Immobilier ancien : un rebond fragile entre taux et prix

Après deux années de baisse historique, le marché immobilier ancien français reprend des couleurs. Entre septembre 2024 et septembre 2025, les volumes de transactions progressent nettement et les prix se stabilisent, voire repartent légèrement à la hausse. Mais cette embellie, portée par le retour des acquéreurs et un assouplissement du crédit, reste sous la menace de tensions sur les taux et d’une offre structurellement insuffisante.

L’impact social sans frontières culturelles

Une étude inédite menée par la Banque Transatlantique et le CerPhi compare les comportements philanthropiques en France et aux États-Unis. Elle bouscule les clichés : si les montants restent incomparables, les élites françaises s’engagent presque autant que leurs homologues américains, et une nouvelle génération redessine les codes de la générosité.

Investissement durable : mythes, risques et bénéfices

Longtemps perçu comme un choix moral, l’investissement durable s’impose désormais comme une stratégie rationnelle. Les données montrent que les fonds ESG ont souvent délivré des performances comparables, voire supérieures, à leurs équivalents traditionnels, tout en réduisant la volatilité. Mais cette surperformance repose aussi sur des biais sectoriels et s’accompagne de frais plus élevés et d’une diversification plus limitée.

Loueurs saisonniers : la DGFiP renforce ses contrôles, soyez vigilants !

Depuis 2025, les propriétaires qui louent en meublé de courte durée doivent s’habituer à un nouveau cadre fiscal. Les seuils du régime micro-BIC ont été drastiquement abaissés par la loi Le Meur. Résultat : des milliers de loueurs vont basculer vers le régime réel, beaucoup plus contraignant. La DGFiP a lancé une campagne de rappel, mais le choc risque d’être rude pour les particuliers qui n’avaient jusqu’ici qu’une déclaration simplifiée à remplir.

Proximité et simplicité, les clés d’une retraite française réussie

Loin des clichés des retraités globe-trotters ou des « boomers nantis », la réalité est plus terre-à-terre. Selon le baromètre “Où vivre sa retraite” réalisé par l’Ifop pour Notre Temps, neuf Français sur dix veulent rester dans l’Hexagone. Leurs priorités : vivre près de leurs enfants, rester ancrés dans leur territoire et maintenir un lien social fort. Une vision de la retraite plus familiale et locale que celle souvent véhiculée dans le débat public.

Or contre dollar : un métal sous influence monétaire

Longtemps valeur refuge incontestée, l’or traverse une zone de turbulences. Depuis la rentrée, le métal précieux recule sur fond de raffermissement du dollar et de discours prudent de la Réserve fédérale américaine. Les investisseurs scrutent les signaux de la Fed, partagés entre l’idée d’un cycle de baisse des taux et la crainte d’une inflation persistante. Résultat : l’or subit la force du billet vert, même si son rôle d’assurance patrimoniale reste intact.

GLP-1 : Les comprimés minceur font grimper les actions

Les médicaments GLP-1, conçus à l’origine contre le diabète de type 2, se sont imposés comme la nouvelle coqueluche de Wall Street. Leur efficacité spectaculaire sur la perte de poids a propulsé leurs fabricants parmi les valeurs les plus performantes de la décennie. Mais derrière l’euphorie boursière, la volatilité guette et la scission du secteur pharmaceutique s’accentue.

Capital-investissement et épargne française : une relation complexe

Majoritairement attachés à la sécurité, les épargnants français manifestent une curiosité croissante pour le private equity, surtout parmi les jeunes générations. Mais la complexité perçue et les tickets d’entrée élevés freinent encore une véritable démocratisation.

Le baromètre annuel de Ramify et OpinionWay met en lumière un paradoxe dans les comportements financiers des Français. Majoritairement attachés à la sécurité, ils manifestent une curiosité croissante pour le private equity, surtout parmi les jeunes générations. Mais la complexité perçue et les tickets d’entrée élevés freinent encore une véritable démocratisation.

 

La sécurité avant tout, mais l’attrait du non coté grandit
Dans un environnement marqué par l’instabilité géopolitique et la volatilité des marchés, 83 % des Français privilégient des placements prudents, quitte à renoncer à des gains plus élevés. Cette quête de sécurité se traduit par une baisse de l’appétence pour la diversification (60 %, -5 points sur un an) et pour les produits fiscaux (70 %, -7 points). L’assurance-vie reste l’enveloppe reine, citée par 72 % des sondés, un niveau encore renforcé chez les femmes et les jeunes.
 

Pourtant, derrière cette prudence, un intérêt croissant se dessine pour le private equity, en particulier chez les moins de 35 ans. Alors que la notoriété globale de cette classe d’actifs recule (42 %, -10 points en un an), elle atteint 61 % chez les jeunes générations, un écart de près de 20 points avec la moyenne. Cette tendance est encore plus marquée lorsqu’il s’agit d’actifs alternatifs : 70 % des jeunes identifient les produits structurés (contre 42 % du panel), 63 % connaissent la dette privée (contre 40 %) et 64 % citent les ETF (contre 39 %).
 

Signe que l’information joue un rôle clé, 66 % des épargnants qui déclarent bien connaître le private equity envisagent d’y investir dans les prochains mois, contre seulement un tiers de l’ensemble des répondants. Autrement dit, la pédagogie et la transparence apparaissent comme des leviers essentiels pour élargir la base des investisseurs.

Une classe d’actifs entre performance, freins et réformes
L’image du private equity évolue. Longtemps perçu comme un placement concret permettant de soutenir l’économie réelle, il est désormais davantage associé à la diversification (31 %, +7 points) et au rendement (26 %, +8 points). Chez les moins de 35 ans, cette bascule est encore plus nette : seuls 26 % mettent en avant l’investissement dans l’économie réelle, contre 34 % qui valorisent la diversification et 29 % qui insistent sur la performance. La dimension de transparence progresse également auprès des jeunes (26 %, contre 13 % en moyenne).
 

Mais les freins restent puissants. 84 % des épargnants jugent le private equity trop complexe et 67 % estiment que le ticket d’entrée est trop élevé. Autant de barrières qui maintiennent ce marché dans une image d’élitisme, malgré un intérêt croissant. Le manque de recul historique et l’attachement aux produits classiques continuent également de peser.
 

Pour Olivier Herbout, cofondateur de Ramify, « ce baromètre met en évidence un paradoxe : les investisseurs français restent prudents et attachés aux placements traditionnels, mais manifestent une curiosité croissante pour le private equity, en particulier chez les jeunes générations. Or, les freins identifiés – tickets d’entrée, complexité, accessibilité – sont précisément ceux que les réformes récentes cherchent à lever ».
 

Ces réformes incluent l’entrée en vigueur d’ELTIF 2.0 (European Long-Term Investment Fund), qui rend les fonds plus accessibles aux particuliers, et la Loi Industrie Verte, qui encourage l’investissement dans l’économie réelle. Ces dispositifs visent à rendre le non coté plus lisible, plus liquide et plus abordable, en phase avec les attentes d’épargnants qui réclament indépendance et contrôle (88 % souhaitent gérer eux-mêmes leur patrimoine, avec assistance ponctuelle si besoin).
 

Ainsi, le private equity se trouve aujourd’hui au croisement de deux dynamiques contradictoires : la prudence des épargnants, renforcée par la conjoncture, et leur curiosité croissante pour des placements alternatifs plus performants. La pédagogie et la simplification réglementaire seront les clés de sa démocratisation réelle.
 

Sources : Baromètre Ramify/OpinionWay 2025