L’Observatoire de l’Épargne lève le voile sur les pratiques de retraite des Français.

Les Français et leur retraite : un sujet qui inquiète, mais reste souvent mal compris. Selon l’Observatoire de l’épargne publié par Garance en partenariat avec Viavoice en octobre 2024, seulement 8 % des Français maîtrisent réellement le fonctionnement du système de retraite.

Les Français et leur retraite : un sujet qui inquiète, mais reste souvent mal compris. Selon l’Observatoire de l’épargne publié par Garance en partenariat avec Viavoice en octobre 2024, seulement 8 % des Français maîtrisent réellement le fonctionnement du système de retraite. 

 

Ce chiffre, frappant, souligne une méconnaissance généralisée, exacerbée par des disparités régionales importantes. Quelles sont les régions les mieux préparées ? Qui épargne le plus ? Et comment expliquer ces écarts ?
 

Une inquiétude omniprésente, une compréhension limitée
L’étude révèle que 81 % des Français se déclarent inquiets face à l’avenir de leur retraite. Pourtant, cette préoccupation s’accompagne d’un manque criant de connaissances. Parmi les lacunes les plus marquantes :
• 74 % ignorent le circuit de cotisation du système de retraite.
• 51 % ne savent pas comment il est financé.
• 49 % méconnaissent les bénéficiaires exacts du système.
 

À l’échelle régionale, les perceptions et les connaissances varient fortement. Par exemple, en Île-de-France, 40 % des habitants pensent bien connaître le système de retraite, mais le taux de bonnes réponses aux questions techniques plafonne à 39 %. L’Occitanie fait figure d’exception : 41 % des habitants déclarent s’y connaître, et 47 % répondent correctement, le meilleur score national. À l’inverse, les Normands et les Bretons, malgré leur modestie dans l’autoévaluation, obtiennent des résultats supérieurs à la moyenne.
 

L’épargne pour la retraite : des écarts régionaux significatifs
Si le Plan d’Épargne Retraite (PER) s’impose comme un outil clé de préparation, son adoption varie fortement selon les régions. En Île-de-France, 53 % des habitants épargnent pour leur retraite, et 74 % des clients Garance ont souscrit un PER, avec un versement moyen mensuel de 139 euros. Ce dynamisme s’explique par le niveau de revenu plus élevé et une densité de professions libérales et de cadres, comme le souligne Virginie Hauswald, directrice générale de Garance : « Les Franciliens privilégient souvent la préparation individuelle, ce qui leur donne davantage confiance en leur future retraite. »
En Occitanie, malgré des revenus plus modestes, 38 % des habitants épargnent pour leur retraite. Chez Garance, les souscripteurs de PER versent en moyenne 98 euros par mois, un effort significatif pour une région où 88 % des habitants restent inquiets quant à l’avenir du système.
À l’autre bout du spectre, les Hauts-de-France affichent un taux d’épargne pour la retraite alarmant : seuls 25 % des habitants épargnent, le niveau le plus bas en France. Ce chiffre reflète une précarité économique importante dans cette région, où plusieurs départements figurent parmi les plus pauvres du pays.
 

Un besoin d’information individualisée
Paradoxalement, malgré une abondance d’informations disponibles sur la retraite, les Français se sentent mal accompagnés. En Auvergne-Rhône-Alpes, 67 % des habitants jugent les solutions d’épargne mal expliquées, un sentiment partagé dans d’autres régions comme la Nouvelle-Aquitaine (66 %) ou l’Occitanie (65 %).
Même en Île-de-France, souvent perçue comme mieux informée, plus de la moitié des habitants (51 %) déclarent manquer de clarté sur les options disponibles. Virginie Hauswald insiste sur l’urgence d’un accompagnement personnalisé : « Chaque Français a besoin d’une solution adaptée à sa situation personnelle, qu’il s’agisse de son revenu, de sa profession ou de ses objectifs de retraite. »
 

Les initiatives pour démocratiser l’épargne
Face à ce constat, Garance s’engage à rendre l’épargne accessible au plus grand nombre. Parmi les leviers identifiés :
• Transparence des produits : simplifier la compréhension des spécificités fiscales.
• Éducation financière : sensibiliser les Français aux solutions d’épargne et leur permettre une gestion autonome.
• Accessibilité des outils : proposer des solutions innovantes, comme un système de cagnottage alimenté par les dépenses du quotidien.
 

Pour renforcer cette démarche, Garance a récemment collaboré avec l’influenceur financier Guillaume Simonin. Ses fiches pédagogiques simplifiées, disponibles en ligne, visent à rendre les sujets complexes comme la retraite plus accessibles. Par ailleurs, le « Tour de France de la retraite Garance », qui a parcouru le pays cette année, a permis d’engager un dialogue direct avec les Français, les vidéos étant disponibles en replay pour prolonger l’effort de sensibilisation.
 

Un défi persistant, un engagement renouvelé
Malgré les disparités régionales et une inquiétude généralisée, l’épargne pour la retraite progresse, portée notamment par l’essor du PER. Toutefois, pour répondre aux attentes des Français, un effort accru de pédagogie et d’accompagnement reste indispensable.
 

 

Des contrats d’assurance vie respectant les normes de produits structurés

Après avoir subi une lourde perte financière liée à un investissement en produits structurés, une épargnante remet en cause la conformité des placements proposés par son assureur.

Après avoir subi une lourde perte financière liée à un investissement en produits structurés, une épargnante remet en cause la conformité des placements proposés par son assureur.

 

En 2006, Madame U, cliente fidèle, souscrit un contrat d’assurance-vie en unités de compte par l’intermédiaire de son courtier. Elle y investit 143 000 euros, principalement dans des produits financiers structurés indexés sur un panier d’actions et cotés sur une bourse étrangère reconnue.
 

Le conflit

Dix ans plus tard, en 2016, Madame U décide de racheter son contrat. Cependant, elle ne récupère que 22 000 euros, enregistrant ainsi une perte considérable. Elle accuse alors l’assureur d’avoir manqué à son obligation de conseil en proposant des produits qu’elle considère inadaptés au cadre d’une assurance-vie. Elle intente une action en justice, espérant obtenir réparation.

 

Selon ses arguments, les produits structurés en question ne remplissaient pas les conditions de liquidité et de négociabilité définies par le Code des assurances. De plus, elle affirme que l’assureur a failli à son devoir d’information et de conseil.

 

Pour être éligibles en tant qu’unités de compte, les actifs doivent figurer sur une liste fixée par décret et respecter des critères rigoureux de liquidité. Cela implique qu’ils doivent pouvoir être facilement échangés sur un marché réglementé.
 

L’analyse de la cour d’appel

La cour d’appel conclut que les produits financiers incriminés respectaient les exigences requises. Elle fonde son jugement sur le fait que ces actifs étaient cotés sur une bourse étrangère reconnue au sein de l’Espace économique européen, répondant ainsi aux critères de liquidité et de négociabilité établis par les articles L. 131-1 et R. 332-2 du Code des assurances.

Madame U conteste cette décision et porte l’affaire devant la Cour de cassation. Elle soutient que la simple admission d’un produit sur une bourse ne garantit pas sa liquidité effective, en raison d’un volume insuffisant de transactions.
 

Le verdict de la Cour de cassation

La Cour de cassation rejette le pourvoi de Madame U et confirme la décision de la cour d’appel. Elle rappelle que, conformément au Code des assurances, l’éligibilité des unités de compte est validée dès lors que les produits sont admis sur un marché reconnu, ce qui présume leur négociabilité.

 

Dans cette affaire, les produits structurés, étant cotés sur une bourse étrangère agréée, satisfaisaient ces exigences. Par conséquent, la Cour conclut que l’assureur n’a pas manqué à ses obligations en proposant ces supports d’investissement.

 

Pour souscrire ce type de produit, comme pour tous les produits d’épargne, il est clé d’échanger avant un expert comme nous !

Assurez votre vie avec des produits structurés conformes

Après avoir subi une lourde perte financière liée à un investissement en produits structurés, une épargnante remet en cause la conformité des placements proposés par son assureur.

Après avoir subi une lourde perte financière liée à un investissement en produits structurés, une épargnante remet en cause la conformité des placements proposés par son assureur.

 

En 2006, Madame U, cliente fidèle, souscrit un contrat d’assurance-vie en unités de compte par l’intermédiaire de son courtier. Elle y investit 143 000 euros, principalement dans des produits financiers structurés indexés sur un panier d’actions et cotés sur une bourse étrangère reconnue.
 

Le conflit

Dix ans plus tard, en 2016, Madame U décide de racheter son contrat. Cependant, elle ne récupère que 22 000 euros, enregistrant ainsi une perte considérable. Elle accuse alors l’assureur d’avoir manqué à son obligation de conseil en proposant des produits qu’elle considère inadaptés au cadre d’une assurance-vie. Elle intente une action en justice, espérant obtenir réparation.

 

Selon ses arguments, les produits structurés en question ne remplissaient pas les conditions de liquidité et de négociabilité définies par le Code des assurances. De plus, elle affirme que l’assureur a failli à son devoir d’information et de conseil.

 

Pour être éligibles en tant qu’unités de compte, les actifs doivent figurer sur une liste fixée par décret et respecter des critères rigoureux de liquidité. Cela implique qu’ils doivent pouvoir être facilement échangés sur un marché réglementé.
 

L’analyse de la cour d’appel

La cour d’appel conclut que les produits financiers incriminés respectaient les exigences requises. Elle fonde son jugement sur le fait que ces actifs étaient cotés sur une bourse étrangère reconnue au sein de l’Espace économique européen, répondant ainsi aux critères de liquidité et de négociabilité établis par les articles L. 131-1 et R. 332-2 du Code des assurances.

Madame U conteste cette décision et porte l’affaire devant la Cour de cassation. Elle soutient que la simple admission d’un produit sur une bourse ne garantit pas sa liquidité effective, en raison d’un volume insuffisant de transactions.
 

Le verdict de la Cour de cassation

La Cour de cassation rejette le pourvoi de Madame U et confirme la décision de la cour d’appel. Elle rappelle que, conformément au Code des assurances, l’éligibilité des unités de compte est validée dès lors que les produits sont admis sur un marché reconnu, ce qui présume leur négociabilité.

 

Dans cette affaire, les produits structurés, étant cotés sur une bourse étrangère agréée, satisfaisaient ces exigences. Par conséquent, la Cour conclut que l’assureur n’a pas manqué à ses obligations en proposant ces supports d’investissement.

Système de retraite confus et épargne inaccessible: Le défi à relever

Les Français sont de plus en plus préoccupés par l’avenir de leur retraite, mais la grande majorité d’entre eux se trouve dans l’incapacité de comprendre pleinement le fonctionnement du système.

Les Français sont de plus en plus préoccupés par l’avenir de leur retraite, mais la grande majorité d’entre eux se trouve dans l’incapacité de comprendre pleinement le fonctionnement du système. 

 

Le constat est sans appel : un manque d’informations, un système jugé opaque et une épargne perçue comme inaccessible alimentent une méfiance croissante à l’égard des dispositifs existants.
 

Un système de retraite complexe et jugé inéquitable
Le récent Observatoire de l’épargne, publié en octobre 2024 par Garance, groupe mutualiste, et Viavoice, met en lumière une réalité inquiétante : seulement 8% des Français savent réellement comment fonctionne le système de retraite. 

Ce chiffre chute encore parmi les actifs, avec seulement 7% des travailleurs ayant une compréhension claire du système. La grande majorité des Français, qu’ils soient cadres, artisans, employés ou professions libérales, sont désorientés par la complexité du régime. Même parmi les retraités, 86% ne savent pas répondre correctement aux questions relatives au fonctionnement du système.
 

Les lacunes sont multiples :
• 74% des Français ignorent le circuit des cotisations.
• 51% ne connaissent pas la source de financement du système.
• 49% ne savent pas qui bénéficie réellement de ces cotisations.
Ce manque de compréhension génère un sentiment d’injustice. 68% des Français estiment que le système de retraite est inéquitable, particulièrement entre les générations. Le système est jugé inadapté aux réalités sociétales actuelles, et 70% des Français considèrent qu’il ne répond ni aux attentes des jeunes actifs, ni à celles des futurs retraités.
 

Un désir d’épargner, mais des obstacles nombreux
Près de 9 Français sur 10 (86%) affirment vouloir épargner davantage, en particulier pour leur retraite. Cependant, la situation financière de beaucoup d’entre eux et l’inflation élevée limitent leur capacité d’épargne. Selon Garance, ce phénomène est amplifié par un manque d’éducation financière, qui empêche les Français de se tourner vers des solutions adaptées pour préparer leur avenir.
 

Virginie Hauswald, Directrice générale de Garance, souligne : « Les Français veulent épargner, mais ils sont trop souvent livrés à eux-mêmes face à un système complexe voire déshumanisé. Il est urgent de leur donner les moyens de mieux comprendre, de réellement démocratiser l’accès à l’épargne, pour qu’ils puissent se projeter dans l’avenir sereinement. »
 

Démocratiser l’accès à l’épargne : une urgence pour restaurer la confiance
Face à un système de retraite jugé précaire et complexe, et une épargne perçue comme inaccessible, 81% des Français se déclarent inquiets pour leur avenir. 

La solution réside dans la démocratisation de l’accès à l’épargne, qui passe par plusieurs leviers clés :
• Transparence et clarté des produits d’épargne, avec une explication simple des spécificités techniques et fiscales ;
• Éducation financière pour familiariser les Français avec les placements, en vue d’un pilotage domestique de l’épargne ;
• Sanctuarisation de l’épargne, avec des solutions adaptées à des revenus contraints, comme le cagnottage, une méthode qui permet d’épargner en fonction des dépenses quotidiennes.
 

 

La retraite et l’épargne: Une combinaison difficile à comprendre et à atteindre

Les Français sont de plus en plus préoccupés par l’avenir de leur retraite, mais la grande majorité d’entre eux se trouve dans l’incapacité de comprendre pleinement le fonctionnement du système.

Les Français sont de plus en plus préoccupés par l’avenir de leur retraite, mais la grande majorité d’entre eux se trouve dans l’incapacité de comprendre pleinement le fonctionnement du système. 

 

Le constat est sans appel : un manque d’informations, un système jugé opaque et une épargne perçue comme inaccessible alimentent une méfiance croissante à l’égard des dispositifs existants.
 

Un système de retraite complexe et jugé inéquitable
Le récent Observatoire de l’épargne, publié en octobre 2024 par Garance, groupe mutualiste, et Viavoice, met en lumière une réalité inquiétante : seulement 8% des Français savent réellement comment fonctionne le système de retraite. 

Ce chiffre chute encore parmi les actifs, avec seulement 7% des travailleurs ayant une compréhension claire du système. La grande majorité des Français, qu’ils soient cadres, artisans, employés ou professions libérales, sont désorientés par la complexité du régime. Même parmi les retraités, 86% ne savent pas répondre correctement aux questions relatives au fonctionnement du système.
 

Les lacunes sont multiples :
• 74% des Français ignorent le circuit des cotisations.
• 51% ne connaissent pas la source de financement du système.
• 49% ne savent pas qui bénéficie réellement de ces cotisations.
Ce manque de compréhension génère un sentiment d’injustice. 68% des Français estiment que le système de retraite est inéquitable, particulièrement entre les générations. Le système est jugé inadapté aux réalités sociétales actuelles, et 70% des Français considèrent qu’il ne répond ni aux attentes des jeunes actifs, ni à celles des futurs retraités.
 

Un désir d’épargner, mais des obstacles nombreux
Près de 9 Français sur 10 (86%) affirment vouloir épargner davantage, en particulier pour leur retraite. Cependant, la situation financière de beaucoup d’entre eux et l’inflation élevée limitent leur capacité d’épargne. Selon Garance, ce phénomène est amplifié par un manque d’éducation financière, qui empêche les Français de se tourner vers des solutions adaptées pour préparer leur avenir.
 

Virginie Hauswald, Directrice générale de Garance, souligne : « Les Français veulent épargner, mais ils sont trop souvent livrés à eux-mêmes face à un système complexe voire déshumanisé. Il est urgent de leur donner les moyens de mieux comprendre, de réellement démocratiser l’accès à l’épargne, pour qu’ils puissent se projeter dans l’avenir sereinement. »
 

Démocratiser l’accès à l’épargne : une urgence pour restaurer la confiance
Face à un système de retraite jugé précaire et complexe, et une épargne perçue comme inaccessible, 81% des Français se déclarent inquiets pour leur avenir. 

La solution réside dans la démocratisation de l’accès à l’épargne, qui passe par plusieurs leviers clés :
• Transparence et clarté des produits d’épargne, avec une explication simple des spécificités techniques et fiscales ;
• Éducation financière pour familiariser les Français avec les placements, en vue d’un pilotage domestique de l’épargne ;
• Sanctuarisation de l’épargne, avec des solutions adaptées à des revenus contraints, comme le cagnottage, une méthode qui permet d’épargner en fonction des dépenses quotidiennes.
 

 

2025 : L’année charnière pour les frais de notaire dans l’immobilier.

Les futurs acheteurs immobiliers ont intérêt à se précipiter. En effet, les frais de notaire, déjà conséquents, vont augmenter à partir de 2025.

Les futurs acheteurs immobiliers ont intérêt à se précipiter. En effet, les frais de notaire, déjà conséquents, vont augmenter à partir de 2025. Une hausse de 0,5 point des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), prévue par le projet de loi de finances pour 2025, entraînera une augmentation des frais de notaire dans de nombreux départements.
 

Une hausse prévue pour l’été 2025
Le Premier ministre, Michel Barnier, a annoncé le 15 novembre que les départements auront la possibilité d’augmenter les droits de mutation sur les transactions immobilières à partir de 2025. Si la mesure est adoptée, les frais de notaire, déjà en moyenne de 7,5 %, pourraient grimper à 8 % d’ici l’été 2025, entraînant un surcoût pour les acheteurs.
 

Tous les départements concernés ?
Cette augmentation, inscrite dans le projet de loi de finances, ne sera pas automatique. Chaque département décidera ou non d’appliquer cette hausse, mais selon Sandrine Allonier, responsable de la communication chez le courtier en crédit immobilier Vousfinancer, il est probable que la plupart des départements choisissent de l’appliquer. Cette décision est en effet jugée plus politique et moins impopulaire que l’augmentation de la taxe foncière, qui pourrait peser encore plus lourd sur les finances des collectivités locales.
 

Un surcoût important pour les acheteurs
Quel impact cette hausse aura-t-elle sur les acheteurs ? Prenons l’exemple d’un bien immobilier acheté 300 000 euros. Avec une augmentation de 0,5 point des frais de notaire, l’acheteur devra débourser 1 500 euros de plus, portant les frais de notaire à 24 000 euros contre 22 500 euros aujourd’hui. Cette différence, bien que significative, pourrait inciter les acheteurs à accélérer leurs projets immobiliers avant que la mesure ne prenne effet.
 

Une date butoir pour les acheteurs
Si la loi est promulguée début janvier, la hausse des DMTO sera appliquée à partir du 1er juin 2025. Cette échéance pourrait pousser de nombreux acheteurs à finaliser leurs transactions avant l’été. Un phénomène similaire avait été observé en 2014 lors d’un relèvement des DMTO, où l’Insee avait constaté une augmentation de 26 % du nombre de transactions dans les mois précédant l’augmentation.
 

En résumé, ceux qui projettent d’acheter un bien immobilier en 2025 auraient tout intérêt à le faire avant l’été pour éviter une facture plus salée.
 

Fin d’année 2024 : la croissance explosive des demandes d’acomptes salariaux

Les fêtes de fin d’année, l’inflation galopante, et des budgets fragilisés : autant de facteurs qui expliquent l’explosion des demandes d’acomptes sur salaire chez les salariés français en cette fin d’année 2024.

Les fêtes de fin d’année, l’inflation galopante, et des budgets fragilisés : autant de facteurs qui expliquent l’explosion des demandes d’acomptes sur salaire chez les salariés français en cette fin d’année 2024. Selon Stairwage, leader de la digitalisation de ce dispositif, ces demandes ont bondi de 35 % entre octobre et novembre, et la tendance devrait se poursuivre en décembre.
 

256 euros en moyenne : un montant en hausse
Le montant moyen des acomptes demandés atteint désormais 256 euros, en progression de 20 % par rapport aux mois précédents. Ce chiffre illustre l’impact des fêtes sur les finances des ménages, dans un contexte où l’inflation continue de rogner le pouvoir d’achat.
 

Les salariés semblent de plus en plus nombreux à adopter ce système, perçu comme un moyen efficace de répondre à des besoins financiers immédiats. En s’appuyant sur une base de 200 000 utilisateurs, Stairwage montre que l’acompte sur salaire n’est plus un recours exceptionnel, mais bien une solution courante pour alléger les fins de mois difficiles.
 

Un nouveau rapport au salaire
Cette tendance met en lumière une évolution profonde dans la gestion de la rémunération par les salariés. Les nouvelles générations, en quête de flexibilité financière, plébiscitent l’acompte pour mieux contrôler leur budget. Pour elles, accéder rapidement à une partie de leur salaire est un levier essentiel pour gérer les imprévus, sans tomber dans l’engrenage des crédits à la consommation ou des découverts bancaires.
 

Encore méconnu du grand public (52 % des Français ignorent son existence), ce dispositif gagne en popularité grâce à sa simplicité et à sa rapidité. Accessible en quelques clics via une application mobile, l’acompte sur salaire devient un pilier des politiques salariales modernes.
 

Un avantage partagé entre salariés et employeurs
Si les salariés y voient un soutien financier direct, les employeurs y trouvent également leur compte. La digitalisation des demandes, proposée par des plateformes comme Stairwage, simplifie grandement la gestion administrative. En outre, proposer cette option renforce l’attractivité des entreprises, améliore l’engagement des collaborateurs et favorise leur rétention.
 

Pour les entreprises, notamment dans des secteurs en tension comme l’hôtellerie ou la restauration, offrir un acompte sur salaire s’inscrit comme un avantage compétitif. C’est une manière concrète de répondre aux attentes d’une main-d’œuvre en quête de reconnaissance et de soutien dans un contexte économique incertain.
 

Une solution innovante pour l’avenir
Depuis sa création en 2020, Stairwage s’est imposée comme un acteur clé du versement à la demande. Avec plus de 1 000 entreprises clientes, l’application ne se contente pas de faciliter les acomptes : elle propose également des outils éducatifs pour aider les salariés à mieux gérer leurs finances et un module d’intelligence artificielle pour leur donner accès à des aides sociales personnalisées.
 

En transformant l’acompte sur salaire en un outil de bien-être financier, Stairwage redéfinit les contours de la relation employeur-salarié. Dans un monde du travail en pleine mutation, cette solution pourrait bien s’imposer comme un nouveau standard, à la croisée des attentes individuelles et des impératifs organisationnels.
 

Budget 2025 : Vers une fiscalité plus juste et économiquement viable

Le projet de loi de finances pour 2025 marque une nouvelle étape dans la stratégie fiscale du gouvernement, mêlant ajustements ciblés et mesures inédites.

Le projet de loi de finances pour 2025 marque une nouvelle étape dans la stratégie fiscale du gouvernement, mêlant ajustements ciblés et mesures inédites. Les ambitions affichées : renforcer l’équité entre les contribuables, encourager certains comportements économiques et, surtout, combler un déficit budgétaire toujours sous tension.
 

Un coup de pouce pour les revenus moyens, une pression accrue sur les plus aisés
Les particuliers verront leurs impôts légèrement modulés. L’indexation des tranches de l’impôt sur le revenu sur une hausse de 2 %, en phase avec l’inflation prévue, offrira un léger soulagement aux ménages modestes et moyens.
 

Mais pour les hauts revenus, l’effort sera amplifié. L’instauration d’une contribution différentielle sur les revenus fiscaux de référence (RFR) supérieurs à 250 000 € pour une personne seule ou à 500 000 € pour un couple garantit une imposition minimale de 20 %. Ce dispositif, prévu pour durer jusqu’en 2026, cible les foyers les plus aisés, avec des ajustements subtils pour éviter d’impacter injustement les revenus proches des seuils.
 

Un durcissement pour les propriétaires bailleurs de meublés
Dans l’immobilier, l’État met fin à une certaine « sérénité fiscale » pour les loueurs en meublé. Désormais, les amortissements déduits au fil des années devront être réintégrés dans la plus-value imposable lors de la revente des biens. Ce revirement fiscal, qui pourrait freiner les investissements dans le locatif meublé, s’inscrit dans une volonté de rationaliser les niches fiscales.
 

Les dirigeants et entrepreneurs au centre des attentions
D’un autre côté, les dirigeants d’entreprise bénéficieront d’un répit. L’abattement exceptionnel de 500 000 € sur les cessions de parts pour les départs en retraite, initialement prévu pour disparaître fin 2024, est prolongé jusqu’en 2031. Ce geste vise à encourager les transitions sereines au sommet des entreprises, un enjeu clé pour la pérennité économique.
 

Les entrepreneurs utilisant des BSPCE (bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise), en revanche, devront faire face à des restrictions. Ces outils d’intéressement ne pourront plus être logés dans des dispositifs d’épargne comme les PEA, ce qui pourrait réduire leur attrait dans certains montages financiers.
 

Les entreprises sous la loupe du fisc
Côté entreprises, le report de la suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à 2030 est une décision marquante. Si sa réduction progressive offre un souffle aux PME, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros) s’annonce bien plus contraignante.
 

Cette nouvelle taxe, avec des taux allant jusqu’à 41,2 % pour les entreprises les plus imposantes, marque une volonté explicite de capter une part plus importante des ressources des géants économiques. À cela s’ajoute une taxe de 8 % sur les rachats d’actions suivis de leur annulation, visant à limiter des pratiques jugées peu contributives à l’économie réelle.
 

Un équilibre délicat
En filigrane, ce budget reflète une ambition politique : apaiser les classes moyennes, inciter les grandes fortunes et les multinationales à contribuer davantage, tout en évitant de compromettre la compétitivité des entreprises françaises. Mais la frontière entre ajustements fiscaux et freins économiques reste fine, et ces mesures pourraient susciter des réactions mitigées de la part des acteurs économiques et des contribuables concernés.
 

Le projet de loi de finances pour 2025, bien qu’ambitieux, s’apparente donc à un exercice d’équilibrisme. Reste à voir si ce pari fiscal saura tenir ses promesses sans trop ébranler les piliers économiques du pays.
 

Budget 2025 : L’équilibre délicat entre justice fiscale et économie

Le projet de loi de finances pour 2025 marque une nouvelle étape dans la stratégie fiscale du gouvernement, mêlant ajustements ciblés et mesures inédites.

Le projet de loi de finances pour 2025 marque une nouvelle étape dans la stratégie fiscale du gouvernement, mêlant ajustements ciblés et mesures inédites. Les ambitions affichées : renforcer l’équité entre les contribuables, encourager certains comportements économiques et, surtout, combler un déficit budgétaire toujours sous tension.
 

Un coup de pouce pour les revenus moyens, une pression accrue sur les plus aisés
Les particuliers verront leurs impôts légèrement modulés. L’indexation des tranches de l’impôt sur le revenu sur une hausse de 2 %, en phase avec l’inflation prévue, offrira un léger soulagement aux ménages modestes et moyens.
 

Mais pour les hauts revenus, l’effort sera amplifié. L’instauration d’une contribution différentielle sur les revenus fiscaux de référence (RFR) supérieurs à 250 000 € pour une personne seule ou à 500 000 € pour un couple garantit une imposition minimale de 20 %. Ce dispositif, prévu pour durer jusqu’en 2026, cible les foyers les plus aisés, avec des ajustements subtils pour éviter d’impacter injustement les revenus proches des seuils.
 

Un durcissement pour les propriétaires bailleurs de meublés
Dans l’immobilier, l’État met fin à une certaine « sérénité fiscale » pour les loueurs en meublé. Désormais, les amortissements déduits au fil des années devront être réintégrés dans la plus-value imposable lors de la revente des biens. Ce revirement fiscal, qui pourrait freiner les investissements dans le locatif meublé, s’inscrit dans une volonté de rationaliser les niches fiscales.
 

Les dirigeants et entrepreneurs au centre des attentions
D’un autre côté, les dirigeants d’entreprise bénéficieront d’un répit. L’abattement exceptionnel de 500 000 € sur les cessions de parts pour les départs en retraite, initialement prévu pour disparaître fin 2024, est prolongé jusqu’en 2031. Ce geste vise à encourager les transitions sereines au sommet des entreprises, un enjeu clé pour la pérennité économique.
 

Les entrepreneurs utilisant des BSPCE (bons de souscription de parts de créateurs d’entreprise), en revanche, devront faire face à des restrictions. Ces outils d’intéressement ne pourront plus être logés dans des dispositifs d’épargne comme les PEA, ce qui pourrait réduire leur attrait dans certains montages financiers.
 

Les entreprises sous la loupe du fisc
Côté entreprises, le report de la suppression de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à 2030 est une décision marquante. Si sa réduction progressive offre un souffle aux PME, la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (chiffre d’affaires supérieur à 1 milliard d’euros) s’annonce bien plus contraignante.
 

Cette nouvelle taxe, avec des taux allant jusqu’à 41,2 % pour les entreprises les plus imposantes, marque une volonté explicite de capter une part plus importante des ressources des géants économiques. À cela s’ajoute une taxe de 8 % sur les rachats d’actions suivis de leur annulation, visant à limiter des pratiques jugées peu contributives à l’économie réelle.
 

Un équilibre délicat
En filigrane, ce budget reflète une ambition politique : apaiser les classes moyennes, inciter les grandes fortunes et les multinationales à contribuer davantage, tout en évitant de compromettre la compétitivité des entreprises françaises. Mais la frontière entre ajustements fiscaux et freins économiques reste fine, et ces mesures pourraient susciter des réactions mitigées de la part des acteurs économiques et des contribuables concernés.
 

Le projet de loi de finances pour 2025, bien qu’ambitieux, s’apparente donc à un exercice d’équilibrisme. Reste à voir si ce pari fiscal saura tenir ses promesses sans trop ébranler les piliers économiques du pays.
 

Le marché locatif en 2024 : une situation de plus en plus tendue

Le marché de la location immobilière traverse une période de forte pression en France. Entre pénurie de biens, hausse des loyers et contraintes réglementaires, la situation reste complexe pour les locataires comme pour les propriétaires-bailleurs.

Le marché de la location immobilière traverse une période de forte pression en France. Entre pénurie de biens, hausse des loyers et contraintes réglementaires, la situation reste complexe pour les locataires comme pour les propriétaires-bailleurs. L’Observatoire GH Location a publié un bilan pour janvier-septembre 2024, mettant en lumière les défis et évolutions majeurs de ce secteur.

 

Une offre en baisse face à une demande croissante
Le nombre de logements disponibles à la location a chuté de 5,2 % en un an, confirmant une tendance généralisée à travers les régions.
• L’Ouest résiste mieux : Des augmentations légères ont été observées en Bretagne (+1,3 %) et dans les Pays de la Loire (+1,2 %).
• Une contraction sévère ailleurs : Dans l’Est et le Sud, la baisse est plus marquée, atteignant -9,5 % dans les Hauts-de-France et -6,4 % en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
 

Cette diminution de l’offre s’explique par plusieurs facteurs :
1. Des propriétaires découragés par les hausses de taux de crédit immobilier et des réglementations plus strictes.
2. Un recul des constructions neuves, avec une baisse estimée à 20 % en un an.
3. Des locataires qui restent plus longtemps dans leur logement, en raison de difficultés d’accès à la propriété.

 

Une transition vers la location meublée
Les logements meublés, qui représentent désormais 38 % du marché locatif, connaissent une progression de +7,7 % en un an. Ce type de location attire les bailleurs pour plusieurs raisons :
• Des loyers plus élevés.
• Une flexibilité accrue pour récupérer leur bien.
• Des avantages fiscaux attractifs.
À l’inverse, l’offre de logements vides (non meublés) a chuté de -11,7 % sur la même période, avec des reculs particulièrement prononcés en Île-de-France (-19,3 %).

 

Des loyers en hausse généralisée
La tension sur le marché locatif se reflète dans l’augmentation des loyers, avec une moyenne nationale de 14,6 €/m², soit +4 % en un an.
• Les régions les plus abordables, comme la Bourgogne-Franche-Comté, affichent des loyers à 10,8 €/m².
• L’Île-de-France reste la plus chère, avec une moyenne de 25,6 €/m².
Dans les grandes villes, les loyers des logements meublés sont systématiquement supérieurs de plus de 20 % à ceux des non-meublés. À Paris, Nice et Marseille, les hausses atteignent respectivement +7,7 %, +6,6 % et +6 %.

 

Un marché de report contraint
Face aux obstacles à l’achat immobilier, de nombreux Français se tournent vers la location, amplifiant la pression sur le marché. Les nouvelles restrictions à venir, comme l’interdiction de louer des logements classés G au DPE à partir de janvier 2025, pourraient encore aggraver la situation. Environ 755 000 logements seraient concernés, représentant une perte potentielle de 1,5 % de l’offre locative nationale.