Faillite bancaire, crise systémique : ce que la loi protège vraiment dans votre épargne

Entre menaces géopolitiques, doutes sur la solidité financière des établissements et souvenirs de Chypre ou de la Grèce, l’épargnant français s’interroge. Bonne nouvelle : ses dépôts, ses titres et son assurance-vie bénéficient de filets de sécurité bien identifiés. Mauvaise nouvelle : ces filets ne couvrent pas tout, et l’État dispose, en cas de tempête, de leviers exceptionnels pour limiter l’accès à l’épargne.

Indépendants : pourquoi votre retraite ne se construira pas toute seule

Avec 1 180 euros bruts mensuels en moyenne, les travailleurs non-salariés terminent souvent leur carrière avec une pension nettement inférieure à celle des salariés du privé. Carrières hachées, complémentaire faible, dividendes non cotisés : les angles morts s’accumulent. Anticiper, choisir les bons supports et arbitrer la rémunération deviennent des décisions stratégiques.

Placements financiers : la baisse continue des frais s’accélère

L’Autorité des marchés financiers confirme dans sa note d’avril 2026 le repli des frais sur l’ensemble des supports d’épargne en actions. Les fonds passent à 1,06 % en moyenne, les ETF à 0,33 %. Sur les comptes-titres et les PEA, la concurrence des néobrokers redessine la grille tarifaire des banques traditionnelles. Le mouvement profite directement aux épargnants, qui basculent du Livret A vers l’assurance-vie.

Prélèvements sociaux : la nouvelle CFA gonfle la fiscalité du capital

Adoptée fin 2025 dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, la contribution financière pour l’autonomie (CFA) s’ajoute à la CSG avec un taux de 1,4 %. Conséquence : les prélèvements sociaux sur les revenus du capital passent de 17,2 % à 18,6 %, et la flat tax grimpe mécaniquement de 30 % à 31,4 %. Une hausse passée inaperçue mais qui change l’équation de nombreux placements.