Bonus écologique : Ce qui change pour vous le 15 décembre

Le 15 décembre, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) publiera une liste des véhicules désormais éligibles au bonus écologique.

Le 15 décembre, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) publiera une liste des véhicules désormais éligibles au bonus écologique. 

 

Il sera conditionné, pour les voitures électriques neuves, à l’atteinte d’un score environnemental minimal. Celui-ci sera notamment calculé en tenant compte de l’impact environnemental de la fabrication du véhicule.
 

Pour mémoire, le bonus écologique est une aide de l’État, destinée aux particuliers et aux professionnels, pour l’achat ou la location d’un véhicule électrique et/ou hydrogène, neuf ou d’occasion (pour les seuls particuliers, dans ce dernier cas). Pour une voiture neuve, le bonus écologique ne peut pas être accordé si le prix d’achat est supérieur à 47 000 €. Le montant du bonus peut atteindre, pour les ménages les plus modestes, jusqu’à 7 000 € pour une voiture et 8 000 € pour une camionnette. Il est établi en fonction du prix du véhicule, de la nature du demandeur (particulier ou personne morale) et, dans le cas d’un particulier, de son revenu fiscal de référence par part.
 

Jusqu’à présent, pour ce qui est de l’impact environnemental, seules les émissions de gaz à effet de serre occasionnées par le véhicule sur la route étaient prises en considération.
 

Pour être éligibles aux nouvelles règles, les constructeurs automobiles ont dû déposer auprès de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) un dossier détaillé, par modèle de voiture et par version, un même modèle pouvant par exemple avoir des types de batteries différents. L’Ademe attribue alors un score environnemental aux voitures, en prenant en compte notamment : les matériaux utilisés (acier, aluminium, métaux ferreux…) pour la fabrication du véhicule ; les émissions de CO2 liées à l’énergie employée pour les transformations intermédiaires et l’assemblage du véhicule ; les émissions de CO2 liées à la production de la batterie ; l’acheminement de la voiture, en examinant les différents moyens de transport utilisés (bateau, train, camion…) depuis le site d’assemblage jusqu’au site de distribution en France.
 

Le décret précise que, le cas échéant, la présence de matériaux recyclés et biosourcés dans le véhicule, ainsi que la réparabilité de la batterie, seront pris en considération dans le calcul du score environnemental.
 

A noter que le mois de décembre marquera la fin du bonus vélo 2023 qui permettait aux ménages modestes de percevoir 150€ pour l’achat d’un vélo neuf, voire 300 à 400€ pour un électrique selon le revenu, et même de 1000 à 2000€ pour un vélo cargo.
 

Energie : qui pourra profiter du plafonnement des hausses de l’électricité ?

Le gouvernement a décidé de prolonger le dispositif de protection tarifaire en faveur des consommateurs d’électricité.

Le gouvernement a récemment décidé de prolonger le dispositif de protection tarifaire en faveur des consommateurs d’électricité. À compter du 1er février 2024, l’augmentation des tarifs sera plafonnée à 10 %.

 

 

Pour les ménages résidant en copropriété et utilisant l’électricité ou le gaz comme moyen de chauffage, une assistance pourra être octroyée. 

Dans un communiqué diffusé le 30 novembre, le gouvernement a dévoilé des mesures visant à étendre les aides aux particuliers dans le domaine de l’énergie. Ainsi, les consommateurs d’électricité bénéficiant d’un contrat individuel (qu’il s’agisse d’un contrat au tarif réglementé ou d’une offre de marché indexée sur le tarif réglementé) résiliable à tout moment sans frais verront la hausse tarifaire limitée à un maximum de 10 % à partir du 1er février 2024.

 

En ce qui concerne les ménages en copropriété chauffés au gaz ou à l’électricité et ayant souscrit un contrat à un prix fixe élevé pendant la crise, le gouvernement prévoit également un soutien financier. Ils bénéficieront de l’aide supplémentaire des boucliers gaz et électricité collectifs. Ainsi, si leur tarif est supérieur au niveau des tarifs réglementés d’électricité de 2024 ou au niveau du bouclier gaz fixé au premier semestre 2023 majoré de 30 %, l’État prendra en charge 75 % de la différence.

 

Sous réserve d’éventuels changements, les particuliers n’auront aucune démarche à entreprendre : ceux qui bénéficiaient déjà de ces mesures en 2023 verront automatiquement le plafond appliqué par leur fournisseur en 2024. Pour ceux qui n’en bénéficiaient pas encore, une attestation d’éligibilité devra être remplie, disponible sur le site internet du fournisseur. 

 

Initialement instauré en 2021, le dispositif de bouclier tarifaire sur l’électricité, qui devait prendre fin le 31 décembre 2023, a successivement limité les hausses à 4 % au 1er février 2022, puis à une moyenne de +15 % au 1er février 2023.
 

Pourquoi le marché immobilier est bloqué en mode pause

Le marché immobilier en France connaît une nouvelle baisse des prix, Les négociations deviennent de plus en plus fréquentes et le stock de biens augmente.

Le marché immobilier en France connaît une nouvelle baisse des prix, avec une diminution notable à Paris (-0,6%) et dans les dix plus grandes métropoles (-0,3%) au cours du mois de novembre.  Les négociations deviennent de plus en plus fréquentes et le stock de biens augmente.

 

Cette tendance à la baisse s’accélère sur certains segments, avec Paris enregistrant son troisième plus fort recul de l’année, totalisant -0,6% en un mois. Sur une période d’un an, les villes du Top 10 affichent une perte moyenne de -2,4%, une situation inédite depuis 2009, contrastant avec la progression de +3,8% observée entre décembre 2021 et décembre 2022.
 

Le secteur rural semble être le seul à connaître un léger rebond ce mois-ci. Cependant, cette reprise est tempérée, car la hausse enregistrée entre septembre et décembre est inférieure à celle des années précédentes. Six des dix principales villes en dehors de Paris ont vu leurs prix diminuer, avec Lyon affichant la plus forte baisse (-1,1%). Même Nice, portée par une forte clientèle de secundo-accédants jusqu’ici, commence à rattraper son retard sur la baisse, enregistrant une diminution de -1,6% en trois mois.
 

Dans ce contexte d’augmentation de l’offre et de réduction du pouvoir d’achat immobilier, les négociations deviennent de plus en plus fréquentes, représentant désormais 70% des ventes dans les grandes villes. Les taux d’intérêt plus élevés ont donné aux acheteurs un certain pouvoir de négociation, avec des baisses de prix devenues nécessaires pour conclure des transactions. Les délais de vente s’allongent considérablement, passant à une moyenne de 72 jours dans les onze plus grandes villes françaises, soit une augmentation de 6 jours en trois mois et de 8 jours en un an.
 

En conséquence de cette difficulté à vendre, le volume de biens disponibles sur le marché augmente considérablement. Entre janvier 2022 et novembre 2023, le nombre d’appartements en vente a augmenté de 50%, et celui des maisons de 73%. Les villes du Top 10 ne sont pas épargnées par cette tendance, avec des hausses significatives des stocks à Strasbourg (+107%), Nantes (+82%), Bordeaux (+68%), Lyon (+75%), et Rennes (+55%). Paris, bien que moins touchée en pourcentage, a également vu une augmentation des biens disponibles sur le marché de +34%, s’ajoutant à une hausse de +123% depuis la crise sanitaire en 2020.

 

(source MeilleursAgents)
 

Ce que les CGP anticipent pour 2024

Les CGP français identifient une croissance mondiale modérée et des troubles géopolitiques comme les principaux risques au cours des prochains mois.

Selon une étude de Principal Asset Management, les CGP français identifient une croissance mondiale modérée et des troubles géopolitiques comme les principaux risques pour les portefeuilles en France au cours des prochains mois. 
 

L’étude menée auprès de 100 gestionnaires de patrimoine révèle que 67 % considèrent ces facteurs comme des risques clés, avec également des préoccupations concernant une récession mondiale (65 %).
 

Dans ce contexte, les conseillers français prévoient de maintenir plutôt que de modifier leurs allocations actuelles dans la plupart des classes d’actifs. Cependant, ils envisagent de réduire les allocations au crédit de bonne qualité de 45 % et d’augmenter les allocations au crédit à haut rendement de 28 %, tout en réduisant l’exposition aux actions américaines et européennes.
 

Selon Seema Shah de Principal Asset Management, les conseillers français voient des opportunités attrayantes dans le crédit à haut rendement en 2024, tout en soulignant que la France a le potentiel d’offrir des rendements ajustés au risque dans le secteur immobilier malgré les incertitudes mondiales.
 

L’étude révèle également que les conseillers français ont une préférence nationale marquée en matière d’investissements immobiliers, citant la France comme offrant les opportunités les plus attractives (88 %). Les sous-secteurs immobiliers tels que la logistique, l’usage mixte, les soins de santé et l’industrie sont identifiés comme offrant des rendements attractifs par 28 % des répondants, reflétant une approche diversifiée par rapport aux autres marchés européens.
 

Si l’étude met en lumière les défis et les opportunités auxquels les investisseurs français sont confrontés, elle souligne surtout la nécessité d’une allocation diversifiée des actifs dans un environnement de marché difficile.
 

Combien y a t-il vraiment de passoires thermiques en France ?

Le nombre de logements considérés comme des passoires énergétiques en France a été estimé à 6,6 millions au 1er janvier 2023.

Le nombre de logements considérés comme des passoires énergétiques en France a été estimé à 6,6 millions au 1er janvier 2023, marquant une baisse significative par rapport aux 7,1 millions enregistrés en 2022, soit une diminution de 7%, d’après le bilan annuel de l’Observatoire national de la rénovation énergétique.

 

Ce décompte englobe l’ensemble du parc français, comprenant les résidences principales, les résidences secondaires et les logements vacants, totalisant 37 millions d’unités. Au 1er janvier 2023, le nombre de passoires énergétiques est estimé à 6,6 millions, représentant 17,8% du parc, contre 7,1 millions (19,5%) en 2022. Ce constat indique une amélioration de 7%, comme l’indique une publication datée du 20 novembre.

 

Les diagnostics de performance énergétique (DPE) attribuent aux logements et bâtiments des notations de A à G, réservant les désignations « F » ou « G » aux passoires énergétiques, souvent en raison d’une isolation insuffisante ou d’un chauffage émettant fortement du CO2, comme le gaz ou le fioul.

 

Lorsqu’on se concentre sur les 30 millions de résidences principales en France au 1er janvier 2023, le nombre de passoires est estimé à environ 4,8 millions, soit 15,7% du parc, comparé à 5,1 millions (17,1%) en 2022. L’Observatoire rapporte une diminution d’environ 380 000 logements par rapport à l’année précédente.

 

Le parc locatif social présente une moyenne énergétique inférieure à celle du parc privé, avec 380 000 logements et 8,1% d’étiquettes F et G, comparé à 4,4 millions et 17,1% pour le parc privé. À l’échelle régionale, l’Ile-de-France affiche la situation la plus préoccupante, avec 21,7% de passoires énergétiques et 47,5% de logements classés de E à G parmi les résidences principales.

 

Cette réalité s’explique en partie par la prédominance de logements de petite taille dans cette région, représentant 43% du total (contre 27% en moyenne), avec des taux de passoires plus élevés, soit 31,3% pour les logements de moins de 30 m2 et 19,7% pour ceux entre 30 et 60 m2.

Globalement, parmi les résidences secondaires et les logements vacants, la proportion de logements énergivores est plus élevée que parmi les résidences principales. Environ 30% des résidences secondaires (environ 1,1 million de logements) et 24% des logements vacants (environ 0,7 million) reçoivent l’étiquette F ou G.

 

L’Observatoire se base sur les DPE réalisés entre octobre 2022 et mars 2023 (soit 915 000 diagnostics), extrapolant ces données à l’ensemble du parc de logements.

Retraite : Qui sera exonéré de CSG sur les pensions en 2024 ?

Certains seniors bénéficient d’une exemption de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur leurs pensions, conditionnée par leur revenu fiscal de référence.

Certains seniors bénéficient d’une exemption de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur leurs pensions, conditionnée par leur revenu fiscal de référence.

 

En 2024, les taux de prélèvement de la CSG resteront inchangés, oscillant entre 0 % et 8,3 % en fonction des revenus. Ces taux sont associés à des plafonds de revenus réajustés pour tenir compte de l’inflation.

 

Il est crucial de connaître son revenu fiscal de référence pour évaluer ces contributions. Le ministère de l’Économie explique que la CSG vise à financer la protection sociale en France et à réduire l’endettement de la sécurité sociale. Elle touche tous les résidents français et concerne diverses sources de revenus, tels que les revenus d’activités, de remplacement, de patrimoine, de placement, et les gains issus de jeux.

 

Pour les pensions de retraite, les taux de cotisations dépendent du revenu fiscal de référence (RFR) et du nombre de parts du quotient familial. Si vous ignorez le taux appliqué à votre pension, consultez la notification disponible sur votre espace personnel ou vérifiez votre RFR sur l’avis d’imposition 2022.

 

En 2024, les retraités vivant seuls avec un RFR inférieur à 12 230 euros seront exonérés de la CSG. Ce seuil s’élève à 15 495 euros pour 1,5 part fiscale, 18 760 euros pour deux parts, 22 026 euros pour 2,5 parts, et 25 291 euros pour trois parts.

 

Il est à noter que l’exonération totale de la CSG s’applique également aux bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité pour Personnes Agées, de l’Allocation veuvage, et de l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI). De même, la retraite du combattant et la retraite mutualiste des anciens combattants, bénéficiant de la majoration de l’État, sont incluses dans cette exonération.

Retraite : Qui sera exonérés de CSG sur les pensions en 2024 ?

Certains seniors bénéficient d’une exemption de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur leurs pensions, conditionnée par leur revenu fiscal de référence.

Certains seniors bénéficient d’une exemption de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) sur leurs pensions, conditionnée par leur revenu fiscal de référence.

 

En 2024, les taux de prélèvement de la CSG resteront inchangés, oscillant entre 0 % et 8,3 % en fonction des revenus. Ces taux sont associés à des plafonds de revenus réajustés pour tenir compte de l’inflation.

 

Il est crucial de connaître son revenu fiscal de référence pour évaluer ces contributions. Le ministère de l’Économie explique que la CSG vise à financer la protection sociale en France et à réduire l’endettement de la sécurité sociale. Elle touche tous les résidents français et concerne diverses sources de revenus, tels que les revenus d’activités, de remplacement, de patrimoine, de placement, et les gains issus de jeux.

 

Pour les pensions de retraite, les taux de cotisations dépendent du revenu fiscal de référence (RFR) et du nombre de parts du quotient familial. Si vous ignorez le taux appliqué à votre pension, consultez la notification disponible sur votre espace personnel ou vérifiez votre RFR sur l’avis d’imposition 2022.

 

En 2024, les retraités vivant seuls avec un RFR inférieur à 12 230 euros seront exonérés de la CSG. Ce seuil s’élève à 15 495 euros pour 1,5 part fiscale, 18 760 euros pour deux parts, 22 026 euros pour 2,5 parts, et 25 291 euros pour trois parts.

 

Il est à noter que l’exonération totale de la CSG s’applique également aux bénéficiaires de l’Allocation de Solidarité pour Personnes Agées, de l’Allocation veuvage, et de l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI). De même, la retraite du combattant et la retraite mutualiste des anciens combattants, bénéficiant de la majoration de l’État, sont incluses dans cette exonération.

Quels produits d’épargne pour vos enfants ?

85% des parents déclarent avoir ouvert au moins un produit d’épargne à destination d’au moins un de leur enfant mineur.

Selon le sondage “Les parents et l’épargne pour leurs enfants” réalisé par IFOP pour SicavOnline, 85% des parents déclarent avoir ouvert au moins un produit d’épargne à destination d’au moins un de leur enfant mineur. 

 

53% des parents n’ont ouvert qu’un seul produit d’épargne à leurs enfants et 25% ont ouvert deux produits. Sur la moyenne des réponses, les parents ouvrent 1,5 produit d’épargne ouverts pour les enfants. 
 

Dans le détail, c’est le Livret A qui est privilégié par les parents pour leur enfant. Ils sont en effet 2/3 d’entre eux à choisir ce produit d’épargne (67%) et dans une moindre mesure 1/3 ont ouvert un livret jeune (33%) – ces livrets ayant actuellement un rendement relativement intéressant (3%) malgré l’inflation qui se maintient au-delà de ce seuil.
 

Cependant, c’est la grande avancée de l’assurance vie auprès de notre panel de personnes interrogées qu’il est intéressant de souligner. En effet, 21% des parents déclarent avoir ouvert une assurance vie à destination d’au moins un de leurs enfants. Or, lorsqu’ils étaient eux-mêmes mineurs, seuls 8% de leurs parents leur avaient ouvert une assurance vie, soit un chiffre en augmentation de 13%.
 

Quant à la principale raison d’ouverture d’un produit d’épargne à destination d’un enfant, c’est d’abord pour l’aider à financer un projet futur (immobilier, voyage, études…) avec 44% des répondants.

Selon les résultats du sondage réalisé, 75% des parents de mineurs se sont en effet vus ouvrir un produit d’épargne lorsqu’ils étaient jeunes contre 85% qui le font actuellement pour leurs enfants. 
 

En moyenne, leurs propres parents ont ouvert 1,3 produit d’épargne, soit -0,2 points par rapport à aujourd’hui. S’ils étaient également une courte majorité (56%) à n’ouvrir qu’un seul produit, ils sont aujourd’hui plus nombreux à en avoir ouvert deux (25% contre 16% de leurs parents à l’époque).

Elle est fonction du comportement d’épargne de leurs propres parents lorsqu’ils étaient eux-mêmes mineurs. 
 

Les parents concernés par l’ouverture d’un produit d’épargne lorsqu’ils étaient mineurs sont en effet plus nombreux à avoir ouvert au moins un produit pour leurs enfants (93% soit +8 points par rapport à la moyenne). 
 

A l’inverse, ceux dont les parents n’avaient pas ouvert de produit particulier leur étant destiné sont nettement moins nombreux à avoir ouvert au moins un produit pour leurs enfants (60%, soit -25 points par rapport à la moyenne). 
 

Quelles sources d’informations priviliégier pour son épargne ?

En matière de finance, les réseaux sociaux restent la principale source d’informations financières en Europe, devant les médias traditionnels.

En matière de finance, les réseaux sociaux restent la principale source d’informations financières en Europe, devant les médias traditionnels, selon la troisième édition de l’étude de Pictet AM sur l’éducation financière.

 

Les institutions et les écoles devraient être responsables de l’éducation financière, sauf au Royaume-Uni, où les participants estiment que les conseillers financiers devraient également soutenir les efforts visant à éduquer le public sur les questions financières.

Telles sont les conclusions de la troisième édition de l’étude réalisée par Pictet Asset Management en collaboration avec FINER Finance Explorer.

L’étude examine le niveau de culture financière en France, en Italie, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni. L’échantillon comprenait des investisseurs et des non-investisseurs des générations Z, Y, X et du baby-boom, disposant d’actifs financiers plus ou moins importants. Les données ont été collectées par FINER Finance Explorer sur une période d’un mois, sur la base d’entretiens avec plus de 9‘000 participants dans l’Union européenne et au Royaume-Uni.

 

Intérêt croissant pour la finance 
L’incertitude des marchés, la complexité de l’économie et l’instabilité géopolitique croissante ont entraîné une recrudescence de l’intérêt général pour la finance cette année, avec des participants d’horizons et de pays divers qui font preuve d’une curiosité et d’un désir croissants d’approfondir le sujet. 
L’intérêt pour la finance a augmenté partout en Europe depuis l’étude de 2022. En 2023, pour la France, 37% des participants se disent très intéressés par le sujet (en hausse de 4% par rapport à 2022), tandis que 39% déclarent qu’ils aimeraient en savoir plus sur la finance, même s’ils n’ont que très peu de connaissances en la matière (en hausse de 3% par rapport à la dernière étude). 
Les projets de vie (41%) et l’épargne (29%) sont les principales raisons pour lesquelles les participants français souhaitent renforcer leur éducation financière et potentiellement investir leur argent. Cependant, malgré ces raisons, de nombreuses craintes freinent la volonté d’investir des participants. En France, les deux principales craintes sont l’effet de panique lors d’une crise boursière (29%) et un conseiller financier mal préparé (36%).

 

Sources d’information
Les réseaux sociaux sont devenus la première source d’information pour des thèmes liés à la finance, ce qui soulève des questions quant à l’exactitude des informations qu’ils fournissent à un public de plus en plus nombreux. Cette évolution s’est produite alors que la confiance dans ces plateformes s’est considérablement accrue. L’étude de cette année démontre que les médias sociaux et le contenu numérique font partie des sources d’information financière les plus populaires. En France, 36% de l’échantillon déclare utiliser les réseaux sociaux pour s’informer sur les questions financières, devant la télévision (14%) et la presse (9%). La même tendance est observée partout en Europe.

L’importance des réseaux sociaux en tant que source d’information fiable est observée dans l’ensemble de l’échantillon (investisseurs et non-investisseurs), indépendamment de la génération et de la fortune des participants. Il existe bien sûr des différences dans l’utilisation des médias sociaux selon les générations. Facebook et LinkedIn sont les plus utilisés par les générations plus âgées, tandis qu’Instagram et Telegram sont plus populaires parmi les populations plus jeunes. En France, Instagram est devenu le réseau social le plus utilisé pour du contenu financier en 2023.24% des participants utilisent cette plateforme principalement pour échanger avec des experts et s’informer sur les dernières nouveautés du domaine de la finance. 
 

Bien que la confiance dans les plateformes sociales ait augmenté de 19% en France, il est intéressant de constater que l’étude de cette année démontre également que la plupart des participants estiment qu’il est difficile de trouver des informations fiables et pertinentes lorsqu’il s’agit de sujets financiers. 44% de l’échantillon français a déclaré ne pas pouvoir trouver les informations adéquates ou les bonnes personnes pour développer et élargir ses connaissances financières. 
 

Qui doit assurer l’éducation financière ?
La responsabilité d’éduquer le public sur des sujets financiers incombe à diverses entités jouant un rôle crucial dans la transmission de connaissances financières et la promotion de la culture financière dans toutes les régions couvertes par l’étude de cette année. Les institutions gouvernementales et les régulateurs restent en tête, avec 37% des participants français qui considèrent que c’est à ces derniers qu’il incombe de former leurs citoyens finance, devant les écoles (30%) et les conseillers financiers (17%), comme presque partout en Europe. 
 

Un Français sur deux épargnent plus de 3 000 euros par an, en moyenne

Pour se protéger et malgré l’inflation, la moitié d’entre eux parvient à mettre de côté plus de 3 000 euros par an, selon une étude.

Pour se protéger et malgré l’inflation, la moitié d’entre eux parvient à mettre de côté plus de 3 000 euros par an, selon une étude réalisée par Tudigo et Madeinvote, afin de mettre en lumière les tendances, les comportements et les perspectives de l’épargne en France.

 

86 % de Français font des économies chaque année. Et près de 50 % de la population parvient à constituer des économies chaque mois. Pour les 46 % qui arrivent à économiser tous les mois, ce sont 260 € par mois qui sont économisés soit 3 120 € sur une année, l’équivalent de plus deux fois le smic. 
 

Ce sont les plus hauts revenus (+ 50 000€ par mois) qui arrivent à mettre davantage de côté chaque mois avec 600 € et plus. En ce qui concerne l’âge, la tranche des 50-64 ans est celle qui, en moyenne, épargne les montants les plus modestes, avec une mise de côté mensuelle moyenne de 229 €. Pour les moins de 35 ans, ce sont 270 € qui sont mis de côté chaque mois, soit 10 € de plus que la moyenne nationale.
 

Les Français ont notamment recours à l’épargne pour constituer un fonds d’urgence, financer leurs vacances ou assurer la sécurité financière de leur retraite, surtout pour ceux âgés de 65 ans et plus. En revanche, les plus jeunes épargnent chaque mois pour des motifs variés. Pour 20 % d’entre eux, l’épargne vise l’acquisition de biens coûteux, tandis que 7 % l’utilisent pour initier un projet professionnel.

 

Au quotidien, les Français sont davantage « fourmis » que « cigales ». En effet, dans le contexte économique actuel compliqué, les Français ont vu leurs finances personnelles directement impactées. Au cours des derniers mois, plus de 8 Français sur 10 ont dû réaménager leurs dépenses. Avec l’inflation et notamment l’augmentation des prix des produits de première nécessité, les Français ont dû revoir leurs priorités.

Conséquences ? Ils préfèrent la sécurité financière et la prudence en matière de gestion de l’argent. En effet, investir ou placer son argent est avant tout perçu comme un moyen d’augmenter ses revenus pour 54% des Français ou son capital pour 52% d’entre eux. Au-delà de cette motivation, l’investissement permet de se protéger contre l’inflation pour près de 47 % d’entre eux, surtout pour nos aînés (65 ans et plus).

Lorsque les Français se projettent dans le cadre d’un éventuel investissement, ils y voient avant tout un avantage financier (pour plus de la moitié d’entre eux). Alors qu’au cours des dernières années de nouvelles perspectives en termes de placements stratégiques ont émergé, ils se montrent peu enclins à prendre des risques en matière d’investissement. En effet,  5 Français sur 10 sont frileux à l’idée même de placer leur argent. Ils privilégient alors des opérations plus sûres et plus connues. 
 

Les placements bancaires sont en tête des investissements préférés des Français, 65 % de la population y a recours. Les plus âgés en sont adeptes : 89 % d’entre eux les utilisent car ils perçoivent notamment les atouts suivants : la sécurité, la facilité d’accès, la transparence ou encore la clarté.

Par la suite, l’investissement immobilier, bien que largement reconnu, est nettement moins adopté (20 %), tout comme l’investissement dans les entreprises cotées en bourse (18 %). Les placements dans le secteur non coté et dans les cryptomonnaies sont les moins familiers et les moins exploités (respectivement 8% et 10%), mais les placements dans le secteur non coté affichent un taux de conversion plus élevé parmi ceux qui les connaissent. Ce type de placement est souvent considéré comme réservé aux experts du secteur.

“C’est un vrai travail de pédagogie que l’on doit mener dans les prochaines années pour démontrer l’accessibilité de ce produit financier. Les Français sont encore trop nombreux à penser que l’investissement en non coté est réservé aux élites de la finance. Or, les plateformes telles que Tudigo permettent aujourd’hui à tous, à partir de 1 000€, d’investir dans les sociétés françaises. De plus, cette opportunité d’investissement, encore peu connue, reste la classe d’actifs la plus rentable du marché. En effet, nos investisseurs peuvent espérer un rendement de 12,2% par an en moyenne grâce au non coté ce qui surperforme largement l’immobilier ou le CAC 40, ” met en avant Alexandre Laing, cofondateur de Tudigo.

S’ils devaient investir dans le non coté, 6 français sur 10 y consacrent 20 % ou moins de leur épargne. La rentabilité financière serait la principale motivation pour 31 % d’entre eux. Exemple : Face à la possibilité d’investir 10 000€, la moitié du portefeuille serait placée sur un produit de placement bancaire. L’immobilier serait ensuite concerné par les 3/10 du portefeuille, loin devant l’investissement sur des entreprises cotées ou non cotées, ou en crypto monnaie avec plus ou moins 1/10 du portefeuille restant.

Pour les Français, investir dans les entreprises non cotées offre certains avantages : donner du sens à son épargne (30%), bénéficier d’avantages fiscaux (29%) ou encore diversifier son portefeuille (23%).

En outre, bien que l’épargne demeure une habitude financière ancrée dans l’esprit des Français, l’évolution des circonstances économiques, des politiques et des attitudes générationnelles peut influencer la manière dont les individus abordent la gestion de leur argent. Les placements traditionnels restent majoritaires, mais de nouveaux placements émergent, plus risqués et plus rentables, tel que le non coté.

Dans l’inconscient collectif, l’investisseur est avant tout une personne perçue comme prévoyante et audacieuse. Concrètement, seulement 3 Français sur 10 montrent un fort intérêt pour l’investissement. Les moins de 35 ans sont les citoyens les plus intéressés par la thématique et davantage connaisseurs dans ce domaine –  31 % se considèrent “expert”.