Retraite : une réforme de l’impôt sur le revenu pour renforcer l’égalité

Dans un contexte budgétaire tendu, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) a recommandé de renforcer l’égalité des Français devant l’impôt sur le revenu (IR).

Dans un contexte budgétaire tendu, le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO) a recommandé de renforcer l’égalité des Français devant l’impôt sur le revenu (IR). 

 

Ces recommandations, qui ont un impact budgétaire allant d’une stabilisation des recettes à une augmentation de 1,7 milliard d’euros, interviennent alors que le gouvernement prévoit un effort de 60 milliards d’euros dès 2025 pour redresser les finances publiques.
 

« Le rapport se fixe comme objectif de conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus dans un souci de justice et de cohérence fiscales », a déclaré Pierre Moscovici, président du CPO, lors d’une conférence de presse. « Pour garantir l’acceptabilité des économies, il est essentiel de conforter l’égalité devant l’impôt, parce que c’est la clé du consentement à l’impôt », a-t-il ajouté. Cependant, il a souligné qu’il ne fallait pas s’interdire l’usage du levier fiscal, à condition que les mesures soient « mesurées et ciblées ».
 

Meilleure prise en compte des charges familiales
Pour atteindre ces objectifs, le CPO recommande de mieux prendre en compte la structure familiale et les charges d’entretien d’un enfant dans l’impôt sur le revenu, acquitté par 18,5 millions de foyers fiscaux en 2023. 

Parmi les suggestions :
• Relèvement du plafond du quotient familial : Le CPO propose de mieux prendre en compte la structure familiale pour une imposition plus équitable.
• Conjugalisation complète de la décote : Pour éviter que 3 millions de foyers fiscaux de classes moyennes restent défavorisés par l’imposition commune, le CPO propose une conjugalisation complète de la décote.
• Suppression de la demi-part supplémentaire pour les personnes seules ayant élevé seules un enfant : Cette mesure est jugée injustifiée par le CPO.
 

Réduction des avantages fiscaux pour les retraités aisés
Le CPO estime également que certains traitements fiscaux préférentiels sont injustifiés. Il propose de supprimer les avantages fiscaux, tels que l’abattement de 10 %, qui bénéficient à tous les retraités, y compris les plus aisés. Cette recommandation intervient alors que le gouvernement a reporté de six mois, au 1er juillet, l’indexation des pensions, une décision critiquée par la gauche et le Rassemblement National (RN).
 

Autres suggestions de réformes Ffscales
Le CPO mentionne également des distorsions favorables aux locations meublées par rapport aux locations nues et des compléments de salaires exonérés, tels que la prime de partage de la valeur, dont il demande la suppression. De plus, il recommande d’ajuster voire de supprimer certains crédits d’impôt, comme :
• Réduction d’impôt pour frais de scolarité
• Crédit d’impôt relatif aux investissements en Outremer pour les personnes physiques
• Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : Le taux pourrait être ramené de 50 % à 40 %
• Réduction d’impôt pour des dons : Le taux pourrait être ramené de 66 % à 50 %
 

Lutte contre la fraude
Le CPO insiste par ailleurs sur le besoin d’intensifier la lutte contre la fraude en matière d’imposition des revenus des personnes physiques. En 2023, l’impôt sur le revenu (progressif) et les prélèvements sociaux (proportionnels) ont rapporté 262,8 milliards d’euros, soit 9,3 % du PIB.
Les recommandations du CPO visent à renforcer l’égalité des citoyens devant l’impôt sur le revenu, en prenant mieux en compte les charges familiales et en réduisant les avantages fiscaux pour les plus aisés. Ces mesures, qui pourraient augmenter les recettes fiscales de 1,7 milliard d’euros, visent à conforter le consentement à l’impôt dans un contexte budgétaire tendu.
 

Nos conseils pour choisir un Plan d’Épargne Retraite (PER)

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est devenu un outil incontournable pour la préparation à la retraite, grâce à sa flexibilité et ses avantages fiscaux.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est devenu un outil incontournable pour la préparation à la retraite, grâce à sa flexibilité et ses avantages fiscaux. Cependant, sa souscription nécessite une attention particulière pour éviter des erreurs qui pourraient compromettre vos objectifs financiers à long terme. Voici nos conseils.
 

En 2023, plus de 117 000 Français ont souscrit à des plans d’épargne retraite (PER), mobilisant ainsi 14,4 milliards d’euros. Ce dispositif prisé pour ses avantages est devenu un outil essentiel pour préparer sa retraite. Pour en tirer le meilleur parti, il est crucial de bien réfléchir avant de souscrire. Voici les quatre principaux conseils pour optimiser l’efficacité de votre PER individuel.
 

1. Examiner les frais et la performance des supports
Lors de la souscription à un PER, il est essentiel de vérifier les frais associés au contrat. Ces frais peuvent inclure :
• Coûts de gestion annuels : de 0,50 % à 1,00 % par an selon les contrats
• Frais sur les versements : de 0 % pour les contrats en ligne à 5 %
• Frais d’arbitrage
 

Ces dépenses, bien que mineures en apparence, peuvent s’accumuler et diminuer significativement la rentabilité de votre épargne retraite. Il est également important de scruter la performance des supports d’investissement. Vérifiez la performance du fonds en euros par rapport à la moyenne du marché et évaluez le rendement historique des supports variés comme les fonds en actions, en obligations ou en immobilier.
 

2. Comparer les contrats du marché
Les PER individuels sont proposés par divers acteurs : banques, compagnies d’assurances, courtiers en ligne. Chaque offre présente des caractéristiques spécifiques en termes de frais, de supports d’investissement, de performance et de services. Ne pas prendre le temps de comparer peut vous faire passer à côté d’une offre plus adaptée à votre profil et à vos objectifs. Avant de faire votre choix, réalisez un comparatif en prenant en compte :
• Les frais : comparez les frais de gestion, les frais de versement et autres coûts potentiels entre les différents contrats.
• Les options d’investissement : évaluez la diversité, la qualité et la performance des supports proposés par chaque contrat.
• Les avis des consommateurs : les retours d’autres souscripteurs peuvent être une source précieuse d’informations pour évaluer la satisfaction générale concernant la gestion et la performance du contrat.
 

3. Adapter son investissement à son profil épargnant
Le PER individuel offre une large gamme de supports d’investissement, du plus sécurisé au plus risqué. La diversification de l’investissement est essentielle dans la gestion d’un PER car elle permet de répartir les risques et d’optimiser votre potentiel de rendement sur le long terme. Cependant, cette diversification doit se faire en cohérence avec votre profil épargnant. Ne pas adapter votre choix d’investissement à votre profil peut entraîner une prise de risque que vous n’êtes pas prêt à accepter. Choisissez des supports en adéquation avec votre horizon de placement et votre tolérance au risque.
 

4. Bien  comprendre l’avantage fiscal à l’entrée et l’impact fiscal à la sortie
L’un des principaux attraits du PER est l’avantage fiscal qu’il offre lors des versements, permettant une réduction d’impôt sur le revenu. Cependant, cet avantage fiscal à l’entrée s’accompagne d’une imposition à la sortie lors du retrait du capital. Ne pas anticiper cette fiscalité peut entraîner de mauvaises surprises. La stratégie la plus efficace consiste à planifier vos retraits en fonction de votre tranche d’imposition une fois à la retraite. Cela vous permettra de minimiser l’impact fiscal et d’optimiser le montant net reçu. Dans certains cas, il peut être plus judicieux de renoncer à la déduction fiscale à l’entrée pour bénéficier d’une fiscalité allégée à la sortie.
 

Le PER est un outil puissant pour préparer sa retraite, mais il nécessite une attention particulière pour éviter les erreurs courantes. En examinant les frais et la performance des supports, en comparant les contrats du marché, en adaptant votre investissement à votre profil épargnant et en comprenant les avantages fiscaux, vous pouvez optimiser l’efficacité de votre PER et atteindre vos objectifs financiers à long terme.
 

Le vrai coût d’une éventuelle abrogation de la réforme des retraites

L’abrogation de la réforme des retraites pourrait avoir des répercussions financières significatives sur le système de retraite. Selon les estimations, le déficit du système pourrait atteindre environ 15 milliards d’euros dès 2025 et 32 milliards d’euros en 2032.

L’abrogation de la réforme des retraites pourrait avoir des répercussions financières significatives sur le système de retraite. Selon les estimations, le déficit du système pourrait atteindre environ 15 milliards d’euros dès 2025 et 32 milliards d’euros en 2032. 

 

Ces chiffres, publiés par le quotidien Les Échos, sont basés sur les données de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), qui a confirmé cet ordre de grandeur sans fournir de détails supplémentaires.
 

Coûts de l’Abrogation
Renoncer au recul progressif de l’âge de la retraite prévu par la réforme coûterait 3,4 milliards d’euros en 2025 et près de 16 milliards en 2032. Ce scénario envisagé par la simulation implique un retour à l’âge légal de 62 ans et aux dispositions de la précédente réforme Touraine en ce qui concerne la durée de cotisations. Cependant, les mesures de revalorisation des petites retraites, décidées par le gouvernement Borne pour faciliter l’acceptation de la réforme, seraient maintenues.
 

Impact sur le Déficit
L’abrogation de la réforme pourrait plonger le déficit du système de retraites encore plus profondément dans le rouge, avec un déficit estimé à environ 15 milliards d’euros dès 2025 et à 32 milliards d’euros en 2032. Ces chiffres interviennent alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner des propositions d’abrogation de la réforme.
 

Initiatives Parlementaires
Plusieurs groupes politiques ont déposé des amendements pour abroger la réforme dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2025. Les groupes de gauche et certains indépendants du groupe Liot ont soumis ces amendements, qui seront discutés en commission des Affaires sociales la semaine prochaine avant d’arriver dans l’hémicycle la semaine suivante. Le Rassemblement national a également déposé une proposition de loi d’abrogation, qui sera examinée en commission par l’Assemblée nationale le mercredi matin.

L’abrogation de la réforme des retraites pourrait entraîner une augmentation significative du déficit du système de retraites, avec des coûts financiers importants à moyen terme. Les initiatives parlementaires visant à abroger la réforme sont en cours d’examen, ce qui pourrait influencer les perspectives financières du système de retraites à l’avenir.
 

Le Contrat de capitalisation : Une alternative à l’assurance vie

Le contrat de capitalisation est souvent considéré comme une alternative de choix à l’assurance vie. Bien qu’ils partagent des caractéristiques similaires, plusieurs éléments les différencient.

Le contrat de capitalisation est souvent considéré comme une alternative de choix à l’assurance vie. Bien qu’ils partagent des caractéristiques similaires, plusieurs éléments les différencient. 

 

Tout d’abord, le contrat de capitalisation est accessible aux personnes morales, contrairement à l’assurance vie. De plus, il n’est pas nécessaire de désigner des bénéficiaires en cas de décès. Enfin, ce type de contrat présente des particularités fiscales spécifiques que nous allons explorer.
 

Qu’est-ce qu’un Contrat de Capitalisation ?
Le contrat de capitalisation est un produit d’épargne conçu pour se constituer un capital sur le moyen ou le long terme. Sa durée est généralement fixée entre 8 et 30 ans. Les gains s’accumulent grâce à des placements sur divers supports financiers, tels que les fonds en euros et les unités de compte, c’est-à-dire des fonds qui peuvent être placés en bourse ou en immobilier. Ces fonds restent disponibles en permanence via différentes options : rachat total, rachat partiel ou rachat partiel programmé.
 

Transmettre son Contrat de Capitalisation via une Donation
En matière de donation, chaque parent peut transmettre 100 000 € à chacun de ses enfants tous les 15 ans, tandis qu’un grand-parent peut donner jusqu’à 31 865 € à chacun de ses petits-enfants avec la même périodicité. Pour un contrat de capitalisation, la donation peut se faire de deux manières :
 

1. En pleine-propriété : Le contrat est transmis en intégralité au donataire, et les droits de donation sont calculés sur la valeur du contrat au jour de la transmission, incluant les primes versées, les plus-values et les intérêts, après déduction de l’abattement.
2. En démembrement de propriété : Le propriétaire du contrat peut le transmettre tout en en conservant l’usufruit. Les droits de donation sont alors réduits à la valeur de la nue-propriété du contrat, en fonction de l’âge du donateur (50 % pour les 51-60 ans, 60 % pour les 61-70 ans, et 70 % pour les 71-80 ans). La nue-propriété est transmise en premier, et l’usufruit ne passe qu’après le décès du donateur.
 

Transmettre son Contrat de Capitalisation via une Succession
Le contrat de capitalisation est soumis au régime commun du droit des successions. Au décès du titulaire, la valeur du contrat est intégrée à la succession avec les autres biens et avoirs du défunt. Les héritiers doivent alors s’acquitter des droits de succession selon les barèmes en vigueur, après application des abattements calculés selon les liens de parenté.
 

Modifications de la Fiscalité des Contrats d’Assurance Vie
Les députés ont adopté un amendement le 17 octobre visant à modifier la fiscalité dérogatoire des contrats d’assurance vie lors de leur transmission. Le texte propose d’appliquer le modèle des droits de succession en ligne directe pour les contrats avec des versements effectués avant 70 ans. Cela pourrait rendre l’assurance vie plus fiscalement contraignante dans le cadre d’une succession.
 

Actuellement, les versements effectués avant 70 ans sur un contrat d’assurance vie sont exonérés de droits de succession jusqu’à 152 500 €. Au-delà, des prélèvements de 20 % s’appliquent jusqu’à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà. Si les versements ont lieu après 70 ans, des droits de succession sont dus sur la fraction des primes excédant 30 500 €, partagée entre les bénéficiaires.
 

Le député Jean-Paul Mattei propose d’aligner la fiscalité de la transmission des contrats d’assurance vie sur celle des successions en ligne directe. Le barème serait ainsi modifié : après un abattement de 152 500 €, le solde serait taxé à 20 % jusqu’à 552 324 €, puis à 30 % jusqu’à 902 838 €, à 40 % jusqu’à 1 805 677 €, et enfin à 45 % au-delà. Cet amendement sera à nouveau examiné et voté en séance publique à partir du 21 octobre.
 

Le contrat de capitalisation offre des avantages spécifiques par rapport à l’assurance vie, notamment en termes de transmission et de fiscalité. Les modifications proposées pour les contrats d’assurance vie pourraient influencer les choix des investisseurs.
 

Investir dans les stations balnéaires : Quelles opportunités pour les Investisseurs

Investir dans les stations balnéaires peut être une stratégie gagnante pour les investisseurs, à condition de bien choisir les stations et de prendre en compte divers critères essentiels.

Les stations balnéaires représentent une option attrayante pour les investisseurs en quête de stabilité tarifaire. Cependant, pour maximiser les bénéfices, il est crucial de bien comprendre les spécificités de ce marché. Certaines stations se distinguent par leur potentiel d’investissement, offrant des perspectives variées selon les régions.
 

Alors que le marché immobilier peine à se redresser dans de nombreuses régions de France, les stations balnéaires se démarquent comme des valeurs sûres. En 2024, les prix dans ces zones ont augmenté de 1,1 %, contre une baisse nationale de 1,8 %. Sur trois ans, certaines stations ont même vu leurs prix augmenter de 13,3 %. Cette tendance cache toutefois des disparités régionales importantes.
 

Les Plus Chères : Prestige et Rentabilité
Les stations les plus réputées, telles que Ramatuelle, Saint-Jean-Cap-Ferrat et Saint-Tropez, offrent des perspectives de rentabilité élevées malgré des budgets d’acquisition élevés. Ces lieux prestigieux bénéficient d’une demande continue, ce qui favorise une augmentation des prix. En juillet 2024, le prix moyen d’un bien près de la plage était de 4 943 €/m². En revanche, investir sur la côte atlantique ou en PACA semble plus judicieux, avec des prix respectifs de 5 338 €/m² et 6 251 €/m².
• Ramatuelle : 16 948 €/m²
• Saint-Jean-Cap-Ferrat : 16 416 €/m²
• Saint-Tropez : 14 656 €/m²
 

Les Moins Chères mais Prometteuses
Pour les budgets plus restreints, certaines stations balnéaires de la côte atlantique et d’autres régions offrent également des opportunités intéressantes.
• Lège-Cap-Ferret : 11 565 €/m²
• Les Portes-en-Ré : 10 497 €/m²
 

La Proximité de la Plage : Un Critère Essentiel
Pour les investisseurs aux budgets serrés, d’autres secteurs peuvent être envisagés, bien que l’évolution des prix soit moins favorable. La Manche, la Bretagne et le Languedoc-Roussillon offrent des options intéressantes, notamment :
• Le Touquet-Paris-Plage : 9 225 €/m²
• Deauville : 7 207 €/m²
• Larmor-Baden : 6 731 €/m²
• La Trinité-sur-Mer : 6 518 €/m²
 

En Corse, les stations balnéaires de Corbara (8 032 €/m²) et Pianottoli-Caldarello (7 366 €/m²) sont également notables.
 

Facteurs à Considérer avant d’Investir
Quelle que soit la région choisie, plusieurs facteurs doivent être pris en compte avant d’investir. La proximité de la plage, la structure du parc immobilier et le niveau d’urbanisation sont des éléments clés à évaluer pour maximiser les chances de succès de l’investissement.

 

 

(source Seloger)
 

Complémentaire santé, prévoyance, épargne : leviers des politiques RH attractives

Malakoff Humanis publie les résultats d’une étude approfondie qui révèle les multiples facettes de la définition et de la composition des avantages sociaux et salariaux, selon que l’on interroge les salariés ou les dirigeants d’entreprise.

Malakoff Humanis publie les résultats d’une étude approfondie qui révèle les multiples facettes de la définition et de la composition des avantages sociaux et salariaux, selon que l’on interroge les salariés ou les dirigeants d’entreprise. 

 

L’enquête met également en lumière les attentes des salariés et la méconnaissance qu’ils ont de ces avantages, alors même que ceux-ci sont indispensables à la construction de politiques RH innovantes et performantes dans un contexte où les problématiques de recrutement s’intensifient et où les attentes des collaborateurs évoluent rapidement. 

 

Si le sujet du contrat social n’est pas nouveau, cette enquête montre qu’il est à revisiter régulièrement pour en faire un outil au service de l’attractivité des entreprises et de la fidélisation des salariés.
 

Les dispositifs de protection sociale et d’épargne : atouts stratégiques de la politique RH des entreprises
Près de 39 % des salariés interrogés déclarent mal connaître les avantages sociaux et salariaux mis à leur disposition, un chiffre qui s’élève à 49 % dans les très petites entreprises (TPE). Et 43 % des répondants estiment les connaître de manière assez superficielle. Pour autant, 59 % des dirigeants déclarent aller au-delà du cadre légal obligatoire en matière de protection sociale. Déficit d’information ou manque de lisibilité, il y a là un véritable enjeu de valorisation des politiques RH.
 

La complémentaire santé (pour 65 % des salariés et des dirigeants), la prévoyance (pour près de 70 %), et l’accompagnement des fragilités (pour près de 50 %) sont aujourd’hui des enjeux RH essentiels, tant pour les dirigeants que pour les salariés et sont largement plébiscités par ces derniers.
 

Ces éléments sont suivis de près par les dispositifs d’épargne – épargne salariale et retraite supplémentaire – qui, pour près de 70 % des salariés et 60 % des dirigeants, constituent un élément clé de motivation. Ils contribuent également à l’attractivité de l’entreprise (pour 66 % des salariés) et à la fidélisation des salariés (selon 56 % des dirigeants). 

 

Ils participent enfin à l’établissement d’une relation de confiance entre l’employeur et ses collaborateurs selon 59 % des salariés qui en bénéficient, en offrant des garanties de sécurité face à un avenir perçu comme incertain. La majorité des salariés (2/3) est par ailleurs très sensible à la nature socialement responsable des placements. Pour les entreprises, ces dispositifs représentent un levier de compétitivité et un marqueur distinctif sur le marché de l’emploi.
 

Les jeunes salariés, notamment les 18-24 ans, se montrent particulièrement réceptifs à ces enjeux : 78 % (+16 points par rapport à la moyenne) considèrent l’épargne comme un critère important. Cependant, malgré cet engouement, un tiers des entreprises n’a pas encore déployé de dispositif d’épargne, ce qui représente pourtant une opportunité pour séduire les nouveaux entrants dans le marché du travail.
 

Formalisation d’un nouveau contrat social : une exigence partagée
Face à ces constats, salariés et dirigeants convergent vers un besoin de formalisation des engagements réciproques autour d’un « contrat social » moderne et structuré. 75 % des dirigeants et 80 % des salariés expriment le besoin de clarifier et de mieux communiquer sur ces engagements, afin d’améliorer le dialogue social, de renforcer la valorisation du travail et de structurer la relation employeur-employé.
 

Aujourd’hui, seuls 14 % des dirigeants interrogés déclarent avoir formalisé un tel contrat. L’importance que recouvrent ces éléments invite à leur donner une meilleure visibilité dans un cadre qui s’inscrit pleinement dans la démarche de responsabilité sociétale des entreprises.
 

Cette étude inédite de Malakoff Humanis souligne l’importance stratégique des dispositifs de protection sociale et d’épargne pour les entreprises qui souhaitent anticiper les évolutions du marché du travail et se positionner comme des employeurs de référence.
 

Pour Olivier Ruthardt, directeur général adjoint en charge des ressources humaines de Malakoff Humanis : « De nouvelles aspirations, notamment en matière de protection et de sécurité, se sont ancrées depuis la période COVID, renforcées par l’arrivée de générations 100 % digital natives. Ajoutées aux tensions en matière de recrutement dans certains secteurs, elles incitent les employeurs à revisiter ce « contrat social », à l’enrichir pour créer un lien durable entre entreprise et salariés ».

 

La France occupe la 19e place d’un classement sur les meilleurs systèmes de retraite au monde

La France occupe la 19e place d’un classement sur les meilleurs systèmes de retraite au monde, qui prend en compte 48 pays. Les Pays-Bas arrivent en tête, suivis de l’Islande et du Danemark.

La France occupe la 19e place d’un classement sur les meilleurs systèmes de retraite au monde, qui prend en compte 48 pays. Les Pays-Bas arrivent en tête, suivis de l’Islande et du Danemark.
 

La France progresse au classement des meilleurs systèmes de retraite réalisé par le cabinet conseil Mercer. Cependant, ce n’est pas encore suffisant pour intégrer le top 10. Pour établir ce palmarès les systèmes de 48 pays ont été analysés à travers trois grands critères : le niveau de vie des retraités, la viabilité financière du système et enfin l’intégrité. Ce dernier facteur vise à évaluer la qualité de l’information fournie aux retraités et aux actifs ainsi que la transparence. Mercer indique s’être appuyé sur 50 indicateurs au total.
 

Les Pays-Bas dominent le classement en obtenant la note de A et un indice global de 85, avec un indice supérieur à 80 dans les trois critères. Viennent ensuite l’Islande, le Danemark et Israël, les trois autres pays à obtenir la note A. Singapour, l’Australie, la Finlande, la Norvège, le Chili et la Suède complètent le top 10 avec des notes de B ou B+.
 

La France plombée par la viabilité financière de son système de retraite
Et la France ? Elle arrive en 19e position, ce qui est mieux qu’en 2023 où elle occupait la 25e place de ce classement. Elle obtient la note B avec un indice global de 68. Elle se démarque notamment par un joli 85 pour le critère du niveau de vie des retraités. Mais son score reste plombé par la viabilité financière de son système, où elle obtient seulement un 43.
 

« La récente réforme des retraites a en effet amélioré la viabilité du système par répartition, compte tenu de l’allongement de la durée de cotisation », concède Manon Carlési, responsable chez Mercer, dans un communiqué de presse. Mais ce n’est pas suffisant pour compenser l’évolution démographique, avec un rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités qui ne cesse de diminuer, et le faible taux d’emploi des seniors, selon le rapport.
 

Les députés adoptent un amendement modifiant la fiscalité des contrats d’assurance vie

Jeudi 17 octobre, les députés ont adopté un amendement visant à modifier la fiscalité dérogatoire des contrats d’assurance vie en cas de transmission. Le texte propose d’appliquer le modèle des droits de succession en ligne directe pour les contrats avec des versements effectués avant 70 ans.

Jeudi 17 octobre, les députés ont adopté un amendement visant à modifier la fiscalité dérogatoire des contrats d’assurance vie en cas de transmission. Le texte propose d’appliquer le modèle des droits de succession en ligne directe pour les contrats avec des versements effectués avant 70 ans.
 

L’assurance vie pourrait être plus durement taxée dans le cadre d’une succession. Ce jeudi 17 octobre, les députés ont en effet adopté un amendement proposé par Jean-Paul Mattei, élu des Pyrénées-Atlantiques (Les Démocrates), rapporte Capital. Le texte prévoit « d’aligner la fiscalité de la transmission des contrats d’assurance vie après abattement sur le modèle des droits de succession en ligne directe ».
 

Actuellement, les versements effectués avant 70 ans sur un contrat d’assurance vie sont exonérés de droits de succession jusqu’à 152 500 euros. Tous les bénéficiaires profitent de cet abattement. Au-delà de cette somme, un prélèvement de 20 % s’applique jusqu’à 700 000 euros. Le taux grimpe à 31,25 % au-delà de ce plafond. 

 

Si les versements ont lieu après les 70 ans, des droits de succession « sont dus sur la fraction des primes excédant 30 500 euros », précise le site des Notaires de France. Et cet abattement est cette fois partagé entre tous les bénéficiaires. Le barème des droits de succession varie selon le degré de parenté entre le défunt et le bénéficiaire.
 

Le député Jean-Paul Mattei souhaite donc s’attaquer à cette fiscalité avantageuse pour les héritiers dans le cas où les versements sont effectués sur le contrat avant 70 ans. Il propose d’appliquer « le même taux que pour les successions en ligne directe ». Le barème serait alors totalement modifié.
 

Après l’abattement de 152 500 euros, le solde serait taxé à 20 % jusqu’à 552 324 euros. Puis il grimperait à 30 % jusqu’à 902 838 euros, à 40 % jusqu’à 1 805 677 euros et enfin à 45 % passé ce montant. Pour la fraction taxable supérieure à 1 805 677 euros, le taux serait donc de 45 % contre 31,25 % actuellement. Cet amendement doit être à nouveau examiné puis voté en séance publique à partir du 21 octobre prochain.

 

61 % des Français n’assurent pas leur vélo malgré une crainte d’un vol

25% des Français déclarent ne pas savoir que l’assurance pour vélo existe pour couvrir les vols mais aussi les accidents.

L’usage du vélo en France connaît un véritable essor ces dernières années, porté par des enjeux à la fois écologiques, économiques et de santé publique. De plus en plus de Français adoptent ce mode de transport, que ce soit pour leurs trajets quotidiens, leurs loisirs ou leurs vacances. 

 

Cet engouement s’inscrit dans une tendance de plus en plus tournée vers des modes de déplacement plus durables, soutenue par le développement d’infrastructures cyclables et les politiques publiques favorisant la mobilité douce. Ce phénomène reflète aussi une prise de conscience croissante des bénéfices du vélo : réduction des émissions de CO2, amélioration de la qualité de vie et bienfaits pour la santé. C’est pourquoi, et avec le lancement de sa nouvelle offre dédiée au vélo, la néo-assurance Leocare a réalisé une étude sur l’usage du vélo par les Français.

Des Français qui font régulièrement du vélo
En France, 60% de la population déclare pratiquer le vélo régulièrement, avec 27% d’entre eux qui en font plusieurs fois par semaine. La tranche d’âge des 18-24 ans est particulièrement active, avec 67% d’entre eux qui affirment pédaler régulièrement. Les pratiques diffèrent également selon les régions : en milieu rural, 40% des habitants utilisent peu leur vélo, tandis qu’à Paris, 37% affirment en faire plusieurs fois par semaine.

Un mode de transport ancré dans leur quotidien
En France, le vélo est majoritairement pratiqué pour des loisirs ou des promenades, avec 77% des cyclistes qui le privilégient pour ce type d’activités. Vient ensuite la pratique d’une activité physique, motivant 49% des utilisateurs. Enfin, 25% des Français utilisent le vélo pour des déplacements utilitaires, une pratique qui se distingue particulièrement à Paris, où 36% des habitants déclarent utiliser leur vélo comme moyen de transport quotidien.

Mais qu’ils négligent sur la partie assurance
En France, 61% des cyclistes n’assurent pas leur vélo, bien que 59% considèrent la protection contre le vol comme essentielle. En top 3 des niveaux de protection qui semblent essentiels aux Français dans le cadre d’une assurance pour vélo :

1. La protection contre le vol
2. La protection en responsabilité civile
3. La protection des dommages accidentels

La crainte du vol est particulièrement prononcée en Bretagne, où 72% des habitants s’en préoccupent. Par ailleurs, dans les Pays de la Loire, 60% des cyclistes jugent l’assurance indispensable, mais davantage pour se prémunir contre les dommages accidentels que pour se protéger du vol. Près d’1 cycliste sur 4 (23%) considère que l’assurance pour son vélo n’est pas nécessaire. Un chiffre qui monte à 33% en Occitanie et 39% en Auvergne Rhône-Alpes.

Les principaux freins à la souscription d’une assurance pour le vélo en France sont d’abord une utilisation jugée trop rare du vélo pour justifier une telle dépense, raison évoquée par 38% des cyclistes. Ensuite, 35% des utilisateurs estiment que le coût de l’assurance est trop élevé. Enfin, 25% des Français déclarent qu’ils ne savaient tout simplement pas que l’assurance pour vélo existait, ce qui souligne un manque d’information sur cette option de protection.
 

Epargne retraite : le rôle clé de l’épargne volontaire

La récente étude International Pension Gap Index d’UBS compare les systèmes de retraite de 25 marchés en fonction des efforts d’épargne volontaire exigés de ses participantes et participants.

La récente étude International Pension Gap Index d’UBS compare les systèmes de retraite de 25 marchés en fonction des efforts d’épargne volontaire exigés de ses participantes et participants. 

 

Elle constate que, dans de nombreux systèmes, l’épargne privée est cruciale pour maintenir un niveau de vie habituel à la retraite. En outre, l’étude montre l’importance de la planification de la retraite et souligne que les investissements peuvent souvent contribuer à combler les lacunes de prévoyance.

 

L’International Pension Gap Index, publié par le Chief Investment Office (CIO) d’UBS Global Wealth Management (UBS GWM), analyse la partie obligatoire de 25 systèmes de prévoyance, en mettant l’accent sur les prestations qu’une travailleuse ou un travailleur peut attendre et sur l’épargne supplémentaire nécessaire pour maintenir un niveau de vie habituel à la retraite.

 

Plus précisément, l’étude compare les systèmes de retraite en fonction de l’effort d’épargne requis par un personnage fictif, mesuré par la part du revenu courant après impôt qu’une employée doit épargner chaque année de l’âge de cinquante ans jusqu’à la retraite, en supposant qu’elle n’a pas d’épargne préalable.

 

Les résultats varient considérablement d’une ville à l’autre. Par exemple, l’épargne privée n’est pas nécessaire à Amsterdam alors qu’elle représente 93% du salaire à Tokyo, ce qui est impossible. Cela s’explique principalement par le fait que le système japonais ne vise pas à remplacer une part élevée des revenus du travail, contrairement au système néerlandais, ce qui se reflète également dans ses taux de cotisation de retraite relativement élevés. En outre, les Japonais passent 50% plus de temps à la retraite que leurs homologues néerlandais, car ils prennent leur retraite plus tôt et vivent plus longtemps.

 

Contrairement aux Pays-Bas, l’épargne privée est nécessaire pour assurer un niveau de vie donné après la retraite dans la plupart des villes du monde. Le montant dépend du modèle du système de prévoyance concerné. Alors que certains systèmes exigent un faible engagement personnel de la part de leurs participantes et participants, d’autres mettent davantage l’accent sur la responsabilité personnelle, c’est-à-dire qu’ils ne visent pas à maintenir un niveau de vie habituel.

 

Les prestations de vieillesse sont rarement certaines

Même lorsque les prestations de retraite attendues sont élevées, elles peuvent être incertaines lorsqu’elles dépendent de la performance des marchés financiers ou lorsque les prestations promises sont basées sur des paramètres démographiques et financiers obsolètes. C’est particulièrement vrai pour certains régimes à prestations définies, qui peuvent ne pas être en mesure de tenir leurs promesses à mesure qu’elles ne correspondent plus à la réalité actuarielle.

 

En particulier, avec le départ à la retraite de la grande cohorte des baby-boomers, les déséquilibres existants non résolus sont appelés à se creuser dans les régimes financés par répartition qui sont déjà en difficulté. Pour maintenir ces régimes à flot financièrement sans réduire les pensions des retraités actuels, les travailleurs d’aujourd’hui pourraient être tenus de payer la majeure partie de la facture. En conséquence, les auteurs soutiennent que l’épargne de précaution est recommandée pour conjurer l’incertitude inhérente aux réformes.

 

Il existe des régimes de retraite durables

Pourtant, certains pays ont pris, avec succès, des mesures pour remédier aux difficultés financières des régimes de retraite de base financés par répartition. Par exemple, en Suède les rentes de base sont dotées d’un filet de sécurité en matière de viabilité qui conditionne l’indexation des rentes à l’équilibre financier du régime.

 

« En regardant ce qui a été mis en oeuvre dans certains pays montre qu’il est possible d’accroître la résilience des systèmes de retraite sans compromettre l’adéquation des prestations », affirme Elisabeth Beusch, économiste chez UBS.

 

L’importance de la planification de la retraite

Dans certaines villes, le taux d’épargne requis estimé dépasse de loin le potentiel d’épargne d’un travailleur au revenu médian. Face à cette réalité, une possibilité est de réduire son train de vie pour pouvoir se le permettre à la retraite. Prendre sa retraite plus tard ou déménager dans un endroit moins cher à la retraite sont également possibles. Cependant, ces décisions inconfortables peuvent généralement être évitées lorsque l’on commence à épargner tôt.

 

Bien que l’épargne soit une nécessité, investir peut être très utile, même si cela comporte des risques. Par exemple, les auteurs affirment qu’en Suisse, neuf fois sur dix, investir l’épargne dans un portefeuille diversifié d’obligations et d’actions permettrait d’obtenir de meilleurs résultats financiers que les liquidités.

 

Par ailleurs, le fait de ne compter que sur les liquidités en Suisse augmenterait d’un tiers le taux d’épargne requis. « Loin d’être imprudent, l’investissement de l’épargne en vue de la retraite peut aider les travailleurs à maintenir leur train de vie habituel à la retraite », explique James Mazeau, économiste chez UBS.

 

Les femmes devraient-elles planifier différemment ?

Les systèmes de retraite sont généralement agnostiques en matière de genre, sauf lorsque les femmes peuvent prendre leur retraite plus tôt que les hommes avec le même niveau de prestations. Néanmoins, les femmes ont tendance à interrompre leur carrière et à travailler plus souvent à temps partiel que les hommes pour s’occuper de leurs enfants, par exemple. En conséquence, elles connaissent souvent une croissance salariale plus faible, accumulent moins de prestations de retraite et épargnent moins tout au long de leur vie professionnelle.

 

En outre, elles ont tendance à vivre plus longtemps que les hommes. Par conséquent, les femmes ont généralement moins de ressources pour financer des périodes de retraite plus longues. Cela signifie que les efforts d’épargne requis par les femmes sont généralement plus élevés que ceux des hommes.