Quels sont les trois placements préférés des millenials ?

La fintech Colbr dévoile les trois investissements les plus prisés par la génération milenials : livret A, crypto et immobilier sur le podium.

La fintech Colbr dévoile les trois investissements les plus prisés par la génération milenials : livret A, crypto et immobilier sur le podium.

 

Le Livret A, placement préféré des français. Produit financier traditionnellement prisé en France, il continue de séduire les millennials en raison de sa sécurité et de sa facilité d’accès. Il offre une garantie de capital et des intérêts réguliers, ce qui permet aux jeunes investisseurs de protéger leur argent tout en ayant la possibilité de le retirer facilement en cas de besoin. Les jeunes investisseurs apprécient cette tranquillité d’esprit financière qui leur permet de planifier à long terme tout en ayant une réserve de fonds disponible en cas d’urgence.

 

Les Cryptomonnaies arrivent en deuxième position. En effet, toujours en vogue, le Bitcoin, le Solana ou encore l’Ethereum captivent les millennials. Grâce à la spéculation et un potentiel de rendement élevé sur un temps court, ces actifs offrent une alternative attractive aux investissements traditionnels et permettent de diversifier leur portefeuille. De plus, la technologie blockchain sur laquelle reposent les cryptomonnaies est en phase avec l’univers numérique des Millennials. Les cryptomonnaies sont considérées comme une classe d’actifs en pleine croissance, attirant ainsi l’attention des Millennials à la recherche d’opportunités de croissance à long terme. Enfin, c’est aussi une certaine indépendance vis-à-vis des systèmes financiers traditionnels qui suscite l’intérêt des jeunes investisseurs désireux de participer à cette nouvelle économie numérique.

 

 Et c’est l’immobilier qui arrive en troisième position, culturellement apprécié par les français, il demeure un choix privilégié par les millennials pour investir.  Que ce soit à travers l’achat d’une résidence principale ou l’investissement locatif, l’immobilier offre la possibilité de constituer un patrimoine solide et de bénéficier de revenus passifs et réguliers à long terme. Les millennials sont attirés par la stabilité et la valeur tangible que l’immobilier peut apporter à leur portefeuille d’investissement. Posséder un bien est d’ailleurs souvent considéré comme un accomplissement personnel. A noter que,  dans un contexte de taux d’intérêt historiquement bas, l’immobilier est considéré comme une option intéressante pour générer des rendements supérieurs à ceux offerts par d’autres types d’investissements.

 

Ces choix d’investissements reflètent ainsi la recherche de sécurité, de croissance et de stabilité de cette génération, mais pas seulement. Il en ressort également que l’investissement dans les entreprises n’est pas une priorité, traduisant ainsi une faible exposition à l’économie réelle. 

Comment les entreprises vont maintenir le pouvoir d’achat des salariés ?

La priorité numéro 1 des entreprises est de maintenir le pouvoir d’achat de leurs salariés et de mieux partager la valeur.

Selon l’enquête annuelle Mercer France sur les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) et la Prime de Partage de la Valeur (PPV) 2023, la priorité numéro 1 des entreprises est de maintenir le pouvoir d’achat de leurs salariés

 

 Mercer, cabinet de conseil en Gestion des Talents, Santé et Prévoyance, Retraite et Investissement, dévoile les résultats de la 11ème édition de son enquête annuelle dédiée aux Négociations Annuelles Obligatoires et à la Prime de Partage de la Valeur*.

 

Le contexte d’incertitude a conduit les entreprises françaises à entamer leurs discussions autour des NAO plus tôt qu’en 2022. En effet, la forte inflation qui court depuis plus d’un an, les conflits en Europe et les crises croissantes dans les secteurs de l’alimentation et de l’énergie ont poussé les directions des ressources humaines et leurs dirigeants à se saisir du sujet dès le mois de septembre 2022, avec en ligne de mire l’objectif de trouver des solutions pour remédier à la baisse importante du pouvoir d’achat des salariés.  

 

À fin mars 2023, 87% des entreprises avaient finalisé leurs NAO (elles étaient 86% à la même période en 2022).

 

L’enveloppe dédiée aux augmentations du salaire de base prévue pour 2023 a beaucoup augmenté tout au long de la période d’enquête (de novembre 2022 à mars 2023) pour atteindre un niveau médian de 4,95% intégrant une médiane pour les augmentations générales qui atteint 3% en 2023 (elle était de 1,1% en 2022 et de 0,8% en 2021) et une médiane pour les augmentations individuelles qui atteint, quant à elle, 2% malgré le fait qu’elle ait diminué tout au long des mois de l’enquête (elle était de 1,4% en 2022).

 

De plus en plus d’entreprises incluent une clause de revoyure dans leurs NAO. Ce taux a doublé par rapport à l’année dernière, avec 21 % en 2022-23 versus 11 % en 2021-22.

   

Les budgets pour 2024 devraient a priori rester inchangés par rapport à ceux de 2023, soit 4,95%. Mais l’évolution de la situation économique et de l’inflation sur le second semestre obligeront peut-être les entreprises à venir ajuster ce chiffre.

Immobilier : les SCPI seront-elles impactées par la baisse du marché ?

Dans le contexte économique actuel, les SCPI, même si elles peuvent être également impactées, restent un placement relativement stable.

Dans le contexte économique actuel, les SCPI, même si elles peuvent être également impactées, restent un placement relativement stable.

 

Dans sa Cartographie 2023 des marchés et des risques, publiée le 6 juillet dernier, l’AMF appelait à la vigilance sur les fonds immobiliers investis dans le secteur commercial, à la suite d’une forte contraction de volumes de transactions et des prix.

 

En effet, comme le relevait le baromètre mensuel de l’immobilier de la Fnaim, après plusieurs années de forte augmentation (+27,2% en 10 ans), les prix de l’immobilier ont commencé à décroître depuis avril dernier. Parallèlement, les taux de crédit continuent sur leur mouvement haussier de 2022.
 

« Dans ce contexte économique, les SCPI, même si elles peuvent être également impactées, restent un placement relativement stable, avec un rendement moyen supérieur à 4,5% en 2022 » rappelle Gautier Delabrousse-Mayoux, Président d’Iroko. « En 2023, les jeunes SCPI comme Iroko Zen peuvent continuer à tirer leur épingle du jeu. Les conditions de marché sont favorables aux acheteurs, ce qui nous permet de déployer l’épargne de nos associés dans de bonnes conditions. Nous sommes confiants en 2023 de délivrer à nos associés une performance supérieure à notre objectif non garanti de 5,50% ».
 

Rappelons que les SCPI permettent d’investir dans l’immobilier, notamment d’entreprise, avec un capital bien inférieur à celui nécessaire pour un achat, tout en ayant accès à un patrimoine diversifié d’actifs généralement inaccessibles pour un investisseur particulier du fait de leur taille et de la structuration du marché immobilier professionnel.
 

Enfin, une SCPI permet de s’affranchir des contraintes de gestion : c’est la société de gestion qui s’occupe de l’achat des biens, de la gestion des locataires, de la gestion des travaux, des encaissements des loyers, du règlement des taxes et de la potentielle revente des biens.
 

Qui sont les nouveaux consommateurs du luxe dans le monde ?

D’ici 2026, les Millennials et la Génération Z représenteront 75 % du marché du luxe dans le monde, selon le dernier rapport d’Altagamma.

D’ici 2026, les Millennials et la Génération Z représenteront 75 % du marché du luxe, selon la neuvième édition du rapport True-Luxury Global Consumer Insight 2023 menée par BCG et la Fondation Altagamma.

 

L’enquête a été réalisée dans 12 pays auprès d’un panel de 12 000 consommateurs qui dépensent en moyenne 39 000 euros par an dans le luxe – les “True-Luxury consumers”. Cette population représente près de 20 millions de consommateurs de luxe dans le monde et 40% du marché du luxe, avec 352 milliards d’euros en 2022. 

 

Malgré la volatilité du paysage macroéconomique le marché international du luxe se porte bien. Il devrait atteindre 1 300 milliards d’euros d’ici 2026, soit un taux de croissance annuel moyen de 6 % sur la période 2022-2026. 

 

Avec 40 % des consommateurs de luxe prévoyant d’augmenter leurs dépenses l’année prochaine, le secteur ne connaît pas la crise. Tous les marchés ne progressent toutefois pas à la même vitesse : la Chine et les États-Unis affichent d’excellentes prévisions, tandis que celles en Europe sont plus timides. 

 

Autre évolution : la part des Millennials et de la Génération Z continue son ascension..  En 2022, les Millennials et la Génération Z pesaient déjà près de 200 milliards d’euros sur le marché, soit le double par rapport à 2016. Un chiffre qui devrait encore doubler d’ici 2026. Les Millennials et la Génération Z devraient alors représenter 75 % des consommateurs du luxe. Par ailleurs, ils dépensent 15 % de plus que les autres générations.

 

Autre tendance forte : la seconde main. Le luxe de seconde main et la location en forte hausse : parmi les consommateurs interrogés, un sur trois (32 %) a acheté du luxe de seconde main en 2022 (+7 points de pourcentage par rapport à 2020), en particulier la Génération Z et les Millennials (35%). De plus, la location d’articles de luxe gagne en popularité, avec 22 % des consommateurs ayant loué des articles de luxe au cours de l’année passée (+4 points par rapport à 2020), en particulier la Génération Z et les Millennials (26 %).

 

Défiscalisation : Le micro-foncier va-t-il être revalorisé ?

La hausse significative des loyers au cours des vingt dernières années va t-elle entraîner la hausse du plafond du micro-foncier ?

La hausse significative des loyers au cours des vingt dernières années va t-elle entraîner la hausse du plafond du micro-foncier ?

 

Le plafond du régime fiscal du micro-foncier, fixé à 15 000 € depuis 2002, ne sera pas revalorisé, malgré la hausse significative des loyers au cours des vingt dernières années. 
Suite à l’interpellation d’un député sur cette question, le ministre délégué en charge des comptes publics a indiqué que la mise en place du micro-foncier était justifiée comme une mesure de simplification et qu’elle devait rester réservée aux revenus locatifs de faible montant.
 

Selon le ministre, un relèvement du seuil d’application du régime micro-foncier pourrait entraîner une déviation de l’objectif initial fixé par le législateur, en permettant à des titulaires de revenus fonciers plus élevés de bénéficier de cette mesure dérogatoire, ce qui les exempterait partiellement de leur contribution fiscale proportionnelle à leurs revenus et moyens réels.
 

Il est également souligné que l’absence de révision du plafond depuis vingt ans n’a pas entraîné de diminution du nombre de contribuables concernés par le régime micro-foncier, qui représente toujours environ un tiers des contribuables déclarant des revenus fonciers. En maintenant le plafond actuel, le gouvernement affirme donc maintenir la vocation première de ce dispositif, destiné à alléger la fiscalité pour les propriétaires percevant des revenus locatifs modestes.

 

Assurance-vie : relevement des seuils minimum pour les sorties en rente

Le gouvernement a procédé au relèvement du seuil minimal des rentes de faible montant permettant une sortie en capital des contrats d’assurance vie.

Le gouvernement a procédé au relèvement du seuil minimal des rentes de faible montant permettant une sortie en capital des contrats d’assurance vie.

Pour renforcer le pouvoir d’achat, le gouvernement a décidé de relever, par voie d’arrêté, le seuil minimal des rentes permettant aux assureurs de proposer une sortie en capital avec l’accord du bénéficiaire de la rente et de l’assuré lors de la résiliation d’un contrat d’assurance-vie. Désormais, ce seuil est fixé à 110 € à partir du 22 juillet 2023, contre 100 € précédemment. 

 

Cette option peut être exercée lors de la liquidation du contrat ou lorsque les rentes sont déjà en cours de versement, conformément à l’ajout apporté à l’article A 160-2 du Code des assurances. Il est important de noter que la conversion de la rente en capital n’est pas automatique et doit être initiée par l’assureur lui-même. Par ailleurs, il convient de mentionner que cette possibilité de conversion en capital pour les petites rentes ne s’applique pas aux plans d’épargne retraite, comme le stipule l’abrogation de l’article A 160-2-1 du Code des assurances.
 

Renforcement des droits des familles avec des enfants gravement malades

Une nouvelle loi renforce le système de soutien et de protection des parents qui prennent soin d’un enfant gravement malade ou handicapé.

Une nouvelle loi renforce le système de soutien et de protection des parents qui prennent soin d’un enfant gravement malade ou handicapé. 
 

Une nouvelle loi, récemment publiée dans le Journal officiel, apporte un renforcement significatif au système de soutien et de protection des parents qui prennent soin d’un enfant gravement malade ou handicapé. 
 

Parmi les mesures adoptées, on note notamment l’extension de certains congés pour événements familiaux, notamment en cas de décès d’un enfant (12 jours ouvrables, comparativement à 5 jours auparavant). De plus, des dispositions ont été mises en place pour faciliter le recours au télétravail pour les salariés qui prennent soin d’un enfant, d’un parent ou d’un proche.
 

La nouvelle loi permet également à la caisse d’allocations familiales de verser l’allocation journalière de présence parentale (AJPP) à un parent en attendant la décision du service de contrôle médical, ce qui allège la charge financière durant cette période d’attente. En outre, la mesure d’écrêtement des allocations versées aux indépendants a été supprimée, leur offrant ainsi un meilleur soutien.
 

Enfin, pour protéger davantage les parents salariés, la loi prévoit qu’ils ne peuvent pas être licenciés pendant le congé de présence parentale, sauf en cas de faute grave ou lourde de leur part ou si l’employeur ne peut maintenir le contrat de travail pour des raisons indépendantes de l’état de santé de l’enfant du salarié. Cette protection s’applique également aux périodes travaillées si le congé de présence parentale est pris de manière fractionnée ou à temps partiel. Ces mesures visent à offrir un soutien renforcé aux familles confrontées à des situations difficiles et à leur assurer une meilleure protection dans ces moments délicats.
 

Prolongation du contrôle des loyers d’habitation dans certaines zones

Lors de nouvelles locations, dans certaines agglomérations, le dispositif de contrôle des loyers est prolongé d’un an.

Lors de nouvelles locations, dans certaines agglomérations, le dispositif de contrôle des loyers  est prolongé d’un an. 
 

Le dispositif visant à restreindre l’augmentation des loyers pour les locations de logements vides ou meublés lors de nouvelles locations, de renouvellements de baux ou de changements de locataires dans certaines agglomérations est prolongé d’un an. Ainsi, il sera à nouveau en vigueur pour les renouvellements et les nouvelles locations intervenant entre le 1er août 2023 et le 31 juillet 2024. 

 

Cette mesure concerne les propriétaires et les locataires de logements vides et meublés situés dans les agglomérations suivantes : Ajaccio, Annecy, Arles, Bastia, Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Draguignan, Fréjus, Genève-Annemasse, Grenoble, La Rochelle, La Teste-de-Buch-Arcachon, Lille, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Meaux, Menton-Monaco, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Saint-Nazaire, Sète, Strasbourg, Thonon-les-Bains, Toulon, Toulouse.

Il est important de rappeler que ce dispositif s’associe à la mesure de plafonnement instaurée par la loi ÉLAN, qui stipule que le loyer convenu ou révisé ne peut pas dépasser un loyer maximum défini par arrêté préfectoral (cette mesure s’applique notamment à Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, Montpellier, Bordeaux…).
 

La fin de l’euphorie dans le secteur immobilier ?

L’Observatoire du crédit immobilier de Meilleurtaux dresse un bilan du premier semestre 2023 et révèle la fin de l’euphorie dans le secteur immobilier.

Le 37ème Observatoire du crédit immobilier réalisé par Meilleurtaux dresse un bilan du premier semestre 2023 et révèle la fin de l’euphorie dans le secteur immobilier.

 

Après quatre années de taux de crédit immobilier autour de 1%, la hausse des taux observée ces derniers mois ainsi que la baisse de l’offre des biens et des crédits ont entraîné un fort ralentissement du marché. La guerre en Ukraine et la crise énergétique ont conduit à une reprise rapide de l’inflation, poussant la Banque centrale européenne à relever ses taux directeurs, ce qui a fait augmenter rapidement le coût de l’argent.
Mael Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.com, constate que le marché est actuellement atone avec une baisse de la demande, de l’offre et des restrictions bancaires importantes. La demande de prêt a baissé de 20% par rapport à 2022 et continue de diminuer mois après mois. Elle souligne que la demande a continué de diminuer au cours du deuxième trimestre 2023.
 

La hausse des taux a entraîné la fin des taux à 1% et la grande majorité des barèmes bancaires se situe désormais entre 3,70% et 4% sur 20 ans. Cependant, la stabilisation des OAT a créé un écart favorable aux banques, ce qui devrait les inciter à prêter davantage. De plus, le taux d’usure a été revu à la hausse et atteint 5,09% sur les prêts de 20 ans et plus, ce qui correspond davantage aux taux pratiqués sur le marché. Les taux ont augmenté depuis mars 2022 pour atteindre 3,80% en juillet 2023. Le taux moyen des offres éditées au cours des 30 derniers jours est de 3,45% toutes durées confondues.
 

L’impact de la hausse des taux se fait ressentir sur le pouvoir d’achat immobilier des ménages français. Les dossiers finançables ont diminué de 70% à 55% entre 2021 et juin 2023. Par exemple, pour un prêt de 200 000 euros sur 20 ans, les revenus mensuels nets nécessaires sont passés de 4 000 euros à 3 650 euros, ce qui représente une perte moyenne de capacité d’emprunt entre 50 000 et 60 000 euros pour les ménages français. Mael Bernier souligne que, malheureusement, aucune solution crédible ne permet de compenser cette hausse, à moins d’augmenter ses revenus de 25% ou de voir la valeur des biens s’effondrer de 25%.
 

En résumé, le rapport indique une fin de l’euphorie sur le marché immobilier avec une baisse de la demande, une hausse des taux et une diminution de la capacité d’emprunt des ménages français. La situation économique actuelle et la hausse des taux ont un impact significatif sur le pouvoir d’achat des ménages.
 

La fraude aux moyens de paiement en baisse

Malgré une augmentation des transactions, la fraude a diminué de 4% en volume et en valeur, pour atteindre un préjudice de 1,19 milliard d’euros.

Malgré une augmentation des transactions, la fraude a diminué de 4% en volume et en valeur, pour atteindre un préjudice de 1,19 milliard d’euros.
 

L’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement a dévoilé son rapport annuel pour l’année 2022. Ce rapport confirme la tendance à la hausse de l’utilisation des moyens de paiement scripturaux, avec une augmentation de 8% depuis le début de la crise sanitaire. De plus, il met en avant une amélioration générale de la sécurité de ces moyens de paiement. En effet, malgré une augmentation des transactions, la fraude a diminué de 4% en volume et en valeur, pour atteindre un préjudice de 1,19 milliard d’euros.
 

« Cette baisse de la fraude est une excellente nouvelle. Elle est particulièrement remarquable pour les paiements par carte bancaire sur internet, qui ont diminué d’un tiers depuis 2019. Cela démontre que malgré un processus parfois contraignant, l’authentification forte fonctionne bien. Tellement bien que les fraudeurs sont contraints de se tourner vers les paiements mobiles, qui sont désormais le point faible en termes de sécurité, pour recycler les données de cartes bancaires volées. Il est crucial de renforcer ce maillon faible », déclare Maxime Chipoy, président de MoneyVox.
 

La carte bancaire, qui confirme son statut de principal moyen de paiement du quotidien des Français, voit son taux de fraude se réduire à 0,053% (contre 0,059% en 2021), atteignant ainsi son niveau le plus bas jamais enregistré selon l’Observatoire. Parallèlement, le chèque enregistre également une baisse de son taux de fraude, à 0,073% (contre 0,079% en 2021), bien que ce moyen de paiement reste celui qui présente le taux de fraude le plus élevé parmi tous les moyens de paiement.
 

« Le chèque, un moyen de paiement datant du 19e siècle, reste malheureusement le plus fraudé : il représente 1/3 des montants fraudés, alors qu’il ne représente que 1,3% des montants payés ! Il est temps de le bannir de nos habitudes de paiement », explique Maxime Chipoy, président de MoneyVox.
En parallèle de ces avancées, l’année 2022 a également été marquée par le développement de techniques d’escroquerie reposant sur la manipulation, notamment à travers des appels téléphoniques où les fraudeurs se font passer pour des employés bancaires.
 

« C’est aussi l’occasion de rappeler, face à la multiplication des arnaques de faux conseillers, que votre banque ne vous appellera jamais pour vous demander vos codes de carte bancaire ou d’accès à votre espace client en ligne. Si vous recevez ce type d’appel, la meilleure chose à faire est de raccrocher immédiatement », conseille Maxime Chipoy, président de MoneyVox.