Assurance vie, PER, les gagnants et les perdants de 2023

Malgré une collecte nette modeste, l’assurance vie reste attrayante pour les épargnants, avec des cotisations maintenues à un niveau élevé, s’élevant à 12,9 milliards d’euros en novembre. En cumul depuis le début de l’année, les cotisations ont augmenté de +6 %, atteignant 140,9 milliards d’euros.

En novembre, une légère collecte nette de +400 millions d’euros a été enregistrée, s’ajoutant à celle d’octobre (+1,3 milliard d’euros). Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 3,4 milliards d’euros, principalement grâce à la collecte nette des unités de compte, totalisant 28,8 milliards d’euros. Cependant, les fonds euros connaissent une décollecte nette de 25,4 milliards d’euros depuis le début de l’année.

 

Les ménages se sont montrés pragmatiques et opportunistes en quittant les fonds euros, dont le rendement était peu attractif, tout en investissant dans les unités de compte lorsque les marchés étaient en hausse, notamment avec une progression de plus de 15 % du CAC 40 sur l’année. Les unités de compte représentent 40 % de la collecte depuis le début de l’année et 43 % en novembre.

 

Pour les placements avec garantie en capital, les épargnants ont préféré les livrets réglementés (37 milliards d’euros de collecte pour les Livrets A et les LDDS) et les dépôts à terme, enregistrant des flux supérieurs à 35 milliards d’euros au cours des dix premiers mois de l’année.

Malgré une collecte nette modeste, l’assurance vie reste attrayante pour les épargnants, avec des cotisations maintenues à un niveau élevé, s’élevant à 12,9 milliards d’euros en novembre. En cumul depuis le début de l’année, les cotisations ont augmenté de +6 %, atteignant 140,9 milliards d’euros. 

 

Cependant, la collecte nette est limitée en raison des prestations élevées, totalisant 12,4 milliards d’euros en novembre, en hausse de +11 % par rapport à la même période de l’année précédente. Sur onze mois, les prestations ont atteint 137,5 milliards d’euros, en hausse de +15 % sur un an.

L’augmentation des prestations s’explique par un nombre croissant de décès en France, passant de 559 000 à 667 000 de 2014 à 2022. Les épargnants sont incités à utiliser leur contrat d’assurance vie en raison du durcissement de l’accès au crédit et de l’augmentation de son coût, les contraignant à puiser dans leurs économies pour acquérir un bien immobilier.

 

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a connu un succès notable, avec une collecte nette sur les onze premiers mois de l’année atteignant 6,2 milliards d’euros, soit le double de l’assurance vie. Ce résultat est d’autant plus remarquable compte tenu de l’encours de 71 milliards d’euros pour 5,4 millions de titulaires. Le PER a gagné en popularité avec une augmentation de 42 % du nombre de titulaires en un an et une hausse de 59 % de l’encours.

Le succès du PER est attribué à l’inquiétude constante des Français concernant leur niveau de vie à la retraite et aux avantages fiscaux à l’entrée dont il bénéficie.

 

L’assurance vie a connu des difficultés en 2023 en raison d’un manque de compétitivité par rapport aux livrets réglementés et aux dépôts à terme. Les résultats des rendements des fonds euros attendus d’ici la fin de janvier 2024 devraient cependant redonner de la vitalité à l’assurance vie. La baisse prévue des taux directeurs des banques centrales au cours du premier semestre et la diminution de l’inflation en 2024 devraient également favoriser les fonds euros. Le rendement de ces derniers devrait continuer à augmenter par effet d’inertie et par un meilleur respect de la hiérarchie des taux. Bien que le taux du Livret A soit gelé jusqu’au 1er février 2025, les taux des dépôts à terme devraient connaître une baisse au cours de l’année. La diminution de l’inflation devrait également permettre le retour d’un rendement réel positif pour l’assurance vie. En 2024, les unités de compte devraient générer légèrement moins de rendement qu’en 2023.

Assurrance vie, PER, les gagnants et les perdants de 2023

Malgré une collecte nette modeste, l’assurance vie reste attrayante pour les épargnants, avec des cotisations maintenues à un niveau élevé, s’élevant à 12,9 milliards d’euros en novembre. En cumul depuis le début de l’année, les cotisations ont augmenté de +6 %, atteignant 140,9 milliards d’euros.

En novembre, une légère collecte nette de +400 millions d’euros a été enregistrée, s’ajoutant à celle d’octobre (+1,3 milliard d’euros). Sur les onze premiers mois de l’année, la collecte nette atteint 3,4 milliards d’euros, principalement grâce à la collecte nette des unités de compte, totalisant 28,8 milliards d’euros. Cependant, les fonds euros connaissent une décollecte nette de 25,4 milliards d’euros depuis le début de l’année.

 

Les ménages se sont montrés pragmatiques et opportunistes en quittant les fonds euros, dont le rendement était peu attractif, tout en investissant dans les unités de compte lorsque les marchés étaient en hausse, notamment avec une progression de plus de 15 % du CAC 40 sur l’année. Les unités de compte représentent 40 % de la collecte depuis le début de l’année et 43 % en novembre.

 

Pour les placements avec garantie en capital, les épargnants ont préféré les livrets réglementés (37 milliards d’euros de collecte pour les Livrets A et les LDDS) et les dépôts à terme, enregistrant des flux supérieurs à 35 milliards d’euros au cours des dix premiers mois de l’année.

Malgré une collecte nette modeste, l’assurance vie reste attrayante pour les épargnants, avec des cotisations maintenues à un niveau élevé, s’élevant à 12,9 milliards d’euros en novembre. En cumul depuis le début de l’année, les cotisations ont augmenté de +6 %, atteignant 140,9 milliards d’euros. 

 

Cependant, la collecte nette est limitée en raison des prestations élevées, totalisant 12,4 milliards d’euros en novembre, en hausse de +11 % par rapport à la même période de l’année précédente. Sur onze mois, les prestations ont atteint 137,5 milliards d’euros, en hausse de +15 % sur un an.

L’augmentation des prestations s’explique par un nombre croissant de décès en France, passant de 559 000 à 667 000 de 2014 à 2022. Les épargnants sont incités à utiliser leur contrat d’assurance vie en raison du durcissement de l’accès au crédit et de l’augmentation de son coût, les contraignant à puiser dans leurs économies pour acquérir un bien immobilier.

 

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a connu un succès notable, avec une collecte nette sur les onze premiers mois de l’année atteignant 6,2 milliards d’euros, soit le double de l’assurance vie. Ce résultat est d’autant plus remarquable compte tenu de l’encours de 71 milliards d’euros pour 5,4 millions de titulaires. Le PER a gagné en popularité avec une augmentation de 42 % du nombre de titulaires en un an et une hausse de 59 % de l’encours.

Le succès du PER est attribué à l’inquiétude constante des Français concernant leur niveau de vie à la retraite et aux avantages fiscaux à l’entrée dont il bénéficie.

 

L’assurance vie a connu des difficultés en 2023 en raison d’un manque de compétitivité par rapport aux livrets réglementés et aux dépôts à terme. Les résultats des rendements des fonds euros attendus d’ici la fin de janvier 2024 devraient cependant redonner de la vitalité à l’assurance vie. La baisse prévue des taux directeurs des banques centrales au cours du premier semestre et la diminution de l’inflation en 2024 devraient également favoriser les fonds euros. Le rendement de ces derniers devrait continuer à augmenter par effet d’inertie et par un meilleur respect de la hiérarchie des taux. Bien que le taux du Livret A soit gelé jusqu’au 1er février 2025, les taux des dépôts à terme devraient connaître une baisse au cours de l’année. La diminution de l’inflation devrait également permettre le retour d’un rendement réel positif pour l’assurance vie. En 2024, les unités de compte devraient générer légèrement moins de rendement qu’en 2023.

Approche-t-on d’une période de baisse des taux des prêts immobiliers ?

De nombreux courtiers en crédits observent une stabilisation globale, voire quelques baisses des taux des crédits immobiliers.

Approche-t-on d’une période de baisse des taux des prêts immobiliers ? C’est l’opinion grandissante de nombreux courtiers en crédits qui observent une stabilisation globale, voire quelques baisses, des barèmes des taux de crédit. La question qui se pose est de savoir si cette tendance va prendre de l’ampleur en 2024.

 

« Le pic de la hausse des taux d’intérêt est déjà derrière nous », affirme le courtier Vousfinancer, notant qu’une grande banque nationale vient de réduire ses taux pour les meilleurs emprunteurs, passant même sous la barre des 4 % sur une durée de 20 ans.

L’année 2023 se clôture avec des taux d’intérêt moyens sur 20 ans autour de 4,2 % ou 4,3 %, soit 2 points de plus qu’il y a un an. Les courtiers estiment que les taux vont évoluer sur un plateau autour de 4 % en 2024, permettant aux meilleurs profils d’emprunter à 3,8 % à taux fixe sur 15 ans, et aux moins favorables de plafonner à 4,5 %.

 

Ensuite, les professionnels du crédit anticipent une baisse plus marquée des taux en fonction des décisions de la Banque centrale européenne (BCE). Cependant, les banques, qui retrouvent des marges sur le crédit immobilier, cherchent à reconstituer leur clientèle sans relâcher la vigilance sur le crédit, surveillé de près par les autorités financières.

 

Cela se traduit par une reprise de la production de crédit au cours des derniers mois de l’année, selon la Banque de France, atteignant 9,8 milliards d’euros.

 

Pour stimuler cette reprise, les établissements bancaires n’hésitent pas à renforcer certaines mesures en faveur des emprunteurs, comme le prêt à taux zéro (PTZ). Le gouvernement a récemment porté le montant de ce dispositif à 100 000 euros, limité à certaines zones d’habitation. Des banques telles que le Crédit Agricole et la Caisse d’Épargne proposent même des prêts supplémentaires pouvant aller jusqu’à 20 000 euros, aux mêmes conditions. Chez la Caisse d’Épargne, cette offre peut être cumulée avec un prêt évolutif destiné aux jeunes de moins de 35 ans, ajustant les mensualités en fonction de l’évolution des revenus.

 

Un autre signe de reprise sur le marché est la confirmation par la Banque de France que le calcul du taux d’usure redeviendra trimestriel à partir du 1er janvier 2024. Cette mesure, qui fixe le taux plafond au-delà duquel les banques ne peuvent pas prêter, passera à une base trimestrielle après une période exceptionnelle de publication mensuelle due à la remontée rapide des taux directeurs de la BCE. Le taux d’usure pour un prêt immobilier de 20 ans et plus atteindra 6,29 % au 1er janvier prochain, un niveau sans précédent depuis 2012. L’écart avec le taux effectif global moyen pratiqué par les banques est désormais de 157 points (4,72 %). Au cours des douze derniers mois, le taux d’usure pour un tel prêt a augmenté de 270 points de base.

Faut-il vraiment réglementer les cryptomonnaies ?

Alors que l’attention générale est focalisée sur la SEC, l’organisme de régulation de la Bourse américaine, en charge de l’examen pour autoriser la création de trackers (ETF) sur les cryptomonnaies, la Cour des comptes française attire l’attention sur la nécessité de renforcer les contrôles dans le domaine des cryptoactifs.

Alors que l’attention générale est focalisée sur la SEC, l’organisme de régulation de la Bourse américaine, en charge de l’examen pour autoriser la création de trackers (ETF) sur les cryptomonnaies, la Cour des comptes française attire l’attention sur la nécessité de renforcer les contrôles dans le domaine des cryptoactifs.

 

À l’échelle de la zone euro, le marché des cryptoactifs représente une valeur dépassant les 1 500 milliards de dollars fin 2023, avec une base d’utilisateurs estimée à environ 14 millions.

La Cour des comptes souligne que bien que les cryptoactifs aient actuellement un rôle marginal dans le financement de l’économie, leur développement pose des défis en termes de contrôle des flux financiers et de stabilité. En France et en Europe, les autorités publiques ont adapté la réglementation pour encadrer ces actifs numériques.

En France, la régulation a débuté en 2019 avec la mise en place d’un enregistrement obligatoire pour les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Entre 2020 et 2023, 90 structures ont été enregistrées, mais seulement une a demandé l’agrément optionnel, imposant des règles prudentielles pour une meilleure gestion des risques.

 

Malgré ces initiatives, le ministère de l’Économie peine à faire face aux opérateurs qui proposent des services en France sans être enregistrés, et les moyens de contrôle sont insuffisants, en raison d’une coopération variable entre les États.

Conscientes de ces risques, les autorités françaises ont contribué à renforcer les règles à l’échelle européenne avec le règlement européen MiCA (markets in cryptoassets), adopté en avril 2023. Inspiré du modèle français, il rend obligatoires à l’échelle européenne les règles qui relevaient de l’agrément facultatif en France.

 

En prévision de l’entrée en vigueur de MiCA fin 2024, le Parlement français a prévu la mise en place d’un enregistrement « renforcé » obligatoire pour la fourniture de services sur actifs numériques en France dès le 1er janvier 2024.

 

Ces évolutions réglementaires augmenteront les missions de contrôle de l’AMF et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ces autorités devront mener des vérifications plus approfondies dans des délais plus restreints, tout en contribuant aux travaux de la Commission européenne sur plusieurs aspects liés aux cryptoactifs.

Cependant, la Cour des comptes déplore le manque de données de l’administration fiscale sur la détention des cryptomonnaies et les revenus qu’elles génèrent. Pour l’année 2021, seuls 20 000 contribuables ont déclaré des plus-values de cession de cryptoactifs aux services fiscaux, pour un montant total d’environ 400 millions d’euros.

 

En ce qui concerne les transactions non professionnelles, la France applique un régime de taxation à la sortie de la sphère des cryptoactifs. Seule la cession des actifs numériques contre des monnaies fiat, des biens ou des services, est soumise à imposition. Ce régime, bien que simplifié, ne prend pas suffisamment en compte l’utilisation des cryptomonnaies comme moyen de paiement.

 

La Cour des comptes estime que ce régime devrait évoluer, notamment pour tenir compte de la diversité croissante des NFT, dont certains ne seront peut-être plus assimilables à des actifs financiers à l’avenir.

Enfin, la révision des normes européennes de coopération fiscale entre les États, prévue à partir de janvier 2026, devrait améliorer la visibilité des administrations fiscales.

Pourquoi le livret A va redevenir une valeur sûre en 2024

En 2024, le rendement réel du livret A devrait redevenir positif avec une inflation attendue à 2,5 % par la Banque de France

En 2024, le rendement réel du livret A devrait redevenir positif avec une inflation attendue à 2,5 % par la Banque de France

 

 

Suite à une décollecte marquée en octobre (-3,7 milliards d’euros), le livret A a clôturé le mois de novembre avec une légère baisse de 280 millions d’euros. L’impact de l’augmentation du plafond du Plan d’épargne populaire à 10 000 euros s’atténue progressivement. Malgré ces fluctuations, la collecte demeure exceptionnelle sur les onze premiers mois de l’année, avec une hausse de +26,68 milliards d’euros pour le livret A et 10,22 milliards d’euros pour le LDDS (Livret de développement durable et solidaire). À fin novembre, l’encours du livret A s’élève à 402,1 milliards d’euros, tandis que celui du LDDS atteint 144,5 milliards d’euros.

 

Selon Philippe Crevel du Cercle des Épargnants, l’attrait des Français pour ce placement devrait se maintenir en 2024. Il explique : « En 2024, le rendement réel du livret A devrait redevenir positif avec une inflation attendue à 2,5 % par la Banque de France. » En comparaison, le rendement réel du livret A en 2023 reste négatif, avec un rendement brut sur 12 mois à 2,9 % (un mois à 2 % et onze mois à 3 %), alors que l’inflation devrait atteindre 5,7 %. En 2024, avec le maintien du taux du livret A à 3 % jusqu’au 1er février 2025, le rendement réel devrait devenir positif de 0,5 point, une tendance non observée depuis 2020.

 

L’attractivité du livret A en 2024 est également renforcée par le gel de son taux jusqu’au 1er février 2025. Cependant, à partir du second semestre 2024, la Banque Centrale Européenne envisage une baisse de ses taux directeurs, pouvant impacter les taux d’intérêt des livrets ordinaires et des dépôts à terme. Malgré cela, le livret A et le LDDS devraient maintenir leur compétitivité, avec une concurrence anticipée des fonds euros de l’assurance vie, dont le rendement est prévu en hausse.

 

Un autre élément en faveur du livret A est la probable diminution du taux du Livret d’Épargne Populaire en février 2024. Bien que la collecte du LEP soit restée dynamique en novembre, atteignant + 2,80 milliards d’euros, elle pourrait être impactée par une diminution du taux prévue en février 2024, conformément à la formule de calcul basée sur l’inflation des six derniers mois et le taux du Livret A, majoré de 0,5, selon l’arrêté du 27 janvier 2021.

Quel salaire minimum pour valider un trimestre de retraite en 2024 ?

En 2024, pour obtenir la validation d’un trimestre de retraite, le salarié doit désormais percevoir une rémunération minimale de 1 747,50 €, calculée sur la base du Smic brut fixé à 11,65 € de l’heure depuis le 1er janvier de cette année.

La validation d’un trimestre de retraite auprès de la Cnav (Caisse nationale d’assurance vieillesse) correspond à la perception d’une rémunération soumise à cotisations, correspondant à 150 fois le montant horaire du Smic (Salaire minimum interprofessionnel de croissance).

 

Cette règle permet ainsi aux individus exerçant des activités à temps partiel ou de manière irrégulière tout au long de l’année d’accumuler jusqu’à quatre trimestres de retraite par an, offrant une certaine flexibilité dans l’approche de la validation des trimestres nécessaires.

 

En 2024, pour obtenir la validation d’un trimestre de retraite, le salarié doit désormais percevoir une rémunération minimale de 1 747,50 €, calculée sur la base du Smic brut fixé à 11,65 € de l’heure depuis le 1er janvier de cette année. Cette somme représente une augmentation de 57 € par rapport à l’année précédente, reflétant ainsi l’évolution du montant horaire du Smic.

 

Il est important de souligner que cette augmentation n’affecte pas les salariés percevant le Smic, car leur rémunération suit la même trajectoire, maintenant les seuils pour la validation des trimestres. Cependant, elle a des implications défavorables pour d’autres travailleurs.

Les actifs dont la rémunération n’est pas indexée sur la hausse du Smic se trouvent désormais confrontés à un défi plus ardu pour valider un trimestre. 

 

Cette réalité s’applique notamment aux jeunes qui occupent des emplois étudiants pendant la période estivale, ainsi qu’aux individus rémunérés légèrement au-dessus du salaire minimum, mais dont la durée de travail mensuelle est limitée ou qui ne travaillent pas toute l’année.

Ainsi, l’évolution des seuils de validation des trimestres de retraite peut avoir des répercussions différenciées sur les travailleurs en fonction de la nature et de la stabilité de leurs revenus, soulignant la nécessité d’une attention particulière pour garantir une équité dans le système de validation des trimestres de retraite.

Plus de 8 Français sur 10 préfèreraient vieillir à leur domicile

85 % des Français aspirent à vieillir dans le confort de leur foyer plutôt que de rejoindre une institution dédiée aux personnes.

85 % des Français aspirent à vieillir dans le confort de leur foyer plutôt que de rejoindre une institution dédiée aux personnes.

 

À l’aube de l’entrée en vigueur du dispositif Ma Prime Adapt, mettant en lumière le choix crucial du maintien à domicile pour nos aînés, les données d’un sondage Ifop de 2019 révèlent que 85 % des Français aspirent à vieillir dans le confort de leur foyer plutôt que de rejoindre une institution dédiée aux personnes âgées. Malgré les critiques persistantes à l’égard des Ehpad, le constat est indéniable : le nombre de résidents augmente d’année en année.

Au 31 décembre 2019, pas moins de 594 700 personnes âgées étaient hébergées en Ehpad, et ce chiffre connaît une croissance continue. Selon le panorama Ehpad 2021 établi par Uni Santé, les 7 353 établissements français en novembre 2022 totalisaient 595 982 lits, avec des tarifs oscillant entre moins de 1 800 euros dans la Meuse et 3 886 euros à Paris.

 

Le dernier baromètre de Silver Alliance, fruit d’une collaboration avec Retraite.com et rendu public le 28 novembre dernier, révèle une hausse du coût du maintien à domicile des personnes âgées en 2023, s’alignant pratiquement sur le rythme de l’inflation. Les dépenses liées aux soins et à l’assistance personnelle ont ainsi connu une augmentation de 4,5 % en un an, correspondant au taux d’inflation de 4 % établi en octobre par l’Insee. Au-delà des coûts liés au logement et à la vie quotidienne, les personnes âgées dédient en moyenne 1 216 euros par mois à leurs soins de santé, à l’aménagement de leur domicile, et aux services d’aide à domicile. Ce budget varie en fonction des tranches d’âge, atteignant jusqu’à 2 070 euros par mois pour les 85 ans et plus.

 

La santé se positionne en tête des postes de dépenses des seniors, avec une augmentation notable des coûts liés aux complémentaires santé, atteignant jusqu’à 234 euros par mois pour les 85 ans et plus. Les frais de dépendance représentent près de 50 % du budget du maintien à domicile pour cette tranche d’âge, englobant divers services d’aide à domicile et les gardes de nuit.

 

Depuis la première édition du baromètre de Silver Alliance en 2020, le coût du maintien à domicile a grimpé de près de 17 %. 

Cette augmentation s’explique en partie par le fait que les revenus des retraités n’augmentent pas au même rythme que leurs dépenses. La revalorisation prévue des pensions de base de 5,3 % pour le 1er janvier prochain devrait toutefois apporter un certain soulagement financier aux seniors.

 

En outre, Ma Prime Adapt, qui entrera également en vigueur le 1er janvier 2024, constituera un soutien financier supplémentaire aux retraités pour adapter leur logement à la dépendance et ainsi différer l’entrée en Ehpad. Gérée par l’Agence nationale de l’habitat (Anah), cette initiative ambitieuse vise à adapter 680 000 logements d’ici à 2032. Alors que près de 75 % des plus de 70 ans sont actuellement propriétaires de leur logement, la crise du logement pourrait néanmoins exercer un impact substantiel sur le budget des futurs retraités qui ne le seront pas dans les quinze prochaines années.

Fortes hausses en vue pour les mutuelles et les complémentaires santé

La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Et ce dernier va bondir de 8,1 % pour les contrats d’assurance complémentaire santé en 2024,

La santé n’a pas de prix, mais elle a un coût. Et ce dernier va bondir de 8,1 % pour les contrats d’assurance complémentaire santé en 2024, selon la dernière enquête de la Mutualité française.
 

Pour mémoire en mémoire en 2023, la hausse n’avait été que de 4,7 % et de 3,4 % en 2022. Alors comment expliquer ce dérapage ?  » Les dépenses de santé augmentent plus vite que la richesse produite  » depuis des années, souligne d’emblée Eric Chenut, le président de la Mutualité française.
 

Un constat posé à l’issue d’une enquête réalisée auprès de 38 mutuelles, qui protègent 18,7 millions de personnes au total. Les mutuelles sont la famille la plus importante de complémentaire santé avec 46 % des prestations versées, devant les assureurs (près de 35 % du marché) et les institutions de prévoyance (un peu moins de 20 %).
 

En moyenne, les complémentaires santé à statut mutualiste prévoient une hausse moyenne de 8,1 % de leurs cotisations en 2024. La hausse sera de 7,3 % en moyenne pour les contrats individuels, et de 9,9 % en moyenne pour les contrats collectifs obligatoires, ceux souscrits par les entreprises pour leurs salariés.
Première explication,  » les dépenses de santé ont été extrêmement dynamiques en 2023, avec une hausse de + 6 % alors qu’on s’attendait plutôt à + 3 ou + 4 % « , explique Eric Chenut.
 

Un dérapage alimenté par la revalorisation des salaires et tarifs des soignants, une plus forte consommation de soins, mais aussi par la diminution du remboursement des soins dentaires par la Sécu.
 

Avec la réforme du 100 %, santé, l’État a transféré aux complémentaires santé 500 millions d’euros de dépenses dentaires supplémentaires par an, en baissant à 60% le remboursement de ces dépenses par l’Assurance maladie, contre 70% auparavant. Elle a ainsi renforcé la part des complémentaires dans la prise en charge des dépenses d’optique, dentaire et audiologie puisque ce sont les Mutuelles qui prennent en charge le déremboursement.
Au total, les dépenses des complémentaires santé devraient donc augmenter de 1,5 milliard d’euros en 2024, sur une enveloppe globale d’une trentaine de milliards d’euros.
 

Comment réduire la facture ? Selon le président de la Mutualité, l’une des solutions pour tenter d’éviter des hausses de cotisations trop fortes pourrait être de revoir le panier de soins de référence, le  » contrat responsable et solidaire « . Ce contrat  » embarque un très haut niveau de définition des couvertures, et du coup aussi un très haut niveau de coûts « , dit-il. Il serait peut-être utile de lui  » donner une modularité plus grande  » pour  » permettre aux gens de se couvrir au niveau qui leur est nécessaire « .
 

Si le gouvernement veut taper du poing sur la table pour calmer les ardeurs des Mutuelles, concrètement, il ne peut pas encadrer les tarifs des complémentaires santé. Le ministre se contente, pour l’instant, d’appeler les consommateurs et les entreprises à faire jouer la concurrence.
 

Les retraités sont toujours les grands gagnants des politiques publiques

La France en fait-elle trop pour ses retraités ? Depuis 1995, le poids consacré aux retraites a augmenté, aux dépens notamment des dépenses d’éducation.

La France en fait-elle trop pour ses retraités ?  Pour le savoir, Fipeco, une association indépendante d’analyses des finances publiques, a passé à la moulinette les données de l’Insee décomposant les dépenses publiques par « fonction ». 
 

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Sur 1 000 euros de prélèvements obligatoires, 563 euros, soit 56,3 % des dépenses publiques, ont financé la protection sociale en 2022.  Dans le détail, 247 euros ont été consacrés aux retraites. Un chiffre en hausse de 10 % sur la période. 
 

209 euros sont dédiés à la santé, 37 euros pour les familles et 29 euros pour les allocations de chômage.
 

Depuis 1995, le poids consacré aux retraites a augmenté, aux dépens notamment des dépenses d’éducation (90 euros). Le soutien des activités économiques s’élève à 116 € (les aides et subventions aux ménages et entreprises hors transports sont de 81 € et les dépenses de transport sont de 35 €), les dépenses des « services généraux » (fonctions supports des administrations) sont de 67 euros.  La Défense est une des grandes perdantes sur la période, avec 31 euros. A peine moins que les intérêts de la dette publique : 34 euros.
 

« Une désindexation partielle par rapport à l’inflation du niveau des retraites ferait sens et même figure de justice au vu des choix faits par le gouvernement pour sa réforme », estime François Ecalle, le patron de Fipeco.
 

Pour mémoire, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé la revalorisation des pensions de retraite de 5,2% au 1er janvier 2024. En août 2022 déjà, selon le même principe, les retraites avaient déjà augmenté de 4%, puis de 0,8% en janvier 2023.
 

Les introductions en Bourse au point mort cette année

La France comptabilise 6 opérations en 2023 pour un montant total de 291,3 millions de dollars, soit deux fois moins d’opérations qu’en 2022.

2023, annus horribilis pour les IPO ! En 2023, 1 298 IPOs ont été enregistrées pour un montant total de 123,2 milliards de dollars, soit une baisse contenue de 8 % en volume et de 33 % en valeur par rapport à 2022, indique le dernier rapport annuel sur les introductions en Bourse de EY.
 

Dans le détail, le rapport note que la zone Asie-Pacifique a enregistré 732 introductions en bourse pour un montant total de 120,6 milliards de dollars, et enregistre ainsi des baisses de 18% en volume et 44% en valeur. 
 

Le marché américain résiste mieux avec 153 transactions pour 22,7 milliards de dollars, soit une hausse de 15 % en volume et 155% en valeur.
 

En 2023 pour la zone Europe, 136 IPOs ont été enregistrées pour un montant de 12,9 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de 20 % en volume et de 32 % en valeur par rapport à 2022.

 

La France comptabilise 6 opérations en 2023 pour un montant total de 291,3 millions de dollars, soit deux fois moins d’opérations qu’en 2022.

 

La dernière en date est celle du Stif, le spécialiste des protections contre les risques d’explosion. Avant elle, la dernière opération remontait au mois de juillet avec l’arrivée du spécialiste des ingrédients naturels Vinpai sur Euronext Growth. Ce compartiment phare des petites et moyennes entreprises a abrité l’ensemble des introductions de l’année 2023, soit 5.  Le spécialiste américain des cosmétiques Coty quant à lui a privilégié le compartiment professionnel d’Euronext, pour s’offrir une double cotation à Paris (en plus de celle à New York).

 

Le secteur des technologies et celui de l’industrie ont continué à dominer les introductions en bourse en 2023, représentant respectivement 264 et 265 opérations pour un montant de 32,2 et 26,5 milliards de dollars, tandis que le secteur des matériaux résiste avec 160 opérations réalisées et 10,1 milliards de dollars levés.
 

Parmi les introductions majeures qui ont séduit les marchés, il faut mentionner celles du géant des puces Arm, de Nextracker, une entreprise de technologie solaire basée en Californie et de Klaviyo, une entreprise de marketing automation. Cependant, le rendement global du secteur a été décevant, avec une perte moyenne de -25,3% sur le troisième trimestre. 
 

Quant au secteur de la santé, bien que certaines entreprises aient enregistré des rendements positifs, d’autres ont rapidement chuté, entraînant une baisse moyenne de -21,3 %.
 

Au rayon flop, on peut ranger celle d’Instacart, le leader technologique de la distribution alimentaire en Amérique du Nord qui se négocie en fin d’année 19 % en dessous de son prix d’introduction.
 

De même VinFast est un fabricant vietnamien de voitures électriques qui fait partie du conglomérat vietnamien Vingroup. Après une introduction en bourse spectaculaire, les actions VinFast ont connu une chute importante, perdant près de 34 % de leur valeur en deux séances, ramenant la valorisation boursière de l’entreprise à environ 46 milliards de dollars.

 

Enfin, le fabricant de sandales de luxe Birkenstock  a déçu les marchés. L’entreprise, propriété de LVMH, a fixé le prix de son offre à 46 dollars par action, ce qui lui conférait une valeur de 8,6 milliards de dollars. Les actions Birkenstock ont chuté de 13 % au moment de son introduction en bourse. Considérée à l’origine comme un stimulant potentiel pour le marché des introductions en bourse, l’introduction en bourse de Birkenstock a été une énorme déception. 

 

Cependant, l’action de Birkenstock a pu regagner quelques couleurs depuis son introduction avec un cours de clôture à 50 dollars au 15 décembre 2023, soit 8,7 % au-dessus de son prix d’introduction.