appelé « compte en indivision », est généralement utilisé dans le cadre d’une succession ou d’un investissement collectif. Contrairement au compte joint, où chaque cotitulaire peut agir seul s’il en a l’autorisation, un compte indivis impose l’accord de tous les titulaires pour la moindre opération. Ce mode de gestion rigide est peu adapté aux couples, mais il offre une protection renforcée lorsque plusieurs parties détiennent un bien ou un capital commun et souhaitent éviter toute prise de décision unilatérale.
 

Un choix à bien réfléchir
Le compte joint est une solution pratique pour gérer les dépenses du foyer, mais il doit être utilisé avec précaution. Il implique une confiance totale entre les cotitulaires, ainsi qu’une répartition claire des contributions et des responsabilités. Avant d’opter pour cette formule, chaque couple doit évaluer ses besoins et ses attentes en matière d’autonomie financière. Conserver un compte personnel en parallèle du compte commun permet d’assurer une certaine indépendance et de prévenir d’éventuelles difficultés, que ce soit en cas de désaccord, de séparation ou simplement de différence de gestion des finances au quotidien.