La recette fiscale de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) en hausse de 10 %

La recette fiscale de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) a atteint 1,8 milliard d’euros en 2022, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.

Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), la recette fiscale de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) a atteint 1,8 milliard d’euros en 2022, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente. 

 

En outre, le nombre de foyers assujettis à cet impôt a également augmenté de 7,3 % pour atteindre 164 000. Pour être imposable à l’IFI, qui a remplacé l’Impôt sur la Fortune (ISF) en 2017, il faut posséder un patrimoine net d’au moins 1,3 million d’euros, après déduction des dettes. Cette augmentation est attribuée à la hausse de la valeur des logements, qui a augmenté de 7,1 % selon l’Insee. Cette hausse a entraîné l’apparition de nouveaux foyers dans les tranches de patrimoine inférieures, avec une hausse de 6,3 % chez les foyers dont le patrimoine est inférieur à 2,5 millions d’euros.

 

Cependant, le patrimoine des foyers déjà présents à l’IFI tend également à augmenter, selon la DGFiP. Neuf foyers sur dix soumis à l’IFI en 2021 le sont toujours en 2022, et leur patrimoine a augmenté en moyenne de 4,1 %. Toutefois, malgré cette augmentation, la recette reste inférieure à celle rapportée par l’ancien ISF, qui avait un plus grand nombre de foyers assujettis et une recette d’environ 5 milliards d’euros.

 

En moyenne, en 2022, les foyers soumis à l’IFI disposent d’un revenu imposable de 147 300 euros, pour les 98 % qui sont également soumis à l’impôt sur le revenu. En comparaison, le revenu moyen des foyers non soumis à l’IFI est de 26 100 euros. La grande majorité (73 %) des contribuables soumis à l’IFI ont un patrimoine inférieur à 2,5 millions d’euros, mais 2 % possèdent un patrimoine supérieur à 7,5 millions d’euros. En ce qui concerne le profil de ces propriétaires, ils sont en moyenne plus âgés que la moyenne, ayant 70 ans contre 54 ans pour les foyers imposables à l’impôt sur le revenu. Les foyers soumis à l’IFI habitent principalement à Paris et dans ses banlieues les plus huppées, ainsi que dans certaines stations balnéaires de la côte atlantique et méditerranéenne et dans les Alpes.

 

Cependant, la plus forte concentration de contribuables soumis à l’IFI se trouve parmi les Français expatriés, avec 3,7 % des résidents à l’étranger y étant soumis, contre 2,8 % des Parisiens, 1,6 % des habitants des Hauts-de-Seine et 0,9 % des habitants des Yvelines. Les résidents de la Côte d’Azur (0,8 %), de Haute-Savoie (0,6 %) et du Var (0,6 %) complètent le podium.

Location de voiture : tarifs en baisse cet été ?

Après deux années de hausse consécutives, les tarifs de location de voiture seront en baisse cet été.

Après deux années de hausse consécutives, les tarifs de location de voiture seront en baisse cet été.
 

L‘étude menée par le comparateur Carigami sur une semaine de location entre le 1er juillet et 30 août 2023, révèle une baisse globale des tarifs en France.
 

Le coût moyen d‘une semaine de location estivale en 2023 s‘évèle à 332€, soit -10 % par rapport à 2022, mais toujours +27 % par rapport à 2019.
 

Parmi le top 10 des villes les plus chères de France : Biarritz à 435€ la semaine de location en moyenne, Nice à 429€ et Bordeaux à 425€.
 

Parmi le top 10 des villes les moins chères de France : Lille à 277€ le semaine de location en moyenne, Mulhouse à 290€ et Rennes à 316€.
 

La baisse globale des tarifs n‘est pas homogène partout en France, pour plusieurs raisons. La première concerne les flottes de voitures. Les loueurs, impactés depuis plusieurs années par la pénurie de composants électroniques (-40% de voiture sur le marché en 2021), reconstituent leur approvisionnement en voiture, de manière progressive.
 

La deuxième raison est la demande inégale au niveau des destinations françaises. La haute saison tarde à débuter et Carigami constate une baisse, voire une stagnation des prix sur certaines villes en France comme Lille, Mulhouse et Rennes.
 

Quels sont les meilleurs placements sur 40 ans ?

L’étude annuelle de IEIF révèle les performances comparées des placements sur longue période.

L’étude annuelle de IEIF révèle les performances comparées des placements sur longue période.
 

Le taux moyen d’épargne des ménages en France s’établit à 16,6 % en 2022, après 18,7 % en 2021 et 21,4 %, le point haut en 2020 selon l’Insee. Surtout placée en dépôts bancaires en 2020 et 2021, une partie de cette épargne a été réallouée depuis le second semestre 2022 vers des placements financiers davantage rémunérés notamment vers les produits d’épargne réglementée que la hausse de leurs taux d’intérêt a rendu plus attractifs. Autres placements plébiscités par les épargnants, les livrets A et les livrets de développement durable et solidaire (LDDS) sur lesquels se sont portés 40 milliards d’euros en 2022 selon la Caisse des Dépôts (CDC). La collecte nette en assurance-vie a progressé de 14,3 milliards d’euros et représente désormais un encours de 1 842 milliards d’euros, en recul de -18 % par rapport à 2021. 
 

Comme le souligne le Baromètre AMF de l’Epargne, une étude annuelle sur les attitudes et opinions des épargnants à l’égard des produits financiers, le niveau de connaissance des épargnants en matière d’investissement demeure faible et beaucoup rencontrent des difficultés de compréhension pour leurs placements, par exemple sur l’effet de l’inflation sur le pouvoir d’achat de l’épargne.
 

Des classements de performances différents selon les périodes :
 

• Sur 5 ans (2017-2022) : les performances des Locaux Industriels (couvrant la logistique et les locaux d’activité) sont particulièrement élevées, en raison de la forte appréciation des valeurs vénales de la Logistique sur la période. 6 classes d’actifs (Assurance-Vie, OPCI, Livret A, Monétaire, Obligations et Foncières) présentent des TRI inférieurs à l’inflation. Sur cette période, les produits de taux ont un TRI négatif, de même que l’immobilier coté avec un TRI 5 ans de -9,4 %, en lien avec le fort recul en bourse.
 

• Sur 15 ans (2007-2022) : sur cette période, l’immobilier direct domine nettement le classement des performances, en particulier les Commerces et l’Industriel (avec respectivement des TRI 15 ans de 7,2 % et 6,1 %). Les SCPI font jeu égal avec le Logement et les Bureaux (TRI 15 ans de 5,7 % pour les 3 classes d’actifs). L’Or, actif contracyclique et valeur refuge présente la performance la plus élevée (TRI 15 ans 7,4 %).
 

• Sur 20 ans (2002-2022) : les Commerces sont nettement en haut du classement avec un TRI 20 ans de 17,3 %, suivi par les Foncières (11 %) : en toute logique puisque la période couvre les années 2005, 2006 et 2007 au cours desquelles les rendements en capital des actifs de commerce dépassaient 16 points sur chacune de ces 3 années. Les Foncières majoritairement exposées au Commerce en ont également bénéficié. Les autres actifs immobiliers directs se positionnent ensuite : les Locaux Industriels (10,1 %) puis les Bureaux (9,9 %) et le Logement (9,6 % pour le Logement France et 8,7 % pour le Logement à Paris). 
 

• Sur longue période : Sur 30 ans (1992-2022), les Foncières et le Logement devancent les Actions avec des TRI respectifs de 10 %, 9,3 % et 8,8 %. Les TRI des SCPI et des Bureaux sont très proches, en lien avec la forte exposition historique des SCPI aux Bureaux. Sur 40 ans (1982-2022), les placements en Bourse sont les plus performants : les Actions et l’Immobilier coté distancent les autres classes d’actifs. Le Logement à Paris présente un TRI 40 ans supérieur à 10 %.  
 

Un couple rendement/risque toujours attractif pour l’immobilier vis-à-vis des autres classes d’actifs :
 

Compte tenu de ces caractéristiques, l’immobilier se positionne à mi-chemin entre les actions d’une part et les obligations d’autre part et présente un couple rendement-risque attractif par rapport à ces 2 références. 
 

Les couples rendement-risque permettent de positionner les différents placements les uns par rapport aux autres selon les durées observées, en distinguant pour un niveau de risque comparable, les niveaux de performances obtenus des différents placements ou à niveau de performance comparable, les placements qui se révèlent plus volatils, donc plus risqués.
 

• Sur 5 ans, le Logement France et Logistique France présentent des performances supérieures aux actions. 
 

• Sur 10 ans, les Actions présentent les niveaux de performances les plus élevées, au prix d’une volatilité bien supérieure aux autres actifs.
 

• Sur 15 ans, Le Logement, les Bureaux, les SCPI et l’Or présentent des performances supérieures à celles des Actions. 
 

• Sur 20 ans, Le logement (France et Paris), mais également l’Or, surperforment les Actions et les Foncières qui connaissent des performances très proches des SCPI et Bureaux France mais avec un niveau de volatilité bien supérieur.
 

• Sur 30 ans, le Logement France, qui surperforme nettement le Logement à Paris, présente une performance supérieure à celles des actifs côtés, mais avec trois fois moins de volatilité.
 

• Sur 40 ans, les Actions présentent des niveaux de performances et de volatilités plus élevés que ceux des autres actifs. Le Logement à Paris connaît de très belles performances, supérieures aux Foncières, pour un niveau de volatilité bien moindre
 

Combien faut-il gagner pour acheter un 40 m2 à Paris ?

Pour acheter dans la capitale, un primo-accédant doit gagner en moyenne 97.490 euros, sans compter l’apport de 10% qui est devenu impératif.

Une étude de la start-up Virgil montre que pour acheter dans la capitale, un primo-accédant doit gagner en moyenne 97.490 euros, « sans compter l’apport de 10% qui est devenu impératif ». En petite couronne, le salaire brut annuel moyen nécessaire ressort à 50.743 euros.

 

Il y a vingt ans, pour une surface de 40m2, un primo-accédant devait gagner en moyenne 42.047 euros par an pour acheter à Paris intra-muros. « En 2002, les arrondissements de Paris les moins chers à l’achat de ce type de bien étaient: le 19ème (30.505 euros brut annuel), le 18ème et 20ème (32.153 euros brut annuel), le 10ème (34.862 euros brut annuel) et le 11ème (38.278 euros brut annuel) », précise l’étude.
 

« Dans la fourchette basse du baromètre, les arrondissements d’il y a 20 ans restent toujours attractifs et permettent de devenir propriétaire avec un salaire brut annuel entre 81.598 euros pour le 19ème arrondissement, 83 178 euros brut annuel pour le 20ème, ou 88 103 euros brut annuel pour le 18ème et le 13ème arrondissement de Paris ».
 

En petite couronne, l’étude estime qu’il faut gagner 50.743 euros et en grande couronne 32.249 euros contre 19.080 euros en 2002. Sur les 20 ans dernières années, les prix de l’immobilier ont progressé de 194% en moyenne pour Paris, 160% pour la petite couronne et 114% pour la grande couronne.
 

Les prix de l’immobilier d’exception ont augmenté de 5,2% en 2022 dans le monde

Sur les 100 marchés suivis par le Prime International Residential Index (PIRI 100), qui analyse l’évolution des prix des biens d’exception dans 100 villes clés.

Sur les 100 marchés suivis par le Prime International Residential Index (PIRI 100), qui analyse l’évolution des prix des biens d’exception dans 100 villes clés, Paris se positionne à la 39e place sur 100 dans ce classement mondial.
 

Dans la capitale française, les prix des biens d’exception ont augmenté de 6,2 % en 2022, soit une hausse plus marquée que la moyenne mondiale qui atteint 5,2%. À Paris, 1 million de dollars US permet d’acheter 43 m2 de surface premium (soit un prix au m2 de 23 256 $), ce qui place la ville plus chère que Sydney, mais moins chère que Los Angeles.
 

Paris continue d’attirer les ultra-riches
 

Paris est une destination de choix pour les individus ultra-fortunés (les  »UHNWI ») du monde entier, notamment en raison de la qualité de vie qu’elle offre et de son art de vivre. A la différence d’autres capitales mondiales, Paris a vu ses ventes de propriétés d’exception augmenter en 2022 avec 23 ventes supérieures à 10 millions de dollars US et 6 supérieures à 25 millions de dollars US.
En effet, l’attrait pour les biens de luxe ne se dément à Paris avec une demande toujours plus forte, et des prix au m2 largement au-dessus de la moyenne pour les biens exceptionnels et rares, comme cet hôtel particulier avec jardin de 400 m2 sur la rive gauche vendu 17 000 000 € (soit 42 500 €/m2) par Junot Fine Properties | Knight Frank.
 

« En plus de la forte présence des acheteurs américains depuis 2022, les acheteurs chinois et du Moyen-Orient affluent sur le marché des propriétés d’exception à Paris depuis le début de l’année. Ces clients recherchent une valeur refuge à un emplacement stratégique en Europe tout en profitant des activités culturelles que Paris peut offrir. Étant donné la hausse des coûts et des délais de rénovation, les acquéreurs étrangers ciblent des produits clés en mains, « turn key apartments », et sont prêts à payer un prix premium pour de l’exceptionnel » explique Alison Ashby, directrice Junot Fine Properties | Knight Frank.
 

En 2023, l’immobilier résidentiel d’exception confirme sa valeur refuge
 

Les UHNWI du monde entier considèrent désormais l’immobilier résidentiel comme la classe d’actifs la plus sûre, un titre habituellement accordé à l’or. Ainsi, 15% d’entre eux prévoit d’acheter une résidence en 2023 en majorité pour de l’investissement (45%).
 

Le Wealth Report prévoit notamment qu’en 2023, la France fera partie du top 5 des pays où ces individus ultra-fortunés seront les plus susceptibles d’investir en raison du mode de vie, de la stabilité politique, de la diversification des devises et du niveau élevé de transparence. L’attractivité du marché résidentiel d’exception parisien devrait donc continuer à séduire ces individus ultra-fortunés (UHNWI).
 

« Compte tenu du contexte international incertain et des pertes record subies par d’autres actifs financiers, la stabilité et la pérennité avérées du marché immobilier parisien rassurent les investisseurs. Les acheteurs payant comptant sont à l’abri des préoccupations liées à la hausse des taux d’intérêt et un achat à Paris leur permet de rester mobiles à l’échelle mondiale et de profiter du style de vie à la parisienne. » conclut Alison Ashby, directrice Junot Fine Properties | Knight Frank.
 

Pourquoi il faut miser sur les actions japonaises ?

La valorisation des actions japonaises ne reflète pas les perspectives de croissance des bénéfices, ni les avancées en termes de gouvernance.

La valorisation des actions japonaises ne reflète pas les perspectives de croissance des bénéfices, ni les avancées en termes de gouvernance. Explications de Yasuko Sato, chez Invesco.

 

Toutefois, la sélectivité est de mise pour espérer générer de l’alpha sur cette classe d’actifs et apporter de la diversification dans les portefeuilles. 
 

L’intérêt des investisseurs étrangers pour les actions japonaises frémit depuis quelques mois. Cette classe d’actifs présente-t-elle un potentiel d’appréciation ?
 

De nombreux facteurs ne sont pas encore correctement valorisés par le marché. Les bénéfices des entreprises japonaises sont relativement solides. Les prévisions de bénéfice par action s’affichaient en hausse constante depuis juin 2021, et ce à un rythme sensiblement supérieur à celui des sociétés américaines. Elles ont fait preuve de résilience lors des récents ralentissements économiques mondiaux. Pourtant, la valorisation du marché n’est que de 13 x les prévisions de résultats pour 2023, contre 18 x pour les Etats-Unis (source : FactSet, 28 février 2023). Parmi les entreprises japonaises riches en liquidités, la demande d’investissement reste forte et devrait s’orienter dans l’automatisation, la numérisation et la transition écologique. Par ailleurs, les entreprises restituent des liquidités aux actionnaires. A ce titre, les rachats d’actions, au plus haut historique, améliorent mécaniquement les bénéfices par action et le rendement du dividende. 

D’un point de vue structurel, le mouvement engagé depuis 2014 par le Japon pour améliorer les normes de gouvernance de ses entreprises se poursuit. La réforme du Tokyo Stock Exchange annoncée en avril 2022 et en janvier 2023, avec la restructuration du marché et la refonte de l’indice Topix, vise également à redonner de l’attractivité aux actions japonaises.
 

Quelles sont les dernières avancées concernant la réforme de la gouvernance d’entreprise ?
 

Le Corporate Governance Code Revision1 annoncé en juin 2021 met l’accent sur trois domaines : renforcer la fonction du conseil d’administration, promouvoir la diversité des ressources humaines, améliorer la divulgation d’informations sur le développement durable. Il fixe également des normes de gouvernance plus élevées pour la cotation sur le marché primaire avec au moins un tiers2 de membres du conseil d’administration indépendants, mais aussi une information, en anglais, en ligne avec la réglementation TCFD3 ou une réglementation équivalente, et ce afin de communiquer de manière transparente sur les risques financiers liés au climat. Ce nouveau code permet donc aux entreprises nipponnes d’avancer dans la prise en compte des enjeux de développement durable. Des progrès restent à réaliser, notamment sur les enjeux sociaux comme sur la diversité homme-femme, qui reste très déséquilibrée au sein des entreprises.
 

A plus brève échéance, les actions japonaises peuvent-elles bénéficier d’un momentum économique ?
 

Contrairement à ce que nous avons connu ces dernières années, le Japon devrait afficher cette année l’une des croissances les plus dynamiques des économies développées. Depuis qu’il a rouvert ses frontières et son économie à l’automne 2022, le pays est entré dans un nouveau cycle économique. En outre, l’inflation ayant été jusque-là relativement faible, la Banque du Japon (BoJ) a pu poursuivre sa politique monétaire accommodante et donc soutenir la reprise économique. Toutefois, il convient de surveiller si la récente flambée des prix, essentiellement due à l’alimentation et à l’énergie, se répercutera dans les services, mais aussi sur les salaires. Le Shunto, la très influente négociation salariale de printemps, pourrait déterminer si une inflation soutenue de 2 % reviendra enfin au Japon et donc si la BoJ s’engagera dans la normalisation de sa politique, avec, dès lors, une possible appréciation du yen.
 

Quel profil de sociétés privilégiez-vous ?
 

Il nous semble important d’aborder les actions japonaises sans biais de style, ni de capitalisation. Les entreprises disposant d’un important flux de trésorerie disponible grâce à leurs valeurs immatérielles peuvent offrir des rendements attractifs à long terme lorsqu’elles sont achetées à des prix raisonnables. Des valeurs immatérielles comme la marque, la technologie ou encore la fidélité des clients au sein d’une franchise commerciale solide sont en effet difficiles à créer ou à reproduire, ce qui permet aux entreprises de conserver un avantage concurrentiel.
 

Doublement du déficit foncier pour les travaux énergétiques

La seconde loi de finances rectificative pour 2022 avait entériné le doublement du déficit foncier pour les propriétaires bailleurs qui entreprennent des travaux.

La seconde loi de finances rectificative pour 2022, votée le 25 novembre dernier, avait entériné le doublement du déficit foncier pour les propriétaires bailleurs qui entreprennent des travaux. Décryptage de Bertrand de Raymond, président de CapCime.

La seconde loi de finances rectificative pour 2022, votée le 25 novembre dernier, avait entériné le doublement du déficit foncier pour les propriétaires bailleurs qui entreprennent des travaux d’envergure, leur permettant de gagner plusieurs classes énergie. Le décret d’application a finalement été publié en fin de semaine dernière.

 

Cette mesure est louable, tant pour la qualité du parc locatif que pour les finances des propriétaires. Mais elle risque de laisser certains d’entre eux sur le côté du chemin.

 

Doublement du déficit foncier : une mesure lissée sur trois ans

 

La loi de finances rectificative a relevé de 10 700 à 21 400 € la limite annuelle de l’imputation du déficit foncier sur le revenu global lorsque ce déficit résulte de dépenses de travaux de rénovation énergétique permettant à un logement de passer d’une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D. Cette mesure s’étend sur trois ans pour les devis acceptés à compter du 5 novembre 2022, payés entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2025.

 

Les bailleurs au « forfait » oubliés

 

Cette mesure vise exclusivement les bailleurs imposés au « réel », qui peuvent déduire de leurs revenus locatifs un certain nombre de dépenses (intérêts d’emprunt, frais de gestion, travaux d’entretien et d’amélioration, taxe foncière…) et, le cas échéant, se créer un déficit foncier reportable sur le revenu global (hors partie constituée des intérêts d’emprunt) de l’année à hauteur de 10 700 ou 21 400 €. Le solde éventuel est, quant à lui, reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Tous les loueurs percevant plus de 15 000 € de recettes locatives annuelles sont automatiquement imposés au réel.

 

Les « petits » bailleurs, ceux dont le montant des loyers est inférieur à ce seuil, ont le choix entre le régime micro-foncier et son abattement forfaitaire de 30 % sur les recettes locatives, censé couvrir l’intégralité de leurs charges et dépenses et, sur option, une imposition au réel. « Ceux qui sont au forfait et réalisent des travaux d’économies d’énergie ne bénéficient, par définition, pas de la mesure mise en place par le Gouvernement ; celui-ci aurait pu faire un geste en majorant l’abattement forfaitaire, regrette Bertrand de Raymond. Cela serait d’autant plus recommandable qu’il est plus intéressant fiscalement de pratiquer une déduction sur les revenus fonciers imposés au TMI du bailleur, majoré des prélèvements sociaux à 17,2 %, que sur le revenu global fiscalisé au seul TMI. » En effet, dans le cas d’un contribuable assujetti à un TMI de 30 % et bénéficiant de revenus fonciers supérieurs à 21 400 €, l’option pour l’imputation du déficit foncier sur les revenus fonciers serait à privilégier. À l’inverse, plus le TMI augmente, plus ce doublement du déficit devient fiscalement intéressant. « Or, à cette heure, le choix n’est pas laissé au contribuable. » dénonce-t-il.

 

L’option pour le réel est-elle toujours intéressante ?

 

Dès lors, au vu du doublement du déficit foncier, les bailleurs au forfait doivent-ils opter pour le réel ? Pas forcément… « Les bailleurs qui sont au forfait ne doivent pas foncer tête baissée sur cette annonce et se mettre au réel. Ce choix doit dépendre du montant des travaux engagés, de l’importance des charges pesant sur le bien, s’il a été financé ou non à crédit… explique Bertrand de Raymond. Si le total des charges est inférieur au montant de l’abattement, par exemple 4 500 € pour 15 000 € de recettes locatives, mieux vaut rester au forfait. D’autant que l’option pour le réel est irrévocable pendant trois ans. »
 

L’inflation repart à la hausse en avril

L’inflation en avril 2023, à 5,9 %, a été légèrement plus élevée qu’en mars (5,7 %), mais reste inférieure au pic de février (6,3 %).

L’inflation en avril 2023, à 5,9 %, a été légèrement plus élevée qu’en mars (5,7 %), mais reste inférieure au pic de février (6,3 %). À partir de l’été cependant, la baisse de l’inflation devrait être sensible et durable.

 

Le rebond de l’inflation en avril s’explique par la légère reprise de l’inflation énergétique et par la hausse de l’inflation sur les services. En revanche, l’inflation alimentaire baisse légèrement.

 

La reprise de l’inflation énergétique en avril était attendue. Du fait des variations des prix de l’énergie de l’an dernier et de l’instauration (en avril 2022) d’une remise de 18 centimes par litre de carburant, l’inflation énergétique, calculée en glissement annuel, a augmenté en avril malgré un prix des matières premières énergétiques plutôt orienté à la baisse. L’inflation sur les services, qui a augmenté de 2,9 % en mars à 3,2 % en avril, est une mauvaise nouvelle car cela signifie qu’une partie de l’inflation commence à se diffuser dans l’ensemble de l’économie.

 

L’inflation alimentaire, toujours élevée, a légèrement baissé en mars : après avoir atteint 15,9 % le mois dernier, elle a baissé d’un point à 14,9 %. La baisse est particulièrement notable sur les produits frais, qui voient l’inflation chuter de 7 points à 10,2 %.

 

L’inflation devrait rester élevée au printemps 2023. Il faudra attendre l’été pour voir l’inflation baisser de manière significative.

 

La baisse de l’inflation sera, au mieux, lente sur la fin du printemps. Cela s’explique notamment par la variation des prix de l’énergie en 2022 (l’inflation est calculée par rapport au même mois de l’année précédente) et par l’instauration de la remise à la pompe l’an dernier, qui avait mécaniquement contribué à diminuer le prix du carburant. Ainsi, malgré la baisse tendancielle du prix des matières premières énergétiques, celle-ci ne se matérialise pas spontanément dans les chiffres actuels de l’inflation. Dans le même temps, l’inflation alimentaire devrait rester élevée au printemps, car la baisse des prix de l’énergie depuis plusieurs mois ne sera pas encore répercutée jusqu’au consommateur (contrats d’approvisionnement d’énergie à long terme, prix négociés en amont avec la grande distribution).

 

À partir de l’été, l’inflation devrait repartir significativement à la baisse. Dans l’hypothèse où les prix de l’énergie ne rebondiraient pas (ce qui semble être le scénario le plus probable au vu de la baisse récente malgré la reprise chinoise et la baisse des quotas de production de pétrole de l’Opep), l’inflation devrait sensiblement baisser à partir de l’été et de l’automne 2023. En effet, le repli des prix de l’énergie de l’automne et de l’hiver 2022-2023 commencera à se répercuter significativement dans l’ensemble de l’économie. Ce scénario semble soutenu par la baisse régulière de l’inflation sur les prix de production (sortie d’usine) qui, après avoir atteint 28 % en août 2022, a diminué régulièrement jusqu’à atteindre 9,5 % en mars 2023.

 

(source Asterès)
 

Assurance vie : hausse de 6 % au mois de mars

En mars 2023, les cotisations en assurance vie atteignent 14,4 milliards d’euros, en hausse de +6 % par rapport à l’année dernière et la collecte nette demeure positive.

En mars 2023, les cotisations en assurance vie enregistrent une hausse de +0,9 milliards d’euros, soit +6 %, pour atteindre 14,4 milliards d’euros. 

 

Elles augmentent de +4 % pour le compartiment en euros et de +10 % pour celui en unités de compte (UC). Depuis le début de l’année, elles sont en hausse de +1,2 milliard d’euros, soit +3 %, à 41,6 milliards d’euros. Cette dynamique est portée par les supports en euros (+5 %) tandis que les cotisations en UC restent à un niveau stable par rapport à la même période de l’année dernière. La part des cotisations en UC demeure stable à 41 % sur le mois de mars et à 40 % sur les trois premiers mois de l’année 2023, au même niveau que pour l’ensemble de l’année 2022.
 

Les prestations s’établissent à 14,0 milliards d’euros en mars 2023, en progression de +2,4 milliards d’euros par rapport à mars 2022. Cette hausse concerne à la fois les supports en euros (+1,9 milliard d’euros) et les supports en UC (+0,5 milliard d’euros). Depuis le début de l’année, les prestations sont en hausse de +6,3 milliards d’euros par rapport à la même période de l’année dernière, à 38,9 milliards d’euros. Les rachats représentent 59 % des prestations contre 57 % au cours du premier trimestre 2022.
 

La collecte nette demeure positive, à +0,4 milliard d’euros sur le mois de mars, dont +3,1 milliards d’euros en supports UC. Depuis le début de l’année, la collecte nette s’établit à +2,6 milliards d’euros. L’encours atteint 1 884 milliards d’euros à fin mars, en hausse de +1,5 % sur un an.
 

Sur le 1er trimestre de l’année 2023, le nombre de contrats transformés dans le cadre de la Loi PACTE (hors transferts des contrats d’assurance retraite vers un PER) est estimé à 117 000 (après 55 000 au 4e trimestre 2022 et 60 000 au 3e trimestre 2022). Ces transformations représentent un montant de 4,3 milliards d’euros, dont 1,1 milliard d’euros ont été réinvestis en UC.
 

Le marché des PER continue de progresser…
 

En mars 2023, les cotisations sur un PER assurantiel s’élèvent à 573 millions d’euros, en hausse de +4 % par rapport au même mois de 2022. Ce sont également 73 600 nouveaux assurés sur le mois (+6 % par rapport à mars 2022). La collecte nette s’élève à +463 millions d’euros, en hausse de +12 % par rapport à mars 2022.
Les transferts d’anciens contrats d’épargne retraite vers un PER ont représenté sur le mois de mars 9 500 assurés pour un montant de 239 millions d’euros.

 

A fin mars 2023, les PER comptabilisent 4 millions d’assurés pour un encours de 51,4 milliards d’euros constitué d’UC à hauteur de 46 %.

Sur le 1er trimestre 2023, les cotisations sur des supports eurocroissance s’établissent à 474 millions d’euros, en hausse de +12 % par rapport au 1er trimestre 2022. La collecte nette s’élève à +373 millions d’euros sur la période.
 

À fin mars 2023, l’encours des fonds eurocroissance s’établit à 7,5 milliards d’euros, en hausse de +50 % sur un an, pour 442 600 contrats.
 

Un nouveau plan d’épargne pour le climat pour les jeunes est à l’étude

Bercy propose la création d’un « plan d’épargne avenir climat » destiné aux moins de 18 ans, selon un avant-projet de loi sur l’industrie verte.

Le ministère de l’Économie et des Finances propose la création d’un « plan d’épargne avenir climat » destiné aux moins de 18 ans, selon un avant-projet de loi sur l’industrie verte consulté par « Les Echos ». 

 

Ce nouveau produit d’épargne permettrait aux jeunes de constituer une épargne à long terme tout en finançant une économie respectueuse de l’environnement. L’épargne ainsi constituée serait affectée à l’acquisition de titres financiers contribuant au financement de l’économie productive et de la transition écologique. Toutefois, des mesures de protection seraient mises en place pour garantir que les sommes investies soient disponibles lorsque le titulaire du compte atteint la majorité. 

 

Pour encourager les parents à souscrire à ce plan pour leur enfant, l’État verserait un abondement dont le montant n’est pas précisé pour toute ouverture d’un plan d’épargne avenir climat au cours de l’année de naissance du titulaire. En revanche, tout retrait de fonds avant l’âge de 18 ans entraînerait la clôture du plan, sauf en cas d’invalidité. Ce produit d’épargne serait distribué par les banques et les entreprises d’investissement.