Et si investir dans une passoire thermique était rentable

Investir dans un logement considéré comme une passoire thermique peut être rentable, surtout dans certaines régions.

Investir dans un logement considéré comme une passoire thermique peut être rentable, surtout dans certaines régions.

 

Les logements considérés comme des passoires thermiques, avec un mauvais diagnostic de performance énergétique (DPE F ou G), sont actuellement décotés sur le marché. Les prix peuvent être jusqu’à 20% inférieurs par rapport aux logements plus économes. Heero, une entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique, propose une carte des opportunités d’achat en France. De plus, des dispositifs incitatifs et des aides à la rénovation sont disponibles pour les investisseurs.

 

Il existe plusieurs aides pour rénover les passoires énergétiques, y compris pour les bailleurs. Les Certificats d’Economies d’énergie (CEE) offrent des subventions pour les travaux d’isolation et de chauffage réalisés par des artisans qualifiés. MaPrimeRénov’ est un autre dispositif qui propose des aides calculées en fonction des revenus et de l’amélioration écologique des travaux. De plus, des avantages fiscaux tels que le dispositif Denormandie et le déficit foncier sont disponibles pour les investisseurs.

 

Il est important de choisir soigneusement le bien et son emplacement pour que l’investissement dans une passoire thermique soit rentable. Les maisons individuelles de petites surfaces à prix abordable, situées à une distance de 20 à 40 km des grandes villes et proches des bassins d’emploi, offrent un potentiel de retour sur investissement élevé. Les régions telles que la Nouvelle-Aquitaine, le Centre Val-de-Loire et le Grand Est sont particulièrement propices à la plus-value verte.

 

 

Les vraies attentes des travailleurs non salariés et des dirigeants

Une étude s’est penchée sur les Travailleurs Non-Salariés (TNS) et dirigeants de TPE pour comprendre leurs attentes en matière de prévoyance.

Une étude s’est penchée sur les Travailleurs Non-Salariés (TNS) et dirigeants de TPE pour comprendre leurs attentes en matière de prévoyance.

 

MetLife France, spécialiste de la prévoyance individuelle, a dévoilé les résultats de son Baromètre 2023 réalisé par CSA, qui s’est intéressé aux Travailleurs Non-Salariés (TNS) et aux dirigeants de TPE pour comprendre leurs préoccupations et attentes en matière de prévoyance. Cette enquête en ligne a été menée du 2 au 10 mai 2023 auprès de 403 répondants.

 

L’objectif de cette étude annuelle auprès des TNS et des dirigeants de TPE est d’évaluer la perception et les motivations des travailleurs indépendants en ce qui concerne la prévoyance, ainsi que de mesurer le taux de souscription en se basant sur des questions récurrentes. En plus des questions habituelles posées chaque année, des axes supplémentaires ont été ajoutés dans l’étude de 2023, et on constate un taux d’équipement historiquement bas.

 

Dans l’ensemble, les TNS restent optimistes quant à l’avenir de leur activité (57%), mais cet optimisme a diminué par rapport aux deux années précédentes pour revenir au niveau de 2020.

Leur principale préoccupation (en hausse cette année) est la situation financière de leur entreprise (63%), suivie par le maintien du revenu en cas d’arrêt de travail (54%), qui passe devant la protection de la famille en cas de décès ou d’invalidité (51%).

 

En ce qui concerne la prévoyance, l’étude révèle que 70% des entrepreneurs estiment être mal protégés par leur Régime Obligatoire. De plus, ils connaissent encore très mal leur niveau exact de couverture, avec seulement 30% qui savent qu’ils sont couverts en cas d’Interruption Temporaire de Travail (ITT), 16% en cas d’invalidité et 19% en cas de décès.

 

Malgré cela, le taux de souscription à une prévoyance individuelle est de 41%, au plus bas depuis 2018 (alors de 52%), avec une érosion régulière d’année en année. Il est à noter que ce taux varie considérablement en fonction du revenu : 73% des TNS ayant un revenu supérieur à 60 000 € sont équipés, contre seulement 34% des TNS ayant un revenu inférieur à 40 000 €.

 

Ce faible taux d’équipement s’explique probablement par différentes raisons. D’une part, des raisons structurelles, telles que le fait que la mort ou la maladie sont des sujets auxquels il est difficile de se confronter, un manque de perception des conséquences possibles sur les aléas de la vie pour eux-mêmes et leur entourage, et donc un manque de conscience de l’utilité de la prévoyance. D’autre part, des raisons conjoncturelles liées à la situation économique, avec l’inflation et son impact sur le pouvoir d’achat, ainsi qu’une tendance générationnelle à vivre au jour le jour et à moins se projeter dans le futur.

 

En ce qui concerne la distribution des contrats de prévoyance, la structure reste inchangée, avec 61% des contrats vendus par des agents généraux, 17% par des courtiers, 16% par des banques et 4% par des conseillers en gestion de patrimoine.

 

L’étude met également en lumière les situations envisagées par les TNS, avec seulement 51% d’entre eux ayant envisagé leur décès prématurément, contre 63% à 64% qui ont envisagé une maladie ou un accident entraînant un arrêt de travail de plus de 3 mois, ou une invalidité partielle ou totale. Ils reconnaissent cependant que les conséquences financières les plus importantes surviendraient en cas d’invalidité totale (45%) et de décès (31%), par rapport à une invalidité partielle (14%) et à un arrêt de travail (12%). Malgré cela, les contrats de prévoyance actuels couvrent autant l’ITT que le décès (à 31% chacun), contre 28% pour l’invalidité.

Retraite : 5 erreurs minimum dans 90 % des relevés de carrière

Selon un spécialiste de l’audit retraite, le taux d’erreur dans les relevés de carrière est largement sous-estimé.

Selon un spécialiste de l’audit retraite, le taux d’erreur dans les relevés de carrière est largement sous-estimé. 
 

Il y a des erreurs dans les dossiers de retraite ! C’est la Cour des Comptes qui le dit : elle a certifié avec réserve les comptes de la branche vieillesse et de la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV), indiquant qu’une prestation de retraite sur sept attribuée à d’anciens salariés comportait une erreur financière (source).
 

Selon le spécialiste de l’audit retraite Océa Concept, le taux d’erreur est largement sous-estimé. Le groupe constate pour ses audits retraite sur 2022, en moyenne au moins cinq erreurs dans 9 relevés de carrière sur 10.

Des erreurs trop fréquentes
 

Le rapport de la Cour des Comptes rappelle que la CNAV mesure chaque année la fréquence et la portée financière des erreurs qui affectent à titre définitif les premières attributions de pension de retraite.
 

Elle s’est basée en 2022 sur un échantillon de 10 601 dossiers couvrant tous les types de prestations liquidées par les Carsat et a constaté qu’1,1 % des montants versés étudiés étaient erronés. Rapporté au montant des attributions de prestations au cours de l’exercice (6,4 Md€), on arrive à un montant probable d’erreurs de l’ordre de 70 M€ au détriment des bénéficiaires.
 

Autre dysfonctionnement notable : la Cour constate une grande hétérogénéité des niveaux d’erreurs entre les caisses. On peut citer notamment le poids prépondérant des erreurs de liquidation à la CNAV en Île-de-France avec une fréquence d’erreur de près de 20 % sur les droits contrôlés.
 

Océa Concept estime quant à elle que ces chiffres sont sous-estimés, et compte 5 erreurs minimum dans 90% des relevés de carrière qu’elle étudie pour ses clients.
 

Pour compléter le rapport de la Cour des Comptes, Océa Concept précise les erreurs les plus fréquentes, qui font perdre de l’argent ou font cotiser plus longtemps :
 

Il s’agit principalement d’erreurs dans le relevé de carrière : manque de trimestres travaillés dans le décompte des droits, erreurs sur les montants des salaires à faire corriger auprès de l’assurance retraite ;
Les erreurs concernent également fréquemment les périodes de chômage ou de longue maladie qui ne sont pas ou mal calculés ;
 

Le mauvais calcul dans la prise en compte de la retraite complémentaire ;
Pour les expatriés, les périodes d’activité à l’étranger ne sont quasiment jamais remontées ;
Enfin, les trimestres supplémentaires pour enfants peuvent également être oubliés.
Il est possible de faire rectifier les erreurs retraite
 

En 2022, les caisses de retraite ont effectué plus de 274 000 révisions de droit et près de 174 000 révisions de service.
 

« Les révisions de droit modifient rétroactivement les prestations attribuées depuis la date de leur entrée en jouissance. Les révisions de service conduisent à modifier pour l’avenir la prestation versée. Océa Concept fait ces demandes toutes les semaines. Toutefois, il est beaucoup plus confortable pour l’intéressé(e) d’anticiper ces risques d’erreurs en réalisant un bilan retraite bien avant sa demande de liquidation des droits » rappelle Jean-Luc Leca, PDG d’Océa Concept.
 

Cette mise à jour peut en effet prendre plusieurs mois et demande une fine connaissance des systèmes de retraite afin de s’assurer du bon déroulé du processus. L’absence d’accompagnement peut être décourageant et rallonger le parcours.
 

17 % de hausse pour les plus grandes fortunes de France

Les plus grandes fortunes de France ont connu une croissance remarquable, augmentant de près de 17% en un an leur patrimoine.

Les patrimoines professionnels cumulés des 500 plus grandes fortunes de France ont connu une croissance remarquable, augmentant de près de 17% en un an pour atteindre un chiffre record estimé à 1 170 milliards d’euros cette année, selon le classement publié mercredi par le magazine Challenges.

 

 

Cette hausse significative est principalement attribuable à la croissance exceptionnelle de près de 150 milliards d’euros des patrimoines des quatre piliers de l’industrie du luxe français, qui se trouvent en tête de liste. Bernard Arnault, le PDG du numéro un mondial du luxe LVMH, conserve sa première place au classement, qu’il domine depuis 2017, avec une fortune familiale estimée à 203 milliards d’euros cette année, contre 149 milliards en 2022, selon Challenges.

 

L’homme le plus riche du monde, selon le magazine Forbes, est suivi par les familles Hermès (138 milliards d’euros), Wertheimer (Chanel, 100 milliards) et la famille de Françoise Bettencourt Meyers (L’Oréal, 77 milliards), toujours considérée comme la femme la plus riche du monde d’après Forbes.

En atteignant le montant de 1 170 milliards d’euros, « la fortune globale des 500 atteint des sommets jamais atteints auparavant (…), dépassant largement le record de l’année dernière à 1 002 milliards », note Challenges. « En 2009, ce montant n’était que de 194 milliards, représentant 10% du PIB de l’époque ; aujourd’hui, il représente 45% » de la production annuelle de richesse en France, écrit le magazine.

 

Outre le secteur du luxe, la croissance de ces fortunes est également soutenue par des acquisitions dans le vignoble français, notamment celles réalisées par la famille Pinault (Kering, 31 milliards d’euros), qui a investi « plusieurs centaines de millions » dans le champagne.

 

« Cette édition 2023 révèle également des secteurs en difficulté en raison de l’augmentation des coûts, tels que la distribution », signale Challenges, citant par exemple la contraction du patrimoine de Claude Thiriet, deuxième acteur français des surgelés, ou des propriétaires d’Yves Rocher.

 

Les « licornes » de la tech, qui ont connu une multiplication ces dernières années, ont également perdu de leur éclat. « Une dizaine de fondateurs de licornes ont même quitté le classement cette année » et « la plupart de ceux qui restent n’enregistrent plus de croissance, voire voient leur fortune diminuer », souligne Challenges.

 

Le nombre de milliardaires recensés s’élève désormais à 141, contre 55 en 2013. Dans le même temps, le seuil d’entrée dans le club des 500 est passé de 65 à 235 millions d’euros.

Patrimoine : Les Français aisés face à la crise

La conjoncture génère prudence et attentes augmentées dans le comportement des épargnants français, selon le 8e édition de l’Observatoire de Swiss Life banque privée.

La conjoncture génère prudence et attentes augmentées dans le comportement des épargnants français, selon le 8e édition de l’Observatoire de Swiss Life banque privée.
 

 

L’édition 2023 de l’Observatoire de la banque privée confirme les tendances de fond observées au cours de la décennie. 

 

Des Français aisés optimistes, plus prudents et moins rationnels dans leurs investissements
 

Le patrimoine des Français les plus aisés est resté stable ou a augmenté au cours des 12 derniers mois. Ils sont plus enclins à accroître ou à réallouer leur épargne que ne l’est le Grand Public (54% vs 29% pour le Grand Public).
 

La performance et le couple rendement risque sont les critères qui influencent le plus les Français aisés dans leurs choix de placements, contrairement au grand public. À noter que les Français les plus aisés ont une propension à la prudence plus forte que lors des éditions précédentes et supérieure à celle du Grand Public (76% déclarent que la conjoncture les rend plus prudents vs 68% pour le Grand Public).
 

On note un besoin accru d’information et de transparence quant à l’impact des placements réalisés sur l’économie réelle et en matière de RSE.
 

L’immobilier (49%), les actions (41%) et les fonds en euros (30%) restent les trois placements les plus prisés des Français aisés, quoiqu’en en baisse au profit d’autres produits comme les produits de défiscalisation (30%, +10%), obligations (19%, +9%) et cryptomonnaies (18%, +8%).
 

4 Français aisés sur 5 reconnaissent prendre en compte des critères émotionnels ou moins rationnels (intuition, expériences passées, instinct, confiance en soi) dans leurs choix de placements. Ainsi, 40% des Hauts patrimoines disent faire appel à leur « prudence naturelle », quand 40% des chefs d’entreprise mentionnent leur « intuition ou instinct », et même leur « confiance en eux » pour 45%.
 

Cette année, l’Observatoire a choisi d’étudier plus particulièrement l’impact des évènements mondiaux et nationaux sur l’attitude des investisseurs représentatifs de 3 populations : les Français aisés, les chefs d’entreprise et tous les Français (échantillon représentatif Grand Public).

Les Français les plus aisés et les chefs d’entreprise se démarquent du Grand Public par un plus grand optimisme face à l’avenir. 70% des Français aisés sont optimistes pour l’avenir des entreprises françaises ainsi que pour leur propre avenir personnel et familial. Tous les publics sont néanmoins plutôt pessimistes face à l’évolution de l’économie française.
 

La hausse des taux et l’inflation sont les actualités ayant le plus influencé le Grand Public (resp. 59 et 65%) et les Français aisés (resp. 73 et 72%). Les autres actualités récentes, comme les faillites de certaines banques ou la guerre en Ukraine ont eu un effet plus modéré sur leur comportement. Les chefs d’entreprise ont été davantage sensibles au contexte économique, politique et social français que les autres populations.
 

La conjoncture a rendu l’ensemble des Français (76% des Français aisés) plus prudents dans leur comportement d’épargnant et leurs décisions d’investissements.
 

La conjoncture incite les Français les plus aisés comme les chefs d’entreprise à privilégier une approche long terme (71 et 72%) qui semble moins prioritaire pour le Grand Public (49%).
FOCUS chefs d’entreprise : une attitude différente de celles des Français
 

La conjoncture a affecté les chefs d’entreprise plus que n’importe quelle catégorie socio-professionnelle française. Elle les rend davantage prudents dans leurs décisions d’investissement ; mais également soucieux, pour plus de 60% d’entre eux, de la dimension RSE de leurs placements, notamment sur le plan environnemental.
 

L’appétence des chefs d’entreprise pour les placements risqués comme les cryptomonnaies est particulièrement remarquable cette année : 31% s’y montrent favorables, contre 18% et moins pour les autres catégories. Il s’agit de la différence la plus importante au sein des placements.
 

90% des chefs d’entreprise restent confiants dans l’avenir de l’entreprise qu’ils dirigent, bien que cette dernière ait été particulièrement impactée par la conjoncture.
 

Les chefs d’entreprise perçoivent le plus positivement les services proposés par leur banque privée, et notamment la capacité à proposer une aide au développement (optimisation fiscale, cession…). Au cours des 12 prochains mois, 58% des chefs d’entreprise envisagent de solliciter une banque privée pour les accompagner.

 

A quoi sert vraiment le recensement des biens immobiliers ?

L’année 2023 marque une étape clé dans la suppression progressive de la taxe d’habitation en France. Cependant, cette exonération ne s’applique pas à toutes les habitations.

L’année 2023 marque une étape clé dans la suppression progressive de la taxe d’habitation en France. 

Cependant, cette exonération ne s’applique pas à toutes les habitations, notamment les résidences secondaires et les logements vacants. 

 

Afin de faire la distinction entre les biens exonérés de taxe et ceux qui y sont toujours soumis, il est nécessaire que les propriétaires déclarent en ligne la destination de chaque bien immobilier. Cette démarche permettra à l’administration fiscale d’identifier les logements qui demeurent redevables de la taxe d’habitation.

 

Combien de personnes sont concernées par cette obligation déclarative ? Selon les chiffres fournis par Bercy, environ 34 millions de propriétaires sont touchés, représentant ainsi 73 millions de locaux à usage d’habitation en France. Il est donc crucial que chacun d’entre eux remplisse cette déclaration dans les délais impartis.

 

Passons maintenant aux étapes à suivre pour les propriétaires. La déclaration se fait exclusivement en ligne, sur le site impots.gouv.fr. Les propriétaires doivent se rendre sur leur espace personnel et accéder à l’onglet « Biens immobiliers ». Ils devront alors préciser le statut de chaque bien (résidence principale, secondaire, louée ou vacante) et, le cas échéant, fournir les informations complémentaires demandées. Il est important de noter qu’en cas de changement de situation, une nouvelle déclaration sera nécessaire. Malheureusement, il n’y a pas de version papier du formulaire, ce qui peut créer certaines difficultés pour les propriétaires moins à l’aise avec les outils digitaux…

 

Les propriétaires qui détiennent des biens immobiliers via une société (SCI ou autres formats de société) sont également soumis à cette obligation déclarative. Les mêmes étapes doivent être suivies à partir du portail professionnel des impôts, en précisant les informations relatives à chaque bien détenu par la société.

 

Il convient de noter que le calcul du nombre de pièces diffère de l’appellation habituelle (T2, T5), car chaque pièce cloisonnée est répertoriée. De plus, la case intitulée « catégorie » peut passer inaperçue, mais renferme des informations qui seront prises en compte pour le calcul des impôts locaux. Il est donc recommandé aux propriétaires de vérifier cette case avec précision, en se basant sur les critères définis par l’administration fiscale. Un changement à ce niveau peut entraîner une mise à jour de la valeur locative.

 

Enfin, si une erreur est identifiée après avoir effectué la déclaration, il est possible de la corriger. Les propriétaires peuvent modifier les informations en se rendant de nouveau sur leur espace personnel sur le site impots.gouv.fr et en apportant les corrections nécessaires. Pour des erreurs plus substantielles, telles que l’adresse ou l’absence d’un logement, nous recommandons d’utiliser la messagerie sécurisée du portail des impôts. Ainsi, vous conservez une trace durable des échanges avec l’administration fiscale.

 

En conclusion, le recensement des biens immobiliers permet de faire la distinction entre les logements soumis à la taxe d’habitation et ceux qui en sont exonérés. En remplissant cette déclaration en ligne, les propriétaires contribuent à une application équitable des impôts locaux. Il est essentiel de respecter les délais et de fournir des informations précises pour éviter toute sanction. 

Quand et ou pourra t-on consulter son avis d’imposition ?

Les avis d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2023 seront disponibles en ligne sur le site impots.gouv.fr à partir du 26 juillet.

Les avis d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2023 seront disponibles en ligne sur le site impots.gouv.fr à partir du 26 juillet. 

 

Le ministère des Finances, plus précisément Bercy, a récemment fait savoir que les premiers avis d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2023 seront disponibles en ligne dans les espaces privés sur le site impots.gouv.fr à partir du 26 juillet. Dans un souci de transparence et d’efficacité, les contribuables concernés recevront une notification par courriel dès que leur avis sera disponible.

 

Il est également important de noter que les avis d’imposition au format papier seront envoyés par La Poste à partir du 24 juillet 2023. Ainsi, chaque contribuable aura la possibilité de consulter son avis en ligne ou de le recevoir par voie postale, selon sa préférence.

 

Pour ce qui est des remboursements, les contribuables ayant droit à un remboursement seront crédités sur leur compte bancaire. Dans la plupart des cas, les remboursements seront effectués soit le 24 juillet, soit le 2 août. Cette mesure vise à assurer une restitution rapide des sommes dues aux contribuables éligibles, leur permettant ainsi de disposer de ces fonds dans les meilleurs délais.

 

En revanche, pour les contribuables devant acquitter un complément d’imposition, celui-ci sera prélevé automatiquement sur leur compte bancaire à partir du 25 septembre 2023. Selon le montant à payer, le prélèvement sera effectué en une seule fois si celui-ci est inférieur ou égal à 300 €, ou en quatre fois s’il dépasse ce seuil. Cette démarche permet d’échelonner le paiement pour faciliter la gestion financière des contribuables concernés.
 

Tendances du marché des changes : à quoi faut-il s’attendre cet été ?

Alors que la saison estivale démarre, William Gerlach, chez iBanFirst revient sur les principales tendances. Décryptage.

Alors que la saison estivale démarre, William Gerlach, Directeur régional France et Royaume-Uni chez iBanFirst, et expert du marché des changes, revient sur les principales tendances. Décryptage.

 

EUR/USD

L’euro a remonté la pente. Mais la balle est dans le camp du dollar américain. Nous voyons mal quel catalyseur pourrait propulser de nouveau l’euro vers ses récents points hauts autour de 1,1250. A l’inverse, la situation est plutôt favorable pour le dollar américain. La devise est soutenue par le fait que le marché a sous-estimé la persistance de l’inflation (et donc la nécessité d’augmenter les taux directeurs). Il a également sous-estimé la résilience de l’économie américaine, ce qui repousse encore un peu la possibilité d’une récession. Ajoutons à cela que le dollar est devenu de nouveau très attractif dans les stratégies de carry trade (qui visent à profiter du différentiel de taux directeurs entre les différentes zones économiques). Tout est réuni pour une hausse du billet vert.

 

EUR/GBP

Notre objectif à long terme à 0,8400 est inchangé. Nous avons la conviction que la livre sterling devrait afficher une meilleure performance que l’euro dans les mois à venir, en raison de la nécessité pour la Banque d’Angleterre d’augmenter fortement ses taux. Au Royaume-Uni, l’inflation devient en grande partie structurelle et, par expérience, on sait que seule une action décisive au niveau des taux peut être en mesure de permettre un retour à la normale. C’est un élément de soutien majeur pour la livre sterling.

 

EUR/JPY

Toujours plus haut. La flambée de l’euro continue face au yen japonais en raison du maintien par la Banque du Japon d’une politique monétaire ultra-accommodante (à rebours des autres banques centrales). Toutefois, la faiblesse du yen commence à agacer les autorités nippones. Il n’est pas exclu que cet agacement se traduise par des interventions directes sur le marché des changes à court terme (comme ce fut le cas en septembre 2022). Il faudra donc être vigilant cet été.

 

EUR/CHN

Au cours de la semaine passée, les banques publiques chinoises sont intervenues à pas moins de trois reprises sur le marché onshore (yuan échangé en Chine) et offshore (yuan échangé hors de Chine) pour vendre des dollars afin de limiter la dépréciation du yuan. Pour l’instant, cela n’a pas eu d’effet immédiat sur la paire EUR/CNH puisque la trajectoire haussière perdure. En revanche, on peut désormais légitimement s’interroger sur la volonté réelle de Pékin d’avoir un taux de change faible de sa monnaie pour relancer sa monnaie. Le yuan pourrait être la monnaie qui va nous surprendre cet été.

Bitcoin : Ce que change le lancement d’un ETF à effet de levier

Le marché des cryptomonnaies a souffert de nombreuses mauvaises nouvelles, mais le potentiel lancement d’ETF, par BlackRock redonne espoir au marché.

Le marché des cryptomonnaies a souffert de nombreuses mauvaises nouvelles, mais le potentiel lancement d’ETF, par BlackRock redonne espoir au marché.

 

Une validation par la SEC de la mise sur le marché d’un ETF cash, autrement dit adossé directement au Bitcoin et non plus aux contrats futures du Bitcoin, serait une grande avancée pour le marché, alors que cette dernière a jusqu’ici, systématiquement refusée toutes les demandes des institutions financières.
 

Alors pourquoi les investisseurs semblent si enthousiastes ? Car il s’agit de BlackRock, soit le plus gros gérant de fonds au monde, avec près de 10 000 milliards d’actifs sous gestion. Par ailleurs, au-delà de sa taille gigantesque, le gérant ne s’est presque jamais vu refuser la mise sur le marché d’un ETF, en effet, la SEC a décliné seulement 1 ETF contre 575 autorisés au cours de son histoire.
 

ETF Bitcoin spot : une bonne chose pour le marché ?
 

D’autres émetteurs ont également fait une demande de cotation d’ETF, poussés par l’espoir de voir BlackRock arriver à ses fins, avec notamment Wisdom Tree ou Valkyrie Investment. Une validation de la part du gendarme de la bourse américaine serait une avancée significative pour le marché et accroîtrait potentiellement le nombre d’institutions financières investies dans le Bitcoin.
 

En effet, actuellement, les ETF sont côtés sur les futures, ce qui conduit à une hausse des frais de gestion, réduisant drastiquement la performance par rapport à celle du Bitcoin spot.
Bien que cette éventuelle autorisation pourrait être très positive pour le sentiment des marchés, à l’image de ce qu’on a pu observer depuis l’annonce de BlackRock le 15 juin, les investisseurs gardent un goût amer de la mise sur le marché du premier Future sur Bitcoin du CME, le 18 décembre 2017.
En effet, cette date correspond au plus haut atteint lors du précèdent marché haussier, qui avait conduit le Bitcoin à lourdement chuter, passant de 19 800 dollars le 17 décembre 2017 à 5900 dollars le 6 février 2018. Le Bitcoin et les cryptomonnaies avaient par ailleurs poursuivi leur chute jusqu’en décembre 2018 et le BTC avait baissé jusqu’à près de 3000 dollars.
 

Lancement d’un ETF Bitcoin à effet de levier
 

Dans l’attente de la décision de la SEC concernant la mise sur le marché de tel ETF, les investisseurs surveilleront le début de cotation d’un autre ETF, premier du genre, soit un ETF sur le Bitcoin à effet de levier, X2. L’ETF de Volatility Shares Trust devrait donc permettre aux investisseurs de profiter d’une volatilité deux fois plus importante que celle déjà observée sur le Bitcoin. Alors que les produits à effet de levier sur le Bitcoin et les cryptomonnaies sont déjà fortement plébiscités par les investisseurs sur les plateformes centralisées spécialisées comme Binance, cela devrait permettre aux institutions financières et aux particuliers qui investissent au travers de produits traditionnels, de profiter d’un effet de levier sur l’évolution du prix du Bitcoin et ainsi augmenter leur performance potentielle, mais également leur risque.
 

Prolongement du plafonnement des loyers jusqu’en 2024

L’Assemblée nationale a définitivement approuvé le 28 juin 2023 le prolongement jusqu’au premier trimestre 2024 du plafonnement à 3,5 % de la hausse des loyers pour le parc résidentiel.

L’Assemblée nationale a définitivement approuvé le 28 juin 2023 le prolongement jusqu’au premier trimestre 2024 du plafonnement à 3,5 % de la hausse des loyers pour le parc résidentiel. 
 

Le parlement reconduit le « bouclier immobilier » mis en place par la loi pouvoir d’achat du 16 août 2022 et dont certaines mesures s’appliquaient avec un effet rétroactif dès le 1er juillet. 
 

Ainsi, l’IRL, qui encadre les augmentations de loyer qui peuvent être décidées par les bailleurs, a alors été plafonné à + 3,5 % en glissement annuel pour quatre trimestres. Autrement dit, les bailleurs n’ont pas pu rehausser les loyers de plus de 3,5 % depuis le 1er juillet 2022 et jusqu’à juin 2023.
 

Ce coup d’arrêt temporaire et partiel à l’augmentation des loyers répondait, pour les pouvoirs publics, à la nécessité de prendre en compte et d’amortir le niveau élevé de l’inflation déjà constatée (elle atteignait 6,1 % en juillet 2022) et de limiter les hausses excessives des loyers pour les locataires. L’objectif est aussi de rendre prévisibles les dépenses que les ménages consacrent à leur habitation.