Encore un record de collecte pour le Livret A boosté par la hausse des taux

Le Livret A achève le premier trimestre 2023 en beauté avec une collecte record de 4,17 milliards d’euros qui fait suite à deux mois exceptionnels.

Le Livret A achève le premier trimestre 2023 en beauté avec une collecte record de 4,17 milliards d’euros qui fait suite à deux mois exceptionnels.

 

Cette collecte record fait suite aux collectes exceptionnelles de janvier (+9,27 milliards d’euros) et de février (+6,27 milliards d’euros). Le Livret A fait mieux qu’en mars 2022 qui s’était soldé par une collecte de 3,02 milliards d’euros. 

 

Sur les trois premiers mois de l’année 2023, la collecte atteint 19,71 milliards d’euros, ce qui constitue un record sans précédent.

L’encours du Livret A atteint ainsi un nouveau record à 395,1 milliards d’euros. Depuis la fin décembre 2019, avant la crise sanitaire, soit un gain de 33 %.

Le Livret de Développement Durable et Solidaire a également enregistré une collecte positive de 1,82 milliard d’euros en mars. La collecte sur le premier trimestre s’est élevée à 5,67 milliards d’euros, ce qui constitue un record. L’encours du LDDS a également atteint un nouveau sommet à près de 140 milliards d’euros.
  
Le Livret A a bénéficié, pour le troisième mois consécutif, de l’effet « taux », le relèvement à 3 % étant intervenu au mois de février dernier. Les ménages continuent de recycler leurs liquidités en les transférant vers leur Livret A et leur LDDS. L’encours des dépôts à vue est passé de 542 à 509 milliards d’euros de fin septembre 2022 à fin février 2023. 

 

Ce phénomène de reclassement des liquidités favorise le LDDS qui est plus souvent que le Livret A accouplé au compte courant. Dès sa création, en 1983, le LDDS a été distribué par l’ensemble des réseaux bancaires quand la banalisation du Livret A n’est intervenue qu’en 2009.

 

(source Cercle des épargnants)
 

Obligations : les actifs les plus risqués « High Yield » surperforment

Au sein de l’ensemble du marché obligataire, le High Yield est le segment de marché qui a enregistré la meilleure performance au premier trimestre.

Au sein de l’ensemble du marché obligataire, le High Yield est le segment de marché qui a enregistré la meilleure performance au premier trimestre. 
 

Le marché obligataire est scindé en deux grandes catégories : « investment grade » pour les emprunteurs faiblement risqués et « high yield » pour les emprunteurs plus risqués. Les entreprises ou États classés en catégorie « high yield » ont pour caractéristique d’être moins bien notés, car leur risque de défaut est plus tangible. Leurs emprunts sont donc associés à des taux d’intérêt plus élevés pour compenser ce risque.

 

Les titres du segment High Yield européen ont connu, en moyenne, une performance de +3,15% au premier trimestre 2023, portée à la fois par un resserrement des primes de risque (-30 points de base) et une baisse des taux d’intérêt (-25 points de base), mais aussi par le portage substantiel de ce segment de marché, dont les rendements à maturité se situent toujours autour de 7,5% par an aux niveaux actuels.
Ce bon parcours s’est également accompagné d’un retour des flux d’investissement positifs sur la classe d’actifs.
 

En mars, il n’y a pas eu de contagion de la crise bancaire aux entreprises du segment High Yield (hors financières). La hausse des spreads et la baisse des taux se sont globalement compensées au cours du mois, permettant aux rendements à maturité de la classe d’actifs de rester relativement stables.
Enfin, on notera que les perspectives de la classe d’actifs ont connu une amélioration ces derniers mois : les taux de défaut sont restés bas (2,2% sur 12 mois à fin février 2023, contre 4,8% en moyenne historique) et Moody’s a revu à la baisse ses prévisions de taux de défaut sur l’année 2023 à 3,4%, contre 4,2% dans le rapport de décembre 2022.

Source Lazard Frères Gestion
 

Les titres du segment High Yield européen ont connu, en moyenne, une performance de +3,15% au premier trimestre 2023, portée à la fois par un resserrement des primes de risque (-30 points de base) et une baisse des taux d’intérêt (-25 points de base), mais aussi par le portage substantiel de ce segment de marché, dont les rendements à maturité se situent toujours autour de 7,5% par an aux niveaux actuels.
Ce bon parcours s’est également accompagné d’un retour des flux d’investissement positifs sur la classe d’actifs.
En mars, il n’y a pas eu de contagion de la crise bancaire aux entreprises du segment High Yield (hors financières). La hausse des spreads et la baisse des taux se sont globalement compensées au cours du mois, permettant aux rendements à maturité de la classe d’actifs de rester relativement stables.
Enfin, on notera que les perspectives de la classe d’actifs ont connu une amélioration ces derniers mois : les taux de défaut sont restés bas (2,2% sur 12 mois à fin février 2023, contre 4,8% en moyenne historique) et Moody’s a revu à la baisse ses prévisions de taux de défaut sur l’année 2023 à 3,4%, contre 4,2% dans le rapport de décembre 2022.

 

(Source Lazard Frères Gestion)
 

Le prolongement du bouclier tarifaire énergétique est-il une bonne idée ?

Des aides ciblées à destination des ménages les plus en difficulté auraient été préférables au prolongement du bouclier tarifaire.

Le gouvernement a annoncé le prolongement du bouclier tarifaire sur l’électricité jusqu’en 2025. Des aides ciblées à destination des ménages les plus en difficulté auraient été préférables au prolongement du bouclier tarifaire. 

 

Le prolongement du bouclier tarifaire sur l’électricité jusqu’en 2025 présente l’inconvénient de ne pas être ciblée. Il profite en particulier aux ménages les plus aisés, qui consomment en moyenne plus d’électricité que les ménages modestes. Ainsi, lorsque l’Etat dépense 100 € pour plafonner le prix de l’électricité, 13 € bénéficient aux 10 % des ménages les plus aisés et seulement 8 € aux ménages les plus modestes. Cependant, le choc inflationniste impacte les Français de manière différente. En effet, les ménages modestes, pour certains déjà en difficulté avant la poussée d’inflation, sont les plus vulnérables au contexte inflationniste. 

 

Des aides ciblées semblent donc plus appropriées que des mesures de plafonnement général des prix. Par exemple, si l’Etat fléchait 100 € d’aides vers les 40 % des ménages les plus modestes, il en résulterait un gain de 25 € par ménage (et non d’environ 9 € comme c’est le cas avec le bouclier tarifaire).

 

(source Astères)
 

Quelles sont les rues les plus chères des grandes métropoles françaises ?

Une nouvelle étude immobilière présente le nouveau classement des rues les plus chères dans les 30 plus grandes villes françaises.

À l’occasion du printemps de l’immobilier, période propice aux déménagements et traditionnellement porteuse en nombre de ventes, Meilleurs Agents, leader de l’estimation immobilière en ligne, présente son nouveau classement des rues les plus chères dans les 30 plus grandes villes françaises.

 

Le cœur historique parisien abrite à lui seul les 5 rues les plus chères des 30 plus grandes villes de France, avec des prix qui s’élèvent au-dessus de 20 000€/m2. Le Quai des Orfèvres (23 002€/m2) prend ainsi la tête des rues les plus chères de Paris, suivi de près par la Rue de Furstemberg (22 582€/m2) et la Rue Guynemer (22 483€/m2) ;
 

Après la capitale, Nice est la ville où l’on retrouve les rues avec les prix les plus élevés des 30 plus grandes métropoles de France. Deux de ses rues se distinguent en dépassant le seuil symbolique des 10 000€/m2 : l’avenue Jean Lorrain (10 692€/m2) et l’avenue Germaine (10 248€/m2) ; Toujours dans la région PACA, l’avenue Verdi (8 351€/m2) est la plus chère d’Aix-en-Provence, dépassant l’avenue Maréchal Lyautey (7 380€/m2), qui est la rue où les prix sont les plus élevés pour la ville de Marseille.
 

Dans les autres grandes villes de France, c’est sans surprise dans les quartiers historiques et centraux que l’on retrouve les rues les plus chères. Ainsi, à Lyon, c’est la rue Gasparin, sur la presqu’île du 2e arrondissement, qui présente les prix les plus élevés à 7 134€/m2, soit 40% de plus que la moyenne lyonnaise (5 162€m2).
 

Un constat similaire pour la ville de Bordeaux, où le prix s’élève à 4 865 €/m2, et où la rue Mably dans l’hypercentre surperforme à 7 085€/m2.
 

Family Office : Ralentissement des investissements des familles en 2022

Le 8ème baromètre OpinionWay pour l’AFFO montre que les crises successives ont freiné les familles dans leur souhait d’investir.

Le 8ème baromètre OpinionWay pour l’AFFO montre que les crises successives ont freiné les familles dans leur souhait d’investir.

 

Il révèle une baisse de leurs investissements de manière générale en France et à l’étranger de 24 points par rapport à 2021, avec un frein plus important en France (- 32 points) et plus modéré à l’étranger (-5 points).

L’élan d’accroissement des investissements observé en 2021 a été ralenti en 2022. De manière générale, 41% des familles ont accru de leurs investissements en 2022 contre 65 % en 2021 (31% en France contre 63% en 2021 et 37% à l’étranger contre 42 % 2021). 

 

Toujours de manière générale, 18 % ont réduit leurs investissements contre 6 % en 2021 (25% en France contre 10% en 2021 – 16% à l’étranger contre 8% en 2021).

Frederick Crot, président de l’AFFO : « Le private equity continue sa progression dans le portefeuille des familles. c’est un moyen pour elles de contribuer au développement de l’économie française en tant qu’investisseur long terme, en privilégiant les entreprises locales et qui créent de la valeur et des emplois en France. »

 

En 2022, différentes actualités ont eu un impact fort dans les choix d’investissement des familles. En effet, la remontée des taux d’intérêt et la politique des banques centrales, qui découlent des deux crises successives, sont les éléments qui ont eu le plus d’impact sur 76% des familles interrogées. Viennent ensuite la hausse de l’inflation pour 64% et la guerre en Ukraine pour 41% qui ont aussi fortement influencé les choix des investissements des familles en 2022.

 

Acteurs de l’économie réelle, 78% des familles restent très enthousiastes quant à l’investissement dans les start-ups, qui représente en moyenne 6% de leurs investissements. Le choix d’une start-up se porte en priorité sur le Friends & Family (72%), mais le choix via des fonds spécialisés (38%) est en hausse de 8 points.

Toujours selon le baromètre, l’investissement dans des actifs privilégiant l’investissement durable représente en moyenne 32 % des investissements des familles en hausse de 4 points par rapport à 2021.
 

Immobilier : bars et restaurants, des voisins qui coûtent cher ?

Les bars ou restaurants peuvent constituer une source importante de nuisances sonores pour le voisinage immédiat et impacter la valorisation des biens.

Surtout lorsqu’ils possèdent une terrasse, les bars, cafés ou restaurants peuvent constituer une source importante de nuisances sonores pour le voisinage immédiat. Quels impacts sur la valorisation des biens ? Réponses de SeLoger.
 

Lorsqu’ils visitent un bien, 66% des Français déclarent prêter une attention particulière à la potentielle gêne engendrée par le voisinage. Ce chiffre monte même à 76% pour les familles avec des enfants. Ce sont les nuisances sonores qui sont les plus redoutées par 76% de l’ensemble des personnes interrogées. Viennent ensuite à égalité les (mauvaises) odeurs et la saleté pour 51% des répondants. La présence d’un bar ou d’un restaurant serait, quant à elle, rédhibitoire pour 26% des Français s’ils avaient un projet d’emménagement. Une gêne jugée plus importante que la proximité d’une éolienne (15%) ou d’un cimetière (13%), mais beaucoup moins que celle d’un aéroport (64%) ou d’une autoroute (58%).
 

Quel impact sur la valeur immobilière des biens aux alentours ?
 

3 Français sur 10 (27%) considèrent que le voisinage immédiat d’un bar ou d’un restaurant est un argument de négociation du prix du bien. Or un bien situé à proximité d’un bar ou restaurant avec terrasse est en moyenne vendu plus cher qu’un bien identique situé plus loin dans le même quartier. Et pour cause : “les bars ou restaurants avec terrasse sont situés dans l’hyper-centre des villes moyennes ou sont synonymes d’une vie de quartier dans les plus grandes villes, ce qui implique souvent une valorisation immobilière plus forte surpassant les désagréments des terrasses” explique Alexandra Verlhiac, Economiste chez SeLoger.
Ainsi dans les villes moyennes, où le nombre de bars ou restaurants avec terrasse est moins important que dans les plus grandes villes, un bien situé aux alentours (dans un rayon de 50 mètres) se vend en moyenne +3,5% plus cher qu’un même bien situé plus loin dans le même quartier.
 

Ce phénomène se constate également dans les 10 plus grandes villes de France, même s’il est moins accentué, certainement du fait de la concentration plus forte du nombre de terrasses de ce type. A 50 mètres d’un bar ou restaurant avec terrasse, un bien y est alors valorisé +2,3% plus cher (qu’un bien identique plus éloigné). De la même façon, avec une concentration encore plus forte, l’effet n’est que de +1% à Paris.
 

Faut-il déclarer les revenus des plateformes collaboratives ?

Le covoiturage, la location temporaire de logements, la vente de biens, de vêtements, etc. peuvent être soumises à l’impôt.

Le covoiturage, la location temporaire de logements, la vente de biens, de vêtements, etc., sont des activités de l’économie collaborative qui peuvent être soumises à l’impôt.

 

Les plateformes de l’économie collaborative, comme Vinted, Blablacar ou Leboncoin, sont tenues de transmettre à l’administration fiscale les informations sur les revenus perçus par leurs utilisateurs, conformément à la loi du 23 octobre 2018 relative à la lutte contre la fraude.
 

Les nouvelles obligations pour ces plateformes incluent l’envoi, avant le 31 janvier de chaque année, d’un décompte des opérations réalisées et du montant brut perçu à leurs utilisateurs ainsi qu’à l’administration fiscale. Ces obligations s’appliquent aux plateformes dont les utilisateurs résident en France ou réalisent des ventes ou prestations de services en France, quel que soit le pays où la plateforme est établie.
 

Si vous avez perçu des revenus en 2022 par le biais de ces plateformes, vous devez vérifier si ces revenus sont imposables et les déclarer le cas échéant. Vous devriez recevoir un récapitulatif de revenus par courriel de la part de la plateforme, ce qui vous permettra de compléter votre déclaration de revenus, sous réserve que les revenus en question soient à déclarer.
 

Il est important de noter que si vous avez réalisé des transactions sur certaines plateformes et que cela n’est pas indiqué dans votre parcours de déclaration en ligne, cela ne signifie pas nécessairement que ces revenus ne sont pas imposables. Il vous appartient de vérifier et, si nécessaire, de déclarer ces revenus.
L’administration fiscale vous accompagnera dans ce processus en mentionnant les montants et le nombre des transactions déclarées par les plateformes collaboratives dans votre parcours de déclaration en ligne. De plus, si vous déclarez en ligne, vous recevrez un message vous proposant des fiches pratiques sur le site de l’administration fiscale pour vous aider à déclarer les revenus perçus par le biais des plateformes ou places de marché en ligne.
 

Il convient de noter qu’il existe une dispense de déclaration par les plateformes pour les revenus issus de la vente de biens d’occasion entre particuliers, ainsi que pour les services « sans objectif lucratif et avec partage de frais avec les bénéficiaires » tels que le covoiturage. Cependant, cette dispense ne s’applique que si vous ne dépassez pas certains seuils d’activité. En effet, pour que la dispense s’applique, vous devez avoir réalisé sur la plateforme, au cours de l’année, moins de 3 000 € de recettes OU moins de 20 transactions. Si vous avez dépassé ces deux seuils (plus de 3 000 € ET plus de 20 transactions), la plateforme doit déclarer les revenus à l’administration fiscale, car il est possible que cela soit considéré comme une activité professionnelle.
 

Comment déclarer ses comptes en ligne dans une banque étrangère ?

Depuis 2019, il est obligatoire de déclarer les comptes bancaires, les contrats d’assurance-vie et les comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger lors de la déclaration d’impôts.

Depuis 2019, il est obligatoire de déclarer les comptes bancaires, les contrats d’assurance-vie et les comptes d’actifs numériques détenus à l’étranger lors de la déclaration d’impôts.

 

Cette obligation s’applique également aux clients français de banques en ligne étrangères comme N26 en Allemagne, Wise en Belgique et Revolut en Lituanie. Les clients français de Revolut peuvent désormais utiliser un IBAN français et doivent donc déclarer la fermeture de leur compte lituanien si cela s’applique. 

 

Cependant, les utilisateurs français de PayPal n’ont pas besoin de déclarer leur compte s’il est lié à un autre compte ouvert en France et si les paiements en ligne effectués sont inférieurs à 10 000 euros. Pour déclarer ces comptes, contrats ou placements, il faut remplir le formulaire n° 3916/3916 bis et mentionner les informations requises telles que la nature du compte, son numéro, la date d’ouverture et les coordonnées de l’organisme gestionnaire.

 

 Si vous ne déclarez pas ces comptes, vous risquez une amende de 1 500 euros par compte non déclaré, qui peut aller jusqu’à 10 000 euros si le compte est situé dans un pays sans convention fiscale avec la France. Vous pouvez également être rappelé à l’ordre et contraint de payer des impôts sur les revenus générés par ces comptes sur une période allant jusqu’à 10 ans.
 

Pourquoi ouvrir un PER au nom de ses enfants ?

Il est tout à fait autorisé d’ouvrir un Plan d’épargne retraite (PER) au nom de son enfant. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

Il est tout à fait autorisé d’ouvrir un Plan d’épargne retraite (PER) au nom de son enfant. Mais est-ce vraiment une bonne idée ?

 

Il est tout à fait autorisé d’ouvrir un Plan d’épargne retraite (PER) au nom de son enfant. Cependant, de nombreux parents qui envisagent de souscrire un PER pour leur enfant ou en vue de l’acquisition d’une résidence principale se posent la question de savoir si c’est une bonne idée.
 

En principe, le PER présente un avantage fiscal si l’enfant est rattaché au foyer fiscal, car il peut bénéficier des plafonds de déduction non utilisés. La souscription d’un PER pour un enfant mineur permet en effet aux parents de profiter d’une défiscalisation, car les versements effectués sur le plan sont déductibles du revenu imposable, dans la limite de 10 % du Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS).
 

De plus, le plafond de déduction de l’enfant s’ajoute à celui du parent, y compris le cumul des plafonds non utilisés des 3 années précédentes, ce qui permet de réaliser des économies d’impôt significatives, notamment pour ceux qui se situent dans des tranches d’imposition élevées.
 

Il est important de noter que contrairement à l’assurance-vie, le capital du PER sera soumis à l’Impôt sur le Revenu (IR) et les plus-values seront taxées au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % en cas de retrait anticipé pour l’acquisition d’une résidence principale.
 

Il n’y a pas de limite de versements sur le PER pour l’enfant, les parents peuvent alimenter le plan autant qu’ils le souhaitent, à condition que les sommes versées correspondent aux ressources et au patrimoine des parents. Toutefois, il faut être prudent pour éviter que les versements effectués sur le PER soient requalifiés en donation manuelle.
 

Pour optimiser le rendement de l’épargne placée, il est conseillé de choisir un contrat multisupport avec peu de frais financiers. Il appartient d’ailleurs aux parents de gérer les fonds et d’alimenter le plan jusqu’à la majorité de l’enfant.
 

Epargne, impôts : comment l’inflation rogne les plafonds… et les avantages des Français

La vie financière des Français est remplie de dispositifs avantageux qui sont limités par des plafonnements légaux. Explications de Maxime Chipoy de MoneyVox.

La vie financière des Français est remplie de dispositifs avantageux qui sont limités par des plafonnements légaux.  Explications de Maxime Chipoy de Moneyvox.

Livret A, assurance vie, niches fiscales, garanties des dépôts, successions… autant de secteurs où des limites ont été fixées, il y a parfois plus de 10 ans, pour éviter un coût trop important pour l’Etat. Mais avec une inflation de 5,2% en 2022, et attendue à 5,4% pour l’année 2023, la valeur en termes de pouvoir d’achat de ces avantages fond comme neige au soleil. 

 

Ainsi, d’après un sondage exclusif de YouGov pour MoneyVox, 67% des Français sont pour l’augmentation du plafond du Livret A, et 57% pour augmenter celui des successions défiscalisées ! 

Epargne réglementée : un LEP à 10 000 euros ?
 

Le plafond du Livret A a été fortement revalorisé au 1er janvier 2013, passant de 15 000 à 22 950 euros.  Mais rien depuis, malgré un taux qui ne couvre désormais plus l’inflation croissante. « Une revalorisation est cependant inenvisageable, pour 3 raisons : d’abord, parce que le plafond actuel du Livret A est largement inutilisé (l’encours moyen est de 5 800 €) ; et parce que quand il l’est, c’est par les Français les plus aisés. Une augmentation serait donc, de fait, un cadeau aux plus riches ; enfin,  parce que le Livret A peut se cumuler, depuis 2009, avec le LDDS – 12 000 € de plus – dans tous les établissements » analyse Maxime Chipoy, Président de MoneyVox.
 

En revanche une revalorisation du plafond serait totalement opportune pour le Livret d’Epargne Populaire (LEP) : fixé à 7 700 € en 2002, il a perdu plus du tiers de sa valeur en pouvoir d’achat depuis. S’il avait été revalorisé depuis 20 ans, il devrait être à 10 416 € actuellement ! « Sur ce produit, une revalorisation aurait du sens : le LEP ne bénéficie qu’aux Français les plus modestes. Or, ce sont eux qui paient, en proportion, le tribut le plus lourd face à la forte inflation actuelle. Une augmentation du plafond à 10 000 € serait totalement opportune. » indique Maxime Chipoy, de MoneyVox. Une augmentation du plafond soutenue par 68% des Français.
 

Assurance vie, niches fiscales… des plafonds anciens qui ont peu de chances d’être revalorisés, sauf pour les successions
 

Les seuils fiscaux de l’assurance vie n’ont pas changé depuis… le siècle dernier ! Le plafond de gains (4 600 €) pouvant être retirés chaque année d’une assurance vie sans payer d’impôt date de 1997, quant à l’abattement de 152 500 € sur les droits de succession, il date de… 1991 ! Revalorisés, ces montants seraient de près de 7 000 €, et de 245 000 € ! 
 

Même combat sur les niches fiscales : les sommes maximales pouvant être déduites de l’impôt sur le revenu ont été limitées, en 2013, à 10 000 €. Une enveloppe qui devrait aujourd’hui, approcher les 11 500 €. « Ici aussi, pas d’effort à atteindre de la part de l’Etat, tant ces niches ne concernent en priorité que les plus riches. Par exemple, d’après la Cour des comptes, les 10% les plus aisés bénéficient de 43,5% de la niche sur les services à la personne. De même, il existe de nombreuses exceptions (dons aux œuvres, Pinel, Girardin, Sofica…) permettent de largement dépasser les 10 000 € » indique Maxime Chipoy, de MoneyVox.
 

S’il y a une niche fiscale qui risque d’être revalorisée, à l’inverse, c’est celle de l’abattement sur les droits de successions. Baissé de 159 325 € à 100 000€ suite à l’élection de François Hollande, il n’a depuis pas bougé, perdant entre-temps 14% de sa valeur. « Ce sujet a été très largement discuté lors de la dernière élection présidentielle, chaque candidat allant de sa surenchère. Emmanuel Macron a, pour sa part, promis d’augmenter le plafond à 150 000 € et de faciliter les transmissions indirectes. Une proposition qui fait consensus : 14% des Français veulent faire passer le plafond à 150 000 euros, 20% à 200 000 euros et 23% au-delà de 200 000 euros », indique Maxime Chipoy, de MoneyVox. 
 

Fonds de garantie : revaloriser pour rassurer ? 
 

Dernier élément notable, parmi d’autres : les fonds de garantie sur l’épargne bancaire, financière et l’assurance vie des Français. En cette période de doutes, ces plafonds pourraient être remontés. « Remonté en 2010 à 100 000 € et plus touché depuis, la limite individuelle du fonds de garantie des dépôts bancaires devrait être, aujourd’hui, à quasiment 120 000 €. Pire, celui des assurance vie a été fixé à 70 000 € en 1999. Aujourd’hui, il devrait être de 100 000€ ! Une revalorisation qui simplifierait d’ailleurs la compréhension du système par les épargnants français. Rappelons qu’aux Etats-Unis, le montant de garantie est de 250 000 dollars » analyse Maxime Chipoy, de MoneyVox. Une augmentation des plafonds soutenue selon notre sondage par 49% pour l’épargne bancaire et 56% pour l’assurance vie.