Les prix des matières premières inquiètent les PME et ETI françaises

Dans le contexte actuel, entre inflation, crise énergétique et contexte géopolitique tendu, les entreprises doivent continuer à faire face à de nombreux défis.

La hausse des prix des matières premières est le premier risque mentionné par les dirigeants, malgré un repli significatif sur l’année écoulée (85% en 2022 contre 49% en 2023), révèle une étude de QBE, l’un des leaders mondiaux de l’assurance et de la réassurance.

 

Pour s’adapter au contexte inflationniste actuel, près d’1 entreprise sur 2 déclare avoir dû augmenter ses prix de vente (49%). Elles sont aussi 46% à avoir diminué leurs frais généraux et 36% à avoir négocié les prix des matières premières avec leurs fournisseurs.

Le paradoxe de l’énergie

 

En octobre dernier, la pénurie d’énergie était un enjeu crucial pour les entreprises. En effet, la hausse des prix des énergies (71%) et la difficulté d’approvisionnement en énergie (44%) figuraient parmi les risques les plus appréhendés par les dirigeants2.

 

Aujourd’hui, seules 15% des entreprises disent être confrontées à ce risque. Cependant, l’étude suggère que la plupart d’entre elles se sont penchées sur la question. En effet, trois entreprises sur cinq disent avoir mis en place des mesures de sobriété énergétique ces six derniers mois : 35% disent avoir un peu avancé et 26% bien avancé leurs projets. Seules 5% ne s’y sont pas du tout intéressées, tandis que 20% en sont au stade de la réflexion.

 

Un chiffre qui devrait d’ailleurs potentiellement évoluer avec le lancement le 20 juin dernier du second acte du Plan de sobriété du gouvernement, visant à faire baisser la consommation énergétique cet été.

 

 

Immobilier : Les taux d’usure pour les prêts sont en forte hausse

Pour la première fois depuis 2012, les taux d’usure servant aux calculs des prêts immobiliers dépassent le seul de symbolique de 5 %.

Pour la première fois depuis 2012, les taux d’usure servant aux calculs des prêts immobiliers dépassent le seul de symbolique de 5 %.
 

Les taux d’usure, révisés mensuellement depuis le 1er février, sont en forte hausse pour le mois de juillet. Ils viennent ainsi de dépasser le seuil symbolique de 5 % pour les prêts sur 20 ans et plus, un niveau inédit depuis 2012, dans un contexte de remontée rapide des taux. 
 

Un mouvement de hausse qui a commencé il y a 18 mois et qui n’est pas prêt de se terminer compte tenu notamment de la volonté de la Banque centrale européenne de poursuivre sa politique de hausse des taux directeurs pour lutter contre l’inflation. 
 

Taux d’usure à 5,09 % sur 20 ans et plus : une remontée de 0,41 point en un mois
 

Les nouveaux taux d’usure, dont la publication est désormais mensuelle, ont été dévoilés le 29 juin au Journal Officiel. Ils sont en très forte hausse, notamment sur 20 ans et plus, la durée des crédits actuellement la plus répandue dans un contexte de forte remontée des taux de crédit : + 0,41 point. 
 

Pour la 1ère fois depuis 2012, les taux d’usure dépassent ainsi le seul de symbolique de 5 %, après avoir dépassé celui de 4 % en mars seulement ! A l’époque les taux de crédit atteignaient en moyenne 4,30 % sur 20 ans.
 

Les taux d’usure atteignent désormais 4,84 % pour les prêts sur 10 à 20 ans et 5,09 % sur ceux sur 20 ans et plus. Par rapport à fin 2022, la hausse est de 2 points, en seulement un peu plus de 6 mois ! 
 

La remontée rapide des taux d’usure pour les prêts sur 20 ans et plus est liée à la forte hausse des taux de crédit des prêts sur 20 et 25 ans ces dernières semaines. Selon la Banque de France, le taux effectif pratiqué par les établissements de crédit au cours des trois mois précédant le 1er juillet est de 3,82 %, auquel s’ajoute une marge d’un tiers pour obtenir le taux d’usure. « Mécaniquement, de part sa formule de calcul, le taux d’usure augmente plus vite lorsque les taux sont élevés : lorsque les taux de crédit sont plus élevés, la marge d’un tiers l’est aussi, et donc la hausse des taux d’usure est plus importante. A ce rythme et avec la poursuite de la révision mensuelle qui a été actée, on pourrait avoir des taux d’usure à plus de 6 % en fin d’année » estime Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.

Vers une poursuite de la remontée des taux de crédit… mais jusqu’où ? 
 

Dans ce contexte de remontée rapide des taux d’usure, les banques augmentent également leurs taux de crédits, mois après mois. Mais jusqu’où et jusqu’à quand ? Actuellement, et avant réception des barèmes du mois de juillet qui, avec des taux d’usure en hausse, devraient également affichés encore des augmentations, les taux moyens sont de 3,6 % sur 15 ans, 3,8 % sur 20 ans et 4 % sur 25 ans, mais avec des taux fréquemment proposés à plus de 4 % sur 20 ans et plus.
 

Le Plan d’Epargne Retraite toujours en pleine croissance

Alors que l’assurance vie a connu un trou d’air avec une décollecte de 1,6 milliard d’euros, le Plan d’Épargne Retraite (PER) ne souffre pas.

Alors que l’assurance vie a connu un trou d’air avec une décollecte de 1,6 milliard d’euros, le Plan d’Épargne Retraite (PER) ne souffre pas.

Le PER, pour Plan d’épargne retraite, continue de progresser avec, en mai, une collecte nette de 484 millions d’euros en hausse de 97 millions d’euros par rapport à mai 2022. 

 

Plus de 70 000 personnes ont ouverts un PER en mai portant le total à 4,8 millions. Sur les cinq premiers mois de l’année, ce sont près de 440 000 nouveaux assurés qui ont été comptabilisés pour ce produit. Le Plan d’Épargne Retraite, avec son avantage fiscal à l’entrée, sa sortie en capital et la possibilité de s’en servir avant même l’âge de la retraite pour acquérir sa résidence principale en fait un concurrent de plus en plus marqué de l’assurance vie.
 

Placements : L’assurance vie continue de souffrir du Livret A

Au mois de mai, l’assurance vie a connu un trou d’air avec une décollecte de 1,6 milliard d’euros, un record depuis la crise de Covid.

Au mois de mai, l’assurance vie a connu un trou d’air avec une décollecte de 1,6 milliard d’euros. La précédente décollecte était intervenue au mois d’août 2022 (-703 millions d’euros).

Selon le Cercles des Épargnants, pour retrouver une décollecte d’une telle ampleur, il faut remonter en pleine crise covid en mai 2020 (-2 milliards d’euros). Sur les cinq premiers mois de l’année, la collecte nette n’est plus que de 2,7 milliards d’euros loin de celle du Livret A (24,5 milliards d’euros). La collecte nette de 2023 de l’assurance vie est en net repli par rapport à celle de 2022 (11,7 milliards d’euros).

La collecte nette est toujours pénalisée par les sorties sur les fonds euros (-3,3 milliards d’euros en net). La collecte nette des unités de compte demeure, de son côté, positive (+1,7 milliard d’euros).  

Avant le cru 2023, mai pour l’assurance vie était logiquement un mois tranquille à l’exception de la décollecte en 2020 lors de la crise sanitaire. Le montant moyen de la collecte nette de la décennie passée était de 0,8 milliard d’euros.

Une baisse des cotisations brutes

Les cotisations brutes du mois de mai 2023 (10,1 milliards d’euros) ont reculé de 13 % par rapport à leur niveau de 2022 (11,5 milliards d’euros). Au mois d’avril dernier, elles avaient atteint 13,8 milliards d’euros. La baisse a concerné les fonds euros comme les unités de compte. La part des unités de compte au sein des cotisations reste constante autour de 40 %.

Sur les cinq premiers mois de l’année, les cotisations brutes se sont élevées à 65,6 milliards d’euros en hausse d’1,1 milliard d’euros par rapport à 2022.

Des prestations toujours élevées

Les prestations se sont maintenues à un haut niveau au mois mai 2023, 11,7 milliards d’euros, contre 12,8 milliards d’euros en avril et 10,8 milliards d’euros en mai 2022.
 
Depuis le début de l’année, les prestations s’établissent à 62,9 milliards d’euros, en hausse de +10,1 milliards d’euros par rapport à la même période de 2022.

Un encours proche de 1900 milliards d’euros

L’encours atteint 1 883 milliards d’euros à fin mai, en hausse de +2,0 % sur un an grâce à la bonne tenue du marché « actions »

L’assurance vie victime de l’engouement des ménages pour l’épargne de précaution

Si les Français persistent à mettre de l’argent de côté, ils privilégient l’épargne de précaution comme en témoigne la série de records du Livret A. Ce produit dont l’encours est près de cinq fois inférieur à celui de l’assurance vie et qui est plafonné par titulaire à 22 950 euros réussit le tour de force d’avoir une collecte neuf fois supérieure. Au-delà du Livret A, l’ensemble des produits d’épargne réglementée profite de l’effet taux. Ces derniers sont, en effet, supérieurs, au rendement moyen des fonds euros ce qui conduit à la décollecte de ces derniers. Si les unités de compte avaient, jusqu’au mois d’avril, compensé les sorties sur les fonds euros, ce ne fut pas le cas en mai.

Preuve que les ménages réalisent des arbitrages au niveau de leur patrimoine, les prestations des contrats d’assurance vie sont toujours soutenues. Les annonces des assureurs concernant une revalorisation des taux de rendement pour 2023 (taux boostés par exemple) n’ont pas eu de réels effets sur la collecte. En période d’inflation, la préférence pour l’épargne liquide est de mise.

Des prochains mois en demi-teinte pour l’assurance vie

Le relèvement du taux du Livret A et du LDDS, le 1er août prochain, fort probable au vu des déclarations du ministre de l’Économie, devrait conduire à un nouveau rebond de la collecte pour ces produits. L’assurance vie devrait en pâtir. La fin d’année avec une décrue de l’inflation pourrait conduire les épargnants à revenir sur des produits de long terme.
 

Immobilier locatif : Dans quelles villes étudiantes investir ?

Quels sont les meilleurs choix d’investissement parmi les villes étudiantes en 2023 ? réponses avec le baromètre Meilleurs Agents.

Quels sont les meilleurs choix d’investissement parmi les villes étudiantes en 2023 ? réponses avec le baromètre Meilleurs Agents.

 

Une fois le bac en poche et les résultats de Parcoursup obtenus, de nombreux étudiants se lancent dans la quête de leur logement pour la rentrée. De quoi inspirer les investisseurs… Mais quels sont les choix avisés d’investissement parmi les villes étudiantes en 2023 ? Meilleurs Agents, dévoile son palmarès exclusif des villes étudiantes propices à l’investissement dans un studio, avec pour chacune d’entre elles, une analyse des opportunités et une évaluation des risques !

 

Les perles cachées de l’investissement locatif étudiant : Roubaix et Loos
 

Et si en 2023, l’une des clés de la rentabilité résidait dans l’investissement dans des villes plus petites, situées à proximité des métropoles ? Ainsi, 3 des villes figurant sur le palmarès des villes où investir dans un studio étudiant présentent moins de 100 000 habitants.

 

La ville de Roubaix (près de 99 000 habitants, et dont le nombre d’étudiants inscrits dans un établissement d’enseignement supérieur de la ville équivaut à 12,2% de la population) se positionne en tête du palmarès de la rentabilité.

 

Avec un prix attractif à 2 367€ et un loyer moyen de 17,7€/m², l’investissement locatif dans un bien de type studio offre une rentabilité brute moyenne de 9%.

Une seconde ville du Nord vient se hisser en tête de cortège : Loos, qui compte 23 000 habitants. Intégrée à la métropole lilloise, elle se présente comme ville étudiante par excellence puisque le nombre d’étudiants inscrits équivaut à 56% de sa population totale ! Le prix moyen d’un studio s’y élève à 2 764€/m², pour un loyer moyen de 17,9€/m² et une rentabilité brute moyenne de 7,8%.
Roubaix et Loos présentent toutes deux des risques d’investissement limités, avec un score de risque évalué à respectivement 2,3/5 et 2/5.

““Roubaix et Loos offrent des opportunités de rentabilité particulièrement intéressantes par rapport à Lille, métropole étudiante où les prix sont bien plus élevés, atteignant en moyenne 3 644€/m². En plus de la rentabilité, nous évaluons les risques grâce à des scores liés à la vacance locative et à la dévaluation des biens. Près de 31% des ménages de ces deux villes résident en studio, ce qui réduit le risque de non-location. De plus, les perspectives de dépréciation y sont modérées, avec une augmentation des prix de +28,3% à Roubaix et +21,4% à Loos sur les 5 dernières années. De quoi confirmer que ces deux villes présentent des opportunités d’investissement à risques limités.” analyse Barbara Castillo Rico, Responsable des études économiques chez Meilleurs Agents.

Brest, Perpignan et Limoges : des prix en hausse… qui demeurent attractifs !

 

Certaines villes du classement se distinguent par leurs prix attractifs dans un contexte de marché en hausse ces 5 dernières années. Brest illustre bien cette tendance : malgré une augmentation de prix de +53% au cours des 5 dernières années, les prix y demeurent compétitifs avec une moyenne de 2 611€/m² pour un studio. Alors qu’elle compte l’équivalent de 20% d’étudiants inscrits par rapport à sa population, la ville bretonne présente un des scores de risques les plus faibles du palmarès (1,9/5) et une rentabilité brute qui s’élève à 6,9% en moyenne. Perpignan et Limoges s’inscrivent dans une dynamique similaire, avec des hausses respectives de +40% et +38% en moyenne sur leur prix en 5 ans, surperformant la moyenne des 50 plus grandes villes de France sur la même période (+31%). Côté prix, le mètre carré s’élève pourtant à 2 784€/m² à Perpignan pour un studio et à seulement 1 932€/m² à Limoges pour ce type de bien, faisant de cette dernière la ville offrant les prix les plus compétitifs du classement !

 

Au-delà de la rentabilité : bien savoir évaluer le marché local
 

Outre la rentabilité, de nombreux critères sont à prendre en compte pour mener à bien son projet d’investissement locatif. Par exemple, être attentif à la part des ménages locataires du parc privé qui est un bon indicateur d’évaluation du risque de vacances locatives. Nancy, ville qui compte l’équivalent de 30% d’étudiants inscrits par rapport à sa population, témoigne ainsi d’un fort marché locatif puisque plus d’un habitant sur 2 est locataire du parc privé, et notamment d’un bien de type studio pour près de 27% d’entre eux. Un constat similaire à Rouen, où la moitié de la population est également locataire, dont plus de 31% d’un studio.

 

“Il est primordial de bien investiguer le terrain pour appréhender au mieux la réalité du marché local, au niveau de la ville, mais aussi de ses différents quartiers. Deux villes peuvent présenter une rentabilité similaire et des réalités de marchés bien différentes. C’est notamment le cas d’Amiens et de Orléans, qui affichent toutes les deux une rentabilité à 7,2%, mais la première n’a vu ses prix augmenter que de +15% en 5 ans, contre plus de +25% pour la seconde sur la même période ! II est donc essentiel de prendre en compte ces variations et l’ensemble des indicateurs pour prendre une décision éclairée. » explique Barbara Castillo Rico, Responsable des études économiques chez Meilleurs Agents.

 

L’immobilier haut de gamme en bord de mer se stabilise

L’immobilier haut de gamme en bord de mer maintient le cap, avec dans la plupart des stations balnéaires des prix qui se stabilisent.

L’immobilier haut de gamme en bord de mer maintient le cap, avec dans la plupart des stations balnéaires des prix qui se stabilisent, selon le dernier rapport de Barnes.

 

Malgré la conjoncture actuelle, alliant durcissement des conditions d’accès au crédit, ralentissement des transactions et hausse des stocks, l’immobilier haut de gamme en bord de mer maintient le cap, avec dans la plupart des stations balnéaires des prix qui se stabilisent.
 

Côte d’Azur

 

« Sur la Côte d’Azur, depuis la fin de l’année 2022, on observe une assez forte chute de la demande, notamment des acheteurs français. La clientèle étrangère reste en revanche présente, après une période attentiste liée à l’épisode des grèves émanant de la réforme des retraites », explique Julien Bourdry, directeur commercial de Barnes Côte d’Azur. Malgré tout, le volume des transactions reste stable sur le 1er semestre de l’année en comparaison à l’année dernière, grâce à une reprise du marché initiée en avril. « Il semblerait que nous soyons revenus dans le rythme classique de la Côte d’Azur, saisonnier, avec des hivers calmes et des saisons estivales animées », complète-t-il.

 

Alors que depuis 2 ans le dynamisme du marché était principalement porté par la clientèle française, c’est aujourd’hui le retour des étrangers, principalement originaires des pays européens limitrophes (Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Luxembourg, Suisse, Italie et Scandinavie), qui permet au marché de se maintenir. « Les biens les plus recherchés sont les bastides et mas authentiques dans l’arrière-pays, et les villas ultra contemporaines avec vue mer ou pied dans l’eau pour les zones littorales. S’il est difficile de donner un prix moyen, tant la typologie des biens et l’importance du secteur influent sur ce dernier, le montant moyen des transactions chez Barnes Côte d’Azur reste identique à celui de l’année dernière, à 3 millions d’euros », conclut Julien Bourdry. 
 

Marseille/Cassis

 

Dans le secteur de Marseille – Cassis, comme dans de nombreuses villes françaises, la demande s’effrite et les acquéreurs prennent davantage de temps pour se décider. Résultat, les délais de vente s’allongent, et le nombre de biens à vendre a augmenté de 25 % au 1er semestre 2023. Alors que la marge de négociation était quasi inexistante jusqu’à l’année dernière, elle oscille aujourd’hui aux alentours de 10 %.

Si le montant moyen des transactions est de 1,3 million d’euros à Marseille depuis le début de l’année, le secteur influe fortement sur le prix au mètre carré. Il faut par exemple compter environ 5 000 €/m² dans les quartiers prisés des 7e et 8e arrondissements, 5 100 €/m² dans les secteurs Bompard et Le Pharo et autour de 10 000 €/m² pour les résidences privées du 7e arrondissement.
 

Littoral varois

 

Sur le littoral varois, avec le ralentissement du marché, le nombre de mandats a plus que doublé, passant à 70 à mi-juin contre 30 en décembre 2022. « Sur ce secteur, où les prix restent stables, la clientèle est principalement représentée par des Français, jeunes retraités, à la recherche d’une résidence semi-principale », note Philippe Braunsteffer, directeur associé de Barnes Littoral Varois. Ce sont les maisons proches de la plage et des commodités, avec dans l’idéal une vue mer, qui sont les plus recherchées, pour un prix moyen compris entre 1 et 1,5 million d’euros.

 

Corse

 

Compte-tenu du contexte économique, le marché immobilier haut de gamme corse a vu peu de nouveaux clients arriver. Malgré cela, les délais de vente restent stables, avec 170 jours entre la date de l’offre et la signature de l’acte authentique. « Par ailleurs, les prix immobiliers sur l’Île de Beauté ont connu une hausse de 5 %, s’expliquant par trois facteurs : l’île continue d’attirer les investisseurs, une demande croissante pour les propriétés de prestige et l’augmentation de la population locale, très attachée à leur vie sur l’île et qui cherche à y rester », commente Sébastien Ristori, directeur de Barnes Corse.

 

Que ce soit dans l’ancien ou dans le neuf, la clientèle est en majorité représentée par des Francophones (France, Suisse, Belgique) et cherche à acquérir une maison d’environ 160 m² à rénover avec vue mer, plage à pied, sur 1 500 m² de jardin dans un domaine privé ou une maison récente d’environ 300 m², avec piscine, sur environ 2 000 m² de jardin, pour l’existant. Pour les programmes neufs, la demande se tourne sur les maisons contemporaines d’environ 150 m², avec piscine et les penthouses d’environ 150 m² avec 100 m² de terrasse en centre-ville et dotés d’une vue panoramique.
 

Côte basque

 

Chez Barnes Côte Basque, on observe un atterrissage en douceur du marché immobilier haut de gamme, après deux années frénétiques. « Il est d’usage de croire que l’année immobilière se fait au printemps. Mais nous ressentons au contraire une baisse de l’immobilier due à un contexte inflationniste et de hausse des taux qui impacte le marché. A cela, s’ajoute également la rénovation énergétique obligatoire des logements, dont le financement peut interroger. » En contrepartie, le manque de logements, l’attractivité de la côte et la mesure compensatoire de l’agglomération (locations saisonnières) pourraient freiner cette tendance baissière, en maintenant une tension sur l’offre et la demande.

A Biarritz, le prix moyen au m² est situé aux alentours de 9 000 €/m², alors qu’il est de 7 700 €/m² à Saint-Jean-de-Luz. « Après des années d’augmentation ininterrompue, ces prix moyens se sont stabilisés en ville et commencent à baisser à la campagne proche (Arbonne, Arcangues…). 
 

Bassin d’Arcachon

 

Là encore, la demande s’est stabilisée durant cette première partie de l’année, avec une clientèle plus exigeante, tant le nombre de biens proposés a fortement augmenté (+15 %). « Pour les biens les plus recherchés, tels que les villas et grands appartements en première ligne, les villas contemporaines avec piscine au calme, les cabanes Ferret capiennes, ou les villas de pays à rénover avec terrain et piscine… les prix se sont stabilisés », commente Jean Anselyn, directeur de Barnes Bassin d’Arcachon.

Du côté de la clientèle, l’offre complète du Bassin d’Arcachon permet de satisfaire aussi bien les projets de résidence principale, secondaire, semi-principale, voire para hôtelier. « La clientèle haut de gamme reste très majoritairement française, urbaine ou parisienne, même si nous observons un retour des expatriés et l’arrivée de résidents de grandes capitales européennes », ajoute-t-il. 
 

Ile de Ré

 

Sur le marché de l’Île de Ré, la demande est depuis toujours supérieure à l’offre. Après avoir fortement augmenté ces dernières années, les prix stagnent pour la plupart et le montant moyen des transactions varie entre 1 500 000 / 3 000 000 € pour un prix au mètre carré compris entre 8 000 € et 12 000 € selon les critères et la rareté. Barnes obsere des baisses uniquement sur les biens présentant de gros défauts ou à rénover, car le coût des travaux a également fortement augmenté. Par ailleurs, le marché des maisons sous la barre des 1,5 million d’euros stagne et les ventes se font rares.
 

La Baule

 

Dans une tendance nationale à la baisse, le marché immobilier haut de gamme baulois fait figure d’exception. Avec une offre qui reste faible, les prix restent élevés, aux alentours d’un million d’euros pour les biens les plus recherchés … pour l’instant. « Depuis le début de l’année, les acquéreurs sont plus exigeants et nous avons noté un changement de leur comportement : ils sont moins actifs, effectuent moins de visites et n’hésitent pas à faire des offres d’achat inférieures aux prix de vente », commente Etienne de Gibon, directeur Barnes Nantes – Atlantique.

 

Pourtant avoir sa résidence secondaire à La Baule reste bien un rêve pour de nombreux porteurs de projets, comme en témoigne la hausse du nombre de transactions de 25 % par rapport à 1er semestre 2022.

Parmi les biens les plus recherchés, on retrouve principalement des appartements face à la mer, si possible en étage élevé, avec une terrasse leur permettant d’accueillir leurs amis.
 

Deauville

 

A Deauville, le stock de biens a diminué de moitié, les clients attendant d’acheter avant de mettre leur bien en vente. Cette diminution des stocks a eu pour principale conséquence, une baisse du volume de transactions, alors que la demande est toujours forte.

Les appartements « tout à pied » avec espace extérieur, les villas anglo-normandes proches de la plage et le secteur de la rue des villas sont particulièrement prisés, par les Parisiens ou la clientèle internationale (Belgique, Angleterre, Suisse, Etats-Unis). Il faut compter en moyenne entre 7 000 et 10 000 €/m² pour le secteur Deauville centre et entre 10 000 et 13 000 €/m² pour les fronts de mer ou les propriétés d’exception, dans un marché ou le prix moyen des transactions est de 1,5 million d’euros.

 

Prolongement du plafonnement des loyers

Le dispositif de plafonnement des loyers, qui devait expirer le 30 juin, sera prolongé jusqu’à la fin du premier trimestre 2024 grâce à une loi votée en urgence.

Le dispositif de plafonnement des loyers, qui devait expirer le 30 juin, sera prolongé jusqu’à la fin du premier trimestre 2024 grâce à une loi votée en urgence.

 

Après de nombreux allers-retours entre l’Assemblée nationale et le Sénat, la proposition de loi visant à prolonger le plafonnement de la hausse des loyers devrait être définitivement adoptée le 28 juin.

 

En été 2022, un plafonnement de 3,5 % a été instauré pour limiter la hausse des loyers, aussi bien pour les particuliers (indice IRL) que pour les petites et moyennes entreprises (indice ILC), dans le cadre des mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat (loi n°2022-1158 du 16 août 2022). Ce plafonnement temporaire de la variation des indices utilisés pour réviser les loyers, sous réserve d’une clause de révision annuelle dans le bail, devait être appliqué rétroactivement du 1er juillet 2022 au 30 juin 2023.

 

Face à une inflation persistante à des niveaux élevés (+5,1 % sur un an en mai selon l’Insee), la loi adoptée par l’Assemblée prolonge ce dispositif de 9 mois, jusqu’à fin mars 2024. Sans cette mesure, les loyers auraient connu une augmentation significative pour les commerçants (+6,29 % pour l’ILC au 4e trimestre) ainsi que pour les particuliers locataires (+6,26 % pour l’IRL sur un an fin mars 2023).

Les Français toujours prêts à investir dans un patrimoine

Tandis que 36 % des Français se déclarent sereins quant à l’avenir, presque 70 % d’entre eux se disent prêts à investir pour se constituer un patrimoine.

Tandis que 36 % des Français se déclarent sereins quant à l’avenir, presque 70 % d’entre eux se disent prêts à investir pour se constituer un patrimoine. 

 

C’est ce que révèle une étude IFOP à l’occasion de la publication du baromètre 2023 du réseau Laforêt. Autre enseignement qui ressort de cette enquête : l’immobilier apparaît comme le 2e placement le plus sûr, juste après les livrets d’épargne.
 

Dans le contexte inflationniste actuel, le réseau souhaite en effet se positionner à leurs côtés pour les accompagner et les conseiller au plus près de leurs besoins. 
 

Plus d’un tiers des Français (36 %) affichent aujourd’hui une vision optimiste de l’avenir. Les deux tiers des personnes interrogées déclarent par ailleurs renouveler leur confiance dans la fiabilité des investissements, dont ils espèrent des retours à court terme pour 31 % d’entre eux, et à plus long terme pour 37 %.

L’immobilier en particulier est plébiscité par près d’un Français sur deux, se classant sur la 2e marche des investissements qu’ils privilégient, juste après les livrets d’épargne (LDDS, PEL ou livret A). Viennent ensuite les produits d’assurance-vie (41 %), puis les plans d’épargneretraite (20 %). Si les Français sont prêts à investir dans l’immobilier, c’est avant tout pour obtenir un patrimoine, raison invoquée par 42 % d’entre eux. 

 

La sécurité financière constitue leur 2e motivation (36 %), suivie de la rentabilité (30 %), mais aussi du désir de s’assurer un complément de revenus pour leur retraite (26 %) ou encore d’assurer leur succession (25 %).
 

Les villes moyennes rurales profitent toujours de la crise

Les petites villes et communes rurales constatent une amélioration de leur situation, bien que la hausse des prix de l’immobilier y reste inférieure à la moyenne nationale.

Selon une étude de France Stratégie, les petites villes et communes rurales constatent une amélioration de leur situation, bien que la hausse des prix de l’immobilier y reste inférieure à la moyenne nationale.

 

Contrairement à une idée répandue, la pandémie de Covid-19 n’a pas entraîné un exode massif des urbains vers les zones rurales, mais plutôt un ralentissement de l’activité dans les centres des grandes métropoles. En revanche, les périphéries urbaines et les villes de taille moyenne progressent, révèle une étude de France Stratégie publiée mercredi. Les auteurs soulignent que « les indicateurs montrent des signes de ralentissement dans les pôles des métropoles, tandis que d’autres territoires, en particulier les couronnes des métropoles et les villes moyennes, affichent des taux de croissance supérieurs à la moyenne nationale ».

 

Les petites villes et communes rurales connaissent une amélioration de leur situation, même si la hausse des prix de l’immobilier y est moins prononcée que la moyenne nationale. Pour cette étude, faute de données récentes issues du recensement, les chercheurs se sont basés sur l’analyse des inscriptions scolaires de la maternelle au lycée, ainsi que sur l’évolution des prix de l’immobilier.

 

Bien que l’hypothèse d’un exode massif des métropoles vers les zones rurales soit invalidée, les auteurs constatent des mouvements significatifs depuis certains pôles métropolitains vers des villes proches ou plus éloignées. Ce phénomène semble correspondre à une accentuation de processus plus anciens de « desserrement » des métropoles et de renouveau rural.

 

L’analyse des indicateurs met en évidence deux groupes de territoires : d’une part, les couronnes des villes moyennes et des métropoles (à l’exception de Paris) qui affichent tous des résultats positifs, et d’autre part, les pôles de toutes les métropoles qui enregistrent tous des résultats négatifs.

 

En ce qui concerne l’emploi, on observe un renversement net de tendance dans les plus petites villes, qui étaient auparavant touchées par des destructions d’emplois avant la crise du Covid. Sur le plan géographique, une carte montre qu’il n’y a pas d’effets régionaux apparents en termes d’attractivité territoriale, avec des évolutions positives ou négatives réparties de manière équitable sur tout le territoire français.

Recettes record pour l’IFI (Impôt sur la fortune immobilière)

En 2022, la Direction générale des Finances publiques a enregistré 163 900 déclarations d’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

En 2022, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a enregistré la soumission de 163 900 déclarations d’impôt sur la fortune immobilière (IFI), comparé à 152 700 en 2021 et 143 300 en 2020.

 

 

L’IFI, qui a succédé à l’ISF, a généré des recettes de 2,35 milliards d’euros pour l’État en 2022. Cela s’explique par le fait que près de 164 000 déclarations ont été soumises cette année-là, selon la DGFiP. Alors que des études récentes de France Stratégie et de l’Institut des politiques publiques ont ravivé le débat sur la taxation des Français les plus fortunés, à la fois les montants collectés au titre de l’IFI et le nombre de déclarations fiscales ont augmenté.

 

Les recettes ont augmenté de 250 millions d’euros par rapport à 2021 et de 337 millions par rapport à 2020. En 2022, 163 900 déclarations ont été soumises à la DGFiP au titre de l’IFI, contre 152 700 en 2021 et 143 300 en 2020.

 

Selon Jérôme Fournel, directeur des finances publiques, l’augmentation des recettes liées à l’IFI est une tendance évidente en raison de l’enrichissement global de la société et de la hausse des prix de l’immobilier. Lors d’une conférence de presse, il a souligné que cette tendance devrait probablement se maintenir en 2023, même si le marché immobilier commence à se stabiliser. Toutefois, il a précisé qu’il était encore trop tôt pour déterminer les tendances précises pour l’année 2023.

 

En mai, un rapport de France Stratégie a suggéré d’imposer temporairement les contribuables les plus aisés afin de financer les investissements coûteux nécessaires à la transition écologique. Cette proposition a été rapidement écartée par le gouvernement. Peu après, l’Institut des politiques publiques a avancé que, parmi les 37 800 foyers les plus riches, le taux d’imposition diminuait à mesure que leur richesse augmentait. Le ministère des Finances a alors estimé qu’une solution viable à long terme pour taxer les ultra-riches ne pouvait être que d’ordre international.

 

L’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés restent les principales sources de recettes fiscales, ayant rapporté respectivement 109,9 milliards d’euros (+10 milliards par rapport à l’année précédente) et 86,8 milliards d’euros (+12,3 milliards) à l’État en 2022. Par ailleurs, la TVA a généré 170,9 milliards d’euros pour l’État, en hausse de plus de 19 milliards par rapport à 2021. Enfin, la taxe sur les services numériques, également connue sous le nom de « taxe Gafa » en raison de sa cible sur les géants du numérique, a rapporté 621 millions d’euros en 2022 (+147 millions par rapport à l’année précédente).