PEA vs Compte-titres : Quel dispositif choisir pour investir en Bourse ?

Investir en Bourse peut être une excellente manière de faire fructifier son épargne. Cependant, choisir le bon dispositif est crucial pour maximiser les rendements et bénéficier des avantages fiscaux.

Investir en Bourse peut être une excellente manière de faire fructifier son épargne. Cependant, choisir le bon dispositif est crucial pour maximiser les rendements et bénéficier des avantages fiscaux. 

 

Deux options populaires s’offrent aux investisseurs : le Plan d’Épargne en Actions (PEA) et le Compte-titres Ordinaire (CTO). Chacun présente des avantages et des inconvénients qu’il est important de comprendre pour faire le meilleur choix.

Le choix entre un PEA et un CTO dépend de vos objectifs et de vos priorités. Le PEA offre des avantages fiscaux attractifs et une gestion passive, tandis que le CTO offre une flexibilité et une diversification géographique plus large. Prenez le temps de bien comprendre les caractéristiques de chaque dispositif pour faire le meilleur choix en fonction de votre situation personnelle.
 

Définir ses objectifs
Avant de choisir entre un PEA et un CTO, il est essentiel de définir ses objectifs. Voici quelques questions à se poser : souhaitez-vous investir sur le long terme ? Cherchez-vous une fiscalité attractive ? Préférez-vous des supports financiers simples et peu chers ? Avez-vous des contraintes géographiques en termes d’investissement ? Envisagez-vous de retirer une partie de votre épargne dans quelques années pour un projet spécifique ?
 

Le Compte-titres : Flexibilité et diversification
Le compte-titres offre une grande liberté d’investissement. Il permet d’accéder à une large gamme d’actifs, y compris des actions du monde entier, des obligations et des fonds d’investissement. Le compte-titres présente également d’autres atouts : il est sans plafond de versement, un même épargnant peut ouvrir plusieurs CTO et les gérer avec des stratégies d’investissement différentes, et il offre une liquidité totale, permettant des retraits à tout moment sans contrainte.
Cependant, les gains générés sur un CTO ne bénéficient d’aucun avantage fiscal particulier. Les plus-values et les dividendes sont imposés soit au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux), soit au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Ainsi, pour une plus-value de 10 000 euros, l’impôt peut atteindre 3 000 euros avec le PFU. Cette taxation peut être dissuasive pour certains investisseurs.
 

Le PEA : Fiscalité attractive et gestion passive
Le PEA est un dispositif fiscalement avantageux pour investir en actions européennes. Il offre une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention du produit. Les gains réalisés (dividendes ou plus-values) sont exonérés d’impôt sur le revenu après cinq ans de détention du produit, bien que les prélèvements sociaux restent dus. Le PEA permet également d’abonder jusqu’à 150 000 euros, offrant une marge conséquente pour placer ses futures économies.
Pour bénéficier de ces avantages, il est nécessaire de respecter deux conditions : laisser toutes les sommes versées pendant une période de cinq ans (tout retrait avant les cinq ans d’anniversaire du contrat entraîne la clôture du PEA) et disposer d’un unique PEA, dans la mesure où il est impossible d’en ouvrir plusieurs.
 

Investir sur les marchés étrangers
Le PEA est limité aux actions et fonds européens uniquement, ce qui restreint la diversification géographique du portefeuille. Cependant, une solution existe : avec le PEA, il est possible d’investir dans des ETF (Exchange Traded Funds), qui répliquent la performance d’un indice donné, avec ses hauts et ses bas. Ainsi, avec un ETF World, vous pouvez investir de manière indirecte dans un panier de milliers de sociétés mondiales.
 

Ouvrir un PEA le plus tôt possible pour profiter de ses atouts
La clé d’une bonne santé financière repose sur une diversification des actifs. En ouvrant un PEA le plus tôt possible, vous organisez votre avenir financier et enclenchez « l’horloge fiscale » qui s’activera dans cinq ans. De plus, les ETF sont des outils financiers permettant de gérer un PEA de façon « passive ». Leurs frais de gestion sont généralement faibles comparés à ceux des fonds gérés activement. Ainsi, vous pouvez vous détacher des fluctuations quotidiennes du marché. En dépit de votre faible connaissance des marchés boursiers, vous pouvez atteindre des performances intéressantes.

 

Ce qui change en août pour votre argent

En ce mois d’août, plusieurs nouvelles mesures vont impacter le budget des ménages français. Le Figaro vous présente les changements à venir, certains prenant effet dès le 1er août.

En ce mois d’août, plusieurs nouvelles mesures vont impacter le budget des ménages français. Voici les changements à venir, certains prenant effet dès le 1er août.

 

Épargne : le taux du LEP en baisse à 3 % 

Une source de revenus pour les Français modestes devient moins avantageuse. À partir du 1er août, la rémunération du livret d’épargne populaire (LEP) va diminuer. Après une première réduction en février 2024, où le taux est passé de 6 % à 5 %, il sera désormais fixé à 4 %. Bien que ce taux soit inférieur à celui de février, il reste supérieur aux 3 % du livret A et toujours au-dessus de l’inflation. La Banque de France estime que cette nouvelle rémunération « permet aux ménages détenteurs (d’un LEP) de continuer à bénéficier d’un rendement très protecteur pour leur épargne ». Cependant, l’impact de cette baisse sur l’attractivité de ce livret reste à observer.

 

Électricité : pas de hausse des tarifs 

Bonne nouvelle pour 22 millions de ménages et entreprises. Alors que les prix de l’électricité devaient augmenter en août, le gouvernement a finalement décidé de ne pas suivre les recommandations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). « L’enjeu, c’est de limiter les à-coups vis-à-vis du citoyen. Après, on perd en lisibilité, en acceptabilité », a expliqué le ministère de l’Économie mi-juillet, en rappelant que les tarifs devraient baisser en février 2025. Si la hausse initialement prévue avait été appliquée, les consommateurs auraient vu leur facture augmenter de 1% en moyenne, selon la CRE.

 

Fin de la validité du « pass rail » 

Il ne reste plus que quelques semaines aux jeunes âgés de 16 à 27 ans pour profiter du « pass rail ». Lancé cette année, ce dispositif permet de voyager en TER et Intercités en illimité pendant un mois, pour seulement 49 euros. Valable du 1er juillet au 31 août, il vise à encourager l’utilisation du train parmi les jeunes.

 

Versement de l’allocation de rentrée scolaire 

Un rendez-vous crucial pour les familles. En août, l’allocation de rentrée scolaire – une aide versée sous condition de ressources pour aider les parents à couvrir les dépenses de la rentrée scolaire – sera distribuée en deux phases. D’abord, le 6 août, dans les départements de Mayotte et de La Réunion. Ensuite, le 20 août, en métropole, en Guyane, en Martinique et en Guadeloupe. Pour rappel, les plafonds de ressources à ne pas dépasser sont de 27.141 euros pour un enfant à charge et de 33.404 euros pour deux enfants.

A quoi sert vraiment l’inventaire de succession ?

L’inventaire de succession est une étape parfois nécessaire avant le partage des biens du défunt.

Découvrez l’importance de l’inventaire de succession dans la gestion des biens d’une personne décédée. Cette étape cruciale facilite le partage des biens tout en préservant l’harmonie entre les héritiers.

 

L’inventaire de succession est une étape parfois nécessaire avant le partage des biens du défunt. Il permet de déterminer la valeur des biens mobiliers et immobiliers du défunt en établissant un rapport contenant la liste et la qualité des héritiers, la mention des lieux où l’inventaire a été fait, la description et l’estimation des biens composant l’actif, ainsi que les éléments de passif (emprunts, dettes, legs). 

 

L’inventaire peut être réalisé à la demande de n’importe quel héritier et son coût est de 80 € hors taxes, auxquels s’ajoutent les frais d’enregistrement et de publicité.
 

L’inventaire est obligatoire dans certains cas, comme lorsqu’un héritier doit être protégé (enfant mineur, personne sous tutelle ou curatelle, héritier absent) ou lorsque l’un des héritiers conserve l’usufruit de l’ameublement du défunt. Il est également obligatoire si un héritier accepte la succession à concurrence de l’actif net (actif moins passif), pour s’assurer de ne pas être redevable des dettes du défunt au-delà de ses droits dans la succession.
 

Un héritier peut aussi demander un inventaire pour faciliter un partage équitable des biens du défunt ou réduire le montant des droits de succession. En effet, sans inventaire, les meubles du défunt sont évalués forfaitairement à 5 % de son patrimoine. Dans certains cas, il peut être intéressant de procéder à un inventaire pour obtenir une valorisation inférieure.
 

Le choix du commissaire-priseur chargé de l’inventaire peut être fait par les héritiers ou confié au notaire. En cas de désaccord, le Tribunal de Grande Instance (TGI) tranche. Une fois l’inventaire réalisé, le notaire procède au partage de la succession entre les héritiers.
 

Cette année, le jour de libération fiscale des salariés est le…

Le salarié moyen français travaille jusqu’au 17 juillet pour financer les services publics et prestations collectives, selon l’étude annuelle de l’Institut économique Molinari sur la pression sociale et fiscale réelle dans l’Union européenne.

Le salarié moyen français travaille jusqu’au 17 juillet pour financer les services publics et prestations collectives, selon l’étude annuelle de l’Institut économique Molinari sur la pression sociale et fiscale réelle dans l’Union européenne. 

 

La pression sociale et fiscale réelle sur le salarié moyen français reste la plus élevée de l’Union européenne en 2024, avec une date de libération fiscale et sociale le 17 juillet. 

La France reste en 2024 le pays où les prélèvements obligatoires sur le salarié moyen sont les plus élevés, devant la Belgique et l’Autriche.
 

Pour calculer la pression sociale et fiscale réelle, l’étude prend en compte les cotisations sociales (patronales et salariales), l’impôt sur le revenu et la TVA qui réduisent le pouvoir d’achat du salarié moyen. En France, la fiscalité sur le salarié moyen s’élève à 54 % lorsqu’on tient compte de tous ces éléments, soit une baisse marginale de 0,10 % par rapport à l’an passé.
 

La date de libération fiscale et sociale correspond au jour à partir duquel le salarié moyen n’a plus à financer les services publics et prestations collectives, et peut disposer librement des fruits de son travail. En France, cette date tombe le 17 juillet, ce qui signifie que le salarié moyen travaille 198 jours sur 365 pour financer les prélèvements obligatoires.
 

Pour estimer le coût du travail et le salaire net du salarié moyen, l’étude prend en compte les cotisations patronales et salariales, l’impôt sur le revenu et la TVA. En France, le salarié moyen coûte 59 458 € à son employeur (9ème rang de l’UE), mais ne perçoit que 27 326 € nets de charges et impôts (11ème rang de l’UE). Les cotisations sociales représentent 101 % du salaire net, ce qui est le record parmi les pays de l’UE (moyenne de 48 %).
 

L’étude souligne que la pression sociale et fiscale française n’est pas synonyme de meilleurs services publics, et que la satisfaction vis-à-vis de la vie est meilleure dans onze pays ayant une pression fiscale et sociale moindre. En outre, les retraites, qui représentent 24 % des dépenses publiques en France, sont plus coûteuses que dans les pays européens s’appuyant à la fois sur la répartition et la capitalisation collective.

 

L’élargissement de la pension de réversion aux orphelins de parents travailleurs indépendants

Jusqu’à récemment, les orphelins dont l’un des parents exerçait une activité indépendante ne pouvaient pas bénéficier d’une pension de réversion.

Jusqu’à récemment, les orphelins dont l’un des parents exerçait une activité indépendante ne pouvaient pas bénéficier d’une pension de réversion. 

 

Toutefois, depuis le 8 juillet 2024, les règles ont évolué pour inclure ces enfants. Auparavant, seuls les orphelins de parents fonctionnaires ou d’anciens salariés du privé percevant la complémentaire Agirc-Arrco pouvaient toucher une pension de réversion. Lors de la réforme des retraites de 2023, la liste des bénéficiaires potentiels a été élargie aux enfants de parents décédés touchant la retraite de base. Cependant, les orphelins de parents travailleurs indépendants en étaient toujours exclus. Un décret publié le 7 juillet au Journal Officiel a mis fin à cette inégalité de traitement.
 

L’élargissement de la pension de réversion aux orphelins de travailleurs indépendants
 

Lorsqu’un enfant devient orphelin, il peut percevoir une partie de la retraite de ses parents, sous certaines conditions. Cette somme d’argent, appelée pension de réversion, était jusqu’à présent réservée aux enfants de fonctionnaires ou de salariés du secteur privé, excluant ainsi les orphelins de parents exerçant une activité indépendante (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise, etc.).
 

Cette disparité a été corrigée grâce à la publication d’un décret au Journal Officiel le 7 juillet 2024, entré en vigueur le 8 juillet. Désormais, les enfants dont les parents sont décédés et dont au moins l’un d’eux était travailleur indépendant peuvent recevoir une pension de réversion, leur offrant ainsi une protection similaire à celle des enfants de fonctionnaires ou de salariés du privé.
 

Montant et conditions : les détails de la pension de réversion pour les indépendants
 

Depuis le 8 juillet 2024, les orphelins dont l’un des deux parents était indépendant peuvent toucher une partie de sa retraite. Pour cela, ils doivent généralement être âgés de moins de 21 ans. Toutefois, dans certaines situations, cette limite d’âge peut être repoussée, voire supprimée. C’est le cas lorsque les revenus de l’enfant orphelin restent inférieurs à 55 % du Smic horaire brut, soit 11,65 euros au 1er janvier 2024. Dans cette situation, la pension de réversion peut être perçue jusqu’aux 25 ans de l’enfant.
 

Par ailleurs, la limite d’âge est supprimée pour les enfants orphelins dont le taux d’incapacité est supérieur à 80 %, à condition que leurs revenus restent inférieurs au même seuil de 55 % du Smic horaire brut, soit 12 994 euros bruts par an. Le calcul de la pension de réversion est effectué sur la base du montant de la pension de retraite, à hauteur de 54 % de la retraite de base que le parent décédé percevait ou aurait dû percevoir.
 

Le régime applicable aux orphelins de travailleurs indépendants est identique à celui des ex-salariés du privé, puisque ces derniers ont également droit à une pension de réversion équivalente à 54 % de la retraite de base du parent décédé. En cas de pluralité d’enfants orphelins, le montant de la pension de réversion est divisé à parts égales entre chaque enfant. Dans tous les cas, la somme versée chaque mois ne peut pas être inférieure à 100 euros bruts.
 

À noter : le taux de la pension de réversion applicable aux fonctionnaires décédés affectés à la fonction publique d’État, territoriale ou hospitalière est de 50 % de la retraite de base.
 

Immobilier à Paris : le bruit, un critère à ne pas négliger lors de la recherche d’un logement

Selon une étude récente menée par le groupe de services immobiliers Manda, analysant 2500 logements à travers la capitale, le niveau sonore moyen perçu dans les logements parisiens avec les fenêtres fermées est d’environ 37 décibels.

Découvrez les résultats de l’étude sur le niveau sonore moyen dans les logements parisiens ! Avec des fenêtres fermées, on atteint 37 décibels en moyenne. Quel impact sur notre qualité de vie ?

 

Selon une étude récente menée par le groupe de services immobiliers Manda, analysant 2500 logements à travers la capitale, le niveau sonore moyen perçu dans les logements parisiens avec les fenêtres fermées est d’environ 37 décibels.  Ce résultat, proche du seuil de confort fixé à 35 décibels, est en grande partie dû à la généralisation du double vitrage. Cependant, des différences sensibles persistent entre les arrondissements, en particulier lorsque les fenêtres sont ouvertes.
 

Le bruit, un critère important pour le confort de vie
 

Le bruit est un facteur important à prendre en compte lors de la recherche d’un logement, car il peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie et le bien-être des occupants. Selon l’étude de Manda, les arrondissements les plus bruyants de Paris sont le 15e, le 1er et le 8e, avec une intensité sonore moyenne (fenêtres ouvertes et fermées) se rapprochant de 42 dB. À l’inverse, les arrondissements les plus calmes sont le 7e, le 9e et le 17e, avec un niveau moyen d’environ 40 dB.
 

La présence de grandes artères et le type de bâtiments influencent le niveau sonore
 

La différence de niveau sonore entre les arrondissements parisiens s’explique principalement par la présence de grandes artères et le type de bâtiments (bureaux ou habitations) situés à proximité. Dans les arrondissements les plus calmes, les logements sont souvent situés dans des petites rues, tandis que les bureaux se trouvent aux abords des voies à grande circulation. En revanche, dans les arrondissements les plus bruyants, de nombreux appartements sont situés à proximité directe du trafic.
 

Les logements sur cour, une solution pour plus de tranquillité
 

Sans surprise, l’étude montre que les logements sur cour sont les plus calmes, avec une intensité sonore de 36,93 dB fenêtres fermées et de 41,35 dB fenêtres ouvertes. Ils sont suivis par les logements donnant sur une rue piétonne (37,64 dB fenêtres fermées et 44,86 dB fenêtres ouvertes). Les logements donnant sur une rue avec circulation sont les moins bien lotis, avec un niveau sonore de 38,7 dB fenêtres fermées et de 47,14 dB fenêtres ouvertes.
 

Un palmarès évolutif grâce aux travaux d’insonorisation et à la politique de la ville
 

Le classement des arrondissements parisiens en fonction de leur niveau sonore n’est pas figé et peut évoluer en fonction de deux tendances : les travaux d’insonorisation menés dans les logements et la politique de la ville qui change les plans de circulation, faisant disparaître le trafic d’un secteur ou créant une nouvelle densité dans un autre. Ainsi, il est important de se tenir informé de l’évolution de ces facteurs lors de la recherche d’un logement à Paris.
 

En conclusion, le bruit est un critère essentiel à prendre en compte lors de la recherche d’un logement à Paris. Les futurs locataires ou acheteurs doivent être attentifs à la localisation du bien et aux caractéristiques des logements (double vitrage, exposition, etc.) pour garantir un confort de vie optimal.
 

Trois nouveaux cas de déblocage anticipé pour le Plan d’épargne entreprise (PEE)

Une partie de votre argent est placée sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) ? En principe, cette somme est bloquée pendant cinq ans. Cependant, un décret récemment publié a assoupli cette contrainte du PEE.

Une partie de votre argent est placée sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) ? En principe, cette somme est bloquée pendant cinq ans. Cependant, un décret récemment publié a assoupli cette contrainte du PEE.

Depuis la simplification du monde de l’épargne salariale en vigueur depuis le 1er janvier 2019, il existe deux principaux types de plans d’épargne : le Plan d’épargne pour la retraite collectif (Perco) et le Plan d’épargne entreprise (PEE). Toutefois, il est important de noter que l’argent placé sur ces plans est bloqué jusqu’à la retraite pour le Perco, et pendant 5 ans pour le PEE, sauf en cas de déblocage anticipé justifié. Un décret publié le 5 juillet 2024 a ajouté trois nouvelles exceptions à cette règle. Quelles sont-elles ?
 

Quels sont les trois nouveaux cas de déblocage anticipé pour le PEE ?
 

Vous envisagez de placer votre participation et/ou votre intéressement sur un Plan d’épargne entreprise (PEE) ? Ce choix permet d’éviter de payer l’impôt sur le revenu et peut donc être judicieux pour tous les foyers imposables, dans la limite d’un plafond de 34 776 euros pour l’année 2024. Cependant, les salariés épargnants doivent tenir compte d’un inconvénient majeur : une fois placée sur un PEE, la somme est indisponible pendant une durée de cinq ans.
 

En effet, sur un Plan d’épargne entreprise, l’argent déposé par le titulaire est, en principe, bloqué pendant cinq ans. Toutefois, plusieurs cas de déblocage anticipé permettent de récupérer son argent sans avoir à attendre la fin de cette période. Suite à la publication d’un décret au Journal officiel le 5 juillet 2024, entré en vigueur le 6 juillet, trois nouveaux cas de déblocage anticipé ont été ajoutés, rendant le PEE plus souple.
 

Désormais, il est possible de récupérer son argent pour financer la rénovation énergétique de sa résidence principale, pour l’achat d’un véhicule propre ou encore lorsque l’on est proche aidant. Concernant l’achat d’un véhicule propre, certaines conditions doivent être remplies. Le véhicule doit utiliser « l’électricité, l’hydrogène ou une combinaison des deux comme source exclusive d’énergie » et, selon Capital, être équipé au maximum de 8 places.
 

Une liste d’exceptions qui s’allonge au profit des salariés épargnants
 

Grâce au décret publié le 5 juillet, la liste des cas de déblocage anticipé du PEE s’allonge. Auparavant, d’autres situations permettaient déjà de récupérer son argent sans attendre le délai de cinq ans. Cela était par exemple le cas lors d’un mariage, de la conclusion d’un Pacs, de la naissance ou de l’adoption d’un troisième enfant, ou encore lors de l’achat de la résidence principale, à condition d’en faire la demande dans les 6 mois suivant l’événement.
 

Dans d’autres cas, la demande de déblocage anticipé peut être faite à tout moment, sans avoir à respecter ce délai butoir de 6 mois. Il s’agit ici des cas de rupture du contrat de travail (licenciement, démission ou départ à la retraite), de décès du salarié, de son époux.se ou de son partenaire de Pacs, d’invalidité du salarié, de son époux.se, de son partenaire ou de ses enfants, ainsi que de surendettement.
 

Attention toutefois : les nouvelles exceptions introduites par le décret publié le 6 juillet ne s’appliquent qu’au PEE. Le Perco, quant à lui, continue d’être plus contraignant puisque, pour pouvoir retirer de l’argent avant la retraite, il n’existe que six cas de déblocage anticipé.
 

Investissement locatif pour les étudiants : louer ou acheter un bien immobilier ?

L’éloignement de votre enfant dans le cadre de ses études peut être une opportunité d’investir dans l’immobilier locatif. Dans certains cas, acheter s’avère plus judicieux que de louer. Voici les éléments à prendre en compte pour déterminer l’opportunité d’investir ou non.

L’éloignement de votre enfant dans le cadre de ses études peut être une opportunité d’investir dans l’immobilier locatif. Dans certains cas, acheter s’avère plus judicieux que de louer. Voici les éléments à prendre en compte pour déterminer l’opportunité d’investir ou non.
 

Louer ou acheter un bien immobilier pour votre enfant étudiant ?
 

La location d’un appartement peut représenter un budget conséquent, surtout dans les grandes villes où le marché locatif est tendu pour les petites surfaces. C’est pourquoi certains parents choisissent d’acheter un appartement pour y loger leur enfant. Selon la ville choisie, il peut être plus intéressant de rembourser un crédit que de verser un loyer. Tout dépend du marché immobilier local, de la typologie du bien, du budget, du rendement et de la durée de détention prévisionnelle.
 

Une tension locative forte sur le marché du logement étudiant
 

Le premier critère à considérer avant d’envisager d’investir dans l’immobilier est la localisation. Selon un baromètre dévoilé en mai 2024 par l’agence LocService, spécialiste de la location entre particuliers, le loyer moyen d’un studio de 24 m² s’élève à 550 euros, charges comprises. Les studios et les T1 sont les biens les plus recherchés (61% des demandes), suivis des appartements avec une chambre (18%).
La plateforme a calculé la tension locative, c’est-à-dire le ratio entre le nombre d’étudiants cherchant une location et l’offre disponible. Lyon se place en tête, avec un score de 4,86, suivi de Rennes (4,17), Bordeaux (3,93) et Paris (3,75). À l’inverse, des villes moyennes comme Clermont-Ferrand, Grenoble, Saint-Étienne, Pau, Limoges ou Poitiers affichent des loyers accessibles et une tension locative contenue.
 

Mensualités et taux de rendement : les indicateurs à surveiller pour faire le bon choix
 

Les chiffres de la Fnaim et de l’observatoire des loyers Clameur apportent un éclairage sur l’intérêt d’investir plutôt que de louer. Si l’on compare le montant de la mensualité que représenterait un achat avec le loyer moyen, on constate que la différence est minime dans certaines communes. À Brest, par exemple, il faut débourser 357 euros par mois pour un studio de 25 m², contre 376 euros de remboursement de crédit pour un achat sur 20 ans. À Valenciennes, Limoges et Saint-Étienne, le remboursement du crédit peut être inférieur au loyer.
Le taux de rendement (ratio entre le revenu locatif annuel et le prix d’acquisition) est un outil de référence pour évaluer l’opportunité d’investir. En se basant sur le taux de rendement net (évalué à 75% du taux de rendement brut), Saint-Étienne arrive en tête du classement (7,5%) devant Limoges (6,1%) et Valenciennes (5,8%). Lyon (2,9%) et Paris (2,7%) ferment la marche.
 

Anticiper la revente du logement : une plus-value est-elle possible ?
 

La durée des études de votre enfant est un autre critère important. En fonction de son projet, le logement peut être amorti avant la fin de son cursus. Deux choix s’offrent à vous : revendre le bien ou le conserver pour le mettre en location. Quand vous prévoyez de le vendre, il faut pouvoir estimer la possibilité de réaliser une plus-value à la revente. Pour cela, vous vous basez sur l’évolution du marché immobilier local et évaluez les perspectives de développement (implantation d’une école ou d’une entreprise, ouverture d’un arrêt de tram ou de métro à proximité, etc.). Pensez à prendre en compte l’ensemble des frais liés à l’achat, comme les frais d’agence et de notaire.
 

 

Quand la crise de l’immobilier menace le financement du RSA

La Cour des comptes a mis en lumière les difficultés financières des départements, dont une vingtaine risquent d’être fragilisés en 2024, en raison notamment de la baisse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO).

La Cour des comptes a mis en lumière les difficultés financières des départements, dont une vingtaine risquent d’être fragilisés en 2024, en raison notamment de la baisse des droits de mutation à titre onéreux (DMTO).
 

Dans un rapport publié le 22 juillet, la Cour des comptes a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière précaire des collectivités territoriales, qui ont perdu 3,9 milliards d’euros en 2023. Les départements, dont les dépenses sont principalement consacrées à l’action médico-sociale, comme le versement du Revenu de solidarité active (RSA), ont vu leur épargne diminuer de 4,7 milliards d’euros.
 

Un système de financement à réformer
 

Les départements ont été particulièrement affectés par le ralentissement du marché immobilier, une grande partie de leurs recettes provenant des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) prélevés sur les transactions immobilières, inclus dans les frais de notaire. En 2023, les recettes des DMTO toutes collectivités confondues ont chuté de 4,5 milliards d’euros, souligne la Cour, qui recommande une nouvelle fois de réformer le système de financement des départements, trop dépendant des cycles économiques alors que beaucoup de leurs dépenses sont incompressibles.
La Cour des comptes prévient que « une vingtaine de départements » risquent d’être fragilisés en 2024 en raison de la poursuite de la baisse des DMTO.
 

Les régions, quant à elles, ont vu leur épargne brute (ne tenant pas compte du remboursement de leurs dettes) se réduire de 0,4 milliard d’euros, leurs dépenses de fonctionnement ayant augmenté sous l’effet de l’inflation.
 

Ce phénomène a touché toutes les collectivités, les dépenses de fonctionnement ayant globalement progressé de 6,1%, en raison de la hausse de leurs factures, des augmentations salariales accordées ou encore des intérêts plus élevés sur leur dette. Toutefois, leur endettement n’a que peu augmenté, passant de 186 milliards à 188 milliards d’euros.
 

Les communes et intercommunalités sont les seules à voir leur épargne augmenter, respectivement de 1 et 0,2 milliard d’euros, grâce à l’augmentation de leurs recettes issues des taxes foncières. Les collectivités sont censées contribuer à l’assainissement des finances publiques, mais « la loi de programmation en vigueur ne comporte pas de dispositif à même de permettre la réalisation des objectifs relatifs aux finances publiques locales », critique la Cour.
 

Pourquoi est-il temps de réévaluer l’intérêt de votre ancien PEL ?

Les Plans d’Épargne Logement (PEL) ouverts entre 2016 et 2022, conservés pendant une durée minimale de quatre ans, offrent la possibilité d’emprunter à un taux avantageux de 2,2%.

Les Plans d’Épargne Logement (PEL) ouverts entre 2016 et 2022, conservés pendant une durée minimale de quatre ans, offrent la possibilité d’emprunter à un taux avantageux de 2,2%.
 

Selon un récent rapport de la Banque de France, la hausse des taux de crédit immobilier pourrait rendre les anciens Plans d’Épargne Logement (PEL) plus attractifs en tant qu’outil de financement pour un projet immobilier. 

 

Durant la période de taux d’intérêt particulièrement bas entre 2015 et 2022, de nombreux PEL ont été utilisés comme des supports d’épargne réglementée classiques, sans déboucher sur un prêt. Avec le temps, ce produit s’est transformé en un placement à part entière, offrant une rémunération intéressante, plutôt qu’un produit de financement comme initialement prévu.
 

Le PEL est en réalité un produit hybride : il permet de constituer une épargne destinée à l’achat d’un bien immobilier ou à la réalisation de travaux, puis de financer ce projet en octroyant des droits à un prêt. Le PEL présente donc deux taux : un premier déterminant la rémunération de l’épargne placée et un second fixant un taux d’emprunt pour les 15 années à venir.
 

75% des PEL proposent un taux d’emprunt inférieur ou égal à 2,5%, un taux très compétitif comparé aux taux actuels du marché, légèrement inférieurs à 4% (hors assurance et autres frais). Ce sont les PEL plus anciens, ouverts avant 2022, lorsque les taux de crédit immobilier étaient encore bas, qui offrent les conditions les plus avantageuses. Le taux de liquidation – correspondant au taux d’emprunt – des PEL ouverts en 2023 est fixé à 3,2%, mais surtout à 2,2% pour ceux souscrits entre 2016 et 2022, à condition qu’ils soient détenus au moins quatre ans.
 

La hausse des taux de crédit immobilier et la baisse de la rémunération des PEL par rapport à d’autres produits d’épargne pourraient lui redonner son objectif initial, selon le rapport annuel de la Banque de France sur l’épargne réglementée. Il semblerait que le PEL soit en train de retrouver sa fonction première, à savoir permettre l’obtention d’un financement pour un projet immobilier à un taux avantageux, et ne soit plus considéré comme un simple instrument de placement.
 

Actuellement, l’encours des PEL est en forte baisse depuis la fin de l’année 2022. Il est passé en un an et demi de 282 milliards d’euros à 236 milliards d’euros fin avril (-16,3% sur la période), selon les dernières données de la Banque de France, revenant ainsi à un niveau non observé depuis fin 2015.