Retraite : Comment évaluer ses besoins futurs

De combien vais-je avoir besoin pour vivre correctement lors de ma retraite ? Voilà la question que l’on se pose tous un jour, à mesure que l’on approche de la retraite.

De combien vais-je avoir besoin pour vivre correctement lors de ma retraite ? Voilà la question que l’on se pose tous un jour, à mesure que l’on approche de la retraite.

Problème : calculer le complément de revenus nécessaire à la retraite est une équation à multiples inconnues.
Il faut commencer par évaluer ses ressources, notamment les pensions qui seront servies par les régimes obligatoires et les pensions complémentaires.
La première est versée par votre régime de retraite de base, la seconde par votre régime de retraite complémentaire. Des sites internet permettent de faire le point sur votre carrière .

Selon le montant de votre pension globale, vous serez éventuellement bénéficiaire d’aides comme l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).

Il se peut, par ailleurs, que vous perceviez des revenus fonciers si vous avez investi dans l’immobilier locatif ou encore issu de vos divers placements financiers : intérêts d’un Livret A, d’une assurance vie, d’un PEA (Plan d’épargne en actions) ou d’un PER etc.

S’ajoute à cette étape un autre point d’interrogation important concernant la rémunération de cette épargne durant les années qui vous séparent de la retraite.

Dans tous les cas, l’ensemble de ces appuis financiers entrent dans l’élaboration de votre budget.
Il s’agit ensuite d’évaluer ses besoins futurs afin de déterminer le trou qui sera à combler.

Il est admis qu’une fois la vie professionnelle quittée, vous n’aurez besoin que de 70 % de vos revenus actuels pour vivre au quotidien.

Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, la première loi d’airain est d’être propriétaire de votre résidence principale, soit a minima vous dotez des moyens nécessaires pour être locataire à vie. Pour ceux qui pourraient se le permettre, la question de l’acquisition de la résidence secondaire est du même ordre d’idée.

Préparer sa retraite, c’est aussi se donner les moyens de financer son éventuelle dépendance par la constitution d’un capital suffisamment important pour être transformé en rente viagère en cas de dépendance (L’âge moyen des femmes hébergées en maison de retraite est de 85,8 ans, contre 84,6 ans pour les hommes) ou par la souscription d’une assurance dépendance.
 

Assurance-vie : Quel taux anticiper pour 2021 ?

Le rendement de l’assurance vie en euros devrait baisser de 0,2 point de pourcentage en moyenne cette année, après un rendement de 1,3% en 2020.

Le rendement de l’assurance vie en euros devrait baisser de 0,2 point de pourcentage en moyenne cette année, après un rendement de 1,3% en 2020. 

Le cabinet Facts & Figures, fondé par Cyrille Chartier-Kastler, a calculé que le taux de rendement moyen servi pour les fonds en euros des contrats d’assurance vie devrait avoisiner les 0,90% nets de frais de gestion en 2021 (mais hors prélèvements sociaux). 

Un chiffre obtenu en croisant de multiples données : tombées de coupons, politique de distribution de la provision pour participation aux bénéfices, rendement de l’actif général, etc. 
Le niveau des taux de rendement des fonds en euros de l’assurance vie – qu’on appelle aussi participation aux bénéfices – est généralement décidé en début d’année par chaque compagnie d’assurance.

Mais quelques mois avant, on peut déjà formuler une hypothèse de taux moyen qui sera délivré au titre de l’année 2021. 
 

Assurance vie : Où en sont les réserves des assureurs ?

En 2020, les réserves des assureurs représentent l’équivalent de 4 années pleines de revalorisation.

En 2020, les réserves des assureurs représentent l’équivalent de 4 années pleines de revalorisation.
 

L’ACPR a publié son étude sur la revalorisation 2020 des fonds en euros des contrats d’assurance vie. Selon l’étude, le taux de revalorisation moyen des fonds euros des contrats d’assurance vie est en baisse de 18 points de base à 1,28 % en 2020 contre 1,46 % en 2019 (net de prélèvements sur encours et avant prélèvements sociaux). 
 

La moitié des encours ont été revalorisés à un taux compris entre 0,90 % et 1,50 %, soit un écart de 0,60 point, écart qui évolue assez peu depuis 2011.
Le niveau de provisionnement de la participation aux bénéfices (PPB) augmente ainsi pour la 9ème année consécutive et s’établit à 5,1 % des provisions d’assurance-vie (contre 4,7 % en 2019 et 4,3 % en 2018), ce qui représente à présent l’équivalent de 4 années pleines de revalorisation.
 

La constitution régulière de réserves est un élément clé, destiné à accroitre la résilience des assureurs en cas de forte volatilité. La poursuite de cette dotation à la PPB pourrait découler en partie de l’évolution récente de la réglementation qui autorise les assureurs à en intégrer une partie dans le calcul des fonds propres éligibles en couverture des exigences en capital. Cette mesure a plus particulièrement bénéficié aux bancassureurs qui affichent traditionnellement un taux de PPB plus élevé que les autres assureurs, respectivement 6,1 % et 3,3 %. Le ratio de couverture du SCR des bancassureurs est désormais proche de celui des autres organismes. 
 

Pourquoi le taux d’épargne explose en Europe

Durant la crise sanitaire, le taux d’épargne moyen de la zone euro a explosé, jusqu’à atteindre 20% du revenu disponible des ménages.

Durant la crise sanitaire, le taux d’épargne moyen de la zone euro a explosé, jusqu’à atteindre 20% du revenu disponible des ménages.

Selon l’analyse du Mécanisme européen de stabilité (MES), en 2020, les Européens ont épargné 1 400 milliards d’euros, ce qui représente près de 12 points de PIB de la zone euro en 2019.

Le taux d’épargne a ainsi grimpé de 7 points pour atteindre 20% du revenu disponible des ménages. Au total, le montant supplémentaire d’épargne accumulé pendant la crise a été estimé à 600 milliards d’euros.

45% de cette épargne supplémentaire est liée à ce qu’on appelle l’épargne forcée, c’est-à-dire l’argent épargné en raison d’un manque d’accès à la consommation (fermetures des bars et restaurants, voyages limités etc.). Le reste, 55%, représente la constitution d’une épargne de précaution, liée notamment aux incertitudes engendrées par la crise sanitaire.

En Grèce, où les ménages ont épargné 2% de leur revenu disponible en moyenne de 2000 à 2019, le taux d’épargne a malgré tout légèrement augmenté pour arriver à près de 3% en 2020. À l’inverse, en Allemagne, ce taux qui se situe en moyenne à 17% s’est envolé pendant la crise à près de 24% du revenu disponible des ménages.
 

Plans d’Épargne Retraite : du flou dans les frais

La présidente du Comité consultatif du secteur financier épingle le manque de lisibilité des offres de Plans d’Épargne Retraite (PER) dans un rapport publié le 20 juillet 2021.

Les sites Internet de nombreux établissements n’offrent que des informations très parcellaires sur les frais des PER individuels assurance. La notice et l’annexe financière sont peu accessibles, incitant le prospect à prendre contact avec un conseiller.

Les plans d’épargne retraite (PER) donnant lieu à l’adhésion d’un contrat d’assurance subissent une « accumulation de frais » et l’information sur ces frais « est peu accessible sur les sites internet de nombreux établissements avec des informations très parcellaires ». Tels sont les deux principaux constats d’une étude menée pour le compte du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) sur 34 PER individuels assurance et 2 PER compte-titres et rendue publique mardi.

L’accumulation de frais « pèse sur le rendement des contrats a fortiori dans un environnement de taux bas qui est celui qui prévaut au moment de la commercialisation des PER ».

Le rapport plaide bien évidemment pour une meilleure accessibilité et une amélioration de l’information délivrée aux épargnants tant en amont de la souscription que dans le cadre du relevé annuel. 

Celui-ci devrait indiquer le cumul des frais de gestion (contrat + support). En outre, sous réserve que l’information tarifaire devienne facilement accessible, le travail régulier de l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) pourrait être élargi aux frais de l’assurance-vie. La mise en place d’un comparateur pourrait alors être envisagé. 
 

Réouverture des boîtes de nuit : Qule impact sur les prix de l’immobilier ?

Selon Liberkeys, néo-agence immobilière, un bien parisien perd en moyenne 3,5% de sa valeur dès lors qu’il se trouve au-dessus d’une boîte de nuit.

Selon Liberkeys, néo-agence immobilière, un bien parisien perd en moyenne 3,5% de sa valeur dès lors qu'il se trouve au-dessus d'une boîte de nuit.

Depuis le 9 juillet, les clubs, discothèques et boîtes de nuit parisiennes pourront rouvrir depuis leur fermeture officielle il y a plus d'un an et demi, en mars 2020. La réouverture des boîtes de nuit sera également synonyme de reprise des nuisances sonores pour le voisinage.

Même si les gérants de ces lieux sont soumis à une réglementation stricte concernant la diffusion et le volume de la musique, il existe cependant une corrélation entre la valeur d'un bien immobilier et sa proximité avec une boîte de nuit / bar, malgré des disparités en fonction des arrondissements de la Capitale.

C'est notamment ce qu'observe Liberkeys, néo-agence immobilière, qui constate qu'un bien parisien perd en moyenne 3,5% de sa valeur dès lors qu'il se trouve au-dessus d'une boîte de nuit.

Au global, vivre à proximité d'un bar à Paris est moins impactant et le bien va être très légèrement sous-estimé lorsqu'il se trouve à moins de 50 mètres d'un bar.

Dans de nombreux quartiers, la présence d'un bar est aussi positive et révèle selon Liberkeys, des disparités entre les biens d'un même arrondissement.

Dans les 4 premiers arrondissements, vivre à moins de 50 mètres d'un bar influence négativement la valeur d'un bien, qui voit son prix diminuer de 3,1% en moyenne. Dans ces quartiers, près de 60% des biens se situent à proximité d'un bar, ce qui valorise et augmente la valeur des biens plus isolés et dont la distance qui les séparent d'un bar est en moyenne de 85 mètres.

Pour les 7ème et 16ème arrondissements, la distance moyenne entre un bar et un bien est de 350 mètres et une nouvelle fois, la forte proximité d'un bar dans ces quartiers dévalorise la valeur d'un bien à hauteur de 6%.

Dans les arrondissements plus étendus en superficie, du 12ème au 14ème, c'est tout le contraire. Le fait d'être proche d'un bar caractérise le quartier et permet d'augmenter en moyenne de 3.7% la valeur d'un appartement situé à moins de 50 mètres.

Pourquoi l’épargne responsable est mal perçue ?

Le Baromètre de l’épargne responsable de La Banque Postale et la solution d’épargne 100% mobile Cashbee établit un état des lieux de la relation des Français à la finance responsable.

Le Baromètre de l’épargne responsable établit un état des lieux de la relation des Français à la finance responsable.

Selon le Baromètre, les dimensions environnementales, sociales et solidaires ne sont pas des priorités pour la majorité des épargnants lors du choix d’un placement. Ceux-ci considèrent en priorité (1) la sécurité, (2) la rentabilité, (3) la liquidité et (4) la simplicité du produit.

De plus, alors qu’un sentiment d’urgence climatique se généralise, le Baromètre met en avant un manque évident de notoriété et d’intérêt pour les placements responsables :

• 2 Français sur 3 ne connaissent pas la notion d’épargne responsable,

• 84% des sondés affirment que la crise sanitaire n’a pas renforcé leur intérêt pour l’ISR, et

• 4 Français sur 5 déclarent ne pas détenir de produits de type ISR.

Un besoin d’éléments tangibles pour accompagner les épargnants vers des placements plus responsables Une certaine méfiance demeure sur l’efficacité, la sincérité et la rentabilité de ce type d’investissement.

Le manque d’information et de connaissance des produits ISR apparait comme un important frein à une transition vers des placements plus responsables :

• 63% des interrogés déclarent n’en avoir jamais entendu parler,

• Plus de 70% des interrogés ne savent pas ou pensent que le rendement financier d’un placement ISR est inférieur à celui d’un placement traditionnel,

• 33% pensent que l’ISR est un habillage marketing.

Perçus comme complexes, les produits ISR pourraient intéresser les Français à deux conditions : Une pédagogie renforcée sur ces produits ainsi que des mesures concrètes de l’impact de leur investissement : environ 40 % des personnes interrogées constatent qu’il ne leur est pas possible d’évaluer l’impact social ou environnemental des produits ISR ; et une réassurance sur le rendement : près du quart des personnes interrogées pensent que celui-ci est inférieur pour un produit ISR à celui d’un placement non-labellisé.

 

Pourquoi l’hydrogène flambe en bourse !

Depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. Simple phénomène de mode ou bulle spéculative ?

Depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. Simple phénomène de mode ou bulle spéculative ?

Le 8 juillet, Enogia, fabricant de microturbines et de compresseurs pour piles à combustible et à hydrogène, va entrer en bourse ! La société espère lever 11 millions d'euros pour financer sa R&D, son développement commercial et l'extension de son site de production.

Les dirigeants-fondateurs de la société marseillaise ambitionnent de faire passer le chiffre d'affaires de 2 millions d'euros l'an passé à 95 millions en 2025. Ils misent sur l'explosion de la nouvelle activité compresseurs pour piles à combustible et à hydrogène, qui représenteraient 50 à 60% de ses ventes dans cinq ans, contre à peine 7% en 2020.

Une de plus ! Car depuis plusieurs semaines, l’hydrogène à la cote en Bourse. J’en veux pour preuve, les parcours impressionnants de McPhy Energy ou Ceres Power. Plus récemment, c’est Hopium, le Tesla français qui a marqué les esprits avec sa « Machina », ou encore HRS (Hydrogen-Refueling-Solutions) et Hydrogène de France qui sont entrées en fanfare sur le marché français durant le premier semestre 2021, levant au passage plusieurs centaines de millions d'euros pour financer leur croissance.

L'hydrogène propre pourrait jouer un rôle majeur dans le processus qui devrait mener à la neutralité carbone des entreprises, en fournissant des solutions décarbonées dans les industries pour lesquelles cet objectif apparaît comme le plus difficiles à atteindre.

Selon certaines études, le potentiel de croissance est colossal. La banque Bank of America, anticipe 5 000 % de croissance d'ici 2025, et d'ici 2050, une taille équivalente à celle du pétrole, soit 9 000 milliards de dollars. Schroders, de son côté, prédit que l'hydrogène vert pourrait être produit 800 fois plus qu'aujourd'hui en 2050.

Cerise sur le gâteau, l’Etat va dépenser l7,2 milliards d'euros d'ici 2030 pour en faire l'énergie phare de la France décarbonée, avec des créations d'emplois liés à l'hydrogène estimées entre 50 000 et 100 000. L'Allemagne misera 9 milliards d'euros pour devenir le champion mondial. La commission européenne a annoncé un objectif d'investissement pour l'hydrogène oscillant entre 180 et 470 milliards d'euros d'ici 2050.

Professions libérales : Du nouveau pour indemnités journalières maladie

Les professionnels libéraux vont bénéficier d’un régime d’indemnités journalières maladie pour les arrêts de travail prescrits à compter du 1er juillet 2021.

Les professionnels libéraux vont bénéficier d’un régime d’indemnités journalières maladie pour les arrêts de travail prescrits à compter du 1er juillet 2021.

Les professions libérales étaient dépourvues d’un dispositif de versement d’indemnités journalières en cas d’incapacité temporaire. Le décret qui prévoit les modalités d’application du nouveau dispositif institué par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 vient d’être publié. Le régime est financé par une nouvelle cotisation assise sur le revenu professionnel pris dans la limite de trois fois le plafond annuel de la sécurité sociale (soit 123 408 €) et dont le taux est fixé à 0,3 %. La cotisation minimale est de l’ordre de 49 €.

La cotisation est appelée pour la première fois en 2021 pour les indépendants relevant du régime réel et à compter du 1er juillet 2021 pour les micro-entrepreneurs. L’indemnité journalière sera versée à partir du 4e jour d’incapacité pour une période maximale de 87 jours. Au-delà, le cas échéant, les prestations d’incapacité des différentes caisses des sections professionnelles prendront le relais. L’indemnité journalière est au maximum de 169  € ; le minimum est de 22 €. L’entrée en vigueur du nouveau régime est différée au 1er janvier 2022 pour les conjoints collaborateurs et les professionnels en situation de cumul emploi-retraite.

Assurance maladie : les règles dérogatoires « Covid-19 » sont prolongées jusqu’au 30 septembre

Les règles dérogatoires d’indemnisation des arrêts de travail « spécial Covid-19 » sont une nouvelle fois prorogées et ce, jusqu’au 30 septembre 2021 (1er juin 2021 jusqu’à présent).

Les règles dérogatoires d'indemnisation des arrêts de travail "spécial Covid-19" sont une nouvelle fois prorogées et ce, jusqu'au 30 septembre 2021 (1er juin 2021 jusqu'à présent).

Elles concernent notamment l'absence de conditions d'ouverture du droit aux indemnités journalières (minimum d'activité ou de cotisations), la suppression du délai de carence et la non-prise en compte de ces indemnités dans le calcul des durées maximales d'indemnisation. La prorogation vise également plusieurs mesures de prise en charge de frais de santé.