Comment savoir si votre logement se situe dans une « zone tendue » ?

La loi a élargi la définition des zones qualifiées de « tendues » qui sont soumises automatiquement à la taxe sur les logements vacant et éligibles à une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.

La loi a élargi la définition des zones qualifiées de « tendues » qui sont soumises automatiquement à la taxe sur les logements vacant et éligibles à une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.

 

La loi de finances pour l’année 2023 a élargi la définition des zones qualifiées de « tendues ». Ces zones sont soumises automatiquement à la taxe sur les logements vacants, et les municipalités peuvent également décider d’appliquer une majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Après de nombreuses discussions et en prévision de sa mise en vigueur au début de l’année 2023, le décret établissant la liste des communes concernées a été publié récemment (décret n° 2023-822 du 25 août 2023).

 

Ce nouveau décret permet à plus de 2 000 nouvelles communes d’augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. En effet, la loi de finances pour 2023 a élargi la définition des « zones tendues » pour inclure désormais les communes de moins de 50 000 habitants qui font face à des difficultés particulières en matière d’accès au logement, notamment en raison d’une forte concentration de résidences secondaires. De plus, le décret met à jour la liste des communes de plus de 50 000 habitants déjà concernées par ce dispositif. Cette nouvelle liste comprend des communes rurales, côtières, touristiques et montagnardes, ainsi que certaines communes en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane.

 

On retrouve des métropoles comme par exemple Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux, Montpellier et Paris. Mais également des communes très touristiques comme Saint-Raphaël, Hyères, Fréjus, Cannes, Antibes ou encore Deauville. Des territoires qui enregistrent une proportion de résidences secondaires particulièrement élevée. 

 

En raison de la publication tardive du décret, ce nouveau dispositif entrera en vigueur le 1er janvier 2024. Il est important de noter que l’application de la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires, pouvant varier de 5 % à 60 % de la cotisation, dépend de la décision prise par le conseil municipal. Cette décision doit être prise avant le 1er octobre 2023 pour être applicable en 2024.

Quelles limites pour l’éxonération des plus-values des résidences principales ?

Les plus-values réalisées lors de la vente d’une résidence principale sont exonérées d’impôt, quelque soit le nombre de transactions réalisées.

Les plus-values réalisées lors de la vente d’une résidence principale sont exonérées d’impôt, quelque soit le nombre de transactions réalisées.
 

Lorsque vous vendez un bien immobilier dont vous êtes propriétaire, vous devez calculer la différence entre le prix de vente du bien et prix d’acquisition du bien. Si le résultat de ce calcul est positif (vous vendez plus cher que vous n’avez acheté), vous réalisez un gain appelé plus-value. Si le résultat est négatif, vous réalisez une perte appelée moins-value. La plus-value est diminuée d’un abattement : Réduction forfaitaire ou proportionnelle appliquée sur la base de calcul d’un impôt (revenus, valeur d’un bien, etc.) qui dépend du temps pendant lequel vous avez possédé le bien. 
 

La plus-value immobilière, après déduction du ou des abattements, est imposée à l’impôt sur le revenu au taux de 19 %. Pour une plus-value imposable de 20 000 €, l’impôt sur le revenu est de 3 800 € (20 000 € x 19 %). Une taxe supplémentaire s’applique en cas de plus-value imposable supérieure à 50 000 €. Le taux varie de 2 % à 6 % selon le montant de la plus-value réalisée. Vous devez payer, en sus, des prélèvements sociaux au taux de 17,20 %.
 

Cependant, vous êtes totalement exonéré si vous réalisez une plus-value sur la vente de votre résidence principale et de ses dépendances (cave, garage, place de stationnement, cour, etc.).
Il s’agit de votre habitation habituelle et effective, c’est-à-dire celle que vous occupez la majeure partie de l’année. Le logement doit être votre résidence principale au moment de la vente. En cas de séparation ou de divorce, il suffit que l’un des ex-conjoints (mariés, pacsés ou concubins) ait occupé le logement jusqu’à sa mise en vente.
 

Le nombre d’exonérations n’est pas limité par la loi. Cependant, le juge peut sanctionner les abus en la matière, à condition de démontrer le caractère non principal de l’habitation. 

 

Ainsi un contribuable avait procédé en treize ans à neuf opérations d’achat de terrains et de revente de maisons d’habitation qu’il y avait fait construire en plaçant ces cessions sous le régime de l’exonération prévu en faveur des résidences principales. 
 

L’administration fiscale avait remis en cause ces exonérations en estimant que le contribuable avait, du fait de ces opérations, la qualité de marchand de biens.  Les juges du fond avaient donné raison à l’administration. Le Conseil d’État (CE 14.06.2023 n° 461960) annule pour erreur de droit l’arrêt de la cour administrative d’appel de Bordeaux qui avait jugé, d’une part, que ces opérations procédaient d’une intention spéculative et, d’autre part, que le contribuable n’apportait pas la preuve que les habitations étaient à la date de leur cession son habitation principale, alors que parallèlement l’administration n’avait ni remis en cause l’affectation à la résidence principale de certains des immeubles, ni invoqué l’abus de droit. 
 

Par conséquent, sauf d’invoquer l’abus de droit, la présomption d’absence d’intention spéculative à l’acquisition successive de plusieurs immeubles occupés à titre de résidence principale fait obstacle à la qualification d’une activité de marchand de biens. L’affaire est renvoyée devant la même cour qui devra apprécier pour chacune des opérations en cause si l’immeuble était, ou non, effectivement affecté à la résidence principale du contribuable au moment de la revente.
 

5 chiffres à connaître avant de se lancer dans un achat immobilier

Face à la hausse des taux d’intérêts et la restriction du crédit dans les banques, le marché immobilier se fige. Voici en 5 chiffres, résumée la problématique des candidats à l’achat.

Face à la hausse des taux d’intérêts et la restriction du crédit dans les banques, le marché immobilier se fige. Voici en 5 chiffres, résumée la problématique des candidats à l’achat.
 

90% des primo-accédants peuvent acheter un 50 m2
 

Pour faire se calcul, l’équipe data-science de Meilleurs Agents a dressé un profil-type des primo-accédants français. Il s’agit d’un couple de 34 ans, sans enfant, qui souhaite acheter un appartement de 50 m2. Qui dispose pour ça d’un apport de 60 000 € et contracte un emprunt immobilier sur 25 ans. Partant de cette base et d’un indicateur qu’on connaît tous maintenant qui est le taux d’effort (oui, encore lui), nos analystes ont déduit que 90 % des primo-accédants pouvaient encore acheter 50 m2 dans 99 % des communes françaises. Et ce, malgré des conditions d’octroi de crédit compliquées. Reste que le bassin parisien, le littoral et les stations de ski de Savoie restent des zones difficilement accessibles pour les primo-accédants.
 

12 ans pour rentabiliser l’achat d’un 50 m2
 

Pour les primo-accédants, l’achat d’un 50 m2 devient financièrement plus intéressant que la location (pour un bien équivalent) après presque… 12 ans (11 ans et 8 mois, pour être précis). Une durée multipliée par 8 en l’espace de seulement deux ans ! En cause, évidemment, des taux d’intérêt qui ont flambé sur cette même période, passant d’1% alors à quasi 4% désormais. “Or on sait que la durée moyenne d’occupation des primo-accédants est de 7 ans, précise encore Thomas Lefebvre, data analyste chez Meilleurs Agents. Après, le logement ne correspond plus aux besoins de la famille.” 
 

30 % de réduction du prix de vente
 

Si la durée moyenne de détention d’un bien est de 7 ans, il est intéressant de savoir sur il existe encore des villes dans lesquelles un achat peut être rentabilisé en moins de sept ans. Selon les datas de Meilleurs Agents, c’est le cas dans 22% des villes françaises, de l’extrême Est aux régions Centre. Et ce ne sont pas les plus attractives pour les jeunes couples. D’ailleurs, seulement 11% des primo-accédants vivent dans ces communes. Pour réduire cette durée de rentabilité, deux options : négocier de 30% le prix de vente. Ou doubler son apport personnel.

 

92% des villes sont accessibles aux secundo-accédants
 

Profil-type des secundo-accédants ? Un couple de 41 ans avec deux jeunes enfants. Une famille qui dispose d’un apport plus conséquent (100 000 €), qui contracte un emprunt sur 20 ans et qui veut acheter un bien de 120 m2. Pour eux, l’horizon semble plus dégagé puisqu’ils peuvent acheter dans 92% des villes. Villes majoritairement attractives puisqu’ils sont 67% à y vivre. La durée de rentabilité de leur achat n’est en outre guère beaucoup plus importante que pour les primo-accédants : 12 ans et 1 mois en moyenne. Ce qui correspond bien à leur projet de vie : un logement dans lequel ils se projettent, en famille, pour les années à venir. 
Dans les conditions actuelles de prix et de taux d’intérêt élevés, le marché immobilier est donc principalement porté par les secundo-accédants.
 

890 000 transactions cette année
 

Selon les dernières études, le marché immobilier français ne devrait pas dépasser 890 000 transactions cette année. Soit une baisse de 20% par rapport à 2022. Le marché locatif est sous tension avec une réduction de l’offre de 18% depuis janvier 2022. Et une accélération de la hausse des loyers.

Retraite : les nouvelles règles pour les formations et les études

Pour le calcul de la retraite, de nouvelles règles s’appliquent pour la validation des TUC, des études supérieurs et autres stages de formation professionnelle indemnisés par l’État.

Pour le calcul de la retraite, de nouvelles règles s’appliquent pour la validation des TUC, des études supérieurs et autres stages de formation professionnelle indemnisés par l’État

 

Pour les pensions de retraite prenant effet à compter du 1er septembre 2023, la loi LFRSS du 14 avril 2023 portant réforme des retraites prévoit désormais la prise en compte, dans la base de calcul, de certaines périodes de stage de formation professionnelle dont les cotisations sociales étaient prises en charge par l’État, ce qui rendait impossible auparavant leur validation. Un décret d’application a précisé les stages en question : les travaux d’utilité collective (TUC), les stages pratiqués en entreprise du plan Barre de 1977 (« Pacte pour l’emploi »), les stages Jeunes volontaires, les programmes d’insertion locale et les stages d’initiation à la vie professionnelle.
 

Pour améliorer leur pension de retraite, les assurés du régime général de la sécurité sociale ayant une carrière incomplète peuvent racheter, sous certaines conditions et à un tarif réduit, des trimestres d’assurance vieillesse au titre de leurs études supérieures (dans la limite totale de 12 trimestres) ou de périodes de stage (dans la limite de 2 trimestres). La loi du 14 avril 2023 portant réforme des retraites prévoit, pour chacun des deux cas, un nouveau délai de présentation de la demande de rachat à compter du 1er septembre 2023 qui vient d’être explicité par décret. La demande portant sur les années d’études supérieures devra être déposée au plus tard le 31 décembre de l’année civile du 40e anniversaire de l’assuré (au lieu d’un délai de 10 ans). Celle portant sur les périodes de stages en entreprise devra être présentée au plus tard le 31 décembre de l’année civile du 30e anniversaire de l’assuré (au lieu d’un délai de 2 ans). 
 

Les nouvelles règles de la retraite progressive sont précisées

Le dispositif de la retraite progressive permet aux assurés de demander la liquidation de leur pension de retraite et le service d’une fraction de celle-ci tout en poursuivant leur activité professionnelle à temps partiel.

Le dispositif de la retraite progressive permet aux assurés, sous certaines conditions, de demander la liquidation de leur pension de retraite et le service d’une fraction de celle-ci tout en poursuivant leur activité professionnelle à temps partiel, de manière à assurer une transition entre activité et retraite. 

 

Afin de le rendre plus attractif, l’article 26 de la loi du 14 avril 2023 portant réforme des retraites assouplit les conditions pour y accéder, d’une part, en étendant le champ de ses bénéficiaires (salariés non soumis à une durée du travail, professionnels libéraux, agents de la fonction publique), d’autre part, en limitant la possibilité de refus de l’employeur (lequel est normalement tenu de répondre à la demande du salarié dans un délai de 2 mois), et enfin, en permettant au salarié de demander une dérogation à la durée minimale du temps partiel. 

Deux décrets parus au Journal officiel du 11 août précisent les nouvelles modalités d’application du dispositif.  L’âge d’ouverture des droits à la retraite progressive a été maintenu à l’âge légal de départ à la retraite diminué de 2 ans. Compte tenu du relèvement progressif de l’âge légal de départ, à raison de 3 mois supplémentaires par génération pour ceux nés à partir du 1er septembre 1961, l’âge d’ouverture des droits à la retraite progressive évoluera selon le même calendrier.
 

La hausse des salaires compense une partie de l’inflation

Selon les données de la direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), au deuxième trimestre, l’indice du SMB a augmenté de 4,6 %, tandis que le SHBOE a progressé de 5,2 % sur une année. Dans les deux cas, ces hausses ont dépassé l’inflation (4,5 %).

Selon les données de la direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), au deuxième trimestre, l’indice du SMB a augmenté de 4,6 %, tandis que le SHBOE a progressé de 5,2 % sur une année. Dans les deux cas, ces hausses ont dépassé l’inflation (4,5 %). 

 

 

Le SMB (Salaire Mensuel de Base) et le SHBOE (Salaire Horaire de Base des Ouvriers et des Employés) sont des indicateurs cruciaux dans le domaine de la rémunération en France. Ils reflètent le salaire brut hors cotisations, mais ne prennent pas en compte les primes ni les rémunérations liées aux heures supplémentaires. 

 

Le SMB se calcule en multipliant la rémunération horaire brute par le nombre d’heures travaillées par le salarié sur un mois (151,67 heures pour un temps plein).
Ces indices reposent sur deux principes fondamentaux : l’égalité salariale entre les sexes et l’équité salariale pour un travail équivalent. Ils sont mesurés dans les entreprises privées de 10 employés ou plus, à l’exception de l’agriculture.
 

Selon les données de la direction des statistiques du ministère du Travail (Dares), au deuxième trimestre, l’indice du SMB a augmenté de 4,6 %, tandis que le SHBOE a progressé de 5,2 % sur une année. 

 

Dans les deux cas, ces hausses ont dépassé l’inflation (4,5 %). Une tendance de rattrapage, absente depuis deux ans, a été plus marquée chez les ouvriers et les employés. En euros constants, le SHBOE a augmenté de 0,6 % sur une année, tandis que le SMB n’a progressé que de 0,1 %.
 

Par ailleurs, les indices ont évolué différemment selon les catégories socio-professionnelles :
• Ouvriers : +5,2 %
• Employés : +4,9 %
• Professions intermédiaires : +4,3 %
• Cadres : +3,7 %
Les disparités se retrouvent également dans les secteurs d’activité :
• Construction : +4,1 %
• Tertiaire : +4,6 %
• Industrie : +4,7 %
 

Au cours du premier trimestre 2023, le SHBOE a progressé de 1,9 % dans les entreprises du secteur privé (hors agriculture) de 10 employés ou plus. Cette hausse est de 2,2 % dans l’industrie, de 1,9 % dans le tertiaire et de 1,7 % dans la construction. Sur une année, le SHBOE a augmenté de 5,2 % à la fin de mars 2023, après une hausse de 4,5 % à la fin de décembre 2022.
De son côté, le SMB de l’ensemble des salariés a connu une progression de 1,9 % au cours du premier trimestre 2023. Sur une année, il a augmenté de 4,7 % après une hausse de 3,9 % le trimestre précédent.
 

Ces évolutions doivent être mises en perspective avec l’inflation, qui a connu une augmentation de 5,7 % entre fin mars 2022 et fin mars 2023. En euros constants, le SHBOE a donc connu une diminution de 0,5 % sur une année, tandis que le SMB a enregistré une baisse de 1,0 %.
 

Petite retraite : retard à l’allumage

La promesse du gouvernement de revaloriser les pensions de retraite des plus précaires semble rencontrer un retard d’un an pour les personnes âgées.

La promesse du gouvernement de revaloriser les pensions de retraite des plus précaires semble rencontrer un retard d’un an pour les personnes âgées. 

 

 

La mise en œuvre de cette mesure se révèle en effet plus compliquée que prévu pour la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV). Cette augmentation était l’un des éléments centraux de la réforme des retraites qui entrera en vigueur ce vendredi.
 

Le coup de pouce gouvernemental, qui avait promis de revaloriser les pensions des retraités les plus vulnérables, ne sera finalement pas immédiat pour les personnes âgées. Cet été, la Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV) a annoncé que certains bénéficiaires devraient attendre un an de plus pour profiter de cette mesure, selon Les Échos. La complexité de sa mise en œuvre en est la principale raison. La réforme des retraites, quant à elle, entrera en vigueur ce vendredi.
 

Concrètement, le gouvernement prévoit de porter le minimum de pension à 85 % du SMIC (environ 1 200 euros brut) pour les retraités ayant cotisé au salaire minimum pendant toute leur carrière. Cela équivaut à une aide de 100 euros par mois, qui devait initialement bénéficier à environ 1,8 million de retraités dès cet automne.
Renaud Villard, directeur général de la CNAV, a déclaré sur France Inter que « les retraités sur lesquels on a l’information la plus complète, qui sont récemment partis, bénéficieront de cette revalorisation exceptionnelle dès le mois de septembre, avec un premier paiement en octobre. » Cette première vague de revalorisations devrait concerner un peu plus d’un demi-million de personnes. Cependant, pour les retraités ayant pris leur retraite il y a longtemps, Renaud Villard a précisé : « Il nous faudra plus de temps. Nous envisageons plutôt une mise en œuvre à l’été 2024. »
 

La raison en est que les caisses de retraite devront reconstituer la carrière de ces retraités afin d’augmenter leur pension, ce qui, logiquement, prendra plus de temps pour ceux qui ont quitté le monde du travail il y a longtemps. La collecte de documents au format papier devrait s’avérer particulièrement laborieuse. Le directeur de la CNAV a commenté : « C’est un travail énorme, à la fois informatique et administratif. » Toutefois, il a souligné que les montants dus seront versés de manière rétroactive.
 

80 % des actifs considèrent nécessaire l’épargne par « capitalisation »

Le 5e « Baromètre de l’épargne en France et en régions », réalisé par Ifop pour Altaprofits, met en lumière le fort intérêt des actifs pour l’épargne par « capitalisation ».

Alors que le 1er semestre 2023 a été marqué par les débats sur la retraite et à la veille de l’entrée en vigueur de la réforme, le 5e « Baromètre de l’épargne en France et en régions », réalisé par Ifop pour la Société de conseil en gestion de patrimoine sur Internet Altaprofits, met en lumière le fort intérêt des actifs pour l’épargne par « capitalisation ». 

 

 

84 % des actifs considèrent nécessaire d’épargner par eux-mêmes pour se constituer un revenu supplémentaire au moment de leur retraite afin de compléter leur pension. Ils sont même 43 % à considérer cette épargne comme « tout à fait » nécessaire, soit plus de 4 actifs sur 10.

 

Si 7 % des interviewés ne se sont pas prononcés sur cette question, il en ressort que moins d’un actif sur 10 (9 %) ne serait pas convaincu par la nécessité d’épargner par soi-même pour la retraite.

L’intention des Français de souscrire un Plan Épargne Retraite (PER) est en progression significative sur 3 ans. 37 % des Français interrogés déclarent avoir l’intention de souscrire un PER (+ 2 points en 2023 vs 2022) quand 28 % le signifiaient en 2021 (+ 9 points en 3 ans).

Ce sondage 2023 confirme la tendance générationnelle relevée les deux années précédentes d’une jeunesse persuadée de la nécessité de se constituer par ses propres moyens un complément de revenus pour sa retraite. 60 % des moins de 35 ans ont l’intention de souscrire un PER pour bénéficier d’une rente viagère (revenu versé jusqu’à la fin de leur vie) ou d’un capital (récupérer leur investissement en une seule ou plusieurs fois) à leur retraite (+ 23 points d’écart par rapport à l’ensemble des Français et un bond intentionniste de + 20 points en 3 ans ; ils étaient 40 % en 2021).

 

Ils ne sont que 29 % pour les 35 ans et plus (- 8 points vs l’ensemble des Français et une progression de + 6 points en 3 ans ; 23 % en 2021).

Selon l’étude, les actifs de Bretagne (91 %), d’Auvergne-Rhône-Alpes (89 %), du Centre-Val de Loire (89 %), de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse (89 %), de Bourgogne-Franche-Comté (88 %) sont surreprésentés parmi ceux qui sont convaincus de la nécessité de l’épargne par « capitalisation ».

Les habitants du Grand Est ont davantage l’intention de recourir à un PER (41 %) alors que ceux des Pays de la Loire figurent parmi les moins nombreux (29 %).
 

Pourquoi les Français épargnent toujours plus

Au deuxième trimestre, le taux d’épargne des ménages a atteint 18,8 % du revenu disponible brut en hausse de 0,6 point par rapport au taux du premier trimestre (18,2 %).

Au deuxième trimestre, le taux d’épargne des ménages a atteint 18,8 % du revenu disponible brut en hausse de 0,6 point par rapport au taux du premier trimestre (18,2 %).

 

Selon le Cercles des épargnants, cette augmentation du taux d’épargne traduit le niveau élevé d’inquiétude des ménages face à la vague inflationniste. Les Français, en moyenne, n’ont pas touché à la cagnotte qu’ils ont constitué depuis le début de la crise sanitaire en 2020. La hausse du taux d’épargne est rendue possible par la résistance du pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des prix. Au deuxième trimestre, ce dernier a augmenté de 0,1 % faisant suite au repli de 0,6 % du premier trimestre. Cette évolution du pouvoir d’achat s’explique par la hausse des salaires et par la légère décrue de l’inflation. Comme dans le même temps, les dépenses de consommation se sont repliées de 0,5 %, la part des revenus consacrée à l’épargne a augmenté de 0,6 point.
 

Les ménages continuent de privilégier l’épargne de précaution et en particulier les produits réglementés comme le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire(LDDS) ainsi que le Livret d’Épargne Populaire (LEP). Ces produits offrent une rémunération jugée attractive même si elle ne compense pas totalement l’inflation (à l’exception du LEP). Ces produits répondent en matière de sécurité, liquidité et fiscalité aux attentes des Français. Il convient également de souligner que les ménages se tournent de plus en plus vers les dépôts à terme qui ne sont pas soumis à des règles de plafonds et qui offrent des rendements de plus en plus élevés.
 

Cette préférence pour l’épargne de court s’effectue au détriment des produits de longs termes comme les fonds euros de l’assurance vie ou le Plan d’Épargne Logement.
Au cours du second semestre, une baisse du taux d’épargne devrait intervenir en lien avec une reprise de la consommation attendue avec les vacances, la rentrée scolaire et les fêtes de fin d’année. Par ailleurs, la décrue de l’inflation, sous réserve qu’elle se confirme pourrait améliorer le moral des ménages et les conduire à consommer davantage.
 

Le changement d’assurance de prêt intéresse plus les vieux que les jeunes

Selon une étude d’Assurly, les personnes les plus âgées étant les plus susceptibles de vouloir changer d’assurance pour leur prêt immobilier.

Selon une étude d’Assurly, les personnes les plus âgées étant les plus susceptibles de vouloir changer d’assurance pour leur prêt immobilier.

 

Votée le 28 février 2022 et entrée en vigueur le 1er juin dernier, la loi Lemoine vise à rendre plus accessible le marché de l’assurance emprunteur. Désormais, il est possible de résilier et de changer à tout moment d’assurance emprunteur, sans frais.

 

Un an après l’adoption de cette loi, la néo-assurance Assurly a décidé d’analyser son impact en lançant une étude quantitative auprès de 1 000 personnes.
Les résultats de l’enquête montrent que 66 % des personnes interrogées savent qu’elles peuvent résilier leur assurance à tout moment pour en changer. En revanche, l’existence de la loi Lemoine et ses modalités sont seulement connues de 11 % des répondants. De plus, moins d’une personne sur deux sait que la loi a supprimé le questionnaire de santé sous certaines conditions.
 

Les résultats révèlent également des disparités sociodémographiques dans la connaissance de la loi Lemoine. Les femmes et hommes au foyer et les répondants les plus jeunes (30 à 39 ans) possèdent le moins de connaissances sur la nouvelle loi. Les commerçants, cadres et professions intellectuelles supérieures sont ceux qui sont le plus au courant des nouvelles dispositions.
 

Enfin, l’enquête met en lumière un rapport inverse entre âge et volonté de changer d’assurance, les personnes les plus âgées étant les plus susceptibles de vouloir changer d’assurance.
Près de la moitié (48 %) des répondants trouvent que leur assurance de prêt immobilier est trop chère, et la majorité d’entre eux (55 %) envisagent d’en changer. L’enquête souligne également que le fait que de nombreux assurés ignorent quelles sont les modalités de changement d’assurance les dissuade d’opter pour une nouvelle assurance.
Le critère principal qui motiverait les assurés à changer d’assurance est le prix, pour 87 % des enquêtés. Ce critère arrive loin devant « une offre plus riche » et « un meilleur service client ». Il semble également que la rapidité et la facilité de changement pourraient inciter davantage de personnes à tirer parti des avantages de la loi Lemoine.