Une aide à la mobilité pour les étudiants

Une aide à la mobilité Parcoursup d’un montant de 500 € est mise en place pour aider certains étudiants obligés de déménager pour leurs études.

Une aide à la mobilité Parcoursup d’un montant de 500 € est mise en place pour aider certains futurs étudiants ayant accepté un vœu hors de leur académie d’origine.

 

La campagne de demandes a été lancée début juillet. Les démarches se font en ligne via le téléservice « Mes services étudiants ». Des pièces justificatives sont à fournir : RIB au nom du demandeur et justificatif d’inscription dans l’établissement situé en dehors de l’académie de résidence et correspondant au vœu accepté sur Parcoursup.

 

La demande d’aide à la mobilité Parcoursup est à faire une fois que les vœux ont été validés et que les propositions d’admissions ont été émises par les établissements et acceptées par les candidats. Comme le précise le site officiel de l’administration française, des conditions sont à respecter pour pouvoir percevoir cette aide bienvenue : avoir bénéficié d’une bourse de lycée l’année scolaire précédente ; être inscrit sur Parcoursup pour l’année en cours ; avoir confirmé au moins un vœu en dehors de son académie de résidence ; avoir accepté définitivement une proposition d’admission (« OUI » ou « OUI-SI ») pour un vœu confirmé hors de son académie de résidence. Il est à noter qu’un bouton « mobilité » est présent à côté des vœux vous permettant de bénéficier de l’aide. Si ce bouton n’apparaît pas, cela signifie qu’avec tel ou tel vœu, vous n’êtes pas éligible à l’aide à la mobilité Parcoursup. 
 

Une fois votre demande d’aide à la mobilité Parcoursup faite et votre inscription administrative dans l’établissement actée, le Crous concerné étudie votre demande d’aide. Si votre dossier répond aux critères permettant de bénéficier de l’aide, elle vous sera versée en une fois au début de votre année universitaire, soit à partir du mois de septembre. Bonne nouvelle, l’aide à la mobilité Parcoursup est cumulable avec d’autres aides : bourse aux critères sociaux, allocation annuelle, aide ponctuelle, aide au mérite et aide à la mobilité internationale. Enfin, pour les étudiants en première année de Master, une aide semblable existe. Il s’agit de l’aide à la mobilité Master, d’un montant de 1 000 €. Des conditions sont bien entendu à respecter pour pouvoir en bénéficier. 
 

La France compte 3 millions de « millionnaires »

Une étude publiée conjointement par le Crédit Suisse et UBS estime à 3 millions le nombre de millionnaires en France.

Est-ce que la France peut réellement se targuer d’être un refuge pour les millionnaires ? Cette interrogation découle d’un rapport sur la répartition de la richesse dans le monde, publié conjointement par le Crédit Suisse et UBS. Une analyse approfondie révèle que la France doit en grande partie sa situation à son patrimoine immobilier.
 

En 2022, 3,5 millions de personnes ont perdu leur statut de « millionnaires en dollars ». Selon Anthony Shorrocks, économiste et auteur de l’étude, une part significative de cette baisse de richesse en 2022 est attribuable à la hausse du dollar américain par rapport à de nombreuses autres devises. Il estime ainsi que si les taux de change étaient restés constants comme en 2021, la richesse mondiale aurait augmenté de 3,4 % et la richesse par adulte de 2,2 % en 2022. Cependant, il souligne que cela représente toujours la croissance la plus lente de la richesse à taux de change constants depuis 2008.
 

L’inflation entre également en jeu. L’année dernière a connu une inflation marquée, ce qui signifie qu’être millionnaire en 2022 ne reflète pas la même réalité qu’en 2021, explique l’économiste Guillaume Allègre. L’étude démontre que, en maintenant les taux de change constants et en prenant en compte l’impact de l’inflation, la richesse réelle a diminué de 2,6 %.
 

En contradiction avec la tendance mondiale, la France se distingue par une légère augmentation de son nombre de millionnaires, atteignant 2,821 millions de personnes en 2022 (contre 2,796 millions en 2021).  Le pays se classe ainsi à la troisième place mondiale, derrière les États-Unis (22,71 millions de millionnaires, soit 7,2 % de moins qu’en 2021) et la Chine (hausse de 0,7 % sur un an, à 6,231 millions de millionnaires). Pour la première fois, la France dépasse le Japon (2,757 millions de millionnaires, soit une baisse de 18,1 % par rapport à l’année précédente).
 

Bien que la population américaine soit près de cinq fois supérieure à celle de la France, expliquant en partie l’écart significatif entre les deux pays, les États-Unis demeurent la première puissance économique mondiale, tandis que la France se positionne à la septième place en termes de PIB. Environ 6,6 % de la population américaine est millionnaire, contre 4,1 % de la population française. Cependant, avec ses 126 millions d’habitants, le Japon pourrait dépasser la France et ses 68 millions d’habitants. Pourtant, seulement 2,1 % de la population japonaise est millionnaire. Quelles sont donc les raisons pour lesquelles la France affiche une meilleure performance ?
 

L’Impact du Marché Immobilier
 

Les placements financiers ont le plus contribué à la baisse de la fortune, tandis que les placements non financiers (principalement immobiliers) ont résisté, malgré la rapide montée des taux d’intérêt, analyse Anthony Shorrocks. Il prévoit néanmoins que cette tendance pourrait s’inverser en 2023 si les prix immobiliers diminuent en réponse à la hausse des taux d’intérêt.
 

En France, cette évolution commence à se manifester doucement. En 2022, les riches Français résistent bien, principalement grâce à leurs actifs non financiers, qui représentent 62,3 % de leur patrimoine, majoritairement immobilier. Ils ont été moins touchés dans leur patrimoine que d’autres, souligne Guillaume Allègre. Les entreprises du CAC 40 n’ont pas subi les effets de la crise de manière significative, et le secteur immobilier s’est maintenu malgré une légère baisse des prix.
 

Cependant, si l’on considère uniquement les patrimoines de plus de 50 millions d’euros, la France se classe neuvième au niveau mondial, avec 3 890 « particuliers très fortunés », derrière des pays tels que l’Allemagne (troisième) et la Russie (cinquième).
 

Le Livret d’Épargne Populaire devient un refuge face à l’Inflation

Face au blocage du taux du livret A, le livret d’épargne populaire profite de l’augmentation de son plafond à 10 000 euros cet automne.

Face au blocage du taux du livret A, nettement inférieur à l’inflation, le livret d’épargne populaire (LEP) s’apprête à tirer profit de l’augmentation de son plafond à 10 000 euros cet automne.

Le gouvernement ayant décidé de suivre les recommandations de la Banque de France en maintenant le taux du livret A à 3% pendant 18 mois, de plus en plus d’épargnants se tournent vers le LEP.

Ce livret, judicieusement renommé, offre en effet un rendement deux fois supérieur : 6%, sans imposition sur les intérêts versés par la banque où il a été ouvert. L’année dernière a connu une hausse spectaculaire du nombre de détenteurs de livrets d’épargne populaire : +24,9%.
 

9 millions de détenteurs pour 18,6 millions de personnes éligibles
 

Sans surprise, cet engouement chez ceux autorisés à en ouvrir un s’est poursuivi cette année. Les chiffres les plus récents publiés par la Banque de France dans son rapport annuel sur l’épargne réglementée montrent une augmentation du nombre de détenteurs, passant de moins de 7 millions fin 2021 à 9 millions en février dernier.
Cependant, ce chiffre de neuf millions doit être relativisé. Il reste bien en deçà du nombre de personnes dont les revenus sont inférieurs au plafond à partir duquel on peut ouvrir un LEP. Selon les données de l’administration fiscale, 18,6 millions de contribuables sont actuellement éligibles au LEP.

On est également loin du niveau de popularité atteint par le LEP avant la crise financière de 2008. Suite à la forte augmentation du chômage qui a suivi, le nombre de détenteurs (13,2 millions en 2008) n’a cessé de diminuer pour finir à un niveau près de deux fois inférieur en 2021.
Le regain d’intérêt pour le LEP se reflète également dans les montants que les épargnants modestes y ont déposés pour les protéger de l’inflation. Près de 10 milliards d’euros de plus en un an, pour atteindre 47,9 milliards d’euros. En moyenne, les détenteurs de LEP ont donc un solde de 5700 euros.
 

Plus de 3000 euros sur les trois quarts des LEP
 

Actuellement, le solde de près de trois livrets sur quatre (71%) dépasse les 3000 euros, représentant près de deux mois de salaire ou de pension de retraite. Le plafond de revenus pour ouvrir un LEP pour un célibataire est de 1780 euros par mois, un montant bien supérieur à ce que l’on observe pour les livrets A détenus par plus de 55 millions d’épargnants. La majorité d’entre eux (51%) y ont moins de 1500 euros.
 

Un autre chiffre éloquent met en lumière le rôle important joué par le LEP en tant que réserve financière. Dans un cas sur deux, les Français ne peuvent plus y déposer davantage d’argent. En effet, 47% d’entre eux ont atteint le plafond de 7700 euros. C’est pourquoi le ministère de l’Économie a décidé de le revoir à la hausse. D’ici cet automne, il passera donc à 10 000 euros.

De nombreux détenteurs actuels « bloqués » par le plafond devraient donc transférer autant que possible leurs économies du livret A vers leur LEP. Ce changement pourrait aisément faire franchir la barre des 50 milliards d’euros placés par les Français sur ce livret unique en Europe.
 

Assurance de prêt immobilier : Que faire en cas de refus ?

L’accès à une assurance de prêt immobilier est crucial pour réaliser un projet immobilier en toute sérénité. Mais que faire en cas de refus des assureurs ?

L’accès à une assurance de prêt immobilier est souvent une étape cruciale pour réaliser un projet immobilier en toute sérénité. Mais que faire en cas de refus des assureurs ? 
 

Le refus d’une assurance de prêt immobilier peut être causé par divers facteurs tels que des problèmes de santé, des antécédents médicaux ou des éléments liés au profil de l’emprunteur tels que l’âge, le métier ou encore la pratique d’une activité à risque. Cette situation peut être délicate à gérer, mais il existe des solutions à envisager.
 

1 Analyser les raisons du refus : Il est essentiel de comprendre les raisons exactes du refus de l’assurance de prêt. Le courtier Assurly recommande de solliciter des explications auprès de l’organisme financier concerné ou de faire appel à un courtier spécialisé en assurance emprunteur pour obtenir des informations détaillées.
 

2 Faire appel à un courtier en assurance emprunteur : Un courtier expérimenté dispose d’un large réseau de partenaires et peut négocier auprès des assureurs pour trouver une offre qui convienne au profil de l’emprunteur. Grâce à cette expertise, les chances de trouver une assurance de prêt adaptée augmentent considérablement.
 

3 Opter pour la délégation ou la substitution d’assurance : Les emprunteurs ont le droit de choisir une assurance de prêt autre que celle proposée par l’établissement prêteur. Une délégation (en début de prêt) ou une substitution (en cours de prêt) d’assurance peut être une alternative avantageuse, souvent plus compétitive en termes de tarifs et de couverture. Il est important de noter que la banque propose une assurance groupe présentant des garanties et conditions fixes. En revanche, une assurance externe a la capacité de proposer des garanties spécifiquement adaptées aux besoins du client.
 

4 S’informer sur la convention AERAS : En cas de problèmes de santé, la convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) peut faciliter l’accès à l’assurance emprunteur pour les personnes considérées comme présentant un risque de santé élevé, mais avec des conditions spécifiques.

Le Cas d’un Refus Partiel d’Assurance
Parfois, l’assureur peut refuser partiellement une demande d’assurance, en appliquant une surprime, une exclusion de garantie, ou d’autres conditions. Dans ce cas, l’emprunteur a deux solutions : 
• Accepter les conditions de l’assureur en question
• Continuer de comparer les offres pour trouver celle qui lui convient le mieux. 

Dans tous les cas, il pourra changer à nouveau à tout moment grâce aux lois Lagarde, Hamon, Bourquin et Lemoine.
 

Immobilier : Faut-il encore souscrire un prêt relais ?

Avec la remontée des taux et un manque grandissant de biens sur le marché immobilier, les prêts relais sont-ils toujours populaires auprès des emprunteurs ?

Avec la remontée des taux et un manque grandissant de biens sur le marché immobilier, les prêts relais sont-ils toujours populaires auprès des emprunteurs ?

La réponse est oui, même si cela reste un type de prêt à souscrire avec prudence et nécessitant l’accompagnement d’un expert. Décryptage de ce type de financement par CAFPI, expert en crédits.

Le prêt relais est un type de financement qui peut être choisi dans le cadre de l’achat d’une nouvelle résidence principale. Très concrètement, il permet le déblocage de fonds permettant l’achat d’un nouveau bien, alors même que la propriété initiale n’a pas encore été vendue.
 

On peut noter plusieurs caractéristiques qui font du prêt relais un financement particulier. La première est sa très courte durée, en général un an, renouvelable une fois, soit 24 mois maximum. « Ce délai supplémentaire pour vendre son bien initial, est une réelle bouffée d’oxygène, d’autant que nous sommes actuellement sur un marché attentiste, avec des délais de vente plus longs », explique Caroline Arnould, Directrice du Développement CAFPI. Le montant du prêt relais est estimé par la banque et est en général autour de 70% de la valeur du bien mis en vente.

 

La seconde est celle de ses modalités de remboursement. Contrairement à un prêt immobilier classique, il n’y a pas d’indemnités de remboursement anticipé (IRA). De plus, le prêt relais fonctionne comme un prêt in fine : seuls les intérêts du prêt et de l’assurance emprunteur sont à rembourser pendant les premiers mois, puis lors de la vente du bien initial, le capital devra être remboursé.

 

Bien souvent, les banques se montrent exigeantes face à ce type de prêt :
• les taux sont souvent plus élevés qu’un prêt immobilier classique (entre +0,20% et 0,30% plus cher) ;
• les frais de dossiers sont souvent plus importants ;
• les revenus du client, le taux d’endettement mais également les chances que le bien trouve preneur au prix affiché sont autant de critères stricts pour la banque qui octroie le crédit.

« Il faut être très vigilant quand on contracte ce type de prêt. Il ne faut pas surévaluer le prix du bien que l’on vend et tenir compte de la tendance baissière des prix, notamment à Paris. Il faut également surveiller l’échéance de son prêt relais (24 mois maximum) pour ne pas se retrouver dans une position de surendettement. Pour évaluer les risques qu’on prend, c’est toujours mieux d’être accompagné par un expert pour ce type de prêt » souligne Caroline Arnould.

Un type de financement toujours sollicité par les emprunteurs

Malgré une production de crédits à son point le plus bas depuis 6 ans en avril dernier (12 Mds€ de nouveaux crédits), la part de prêts relais se maintient à des niveaux proches de ceux des mois précédents. En mai, c’est 7,8% de la part des dossiers CAFPI qui étaient dévolus aux prêts relais (+1,7 point par rapport mai 2022). Le maintien de ce type de prêts peut s’expliquer par les habitudes de vie des emprunteurs. Malgré la crise, les Français poursuivent leurs projets de vie : acheter un logement plus grand ou changer de vie (quitter sa vie citadine dans une métropole pour une ville moyenne, ou une maison à la campagne).
 

5 bonnes pratiques pour obtenir son prêt immobilier

En cette période de hausse rapide et régulière des taux, avoir un dossier de prêt en mettant en avant la solidité de son profil financier est essentiel.

En cette période de hausse rapide et régulière des taux, avoir un dossier de prêt en mettant en avant la solidité de son profil financier est essentiel. Face à des banques plus exigeantes qu’avant, certains éléments deviennent impératifs pour l’octroi d’un crédit.
 

1. Présenter une bonne gestion de ses comptes bancaires

Avoir une gestion saine de ses comptes bancaires est primordial. Il s’agit notamment de présenter des comptes bancaires positifs pendant au moins les trois derniers mois précédant la demande de prêt.
Les banques sont aussi vigilantes sur les jeux d’argent. Si les sommes pariées deviennent trop importantes certains dossiers peuvent être refusés à cause de cela, car les banques les considèrent comme des dossiers à risques, même si les profils ne dépassent pas leurs autorisations de découvert.
Il est en revanche tout à fait possible de contracter un prêt immobilier, même avec d’autres crédits en cours, avec pour condition sine qua non de respecter les taux d’endettement en vigueur.

 

2. Se constituer un apport personnel suffisant

En l’espace d’un an, l’apport personnel moyen demandé par les banques a fortement augmenté, passant de 53 000€ en moyenne au deuxième trimestre 2022 à 68 000€ sur cette même période en 2023. « Aujourd’hui, l’apport minimum nécessaire dépend de la région où vous vous trouvez. C’est en Bretagne qu’il est le plus bas, avec 10% en moyenne du coût total de l’emprunt. Mais dans certaines régions, les banques exigent un apport personnel de plus 20 %», souligne Laura Martino, directrice des partenariats bancaires de CAFPI.
Les primo-accédants ne sont pas toujours en mesure de répondre à ces nouvelles exigences. Afin de préparer son acquisition, le futur acquéreur doit se constituer une épargne conséquente, qui pourra servir pour l’apport personnel. « Se constituer une épargne de précaution c’est mettre toutes les chances de son côté en envoyant des signaux rassurants aux banques », indique-t-elle.

 

3. Avoir une épargne résiduelle

Avec le retour de l’inflation, les banques sont également vigilantes au coût de la vie. La hausse des prix de l’énergie, de la taxe foncière ou même des dépenses quotidiennes réduisent le pouvoir d’achat des futurs emprunteurs. Les banques souhaitent s’assurer que le client est financièrement prêt à absorber cette baisse de pouvoir d’achat, ainsi que des dépenses imprévues.
La part de cette épargne résiduelle dépend du projet. « On estime suffisante une épargne de précaution de 10% du coût total de l’acquisition pour un logement neuf ou ancien sans rénovation », précise Laura Martino.
« Mais pour l’acquisition d’un bien avec travaux, les banques peuvent exiger jusqu’à 20% d’épargne résiduelle afin de couvrir des dépenses imprévues, qui sont plus fréquentes sur ces types de projet », constate-t-elle.

 

4. Faire attention au saut de charges

Quand un locataire souhaite devenir propriétaire, il faut impérativement faire attention à la différence entre le montant du loyer payé et ses futures mensualités. « La transition du statut de locataire à celui de propriétaire est forcément plus onéreuse. Les banques font donc attention à ce point. Il est donc impératif de les rassurer » souligne Laura Martino.
A noter que le saut de charge peut s’élever à plusieurs centaines d’euros entre une location et un projet immobilier. Le locataire doit démontrer qu’il est en capacité d’épargner cette somme supplémentaire, en amont de la signature de son crédit.

 

5. Être accompagné par un courtier

Avec la hausse des taux d’intérêt, de nombreux dossiers valables il y a encore un an se retrouvent désormais bloqués. Être accompagné par un expert en crédits est donc devenu quelque chose de primordial pour faire des économies d’argent mais aussi de temps. Leurs partenaires financiers permettent d’obtenir un financement moins coûteux et leurs connaissances sur les prêts aidés et aides publiques complémentaires de baisser les mensualités, ou d’augmenter l’apport.

Exemple d’économies réalisées grâce à un courtier : un couple de primo-accédants d’une trentaine d’années avec des revenus annuels s’élevant à 51 000€, qui souhaitent emprunter 260 000€ sur 25 ans. Le passage par les services d’un courtier a permis 32 000€ d’économies en réduisant les mensualités d’une centaine d’euros grâce notamment à une baisse de 50% sur l’assurance emprunteur et une négociation des taux d’intérêt à 3,34% contre 3,6% en moyenne en mai.

(source Cafpi)

 

Nouvelles dispositions pour les bénéficiaires de plans d’épargne retraite

Pour les retraités dont la rente mensuelle se situe en dessous de 100 euros, le versement d’un capital unique peut désormais se substituer à cette rente.

Pour les retraités dont la rente mensuelle se situe en dessous de 100 euros, le versement d’un capital unique peut désormais se substituer à cette rente.

 

Bonne nouvelle pour les retraités ayant souscrit à un plan d’épargne retraite avec une issue prévue sous forme de rente. Lorsque le plan d’épargne retraite est insuffisamment approvisionné, la somme allouée en rente au moment de la retraite demeure modeste.  Pour ceux dont la rente mensuelle se situe en dessous de 100 euros : le versement d’un capital unique peut désormais se substituer à cette rente.
 

Un tel changement, qui voit la transformation d’une rente modeste en versement forfaitaire, touchera dorénavant un plus grand nombre d’investisseurs. Ceci découle d’une récente mise à jour qui a relevé le seuil minimal pour le rachat des rentes, passant de 100 à 110 euros par décret ministériel en date du 17 juillet 2023.
 

Les estimations du ministère des Finances indiquent qu’une rente mensuelle de 100 euros pourrait aboutir à un versement total de plus de 30 000 euros si le rachat est effectué à l’âge de 65 ans.

Ce changement concerne en premier lieu les anciens produits d’épargne retraite, incluant les contrats Madelin, les contrats dits « articles 83 » ainsi que les plans d’épargne retraite populaire (PERP), où la sortie s’effectuait en partie ou en totalité sous forme de rente. Il en est de même pour le compartiment « versement obligatoire » du nouveau plan d’épargne retraite (Pero).
 

Cependant, l’option attrayante d’un versement unique ne doit pas être prise à la légère. Une approche prudente est nécessaire, prenant en compte les répercussions fiscales. Le régime fiscal d’un retrait en capital diffère de celui appliqué aux rentes.
 

Il est donc crucial d’examiner les garanties offertes par les contrats, notamment l’existence d’une table de mortalité qui pourrait déterminer des conditions avantageuses pour la conversion en rente. Pour prendre une décision éclairée, il est recommandé de solliciter une simulation auprès de son assureur.
 

Afin de protéger les intérêts des investisseurs, le décret ministériel renforce les mesures en exigeant, conformément au modèle déjà en place pour les nouveaux plans d’épargne retraite, le consentement préalable du bénéficiaire avant tout rachat pour les rentes inférieures à 110 euros par mois.
 

Jusqu’à présent, les assureurs avaient la possibilité, pour les anciens contrats d’épargne retraite antérieurs au PER, de substituer un capital à une rente de faible montant sans nécessiter le consentement du bénéficiaire.

Le décret du 17 juillet apporte également une évolution significative. Désormais, les épargnants peuvent solliciter la conversion de leur rente en capital pour les rentes en cours de versement. Auparavant, cette conversion n’était possible qu’au moment du départ à la retraite. Cette flexibilité permet de mettre un terme au versement de la rente après le départ à la retraite et de récupérer l’intégralité du capital restant, calculé par l’assureur.

Dans l’ensemble, ces mesures pourraient ouvrir ces nouvelles options à plus de 700 000 nouveaux investisseurs, selon les estimations du ministère des Finances. Une évolution qui offre de nouvelles avenues aux retraités désireux d’optimiser leur épargne.
 

Les conséquences de la réforme de retraite sur le marché du travail

Dans les années à venir, la population active, regroupant à la fois les employés et les chômeurs, devrait croître de manière plus marquée que prévu.

Dans les années à venir, la population active, regroupant à la fois les employés et les chômeurs, devrait croître de manière plus marquée que prévu.
 

Un paysage en mutation attend le monde du travail français, selon les projections de l’Insee qui a récemment dévoilé une perspective captivante sur l’avenir des actifs. La principale source de ce bouleversement ? L’impact du relèvement de l’âge légal de départ à la retraite. Dans les années à venir, la population active, regroupant à la fois les employés et les chômeurs, devrait croître de manière plus marquée que prévu. D’après les chiffres publiés par l’Insee fin juin, la France atteindra un sommet de 31,2 millions d’actifs en 2036 (contre 30,1 millions en 2021), avant de fléchir et de se stabiliser autour de 29,8 millions en 2070. Ces projections, présentées au Conseil d’orientation des retraites (COR) en début d’été, s’appuient sur un ensemble d’hypothèses démographiques formulées lors de la préparation du rapport annuel 2022.

Selon l’Insee, l’essor significatif du nombre d’actifs découle en partie de la mesure phare de la réforme des retraites, qui met en place une augmentation graduelle de l’âge de départ à la retraite, débutant dès septembre 2023. Cette mesure est couplée à un allongement de la durée minimale des carrières longues, ainsi qu’à une accélération de la réforme Touraine de 2014, visant à porter la durée de cotisation de quarante-deux à quarante-trois ans pour une retraite à taux plein d’ici à 2027, au lieu de 2035.
600 000 Actifs Supplémentaires
 

D’ici 2070, la population active compterait environ 600 000 individus de plus par rapport aux prévisions antérieures à la réforme des retraites. Le taux d’activité, c’est-à-dire le rapport entre le nombre d’actifs et l’ensemble de la population, des 55-69 ans augmenterait de 4,5 points. Plus spectaculaire encore, le taux d’activité des 60-64 ans grimperait de 10,9 points. Cependant, l’Insee souligne que le taux d’activité des travailleurs âgés de 25 à 54 ans ne serait pas affecté entre ces deux périodes.

Selon ces projections, la France ne compterait pas moins de 29,8 millions d’actifs en 2070. L’Insee indique également que les actifs âgés de 55 ans et plus devraient représenter 24,8 % de la population active, soit une hausse de 1,4 point par rapport aux prévisions antérieures à la réforme des retraites. Dans l’ensemble, l’Insee conclut en notant que « la population totale connaîtrait une légère augmentation d’ici 2070, mais continuerait de vieillir ». Les 70 ans et plus augmenteraient de 5,2 millions, tandis que les moins de 70 ans diminueraient de 3,1 millions. Une transformation démographique qui laisse présager un avenir en constante évolution pour le monde du travail français.
 

Le coût de la rentrée scolaire et universitaire en forte hausse

La rentrée scolaire et universitaire sera placée sous le signe de l’inflation pour les familles, avec un coût historiquement élevé pour les étudiants.

La rentrée scolaire et universitaire sera placée sous le signe de l’inflation pour les familles, avec un coût historiquement élevé pour les étudiants.

 

D’après une étude publiée mercredi et menée par la CSF auprès de 109 familles membres de cette Confédération, le coût des fournitures scolaires est en hausse de 11,3% à la rentrée 2023, pour les élèves de l’école élémentaire, du collège et du lycée. 
 

Ce rapport a été publié le jour même du versement de l’allocation de rentrée scolaire (ARS), qui aide les parents aux revenus modestes à payer cartables et autres fournitures. Les montants ont été revalorisés de 5,6% par rapport à la prime versée à l’été 2022. 
 

Selon la CSF, le coût moyen d’une liste complète de fournitures à la rentrée 2023 s’élève à 233 euros pour un élève en école primaire, contre 190 euros en 2022 (+23%), 371 euros pour un collégien (+3,5%) et 427 euros pour un lycéen (+3,1%). 
 

Les vêtements et l’équipement sportif représentent les postes de dépenses les plus affectés avec une hausse de 12%, tandis que le coût de la papeterie augmente de 25%. 
 

Pour faire face à cette augmentation les familles choisissent souvent de réutiliser les fournitures scolaires des années précédentes. 36% des fournitures scolaires en cours élémentaire sont réutilisées, selon la CSF. 
 

Selon l’institut GfK, à fin juillet 2023, sur un prix moyen payé de 3,36 euros par article de fournitures scolaires, 0,25 euro de hausse s’explique par l’inflation. 
De son côté, en juillet dernier, UFC-Que Choisir annonçait une hausse de 10% des prix des fournitures scolaires entre juillet 2022 et juillet 2023. 
Pour les étudiants, le coût de la rentrée atteint plus de 3.000 euros en moyenne par élève, un niveau historique, selon la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), qui publie son indicateur du coût de la rentrée universitaire. Selon ce dernier, la rentrée universitaire 2023 coûtera 3.024 euros par étudiant, contre 2.889 euros l’année précédente (selon la nouvelle méthodologie de calcul appliquée en 2023). 
 

Le syndicat étudiant Unef avait publié sa propre évaluation, qui prévoit une augmentation du coût de la vie étudiante de 6,47% pour l’année 2023-2024. 
 

Les coulisses des Fonds d’Investissement à Impact

Les Fonds d’Investissement Socialement Responsable (ISR) sont axés sur la dualité des rendements financiers et de l’impact sociétal.

Dans le vaste panorama des options d’investissement, les Fonds d’Investissement Socialement Responsable (ISR) se distinguent comme des acteurs influents, axés sur la dualité des rendements financiers et de l’impact sociétal. 

 

À l’instar des Organismes de Placement Collectif (OPC) traditionnels, ces fonds constituent un portefeuille diversifié d’actions (et parfois d’obligations) de sociétés cotées, scrupuleusement sélectionnées par des sociétés de gestion régulées par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

Ces véhicules financiers, qu’ils prennent la forme d’une Société d’Investissement à Capital Variable (Sicav) ou d’un Fonds Commun de Placement (FCP), se dévoilent comme des catalyseurs d’un investissement éclairé et éthique.

Derrière les rideaux, le gestionnaire du fonds ISR agit en tant que chef d’orchestre. Son rôle consiste à orchestrer la sélection des actions (ou obligations), en se basant sur les évaluations émises par les agences de notation extra-financière (telles que Vigeo ou EthiFinance) et/ou selon une matrice d’analyse élaborée en interne par sa propre société de gestion. 

 

Trois approches distinctes peuvent éclairer le processus de choix des titres :

  • L’approche du « Best-in-class » : Dans cette démarche, le gestionnaire repère les entreprises ayant obtenu les meilleures notes en matière de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans chaque secteur d’activité, qu’il s’agisse d’énergie, d’automobile, de finance ou de distribution. Les champions de chaque catégorie sont ainsi réunis dans le portefeuille ISR.
  • L’approche du « Best-in-universe » : Ici, le gestionnaire dresse sa liste en identifiant les entreprises qui ont affiché les meilleures performances ESG, sans restriction de secteur. Quelle que soit leur branche d’activité, ces entreprises se retrouvent sous les projecteurs de l’ISR.
  • L’approche des « Best efforts » : Cette perspective met en avant les entreprises qui se sont démarquées par des améliorations substantielles dans leurs pratiques et leurs performances ESG. Le gestionnaire se penche sur celles qui ont fait les efforts les plus significatifs pour l’environnement, la société et la gouvernance.

Au cœur de ce jeu d’équilibre entre rendement financier et impact sociétal, les Fonds d’Investissement Socialement Responsable offrent une toile de fond intrigante où les décisions d’investissement se teintent de valeurs et d’objectifs sociaux. Une dynamique qui, dans le monde complexe de la finance, vise à créer des répercussions positives durables.