Retraites : Éric Lombard plaide pour une contribution des retraités

Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, s’est dit favorable à une participation financière accrue des retraités pour contribuer à l’équilibre du système de retraites. Invitant également à ne pas revenir à l’âge légal de départ à 62 ans, il a insisté sur les conséquences budgétaires d’une telle marche arrière, jugée inabordable.

Le ministre de l’Économie, Éric Lombard, s’est dit favorable à une participation financière accrue des retraités pour contribuer à l’équilibre du système de retraites. Invitant également à ne pas revenir à l’âge légal de départ à 62 ans, il a insisté sur les conséquences budgétaires d’une telle marche arrière, jugée inabordable.
 

Abroger la réforme de 2023 ? « On n’en a pas les moyens »
Interrogé sur RTL, Éric Lombard s’est montré catégorique : revenir sur la réforme de 2023, comme le réclame la CGT, coûterait trop cher à l’État. « On n’en a absolument pas les moyens, donc c’est non », a-t-il déclaré.
 

Ce positionnement rejoint les conclusions de la Cour des comptes, qui estime la situation financière des retraites « préoccupante ». Le rapport, remis la veille au Premier ministre, dresse un tableau du déficit projeté sur les prochaines décennies et préconise d’importants ajustements pour endiguer la spirale.
 

« Plutôt oui » à une plus forte contribution des retraités
Dans la foulée, le ministre de l’Économie a souligné un paradoxe : le niveau de vie moyen des retraités est supérieur à celui des salariés. À ses yeux, il serait « assez illogique » que cette situation perdure, d’où l’idée de faire davantage contribuer les retraités. « Plutôt oui », a-t-il répondu, lorsqu’on lui a demandé si cette piste était envisageable.
Évoquée par la Cour des comptes, la possibilité de désindexer partiellement les pensions de l’inflation a également été mise sur la table, sous réserve d’arbitrages à venir. « C’est aux partenaires sociaux de se prononcer », a précisé Éric Lombard, rappelant que d’éventuelles mesures en ce sens doivent découler des discussions entre syndicats et patronat.
 

Des partenaires sociaux sous pression
De son côté, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, s’est félicitée de la « photo claire, partagée, indiscutable » apportée par la Cour des comptes. Elle a toutefois insisté sur le fait que « l’on ne peut pas avoir plus de déficit » et que les partenaires sociaux devront tenir compte de cette réalité dans leurs travaux.
La ministre du Travail et de l’Emploi, Astrid Panosyan-Bouvet, interrogée sur franceinfo, a reconnu qu’un retour à 62 ans « peut faire partie des discussions », tout en rappelant que « rien n’arrive gratuitement ». Selon elle, toute proposition de décaler l’âge légal vers le bas doit s’accompagner d’une solution financière concrète pour compenser le manque à gagner.
 

Un contexte géopolitique qui pèse sur les finances
Éric Lombard a également abordé la dimension internationale, estimant que l’Europe se trouve à « un moment de bascule historique » où elle doit « prendre en main » son destin, notamment en matière de défense. « Cela va coûter plus cher », a-t-il averti, renforçant l’idée qu’il faudra trouver de nouvelles marges de manœuvre budgétaires.
Le ministre de l’Économie a par ailleurs souligné l’importance d’augmenter le taux d’emploi pour réduire les déficits. « Si on avait le taux d’emploi de l’Allemagne, on n’aurait pas de déficit », a-t-il résumé, insistant sur la nécessité de « sans doute travailler plus ».

 

La surtaxe exceptionnelle ne durera qu’un an
Concernant la surtaxe sur les sociétés affichant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires, Éric Lombard a assuré que cette mesure serait « limitée à un an », évoquant un « engagement pris » par le gouvernement pour ne pas nuire à la compétitivité internationale des entreprises françaises.

Enfin, le ministre a tenu à clarifier des propos tenus précédemment, assurant n’avoir jamais appelé les entreprises à « être moins rentables » pour financer la transition écologique. « Je n’ai jamais demandé que les entreprises soient moins rentables ! » a-t-il déclaré, regrettant qu’on ait pu interpréter ses déclarations comme un appel à rogner leurs bénéfices.
 

Dans un contexte où la France doit composer avec un déficit public élevé, une réforme des retraites déjà contestée et des enjeux environnementaux pressants, les déclarations d’Éric Lombard ouvrent la voie à de nouvelles discussions sur l’équilibre financier du système de retraites. Les partenaires sociaux se réuniront très prochainement pour affiner les pistes envisagées, tandis que le gouvernement devra veiller à maintenir un dialogue constructif malgré les crispations persistantes.
 

Immobilier : une exonération temporaire pour l’achat neuf

Depuis le 18 février 2025, un nouveau dispositif permet de donner plus d’argent à ses descendants sans subir de taxation, à condition que la somme soit consacrée à l’achat d’un bien immobilier neuf ou à la rénovation énergétique d’une résidence principale.

Depuis le 18 février 2025, un nouveau dispositif permet de donner plus d’argent à ses descendants sans subir de taxation, à condition que la somme soit consacrée à l’achat d’un bien immobilier neuf ou à la rénovation énergétique d’une résidence principale. 

 

Parents et grands-parents peuvent ainsi accorder un coup de pouce financier plus conséquent, à la faveur d’une exonération spéciale pouvant grimper jusqu’à 300 000 euros par bénéficiaire.
 

Une franchise additionnelle de 100 000 euros par donateur
La nouveauté réside dans l’instauration d’une franchise supplémentaire de 100 000 euros applicable pour chaque donateur (parent ou grand-parent). Cette somme vient s’ajouter aux abattements habituels, en particulier celui de 100 000 euros déjà prévu pour les dons effectués entre un parent et un enfant.
 

En clair, un jeune actif désirant acquérir un logement neuf peut désormais recevoir, en franchise de droits, 200 000 euros (au lieu de 100 000 euros) de chacun de ses parents, soit un total de 400 000 euros s’il est aidé par les deux. De même, si un grand-parent participe, un nouveau palier de 100 000 euros s’ouvre, ce qui porte l’exonération possible à 300 000 euros par donataire lorsqu’on ajoute tous les donateurs.
Pour autant, la loi fixe une limite globale : un bénéficiaire ne peut pas recevoir plus de 300 000 euros exonérés au titre de cette mesure, tous donateurs confondus. Une fois ce plafond atteint, les dons excédentaires sont soumis au régime fiscal classique.
 

Un gros avantage pour booster l’apport personnel
Avant l’entrée en vigueur de ce dispositif, il était déjà envisageable de donner plus de 100 000 euros à son enfant. Mais, au-delà de cet abattement, les sommes étaient soumises à des droits de donation (18 194 euros pour 100 000 euros, par exemple).
Désormais, cette taxation tombe si l’argent finance effectivement l’achat d’un bien neuf ou la rénovation énergétique d’une résidence principale. La différence peut être substantielle.
• Exemple : Un futur acquéreur qui reçoit 400 000 euros de ses deux parents aurait auparavant dû régler 36 388 euros de droits, ne disposant que de 363 612 euros nets pour son projet. Avec la mesure actuelle, il conserve la totalité des 400 000 euros, sans frais fiscaux liés au don.
 

Un gain de pouvoir d’achat immobilier
Dans un marché du neuf souvent onéreux, disposer de 30 000 ou 40 000 euros supplémentaires peut faire la différence sur la surface et la qualité du logement visé. Sur des programmes de construction neuve, notamment dans des grandes villes comme Paris, Lyon, Bordeaux ou Toulouse, il est courant de voir des prix dépassant les 5 000 à 10 000 euros le m² selon les secteurs.
• 5 m² gagnés à Paris : Avec un prix au mètre carré pouvant frôler les 10 000 euros dans la capitale, l’économie réalisée grâce à l’exonération s’avère loin d’être négligeable.
• 10 m² ou plus dans d’autres grandes métropoles : À Rennes, Nantes, Montpellier ou Toulouse, les tarifs oscillent plutôt entre 4 000 et 5 000 euros du m² dans des quartiers prisés. Le surplus dégagé peut facilement représenter une pièce supplémentaire ou un extérieur plus vaste.
 

Une mesure sous conditions précises
Comme l’a rappelé l’administration fiscale, pour que l’opération bénéficie de cette exonération temporaire, les fonds donnés doivent servir à acquérir un logement neuf ou à financer la rénovation énergétique d’une résidence principale. Autrement dit, ces sommes ne doivent pas être affectées à un achat secondaire ou locatif, ni à un projet de construction qui ne respecterait pas les critères de la réglementation en vigueur.
Il est également crucial que l’utilisation effective des fonds puisse être prouvée si l’administration le demande. En cas de doute, mieux vaut anticiper et conserver les justificatifs (compromis de vente, factures de travaux de rénovation, etc.).
 

Des règles avantageuses mais limitées dans le temps
Cette exonération temporaire, instaurée pour stimuler l’activité dans l’immobilier neuf et encourager les rénovations énergétiques, devrait s’appliquer pendant une période définie par la loi de finances. On peut donc s’attendre à ce qu’elle demeure en place jusqu’à une date butoir, sauf renouvellement voté par le Parlement.
Pour les familles qui envisageaient déjà de transmettre un patrimoine à leurs descendants, c’est une occasion de réduire le poids des droits tout en soutenant un projet concret. Les enfants peuvent ainsi bénéficier d’un apport personnel plus solide, ce qui les aide à boucler leur financement ou à disposer d’un logement plus spacieux dans des zones immobilières tendues.
 

En résumé
• Montant : Chaque donateur peut donner jusqu’à 100 000 euros de plus qu’auparavant sans droits (dans la limite de 300 000 euros reçus par bénéficiaire).
• Cumul possible avec l’abattement classique : Les sommes exonérées se superposent à celles qui bénéficient déjà de l’abattement standard (100 000 euros entre parents et enfants).
• Utilisation fléchée : L’argent doit impérativement financer l’achat d’un logement neuf (pour résidence principale) ou une rénovation thermique importante, sous peine de perdre l’exonération.
• Efficacité pour l’emprunt : Avec un apport personnel bonifié, les bénéficiaires peuvent décrocher de meilleures conditions de prêt bancaire et accroître la surface achetable.
 

À terme, ce dispositif pourrait encourager davantage de transmissions de capital dans un contexte où l’accession à la propriété demeure un défi pour de nombreux ménages. Reste à vérifier si le succès de cette mesure incitera ou non les pouvoirs publics à pérenniser l’exonération ou à l’élargir à d’autres usages dans le secteur immobilier.
 

Loueurs en meublé non professionnels : Des changements fiscaux à prévoir

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est prisé des investisseurs immobiliers, car il offre des avantages fiscaux significatifs. Jusqu’à présent, les propriétaires pouvaient amortir la valeur de leur bien, ce qui leur permettait de réduire leur base imposable et donc de limiter l’impôt sur leurs revenus locatifs.

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est prisé des investisseurs immobiliers, car il offre des avantages fiscaux significatifs. Jusqu’à présent, les propriétaires pouvaient amortir la valeur de leur bien, ce qui leur permettait de réduire leur base imposable et donc de limiter l’impôt sur leurs revenus locatifs.

Avec la loi de finances 2025, une modification majeure est introduite : les amortissements déduits seront désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value en cas de vente. En d’autres termes, un investisseur qui revend un bien LMNP après plusieurs années devra payer un impôt plus élevé, car la plus-value imposable inclura les montants précédemment déduits.

Prenons un exemple concret :
• Un investisseur achète un appartement meublé à 200 000 € et applique un amortissement annuel de 5 000 € pendant 10 ans.
• En 2035, il revend son bien à 300 000 €.
• Aujourd’hui, la plus-value imposable serait de 100 000 € (prix de vente – prix d’achat).
• Avec la réforme, la plus-value imposable serait recalculée en incluant les 50 000 € d’amortissement déduits, portant ainsi l’assiette imposable à 150 000 €.

Cette réforme vise à limiter les avantages fiscaux perçus comme excessifs et à rapprocher la fiscalité des LMNP de celle des locations nues. Toutefois, elle pourrait dissuader certains investisseurs et réduire l’attractivité du marché locatif meublé.

Les biens situés dans des résidences avec services (étudiantes, seniors, etc.) restent exclus de cette réforme, afin de ne pas freiner le développement de ces structures.

Cette disposition entrerait en vigueur pour les plus-values réalisées lors de cessions intervenant à partir du 1er janvier 2025. « Si cela peut sembler pénalisant sur le papier, son impact est en réalité très limité pour plusieurs raisons », explique Roy Masliah, fiscaliste et fondateur de decla.fr. Aujourd’hui, les investisseurs immobiliers conservent généralement leurs biens sur le long terme. Contrairement aux années 2000, où la revente rapide permettait d’engranger des plus-values importantes, la tendance actuelle est à la détention longue. Or, après 22 ans de détention, la plus-value est totalement exonérée d’impôt, et après 30 ans, elle est également exonérée de prélèvements sociaux. Dans ce cas, la réintégration des amortissements n’a strictement aucune incidence fiscale.

Un effet d’annonce plus qu’une réelle ponction fiscale :
L’État espère récupérer des recettes fiscales avec cette mesure, mais en pratique, les reventes précoces de biens en LMNP sont rares. De plus, les abattements pour durée de détention réduisent mécaniquement l’impact fiscal de la réintégration des amortissements.

 

Le PER et l’Assurance-vie : Les préférences des jeunes

Dans un contexte économique marqué par l’inflation et l’instabilité des marchés, les jeunes générations adoptent des stratégies d’épargne alliant pragmatisme et innovation.

Dans un contexte économique marqué par l’inflation et l’instabilité des marchés, les jeunes générations adoptent des stratégies d’épargne alliant pragmatisme et innovation. Une récente étude menée par AG2R LA MONDIALE, AMPHITÉA et le CERCLE DE L’ÉPARGNE met en lumière les choix financiers des moins de 35 ans, révélant un intérêt croissant pour les cryptomonnaies, la Bourse, mais aussi des placements plus traditionnels comme le 

 

Plan d’Épargne Retraite (PER) et l’assurance-vie.
Les jeunes, de plus en plus prévoyants sur leur retraite
Si l’idée d’épargner pour la retraite semble lointaine pour les plus jeunes, elle est pourtant bien intégrée par les 18-24 ans, qui plébiscitent le Plan d’Épargne Retraite (PER). 62 % d’entre eux considèrent ce placement comme attractif, un taux supérieur à la moyenne nationale (57 %). Cet engouement s’explique par la souplesse du PER, notamment en matière de fiscalité et d’utilisation des fonds pour l’achat d’une résidence principale.
Avec une confiance en l’avenir plus fragile que celle des générations précédentes, les jeunes voient dans le PER un moyen d’anticiper leur baisse de pouvoir d’achat une fois à la retraite. Ils prennent ainsi le contrepied de l’idée reçue selon laquelle la jeunesse privilégierait uniquement des placements à court terme.
 

L’assurance-vie : un classique toujours séduisant
Historiquement en tête des placements préférés des Français, l’assurance-vie reste une référence, y compris chez les moins de 35 ans. Un tiers des trentenaires en détient déjà une, et 58 % des 25-34 ans jugent ce placement intéressant.
Ce succès s’explique par sa polyvalence : les jeunes apprécient la sécurité du fonds en euros, mais aussi la diversité des unités de compte, qui permettent d’obtenir des rendements plus dynamiques en investissant sur les marchés financiers. La disponibilité de l’épargne, bien que soumise à des règles fiscales en cas de retrait anticipé, est aussi un atout majeur.
 

Épargne et engagement écologique : une tendance forte
L’éthique et la transition énergétique sont devenues des critères décisifs dans les choix d’investissement des jeunes. 49 % des 25-34 ans plaident pour un avantage fiscal destiné aux placements verts, et 30 % des moins de 25 ans sont favorables à une taxation des placements dans les énergies fossiles. Ce positionnement traduit un véritable engagement en faveur d’une finance plus responsable.
 

Cryptomonnaies et ETF : une génération tournée vers l’innovation
Les jeunes se démarquent également par leur fort attrait pour les actifs numériques et les instruments financiers modernes. Plus d’un tiers des moins de 35 ans se dit prêt à investir dans les cryptomonnaies, malgré la volatilité de ces actifs.
Parallèlement, les ETF (Exchange Traded Funds), qui permettent d’investir en Bourse via des indices diversifiés et accessibles, séduisent une jeunesse hyperconnectée, capable de gérer ses placements via des applications mobiles en temps réel.
 

L’investissement en Bourse gagne du terrain
Autre tendance marquante : l’intérêt grandissant des jeunes pour le marché boursier. 58 % des 18-24 ans et 48 % des 25-34 ans estiment qu’il est judicieux d’investir en actions, contre 43 % en moyenne dans la population française.
Cette popularité grandissante s’explique par la démocratisation des plateformes d’investissement en ligne, qui offrent une accessibilité accrue, ainsi que par l’influence des réseaux sociaux et des influenceurs financiers, qui vulgarisent l’investissement et encouragent les jeunes à prendre des risques calculés.
 

L’immobilier : une valeur refuge toujours prisée
Malgré les contraintes liées aux prix élevés et aux conditions d’emprunt plus strictes, l’immobilier reste une priorité d’investissement pour les jeunes générations. 65 % des 18-24 ans et 63 % des 25-34 ans considèrent l’achat immobilier comme essentiel à leur stratégie patrimoniale.
Lorsque l’acquisition d’un bien est hors de portée, les jeunes se tournent vers des solutions alternatives, comme les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier), qui permettent d’investir dans l’immobilier de manière indirecte. 45 % des 18-24 ans et 43 % des 25-34 ans jugent cette option intéressante.
 

Le Livret A : un socle sécurisant pour débuter
Enfin, le Livret A reste un placement incontournable pour les jeunes, qui apprécient sa sécurité et sa liquidité. 70 % des 18-24 ans et 58 % des 25-34 ans considèrent qu’il est pertinent d’y placer son argent, bien que son rendement soit limité.
 

Une épargne à la croisée des chemins entre prudence et audace
Les jeunes générations adoptent donc une approche hybride de l’épargne, combinant des placements traditionnels comme l’assurance-vie et le Livret A à des investissements plus audacieux, tels que la Bourse, les cryptomonnaies et les ETF.
Cette stratégie diversifiée témoigne d’une volonté de préparer l’avenir tout en s’adaptant aux évolutions économiques et technologiques. Dans ce contexte, l’accompagnement et l’éducation financière restent des enjeux majeurs pour permettre aux jeunes de faire les choix les plus éclairés.

 

Protéger son couple et son patrimoine : le contrat de mariage expliqué

À l’occasion de la Saint-Valentin, nombreux sont les couples qui célèbrent leur amour et envisagent leur avenir à deux. Mais au-delà de la romance, l’engagement matrimonial implique également des considérations juridiques et patrimoniales.

À l’occasion de la Saint-Valentin, nombreux sont les couples qui célèbrent leur amour et envisagent leur avenir à deux. Mais au-delà de la romance, l’engagement matrimonial implique également des considérations juridiques et patrimoniales. 

 

Les Notaires de Paris rappellent que le contrat de mariage constitue un outil précieux pour sécuriser son patrimoine et préserver l’équilibre financier du couple. Trop souvent perçu comme une démarche réservée aux grandes fortunes, il permet pourtant d’éviter bien des écueils et d’adapter le cadre juridique du mariage aux besoins spécifiques de chaque union.
 

Un engagement au-delà des sentiments
Chaque année, environ 250 000 couples se disent « oui ». Mais savent-ils réellement à quoi ils s’engagent sur le plan juridique ? Dès que l’union est célébrée, les époux sont soumis à des droits et devoirs, qu’ils aient ou non signé de contrat de mariage :
• Ils doivent participer aux charges du ménage et aux besoins du foyer.
• Ils sont solidairement responsables des dettes contractées pour les dépenses du ménage, même si elles sont engagées par un seul des conjoints.
Ainsi, au-delà du simple engagement affectif, le mariage instaure une solidarité financière et patrimoniale entre les époux. Cette dimension mérite une réflexion préalable, afin d’éviter des situations complexes en cas de séparation ou de décès.
 

Avec ou sans contrat de mariage : quelles différences ?
En l’absence de contrat de mariage, le couple est automatiquement placé sous le régime de la communauté réduite aux acquêts. Cela signifie que tous les biens acquis pendant l’union (immobilier, revenus, placements, dettes) appartiennent aux deux époux à parts égales, indépendamment de leur contribution financière. En revanche, les biens détenus avant le mariage, ainsi que ceux reçus par donation ou succession, restent propres à chaque conjoint.
Toutefois, ce régime ne convient pas à toutes les situations. Certains couples peuvent avoir intérêt à opter pour un autre cadre juridique :
• La communauté universelle : tous les biens acquis avant et pendant le mariage deviennent communs, sans distinction.
• La séparation de biens : chaque époux reste propriétaire exclusif des biens qu’il acquiert.
• La participation aux acquêts : un régime hybride qui fonctionne comme une séparation de biens durant l’union, mais qui prévoit un partage de la plus-value au moment de la dissolution.
Opter pour un contrat de mariage permet donc d’anticiper et d’adapter le cadre patrimonial à la situation du couple.
 

Un dispositif de protection en cas de séparation ou de décès
Au-delà des considérations financières, le contrat de mariage joue un rôle crucial en cas de séparation ou de décès.
• En cas de divorce, il permet d’anticiper les conséquences financières et patrimoniales, évitant ainsi des conflits coûteux et douloureux.
• En cas de décès, il constitue un outil de protection pour le conjoint survivant. Lorsqu’il y a des enfants d’une première union, un contrat de mariage bien rédigé, accompagné éventuellement d’un testament ou d’une donation au dernier vivant, peut préserver les intérêts du conjoint.
 

Un coût abordable pour une sérénité durable
Contrairement aux idées reçues, établir un contrat de mariage n’est ni compliqué ni excessivement coûteux. Un rendez-vous chez un notaire, idéalement quelques semaines avant la cérémonie, permet de définir le cadre le plus adapté aux besoins du couple. Le coût moyen d’un contrat de mariage s’élève à environ 260 euros, une somme modeste au regard des bénéfices juridiques et financiers qu’il apporte.
 

Anticiper pour mieux protéger son couple
Se marier, c’est avant tout un engagement d’amour, mais aussi une décision patrimoniale majeure. Plutôt que de subir un cadre juridique par défaut, il est essentiel d’adapter son régime matrimonial à sa situation. La Saint-Valentin est donc l’occasion idéale pour se poser les bonnes questions et envisager sereinement l’avenir, à la fois sentimental et patrimonial.
 

Découvrez les changements de la loi de finances 2025 pour améliorer votre quotidien

Au-delà des grandes réformes fiscales et patrimoniales, la loi de finances 2025 introduit plusieurs mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat, favoriser la transition écologique et encourager la solidarité.

Au-delà des grandes réformes fiscales et patrimoniales, la loi de finances 2025 introduit plusieurs mesures destinées à soutenir le pouvoir d’achat, favoriser la transition écologique et encourager la solidarité. Parmi elles, on retrouve le maintien de l’exonération des pourboires, l’incitation aux dons pour les associations, le renforcement du malus écologique et la prolongation du dispositif Loc’Avantages. Décryptage.

1. Maintien de l’exonération des pourboires : un coup de pouce aux salariés de la restauration et de l’hôtellerie
Le secteur de la restauration et de l’hôtellerie continue de bénéficier d’un régime fiscal avantageux sur les pourboires. Initialement instaurée pour relancer l’activité après la crise du Covid-19, cette mesure permet aux salariés de percevoir leurs pourboires sans être imposés.
 

Pourquoi cette mesure est-elle prolongée ?
Le gouvernement a choisi de maintenir cette exonération afin de soutenir le pouvoir d’achat des employés d’un secteur où les salaires restent souvent modestes. Concrètement, cela signifie que :
• Les pourboires versés en espèces ou par carte bancaire ne seront pas soumis à l’impôt sur le revenu.
• Les employeurs ne paieront pas de charges sociales sur ces sommes, ce qui évite d’alourdir le coût du travail.
• Les salariés verront leur rémunération complémentaire augmentée, sans que cela ne pèse sur les finances des restaurateurs et hôteliers.
Impact attendu : Cette exonération pourrait inciter davantage de clients à laisser un pourboire, renforçant ainsi le revenu des serveurs, barmans et employés du secteur touristique.

2. Prolongation du plafond dérogatoire de 1 000 € pour les dons aux associations
Face aux défis sociaux et à l’augmentation des demandes d’aide auprès des associations, l’État a décidé de maintenir une incitation fiscale forte pour les dons.
 

De quoi s’agit-il ?
Depuis plusieurs années, les dons effectués aux organismes venant en aide aux personnes en difficulté ouvrent droit à une réduction d’impôt de 75 %, dans la limite de 1 000 € par an. Cette mesure, qui devait expirer en 2024, est donc prolongée en 2025.
 

Qui est concerné ?
• Les contribuables souhaitant soutenir des associations humanitaires, comme les Restos du Cœur, la Croix-Rouge ou le Secours Populaire.
• Les associations et ONG, qui bénéficient d’un soutien renforcé grâce à cet avantage fiscal.
 

Quel impact pour les donateurs ?
Un particulier effectuant un don de 1 000 € à une association verra son impôt réduit de 750 €, ce qui revient à un effort financier réel de 250 € seulement.
 

Objectif : Encourager la générosité des Français dans un contexte où les besoins en aide alimentaire et logement d’urgence augmentent.

3. Un malus écologique renforcé pour les véhicules polluants
Dans un contexte de lutte contre le réchauffement climatique, la loi de finances 2025 prévoit un renforcement du malus écologique applicable aux véhicules neufs émettant beaucoup de CO₂.
 

Comment fonctionne ce nouveau malus ?
• Le seuil d’émission de CO₂ déclenchant le malus est abaissé : désormais, il concernera les voitures émettant plus de 118 g/km de CO₂, contre 123 g/km auparavant.
• Les montants du malus sont augmentés : le coût supplémentaire pour l’achat d’un véhicule polluant pourra atteindre 60 000 € pour les modèles les plus énergivores.
• Une taxation sur le poids des véhicules est introduite en complément, pénalisant notamment les SUV et 4×4 lourds.
 

Quels véhicules sont concernés ?
• Les voitures thermiques à forte consommation.
• Certains SUV et véhicules familiaux qui, bien que populaires, affichent une empreinte carbone élevée.
• Les voitures hybrides rechargeables sous-optimisées, dont l’utilisation effective ne permet pas de réduire suffisamment les émissions.
 

Quel est l’objectif de cette mesure ?
• Inciter les consommateurs à se tourner vers des véhicules électriques ou hybrides performants.
• Réduire les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports.
• Encourager les constructeurs automobiles à accélérer leur transition vers des modèles plus écologiques.
 

Conséquence : Le coût d’achat des voitures polluantes augmentera, rendant les modèles électriques plus compétitifs en comparaison.

4. La prolongation du dispositif Loc’Avantages jusqu’en 2027 : une incitation fiscale pour les propriétaires bailleurs
Le logement étant une préoccupation majeure en France, l’État prolonge jusqu’en 2027 le dispositif Loc’Avantages, destiné aux propriétaires souhaitant louer leur bien à un tarif inférieur au marché en échange d’un avantage fiscal.
 

Comment fonctionne Loc’Avantages ?
Un propriétaire qui décide de fixer un loyer en dessous des prix du marché peut bénéficier d’une réduction d’impôt, selon trois niveaux :
• Loc1 : Loyer réduit de 15 % par rapport au marché ➝ réduction d’impôt de 15 % sur les revenus locatifs.
• Loc2 : Loyer réduit de 30 % ➝ réduction d’impôt de 35 %.
• Loc3 : Loyer réduit de 45 % ➝ réduction d’impôt de 65 % (réservé aux conventions avec des associations).
 

Qui peut en bénéficier ?
• Les propriétaires bailleurs, qui s’engagent à louer leur bien à un tarif abordable.
• Les locataires aux revenus modestes, qui peuvent accéder à des logements plus abordables dans des zones tendues.
 

Pourquoi prolonger le dispositif ?
• Faciliter l’accès au logement pour les ménages modestes, en particulier dans les grandes villes où les loyers restent élevés.
• Encourager les propriétaires à mettre des logements sur le marché plutôt que de les laisser vacants.
• Favoriser la mixité sociale, en permettant aux locataires aux revenus plus faibles d’accéder à des logements en centre-ville.
 

Impact attendu
Avec la prolongation de Loc’Avantages, des milliers de logements supplémentaires pourraient être rendus accessibles à des prix modérés, atténuant la tension sur le marché locatif.

 

Transactions immobilières : Des droits de mutation plus élevés

Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), communément appelés frais de notaire, constituent un coût important lors de l’achat d’un bien immobilier. Actuellement, ces droits s’élèvent en moyenne à 4,5 % du prix d’acquisition du bien, mais peuvent atteindre 4,7 % dans certains départements.

Les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), communément appelés frais de notaire, constituent un coût important lors de l’achat d’un bien immobilier. Actuellement, ces droits s’élèvent en moyenne à 4,5 % du prix d’acquisition du bien, mais peuvent atteindre 4,7 % dans certains départements.
 

Avec la loi de finances 2025, les départements auront la possibilité d’augmenter ces droits de 0,5 point supplémentaire, les portant jusqu’à 5 %. Cette hausse, applicable à partir du 1ᵉʳ mars 2025, vise à compenser la baisse des dotations de l’État aux collectivités locales.
Concrètement, pour un bien acheté 300 000 €, cette augmentation représenterait un surcoût de 1 500 € pour l’acheteur. Un investissement de 500 000 € impliquerait un surcoût de 2 500 €.
 

Face à cette hausse, les primo-accédants pourraient bénéficier d’exonérations spécifiques, à condition de conserver le bien en résidence principale pendant au moins cinq ans. Cette mesure est laissée à la discrétion des collectivités locales, qui devront décider si elles souhaitent ou non appliquer cet allègement.
 

Cette augmentation suscite des critiques :
• Elle alourdit encore davantage le coût d’acquisition, alors que le marché immobilier est déjà marqué par des taux d’intérêt élevés.
• Elle pourrait freiner les transactions, en particulier dans les zones où la demande est déjà en baisse.
• Elle pénalise les acheteurs modestes, qui doivent mobiliser davantage d’épargne pour couvrir ces frais supplémentaires.
 

Toutefois, certains experts estiment que l’impact restera limité, car les droits de mutation ne constituent qu’une partie des frais annexes liés à l’achat immobilier. De plus, cette hausse est facultative et dépendra des décisions des départements.
 

Une exonération temporaire pour les dons familiaux

Afin de faciliter la transmission de patrimoine et d’encourager l’accession à la propriété des jeunes générations, la loi de finances 2025 introduit une exonération temporaire pour certains dons familiaux.

Afin de faciliter la transmission de patrimoine et d’encourager l’accession à la propriété des jeunes générations, la loi de finances 2025 introduit une exonération temporaire pour certains dons familiaux.
 

Concrètement, du 1ᵉʳ janvier 2025 au 31 décembre 2026, les dons de sommes d’argent réalisés entre parents et enfants, petits-enfants ou arrière-petits-enfants pourront bénéficier d’une exonération totale de droits de mutation, dans la limite de 100 000 € par donateur et par bénéficiaire.
Cette exonération vise à encourager l’investissement immobilier et la rénovation énergétique, car les sommes reçues devront être utilisées dans les six mois pour :
• L’achat ou la construction d’un logement neuf ;
• La réalisation de travaux de rénovation énergétique éligibles à MaPrimeRénov’.
Prenons l’exemple d’un parent qui souhaite aider son enfant à acheter un appartement. Il pourra lui donner jusqu’à 100 000 € sans qu’aucun impôt ne soit prélevé sur cette somme, à condition que le bénéficiaire l’utilise rapidement pour financer l’acquisition d’un bien ou des travaux.
 

Ce dispositif offre plusieurs avantages :
1. Faciliter l’accession à la propriété pour les jeunes ménages, souvent confrontés à des difficultés pour constituer un apport personnel.
2. Dynamiser le marché immobilier, notamment le secteur du neuf, qui connaît une baisse de la demande.
3. Encourager la rénovation énergétique, en incitant les ménages à entreprendre des travaux pour améliorer la performance énergétique de leur logement.
 

Toutefois, certaines conditions sont à respecter. Par exemple, le donataire doit être majeur, et les fonds doivent être utilisés pour un projet immobilier situé en France. De plus, l’administration fiscale pourra exiger des justificatifs prouvant l’utilisation conforme des sommes versées.
Les experts estiment que cette mesure pourrait stimuler jusqu’à 2 milliards d’euros d’investissements sur la période 2025-2026, avec un effet positif sur le secteur du BTP et la transition énergétique.
 

Une proposition pour les revenus les plus élevés

En 2025, une contribution différenciée sur les hauts revenus est mise en place. Cette mesure vise les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. L’objectif est de garantir que ces ménages paient au moins 20 % d’impôt, même lorsqu’ils bénéficient de niches fiscales importantes.

En 2025, une contribution différenciée sur les hauts revenus est mise en place. Cette mesure vise les contribuables dont le revenu fiscal de référence dépasse 250 000 € pour une personne seule et 500 000 € pour un couple. L’objectif est de garantir que ces ménages paient au moins 20 % d’impôt, même lorsqu’ils bénéficient de niches fiscales importantes.
 

Actuellement, certains foyers très aisés parviennent à réduire leur taux d’imposition effectif grâce à des optimisations légales (investissements locatifs, réductions pour dons, crédits d’impôt). Cette nouvelle contribution vise donc à rétablir une équité fiscale en empêchant une réduction excessive du montant d’impôt dû.
 

Prenons l’exemple d’un foyer déclarant 550 000 € de revenus imposables. Avec diverses réductions fiscales, son impôt pouvait auparavant descendre en dessous de 15 % du revenu global. Désormais, il devra s’acquitter d’un minimum de 20 %, soit un impôt d’au moins 110 000 €.
 

Cette mesure s’inspire de dispositifs similaires adoptés dans d’autres pays européens, où les grandes fortunes sont soumises à des taux minimums d’imposition. Elle vise non seulement à augmenter les recettes fiscales, mais aussi à répondre aux critiques sur l’optimisation fiscale des contribuables les plus aisés.
 

Toutefois, certains experts alertent sur le fait qu’une telle mesure pourrait entraîner un exode fiscal chez les contribuables les plus fortunés, qui pourraient être tentés de s’expatrier vers des pays offrant une fiscalité plus avantageuse. Les précédentes tentatives de taxation renforcée des hauts revenus avaient déjà conduit certains contribuables à transférer leurs actifs hors de France.
 

Malgré ces critiques, le gouvernement insiste sur la nécessité de renforcer la justice fiscale en s’assurant que chaque foyer contribue équitablement aux finances publiques. Reste à voir si cette mesure sera maintenue dans les prochaines années ou si elle subira des ajustements en fonction de son efficacité réelle et de son impact sur les comportements des contribuables concernés.

 

Barème de l’impôt sur le revenu : les changements à connaître

Chaque année, le gouvernement ajuste le barème de l’impôt sur le revenu pour tenir compte de l’inflation. Cette mesure vise à empêcher que des hausses de salaires liées au coût de la vie ne fassent artificiellement passer certains contribuables dans une tranche d’imposition supérieure. Pour 2025, cette revalorisation est fixée à 1,8 %.

Chaque année, le gouvernement ajuste le barème de l’impôt sur le revenu pour tenir compte de l’inflation. Cette mesure vise à empêcher que des hausses de salaires liées au coût de la vie ne fassent artificiellement passer certains contribuables dans une tranche d’imposition supérieure. Pour 2025, cette revalorisation est fixée à 1,8 %.
 

Concrètement, cette revalorisation signifie que les seuils de chaque tranche du barème augmentent. Ainsi, les revenus jusqu’à 11 497 € restent exonérés d’impôt, contre 11 294 € en 2024. La tranche à 11 % s’appliquera désormais aux revenus compris entre 11 498 € et 29 315 €. La tranche à 30 % concernera les revenus entre 29 316 € et 85 466 €, celle à 41 % s’appliquera entre 85 467 € et 164 542 €, et enfin la tranche à 45 % visera les revenus supérieurs à 164 543 €.
Cette revalorisation peut sembler faible, mais elle permet aux contribuables de ne pas voir leur impôt augmenter alors même que leur pouvoir d’achat n’évolue pas forcément en conséquence. À titre d’exemple, si un salarié voit son revenu passer de 29 000 € à 29 500 €, il restera majoritairement dans la tranche à 11 %, sans passer à 30 % sur l’ensemble de son revenu. Seule la partie excédant 29 316 € sera taxée à 30 %.

 

Une économie de 200 euros
 

En moyenne, cet ajustement représentera une économie de 180 à 200 € pour les ménages dont le revenu n’a pas évolué de manière significative entre 2024 et 2025. Pour les foyers ayant bénéficié d’augmentations salariales, l’impact dépendra de la hausse effective de leurs revenus.
 

Cette mesure concerne tous les foyers fiscaux et s’inscrit dans la politique gouvernementale de neutralisation de l’impact fiscal de l’inflation. Toutefois, elle ne constitue pas une baisse d’impôt en tant que telle, mais plutôt un ajustement technique destiné à éviter que l’impôt ne grève excessivement les ménages dont les revenus augmentent en raison de l’inflation.
 

Dans un contexte où le coût de la vie continue de progresser, cette revalorisation apparaît comme une mesure d’équité fiscale, garantissant que les Français ne soient pas pénalisés par une fiscalité trop rigide. Toutefois, certains économistes soulignent que cette indexation ne compense pas totalement la perte de pouvoir d’achat engendrée par la hausse des prix des biens et services essentiels.