Obligations vertes : un marché en croissance

Le marché des obligations vertes devrait continuer de croître dans les années à venir, stimulé par la forte demande des investisseurs.

Le marché des obligations vertes devrait continuer de croître dans les années à venir, stimulé par la forte demande des investisseurs à la recherche de rendements potentiellement attractifs, le soutien des régulateurs, ainsi que par les ambitions environnementales croissantes des souverains et des entreprises. 

 

L’Union européenne devrait émettre jusqu’à 250 milliards d’euros d’obligations vertes d’ici fin 2026, tandis que la Chine a récemment modifié ses normes pour accroître la transparence et attirer les investisseurs internationaux. Le marché américain des obligations vertes connaît également une croissance, mais est limité car elles sont majoritairement émises par des entreprises et des collectivités locales, et le Trésor américain n’a pas encore émis d’obligations vertes. 

Goldman Sachs Asset Management prévoit des émissions d’obligations vertes de l’ordre de 600 milliards d’euros en 2023, ce qui pourrait porter le marché à plus de 2 000 milliards d’euros. Cependant, la volatilité du marché et la hausse des taux d’intérêt ont ralenti l’offre de nouvelles obligations vertes en 2022.
 

Prêt immobilier : Pourquoi les acheteurs doivent demander une lettre de confort

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’acheteur ne doit pas hésiter à demander à son courtier une lettre de confort.

Pour mettre toutes les chances de son côté, l’acheteur ne doit pas hésiter à demander à son courtier une lettre de confort.

 

Les taux de crédit immobilier augmentent encore et dépassent 3 % sur 20 ans. Cette hausse devrait se poursuivre puisque la Banque centrale européenne (BCE) a d’ores et déjà annoncé sa volonté de relever les taux directeurs courant mars. Cependant, le taux d’usure, désormais révisé tous les mois (contre tous les trimestres auparavant), est actuellement fixé à 4 % pour les prêts de 20 ans et plus, ce qui permet de débloquer certains dossiers d’emprunteurs en attente de financement.

Avec la hausse rapide des taux d’intérêt, il est aujourd’hui très compliqué d’emprunter pour un acquéreur. Pour y parvenir et mettre toutes les chances de son côté, ce dernier doit particulièrement bien soigner son dossier de financement et ne pas hésiter à demander à son courtier une lettre de confort. Ce document doit notamment mentionner le montant du prêt que la banque peut accorder à l’acquéreur, en plus de son apport personnel. Il permet de prouver sa capacité d’emprunt et sa solvabilité afin de rassurer le vendeur. 
 

Les emprunteurs doivent également respecter la contrainte du taux d’endettement maximal de 35 % de leurs revenus nets imposé depuis 2022 par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF). Ces conditions d’accès au crédit ont particulièrement pénalisé les primo-accédants. 

 

Chez Artémis courtage, ces derniers représentaient 34 % des emprunteurs en 2022, contre 40 % en 2021 ou encore 44 % en 2020. La durée de leur prêt s’est aussi rallongée. Elle atteint, en moyenne, 23 ans et 4 mois. Un point rassurant toutefois : les investisseurs sont toujours présents. En 2022, 13 % des emprunteurs ont acheté un bien locatif et 87 % leur résidence principale ou secondaire.
 

Crise bancaire, un choc déflationniste en vue

La faillite de la banque américaine Silicon Valley Bank est un choc déflationniste, selon les experts du cabinet Asterès.

La faillite de la banque américaine Silicon Valley Bank est un choc déflationniste, selon les experts du cabinet Asterès.

 

Une crise bancaire n’est jamais souhaitable au vu des risques de contagion et de blocage du financement de l’économie qu’elle implique.

Cependant, alors que l’inflation est le principal sujet de préoccupation en Europe, la crise bancaire américaine peut aider à freiner la hausse des prix : les matières premières sont orientées à la baisse depuis plusieurs jours, l’euro est plutôt en hausse et même une politique monétaire plus accommodante n’est pas nécessairement, dans ce contexte, inflationniste.
 

Prix des matières premières : en baisse depuis plusieurs jours
 

La crise bancaire américaine entraîne une baisse du prix des matières premières. Du fait du risque qu’elle fait planer sur le financement de l’économie et sur la croissance, la faillite de Silicon Valley Bank pourrait conduire à une baisse de la demande de matières premières, ce qui conduit à une baisse des prix.
Ainsi, le pétrole (brent), est en baisse depuis le déclenchement de la crise bancaire américaine en fin de semaine dernière : il se situait aux alentours de 75 dollars le 15 mars, soit le plus bas depuis décembre 2021. Le gaz et le charbon sont également orientés à la baisse depuis quelques jours.

 

Taux de change : appréciation de l’euro
 

L’euro s’est apprécié par rapport au dollar, ce qui limite l’inflation importée. La crise bancaire américaine a conduit à une appréciation de l’euro du fait du changement d’anticipation de la politique monétaire américaine. Les difficultés de Silicon Valley Bank étaient entre autres causées par la hausse des taux qui a diminué la valeur des titres de dette publique détenus par la banque (le prix des obligations évolue en sens inverse des taux). Ainsi, les marchés anticipent une moindre hausse des taux de la Federal Reserve, diminuant ainsi la rentabilité des placements en dollar et conduisant logiquement à une appréciation de l’euro. Un euro plus élevé favorise la baisse de l’inflation en Europe puisqu’il entraîne une baisse du prix des importations (notamment le pétrole libellé en dollar).
 

Politique monétaire : un assouplissement pas forcément inflationniste
 

La crise bancaire pourrait conduire à un assouplissement relatif des politiques monétaires qui n’entraînera pas nécessairement à une accélération de l’inflation. Les banques centrales, tant américaines qu’européennes, sont engagées dans un processus de hausse des taux destiné à brider l’inflation. La crise bancaire pourrait arrêter ou freiner ce mouvement car la hausse des taux, en réduisant la valeur des titres détenus par les banques, est une des causes de la crise bancaire. 

Une politique monétaire plus accommodante (ou moins restrictive) qu’attendu pourrait être préjudiciable à la lutte contre l’inflation. Cependant, la logique de la hausse des taux est de freiner l’inflation en limitant l’octroi de crédit, puisque ce dernier devient plus cher. Une crise bancaire, en limitant la capacité d’octroi de crédit par les banques, est donc déjà en soi déflationniste. Le relâchement de la politique monétaire en cas de difficultés des banques ne vise donc pas tant à relancer le crédit (source d’une inflation accrue) qu’à éviter un blocage trop brutal du financement de l’économie.
 

38 670 chefs d’entreprise au « chômage » en 2022

38 670 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2022 selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et de la société Altares.

38 670 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en 2022 selon l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et de la société Altares. Voici les points clés de l’étude.

 

Ce chiffre, en hausse de 34,1 % par rapport à 2021, représente 9 800 femmes et hommes impactés de plus sur un an.
 

Après 3 années marquées par les crises, les difficultés multifactorielles (remboursement des dettes COVID-19 et PGE, hausse des taux, inflation, augmentation des prix de l’énergie, pénuries, etc.) viennent accentuer les fragilités des chefs d’entreprise, alors même que les assignations Urssaf n’ont pas encore repris.
 

Un âge médian de 46,3 ans pour la patron au chômage qui interpelle sur le rebond professionnel des entrepreneurs.
 

Les gérants de TPE, avec un chiffre d’affaires inférieur à 500 000€, résistent plus difficilement aux aléas économiques.  
 

« Chaque jour, plus de 100 chefs d’entreprise perdent leur emploi. Les chiffres de 2022 nous alertent sur une réalité que nous connaissions déjà. Les entrepreneurs doivent faire face à un contexte économique particulièrement difficile dans lequel les fragilités se multiplient et s’alimentent. Les pénuries de main-d’œuvre, la majoration des coûts énergétiques compliquent les défis auxquels ils devaient faire face. Alors que les tensions sur la trésorerie se font déjà sentir, la reprise des procédures d’assignation de l’Urssaf en 2023 pourrait encore accélérer la remontée des défaillances déjà observée en 2022 », explique Anthony Streicher, Président de l’association GSC.  
 

Défiscalisation : la prorogation du taux majoré de 25 % pour la réduction IR-PME

La loi de finances pour 2023 a reconduit une nouvelle fois pour un an le taux majoré de la réduction d’impôt sur le revenu pour la réduction IR-PME.

La loi de finances pour 2023 a reconduit une nouvelle fois pour un an le taux majoré de la réduction d’impôt sur le revenu pour la réduction IR-PME.

 

La loi de finances pour 2023 (art. 17, I) a reconduit une nouvelle fois pour un an le taux majoré de la réduction d’impôt sur le revenu (25 %, au lieu de 18 %) prévue en faveur des souscriptions au capital des PME quelle qu’en soit la forme, investissements directs, indirects ou intermédiés via des fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) ou des fonds d’investissement de proximité (FIP), ainsi qu’aux souscriptions au capital des entreprises solidaires d’utilité sociale (ESUS). 

Comme pour les années précédentes, l’application de la mesure était subordonnée à l’aval de la Commission européenne et à la parution d’un décret. C’est chose faite ! La Commission a confirmé la conformité de la mesure aux règles de l’Union européenne sur les aides d’État dans une décision adressée à la France en date du 16 février 2023. Compte tenu de la publication du décret samedi au Journal officiel, le taux majoré s’applique donc de nouveau aux versements effectués à compter du 12 mars 2023. 

 

Pour mémoire, le taux majoré s’applique également aux souscriptions en numéraire au capital de certaines sociétés immobilières, dites « sociétés foncières solidaires », exerçant leur activité dans le domaine du logement social ou à vocation agricole, en faveur d’un public fragile. Non subordonnée à une décision de la Commission européenne, la mesure est donc entrée en vigueur dès le 1er janvier 2023.
 

Impôts sur le revenu : Le calendrier 2023

La Direction générale des finances publiques a communiqué le calendrier de la campagne 2023 de déclaration des revenus de 2022.

La Direction générale des finances publiques a communiqué le calendrier de la campagne 2023 de déclaration des revenus de 2022.

 

La date d’ouverture de la déclaration en ligne sur le site impôts.gouv.fr est fixée au jeudi 13 avril. Comme chaque année, les dates limites de dépôt des déclarations de revenus en ligne sont fixées selon le département de domiciliation : jeudi 25 mai (minuit) pour les départements 01 à 19 et les résidents à l’étranger, jeudi 1er juin pour les départements 20 à 54, jeudi 8 juin pour les départements 55 et suivants. Les déclarations papier devront être remises avant le lundi 22 mai (minuit). 

 

Pour mémoire, la souscription de la déclaration en ligne est en principe obligatoire. Seuls en sont dispensés les contribuables qui ne disposent pas d’un accès à Internet dans leur résidence principale.
 

Bourse : les femmes prennent moins de risques que les hommes

Une étude sur le profil des investisseurs en Bourse révèle que les femmes ont tendance à se sous-estimer par rapport aux hommes et à prendre moins de risques.

L’AMF a publié une étude sur le profil des investisseurs en Bourse, qui révèle que les femmes ont tendance à se sous-estimer par rapport aux hommes.

 

Cette tendance est un exemple concret du syndrome de l’imposteur, qui pousse les femmes à s’auto-dévaloriser. Pour cette étude, les investisseurs ont été invités à évaluer leur propre niveau de connaissances en matière d’épargne et de placements. Les résultats montrent que seules 29 % des femmes investisseuses se disent compétentes, contre 42 % des hommes.

Cependant, les femmes font autant d’efforts d’épargne que les hommes, avec près de 8 femmes sur 10 mettant de l’argent de côté, chaque mois ou occasionnellement. Les femmes estiment pouvoir épargner en moyenne un montant de 210 euros par mois, contre 280 euros pour les hommes.

 

Les auteurs du rapport indiquent que les femmes sont moins confiantes que les hommes quant à l’évolution de leur situation économique et financière. Ainsi, en 2022, 47 % des femmes se disaient inquiètes quant à l’évolution de leur situation financière personnelle, contre 38 % des hommes. Cette différence explique pourquoi les femmes sont moins nombreuses que les hommes à investir dans des placements non garantis, notamment en Bourse.

 

La proportion d’investisseurs actifs femmes augmente avec l’âge, passant de 17 % des moins de 35 ans à plus de 30 % après 55 ans. Les femmes avouent plus fréquemment que les hommes se tourner vers un conseiller ou des proches pour s’informer avant de souscrire à un placement.

Cependant, concernant la détention de produits d’investissements, les différences entre les sexes s’estompent à mesure que le risque de pertes en capital décroît. La différence entre les femmes et les hommes pour la détention de produits d’épargne retraite ou de PEE est faible. La proportion de femmes détenant des actions cotées au sein de leur foyer est toutefois inférieure à celle des hommes.

 

Il convient de noter que les investisseurs actifs en 2022 ne représentaient que 2,1 % de la population française.

Titre restaurant : Ce qu’il faut faire avant le 15 mars

Si vous possédez des titres restaurant papier datant de 2022, il est encore possible de prolonger leur date de validité d’un an.

Si vous possédez des titres restaurant papier datant de 2022, il est encore possible de prolonger leur date de validité d’un an.

 

Chaque année, environ 700 millions d’euros de titres restaurant arrivent à péremption sans être utilisés, créant une perte moyenne équivalente à 145 euros par salarié bénéficiant de ce type d’avantage. Pour éviter cette situation, une simple opération peut être effectuée avant le 15 mars.

 

Si vous possédez des titres restaurant papier datant de 2022 et que vous n’avez pas eu l’occasion de les utiliser avant la date limite du 28 février 2023, il est encore possible de prolonger leur date de validité d’un an. Cette opération, facile et rapide, permettrait d’éviter toute perte de fonds. Plus de 5 millions de personnes profitent de ce dispositif d’avantage offert par leur employeur, qui prend en charge une partie des frais de repas à hauteur de 50 à 60 % par ticket.

 

Bien que certains titres restaurant soient dématérialisés, de nombreux employés reçoivent encore des carnets de tickets au format papier. Si vos tickets sont arrivés à péremption, il est possible de récupérer l’argent indisponible en les remettant à votre employeur avant le 15 mars. En échange, celui-ci doit vous remettre un nouveau carnet version 2023, sans frais supplémentaires.

 

Pour les titres restaurant dématérialisés, la situation dépend de l’émetteur. Certains convertissent automatiquement le solde périmé en un nouveau solde valable un an de plus, tandis que d’autres demandent une demande de prolongation de la part du porteur de la carte. Dans tous les cas, il est important de ne pas négliger cette opération pour éviter toute perte de fonds potentiellement importante, surtout dans un contexte d’inflation.

Les déchets ménagers dans le collimateur de la Cour des Comptes

La Cour des comptes a récemment publié un rapport sévère sur la gestion des déchets ménagers en France, marquant ainsi son deuxième avertissement en six mois.

La Cour des comptes a récemment publié un rapport sévère sur la gestion des déchets ménagers en France, marquant ainsi son deuxième avertissement en six mois. 

 

Les sages de la Cour ont souligné que les acteurs du secteur des déchets n’ont pas pris suffisamment de mesures pour améliorer la situation, et que les problèmes relevés dans leur rapport de 2011 n’ont pas été résolus. Bien que la production de déchets ménagers par habitant soit restée relativement stable ces dernières années, à un niveau élevé de 583 kg par an en 2019, il semble peu probable que l’objectif de réduire de 15 % cette production d’ici 2030 puisse être atteint.

 

La Cour des comptes a également noté que 80 % des déchets ménagers résiduels pourraient être valorisés s’ils étaient triés correctement et orientés vers des filières de traitement spécifiques. Les foyers produisent 80 % des déchets quotidiens en France, qui sont collectés principalement en porte-à-porte par les municipalités, tandis que les petits commerces et services produisent 20 % des déchets, représentant 12 % du volume total de déchets produits.

Le rapport souligne également les dysfonctionnements du système actuel, notamment un dispositif de suivi insuffisant en raison d’indicateurs trop nombreux et publiés trop tardivement par l’Ademe pour orienter l’action publique, une mise en place opérationnelle défaillante de la prévention, de la collecte et du traitement, ainsi qu’une tarification de la collecte des déchets plus incitative qui est mise en place trop lentement.

 

Les collectivités ne consacrent que 1 % du coût total du service public de gestion des déchets à la prévention, et la Cour des comptes regrette que les collectivités ne mènent principalement des actions de communication à cet égard.

 

Le rapport de la Cour des comptes a également identifié des exemples de bonnes et mauvaises pratiques. L’usine de valorisation des déchets du syndicat mixte du lac d’Annecy (Haute-Savoie) est citée comme un mauvais exemple car elle n’est pas adaptée au territoire. En revanche, la communauté urbaine de Besançon est saluée pour sa tarification incitative très efficace dans la gestion des déchets.

 

En conclusion, la Cour des comptes préconise un renforcement du rôle des régions pour généraliser les contrats avec les éco-organismes, qui sont des organismes privés financés par les producteurs et les distributeurs et ont pour mission de prendre en charge la fin de vie des équipements et des produits mis sur le marché. 

 

Elle recommande également d’intégrer dans chaque contrat de plan État-région les crédits nationaux de l’Ademe. Toutefois, le ministère s’est déclaré « défavorable » à cette proposition.

Report de la demande de versement de l’indemnité carburant

L’indemnité carburant de 100 €, mise en place par le Gouvernement, peut être demandée jusqu’au 31 mars 2023, au lieu du 28 février 2023.

L’indemnité carburant de 100 €, mise en place par le Gouvernement, peut être demandée jusqu’au 31 mars 2023, au lieu du 28 février 2023. 

 

La demande doit être formulée par voie dématérialisée à l’aide d’un formulaire accessible sur le site impots.gouv.fr. Les employeurs ne sont pas impliqués dans la procédure de versement de l’indemnité carburant, contrairement à ce qui avait été mis en place pour l’indemnité inflation.

 

Versée sous condition de ressources, cette aide a pour but de limiter les effets de la hausse des coûts du carburant et de préserver le pouvoir d’achat des personnes qui utilisent leur véhicule pour travailler ou se rendre à leur travail. 

 

L’indemnité est directement versée par l’administration fiscale, sur le compte bancaire déclaré pour le contribuable pour l’impôt sur le revenu. Il en est de même pour les salariés bénéficiaires.