Le Livret A s’envole depuis la hausse du taux

Le Livret A a connu début août un second doublement de son taux. Ce bond spectaculaire à 2 % a gonflé la collecte de fonds, qui a battu les records de 2012 et de 2020.

Le Livret A a connu début août un second doublement de son taux. Ce bond spectaculaire à 2 % a gonflé la collecte de fonds, qui a battu les records de 2012 et de 2020.

 

Selon la Caisse des dépôts, la collecte nette s’élève à 2,64 milliards d’euros au mois d’août. L’encours du Livret A est de 362,5 milliards d’euros. Cumulé avec le LDDS, le total s’élève à 491,8 milliards d’euros. Depuis le 1er janvier, l’augmentation de l’encours de ces deux placements s’élève à 22 milliards d’euros. Depuis 2009, année qui marque le début du suivi des placements bancaires par la Caisse des dépôts, c’est le solde positif entre dépôts et retraits le plus important. Il a en effet dépassé les deux records enregistrés : celui de juillet 2012, lié à l’augmentation du taux et du plafond du Livret A, et de juillet 2020, lié aux confinements et au réflexe d’épargne des Français.

 

Un doublement du taux d’intérêt  en janvier ?

 

Cette épargne spectaculaire s’explique par l’annonce d’un second doublement du taux du Livret A en moins de six mois, après celui du 1er février dernier, qui a fait passer le taux de 0,5 % à 1 %. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a en effet entériné la recommandation du gouverneur de la Banque de France de porter le taux du Livret A à 2 % à compter du 1er août.

 

Le Livret d’épargne populaire, moins connu car réservé aux revenus modestes, son taux a connu lui aussi une augmentation, puisqu’il a grimpé de 2,2 % à 4,6 %. À chaque augmentation, on observe un effet mécanique qui se traduit par une collecte plus prolifique pendant quelques mois.

 

Compte tenu de l’inflation qui s’installe, le gouvernement a en effet évoqué l’hypothèse d’un nouveau relèvement en février 2023. Mais ce coup de pouce non négligeable ne fait pas oublier que le rendement du Livret A et du LDDS reste négatif, compte tenu de la flambée des prix et d’une inflation qui s’est affichée, selon les chiffres de l’Insee, à 5,8 % en juin et à 6,1 % en juillet.

 

Retards de paiement : La situation s’améliore pour les entreprises

Avec 13 jours de retard en moyenne, les délais de paiement en Europe retrouvent les niveaux d’avant crise Covid. Face à la crise, les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations fournisseurs.

Avec 13 jours de retard en moyenne, les délais de paiement en Europe retrouvent les niveaux d’avant crise Covid. Face à la crise, les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations fournisseurs.

 

Le groupe Altares, expert historique et référent de la data d’entreprise dévoile le panorama des retards de paiement des entreprises en Europe et en France au 2e trimestre 2022. Alors qu’ils s’inscrivaient en forte hausse dès l’été 2020, atteignant 14,5 jours au 4e trimestre 2020, les retards de paiement à l’échelle Europe diminuent rapidement pour retrouver des seuils d’avant crise. A l’heure actuelle, près d’une entreprise européenne sur deux (48,4 %) paye ses fournisseurs à l’heure. Une dynamique portée d’une part par les nettes améliorations enregistrées en France et en Belgique, et d’autre part par les comportements restés vertueux chez les entreprises d’Allemagne et des Pays-Bas. Alors que le Vieux Continent est confronté à de profonds bouleversements, les comportements de paiement des entreprises restent très modérés. Premier élément d’explication avancé : les entreprises redoublent d’efforts pour préserver leurs bonnes relations avec leurs fournisseurs, à l’heure où les chaînes d’approvisionnement sont exposées à de nombreuses crises.

 

La France repasse sous le seuil symbolique des 12 jours

 

Dans une Europe ou les comportements de paiement s’avèrent très hétérogènes, la France retrouve sa valeur référence proche des 12 jours de retard en moyenne. Au 2ème trimestre 2022, elle passe même sous ce seuil, à 11,6 jours, renouant avec les niveaux d’avant crise.

Les entreprises françaises, comme leurs consœurs européennes, présentaient durant l’été 2020 des retards de paiement au plus haut depuis près de vingt ans, au-delà de 14 jours.  Depuis, l’amélioration progressive a permis de réduire ce délai de près de 3 jours. 

Les Pays de la Loire meilleurs payeurs. L’Ile-de-France à la traîne malgré une très nette amélioration des comportements sur ces derniers mois.

 

Les fournisseurs des entreprises franciliennes, dont le retard de règlement avait dépassé 20 jours au plus haut de l’épisode Covid, ont « gagné » 4 jours de délai. Néanmoins, avec un décalage encore supérieur à 16 jours, un effort reste à faire pour approcher la moyenne nationale.

Les entreprises ultramarines sont encore au-dessus avec des décalages de paiement de plus de 19 jours.

 

A l’inverse, la performance des Pays-de-la-Loire est à souligner. Après avoir réussi à contenir les retards à peine au-dessus de 11 jours (11,3) en été 2020, les entreprises ligériennes affichent désormais seulement 9 jours de retard. Il s’agit du meilleur délai du pays, avec la Bretagne dont les retards étaient restés sous la barre des 11 jours (10,9) en été 2020.

 

Une corrélation entre retard de paiement et taille de l’entreprise

 

Les données l’attestent, plus l’entreprise est grande, plus les retards de paiement s’allongent.

Sur le deuxième trimestre 2022, les organisations employant entre 200 et 999 personnes présentent un retard de 13,7 jours (+ 2 jours vs. moyenne toutes tailles confondues). Les structures les plus grandes d’au moins 1000 salariés, présentent un retard moyen de 16,7 jours, soit plus de 5 jours de plus comparé à la moyenne.

A l’inverse, les structures de 10 à 49 salariés présentent traditionnellement de meilleures performances. C’est actuellement le cas avec des reports de règlements de moins de 11 jours (10,8 jours). Les plus petites entreprises, comptant moins de trois salariés, ne sont jamais parvenues à redescendre sous 12 jours depuis la crise sanitaire. Des tensions sur les paiements étaient même constatées en fin d’année 2021 et début 2022.

Les activités B2C toujours plus fragilisées. La filière textile-habillement particulièrement impactée

Les activités où l’on observe les comportements les moins vertueux restent les activités B2C, fragilisées depuis la crise Covid. Parmi celles-ci on retient : la restauration (19,4 jours), les salons de coiffure ou de beauté (19 jours) et le commerce de détail d’habillement (17,6 jours).

La filière textile-habillement est également sous tension en B2B. Le commerce de gros affiche un retard de plus de 18 jours tandis que dans la fabrication, le décalage qui avait approché 12 jours en 2021 remonte au-delà de 13 jours depuis le début de l’année.

Parmi les autres activités peu vertueuses figure la promotion immobilière qui n‘est jamais parvenue à redescendre sous le seuil des 20 jours. Actuellement, les promoteurs décalent leurs règlements de près de 24 jours en moyenne.

A l’inverse, quelques activités présentent des retards de paiement inférieurs à 10 jours. En tête de celles-ci le bâtiment (8,2 jours) et l’assurance (8,9 jours), suivis de l’édition (9,2 jours), la fabrication de matériaux de construction (9,4 jours) ou la réparation-maintenance industrielle (9,4 jours).
 

A Paris, le marché de l’immobilier haut de gamme s’étend à l’Est

Alors que le marché immobilier haut de gamme ne concernait, depuis des décennies, que certains arrondissements de l’Ouest et du centre de Paris, il s’étend désormais à l’ensemble de la capitale.

Alors que le marché immobilier haut de gamme ne concernait, depuis des décennies, que certains arrondissements de l’Ouest et du centre de Paris, il s’étend désormais à l’ensemble de la capitale.

 

Une véritable révolution, signe d’une approche inédite et probablement pérenne de la vie parisienne. « Cet élargissement du marché vers les arrondissements autrefois délaissés par notre clientèle contribue certainement à la stabilisation globale des prix parisiens », ajoute Richard Tzipine, directeur général de Barnes. « Dans nos agences, le prix moyen, tous arrondissements confondus est, en effet, stable depuis 2020. Il s’établissait à 14 633 €/m² fin juin 2022. Avec des écarts allant du simple au double entre le VIIe (19 325 €/m²) et le XIXe arrondissement (9 022 €/m²) » complète-t-il.

 

La vie de village de l’Est parisien

 

Le XIe arrondissement est l’un des grands gagnants de ce déplacement du centre de gravité immobilier. Le quartier de la Bastille semble avoir définitivement gagné ses galons de secteur de premier choix pour les acheteurs haut de gamme, avec des prix s’établissant autour de 12 500 €/m² en moyenne, mais pouvant se montrer bien supérieurs pour des biens dotés d’un espace extérieur ou d’une vue. « Nous sommes très proches du Marais pour des prix nettement moindres, explique Sébastien Mouton, directeur BARNES Paris Est. Ce qui séduit une nouvelle clientèle étrangère, composée en majorité d’Espagnols, d’Italiens et d’Américains. Ils souhaitent y découvrir des enseignes indépendantes et des bistrots à l’ancienne davantage que des boutiques et des marques que l’on peut trouver partout ailleurs ». Des quartiers comme Faidherbe et Charonne séduisent ainsi de nouvelles générations d’acheteurs, souvent artistes, designers ou créateurs, à la recherche d’authenticité et de simplicité dans leur vie quotidienne.

« Avec des prix raisonnables, autour de 12 000 €/m² en 2021, les XIIe et XXe arrondissements connaissent la même dynamique, poursuit Sébastien Mouton, notamment parce que l’on peut y dénicher des appartements avec de grandes terrasses aux derniers étages d’immeubles des années 70, ce qui est rare dans le reste de Paris ».

 

La chasse aux pépites dans le Xe et XIXe

 

Le Xe arrondissement compte des quartiers bourgeois cotés depuis des générations, à la limite du IXe et autour du canal Saint-Martin. « La clientèle y est globalement la même que dans les VIIIe et IXe arrondissements, avec des acheteurs fortunés cherchant des biens de caractère jusqu’à 15 000 €/ m² », estime Sophie Neama, directrice de BARNES Paris Xe/XIXe. Changement de décor au nord de l’arrondissement, avec des secteurs beaucoup plus populaires autour de la gare de l’Est, du boulevard de Magenta et de la place Stalingrad. « Alors que le reste de Paris est souvent devenu inabordable financièrement pour les primo-accédants, même dotés de revenus et d’apports confortables, ces quartiers comptent de sublimes appartements dans des immeubles haussmanniens ou Art déco à des prix compris entre 9 000 et 10 000 €/m² », ajoute-t-elle. Plus inattendu, les abords de la Gare du Nord, attirent une clientèle d’affaires à la recherche d’un pied-à-terre. « Qu’il s’agisse de Britanniques, de Néerlandais, de Belges ou de Français expatriés en Europe du Nord, ces acheteurs préfèrent séjourner chez eux plutôt qu’à l’hôtel lorsqu’ils viennent à Paris ».

Le XIXe, qui est depuis des décennies l’arrondissement le moins cher de Paris a, pour sa part, repris des couleurs lors des différentes vagues de confinement, grâce à ses grandes avenues arborées, ses espaces verts, ses nombreux immeubles dotés de terrasses ou de rooftops et ses maisons « Aux abords des Buttes-Chaumont, vers la Butte Bergeyre ou la Mouzaïa, la clientèle se répartit équitablement entre acheteurs habitant déjà sur place, qui ne se verraient pas vivre ailleurs, et nouveaux venus attirés par le rapport qualité/prix et la possibilité de trouver des biens dotés d’extérieurs », ajoute Sophie Neama.

Dans cet arrondissement, on peut acheter une maison avec un -petit- jardin ou un appartement avec une grande terrasse panoramique pour environ 2 millions d’euros. Les transactions peuvent dépasser 3 millions d’euros pour les biens d’exception, à condition qu’ils bénéficient d’un emplacement de première qualité, ce qui se joue à une rue près. « Avec des prix compris entre 7 000 et 14 000 €/m², le XIXe arrondissement semble receler d’innombrables opportunités aux allures de pépites. La clientèle étrangère n’y est, pour l’instant, pas présente, mais cela ne devrait pas durer », conclut-elle.

 

La recherche de surfaces familiales dans les XIIIe et XIVe

 

« Le souhait de retrouver une vie de village explique en grande partie le regain d’intérêt manifesté par la clientèle familiale pour les XIIIe et XIVe arrondissement », assure Julien Meguidech, directeur de l’agence BARNES Panthéon. « Le Ve, longtemps resté dans l’ombre de ses prestigieux voisins, les VIe et VIIe arrondissements, les a quasiment rejoints en matière de prix et fait, aujourd’hui, figure de valeur établie pour l’immobilier de prestige. Il est, en revanche, assez nouveau que les familles à la recherche de mètres carrés supplémentaires acceptent, sans hésiter, de se diriger vers le XIIIe ou le XIVe pour y dénicher des biens atypiques, des maisons ou des ateliers d’artistes », complète-t-il.

 

Les quartiers des Gobelins et de Port-Royal sont ainsi devenus, en quelques années, un marché de report naturel pour des Parisiens qui n’auraient auparavant jamais songé à quitter les abords du Jardin du Luxembourg ou du Panthéon. La condition est, toutefois, souvent de rester à 20 ou 25 minutes des établissements privés du VIe arrondissement (l’École Alsacienne, Stanislas…). « Il ne s’agit aucunement d’un achat immobilier par dépit, mais d’un choix de leur part, d’une nouvelle manière de concevoir la vie à Paris, peut-être de manière plus pragmatique. Dans ce contexte, les déplacements en voiture sont abandonnés au profit des circulations douces et des transports en commun », observe Julien Meguidech. A noter que cette tendance ne concerne pas, pour l’instant, la clientèle étrangère, encore attachée aux quartiers et aux arrondissements plus traditionnels.
 

Les salaires prennent le chemin de la hausse

L’indice du salaire mensuel de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % et l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022.

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % et l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022.

 

L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) progresse de 1,3 % au cours du 2e trimestre 2022 dans les entreprises de 10 salariés ou plus du secteur privé hors agriculture, particuliers employeurs et activités extraterritoriales. Il croît de 1,3 % dans le tertiaire, de 1,2 % dans l’industrie et de 0,9 % dans la construction. Sur un an, le SHBOE augmente de 3,5 % fin juin 2022 après + 2,5 % fin mars 2022.

L’indice du salaire mensuel de base (SMB) de l’ensemble des salariés progresse de 1,1 % au cours du 2e trimestre 2022. Sur un an, il augmente de 3,1 % après + 2,3 % le trimestre précédent.

Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation : les prix à la consommation (pour l’ensemble des ménages et hors tabac) augmentent de 6,0 % entre fin juin 2021 et fin juin 20221. Sur un an et en euros constants, le SHBOE diminue donc de 2,5 % et le SMB de 2,9 %.

 

Par secteur d’activité, le SMB croît, au cours du 2e trimestre 2022, de 1,1 % dans l’industrie et le tertiaire, et de 0,8 % dans la construction. Sur un an, il augmente de 3,1 % pour le tertiaire, de 3,0 % pour l’industrie, et de 2,6 % pour la construction. En euros constants et sur la même période, il diminue respectivement de 2,9 %, 3,0 % et 3,4 % pour chacun de ces secteurs (tertiaire, industrie et construction).

Par catégorie socioprofessionnelle, le SMB progresse, au cours du 2e trimestre 2022, de 1,3 % pour les employés, de 1,2 % pour les ouvriers, et de 0,8 % pour les professions intermédiaires et les cadres. Sur un an, il augmente de 3,8 % pour les employés, de 3,3 % pour les ouvriers, et de 2,4 % pour les professions intermédiaires et les cadres. En euros constants et sur la même période, il baisse respectivement de 2,2 %, 2,7 %, 3,6 % et 3,6 % pour chacune de ces catégories (employés, ouvriers, professions intermédiaires et cadres).

 

(source Dares)
 

Comment les Français se préparent et envisagent les économies d’énergie pour cet hiver ?

Avec l’arrivée de l’hiver, les Français sont-ils prêts à réaliser des économies d’énergie ? Réponses avec une enquête menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française.

Avec l’arrivée de l’hiver, Rothelec, le spécialiste du chauffage électrique économique, inventeur de radiateur à inertie, a voulu savoir si les Français étaient prêts à réaliser des économies d’énergie avec une enquête menée auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française. 

Qui doit être le plus sobre énergétiquement ? 
En ce qui concerne la question de la sobriété énergétique, les Français ont un avis bien tranché : plus de 54 % pensent que les particuliers doivent faire moins d’efforts que les professionnels. Seulement 39 % estiment que les efforts doivent être équivalents et 4 % que ce sont aux particuliers de faire plus d’économies. 

Pour ou contre pour la baisse des températures dans les maisons cet hiver ? 
Pour ce qui est de faire baisser la température dans les habitations quand le thermomètre sera au plus bas, les Français sont très divisés : 48 % estiment qu’il s’agit d’une bonne idée mais 39 % pensent que non et 13 % ne savent pas encore répondre à cette question. 
 
De plus, entre le fait de savoir que la baisse des températures est une bonne idée et le faire, il existe aussi un fossé. En effet, 45 % des personnes interrogées déclarent qu’elles diminueront effectivement cet hiver le chauffage de leur habitation de quelques degrés mais 44 % avouent que non et 11 % n’ont pas encore pris leur décision. 

Une baisse de combien ? 
Faire baisser la température de leur habitation ne signifie pas pour autant que les Français vont rester à 18°C. Ainsi, la température de confort du salon des Français cet hiver sera pour 33 % entre 20°C et 18°C, pour 31 % entre 22°C et 20°C et pour 29 % entre 24°C et 22°C. Il semble donc que les recommandations de faire baisser les températures entre 18°C et 19°C ne soient pas totalement respectées dans les faits. 

Comment vraiment réaliser des économies ? 
Pour vraiment faire baisser la facture énergétique, les Français ont de bonnes idées. Ainsi, 77 % considèrent qu’une bonne isolation des murs, des plafonds et des sols est la solution la plus efficace. 
En deuxième place, 65 % pensent que le chauffage solaire est pertinent et 61 % qu’il faut installer des radiateurs haut de gamme. 

Plus d’1 Français sur 2 prévoit de changer de chauffage
En mai 2022, plus de 47 % des Français prévoyaient déjà de changer ou d’améliorer leur système de chauffage. En septembre, ils sont plus de 51 % dans ce cas, soit une augmentation de 4 points en seulement 4 mois. 

L’électrique toujours le choix N°1
Si l’électricité reste encore le choix numéro des Français, il baisse cependant de 39 % en mai à 36 % en septembre. Le Gaz quant à lui chute véritablement de 33 % à 24 % alors que le solaire grimpe de 11 % à 23 %. Le chauffage au bois augmente également de 9 % à 19 %. 
 

Comment redonner de l’air aux emprunteurs immobilier ?

Pour Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage, « Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air aux emprunteurs ».

Pour Ludovic Huzieux, co-fondateur d’Artémis courtage, « Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air aux emprunteurs ».

La semaine dernière, la Banque Centrale Européenne (BCE) a augmenté ses taux directeurs de 0,75 points de base, ce qui devrait entraîner une nouvelle hausse des taux de crédit immobilier dans les prochaines semaines. Toutefois, la majorité des banques a d’ores et déjà anticipé cette décision en procédant à une nouvelle hausse début septembre. Si le taux moyen sur 20 ans s’élève à 1,90 %, de nombreux établissements prêtent aujourd’hui à des taux bien supérieurs à 2 %. Si l’on ajoute les frais (garantie, dossier…) et l’assurance emprunteur, le taux annuel effectif global (TAEG) dépasse donc largement les taux d’usure, qui sont actuellement très bas. De nombreux acquéreurs doivent donc essuyer un refus de financement. Chez Artémis courtage, une trentaine de pourcents des dossiers ne peuvent pas être présentés aux banques ou financés selon les régions, ce qui est élevé.  

Comment vont évoluer les taux d’usure ?
Dès le 1er octobre prochain, les taux d’usure, calculés en fonction de la moyenne des taux accordés lors du trimestre précédent, vont remonter mathématiquement. Cependant, au même moment, les taux de crédits immobiliers risquent aussi d’augmenter, ce qui ne devrait donc pas permettre de réduire drastiquement le nombre de refus de prêts. Seule une refonte du mode de calcul des taux d’usure pourrait redonner de l’air et permettre à davantage d’acquéreurs de pouvoir emprunter. 

Quelles sont les conséquences du durcissement de l’accès au crédit ?
Entre les taux d’usure très bas et les conditions imposées par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF), la durée des prêts s’est fortement rallongée. Chez Artémis courtage, elle est, par exemple, en hausse de 6 mois entre août 2021 et 2022 (+7 mois pour les primo-accédant). Autre constat : les risques de contentieux vont augmenter. Face aux nombreux refus de crédit, de plus en plus d’emprunteurs se retournent contre leur courtier ou leur banque pour prendre en charge les pénalités en cas de refus hors délai, sollicitées par leurs vendeurs. 

Quelles sont les solutions pour emprunter ?
Certaines astuces permettent de contourner les taux d’usure. S’il en a la possibilité, un emprunteur peut augmenter le montant de son apport personnel en sollicitant, par exemple, l’aide familiale ou en puisant dans son épargne disponible. Il peut aussi souscrire une assurance emprunteur moins chère dans un autre établissement. Cela est aujourd’hui facilité par le législateur. En revanche, opter pour un prêt à taux variable nous semble peu judicieux. Ces prêts dont le taux d’intérêt n’est pas défini à l’avance font peser un risque important sur l’emprunteur. 

 

Le profil des nouveaux emprunteurs franciliens

Basée sur 7 150 prêts immobiliers réalisés au premier semestre 2022 par le Crédit Agricole d’Ile-de-France, cette étude pour le site Où-acheter-idf.fr met en lumière, dans sa 7ème édition, le profil des nouveaux emprunteurs franciliens.

Basée sur 7 150 prêts immobiliers réalisés au premier semestre 2022 par le Crédit Agricole d’Ile-de-France, cette étude pour le site Où-acheter-idf.fr met en lumière, dans sa 7ème édition, le profil des nouveaux emprunteurs franciliens.

 

Dans un contexte de mutation du marché immobilier, quels sont les départements et les communes qui attirent les nouveaux emprunteurs ?
 

Les Hauts-de-Seine (92) : en tête des 3 départements les plus prisés en Île-de-France avec 20% des projets. 3 communes se démarquent :
En tête du classement, Boulogne-Billancourt qui détient 8,5% des projets réalisés dans le département venant détrôner Rueil-Malmaison qui se positionne en 2nde place du classement. Colombes conserve sa 3e place et continue de conquérir le cœur des emprunteurs.

Paris (75) : 16,4% des projets immobiliers, avec une légère augmentation de 7,3% du montant moyen du projet et de 3,6% pour le montant moyen du prêt par rapport au 1er semestre 2021. Paris 18 se place en première position avec 11,6% des projets du département. Paris 15 et Paris 11 viennent se placer respectivement à la 2nde et 3ème place..

 

L’Essonne (91) : 15,3% des projets immobiliers, avec une légère augmentation de 6,55% du montant moyen du prêt et de 6% du montant moyen du projet par rapport au 1er semestre 2021. Massy (4,7% des projets réalisés dans le département) est en 1ère position devant Evry-Courcouronnes et Palaiseau.

– Quelles sont les 3 communes les plus prisées en Île-de-France ?
Le 18e arrondissement, le 15e arrondissement et Boulogne-Billancourt.

Nouveaux emprunteurs franciliens, quel profil dans un marché immobilier post-crise sanitaire ?

– Les primo-accédants (premier achat) : les Hauts-de-Seine devient le département le plus attractif devant Paris alors que l’Essonne passe de la 1ère à la 3ème position.

Ils sont âgés en moyenne de 34 ans et empruntent 312 065€ (11% de plus comparé au premier semestre 2021) sur une durée de 270 mois. Côté montant moyen du projet alloué, la dynamique se poursuit et atteint 411 425€ soit une augmentation de 13,4% sur la même période.
Ils sont de moins en moins nombreux et deviennent minoritaires, ils représentent désormais près de 48% des emprunteurs. Ils achètent principalement dans l’ancien.
 

Seulement 8% d’entre eux font le pari d’investir dans Paris intra-muros, chiffre qui continuent de baisser depuis plusieurs semestres.

– Les secundo-accédants (achat-revente): des projets de plus en plus importants notamment en grande couronne.

Ils sont âgés en moyenne de 40 ans et empruntent en moyenne 597 776€ (+9,5%) sur 193 mois. L’accélération du montant moyen du projet constatée sur les derniers semestres reste toujours aussi forte avec une hausse de 11,1% soit un passage à 794 565€.
Ils sont 48,5% à opter pour l’acquisition d’une maison, un chiffre qui baisse légèrement par rapport à l’année précédente. Ils recherchent majoritairement des communes où il fait bon vivre, tout en restant connectés à Paris et sa proche banlieue. Les principaux critères d’attraction sont la présence de moyens de transport, les espaces verts, la qualité des établissements scolaires et le niveau de sécurité locale.
 

L’économie circulaire, au cœur d’une thématique d’investissement

Selon Laurent Saint-Aubin, directeur de la gestion action chez Sofidy, l’économie circulaire, au cœur d’un thématique d’investissement, peut permettre de réconcilier bien être et prise en compte de la rareté des ressources.

Selon Laurent Saint-Aubin, directeur de la gestion action chez Sofidy, l’économie circulaire, au cœur d’un thématique d’investissement, peut permettre de réconcilier bien être et prise en compte de la rareté des ressources.

Le modèle de la croissance comme source d’une prospérité croissante dans un monde unifié mondial a vécu. La surexploitation des ressources naturelles et ses conséquences négatives sur le bien être rendent impérieux un changement majeur de destination de l’activité productive. Dans ce contexte, l’économie circulaire, au cœur de notre thématique d’investissement, peut permettre de réconcilier bien être et prise en compte de la rareté des ressources.
L’économie circulaire esquissée dès 1966 par l’économiste britannique Kenneth Boulding préconise que l’Homme s’inscrive dans un système écologique capable d’une reproduction continue de toute forme matérielle. 

 

Les composantes que nous retenons particulièrement dans notre orientation de gestion sont les suivantes et nous donnerons quelques exemples choisis, loin d’être exhaustifs de la circulation de cette thématique dans votre fonds :
Approvisionnement durable et achats responsables
L’objectif pour votre fonds est de pouvoir apprécier la mise en œuvre d’une politique de sélection par les entreprises de fournisseurs ayant les meilleures pratiques destinées à limiter les rebuts d’exploitation et l’impact environnemental de l’exploitation des matières énergétiques et minérales ou de l’exploitation agricole et forestière. Notre grille d’analyse ESG intègre ainsi systématiquement une évaluation de la gestion des fournisseurs, sous l’angle de l’utilisation raisonnée par ces derniers des matière premières (labellisation Eco Vadis des fournisseurs par exemple) et de la réduction du nombre de fournisseurs pour pouvoir en assurer un suivi plus pointu. 
Écologie territoriale
Favoriser les échanges de flux ou une mutualisation de besoins. Pilier de l’économie circulaire, l’écologie industrielle et territoriale vise à optimiser les ressources sur une zone d’activité donnée, qu’il s’agisse d’énergies, d’eau, de matières, de déchets mais aussi d’équipements et d’usages quotidiens (la ville du quart d’heure). 
Veolia conçoit, développe et gère des réseaux de chauffage urbains dans plusieurs grandes métropoles, ce qui permet d’optimiser les consommations d’énergie à l’échelle locale. Son portefeuille représente une puissance installée de 21,100 MW et associe de grands réseaux urbains, comme celui de Varsovie (1,700 km de longueur et 18,000 bâtiments raccordés), à des éco-réseaux de petite taille. Des procédés innovants sont mis au moins, comme la capture des calories du collecteur d’eaux usées de la ville d’Issy-les-Moulineaux pour produire de la chaleur. 
Économie de la fonctionnalité
Cette forme d’économie collaborative privilégie l’usage à la possession et tend à vendre des services liés aux produits plutôt que les produits eux-mêmes. Les politiques de développement des transports publics participent de cette thématique. Le fonds S.YTIC participe à leur financement via des entreprises du secteur du BTP comme Eiffage (acteur du développement du Grand Paris dans des métiers variés comme le génie électrique, le génie civil ou la construction) ou du rail comme Alstom (production de matériel roulant et solutions à destination de l’ensemble des systèmes ferroviaires pour améliorer leur efficacité et allonger leur durée de vie).
Allongement de la durée d’usage 
Passe par le recours du consommateur à la réparation, à la vente, au don, ou à l’achat d’occasion dans le cadre du réemploi et de la réutilisation. Adevinta (Leboncoin) est ainsi un exemple emblématique de cette thématique.
Recyclage
Traitement et valorisation des matières premières contenues dans les déchets collectés en vue de leur réutilisation dans de nouveaux produits :  Dans le cas de la production de verre, Verallia utilise de plus en plus de calcin (débris de verre récupérés) dans la fabrication de ses produits. Son taux d’incorporation dans les fours a considérablement augmenté au cours des dernières années. Ce taux pourrait techniquement atteindre jusqu’à 95 % pour certaines teintes. 
Tomra Systems, le leader mondial dans la fabrication de machines qui permettent de trier et de récupérer automatiquement les bouteilles usagées en verre et en plastique, notamment à l’aide de capteurs qui permettent de rapidement identifier les différents types de bouteilles s’inscrit également dans cette thématique.
De même, l’opérateur téléphonique Orange a mis en place une filière de collecte et de recyclage des mobiles (taux de collecte des mobiles usagés en Europe : 20.4% en 2021).

Épargne : le transfert des PEA dans le collimateur de l’AMF

Les réclamations liées au PEA (Plan d’épargne en actions) ont doublé l’an dernier. L’AMF veut proposer des solutions pour améliorer son fonctionnement.

 

Les réclamations liées au fonctionnement du PEA (Plan d’épargne en actions) ont doublé l’an dernier. L’AMF a chargé un groupe de travail de proposer des solutions pour améliorer le fonctionnement.

 

Le régime fiscal avantageux du PEA en fait un placement de choix pour les investisseurs particuliers, dont le nombre s’élevait à 5,1 millions à la fin de 2021 pour un encours de plus de 111 milliards d’euros. 
Les réclamations liées au fonctionnement du PEA ont doublé l’an dernier, devenant le premier motif de saisine du médiateur de l’AMF en 2021. Dans les deux-tiers des cas, les litiges sont liés au délai de transfert du plan en cas de changement d’établissement, et à l’impossibilité pour les épargnants concernés de vendre ou acheter des titres. Les conditions d’éligibilité des titres et l’impossibilité de rectifier une erreur d’exécution, du professionnel ou du client, sont autant d’autres problèmes rencontrés par les clients.

 

Face aux « difficultés rencontrées par certains épargnants dans l’usage » de leur PEA, l’autorité a donc chargé un groupe de travail d’identifier « les dysfonctionnements les plus problématiques ». Et ce dernier devra proposer des solutions pour y remédier. « Les règles de fonctionnement de cette enveloppe d’investissement, inscrites au code monétaire et financier et au code général des impôts, sont complexes et souvent mal comprises, ce qui peut entraîner la clôture automatique du plan après certaines opérations », souligne l’AMF. Le groupe de travail devra recenser les problèmes les plus importants, à l’exception des PEA souscrits auprès d’une compagnie d’assurance.
 

Taxe foncière : le fisc ne peut plus saisir un successeur

Le Trésor public pouvait, grâce au mécanisme du « privilège spécial mobilier » saisir ses loyers pour recouvrer sa créance, même si le bien avait entre-temps changé de propriétaire.

Le Trésor public pouvait, grâce au mécanisme du « privilège spécial mobilier » saisir ses loyers pour recouvrer sa créance, même si le bien avait entre-temps changé de propriétaire. Une dispositif jugé inconstitutionnel.

 

Jusqu’à présent, lorsqu’un bailleur ne payait pas sa taxe foncière, le Trésor public pouvait, grâce au mécanisme du « privilège spécial mobilier » (art. 1920, 2, 2° du code général des impôts ; CGI), saisir ses loyers pour recouvrer sa créance, même si le bien avait entre-temps changé de propriétaire. Une anomalie déclarée inconstitutionnelle.
 

Le propriétaire d’un bien locatif est poursuivi par le Trésor en recouvrement d’une créance de taxe foncière due par son prédécesseur. Il saisit la Cour de cassation, invoquant l’inconstitutionnalité du privilège du Trésor, qui porte une atteinte disproportionnée à l’exercice de son droit de propriété. La Cour saisit le Conseil constitutionnel d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

 

L’argument est reçu par le juge de la constitutionnalité. Le privilège du Trésor poursuit un objectif d’intérêt général, mais le fait de saisir les loyers entre les mains du nouveau propriétaire, « alors qu’il n’est ni le redevable légal ni tenu solidairement à son paiement », porte une atteinte à son droit de propriété, qui est disproportionnée au regard de l’objectif poursuivi. Le Conseil déclare l’article du CGI inconstitutionnel, avec effet sur les affaires non jugées définitivement à la date de publication de sa décision au Journal officiel, soit le 14 mai 2022.