Assurance vie : la collecte nette en baisse

En octobre 2022, la collecte nette en assurance vie est légèrement négative, à −0,3 milliard d’euros, du fait d’un ralentissement des cotisations.

En octobre 2022, la collecte nette en assurance vie est légèrement négative, à −0,3 milliard d’euros, du fait d’un ralentissement des cotisations.

Les cotisations sur un PER assurantiel sont en hausse. À 762 millions d’euros en octobre, elles progressent de +55 % sur un an. Depuis le début de l’année, elles s’établissent à 5,7 milliards d’euros, en hausse de +38 % par rapport à 2021 sur la même période.

En octobre 2022, l’assurance vie enregistre une collecte nette légèrement négative
 

En octobre 2022, les cotisations en assurance vie s’établissent à 11,5 milliards d’euros. Elles sont en baisse de 1,5 milliard d’euros par rapport à octobre 2021. Depuis le début de l’année, elles atteignent 119,3 milliards d’euros, soit −2,5 % par rapport à la même période en 2021. En supports unités de compte (UC), elles sont stables, à 46,7 milliards d’euros. En supports euros, elles reculent de 3,9 %, à 72,6 milliards d’euros. La part des cotisations en UC s’établit à 39 % depuis le début de l’année, un ratio identique à celui enregistré sur l’ensemble de l’année 2021.
 

Les prestations s’élèvent à 11,8 milliards d’euros au mois d’octobre 2022, en hausse de +1,3 milliard d’euros par rapport à octobre 2021. Depuis le début de l’année, elles s’établissent à 107,0 milliards d’euros, en hausse de 2,4 milliards d’euros. Cette progression concerne uniquement les supports euros (+2,8 milliards d’euros), dont les prestations atteignent 89,7 milliards d’euros. Les prestations en UC sont quant à elles en baisse de 0,4 milliard d’euros, à 17,3 milliards d’euros.
 

Par conséquent, la collecte nette s’établit à −0,3 milliard d’euros en octobre 2022. Depuis le début de l’année, elle s’élève à +12,3 milliards d’euros, inférieure de 5,4 milliards d’euros à celle de 2021 sur la même période. En supports UC, elle atteint son plus haut niveau jamais enregistré, à +29,4 milliards d’euros (+0,4 milliard d’euros par rapport à la même période en 2021). En supports euros, elle s’établit à −17,1 milliards d’euros (−5,8 milliards d’euros par rapport à la même période en 2021). L’encours s’établit à 1 827 milliards d’euros à fin octobre.
 

Les cotisations versées sur un PER assurantiel sont en hausse
 

En octobre 2022, les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 762 millions d’euros, en progression de +55 % comparé au même mois de l’année dernière. Depuis le début de l’année, elles s’élèvent à 5,7 milliards d’euros, en hausse de +38 % par rapport à 2021 sur la même période.
Sur le mois d’octobre 2022, 65 400 nouveaux assurés ont souscrit un PER auprès d’une entreprise d’assurance et 12 700 assurés ont également transféré d’anciens contrats vers un PER pour 309 millions d’euros. Au total, le marché des PER commercialisés par les entreprises d’assurance enregistre 78 100 assurés supplémentaires pour 1 071 millions d’euros de versements.
 

La collecte nette des PER s’établit à +628 millions d’euros en octobre et à +4,5 milliards d’euros depuis le début de l’année 2022.
À la fin du mois d’octobre 2022, 3,6 millions d’assurés détenaient un PER pour un encours de 44,4 milliards d’euros. Hors transferts, à fin juin 2022, 87 % des nouveaux titulaires d’un PER l’ont souscrit auprès d’un assureur.

 

(Source France Assureurs)
 

Immobilier : des hausses à attendre dans les villes moyennes

Malgré des conditions défavorables à l’achat, les prix de l’immobilier devraient augmenter en 2023 dans les villes moyennes et périphéries, selon une étude du Crédit Agricole.

Malgré des conditions défavorables à l’achat, les prix de l’immobilier devraient augmenter en 2023 dans les villes moyennes et périphéries, selon une étude du Crédit Agricole.

Les taux d’intérêt dans l’immobilier ont explosé en 2022 et la hausse devrait se poursuivre en 2023 pour atteindre 3,5 %. En principe, une hausse des taux est corrigée par une baisse des prix. Mais dans certaines villes, ceux-ci pourraient au contraire augmenter. Et ce, malgré les nombreux éléments qui peuvent plomber l’envie d’acheter des ménages. La guerre en Ukraine, l’inflation – notamment des matières premières –, les nouvelles règles en matière énergétique ou l’insuffisance de l’offre sont autant de freins à l’investissement immobilier. D’ailleurs, plusieurs grandes villes subissent déjà le contrecoup. Selon une étude du Crédit Agricole relayée par Le Figaro, Paris, Bordeaux, Lyon et Nantes se dirigent vers une baisse, mais encore « légère ».
 

L’immobilier dans les villes moyennes dopé par la pandémie
 

En revanche, l’étude table sur une progression moyenne des prix de 2 % en 2023. Cela devrait notamment se faire ressentir dans les villes moyennes. Malgré les vents contraires : « Le marché de l’ancien va rester assez soutenu. Ses fondamentaux restent favorables », juge Olivier Éluère, économiste au Crédit Agricole. La raison de cette résilience se trouve du côté des conséquences de la crise sanitaire sur les aspirations des Français : « Les périphéries et villes moyennes resteraient dopées par le télétravail et la recherche d’un habitat plus vert, mais les grandes villes devraient résister grâce à des fondamentaux favorables », analyse Olivier Éluère.
 

La hausse des taux a été importante, mais ils restent tout de même assez bas pour que l’achat soit envisageable pour de nombreux ménages. Certains ne voient dans cette fin de l’argent gratuit qu’un retour à la normale. De plus, une nouvelle correction du taux d’usure début 2023 devrait desserrer un peu l’étau du crédit. Le poids du logement dans les dépenses des emprunteurs reste d’ailleurs assez stable, à 30 %, selon le Crédit Agricole. « Le crédit est soutenu mais ne connaît pas d’emballement. Nous ne sommes pas a priori dans un processus de bulle immobilière », détaille Olivier Éluère.
 

Une prime carburant, pour qui ?

Élisabeth Borne a annoncé, mercredi 7 décembre, la mise en place début 2023 d’une prime carburant de 100 euros à destination des ménages les plus modestes.

Élisabeth Borne a annoncé la mise en place début 2023 d’une prime carburant de 100 euros à destination des ménages les plus modestes.

 

Celle-ci vise à prendre le relais de la remise généralisée de 10 centimes qui sera supprimée fin décembre, et à cibler ainsi les Français modestes qui utilisent leur véhicule pour aller travailler. 

 

« L’indemnité carburant sera disponible à partir du 16 janvier », sur le site des impôts. « Vous recevrez le chèque sous huit jours », a détaillé le ministre Le Maire.

Selon le Gouvernement, ce sont quelque 10 millions de Français qui vont pouvoir bénéficier de cette aide. Alors qu’un dispositif « gros rouleurs » avait un temps été envisagé, aucune condition de distance n’a finalement été retenue. Pour obtenir l’aide, il faudra simplement entrer son numéro fiscal, sa plaque d’immatriculation et remplir une déclaration sur l’honneur selon laquelle le demandeur a besoin de son véhicule pour travailler. La prime carburant est applicable à « tout type de véhicule, y compris les deux-roues », précise le site du Gouvernement.

Les « cinq premiers déciles », c’est-à-dire les 50 % de Français les plus modestes sont concernés. Dans le détail, il s’agit de ceux dont les revenus sont inférieurs à 22.040 euros annuels. L’aide est accordée à titre personnel et non par foyer. Un couple pourra donc recevoir deux chèques s’il satisfait aux conditions de revenus et que les deux membres ont chacun une voiture qu’ils utilisent pour travailler. Les demandeurs d’emploi ne sont pas éligibles à cette prime carburant, ils peuvent cependant obtenir d’autres aides à la mobilité. « Pour une personne qui parcourt en moyenne 12.000 km/an, cela représente une aide de l’ordre de 10 centimes d’euro par litre sur l’année », assure l’exécutif.
 

Crédit immobilier : un marché à deux vitesses

En matière de financement de projets immobiliers, deux tendances se dessinent aujourd’hui. Analyse de Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage.

En matière de financement de projets immobiliers, deux tendances se dessinent aujourd’hui. Analyse de Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage.

En Île-de-France, le marché s’est clairement grippé avec des établissements bancaires plus attentistes qui tardent à répondre et refusent de financer un certain nombre de dossiers. A l’inverse, en région, le financement des dossiers est plus fluide, sachant que les montants empruntés sont globalement moins élevés que dans la capitale.

Début décembre, les taux de crédit immobilier continuent d’augmenter. Chez Artémis courtage, ils s’élèvent, en moyenne, à 2,70 % pour les prêts d’une durée comprise entre 21 et 25 ans. Sans correction des prix immobiliers à la baisse, le risque pour les acquéreurs est de voir leur capacité d’emprunt se réduire drastiquement. Or, les conditions imposées par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) sont toujours d’actualité : le taux d’endettement ne doit pas excéder 35 % des revenus assurance comprise, ce qui pénalise les acquéreurs les plus fragiles.

Dès le 1er janvier prochain, les taux d’usure seront également révisés à la hausse puisqu’ils sont déterminés à partir des taux moyens pratiqués par les banques au cours du trimestre précédent, augmentés d’un tiers. Si dans le même temps, les taux de crédits immobiliers poursuivent leur envolée, le nombre de refus ne devrait donc pas se réduire. Dans ce contexte délicat, les acheteurs se posent beaucoup de questions et certains reportent leur achat. Quant à l’écart entre les emprunteurs il risque encore de se creuser.
 

Quel coût pour les coupures de courant ?

Alors que plane le risque de coupures de courant cet hiver, leur coût économique n’est pas négligeable.

 

Alors que plane le risque de coupures de courant cet hiver, leur coût économique n’est pas négligeable.

 

Le coût de deux heures de coupure de courant en France en journée et en semaine est estimé à 921 millions d’euros (soit l’équivalent de 0,04 % du PIB) d’après le Blackout Simulator de l’Université de Linz. À partir d’autres exemples passés de coupures, il est possible d’estimer qu’une coupure d’une dizaine d’heures peut coûter l’équivalent de près de 0,1 % du PIB, ce coût pouvant atteindre l’équivalent 0,33 % du PIB pour une coupure d’une journée en semaine.

 

Deux heures de coupures de courant : un coût de 921 millions d’euros

 

D’après le Blackout Simulator, si le courant était coupé de dix heures à midi dans toute la France vendredi 9 décembre, il en résulterait un coût économique estimé à 921 millions d’euros, soit l’équivalent d’environ 0,04 % du PIB. Ce simulateur, développé par l’université de Linz, permet d’estimer précisément le coût économique de coupures de courant (le coût calculé ne correspond pas exactement à une perte de PIB, voir encadré pour plus d’explications). Il permet également de connaître la répartition des coûts par secteurs d’activité. L’industrie serait la principale concernée avec un coût de 290 millions d’euros, suivi par les activités tertiaires et l’administration.

 

(source Asterès)
 

Bourse : des « hauts rendements » au rendez-vous

En seulement un an, les rendements à maturité du High Yield européen sont passés de 3% à plus de 8%, avant de revenir à 7,3% début décembre 2022.

En seulement un an, les rendements à maturité du High Yield européen sont passés de 3% à plus de 8%, avant de revenir à 7,3% début décembre 2022.

 

Ce mouvement correspond à une hausse des taux « sans risque » (actuellement autour de 2%) à laquelle s’ajoute une hausse des spreads (autour de 5%). Les performances du segment High Yield ont donc été négatives depuis un an, mais les rendements attendus sont désormais nettement plus élevés.

 

La hausse des spreads traduit notamment une hausse du risque de défaut sur le segment High Yield. Selon Moody’s, ce taux pourrait atteindre 4% lors des 12 prochains mois (données à fin octobre), contre 2,5% sur les 12 derniers mois et 1,3% en 2021. L’actuelle hausse du risque de défaut est bien prise en compte par les investisseurs, mais il faut souligner qu’une dégradation de la conjoncture pourrait se traduire par un taux de défaut plus élevé qu’attendu, jusqu’à 5 ou 6% lors des 12 prochains mois (défauts partiels inclus).
 

Un tel mouvement se traduirait par une hausse supplémentaire des taux et/ou des spreads. Pour autant, ce phénomène négatif pour les détenteurs de titres serait « amorti » par les rendements. Aux niveaux actuels, il faudrait assister à une hausse cumulée des taux et des spreads d’environ 240 points de base (2,4%) pour annuler totalement la performance à 12 mois liée au rendement de la classe d’actifs. Un scénario peu probable selon nous : à l’exception d’un éventuel « pic », les primes de risque n’ont pas vocation à se maintenir à de tels niveaux.
On notera qu’après une décollecte record de 12,6 milliards d’euros sur les fonds High Yield européens entre janvier et octobre 2022 (équivalente à 15% des encours), la tendance s’est inversée ces dernières semaines, avec une collecte positive de 209 millions d’euros du 17 au 23 novembre, et de 48 millions d’euros du 24 au 30 novembre2. Ce segment de marché semble donc avoir retrouvé un certain attrait aux yeux des investisseurs.

 

(source Lazard Frères Gestion)
 

Le taux moyen et du taux marginal d’imposition sur les avis d’impôt sur le revenu

Le taux moyen d’imposition du contribuable ainsi que le taux d’imposition marginal devront désormais figurer sur l’avis d’impôt sur le revenu.

Le taux moyen d’imposition du contribuable ainsi que le taux d’imposition marginal devront désormais figurer sur l’avis d’impôt sur le revenu.

 

Les taux marginal et moyen d’imposition ne figurent actuellement pas sur l’avis d’impôt sur le revenu. En revanche, dans le cadre de la mise en œuvre du prélèvement à la source, seul le taux moyen figure sur les fiches de salaire. Or, les deux taux sont souvent confondus par les contribuables. Pour remédier à cette difficulté, le taux moyen d’imposition du contribuable ainsi que le taux d’imposition marginal devront désormais figurer sur l’avis d’impôt sur le revenu. 
 

Pour mémoire, le taux d’imposition marginal désigne le taux d’imposition auquel le contribuable est imposé sur la dernière tranche de ses revenus. Par exemple, pour un contribuable dont le revenu fiscal de référence de référence est de 29 000 €, son taux marginal d’imposition sera de 30 %. La connaissance de ce taux permet au contribuable de mieux mesurer le coût fiscal d’éventuels revenus complémentaires venant accroître son revenu global (revenus locatifs, revenus de capitaux mobiliers…). 

 

S’agissant du « taux moyen d’imposition », il correspond au rapport existant entre l’impôt total mis à sa charge et son revenu net imposable. La mesure s’applique aux avis d’imposition à l’impôt sur le revenu émis à compter du 3 décembre 2022, qu’ils soient issus de la déclaration des revenus de 2022 souscrite en 2023 ou de déclarations de revenus des années antérieures souscrites tardivement.
 

Coup de pouce fiscal pour la rénovation des « passoires énergétiques »

La limite d’imputation des déficits fonciers sur le revenu global, actuellement fixée à 10 700 €, est temporairement relevée à 21 400 €.

La limite d’imputation des déficits fonciers sur le revenu global, actuellement fixée à 10 700 €, est temporairement relevée à 21 400 €.

 

Condition pour bénéficier de ce coup de pouce, le bailleur doit s’engage à effectuer des travaux permettant au logement de passer d’une classe énergétique E, F ou G à une classe de performance énergétique A, B, C ou D au plus tard le 31 décembre 2025. Le rehaussement s’applique aux dépenses pour lesquelles le contribuable justifie de l’acceptation d’un devis à compter du 5 novembre 2022 et qui sont payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025. 

 

Le changement de classe énergétique devra intervenir au plus tard le 31 décembre 2025. À défaut de justification du changement effectif de classement au plus tard fin 2025, les revenus fonciers et le revenu global des années au cours desquelles les dépenses ont été déduites seront reconstitués selon les modalités qui auraient été applicables sans la mesure. Précisons que la limite étant rehaussée « à concurrence du montant des dépenses » de rénovation, il nous semble qu’au sein de cette limite de 21 400 € la limite d’imputation d’un déficit foncier « classique » (hors intérêts d’emprunt) reste fixée à 10 700 €.
 

Livret A : le taux augmente en 2023

Le gouverneur de la Banque de France a annoncé, vendredi 9 décembre, que le taux du Livret A serait revu à la hausse en 2023.

Le gouverneur de la Banque de France a annoncé, vendredi 9 décembre, que le taux du Livret A serait revu à la hausse en 2023.

 

« Il y aura un nouveau relèvement, début février, que les services de la Banque de France calculeront mi-janvier », annonce François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France. L’augmentation devrait se situer autour de 3 %, selon les experts.

PEL : 2 % à partir du 1er janvier 2023

C’est officiel. Le taux de rémunération du plan d’épargne-logement (PEL) passera à 2 % au 1er janvier prochain, contre 1 % actuellement.

C’est officiel. Le taux de rémunération du plan d’épargne-logement (PEL) passera à 2 % au 1er janvier prochain, contre 1 % actuellement.

« Il s’agit de la première hausse du taux du PEL depuis 22 ans », a indiqué Bruno Le Maire, le ministre de l’économie dans un communiqué. Le ministre a suivi la recommandation du Gouverneur de la Banque de France fondée sur la formule de calcul du taux du PEL (arrêté du 27 janvier 2011 relatif aux taux d’intérêt des produits d’épargne réglementée). 

 

En toute logique, le taux d’intérêt du prêt d’épargne-logement accordée à l’issue de la phase d’épargne devrait également être relevé, normalement à 3,20 %. Le taux de 2 % s’appliquera aux PEL nouvellement ouverts à partir du 1er janvier 2023 et ne concernera donc pas le stock de PEL existants.