À l’horizon 2026, la gestion de patrimoine change d’échelle et de nature. Selon l’étude Emerging Trends in Wealth Management 2026 menée par MSCI auprès de 250 professionnels du secteur, dont 65 en Europe, trois dynamiques structurantes s’imposent : la personnalisation des portefeuilles devient un standard, l’intelligence artificielle s’accélère comme levier de compétitivité et les allocations se rééquilibrent progressivement hors des États-Unis.
Facturation électronique : au-delà de la conformité, un levier stratégique
La facturation électronique n’est pas qu’une simple case à cocher pour être en règle au 1er septembre 2026. Pour Gwenaëlle Bernier, avocate associée chez EY Société d’Avocats, c’est surtout une révolution qui peut, avec l’aide de l’intelligence artificielle, devenir un actif stratégique pour les entreprises.
La télédéclaration des dons : nouvelle étape de la transmission responsable
Le paysage de la transmission patrimoniale connaît un tournant. Depuis le 1er janvier 2026, tout don d’argent doit être télédéclaré via l’espace personnel du site des impôts, y compris lorsqu’il est exonéré de droits.
IFI : le gouvernement referme le débat sur l’impôt sur la fortune
Alors que le projet de loi de finances pour 2026 a été adopté sans vote via l’article 49-3, une certitude s’impose côté patrimoine : l’impôt sur la fortune immobilière reste strictement inchangé. Les pistes d’un impôt sur la « fortune improductive » ou d’une contribution élargie sur les hauts patrimoines disparaissent du texte final.
CDHR : la contribution sur les hauts revenus s’installe dans la durée
Initialement conçue comme un dispositif transitoire, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est pérennisée par le projet de loi de finances pour 2026. Une confirmation qui acte un changement durable dans la manière d’appréhender l’imposition des revenus élevés.
Holdings patrimoniales : la taxe de 20 % qui vise les actifs « dormants »
C’est l’une des mesures les plus sensibles du projet de loi de finances pour 2026. Le gouvernement instaure une taxe de 20 % sur certains actifs détenus par des sociétés holdings patrimoniales, lorsqu’ils ne sont pas affectés à une activité opérationnelle.
PLF 2026 : les ajustements patrimoniaux qui vont peser dans la pratique
Moins visibles que les grandes annonces, les mesures techniques du projet de loi de finances pour 2026 redessinent en profondeur certains équilibres patrimoniaux. Apport-cession, Dutreil, management packages : les curseurs se déplacent subtilement.
Risque géopolitique : comment investir sans céder au bruit des crises
Conflits régionaux, rivalités entre grandes puissances, tensions sur les routes commerciales : l’actualité géopolitique sature l’espace médiatique. Mais tous les chocs ne se valent pas pour les marchés financiers. Pour les investisseurs, l’enjeu central reste le même : distinguer les risques réellement structurants de ceux dont l’impact reste transitoire.
Investissement locatif : la performance énergétique devient un critère de rentabilité
Décote à l’achat, contraintes réglementaires, liquidité à la revente : la performance énergétique des logements s’impose désormais comme un déterminant central de l’investissement locatif. L’étude « Valeur verte » des Notaires de France montre que le DPE n’influence plus seulement les prix, mais redéfinit en profondeur le couple rendement–risque de l’immobilier résidentiel.
Immobilier de luxe : les investisseurs locatifs doivent changer de grille de lecture
En 2025, l’immobilier haut de gamme français a poursuivi sa trajectoire à contre-courant du marché résidentiel classique. Prix unitaires élevés, rareté structurelle, demande internationale… Autant de caractéristiques qui en font moins un actif de rendement immédiat qu’un outil patrimonial stratégique. Pour les investisseurs locatifs fortunés, le luxe s’impose désormais comme une classe d’actifs à part entière, à condition d’en accepter les règles.
